Paris et sa petite couronne passent en « zone d’alerte maximale » au vu de la diffusion du coronavirus, comme l’a annoncé ce dimanche le cabinet du Premier ministre à l’Agence France-Presse.
Si les restaurants pourront ouvrir leurs portes, sous la condition de respecter certaines mesures, les bars, quant à eux, devront fermer à compter de mardi. Le préfet de police de Paris, Didier Lallement, a énuméré les mesures de restriction en vigueur dans la capitale, anciennes et nouvelles.
Un client pour 4 mètres carrés dans les centres commerciaux
Les centres commerciaux devront accueillir un client sur 4 mètres carrés.
Par ailleurs, les théâtres, cinémas et musées seront toujours ouverts en continuant à appliquer les mesures déjà en place.
Les salles de sport fermées au public
Didier Lallement a confirmé que les salles de sport, les piscines et les salles polyvalentes seraient fermées, avec pour seule exception l’accueil de mineurs.
Les soirées d’étudiants interdites
Le haut fonctionnaire t a également annoncé l’interdiction des soirées d’étudiants dans les lieux recevant du public. Tandis que les amphithéâtres devront se limiter à 50% de leur capacité d’accueil.
D’autres mesures déjà en vigueur sont reconduites: interdiction des rassemblements de plus de 1000, des rassemblements de plus de 10 personnes sur la voie publique. Cette dernière mesure ne s’applique pas à l’intérieur des commerces, entreprises, administrations.
Lallement annonce la fermeture des bars parisiens à compter de mardi
La fermeture des bars à partir de mardi a été décrétée par les autorités. Plus aucune brasserie, café ou bar ne pourront ouvrir sans disposer d’une cuisine et de disposer du numéro de profession (APE) correspondant à la restauration dans leur identifiant d’entreprise.
Tandis que les restaurants, conformément aux annonces de Matignon, pourront rester ouverts, mais en appliquant un protocole sanitaire renforcé. Bernard Marty, le président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih), a confirmé dans un communiqué que les restaurateurs devront notamment recenser leurs clients pour les contacter après coup en cas de besoin, rendre obligatoire le paiement à table, le nombre de convives est limité à 6. Ils échappent à la fermeture des établissements à 22h, par contre la distance de 1 m entre les tables sera obligatoire, comme le port du masque et le paiement à table.
Alors que la taxe carbone aux frontières de l’Union européenne devrait être instaurée d’ici à 2022, un rapport détaille les enjeux et les options de ce mécanisme qui comporte encore de nombreuses zones d’ombre.
La taxe carbone aux frontières constitue l’une des priorités de l’agenda politique de la Commission européenne dans le cadre de son Green deal, alors que celle-ci souhaite porter à 55 % l’objectif de réduction des émissions pour 2030. Son projet devrait être présenté vers le mois de juin 2021, pour une mise en place d’ici à 2022.
Beaucoup d’incertitudes planent toutefois sur les contours de ce mécanisme censé pallier les fuites de carbone et préserver la compétitivité des entreprises européennes. Un défi « étroitement lié » à l’augmentation de l’ambition climatique de l’UE, indique l’European Roundtable on Climate Change and Sustainable Transition (ERCST) dans un rapport publié le 30 septembre, soutenu notamment par les gouvernement français et allemand. Or les échéances se rapprochent, soulignent les auteurs.
L’enjeu est de taille car outre les objectifs du Green deal, la Commission souhaiterait attribuer les revenus issus de cette future taxe en fonds propres au plan de relance européen Next Generation EU, doté de 750 milliards d’euros.
Le Parlement européen avait entériné cette possibilité lors d’un vote en plénière le 16 septembre, maintenant sa position sur « la nécessité d’introduire de nouvelles sources de revenus dans le budget de l’UE ». Les députés avaient de plus demandé un calendrier juridiquement contraignant pour leur introduction, insistant sur le fait que « le financement de la relance doit être durable grâce à l’introduction, par exemple, de taxes sur les pollueurs transnationaux (…) ».
Une fourchette de revenus très large
Selon les estimations de la Commission, la taxe carbone aux frontières pourrait apporter entre 5 et 14 milliards d’euros, une fourchette très large qui se précisera selon le champ d’application et la conception du mécanisme mis en place.
La taxe carbone aux frontières fait actuellement l’objet d’une consultation publique, ouverte jusqu’au 28 octobre. Pour l’heure, plusieurs options sont envisagées par Bruxelles. Parmi elles, une taxe appliquée sur les importations à la frontière de l’UE, pour les produits issus de secteurs à risque quant aux fuites de carbone, ou encore une extension du système d’échange de quotas d’émission (SEQE) de l’UE aux importations. Cette dernière option obligerait les producteurs étrangers ou les importateurs à acheter des quotas dans ce cadre, ce qui impacterait la réserve de stabilité de marché.
