Khaled Drareni a été arrêté samedi 07 mars dernier alors qu’il couvrait une manifestation populaire à Alger.
Eclairage avec Souhaieb Khayati, directeur RSF Bureau Afrique du Nord pour TV5 Monde et lesfrancais.press

Eclairage avec Souhaieb Khayati, directeur RSF Bureau Afrique du Nord pour TV5 Monde et lesfrancais.press

L’été dernier, Robin Williamson a perdu la moitié de sa récolte. Alors que le thermomètre grimpait jusqu’à 46°C, grappes et feuilles ont grillé dans les vignes de son Domaine de Saumarez dans l’Hérault.
Si elle est l’une des plus catastrophiques, 2019 n’est pourtant pas la première manifestation du changement climatique dans le Languedoc. « Certaines années, on vendange dès la mi-août, alors que les vendanges étaient habituellement en septembre », raconte le viticulteur.
Un constat confirmé par Jean-Marc Touzard, chercheur à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae) : la hausse des températures est responsable d’une avancée des vendanges de trois semaines en moyenne depuis les années 1980. La chaleur modifie également la nature des fruits qui contiennent plus de sucre et moins d’acides. Conséquence, des vins qui titraient autour de 11° d’alcool sont aujourd’hui à 14°, voire 15°.
Températures en hausse mais aussi fortes sécheresses, événements extrêmes plus fréquents (canicules, orages…) bouleversent ainsi la production viticole méditerranéenne. Depuis quelques années, Robin Williamson expérimente différentes techniques pour protéger sa vigne des stress en période estivale.
« J’augmente par exemple la matière organique dans le sol pour mieux garder l’humidité, en semant des légumineuses à l’automne entre les rangées de vigne pour les enfouir dans le sol au printemps », explique l’agriculteur. D’autres se tournent vers l’irrigation. Un procédé qui devrait être utilisé « en dernier ressort », selon Jean-Marc Touzard, afin de limiter l’irrigation en période de sécheresse.
De multiples expérimentations sont menées sur les parcelles et dans les fûts. Certaines font la part belle aux pratiques manuelles, comme la taille en gobelet qui fait de l’ombre aux grappes, alors que d’autres sont plus technophiles (capteurs de température dans les vignes, dés-alcoolisation du vin avec des membranes ou corrections de l’acidité par électrolyse).
Le choix des cépages entre aussi dans les stratégies d’adaptation. Certaines variétés, comme le Grenache ou le Carignan, résistent mieux que d’autres, comme le Syrah par exemple. Des cépages plantés dans des régions plus méridionales, en Italie, en Grèce ou en Espagne, commencent aussi à intéresser les viticulteurs français.
Robin Williamson a planté du Sangiovese, « un cépage italien qui a naturellement une acidité plus élevée et fait un vin moins alcoolisé ». « D’anciens cépages plus tardifs, comme le picpoul noir, redeviennent également intéressant. Ou au contraire de nouvelles variétés hybrides développées par l’Inrae », ajoute Jean-Marc Touzard.
Les appellations d’origine suivent le changement et autorisent certains cépages, bien qu’ils soient absents des recettes traditionnelles. L’AOC Languedoc accepte ainsi depuis l’année dernière que le vin contienne – à hauteur maximale de 10% du volume – de nouveaux cépages « à des fins d’adaptation ».
« Autant de solutions qui permettront une adaptation dans un scénario à plus 2° C d’ici à la fin du siècle, souligne Jean-Marc Touzard. Par contre, si la hausse moyenne des températures atteint les 4°, il est probable que la vigne disparaîtra de la région. »
Dès maintenant, les viticulteurs doivent faire face à une autre difficulté : contenter les amateurs de vin. « Les vins du Languedoc sont plus alcoolisés avec un goût de fruits murs, alors que la demande se tourne plutôt vers des vins plus légers et plus frais », remarque Jean-Marc Touzard.
Difficile aussi de parier sur l’accueil par le public des nouveaux cépages. « On a fait une cuvée haut de gamme avec le Sangiovese pour le faire goûter à nos clients. Les bouteilles partent bien mais cela reste un marché de niche, raconte Robin Williamson. Pour avoir un vin plus léger, on peut avancer les vendanges ce qui donne un vin pétillant, qui là encore n’est pas dans les habitudes. »
Ce projet a été financé avec le soutien de la Commission européenne. La présente publication reflète uniquement l’avis de l’auteur et la Commission ne peut être tenue responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qu’elle contient.

