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  • Le Foot français en danger

    Le Foot français en danger

    Le contrat monumental avec Mediapro avait été accueilli en 2018 avec tambours et trompettes. Les clubs et la fédération de Football pensaient avoir décroché le gros lot en cédant 80% des droits TV pour la Ligue 1 et la Ligue 2 pour la période 2020-2024, pour un montant de 830 millions d’euros.

    325 millions d’euros non versés

    La décision de la Ligue de mettre fin à son contrat avec son principal diffuseur, la chaine Téléfoot ce vendredi 11 décembre, ouvre une ère d’incertitude économique pour le football français. La défaillance du groupe sino-espagnol (Mediapro) est apparue de plus en plus évidente depuis sa décision de ne pas honorer son échéance en octobre, puis en décembre, invoquant la crise sanitaire. La somme non versée s’élève désormais à environ 325 millions d’euros en tout.

    Julien Bergeaud DG Mediapro

    Une source ayant accès au dossier a expliqué à l’AFP que la Ligue devait récupérer ses droits de diffusion d’ici au 21 décembre. Contacté par l’AFP, Mediapro n’a pas souhaité faire de commentaire. Mais sous couvert d’anonymat, un journaliste de Téléfoot, la chaîne ad hoc créée par Mediapro, raconte que ses salariés ont été « réunis » par visioconférence vendredi matin. Son directeur général Julien « Bergeaud nous a dit, très ému et même au bord des larmes que c’était fini« , « le coup est monumental« . Il a été indiqué aux salariés de continuer à travailler les prochains jours, poursuit-il.

    Survie jusqu’au 23 décembre

    Via un communiqué transmis par mail, Mediapro est sorti du silence : 

    «Mediapro Sport France et la Ligue de Football Professionnel annoncent avoir défini ensemble les termes d’un accord qui permettrait d’aboutir à la restitution des droits de diffusion des matches de Ligue 1 et de Ligue 2 à la Ligue de Football Professionnel à brève échéance. Cet accord sera soumis au Tribunal de commerce de Nanterre dans les prochains jours afin que ce dernier puisse entrer en vigueur dans les meilleurs délais. »

    Mediapro 

    La sortie du diffuseur sino-espagnol doit, donc, encore être validée par le tribunal de commerce de Nanterre qui avait engagé une procédure de conciliation le 19 octobre. Il s’agira alors de connaître précisément les conditions de la sortie de Mediapro. Plusieurs sources proches du dossier ayant évoqué ces derniers jours l’hypothèse du versement d’un dédommagement par Mediapro en échange de promesses de non-poursuites judiciaires. D’après Le Parisien, cette somme s’éleverait à 100 millions d’euros. 

    En revanche, la chaîne Téléfoot ne va pas cesser d’émettre du jour au lendemain, elle assurera la télédiffusion des matchs jusqu’au 23 décembre 2020.

    Et après ? Qui paiera pour les matchs ?

    Quand le contrat de plus de 800 millions d’euros par an (sur un total record d’1,153 milliard pour la L1) avait été signé par Mediapro, nouveau venu en France, de nombreux experts avaient émis des doutes quant à sa viabilité. Et en octobre, le patron de Mediapro le Catalan Jaume Roures avait indiqué que Téléfoot comptait 600.000 abonnés, bien loin de l’objectif des 3,5 millions nécessaires à long terme pour rentabiliser le projet.

    Les regards vont désormais se tourner vers Canal+, diffuseur historique du Championnat de France qui reste discret sur le dossier et a déjà indiqué via son patron Maxime Saada qu’il ne réinvestirait pas « à perte » dans le football. Cela laisse craindre une décote de plusieurs centaines de millions d’euros par an. Une forte baisse qui risque d’être difficile à encaisser pour de nombreux clubs déjà fragilisés par la crise sanitaire et des stades vides. Sollicité par l’AFP, Canal + n’a pas donné suite.

  • Monaco : des Français viennent savourer un moment de liberté malgré la Covid-19

    Monaco : des Français viennent savourer un moment de liberté malgré la Covid-19

    Dans la principauté de Monaco, de nombreux Français de la région se pressent pour profiter des restaurants qui, ici, peuvent rester ouverts, moyennant un strict protocole sanitaire pour lutter contre l’épidémie de Covid-19.

