Gastronomie : avec le chef lyonnais Davy Tissot, la France remporte le Bocuse d’Or 2021, une première depuis 2013.


Gastronomie : avec le chef lyonnais Davy Tissot, la France remporte le Bocuse d’Or 2021, une première depuis 2013.


Sanofi a annoncé mardi (28 septembre) qu’il mettait fin au développement de son vaccin contre le coronavirus à ARN messager. Il serait arrivé trop tard sur le marché selon le groupe français, distancé par Pfizer / BioNTech et Moderna. Un article de notre partenaire Euractiv.
Le laboratoire Sanofi vient de l’annoncer ce mardi 28 septembre 2021 : il n’ira pas en phase 3 d’essais pour son vaccin à ARN messager contre le Covid-19 – la dernière étape avant une commercialisation -, tout en poursuivant le développement de son autre vaccin contre le virus.
Malgré des résultats intermédiaires positifs pour la phase 1-2 de l’essai de son vaccin à ARN messager, Sanofi juge que celui-ci arriverait trop tard sur le marché, alors que 12 milliards de doses de vaccins anti-Covid auront été produites au total d’ici la fin de l’année.
Les résultats de la phase 3 sur son autre vaccin, fondé sur une protéine recombinante et développé avec le britannique GSK, sont quant à eux toujours attendus avant fin 2021.
Les données initiales de l’essai mené sur la technologie de l’ARN messager montrent une séroconversion, c’est-à-dire la fabrication d’anticorps, chez 91 % à 100 % des participants, deux semaines après la deuxième injection, indique Sanofi.
Ces résultats positifs se vérifient pour les trois dosages qui ont été testés. En outre, aucun effet secondaire n’a été observé et le profil de tolérance est comparable à celui d’autres vaccins Covid-19 à ARN, comme ceux développés par le tandem germano-américain Pfizer-BioNTech et par la biotech américaine Moderna.
Avec cette technologie, le laboratoire voulait évaluer la capacité à engendrer une réponse immunitaire. « Or, celle-ci est forte », commente Thomas Triomphe, le vice-président de la branche vaccins de Sanofi.
Dix-huit mois de travailSanofi travaillait depuis mars 2020 avec Translate Bio sur ce vaccin, et a même racheté début août cette biotech américaine pour quelque 2,7 milliards d’euros.
Toutefois, « le besoin n’est pas de créer de nouveaux vaccins Covid-19 à ARN, mais d’équiper la France et l’Europe d’un arsenal de vaccins à ARN messager pour une prochaine pandémie, pour de nouvelles pathologies », ajoute Thomas Triomphe.
Par conséquent, Sanofi ne développera pas de phase 3 pour ce vaccin, car « il n’y a pas de besoin de santé publique d’avoir un autre vaccin à ARN messager », poursuit-il.
Sanofi dit en revanche vouloir développer des vaccins avec cette technologie contre d’autres virus, sans effet secondaire et avec moins de contraintes au niveau de la température de conservation.


La finance décentralisée ou « DeFi » en lien avec l’essor des cryptoactifs, l’intrusion des entreprises de plateforme dans les systèmes de paiement, et les monnaies digitales de banque centrale constituent les trois volets de la révolution financière qui pourraient rebattre l’ensemble des cartes dans les prochaines années.
Le développement de la DeFi est relativement rapide. La valeur des transactions issue du réseau Ethereum a atteint 2 500 milliards de dollars en 2021, soit environ les montants traités par le groupe de cartes bancaires Visa ou l’équivalent d’un sixième de l’activité sur le Nasdaq. Les jetons sortent de la zone de confidentialité grâce aux sportifs ou aux stars. Le contrat de Lionel Messi avec le PSG prévoit un paiement en jetons. La mannequin Emily Ratajkowski, afin de mieux contrôler ses droits à l’image, a décidé que certaines de ses photos seront publiées en «nfts» ou associées à des jetons. Pour populariser la démarche, ces jetons pourront ouvrir aux «amis» de la mannequin l’accès des marchandises exclusives et des places au premier rang lors de concerts, le tout sans intermédiaires.
Preuve que la révolution est en marche, l’État du Salvador a décidé d’adopter le bitcoin comme monnaie officielle en lieu et place du dollar. La DeFi repose sur les blockchains, de vastes réseaux d’ordinateurs qui conservent un enregistrement commun ouvert et logiquement incorruptible, sans avoir besoin d’une autorité centrale. A terme, elle peut concerner un grand nombre d’activités bancaires et assurantielles.
Elle repose sur des systèmes interopérables, transparents, souvent efficaces qui, en répartissant le contrôle sur les logiciels, préservent la concentration du pouvoir. Le premier exemple de système décentralisé était le Bitcoin, un réseau de paiement numérique vérifié par une blockchain, créé en 2009 dans le but de remplacer l’argent émis au niveau central. Il a été suivi à partir de 2015 par le réseau Ethereum sur lequel la plupart des applications «DeFi» se greffent. Ce réseau enregistre des lignes de codes informatiques, y compris des programmes entiers, qui sont visibles par tous, permettant de construire des contrats intelligents, des accords auto-exécutables dans lesquels une chaîne d’actions suit quand certaines conditions sont remplies. Celles-ci sont automatiquement appliquées et ne peuvent pas être logiquement falsifiées.
Pour ses initiateurs et ses développeurs, le recours au réseau permet de s’affranchir au niveau bancaire des chambres de compensation et des dispositifs coûteux de conformité. Ils mettent en avant que les transactions sur une blockchain sont fiables, bon marché, transparentes et rapides, du moins en théorie. La blockchain Ethereum permet ainsi de stocker des données et de les utiliser, comme un ordinateur virtuel qui s’exécute sur un réseau d’ordinateurs physiques. Chaque ordinateur, en dehors d’une blockchain, est contrôlé par une personne ou une organisation qui peut changer d’avis. Apple conserve un large contrôle sur les appareils qu’il vend grâce aux mises à jour logicielles. Sur une blockchain, la relation est censée être inversée, la traçabilité totale offre des garanties.