Depuis le mi-mars seulement certaines personnes peuvent se rendre au Canada mais la plupart des voyageurs internationaux et de futurs immigrants n’ont pas pu se rendre dans le pays depuis tous ces mois. Depuis le début juin, quelques personnes peuvent se rendre au Canada à condition de remplir certaines conditions.
Des exemptions sont prévues pour la famille immédiate d’un citoyen Canadien ou un résident permanent (RP) du Canada. Mais cela reste une déception pour de nombreuses personnes qui espéraient aller visiter une personne qui a un statut temporaire au Canada ou encore venir visiter le Québec cet été.
«Tous ces gens doivent comprendre que si on prend des pas trop rapidement, si on n’est pas sûr de ce qu’on fait à chaque étape, on risque de retomber dans une deuxième vague comme on est en train de voir dans certains endroits du monde et de devoir refermer notre économie et de se reconfiner. Je sais qu’il n’y a personne qui veut ça», a expliqué Justin Trudeau lors de sa mise à jour devant sa résidence de Rideau Cottage. (Le fort Bregançon local)
Il est autorisé aux étrangers de rentrer au Canada sous certaines conditions. Si vous souhaiter rendre visite à un membre de votre famille qui vit au Canada, vous pouvez vous y rendre, à condition que vous n’ayez pas de symptômes de COVID-19 et que vous puissiez prouver que vous êtes bien un membre de sa famille directe :
a) Époux ou conjoint de fait;
b) enfant à charge;
d) son parent ou son beau-parent ou parent ou beau-parent de son époux ou conjoint de fait;
e) son tuteur.
Il est demandé à toute personne qui entre de se mettre en quarantaine pour une durée de 14 jours et de ne pas entrer en contact avec des personnes de 65 ans et plus. Le séjour doit être d’au moins 15 jours.
Cette modification ne s’applique pas aux membres de la famille immédiate des résidents temporaires au Canada, comme ceux qui ont un visa d’étudiant ou de travail.

Une très forte déflagration, venant du secteur du port mais dont l’origine reste pour l’instant inconnue, a été entendue dans plusieurs secteurs de la ville. Les vitres de nombreux immeubles et magasins ont volé en éclats à des kilomètres à la ronde. D’épais nuages de fumée orange s’élèvent au-dessus de la capitale et recouvrent entièrement la zone du port.

Le secteur du port a été bouclé par les forces de sécurité, qui ne laissent passer que la défense civile, le ballet des ambulances aux sirènes hurlantes et les camions des pompiers. Il a été interdit aux journalistes d’accéder à la zone, a constaté un correspondant de l’AFP. Aux abords du quartier du port, les dommages et les destructions sont considérables.


Pour joindre l’ambassade cliquez ici
Des vidéos publiées sur Twitter montrent la violence de la déflagration. Ci-dessous, les images prises par un journaliste anglophone de la chaîne arabe Al-Jazira installé sur les hauteurs de la ville, où l’on voit un nuage vertical de fumée au moins vingt-six secondes avant d’entendre une puissante déflagration, puis une autre deux à trois secondes plus tard.

C’est l’un des plus importants sujets de revendications des soignants depuis quelques années. Après que les fonds mis à disposition dans le cadre du Ségur de la santé ont été portés à 8,1 milliards d’euros pour la revalorisation des salaires – ce qui a été approuvé par les représentants syndicaux – de nombreux soignants ont réclamé une augmentation de leurs effectifs.
Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a annoncé le 21 juillet une hausse du nombre de jeunes professionnels formés d’ici à 2025. Dès la rentrée prochaine, le nombre de places dans les écoles en soins infirmiers sera augmenté de 2000 unités et cela pendant 5 ans. De même, les effectifs d’aides-soignants seront étoffés avec « un objectif de doublement des entrées en formation d’aides-soignants d’ici à 2025 ».
Une mesure plus que bienvenue pour les professionnels du secteur. La crise sanitaire a en effet mis en lumière le manque de moyens et de personnels que les soignants dénoncent depuis plusieurs années lors de grèves et de manifestations à répétition.
Selon la Drees (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques), 700 988 infirmiers et infirmières exercent en France, pour une population d’environ 67 millions d’habitants. Cela représente 10,46 infirmiers pour 1000 habitants. Les médecins sont quant à eux estimés à 212 337, soit 3,16 praticiens pour 1000 habitants.
La France n’est donc pas si mal placée par rapport à ces voisins européens. Le classement est dominé par la Finlande, l’Allemagne et le Luxembourg.