    Regardez le reportage de TV5MONDE

  • L’Europe va réduire de 55 % ses émissions de CO2 d’ici 2030

    L’Europe va réduire de 55 % ses émissions de CO2 d’ici 2030

    l’Union européenne célèbre l’anniversaire de l’Accord de Paris. Les 27 pays de l’Union européenne ont conclu vendredi, à l’issue d’une nuit de négociations, un accord pour réduire d’« au moins 55 % » leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 par rapport au niveau de 1990, contre un objectif précédent de 40 %, ont annoncé plusieurs responsables européens.

    Une ambition écologique

    Les chefs d’Etat et de gouvernement ont adopté « une proposition ambitieuse pour un nouvel objectif climatique », s’est félicitée sur Twitter la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. « Dix ans, c’est demain. Alors, mettons tout en œuvre pour réussir, maintenant, tous ensemble. Car il n’y a pas de plan B », a également réagi le président français Emmanuel Macron.

  • Numérique européen derrière la Chine et les Etats-Unis

    Numérique européen derrière la Chine et les Etats-Unis

    L’Europe n’a toujours pas réussi à créer un grand marché unifié du numérique, un handicap qui explique l’absence de géants européens à l’instar de Google et Facebook aux Etats-Unis, ou Tencent et Alibaba en Chine.

    Elle est pourtant loin d’être un désert numérique et les nouveaux projets de régulations (DSA/DMA) qui seront annoncés le 15 décembre par la Commission européenne pourraient favoriser son essor, à condition d’être complétés par une politique industrielle ambitieuse.

    Retard européen

    Les Etats-Unis ont donné naissance aux cinq géants du numérique Google (moteurs de recherche), Apple (téléphonie mobile), Facebook (réseaux sociaux), Amazon (vente à distance) et Microsoft (logiciels), regroupés sous l’acronyme Gafam. Chacun de ces champions de la valorisation boursière pèse des centaines de milliards d’euros.

    La Chine a su produire l’équivalent avec Baidu (moteurs de recherche), Alibaba (vente à distance), Tencent (jeux vidéo et réseaux sociaux) et Xiaomi (téléphonie mobile).

    Mais l’Europe est inexistante dans cette catégorie poids lourds.

    Dans l’intelligence artificielle, l’UE dépose trois fois moins de brevets que la Chine et 3,4 fois moins que les Etats-Unis, selon l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI). Dans ce domaine, à l’échelle mondiale, plus de la moitié des 51 « licornes » – sociétés non cotées valant plus d’un milliard de dollars – sont américaines, un quart chinoises. L’UE en compte une seule.

    Les raisons d’un échec

    En Europe, « on n’a pas encore un grand marché numérique (…), on a un patchwork de règles », constate Alexandre de Streel, professeur de droit à l’université de Namur et expert des régulations numériques. Même quand on se dote de règles communes, comme la Réglementation générale sur la protection des données (RGPD), elles sont appliquées différemment, relève-t-il: « le régulateur irlandais de la vie privée est par exemple plus souple que son homologue français ».

    Une start-up européenne fait face à 27 règlementations différentes qui freinent son développement et la poussent à chercher son salut aux Etats-Unis. Ceci d’autant plus que la culture du « capital-risque » est peu développée sur le Vieux continent.

    L’Europe souffre aussi de l’absence de politique industrielle commune, les fonds publics étant dispersés dans une multitude de projets nationaux.

    « Chaque pays essaye de créer ses propres hubs », des régions concentrant universités, start-ups et grandes entreprises dans un domaine d’excellence, « mais aucun d’eux n’a la taille critique », contrairement à la Silicon Valley ou aux plus grandes métropoles chinoises, souligne François Candelon, directeur du centre de réflexion BCG Henderson Institute.

    Des raisons d’espérer

    « L’idée qu’il pourrait y avoir un ‘Gafam’ européen, c’est terminé. Oublions cela », tranche M. Candelon. Selon lui, l’Europe a déjà perdu la bataille de l’internet grand public (réseaux sociaux, moteurs de recherche…) et l’enjeu est désormais « la numérisation des leaders européens dans les différentes industries ». Par exemple, dans l’automobile où l’informatique devient décisive pour que Volkswagen, Daimler ou Renault réussissent à rester à la pointe.

    Les Européens ont déjà réussi à imposer plusieurs grandes plateformes numériques spécialisées: Spotify (musique), Blablacar (transports), Zalando (vente à distance), Booking (tourisme)…

    Selon l’investisseur Matthieu Lattes du fonds White Star Capital, l’Europe, où les grosses levées de fonds se multiplient, est en train de monter en puissance: « On a vu émerger de nouvelles générations d’entrepreneurs (…) qui disent ‘moi aussi je peux créer un géant mondial’ ».