Cette mesure, effective depuis janvier 2019 et destinée à réduire l’excédent de quotas, avait permis de faire remonter le prix du carbone, trop bas pour être efficace pendant de nombreuses années, avant que la réduction massive et imprévue des émissions de gaz à effet de serre dues au mesures de confinement ne le fasse à nouveau drastiquement baisser. Après avoir plongé en dessous de 10 euros entre 2016 et 2018, le prix de la tonne de carbone avait atteint près de 30 euros en juillet 2019 avant de chuter à 15 euros mi-mars.
« La taxe carbone aux frontières aura des caractéristiques qui ne peuvent pas être vérifiées actuellement, explique à Euractiv France Andrei Marcu, fondateur et directeur général de l’ERCST, coauteur du rapport. Certaines d’entre elles sont susceptibles d’interagir avec le SEQE de plusieurs manières. Si la conception exige que les importateurs détiennent des quotas de l’UE et que ces quotas doivent être achetés sous le plafond actuel du SEQE, cela va clairement contrôler la dynamique et aura un impact sur les prix et la liquidité. Cela nécessitera également une révision des paramètres de la réserve de stabilité de marché ». Pour M. Marcu, traiter séparément la conception et les paramètres du SEQE et de la taxe carbone aux frontières « posera certainement des problèmes qui devront être résolus à l’avenir ».
Autre solutions envisagées par la Commission, une taxe sur le carbone (de type droit d’accise ou TVA) au niveau de la consommation sur les produits issus des secteurs où existe un risque de fuite – qui s’appliquerait à la production européenne, ainsi qu’aux importations, ou encore l’obligation d’acheter des quotas à partir d’un pool dédié aux importations en dehors du SEQE, qui reflèteraient le prix du marché du carbone européen.
Les secteurs d’activité qui seront soumis à ce nouveau mécanisme posent aussi question. « Il est administrativement plus facile de ne couvrir que quelques secteurs, et l’UE pourrait mener un projet pilote sur une poignée seulement, explique Aaron Cosbey, économiste du développement et associé de l’ERCST, également coauteur du rapport. Mais un champ d’application restreint pose également des problèmes : il encourage la substitution de produits non couverts par des produits couverts. Il doit donc être suffisamment large pour ne pas exclure ces substituts ».
Faisabilité politique et diplomatique
La taxe carbone aux frontières devra encore surmonter de nombreux obstacles avant de voir le jour. Outre les difficultés d’ordre technique et administratif, la question risque fort d’être également compliquée au niveau diplomatique. « Nous œuvrerons pour une mondialisation juste (…), avait plaidé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, lors de son discours sur l’état de l’Union le 16 septembre. Nous devons insister sur l’équité et l’égalité des conditions de concurrence. Et l’Europe ira de l’avant – seule, ou avec des partenaires qui veulent la rejoindre ».
« Le carbone doit avoir son prix, car la nature ne peut plus en payer le prix, avait-elle ajouté. Ce mécanisme d’ajustement carbone aux frontières devrait motiver les producteurs étrangers et les importateurs de l’UE à réduire leurs émissions de carbone, tout en garantissant l’égalité des conditions de concurrence dans le respect des règles de l’OMC ».
Ursula von der Leyen
Plusieurs partenaires commerciaux ont déjà manifesté leur inquiétude, voire leur opposition, comme la Chine, les États-Unis ou encore la Russie. « La taxe carbone aux frontières suscitera sans aucun doute une controverse avec les partenaires commerciaux, mais notre engagement avec les parties prenantes étrangères a également révélé un contexte qui a considérablement évolué au cours de la dernière décennie, explique Mike Melhing, directeur adjoint du Center for Energy and Environmental Policy Research (CEEPR) du Massachusetts Institute of Technology (MIT), coauteur du rapport.
Presque tous les pays mènent désormais une forme de politique climatique nationale, les problèmes de fuite d’émissions et d’impact sur la compétitivité deviennent donc aussi une réalité pour ces États, ce qui rend le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières de l’UE beaucoup plus facile à comprendre. »
Mike Melhing
Le 22 septembre, lors du sommet de l’ONU à New York, le président chinois Xi Jinping annonçait que la Chine, premier émetteur de gaz à effet de serre au monde, visait à atteindre son pic d’émissions avant 2030 et la neutralité carbone d’ici à 2060, une décision à laquelle la Commission européenne n’est pas étrangère. Un espoir que sa voix demeure convaincante à l’avenir.
A période exceptionnelle, moyens extraordinaires. Au nom de ce principe, l’abandon des critères de Maastricht est applaudi par toutes et tous. Pour les uns, la page de l’austérité serait tournée ; pour d’autres, il est mis fin à des règles sans fondement.
Le projet de loi de finances et le projet de loi de financement pour la Sécurité sociale pour 2021 obéissent à la règle de la nécessité qui fait loi. A chaque crise, depuis 1973, le déficit est de plus en plus élevé. En 2009, il avait atteint le niveau jugé à l’époque historique de 7,2 % du PIB ; il devrait s’élever, en 2021, à 6,7 % après 10,2 % cette année. Tourner la page de l’austérité budgétaire est pour la France une vue de l’esprit. En effet, notre pays n’a pas connu d’excédent budgétaire depuis 1973.