En 2018, la Drees avait en effet constaté dans un rapport que les recrutements ne compensaient pas les départs. Et le recul de l’âge de départ à la retraite ne suffit pas à compenser les cessations d’activité.

Or les besoins ne cessent de s’accroître : « Le vieillissement de la population devrait provoquer une hausse des besoins en soins infirmiers. » En 2018, la Drees soulignait que les plus de 75 ans consommaient « quatre fois plus de soins infirmiers que les personnes de 65 à 74 ans et 27 fois plus que les moins de 65 ans.»
Cette augmentation des quotas ne sera perceptible que dans quelques années, lors de l’entrée sur le marché du travail des nouvelles recrues.
Cet article a été écrit dans le cadre du projet européen EDJNet.


Depuis quatre mois, la capitale argentine est confinée. Le nouveau Président, Alberto Fernandez, élu il y a sept mois a prolongé la mesure, avec l’appui du maire de la ville, Horacio Rodriguez Larreta, qui fait partie de l’opposition. Jusqu’à présent, le confinement faisait presque l’unanimité.
« Il n’y a pas d’alternative », a précisé le Président Argentin
Le confinement durera au moins jusqu’au 16 août. Le 15, cela fera cinq mois de confinement pour la province de Buenos Aires, 15 millions d’Argentins et 90% du PIB.
D’ici là, l’Argentine aura officiellement fait faillite. Il y a en effet peu de chances qu’un accord soit trouvé avec les créanciers, alors que l’échéance des remboursements a déjà été repoussée jusqu’à début août. Les autorités argentines auraient proposé de rembourser 30% de la dette de 311 milliards de dollars dont 60 milliards au FMI, puis 50%, avec un délai de grâce. Les créanciers ont refusé. Le peso s’est effondré un peu plus, l’inflation dépasse les 50%. Le pays est à l’arrêt.
Est-ce le système de soins, formidable pour le continent, d’excellent niveau et gratuit, le confinement de longue durée, ou la chance, le virus a relativement peu touché l’Argentine, surtout par rapport à d’autres pays latino-américains : Pérou, Chili, Brésil, Mexique, Equateur, sont parmi les pays les plus touchés pour le nombre de morts par rapport à la population.
L’Argentine compte 3500 morts dus au Coronavirus, ce qui est évidement beaucoup, mais relativement peu par rapport aux autres. 82 morts par million d’habitants, quand le Brésil et la France en compte 450, cinq fois plus.
Le confinement a été décidé très tôt, alors que le pays comptait peu de cas. Le nombre s’accroît progressivement. Certains reprochent désormais au gouvernement d’avoir confiné trop tôt, d’autres réclament un confinement assoupli, ce qui a déjà été le cas, ou encore un confinement réservé aux populations à risque. Car les effets du confinement provoque aussi ses dégâts médicaux, notamment des séquelles psychologiques comme on les retrouve partout ailleurs, particulièrement chez les personnes âgées. Mais aussi des reports de soins, d’analyses et d’opérations.
Qui plus est, en Argentine, c’est l’hiver. Les maladies classiques du froid sont là. Même si la capacité d’accueil en soins intensifs a doublé, les hôpitaux seraient sous tension.
En réalité, personne n’en sait plus vraiment rien car les informations sont de plus en plus incertaines, contestées, et le consensus politique s’effrite: l’ancien Président, Mauricio Macri, défait par Alberto Fernandez, a soutenu une manifestation accusant le gouvernement de suspendre les libertés en raison du virus. Alberto Fernandez lui a répondu : « Pour être libres, nous devons d’abord être en vie. » La popularité de Macri reste très faible par rapport à celle de Fernandez (33% contre 55%), mais ce dernier a perdu 15 points ces deux derniers mois.
Les conflits politiques et surtout sociaux vont se durcir dans l’année qui vient, et les accusations réciproques vont forcément s’amplifier : Le PIB argentin devrait encore se contracter de 10% selon le FMI, après -2% en 2019 et 2008, et la Banqueroute annoncée devrait amplifier le drame. S’ajoute cette crise du Coronavirus qui n’en finit pas et le confinement qui achève de ruiner l’économie. Selon l’ONU, 60% des enfants argentins pourraient vivre sous le seuil de pauvreté avant la fin de l’année. 40% des Argentins y étaient déjà avant le confinement. Combien de maladies et de décès seront dus à la pauvreté ? Il faudra des années pour le savoir.
« L’Argentine parvient toujours à se relever» expliquait Alberto Fernandez aux étudiants de Science-po Paris lors de sa visite en France en février dernier, quand il venait plaider pour un report de la dette. On peut presque dire l’inverse : elle n’est jamais parvenue à se relever de sa première faillite. Depuis 1950, l’Argentine a passé un tiers de son temps en récession. Jusqu’à présent, personne n’a réussi à sortir de la crise structurelle qui mine le pays, avec ou sans Covid. Un miracle ? Après tout, le Pape est argentin.