    « La valeur des entreprises de technologie européennes a été multipliée par quatre ces cinq dernières années. L’Europe compte le plus grand nombre de scientifiques de haut niveau dans l’intelligence artificielle (…) et plus de développeurs de logiciels que les Etats-Unis », a souligné la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, au salon Web Summit.

    Un article publié sur le site de notre partenaire

  • Castex douche les espoirs d’un déconfinement en France

    Castex douche les espoirs d’un déconfinement en France

    La déclaration du Premier ministre ce jeudi 10 décembre à 18 h était très attendue par tous les Français à deux semaines des fêtes. Jean Castex a précisé les conditions de la nouvelle étape du déconfinement le mardi 15 décembre. 

    L’évolution de l’épidémie de coronavirus n’est pas conforme aux conditions posées par Emmanuel Macron pour lever le confinement à cette date. Il avait fixé le cap à 5 000 nouveaux cas positifs au maximum et moins de 3 000 patients en réanimation en France. 

    Avec plus de 10 000 nouveaux cas enregistrés ces derniers jours, on est loin du compte. Le deuxième point en revanche est proche d’être atteint avec 3 031 patients admis en réanimation à l’heure actuelle en France. 

    Un couvre-feu plus strict que prévu

    Le couvre-feu doit se substituer au confinement à partir du 15 décembre. Les déplacements sans attestation sont autorisés à partir de cette date. Prévu entre 21 h et 7 h du matin (avec des exceptions pour les réveillons du 24 mais pas pour celui du 31 décembre), le couvre-feu a été avancé à 20h au lieu de 21h comme prévu initialement.

    Maintien de la fermeture des cinémas, théâtres et musées

    le Premier ministre a décidé, après avis du conseil scientifique, de reporter la réouverture des salles de cinéma, théâtres et musées prévue ce 15 décembre. Une douche froide pour le monde artistique en peine depuis le début de l’épidémie de coronavirus.

    Déplacement inter-régional autorisé

    Pour éviter l’effet Thanskgiving avec une flambée de la propagation de coronavirus aux Etats-Unis après des réunions en famille et des déplacements à travers le pays, le gouvernement avait envisager de les limiter entre régions, cette option n’est pas retenue.

    Quelles conséquences pour les expatriés ?

    Pour les expatriés, il n’y a pas de changement majeur. Tout Français peut revenir à tout moment sur le territoire national. Il faut pour cela tout de même se plier à quelques règles.

    Pour ceux habitant dans l’Union européenne ou provenant des pays de la liste verte (elle comprend désormais 30 pays), il n’y a plus besoin d’attestation dérogatoire d’entrée sur le territoire. A partir du 15 décembre, vous n’aurez pas, non plus, à prévoir d’attestation de circulation comme tous les Français à cette date.

    Pour ceux hors de l’Union européenne, il faudra vous munir de l’attestation dérogatoire d’entrée sur le territoire. Il suffit de cocher « nationalité française ». Cependant, il vous sera demandé de présenter un test PCR négatif réalisé dans les 72 heures avant votre arrivée ou vous devrez en effectuer un à l’aéroport d’arrivée en France (attention seulement possible pour les nationaux français).

  • Olive, Citizen Kane et un canard enroué : Rencontre matinale pour un deal littéraire

    Olive, Citizen Kane et un canard enroué : Rencontre matinale pour un deal littéraire

    Le rendez-vous a été fixé près du ponton du Bois de la Cambre. L’étendue d’eau est glacée. La brume se dissipe mollement en un lever de rideau diaphane que percent les timides rayons du soleil de Novembre. Un canard enroué s’époumone  à distance respectable d’un chien blanc  court sur patte qui le nargue depuis la berge humide. C’est le monde à l’envers. Le canard qui tente d’impressionner le chien. Il y a décidément quelque chose qui ne tourne pas rond dans ce monde confiné. Si Olive le Bouledogue français le plus connu de Bruxelles est là, c’est que son maître n’est pas loin ! 

    Fabien est à l’heure (le rédacteur en chef du site lesfrancais.press). On sent  un sourire engageant poindre à ses lèvres derrière le masque. On va parler littérature autour d’un café à emporter. Un food truck voisine une clairière calme.  Les éternuements bruyants d’un joggeur possiblement contaminé ne parviennent pas à perturber la quiétude de la conversation.  Le canard enroué a rendu les armes et barbotte à distance respectable d’Olive qui fait semblant de chercher des truffes au pied d’un grand chêne immobile. Fabien me fait un résumé de son parcours de vie et de ses projets de presse, lui le citizen Kane ayant navigué entre les deux rives du Quiévrain avec bonheur. Nous discutons à moins de deux mètres cinquante l’un de l’autre, la prise de risque Covidienne est mesurée. A 9h du matin il est parfaitement rafraichissant d’oublier  la politique un instant, la côte mal taillé du dernier gouvernement belge et les projets sécuritaires d’Emmanuel Macron. Le café est aussi brulant que mon envie de collaborer avec lesfrancais.press. 