Mauvais élève
Lors de ces vingt dernières années, le déficit n’a été inférieur à la fameuse barre des 3 % du PIB qu’à quatre reprises, et encore de peu. En quarante ans, le poids de la dette au sein du PIB a été multiplié par cinq. Mauvais élève de l’Europe en matière de dépenses publiques, la France n’en a guère tiré profit. Sur cette période, son taux de chômage a été constamment supérieur à la moyenne européenne et son taux de croissance a été, très décevant.
Avec des taux d’intérêt négatifs, l’époque serait à l’endettement facile. A en croire certains, il serait même idiot de ne pas exploiter le filon. Et pourtant… Logiquement, tout emprunt est censé être remboursé. Si l’endettement ne crée pas de richesses supplémentaires, à un moment ou un autre, le système se bloquera. Dans le passé, tous les cycles d’endettement massif se sont mal terminés. La banqueroute française des deux tiers du 30 septembre 1797, faisant suite aux émissions massives d’assignats, en est une des brillantes illustrations.
Vers un grand Yalta économique et financier
Certes, aujourd’hui, toutes les grandes nations pratiquent de même, rendant impossible les possibilités d’arbitrage pour les investisseurs. Le risque de faillite serait conjuré dès lors que toutes les banques centrales et tous les États mènent les mêmes politiques. Cette chevauchée fantastique de l’endettement débouchera à un moment ou un autre, sur un grand Yalta économique et financier.
Il y aura sans nul doute des gagnants et des perdants. Il y aura ceux qui auront utilisé à bon escient le filon d’argent pour améliorer leur compétitivité, pour réaliser la transition énergétique à moindre coût, et ceux qui auront essayé de gagner du temps en retardant autant que possible les adaptations à réaliser.
Basculement des pouvoirs au niveau mondial
Ce nouveau Yalta pourrait sonner le glas à terme de l’organisation de l’économie issue de la Seconde Guerre mondiale. Celle-ci est depuis plusieurs années de plus en plus contestée par la Chine, la Russie et d’autres pays émergents. L’ONU, le FMI, la Banque Mondiale mais aussi l’Union européenne, restent très marqués par les années d’après-guerre. Le Conseil de sécurité apparaît de plus en plus anachronique. En Europe, le pouvoir est concentré entre Bruxelles, Paris et Berlin. Les douze États membres en provenance de l’ex-bloc soviétique éprouvent les pires difficultés à se faire entendre près de vingt ans après leur adhésion.
Si les pays occidentaux n’arrivent pas à retrouver un élan après le choc sanitaire, le basculement des pouvoirs au niveau mondial pourrait s’accélérer avec un risque accru de tensions internationales en particulier entre les deux grandes puissances.
Rien ne sera plus comme avant. Une crise est un état passager qui suppose un retour à la normale. Pour un patient, c’est la guérison. Parfois, la crise est telle qu’elle ne permet pas de retour à la normale. Quand les séquelles sont irrémédiables; alors c’est la catastrophe.
Le monde est en train de passer de la crise aux catastrophes. Pas forcément du point médical : Au delà de ce que représente chaque drame personnel, 60 millions de personnes meurent chaque année. 1 million de décès sont attribués au coronavirus, ce qui ne bouleverse pas la démographie mondiale. 1,25 millions d’êtres humains meurent sur la route, 850.000 personnes se suicident ; aucun pays n’a interdit les voitures, ni instauré un suivi obligatoire des dépressifs. La coronacrise, elle, bouleverse le monde.
Politiquement, de façon stupéfiante, les démocraties se sont arrogées de pouvoirs exceptionnels aussi contraignants que les dictatures les plus avancées. La parole publique est déferlante, chaotique, contradictoire, et finalement moquée. L’Etat impose les règles les plus contraignantes au moment où plus personne ne respecte la parole de l’Etat.
Crise de l’Etat et autoritarisme
L’attitude des dirigeants n’a pas toujours favorisé leur fiabilité. Si la crise de confiance est majeure dans toutes les démocraties, seuls les naïfs peuvent croire qu’elle n’existe pas dans les régimes autoritaires : les purges et les arrestations témoignent que les autocrates réagissent avec violence parce qu’ils ont peur.
Economiquement, dans la catastrophe en cours, le plus dur est à venir. Il fallait espérer qu’après la mise à l’arrêt volontaire de l’économie mondiale, la croissance redoublerait de vigueur. Il n’en est rien. Il y a des pays où la reprise est active, des pays embourbés, des pays qui s’effondrent, notamment dans l’ancien tiers monde. De même, les entreprises de nouvelles technologies flambent, celles du vieux monde licencient. L’industrie qui n’est pas robotisée se meurt. (Le débat sur la réindustrialisation française est un débat faussé : Le retard en robotique de la France en est la clé.) La reprise est donc une reprise en K: les uns montent, les autres chutent, les entreprises comme les pays.