La crise sanitaire de la Covid-19 s’éternise. Les premières rentrées s’annoncent dans les pays de l’hémisphère sud mais toujours aucune certitude sur les cours en présentiel… Cependant, on ne peut que souhaiter un retour à la normale dès les premiers jours de cours.
C’est dans ce cadre que la deuxième campagne de Bourse de l’année 2020 est lancée par les consulats dans le monde entier.
L’éducation nationale est gratuite en France. Mais à l’étranger, les contraintes budgétaires, les lourds frais de personnel détachés de France, l’acquisition des terrains ont contraint les différents réseaux dont l’AEFE à instaurer une participation des parents d’élèves aux couts de fonctionnement annuels.
Conscient de l ‘importante de la transmission de la culture française aux jeunes expatriés pour perdurer le lien avec la Nation, depuis des décennies, l’Etat Français a mis en place un généreux système de bourse le plus souvent malheureusement sous exploité.
Le conseil consulaire des bourses se réunit une première fois habituellement au printemps. Il émet un avis et fait des propositions qui seront examinées par la Commission nationale des Bourses qui se réunit à Paris, en juin. Les familles sont ensuite avisées individuellement de la décision prise par cette commission, avant la rentrée scolaire concernée.
Le conseil consulaire des bourses se réunit une deuxième fois en octobre ou novembre. Il ne prend en compte que les demandes des familles venues s’installer au Portugal après la date limite de dépôt des dossiers de la première réunion ou déjà installées dans la circonscription mais dont la situation financière a changé de façon notable depuis la clôture de la première campagne boursière ou sollicitant une révision de la décision prise à l’issue de la première campagne boursière.
Les critères d’attribution et le mode de calcul des bourses sont fixés par l’Agence pour l’Enseignement du Français à Etranger. Consulter la brochure des bourses scolaires 2020/2021
L’enfant de nationalité française, inscrit au registre des Français établis hors de France, doit résider dans la circonscription consulaire avec un ou ses deux parent(s) et être scolarisé dans un établissement français. Les enfants scolarisés dans une école maternelle doivent être âgés de 3 ans dans l’année civile concernée pour pouvoir en bénéficier.
– Dossier arrivé hors délai
– Dossier incomplet et/ou formulaire non signé
– Déclarations inexactes
– Incohérence dans les chiffres (revenus par rapport aux charges)
– Revenus plaçant le dossier hors barème (cf. brochure d’information)
– Patrimoine immobilier ou mobilier plaçant le dossier hors barème
La commission nationale des bourses se réunit à nouveau en décembre. Les familles sont avisées des décisions les concernant vers la fin du mois de décembre.
Dans tous les cas, les demandes de bourses scolaires doivent être renouvelées chaque année pour chaque enfant concerné