    Le deal est donc conclu rapidement. `

    Carte blanche à la littérature dans les colonnes de Francais.press

    Carte blanche m’est donnée chaque mois pour tenir la rubrique littéraire. Avec un focus sur le livre du mois qui fera l’objet d’une discussion collective dans le club de lecture destiné à devenir le plus couru de tout Bruxelles. Un article illustrera également mes coups de coeur littéraires du moment.

    Olive se campe près du canard et lève la patte arrière en aspergeant une bûche abandonnée d’un long jet d’urine. Provocation évidente. Le canard rameute illico ses congénères qui froncent de l’oeil et agitent des plumes menaçantes. La clairière est cernée. Ils sont une dizaine à entonner ce qui constitue probablement des slogans guerriers en langue canard. On se croirait à Fort Apache.

    Il est donc temps de filer pour éviter le drame. Fabien a bien du mal à empêcher Olive de sauter au milieu du cercle des canards enragés. Le bouledogue français partage avec le gaulois réfractaire ce tempérament de matamore plein de panache qui lui fait ignorer le danger.  

    Ma première chronique peut donc commencer. 

    Un polar passionnant sur les origines de l’islamisme

    Le chien Olive a fait une erreur grossière. Partir à la guerre contre plus nombreux que lui en oubliant la saine pratique de la taqîya, cet art de la dissimulation pratiqué par les islamistes quand ils n’ont pas le dessus au combat.

    Vous en avez assez d’entendre parler d’islamisme et de terroristes sur BFM sans jamais approfondir le sujet ? Alors précipitez-vous sur « La guerre est une ruse » de Frédéric Paulin. Une phrase tirée du Coran qui illustre parfaitement la taqîya.

    Ce polar finement documenté retrace les origines de l’islamisme terroriste en France. Trente ans d’histoire tumultueuse depuis  les années noires algériennes et l’importation de cette guerre sans nom dans l’hexagone.  L’itinéraire meurtrier d’un Khaled Kelkal en est la parfaite illustration. Le romancier, un ex professeur d’histoire-géo,  a sans doute fréquenté de près les diplomates et la DGSE :  Il met en scène la quête de vérité de Tedj Benlazar, un agent à la réputation sulfureuse en poste auprès de l’Ambassade de France à Alger. Face à une hiérarchie militaire incrédule, Benlazar dévoile la connivence existant entre les généraux algériens et les maquis terroristes du GIA. Entre manipulations en tout genre et assassinats collectifs d’innocents, le polar baigne dans une atmosphère de cynisme politique et de brutalité. Il rappelle le James Ellroy d’American Tabloïd pour la densité du récit mêlant personnages historiques et héros  de fictions désabusés et solitaires. 

    Les lectrices et lecteurs ambitieux pourront s’atteler aux deux tomes suivants, « prémices de la chute » et « la fabrique de la terreur » qui reviennent sur la préparation du 11 septembre et  les attentats de Paris de 2015.  Une trilogie pour plonger au racines de l’islamisme dans le sillage de ces hommes de l’ombre de la DGSE qui mènent une guerre sans pitié contre l’hydre tentaculaire du terrorisme. Palpitant et instructif.

    Faire du Yoga avec Emmanuel Carrère ? 

    Pour les adeptes d’aventures plus introspectives, comment échapper en cette fin d’année au dernier Emmanuel Carrère, « Yoga » ? L’auteur d’auto-fictions, gros vendeur et bête médiatique,  s’est affiché partout  cet automne. Une présence insistante au point qu’une polémique éclate avec son ex-épouse qui lui reproche d’avoir utilisé contre son grès certains épisodes de sa vie.

    Il faut dire que « Yoga » n’échappe pas à la traditionnelle mise à nue de l’auteur qui après avoir évoqué dans son précédent opus, « Royaume » (2014),  sa foi catholique et les origines du christianisme, va discourir longuement sur sa passion du Yoga. Un récit en apparence éthéré qui va vite emprunter des chemins de traverse entre perte brutal d’un ami et moment de crise existentielle profonde. Ce livre à tiroirs sera apprécié par les aficionados de Carrère mais pourrait désorienter ceux qui viendront à lui pour la première fois. Je conseille d’y préférer alors « d’autres vies que la mienne » (2009) et « Limonov » (2011) comme portes d’entrées littéraire plus accessibles vers son oeuvre.