Les ordinateurs contrôlés par la technologie blockchain peuvent prendre des engagements de manière indépendante. À partir d’un cadre de blockchain, la seule limite de création est l’imagination du développeur. Des « jetons », ou des représentations numériques d’actifs, ont été ainsi créés. Certains peuvent s’assimiler à des actions, des obligations ou des «stablecoins», qui sont généralement reliés à des devises traditionnelles. Des jetons de gouvernance ont été également développés. Ils fonctionnent comme des jetons « non fongibles » (nfts) et peuvent représenter des actifs uniques, comme une image ou une vidéo.
Le marché de ces derniers progresse rapidement (23 milliards de dollars de NFT ont été échangés en 2020). Pour entrer dans le monde décentralisé, il est nécessaire de créer un portefeuille, qui stocke les jetons.
MetaMask, un portefeuille DeFi, possède déjà plus de 10 millions d’utilisateurs qui disposent d’une identité numérique, permettant de gérer des opérations commerciales et financières de manière indépendante des établissements financiers.
Sur les plateformes digitales, de nombreuses innovations sont développées pour rendre plus sûres les échanges financiers et accélérer certaines opérations comme les prêts. Plutôt que de déposer des actifs financiers avec un risque de vol, l’exécution de l’opération est réalisée via des contrats intelligents. L’opération commerciale est effectuée dans le cadre d’une transaction indivisible, éliminant le besoin d’intermédiaires tels que les chambres de compensation.
UniSwap est une startup particulièrement active pour l’échange de jetons basés sur Ethereum. Il négocie des jetons pour une valeur d’environ 1 milliard de dollars chaque jour. Pour faire face à l’instabilité des cryptomonnaies, les développeurs recourent de plus en plus à des stablecoin fiables, comme les tokens indexés sur le dollar ou d’autres devises. Ces derniers facilitent les transactions et constituent la base des contrats financiers. Les deux plus importants stablecoins, Tether et USD Coin, sont à l’origine de l’émission de plus de 100 milliards de dollars de jetons. La garantie de ces derniers repose sur une combinaison de liquidités et de dettes d’entreprises à court terme. Elle n’est pas logée sur une blockchain, mais sur des comptes bancaires ou de courtage.
Ce système n’est pas sans faille. Au mois de mars 2021, le procureur général de New York a constaté que Tether n’était pas entièrement garanti pour les périodes 2017 et 2018 et lui a infligé une amende de 18,5 millions de dollars. Le passage à une garantie validée dans la blockchain demeure complexe. Etant donné que l’éther est volatile, le protocole oblige les utilisateurs à surdimensionner les jetons qu’ils créent. Les opérations de prêts font également l’objet de nombreux développements au sein de la DeFi. L’objectif est de permettre des prêts avec des utilisateurs restant anonymes, tout en bénéficiant d’un haut niveau de sécurité. À la différence du système bancaire, les opérations de financement peuvent être quasiimmédiates. Les deux systèmes de prêts flash sur la blockchain Ethereum sont « Aave » et « Compound « qui ont prêté respectivement 16 milliards et 11 milliards de dollars de jetons en 2020.
Les GAFA estiment que ce marché de la « DeFi » pourrait être une source importante de revenus. En instituant des taxes de passage, elles pourraient trouver des ressources faciles sur ses réseaux décentralisés hébergeant des applications.
Le système DeFi n’a pas, actuellement, les capacités de se substituer au système financier traditionnel du fait que les plateformes blockchain sont lourdes à manier et que les ordinateurs nécessaires à leur fonctionnement consomment des quantités d’électricité importantes.
L’autre obstacle à la généralisation de la DeFi est l’absence de valeur légale des cryptoactifs et de rattachement à un État ou un groupe d’États souverains. Or ces derniers conservent le monopole de la force légale et donc le pouvoir normatif.
Par ailleurs, les banques centrales restent les prêteurs en dernier ressort du système, ce qui, en période de crise, n’a pas de prix. L’exécution des contrats en dehors du monde virtuel est également une préoccupation. Un contrat blockchain peut indiquer que vous possédez une maison, mais seule la police peut imposer une expulsion.
Il faut bien à un moment ou un autre revenir au réel. Si un système décentralisé est considéré plus vertueux grâce à la multiplication du nombre d’intervenants, certains programmeurs et propriétaires d’applications exercent de fait une influence disproportionnée et peu transparente dans le système DeFi. Un acteur malveillant pourrait même prendre le contrôle de la majorité des ordinateurs qui exécutent une blockchain.
Son développement suppose son intégration au système financier et juridique conventionnel. Les grandes institutions comme la Banque des Règlements Internationaux estiment que le passage à des gouvcoins, des monnaies digitales gérées par les banques centrales, résoudra en grande partie le problème mais au prix d’une moindre indépendance de la sphère de finance alternative. Les acteurs de cette sphère ont la volonté farouche de remplacer les intermédiaires financiers traditionnels comme les banques ou les assureurs mais aussi de se passer des institutions publiques, banques centrales, FMI, etc.
La finance décentralisée (DeFi) recherche plutôt un contrôle participatif aux consonances utopiques. Le problème est que ce secteur naissant est en proie à de forts mouvements spéculatifs. Par ailleurs, quelques applications dominent le marché, ce qui est contraire à l’esprit décentralisateur des initiateurs de cette nouvelle sphère financière. Les acteurs financiers traditionnels craignent que les banques centrales y recourent pour sauver leur rôle de créateur de monnaie et de régulateur. Aux États-Unis, l’adoption par la Fed d’un système de paiements instantanés a été très mal reçue par les sociétés financières présentes sur le marché des cartes de paiement. Mastercard et Visa réalisent des marges bénéficiaires brutes de 60 à 80 % grâce à leur système de facturation qui serait remis en cause en cas de généralisation de paiement en cryptomonnaies. Les jetons numériques pouvant se substituer à presque tous les types d’actifs, ils pourraient servir de base à des compte courants sur la blockchain.
La gouvernance et la responsabilité dans le « DeFi-land » restent rudimentaires. Des erreurs de codage peuvent survenir. La mise en place d’une séquence de transactions irrévocables pourrait avoir des effets financiers dangereux. Les cryptoactifs ont été très rapidement utilisés par les trafiquants pour acheter et revendre de la drogue. Les groupes terroristes y ont également recours pour leurs activités. Le blanchiment d’argent a prospéré dans la zone grise non réglementée des services situés entre Ethereum et le système bancaire. Les hackers exigent leurs rançons après avoir bloqué des systèmes informatiques en cryptoactifs. Ces derniers peuvent également faire l’objet de vols comme ce fut le cas pour des centaines de millions de dollars d’Ether après la découverte par des informaticiens malhonnêtes d’une faille dans un code de création.
Les cryptoactifs dont l’encours a atteint 2200 milliards de dollars, soit l’équivalent du PIB de la France, attirent de plus en plus les escrocs en tout genre. La majorité des services qui échangent des dollars contre de l’Ether ou du Bitcoin, comme Coinbase, effectuent des contrôles destinés à dissuader le blanchiment d’argent. En revanche, quand les utilisateurs sont entrés dans la blockchain, ils peuvent déplacer facilement des jetons, ce qui suscite des craintes tant aux services de sécurité qu’aux services en charge des impôts.
Les régulateurs souhaitent imposer aux intermédiaires financiers digitaux le respect de règles permettant de lutter contre les fraudes et les agissements criminels. Pour le moment, les acteurs de la DeFi rechignent à jouer ce rôle de régulateur. Aux États-Unis, la tentative du Congrès d’inclure une disposition législative réglementant l’industrie de la DeFi a suscité une forte opposition dans la sphère du digital.
Trois scénarii sont envisageables dans les prochaines années :
L’essor des activités décentralisés sur la blockchain a pour limite son coût énergétique au temps où il est nécessaire de réduire son empreinte carbone. Bitcoin et Ethereum utilisent tous deux un processus appelé «preuve de travail» pour vérifier les transactions, qui consomment de très grandes quantités d’énergie. Une façon d’améliorer le système est d’utiliser d’autres mécanismes de preuve. Des informaticiens travaillent à d’autres systèmes de preuve moins coûteux et moins lourds. L’autre défi de la DeFi est la lutte contre la spéculation qui est une source importante de déstabilisation et qui attire des personnes peu scrupuleuses.