L’âge des conflits à venir
D’un coté, les travailleurs des vieilles entreprises, qui vont à nouveau connaitre licenciements, de l’autre, la new tech internationale. D’un coté les indépendants avec leur petite société lessivée, de l’autre les fonctionnaires, assurés de la fin du mois et de l’emploi, mais pressurisé parce que les marges financières des gouvernements, après l’euphorie, seront contraintes. D’un coté les jeunes, incapables de constituer un patrimoine avec un salaire, de l’autre des retraités plus ou moins en bonne santé, dont l’épargne sera aussi forte que mal rémunérée.
Ceux qui croyaient, qu’avec les Gilets jaunes, une France malade et conflictuelle apparaissait, n’ont pas encore vu ces 37% de la population qui ont déclaré avoir découvert la pauvreté ces derniers mois à cause de la coronacrise. Plus d’un tiers, déjà, de la population française se sent appauvrie. Et la crise économique commence à peine, et la France est un paradis de protection sociale.
Avec l’abondance des liquidités les banques ne savent plus où prêter, mais elles prêteront à ceux qui ont des garanties : apparaitra cet effet de ciseaux assez simple qui veut qui ceux qui ont un peu d’argent s’en verront prêter à taux zéro, ceux qui n’en ont pas n’auront rien, et moins encore. D’où un sentiment accru d’inégalités, de déphasage, d’injustice.
Sauter d’une crise interne à un conflit extérieur
Ce qui se passera en France se passera dans la plupart des pays développés. Encore dans les démocraties les amortisseurs, politiques et sociaux, peuvent éviter les conflits trop violents. Ailleurs, les amortissements sont remplacés par la force.
Une crise en appelant d’autres, comme la crise sanitaire a engendré la crise économique, celle-ci une crise sociale, avec les tensions politiques s’entendent déjà les bruits de guerre, mode facile pour les gouvernants de ressouder la « nation » autour d’une querelle.
La Turquie en est l’exemple. Après avoir désigné comme ennemi le Syrien, le Kurde, l’Israélien, l’Egyptien, le Libyen, le Français, la Turquie ranime le vieux conflit du Haut Karabakh entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, beau sultanat confronté à l’effondrement du prix du pétrole.
Ce n’est pas le seul endroit où les conflits ressurgissent : La Chine et l’Inde placent et déplacent leurs pions à coup de bottes. En Afrique les guerres irrégulières s’intensifient. Partout, les régimes renforcent la répression. Biélorussie, Russie, Chine, Iran, Turquie, Algérie, Venezuela, sans citer ceux qui ne passent pas la barre des medias occidentaux, purgent et emprisonnent.
Contrepoisons
Heureusement, des contrepoisons progressent au rythme des poisons. Beaucoup s’empressent de devancer les crises. En Algérie, par exemple, le pouvoir, pris entre mille contradictions, ne repousse aucune aide. Malgré une rhétorique ombrageuse, il coopère (tout en expulsant des journalistes français) avec la France, la Russie, les Etats-Unis. Le Sahel brûle, la Libye flambe, la Turquie agace et la banqueroute menace.
Le Liban, à l’agonie, reconnait pour la première fois des discussions de normalisation avec Israël. (J’avais annoncé ces contacts après l’explosion tragique de Beyrouth : ils s’inscrivent dans une des rares voies possibles du sauvetage du Liban). Chacun essaie de se protéger avant qu’un cataclysme ne se produise, cherchant à se prémunir : Régler les vieux conflits pour éviter qu’une étincelle en surgisse, chercher des alliés, accepter les aides, susciter de nouvelles solidarités.
La peur étant parfois le début de la prudence, il est possible que le monde paniqué devienne sage.
Prendre des risques, la sagesse
C’est le cas en Europe, où une solidarité financière, et même diplomatique (face au Royaume-Uni, à la Turquie, à la Biélorussie, à la Chine) est en train de naitre. Dire que l’avenir de la planète se joue sur quelques spots publicitaires de Pennsylvanie et du Minnoseta, oblige à se mettre en position de résister à tout. La seule façon de faire face à une vague, c’est de monter dessus. Autrement dit, on ne sort d’une crise que par le haut. Puissent les gouvernements oser, prendre des initiatives, voire des risques, miser sur la jeunesse, sur l’avenir au moment où il parait le plus sombre et le plus incertain. Calfeutrer le monde ne le rend pas plus sûr, mais plus fragile.
Si l’on ne veut pas s’en remettre à la peur, il faut se réveiller et sortir du cauchemar que l’on s’est créé. Traverser les catastrophes suppose de réaffirmer la primauté de la vie, de la vie vivante, audacieuse, insolente. En politique cela s’appelle l’audace. Que l’on soit les premiers à épouser le monde d’après, plus il sera adverse, plus il est nécessaire de s’y adapter rapidement.