    Et si le Yoga ne vous satisfait pas pour trouver la paix de l’âme, achetez un chien ! Même si Olive n’est pas à vendre, pas de méprise !

    Et du côté de la « non fiction » me direz-vous ? 

    Les mémoires vives d’Edward Snowden, héros de la liberté

    Je vous conseille de vous procurer rapidement « Mémoires vives » d’Edward Snowden qui vient de sortir en poche. Comment un simple américain moyen, Geek et patriote, va devenir le plus célèbre lanceur d’alerte du monde ? Abasourdi par la découverte du système d’écoutes et d’espionnage massif des USA  il décide d’en révéler l’existence jusque là secrète. On découvre l’itinéraire de ce jeune passionné d’électronique qui n’hésite pas à démonter sa première console de jeux pour comprendre son fonctionnement. Celui qui devient vite un génie de l’informatique grâce à une sagacité et une curiosité exceptionnelles fait tout pour s’engager dans l’armée après le 11 septembre afin de servir son pays et de le défendre de son mieux. La suite ? Vous la découvrirez dans cette autobiographie qui se lie comme un roman et vous emportera aux côtés de ce héros des temps modernes et de ses paradoxes :  individualiste mais soucieux du bien commun, adepte de la maitrise des technologies les plus pointues mais conscient des conséquences de leur usage sur les libertés publiques. 

    Ceci dit, grâce au système d’espionnage massif américain, si un jour Olive se perd dans les rues de Bruxelles on pourra facilement le retrouver 🙂

    Humour et second degré avec « Bienvenue chez les Gaulois »

    Non-fiction toujours, du côté des auteurs indépendants, un ouvrage humoristique commis par  Gaspard Chevallier qui s’emploie à explorer tous les clichés qui concernent notre beau pays à travers son « Bienvenue chez les Gaulois ». Vous y découvrirez que « les Français sont ces gens impossibles qui répètent qu’impossible n’est pas français » comme le disait le regretté Robert Sabatier. Un pays rebelle, amoureux de l’amour et de l’humour, volontiers moqueur de ses voisins (Britanniques et Belges sont ainsi gentiment malmenés dans l’ouvrage) pour un livre qui fait sourire de bout en bout qu’on soit expatrié, comme l’auteur installé au Royaume-Uni,  ou qu’on ne le soit pas.

    Je reste à votre disposition pour toute demande de conseil ou d’information sur le mail [email protected]

    Boris Faure

    Boris Faure vit à Bruxelles depuis 2011 après avoir résidé à Varsovie (2006-2011) et à Albion (ile Maurice) (2002-2006). Il est en poste au syndicat UNSA où il est chargé des questions internationales et européennes pour les personnels exerçant hors de France. Elu consulaire en Belgique pour le PS, il eut aussi la charge de premier secrétaire de la fédération des Français de l’Etranger de 2012 à 2018.

  • Parler à un psy en français

    Parler à un psy en français

    Les états d’âme.. Voilà des humeurs et sentiments que nous connaissons tous.
    Parfois plaisant, plus souvent menaçant voir déstabilisant, ils viennent s’accumuler et peser sur des fragilités psychiques ou émotionnelles. 
    lI ne s’agit pas d’éviter ces états mais de les comprendre et les  maitriser. Ce travail thérapeutique mobilise une charge psychique et physique qui prend tout son sens dans l’outil de communication premier à savoir le langage. 

    Qu’est-ce qui est en jeu dans le processus thérapeutique et pourquoi la personne expatriée aurait tout intérêt de rencontrer un psychologue dans sa langue maternelle. 

    Aucun jugement

    Le psychologue est une personne extérieure, neutre avec laquelle il n’y a pas d’enjeux.

    Ainsi vous pouvez exprimer librement des ressentis, sensations et pensées de toutes natures sans être jugé(e) ou mal perçu(e) par rapport à ce que vous pouvez énoncer. 
    Ces fameux états d’âme jusqu’alors endossés peuvent donc surgir et laisser libre court aux manifestations psychiques et corporelles qu’ils peuvent éveiller sans que vous vous risquiez. 

    « Puis-je simplement parler à un ami ? » Oui les amis sont aussi là pour ça, mais seul un professionnel pourra réellement et durablement vous aider. Il ne viendra pas vous conforter dans un système qui alimente de manière inadaptée votre mental ou vos croyances mais vous donnera des outils et adaptera une clinique en fonction de vous et à votre rythme.