Laurent Rigaud est élu consulaire à Dubai. Mais c’est avant tout un savoyard qui arpente le monde depuis 1983. Depuis, il n’est pas rentrée en France. Cette semaine, nous vous proposons de découvrir ce personnage qui ballade partout avec lui la Savoie.
Après quelques aventures, Laurent Rigaud a décidé de poser ses valises à Dubai. Il y a partagé notre culture et notre sens de l’hospitalité.
Son parcours est marqué par la passion de l’autre, dans son métier, mais aussi dans ses engagements citoyens. L’occasion pour nous de revenir sur ce chemin de vie qui l’a conduit à être élu.
Depuis son installation au cours des années 2000, Dubaï est devenue une destination à la mode. Opportunités, business, les occasions sont multiples dans l’émirat. Les Français l’ont bien compris. Depuis quelques années, les influenceurs français installés à Dubai ont envahi depuis les écrans. Avec Laurent Rigaud, nous revenons sur l’évolution de la communauté française qui est passée en dix ans de 5000 personnes à 25 000 personnes.
« Un bébé français né chaque jour à Dubaï«
Laurent Rigaud
De nouveaux arrivants, pas forcément habitués à l’expatriation, qui sollicitent les conseillers consulaires comme lui et bien sur le Consulat. On découvre ainsi les problèmes rencontrés.