Laurent Dominati
Laurent Dominati
Editeur de lesfrancais.press. Ancien Ambassadeur de France au Conseil de l’Europe, ancien député de Paris.
Près de 180.598 électeurs de cet archipel français, colonisé en 1853 et disposant d’importantes réserves de nickel, étaient invités à répondre à la question: « voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante? »
Ce dimanche 4 octobre, selon des résultats encore partiels du référendum d’autodétermination portant sur environ deux tiers des voix, les calédoniens ont décidé de rester français.
A ce stade, le vote loyaliste recueille environ 53% des voix, contre 47% pour le vote indépendantiste, selon les chiffres du ministère français des Outre-Mer. Le scrutin a été marqué par une mobilisation sans précédent, largement supérieure à celle du premier référendum il y a deux ans. A l’époque, le « non » l’avait emporté avec 56,7% des voix.
Une participation record.
A la fermeture des bureaux, le taux de participation s’établissait à 79,63%, soit 6 points de plus que lors du premier référendum, selon le Haut-commissariat. A la vue des résultats, la mobilisation fût importante dans les deux camps avec une prime à celui des indépendantistes.
Un processus entamé en 1988
Ce référendum, comme le premier, s’inscrit dans un processus de décolonisation entamé en 1988 par les accords de Matignon, signés par l’indépendantiste kanak Jean-Marie Tjibaou et le loyaliste Jacques Lafleur, après plusieurs années de quasi guerre civile entre Kanaks, peuple premier, et Caldoches, d’origine européenne.
Ces affrontements avaient culminé avec la prise d’otages et l’assaut de la grotte d’Ouvéa en mai 1988 (25 morts).
Ces accords, consolidés dix ans plus tard par l’accord de Nouméa, ont institué un rééquilibrage économique et géographique en faveur des Kanaks et un partage du pouvoir politique, même si les inégalités sociales restent importantes.
Il reste la possibilité par l’Assemblée territoriale de convoquer un troisième et dernier référendum en 2022.
Créé en 2009 par Joëlle Garriaud-Maylam, sénatrice des Français établis hors de France et présidente de l’Association pour le Rayonnement Français, les Prix distinguent chaque année les femmes et hommes qui font rayonner les valeurs de la France sur tous les continents.
Les membres du Jury veulent distinguer et valoriser les initiatives individuelles et collectives, porteuses de l’image d’une France moderne, innovante et diverse. Les lauréats sont choisis pour leur implication personnelle et collective, de nature multiple, à l’image de la diplomatie française : économique, culturelle, gastronomique, humanitaire, touristique, francophone, environnementale.
Des Lauréats haut de gamme
L’année dernière à l’occasion des 10 ans du prix, c’est le chef Guillaume Gomez ( chef des cuisines du Palais de l’Élysée ) qui a remis le prix 2019 au chef triplement étoilés Alain Ducasse ( Le Plaza Athénée et Le Meurice à Paris ) en présence du Chef Guy Savoy ( L’Hôtel de la Monnaie à Paris ) lauréat lui-même en 2018.
« Très heureux d’avoir remis ce soir au Quai d’Orsay, à Alain Ducasse le Prix du Rayonnement Gastronomique. J’ai tenu à la présence de Guy Savoy, lauréat de l’année dernière, car notre métier ne tient que par la transmission… et dans le “collectif” quand l’un brille, il éclaire les autres! »
Le chef Gomez
La même année, sous un tonnerre d’applaudissements, la capitaine Laëtitia d’Hailles, venue spécialement du Mali, avait reçu le prix au nom de l’ensemble des armées françaises. Dans un domaine où l’on ne pense pas toujours à elles. Le Prix du rayonnement humanitaire a en effet récompensé leurs actions généreuses, leurs sacrifices et leur dévouement à l’extérieur de nos frontières
En 2017, c’est l’astronaute Thomas Pesquet qui fût distingué par le Grand Prix du Rayonnement Français au côté de la Baguette Parisienne.
La sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam et son jury veillent à ce que le palmarès réunit un plateau d’excellence pour les prix remis au Quai d’Orsay sous le haute patronage du Président de la République et en présence du Ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.
Invitation virtuelle pour le débat sur Facebook
2020, une cérémonie restreinte par la crise sanitaire
Du fait de la Covid-19 et des mesures sanitaires, la présence physique sera strictement limitée ce mardi 06 octobre pour le Grand Prix. Pour y palier, une diffusion, de la cérémonie et du débat qui suivra, aura lieu sur Facebook. Il suffira de se connecter à partir de 18h30 sur la page de l’association pour y participer. Petit bonus, il sera possible de poser vos questions avant et pendant l’événement via le messenger Facebook.
Sinon dès le lendemain, vous retrouverez tous les lauréats sur Lesfrancais.press
Dès le début de son discours aux Mureaux, le chef de l’État a visé l’idéologie « politico-religieuse » qui conduit certains à placer leur foi au-dessus des lois de la République.