    Soutien, bienveillance, altérité, compassion, empathie; que de synonymes incarnés, nécessaires à toute tentative d’élaboration et repères humanisants.

    Un espace approprié

    L’espace proposé est dit thérapeutique, cela signifie qu’il y a des effets à la rencontre.

    Cet espace intime d’élaboration diffère des relations sociales et/ou amicales. Vous ne serez plus dans un environnement familier qui maintient vos mécanismes de défense lorsque vous vous confiez sur vos difficultés. C’est un nouveau lieu neutre où vous pourrez déposer ce que vous souhaitez au moment où vous le souhaitez. Il n’y a pas d’attentes particulière, c’est votre espace de travail intime. 
    Il apparait prudent de ne pas pleinement impliquer ses proches, respectons la place de chacun.

    Si le psychologue existe c’est qu’il y a une raison, une pensée construite et une fonction bien définit pour mener ce travail avec vous, auprès de vous. 

    Faire le premier pas 

    Voir un professionnel de santé n’est pas anodin. 
    Il né d’un désir, du besoin de répondre à vos difficultés, de vous re-connecter à votre « moi ». 

    Prendre soin de sa santé mentale ce n’est pas une simple dépense, c’est investir sur son bien-être mais aussi sur son avenir. Repensez à quel point vos troubles ont pu être un obstacle à votre bonheur, vous empêchant de vivre dans la sérénité. Et que dire de l’énergie gaspillée en combattant des pensées néfastes. 

    C’est se livrer à cet autre tenu au secret professionnel, le mettre à contribution dans votre processus d’analyse et le reconnaitre dans sa fonction de psychologue avec tout ce que la relation thérapeutique induit. Reconnaitre la valeur ajoutée d’un psychologue, c’est déjà un premier pas. 

    L’intérêt thérapeutique de la langue maternelle

    Ces enjeux thérapeutiques aussi subtils qu’ils soient n’ont pas la même résonance en fonction de ce qui est exprimé par l’individu. L’expatrié français qui maitrisera une langue étrangère n’aura peut-être pas la possibilité d’exprimer ses subtilités langagières qui, dans la dynamique thérapeutique, pourraient indéniablement avoir des effets. 

    Conjointement, le psychologue adopte des postures en fonction de ce que le patient met au travail durant la rencontre. La façon dont le patient s’exprime, les mots choisis, les contre-sens ou encore les lapsus font partis intégrante d’un mode de pensé qui pris dans une réflexion langagière (comme le fait de tenter de se faire comprendre ou choisir ses mots), n’aura d’autre effet que de masquer voire d’effacer la subjectivité du patient. 

    Pour le psychologue, les reformulerions et autres techniques liées au thérapeutique auraient du mal à être perçus et n’auraient pas l’impact escompté. 
    Le poids des mots… on parle bien de la structure langagière, celle qui inscrit chaque individu dans le monde qui l’entoure et avec laquelle il va devoir faire.
    Parler du langage c’est parler de l’individu, de l’être .. jusqu’aux lettres. 

    Karine Mequelis a fondé le site www.seancedepsy.com

  • La Royal Navy veut redevenir la première marine d’Europe

    La Royal Navy veut redevenir la première marine d’Europe

    Le Premier ministre britannique Boris Johnson a annoncé 16,5 milliards de Livres (17.7 MM €) supplémentaires de dépenses militaires au cours des quatre prochaines années – une augmentation annuelle de 10 pour cent, la plus forte augmentation en valeur ajustée de l’inflation depuis 30 ans. Avec les engagements précédents, cela représente une augmentation de 15% des dépenses militaires pour un montant de 24 milliards de Livres (26.5MM€). Le Royaume-Uni a le septième budget militaire du monde, derrière la France et l’Allemagne, pour un montant voisin de 49 milliards d’euros, soit 1.7% du PIB. 

    Ces dix dernières années, ses dépenses militaires ont baissé de 15%, Selon Boris Johnson, « La situation internationale est plus périlleuse et intensément compétitive que jamais depuis la Guerre Froide, la Grande-Bretagne doit être fidèle à son histoire et se tenir aux côtés de ses alliés ».

    Une augmentation du budget militaire sans précédent

    L’essentiel des nouvelles dépenses bénéficieront à la Royal Navy.  Le but est de rétablir « la position de la Grande-Bretagne en tant que première puissance navale en Europe ». De nouvelles commandes : treize frégates et de futurs navires de soutien du groupe aéronaval (le Royaume-Uni possède deux porte-avions, mais aucun à propulsion nucléaire). Avec ces investissements, le Royaume-Uni disposerait de la plus grande flotte de navires de surface modernes en Europe. 