Si certains de nos compatriotes quittent la France, ils restent Français. Ce qui n’est pas toujours évident, surtout quand on s’éloigne de l’Europe. Fiscalité, éducation, entreprises, des écueils que nos compatriotes n’avaient pas forcément anticipé avant de quitter le territoire national. Laurent Rigaud liste les sujets qui pour lui doivent être traités en priorité par le Parlement et le gouvernement.
Ambassadeur du Mont Blanc, Laurent Rigaud n’oublie pas ses racines régionales. Avec l’association « Savoyards du Monde » qu’il préside, il promeut sa région mais aussi dynamise le réseau riche de 35 000 savoyards répartis sur la planète. Découvrez en écoutant nos podcasts les actions qui sont développées.


Septembre sonne le mois de la reprise… sur le plan psychique, quelque chose est en germe.
Soit l’on reprend son rythme, soit l’on tente d’en trouver un autre, mais ce qui est le plus gênant est lorsque l’on est obligé de continuer ou perdurer dans quelque chose qui n’est pas convenable.
Je fais référence aux enfants et leur intégration à l’école. Outre le fait que l’enfant, l’adolescent, doit s’acclimater à son nouvel environnement de classe et trouver rapidement ses repères afin de nager comme un poisson dans l’eau pour vivre ses expériences, il doit encore maintenir certains gestes barrières.
« Gestes barrières » … ils seront une entrave au contact, au partage, à l’identification et au besoin fondamental qu’ont les enfants à se rencontrer, se parler et se comparer. Là est leur vie psychique, fondatrice de l’humain qu’ils deviendront.
Apparaissent aujourd’hui des retards de parole, des TOCs et phobies sociales. Egalement des problèmes de concentration ou retards de lecture. Attention à ne pas vous y méprendre, ces difficultés sont un moyen de faire valoir que quelque chose ne va pas et permettent d’exprimer le mal être de la personne concernée. Ces difficultés indéniablement engendrent du stress, de l’anxiété et parfois des troubles de panique.
De plus en plus, les individus qui s’orientent ou orientent un tiers vers une thérapie, ont déjà l’idée de thérapies brèves qui viendraient se concentrer sur la forme du symptôme. Mais encore une fois ne vous méprenez pas, si le TOC ou la phobie sociale s’installe, c’est que le sujet n’a trouvé d’autre forme plus utile et cohérente pour l’exprimer. En quelque sorte, j’exprime là où il y a un espace possible.