« Ce à quoi nous devons nous attaquer, c’est le séparatisme islamiste »
Emmanuel Macron le 02 octobre 2020
« C’est un projet conscient, théorisé, politico-religieux, qui se concrétise par des écarts répétés avec les valeurs de la République, qui se traduit souvent par la constitution d’une contre-société, et dont les manifestations sont la déscolarisation des enfants, le développement de pratiques sportives, culturelles, communautarisées qui sont le prétexte pour l’enseignement de principes qui ne sont pas conformes aux lois de la République »
a développé Emmanuel Macron.
Ne pas tomber dans le « piège de l’amalgame »
Refusant de tomber dans l’écueil de « l’amalgame qui consisterait à stigmatiser tous les musulmans », le président de la République estime qu’il s’agirait là d’un piège « que nous tendent les ennemis de la République ». Il a toutefois répété qu’il y a « un islamisme radical qui conduit à nier la République ».
Il se manifeste par un « endoctrinement » qui mène « à la négation de nos principes », à savoir « l’égalité entre les femmes et les hommes, la dignité humaine ». « Le problème, c’est cette idéologie, qui affirme que ses lois propres sont supérieures à celles de la République », a déclaré Emmanuel Macron, tout en précisant qu’il ne demandait à personne – en l’occurrence les musulmans – de « croire ou de ne pas croire, de croire un peu ou modérément ».
« Mais je demande à tous les citoyens (…) de respecter absolument toutes les lois de la République », a-t-il insisté.
Emmanuel Macron le 02 octobre 2020
Des mesures concrètes pour lutter contre le séparatisme
Stratégie d’ensemble en cinq piliers
Le Président précise qu’il va y avoir une stratégie d’ensemble aux cinq piliers principaux, autour d’un renforcement de la laïcité.
1er axe : neutralité de service public
Le premier axe c’est un ensemble de mesure de neutralité de service public.
Les menus confessionnels à la cantine, les horaires différents pour les hommes et les femmes à la piscine… Avec cette nouvelle loi, le préfet pourront suspendre des mesures de ce type.
Des dérives ont été constatées dans les services publics concédés. Les agents devront désormais avoir une obligation de neutralité.
Tous les faits qui ne sont pas en accord avec nos principes, il faut s’y attaquer.
2e axe : les associations
Les associations sont des acteurs, des piliers… de la République. Le problème vient que certaines déploient des stratégie d’endoctrinement.
Nous allons renforcer les contrôles, dissoudre les associations qui posent souci…Avant la dissolution, il y a le financement. Pour avoir des subventions devra signer une charte de laïcité, sinon elle devra rembourser.
Au total sur nos associations, la loi permettra le contrôle, le respect de nos valeurs et la dissolution.
3e axe : l’école
Parmi les mesures annoncées, le président a expliqué que l’instruction scolaire à domicile sera, à partir de la rentrée 2021, « strictement limitée, notamment aux impératifs de santé », et qu’elle deviendra donc obligatoire au sein de l’école dès l’âge de 3 ans.
« Des cas d’enfants totalement hors système »
« Aujourd’hui, plus de 50000 enfants suivent l’instruction à domicile, un chiffre qui augmente chaque année ». « Chaque semaine des recteurs et rectrices trouvent des cas d’enfants totalement hors système ».
Emmanuel Macron
Instruction à domicile très limitée
J’ai pris la décision radicale : dès la rentrée 2021 l’instruction sera obligatoire pour tous dès 3 ans, l’instruction à domicile sera limitée.
Le président a évoqué des parents d’élèves qui refusent de mettre leurs enfants au cours de musique ou à la piscine et ensuite « la déscolarisation ». « Ces enfants ne vont pas au Cned (NDLR : enseignement à distance) mais dans des structures nullement déclarées », a poursuivi M. Macron. « Des murs, presque pas de fenêtre, des femmes en niqab qui les accueillent, des prières, certains cours, voilà leur enseignement », a-t-il dit.
Les écoles hors contrat plus contrôlées
« Chaque mois, des préfets ferment des écoles, souvent administrées par des extrémistes religieux », a-t-il ajouté. « Dès la rentrée 2021, l’instruction à l’école sera rendue obligatoire », « l’instruction à domicile sera strictement limitée, notamment aux impératifs de santé », a-t-il annoncé, parlant d’un changement de « paradigme ».
Emmanuel Macron a aussi confirmé que les dispositifs de cours facultatifs en langues étrangères dispensés par des enseignants désignés par les gouvernements d’autres pays (Elco) allaient être supprimés, conformément à ce qu’il avait annoncé en février dernier.
Ces Elco, qui faisaient l’objet de contrats avec l’Algérie, le Maroc et la Turquie, offrent des cours dispensés par des enseignants parfois non francophones et sans contrôle de l’Education nationale, a-t-il rappelé.