    Les milliards promis seront aussi utilisés pour créer une « Cyber Force nationale » et un « Commandement spatial », établir une « agence militaire de l’intelligence artificielle » et développer les programmes d’avions de combat et de drones de nouvelle génération. 

    Boris Johnson projette la création d’un « commandement de l’espace »  pour protéger « les intérêts du Royaume-Uni dans l’espace » et « contrôler le premier satellite lancé à partir d’une fusée britannique en 2022 ». 

    Véhicules autonomes, drones en essaim, cyberarmes, armes à énergie dirigée, (lasers), recueilleront cet effort d’investissements. Il s’agit pour le Royaume-Uni de mettre ses armées à la page de la « guerre du futur ».

    Jouer son rôle avec l’allié américain

    « l’ambition du gouvernement est de sauvegarder les intérêts et les valeurs de la Grande-Bretagne en renforçant notre influence mondiale et en renforçant notre capacité à rejoindre les États-Unis et nos autres alliés pour défendre des sociétés libres et ouvertes. »

    Boris Johnson

    L’année prochaine, le nouveau porte-avions britannique HMS Queen Elizabeth effectuera son voyage inaugural en Extrême-Orient. Tout un programme.

    Guerres du futur : cyberguerre, intelligence artificielle, espace, drones…

    L’engagement du Premier ministre vise à démontrer aux Etats-Unis que le Royaume-Uni resterait leur principal allié avec un poids militaire significatif, notamment en Europe. Elle vise aussi à mettre fin à la disette budgétaire qui risquait de pénaliser l’industrie militaire britannique, d’autant qu’elle s’isolerait des autres industries européennes en raison du Brexit et des rapprochements entre la France et l’Allemagne.

    Pour autant, si la Royal Navy n’est plus ce qu’elle était, c’est aussi parce que le Royaume-Uni n’a plus d’empire à défendre. Les seuls interventions militaires britanniques ont été faites en accord et en coordination avec les Américains.

    En 2010, la France et le Royaume-Uni inaugurait une approche bilatérale originale avec les Accords de Lancaster House pour amplifier la coopération militaire dans tous les domaines.  Un rapport parlementaire vient d’être publié pour en faire le bilan[1]. Dix ans plus tard, beaucoup de projets ont été abandonnés comme le développement de drones communs, ou, plus significatifs, celui d’un système de combat aérien du futur (SCAF). Au départ engagé avec les Britanniques, il se fera avec les Allemands et les Espagnols, tandis que le Royaume-Uni cherche à s’associer l’Italie et la Suède.

    Quelle coopération avec la France ? 

    En revanche, la coopération joue à plein dans le domaine de nouveaux missiles, des drones marines pour la lutte anti mines, les simulations et les tests pour la dissuasion nucléaire. 

    Cette coopération, si elle n’a pas porté tous ses fruits, a malgré tout permis des avancés, y compris dans la coopération opérationnelle  comme on l’a vu dans l’intervention conjointe en Lybie. De plus, les Marines françaises et britanniques partagent les mêmes besoins en armement et ont des approches similaires, ce qui n’est pas le cas avec les Allemands.  

    La coopération en matière de satellites devrait se poursuivre, la France et le Royaume-Uni étant les seuls en Europe à voir des capacités de communication militaires par satellite.

    Si l’augmentation du budget militaire consiste à réaffirmer l’indépendance stratégique du Royaume-Uni post-brexit, à moins de se retrouver entièrement dans la main des Américains, les Britanniques, même pour développer la Royal Navy, devraient plutôt accélérer que freiner la coopération avec la France. 


    [1] Rapport d’information de Charles de La Verpillière et  Jacques Marilossian, Commission de la Défense, 29 octobre 2020.

  • Budget de l’UE: Varsovie évoque un accord avec Berlin

    Budget de l’UE: Varsovie évoque un accord avec Berlin

    Le vice-Premier ministre polonais Jaroslaw Gowin a évoqué ce mercredi 9 décembre devant la presse un « accord dans le triangle Varsovie-Berlin-Budapest », qui pourrait permettre d’éviter le véto polono-hongrois sur le budget et sur le plan de relance européen.

    Berlin prudente

    Berlin n’a ni confirmé ni infirmé l’information. « Nous attendons une confirmation finale », a déclaré un diplomate allemand à Bruxelles.