Le jeu est salvateur, et pour tous ! Il peut se trouver dans le mode relationnel que vous entretenez à la maison, dans le temps que vous lui accordez et dans le fait de laisser votre enfant jouer sans devenir une forme de récompense. Un enfant qui joue est un enfant qui va bien.
La respiration. C’est le moyen le plus indispensable, sensé et naturel pour l’humain. L’utilisation de masque toute la journée a une charge anxiogène lorsqu’il n’est pas lié à la fonction du sujet, tel l’infirmière. Il est urgent de permettre à vos enfants de se reconnecter avec la respiration. Laissez-leur la possibilité de ne plus faire exister ce masque ni à la maison, ni dans les lieux où cela reste possible. Privilégiez d’ailleurs des lieux ouverts, au sens propre comme au figuré !
De petits exercices de respiration s’avèrent efficaces, rapides, faciles à exécuter.
Je vous donne un exercice ci-dessous que petits et grands peuvent pratiquer et qui ne dure qu’entre 3 à 5 minutes.
Ensuite … Inspirez pendant 5 secondes puis expirez pendant 5 secondes, soit 6 fois par minutes
• Inspirez profondément par le nez pendant 5 secondes en adoptant une respiration abdominale (le ventre se gonfle)
• Soufflez profondément par la bouche pendant 5 secondes, toujours avec le ventre.
Durée :
Il est important de garder la même durée d’inspiration et d’expiration. Si 5 secondes vous parait difficile, il n’y a pas de problème à diminuer le tempo. Mais toujours le même temps. Les effets physiologiques de très court terme perdurent 5 à 6 heures après 5 mn de pratique, donc si vous pratiquez jusqu’à 3 fois par jour, cela fait sens !
Bienfaits :
– C’est une technique facile à intégrer dans la vie quotidienne qui permet une meilleur maîtrise du stress, des troubles anxieux ou troubles de panique.
Si le trouble persiste ou est difficile à prendre en charge, orientez-vous vers un professionnel de la santé psychique. Il est toujours préférable de gérer le problème rapidement avec quelques séances de soutien.
Karine Miquelis
psychologue clinicienne – psychothérapeute
www.seancedepsy.com

Le Mali est-il en train de se tourner vers la Russie pour assurer sa sécurité ?
Bamako reproche à la France de l’avoir laissé tomber dans la lutte contre les djihadistes au Sahel. Des reproches formulés dans l’enceinte de l’ONU.