Enfin, les écoles hors contrat qui sont « davantage contrôlées grâce à la loi Gatel feront l’objet d’un encadrement encore renforcé », a assuré Emmanuel Macron, insistant sur la nécessité de « procéder à des fermetures administratives quand elles s’imposent ».
La République s’est construite autour de l’école. La République résistera par l’école. Ce projet est extrêmement ambitieux et il est un pilier essentiel.
4e axe : « un islam des Lumières »
Il nous faut aider cette religion pour se structurer pour être un partenaire de la République. L’organisation ne correspond pas à notre méthode.
Un travail de structuration et de responsabilités partagées : il fallait identifier les interlocuteurs de l’islam ce qui a été fait pour désormais pouvoir construire un « islam des Lumières ».
En libérant les influences étrangères de l’islam en France, notamment l’ambiguité sur le financement. Beaucoup de structures fondées sans transparence.
Les mosquées seront invitées à sortir du système de la loi de 1901, des associations, sinon elles seront contrôlées.
De plus sera installé un dispositif anti-push des islamistes via les financements.
Enfin, former les imams en France : le Conseil français du culte musulman se chargera de labelliser une formation des imams, de les certifier et écrire une charte dont le non-respect entraînera une exclusion.
Les études des civilisations musulmanes devront être renforcées. Il faut enseigner plus largement la langue arabe pour éviter que les jeunes aillent l’apprendre dans des associations hors de contrôle.
5e axe : faire aimer la République
L’amour ça ne se décrète pas, ça ne se légifère pas. Refaire rentrer la République dans le quotidien. Beaucoup de travail a été fait mais ça ne se voit pas forcément.
La République doit revenir partout.
Nous aimons la République quand elle tient ses promesses d’émancipation.Il faut aller plus loin dans cette voie. Pour que chacun puisse trouver sa place peu impote sa couleur de peau.
Il faut aller plus loin pour lutter contre le racisme.
Un réveil républicain
Et de conclure à travers ces cinq grands axes, c’est pour un travail pour un réveil républicain. À réapprendre les raisons que nous avons de vivre ensemble : nous sommes une nation de citoyens. Nous sommes un et pluriel.
Un rapport du WWF France a révélé que la Méditerranée se transforme peu à peu en « mer de plastique », avec un nombre de déchets « en hausse considérable ». La navigatrice Isabelle Autissier, qui préside le WWF France, lance un cri d’alarme.
Le plastique représente aujourd’hui 95% des déchets sur les plages et en surface de la Grande Bleue !
Nous ne découvrons pas la Méditerranée. Nous y sommes présents depuis plus de 19 ans. Elle est, pour le WWF, un choix stratégique, un lieu de travail et d’expérimentation permanent. Nous y avons déployé nos antennes afin d’y analyser l’évolution de ce que nous pouvons considérer comme une nouvelle mer de plastique, et son impact sur les sujets les plus prégnants en matière d’environnement. Notre étude a été lancée il y a de longs mois. Cette pollution d’un niveau mondial est en hausse considérable, son impact est énorme sur la biosphère. Quand vous scannez pour savoir où porter l’effort, l’évidence est là : le plastique domine. C’est la matière qui augmente le plus en masse ces dernières années. Elle nous vient du pétrole, et de fait, elle n’est pas près de disparaître. Et c’est là, le drame.
Cette Méditerranée si précieuse pour tous les peuples qui l’entourent, est-elle une poubelle ?
Eh bien oui. C’est une terrible réalité, dont nous prenons brutalement conscience. Quand nous avons commencé notre étude, nous n’avions pas idée que c’en était à ce point-là ! Les niveaux de pollution tous azi- muts y sont particulièrement élevés, c’est très impressionnant. Avec son statut de mer fermée, il y a peu de chance d’évacuer ces masses toxiques. Nous allons nous trimballer ce fléau des siècles durant. Les micro- particules posent un problème majeur. Les sacs en plastique, quand ils se désagrègent, empoisonnent la chaîne alimentaire, se retrouvent jusque dans le plancton. Tous les poissons, les coquillages consomment du plastique.
Donc, nous-mêmes, dans nos assiettes, au bout de la chaîne. Cela va plus loin, dès nos plages, celles que nous fréquentons avec nos enfants ?
La poignée de sable, eh bien, ça fait peur ! Ces microplastiques présentent un danger majeur insoupçonné : ce sont des éponges à polluants, qui fixent un tas d’autres produits dissouts. Ces granulés bien visibles sont encore plus dangereux : leur couleur, leur odeur, les oiseaux en raffolent. Nous ne savons plus comment traiter cette urgence.
Nous vivons, sans en prendre réellement conscience, au bord de la mer la plus polluée au monde.
Elle en a toutes les caractéristiques. C’est une évidence : les pays industrialisés se moquent totalement des mesures environnementales qu’ils devraient prendre pour enrayer le phénomène.
Et reste le problème posé par les grands navires de croisière qui font escale dans les ports corses ?