    La Pologne et la Hongrie sont opposées à un nouveau mécanisme européen, qu’ils jugent arbitraire, qui permettrait de les priver de fonds européens en cas de violations de l’Etat de droit (justice indépendante, politique anticorruption…).

    « Selon la délégation polonaise et hongroise les raisons pour que la Pologne et la Hongrie adoptent une position différente des autres pays-membres de l’UE ont pratiquement disparu », a déclaré M. Gowin, à la tête d’un petit parti coalisé avec les conservateurs nationalistes de Droit et Justice (PiS).

    « C’est aussi la position de la présidence allemande, en ligne avec celle de la Pologne et de la Hongrie. Mais bien sûr il faut l’unanimité pour un accord du Conseil européen », a ajouté M. Gowin, refusant d’en dévoiler le détail.

    « Pour l’instant, il y a un accord du triangle Varsovie-Berlin-Budapest. Je reste confiant sur le fait que cet accord s’élargira aux 24 autres capitales européennes », lors du sommet de jeudi et vendredi, a-t-il affirmé.

    Varsovie soutenue par la Hongrie

    De passage, la veille, à Varsovie, le Premier ministre hongrois Viktor Orban avait parlé d’ »une bonne chance » pour un accord, tout en espérant la « victoire polono-hongroise ».

    Mardi, le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki a déclaré que son pays était « prêt à des mois de négociations mais aussi prêt à (accepter) un budget provisoire possible », au cas où Varsovie serait obligé de dire non aux propositions européennes.

    L’Allemagne, qui exerce la présidence tournante de l’Union européenne, a affirmé mardi espérer une solution « dans les prochaines heures ou journées » pour une levée des vétos hongrois et polonais, jugeant « irresponsable » le blocage actuel du plan de relance de l’UE.

    Dans l’hypothèse ou les négociations échoueraient, la Commission européenne a dit travailler sur des options alternatives pour permettre un plan de relance sans l’accord des deux Etats frondeurs.

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  • Yves Bigot, le bon génie de la Francophonie -Podcast Audio

    Yves Bigot, le bon génie de la Francophonie -Podcast Audio

    Producteur, animateur, programmateur, journaliste… cet amoureux de la Francophonie, il est aussi Président des Alliances Françaises (bien connues des réseaux consulaires),  construit, avec patience et passion, notre paysage audiovisuel  .

    Yves Bigot est devenu Directeur Général du groupe TV5MONDE en janvier 2013, depuis il appose son empreinte, nourrie de ses expériences artistico-culturelles qui ont ponctué toute sa carrière à la tête de la RTBF ou des programmes de France 2 et RTL.

    Yves Bigot le touche-à-tout s’est forgé de solides amitiés au cours de sa si riche carrière : producteurs, animateurs, auteurs, ils sont nombreux à l’aider à rénover la chaîne mondiale de la Francophonie.

    TV5MONDE, la chaine aux 60 millions de téléspectateurs

    Service public des services publics audiovisuels francophones, TV5MONDE, ce sont 8 chaînes généralistes, culturelles, francophones et deux chaînes thématiques (enfants et art de vivre).

    Leurs missions : promouvoir la création francophone et la langue française, mais également proposer une information multilatérale, internationale, fiable et vérifiée dans le monde entier.

    Financée par la France, la Suisse, le Canada, le Québec et la Fédération Wallonie-Bruxelles, TV5MONDE est par nature en synergie avec ses télévisons partenaires, dont elle fait rayonner les programmes partout dans le monde, mais c’est aussi des productions propres et des programmes acquis dans le monde francophone. 

    Yves Bigot, depuis septembre 2020, pose la dernière pierre à la maison rénovée de la Francophonie, TV5MONDEplus.

    TV5MONDEplus, la plateforme pour tous et partout

    Pour les expatriés et francophones du monde, TV5MONDEplus offre gratuitement le meilleur de France Télévision, de la Télévision suisse comme celle canadienne ainsi que les programmes les plus populaires de la RTBF. En plus des apports des chaînes nationales, TV5MONDEplus ajoute films et séries. Dans de nombreux pays, nous n’avons pas accès aux services de replay français ou d’autres pays du fait du « géo-blocage » des contenus. 

    Le plus de la plateforme, c’est qu’elle est gratuite, facile d’utilisation et accessible dans le monde entier. TV5MONDEplus annonce qu’elle propose près de 5 000 heures de programmes, des films et des séries mais aussi des documentaires, des reportages ainsi que des podcasts. Et plus de 150 heures enrichissent chaque mois la plateforme. Vous pouvez y accéder par le site web, mais aussi par les app Android ou IOS. 

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