Après avoir vendu son homard en France, Tim Corson revient à bord de son bateau sur l’île britannique de Jersey, où de nombreux pêcheurs craignent comme lui de ne plus pouvoir écouler leur marchandise en Europe, en raison de la bataille post-Brexit entre Londres et Paris.
L’accès aux eaux de Jersey — rattachée comme sa voisine Guernesey à la couronne britannique, mais située au large des côtes françaises et disposant d’un gouvernement autonome — est une source de frictions entre Londres et Paris depuis que le Royaume-Uni a définitivement quitté l’UE en janvier.
Le gouvernement français a demandé à son homologue britannique d’octroyer une autorisation définitive de pêche dans les eaux poissonneuses de ces territoires à 169 de ses navires.
Mais le gouvernement de Jersey, à qui les Britanniques ont délégué cette tâche, n’a pour l’instant délivré que des autorisations provisoires — arrivées à expiration une première fois le 30 juin, puis prolongées de trois mois jusqu’à jeudi —, exigeant des navires français qu’ils prouvent leur activité antérieure dans ces eaux. Une tâche compliquée pour les petits bateaux qui ne possèdent pas de système de localisation satellitaire
« Nous sommes au bout de la patience, les pêcheurs le sont, légitimement », a prévenu cette semaine le secrétaire d’État français aux Affaires européennes, Clément Beaune, menaçant d’activer, via la Commission européenne, des « mesures restrictives » si la situation ne se débloque pas.
Une formule évasive, mais qui pourraient bien toucher de plein fouet les pêcheurs de Jersey, qui craignent une interdiction de vente dans les ports français voisins, eux qui n’ont pas eu leur mot à dire lors du référendum sur le Brexit en 2016.
Les autorisations provisoires « vont être de nouveau prolongées, mais que va-t-il se passer une fois ce nouveau délai écoulé ? Cela ne fait que retarder, retarder, retarder» l’issue, déplore Tim Corson, 28 ans, dont le sourire sous la barbe rousse ne parvient pas à masquer son inquiétude.
Le gouvernement de Jersey a en effet finalement annoncé vendredi (24 septembre) que les navires n’ayant pas fourni tous les papiers nécessaires auront leur permis temporaire prolongé jusqu’au 31 janvier. D’autres se verront tout simplement refuser leur licence, et devront cesser de pêcher.
Les chiffres pour chacune de ces catégories seront connus la semaine prochaine, faisant craindre un retour des tensions, alors que la protestation massive des pêcheurs français fin juin dernier avait déjà manqué de dégénérer en bataille navale, après l’envoi de patrouilleurs britanniques et français.
« Le Brexit a compliqué les choses », déplore Tim Corson, en débarquant ses grands sacs d’appâts achetés en France dans le petit port de Gorey, surplombé par des collines verdoyantes et un château du XIIIe siècle.
« Si nous perdons notre marché » en Europe, où ils écoulent homards et coquilles Saint-Jacques, « nous allons connaître quelques années très difficiles jusqu’à ce que nous trouvions une solution », se lamente M. Corson.
Dans le port plus industriel de Saint-Helier, la capitale de l’île, des locaux s’inquiètent aussi de la concurrence des bateaux français, plus grands et mieux équipés.
« Les gros bateaux peuvent pêcher par n’importe quel temps, donc ils continuent à avancer quand nous devons nous arrêter parce que nous ne pêchons habituellement que dans la journée », déplore Chris Casey, 62 ans, qui attrape les bars à la ligne, « un par un », dans son bateau de 6 mètres.
« Ils sont tous issus de la pêche durable », dit-il en montrant les étiquettes qui, fixées aux branchies, permettent une traçabilité complète.
Certains, comme Don Thompson, président de l’association des pêcheurs de Jersey, étaient initialement optimistes quant au Brexit. Mais aujourd’hui, il se déclare « très déçu ».
« C’était l’occasion de trouver un équilibre entre la taille de la flotte de Jersey et le nombre de navires étrangers qui pêchent dans nos eaux », explique-t-il. Mais 169 navires français, ça serait bien plus que la flotte locale, se plaint-il, affirmant qu’environ seuls 70 d’entre eux pêchaient auparavant dans la zone.
Un vrai problème, quand « la capacité de nos stocks de poissons n’est pas idéale », comme « en ce moment », ajoute Stephen Viney. Ce pêcheur de 54 ans craint une « pression » excessive sur les réserves de poissons si trop de navires sont autorisés, ce qui les rendrait « tous perdants, car des restrictions seront appliquées ».
Mais, ajoute-t-il, « personne n’a de problème » avec les bateaux français qui pêchaient déjà ici, comme ils le font depuis des siècles.

Un article de notre partenaire Euractiv

Le Luxembourg est l’État de l’Union européenne dont le taux de motorisation est le plus élevé. En 2019, il y avait 681 voitures particulières pour mille habitants dans ce pays. Ce chiffre doit être relativisé par le fait que des travailleurs frontaliers utilisent des voitures de société immatriculées dans le pays. Le Luxembourg est suivi de l’Italie, avec 663 voitures pour mille habitants. Viennent ensuite en tête de liste Chypre (645 voitures), la Finlande et la Pologne (tous deux avec 642 voitures). En revanche, les taux de motorisation les plus faibles ont été enregistrés en Roumanie (357 voitures), en Lettonie (381 voitures) et en Hongrie (390 voitures).

La France se situe dans la moyenne basse avec une particularité, le taux de motorisation est en baisse depuis dix ans, passant de 487 à 482 véhicules pour 1000 habitants entre 2010 et 2019.
Avant la crise sanitaire, en 2019, le plus grand nombre de voitures particulières immatriculées était enregistré en Allemagne avec près de 48 millions de voitures, suivi de l’Italie (40 millions) et de la France (32 millions).
Entre 2015 et 2019, la plus forte augmentation du nombre de voitures particulières immatriculées a été enregistrée en Roumanie (+34 %), suivie de la Lituanie (+20 %), de la Hongrie (+19 %), de la Slovaquie et de la Pologne (tous deux +18 %). Plusieurs États membres de l’Union se caractérisent par le vieillissement de leur parc automobile. Les parts les plus élevées de voitures de plus de 20 ans ont été enregistrées en Pologne (37,9 %), en Estonie (31,5 %) et en Finlande (26,9 %).
En revanche, les parts de voitures neuves (moins de 2 ans) étaient les plus élevées en Irlande (28,8 %), au Luxembourg (23,7 %), en Belgique (22,9 %) et au Danemark (22,6 %).