« C’est un sujet inquiétant, qui concerne tout autant la pollution générée à quai qu’en mer. Pas mal de choses pourraient être vite réglées : l’obligation de recyclage des émissions de fumée, des eaux usées et des déchets organiques. Il faut développer et multiplier les mouillages pour permettre de recycler au mieux les eaux noires, à savoir les toilettes des bateaux. Je compare avec ce qui se passe en Antarctique, où les choses en la matière sont extrêmement règlementées. Ce n’est pas pour autant qu’il faille refreiner les activités maritimes. Chacun est en droit de se balader sur un bateau en mer. La Corse n’est pas un sanctuaire, elle se doit d’accueillir les touristes, tout en veillant à protéger la nature et les habitants de l’île, c’est important. Nous avons fait un gros boulot sur la spatialisation, en réunissant l’ensemble des projets de tous les acteurs méditerranéens d’ici à 2030 : si l’on écoutait chacun d’entre eux, la Méditerranée serait entièrement recouverte d’activités incompatibles entre elles ! Tout est exponentiel dans les prévisions. Le tout sans se préoccuper de la vie marine… Je dis : stop ! Il faut instaurer des hots spots, des lieux protégés de diversité marine. Les grands navires de croisière peuvent aller mouiller à Ajaccio comme à Marseille, en évitant un certain nombre d’endroits trop fragiles. »
Y a-t-il de quoi être alarmiste ?
Habituellement, je ne suis pas d’un naturel pessimiste. Mais là, j’avoue que je suis inquiète. Ça ne va pas assez vite dans le bon sens. Nous sommes en train de perdre cette bataille : la technologie, aussi poussée soit-elle, ne permet plus de revenir en arrière, à l’état initial de ce monde. Le message est certes inquiet, négatif, mais tout n’est pas perdu. Nous avons le pouvoir d’agir dans pas mal de domaines. Chaque problème a sa solution. Ne nous contentons pas de dénoncer telle ou telle catégorie d’individus au comportement néfaste. Notre rôle est, au contraire, d’apporter une expertise, de proposer un certain nombre de mesures. Je sais que le WWF est régulièrement critiqué pour son implication au côté des entreprises. Alors que notre volonté, au contraire, est de les accompagner dans leur évolution vers un modèle environnemental plus ver- tueux. Chaque citoyen est concerné, et pas seulement les responsables politiques. Chacun doit se retrousser les manches.
Le Lycée international Jean-Mermoz est un établissement scolaire géré par la Mission laïque Côte d’Ivoire, homologué par le Ministère français de l’Éducation Nationale, et reconnu par le Ministère de l’Éducation Nationale, de l’Enseignement Technique et de la formation Professionnelle ivoirien.
Cette année, un nouveau proviseur a remplacé Mme Sylvie DUPEYRON. M. Jean-Claude Meunier prend ses fonctions en pleine crise de la Covid-19. Après une interruption tout au long du 3ème trimestre 2019/2020, la rentrée, comme ailleurs, fût un défi complexe à relever.
Jean-Claude Meunier, un nouveau proviseur pour une rentrée exceptionnelle
Qu’est ce qui peut pousser un Proviseur d’un établissement à Dijon dans cette aventure? Comment créer le lien avec les parents ? Comment gérer la multiculturalité avec masques et gels ? Toutes ces questions, et plus, nous les avons posées à Jean-Claude Meunier, en distanciel !
Retrouvez le Podcast vidéo du Proviseur du Lycée Jean Mernoz d’Abidjan (Mission Laïque française).
Proviseur du Lycée Jean Mernoz d’Abidjan
Retrouvez l’interview du directeur général de la MLF en cliquant ICI
La Mission laïque française, association à but non lucratif fondée en 1902, assure la gestion de 109 établissements d’enseignement français à l’étranger (écoles, collèges et lycées) scolarisant plus de 60 000 élèves dans 39 pays.
Pour l’année scolaire 2020/2021, la Mlf annonce un plan de recrutement de plus de 200 nouveaux personnels. Les postes proposés ne s’adressent plus seulement aux titulaires de l’Education Nationale, mais aussi aux non titulaires, privés ou à la retraite. Par ailleurs, cette année, des profils non titularisés de personnels administratifs, techniques, ouvriers, de service et de santé venus de France ou de l’étranger seront ouverts.
Vous pouvez retrouver toutes les informations sur la plateforme dédiée mise en ligne par la Mission laïque française.
Covid-19, financement, avenir du réseau
A cette occasion, nous avons rencontré en « distanciel », Michel Bur le directeur général adjoint, en charge de la pédagogie, de l’association qui chapeaute les 109 établissement dans le monde. Basé à Paris, il est en contact permanent avec ses équipes et les parents.
Avec lui, on fait le point sur la rentrée marquée par la Covid-19, la grogne des parents et l’avenir du réseau.
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Rencontre avec Michel Bur le DG adjoint de la Mission Laïque française
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