Ronan Le Gleut est né à l’hôpital militaire Louis-Pasteur des Forces françaises à Berlin, l’Allemagne il connait depuis toujours. Après une carrière dans le privé, des années comme conseiller consulaire, il se fit élire comme Sénateur des Français de l’étranger en 2017. Il siège sur les bancs des Républicains, auprès du sénateur Frassa, réélu ce dimanche et de Jean-Pierre Bansard qui rejoint le groupe comme il l’avait l’annoncé.
Aujourd’hui, nous le recevons pour parler des enjeux des élections allemandes et de leurs résultats.

On commence par faire l’état des forces en présence, et Ronan Le Gleut fait un travail formidable de pédagogie en nous expliquant les rouages de ce système parlementaire si éloigné de notre Vème République.
Chancellerie, proportionnelle, programme commun, on vous explique tout pour décrypter ces élections qui doivent désigner le successeur d’Angela Markel.
Plus de 100 000 Français sont installés en Allemagne. Des binationaux mais pas seulement, que peuvent attendre les expatriés sur place de ces nouvelles élections ? Existent-il des problèmes spécifiques ? Comment les Français s’intègrent dans ce pays voisin avec lequel la France partage une longue histoire ? Le sénateur Les Républicains nous répond.
La France et l’Allemagne sont les parties égales d’un moteur de la construction européenne qui traverse des crises inédites dans sa courte histoire. Naturellement, tout le monde s’interroge sur les conséquences du choix des citoyens allemands. Ronan Le Gleut, attaché à l’Union Européenne, lui qui est né sur une base militaire dans les dernières années de la Guerre Froide, nous éclaire sur ce que nous réserve la scène politique allemande.


La démocratie est en crise. Plus personne ne vote. Les cyniques partout l’emportent. Le modèle chinois rayonnant du bonheur des foules part à la conquête du monde. Dans les démocraties, populistes et démagos mènent le bal. S’il y a un bal, puisque ce ne sont pas les politiques qui décident. Aujourd’hui, n’importe quel influenceur sur Instagram, n’importe quel geek rémunéré ou non, a plus d’influence qu’un ministre. Alors, que dire des élections sénatoriales des Français de l’étranger, au-delà des heureux vainqueurs, des valeureux candidats, et des résultats ? Que ce sera un jour de gloire pour les élus, mais aussi et surtout pour ce principe moqué, envié, ridiculisé, jalousé, méprisé : le vote.
De Washington à Paris, l’antiparlementarisme a toujours eu la cote. L’administration elle-même fait peu de cas des élus comme en Amérique latine, les conseillers consulaires apprennent la fusion de leur Conseil. Là, dans l’Océan indien, on organise une élection sans vote internet, ni vote par correspondance, et le moins possible de bureaux de vote. L’Assemblée des Français de l’étranger ne sait toujours pas quand elle se réunira.
Les élus président-ils les Conseils Consulaires ? Les chefs de poste contestent aussitôt l’ordre du jour. Doivent-ils donner un avis sur le budget ? L’Assemblée n’est pas réunie, et les documents budgétaires ne sont pas transmis aux élus -qui nous les demandent ! Les marques de mépris ne sont pas humiliantes, elles sont naturelles.
Serait-ce la faute du gouvernement? Peut-être. La Cour des Comptes, le Haut Comité des Finances publiques, et son Président, Pierre Moscovici, pourtant nommé par le gouvernement, refusent de valider la « sincérité » de la prochaine loi de Finances. Autant dire que le Parlement votera un budget incertain.
Mais les ministres font-ils le poids face à l’administration ? Rien n’est moins sûr. Alors, si un ministre a du mal à s’imposer, que pèse un élu ? Telle sénatrice (Joëlle Garriaud-Maylam) vient de recevoir une réponse à ses questions sur les couples séparés par les interdictions liées à la crise du Covid : neuf mois après sa question, une grossesse.
C’est bien normal : les élus n’ont pas de compétence particulière, se prennent pour les patrons qu’ils ne sont pas, réclament, posent des questions, ont des idées sur tout, souvent mauvaises, s’agitent, agacent.
Comme l’électeur. A part un élu, qu’y a-t-il de pire qu’un électeur? Il pose des questions, râle, propose des mesures sans queue ni tête, raconte sa petite expérience comme si elle était une parabole universelle, n’a pas la connaissance suffisante pour avoir un avis et pourtant ose se faire juge de tout et de rien, un comble.
Conscients de la faiblesse des élus et de ceux qui les élisent, beaucoup s’abstiennent et plus d’un tiers des Français pensent qu’il vaudrait mieux un régime autoritaire : le rêve chinois, ou russe. C’est sûr qu’avec le PCC et le carnet citoyen, il y aurait moins de Gilets jaunes et d’Antivax. Tous piqués en disant merci au Grand Timonier. Souriez, vous êtes filmés (et fichés grâce à la reconnaissance faciale). Celui qui ne sourit pas, malade ou pas, sera isolé, comme cette Française séparée 21 jours de sa famille et de son bébé de trois ans, isolé lui aussi.

Electeurs et élus peuvent être gênants. Même Xi Jinping le sait. C’est pourquoi il a pris soin de désigner le collège électoral à Hong Kong. Choisir les électeurs et ceux qui ont le droit d’être candidat, comme en Iran, au Nicaragua, en Algérie. Mais là comme en Chine, on ne supprime pas le vote, parce le vote est un mot magique.
Dimanche dernier, Russie unie, le parti de Poutine, n’obtenait « que » 36% des voix. Le lendemain matin, il était à 46% Maintenant il dépasse les 50%. A quoi ça sert ? Les Russes répondent sagement : « on ne se fait pas d’illusions, qu’il reste au pouvoir, mais au moins lui, les résultats, il les connait : il sait ce qu’on pense ».
Pourquoi les autocrates ont-ils besoin d’élections ? Est-ce pour plaire à l’Occident ? Est-ce pour paraitre « moderne » ? Est-ce par besoin d’être aimés ? Rien de tout cela. Ils savent que le vote est un exercice de souveraineté. Le truquer, le malaxer, empêcher les candidats de candidater, trafiquer les listes, changer les résultats dans la nuit, peu importe : il faut le rite. Quand on vote en Crimée pour le scrutin russe, cela montre bien que la Crimée est russe. Le vote est un talisman. Même de mauvaise qualité, il protège.
De quoi ? D’un coup d’état, d’une révolte. Ce sont les deux seuls peurs des grands. Regardez ce pauvre Loukachenko : Il veut se faire réélire, il fait tout bien -arrestation des candidats, propagande insensée, fraude bien léchée- et ce beau montage se retourne contre lui ! Le voilà réduit à se mettre dans les mains de l’armée russe, lui qui résistait comme une jeune fille aux demandes de Poutine.
Quant aux doutes sur la démocratie, rien de mieux qu’un coup d’œil sur les dictateurs. Le plus drôle est Kim Jong Il, qui marchait à l’âge de trois semaines, inventa le hamburger, écrivit 1500 livres, d’une nature tellement parfaite qu’il n’avait pas besoin d’aller aux toilettes, jamais. 200.000 Nord-Coréens sont morts de faim durant son règne.
L’économiste Amartya Sen, prix Nobel 1998, expliquait que les famines en Inde disparurent après l’Indépendance. Non que les Britanniques fussent des accapareurs, mais parce que le nouveau régime indien, reposant sur le vote, donnait un petit pouvoir aux pauvres. Les élites, qui se battaient pour obtenir les suffrages, firent attention à ce petit problème : la faim.
Les dictateurs sont les meilleurs propagandistes du vote. Peu à peu, malgré la crise perpétuelle de la démocratie, malgré le mépris de l’électeur, celui de tout régime pour les élus, le vote gagne. En Allemagne, l’électeur allemand tient l’avenir de l’Europe (et donc du monde) entre ses mains (voir ici). Hors d’Europe, en Argentine, au Canada, en Islande, au Maroc, le vote arbitre, défait ou conserve les majorités, et stabilise toujours le pays.
Les démocraties sont en crise, mais elles l’ont toujours été. Elles sont les seuls régimes capables d’affronter les crises. Les autres se raidissent et s’effondrent. C’est pourquoi il faut saluer nos Sénateurs et leur demander beaucoup : qu’ils agacent, perturbent, questionnent, proposent. Les gouvernements et l’administration ne tirent leur légitimité que de cela : le vote.
Que les Sénateurs (et les Députés, et les élus consulaires) n’hésitent pas : « La Société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration » (article 15 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen). S’ils sont élus, c’est pour cela. Et ils peuvent commencer tout de suite : le budget, la fiscalité, pour les Français de l’étranger, c’est maintenant, c’est urgent.

A. Ambassadeur de France
A. Député de Paris
Président de la société éditrice du site « Lesfrancais.press »