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  • Loi anticasseurs censurée – Fin du Grand Débat – Toujours des Gilets Jaunes

    Loi anticasseurs censurée – Fin du Grand Débat – Toujours des Gilets Jaunes

    La loi anticasseurs en partie censurée

    L’actualité de la semaine a été marquée par le rejet de l’article phare de loi anticasseurs. L’interdiction administrative de manifester a en effet été retoquée par le Conseil constitutionnel. Le gouvernement avait fait de cette mesure un des piliers de son arsenal sécuritaire face aux « gilets jaunes ».

    Adoptée le 12 mars après un débat parlementaire sous haute tension, cette disposition controversée permettait notamment auxpréfets de prononcer des interdictions administratives de manifesterpassibles de six mois d’emprisonnement et 7.500 euros d’amende.

    Clap de fin pour le grand débat

    C’est en Corse, dans le village montagnard de Cozzano, à une heure de route d’Ajaccio, qu’Emmanuel Macron a bouclé son tour de France des régions, dans le cadre du grand débat, jeudi 4 avril. Au total, le chef de l’État aura échangé durant près d’une centaine d’heures avec des maires et élus locaux de tout le pays.

    Interdiction de manifester ? Mobilisation renouvelée

    A Paris, deux manifestations sont prévues – et déclarées en préfecture : leurs deux parcours forment une croix sur la capitale. L’une, relayée notamment par Eric Drouet, l’une des figures du mouvement, va du centre est de Paris, place de la République, jusqu’à au quartier des Affaires de la Défense, tout à l’ouest, et veut dénoncer « l’art de l’optimisation fiscale ». L’autre, à l’appel notamment de Sophie Tissier, autre personnalité des « gilets jaunes », part du sud, de la gare Montparnasse, et doit rallier le bassin de la Villette, au nord-est.

    Les interdictions de manifester sur les Champs-Elysées, la place de l’Etoile, ainsi que dans un vaste périmètre comprenant l’Elysée et l’Assemblée nationale, ont été reconduites par le préfet de police pour la troisième semaine de suite, après les débordements du samedi 16 mars, qui avait vu 1.500 « ultra violents », selon le gouvernement, saccager la célèbre avenue et ses abords

    Ailleurs en France, d’autres manifestations sont relayées sur les réseaux sociaux, comme à Rouen, Lyon, Dijon, Nice, Nantes, Montpellier, Bordeaux ou encore Toulouse.

    A Bort-les-Orgues en Corrèze, une manifestation est prévue pour protester contre la privatisation de barrages dans la région. Des arrêtés d’interdiction de manifester dans les centres-villes d’Auxerre et de Bourg-en-Bresse ont par ailleurs été pris.

    A Saint-Nazaire enfin, en Loire-Atlantique, 500 « gilets jaunes » venus de toute la France, selon les organisateurs, sont attendus de vendredi à dimanche pour la seconde « Assemblée des assemblées ».

    La semaine dernière, 33.700 personnes ont défilé dans tout le pays, selon le ministère de l’Intérieur, dont 4.000 à Paris. Les « gilets jaunes », eux, ont comptabilisé 102.713 participants. Ces chiffres sont en baisse par rapport à l’acte 19, durant lequel ils étaient 40.500 selon Beauvau (dont 5.000 à Paris), contre 127.212 selon la page Facebook du « Nombre jaune ».

     

     

  • Un professeur français de Singapour arrêté en France pour pédophilie dans 3 pays asiatiques – VIDEO

    Un professeur français de Singapour arrêté en France pour pédophilie dans 3 pays asiatiques – VIDEO

    « Âgé de 51 ans, Jean-Christophe Q. a été mis en examen le 1er avril pour« viols et agressions sexuelles sur mineurs de 15 ans », « détention, acquisition et captation en vue de sa diffusion d’images à caractère pornographique sur un mineur », « participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime » et « corruption de mineur de plus de 15 ans », confirme une source judiciaire » .

    Le récit de nos confrères du Parisien.fr fait froid dans le dos. Un homme de 51 ans,professeur de français expatrié en Asie a été arrêté à Besançon, alors qu’il rendait visite à ses parents, le 30 mars. Ce sont les enquêteurs de l’Office central de répression des violences aux personnes qui l’ont interpellé à son arrivée.

    Il est soupçonné d’avoir abusé sexuellement d’une cinquantaine d’enfants, notamment en Thaïlande, Inde, Philippines et Malaisie. Une source judiciaire a confirmé l’information. Selon une source policière à Franceinfo, l’homme a reconnu la plupart des faits en garde à vue. Il a été placé en détention provisoire.

    Certains médias thaïlandais avait d’ailleurs diffusé son interpellation en intégralité dans leurs journaux télévisés, alors que l’homme se trouvait dans une chambre d’hôtel de Bangkok, en compagnie de deux jeunes de 13 et 14 ans. Des préservatifs et du viagra ont également été retrouvés.

    « Âgé de 51 ans, Jean-Christophe Q. a été mis en examen le 1er avril pour« viols et agressions sexuelles sur mineurs de 15 ans », « détention, acquisition et captation en vue de sa diffusion d’images à caractère pornographique sur un mineur », « participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime » et « corruption de mineur de plus de 15 ans », confirme une source judiciaire » expliquent nos confrères.

    L’homme installé en Malaisie depuis les années 2000 enseignait dans un centre de langues à Singapour. La presse locale thaïlandaise, qui avait médiatisé l’affaire en février 2019, précise que le suspect aurait entraîné des garçons âgés de 13 à 15 ans trouvés dans les parages du stade Huay Kwang pour faire l’amour. Un père de famille, inquiet de ne pas avoir de nouvelles de son aurait prévenu la police.

    Jean-Christophe Q avait été interpellé le 4 février par la police thaïlandaise. Il possédait la véritable panoplie du touriste sexuel : ordinateur, disques durs, clés USB et plusieurs caméras ainsi qu’un trépied. Pour l’instant, on ignore les raisons pour lesquelles il a été relâché en Thaïlande.

    L’homme soupçonné de multiples viols avait fait ses études à Limoges, puis au lycée Pasteur à Besançon.

     

  • Fortes tensions chez les élus des Français de l’étranger autour du rapport Cazebonne

    Fortes tensions chez les élus des Français de l’étranger autour du rapport Cazebonne

    « Il ne sait pas lire, ne comprend rien et analyse de travers: ça explique pourquoi le sénateur Frassa n’a rien su faire quand il était dans la majorité ! ».

    C’est en ces termes peu flatteurs pour l’intéressé qu’Anne Genetet, députée des Français de l’étranger de la 11ème circonscription (Russie – Asie -Océanie) a qualifiée sur les réseaux sociaux le Sénateur des Français de l’étranger Christophe Frassa.

    Cette réaction faisait suite à une lettre ouverte que la députée Samantha Cazebonne (péninsule ibérique et Monaco) adressait M. Frassa ainsi qu’aux autres députés et sénateurs des Français de l’étranger dont notamment les sénatrices LR Jacky Deromédi et Joëlle Garriaud-Maylam.

    Le rapport Cazebonne à l’origine de la polémique avec le Sénateur Frassa

    A l’origine de la polémique, la newsletter du Sénateur de mars 2019 qui repris les éléments inclus dans le rapport Cazebonne. Celui-ci, remis au Premier Ministre le 4 février au Premier Ministre se concentre sur l’enseignement français à l’étranger. Le rapport commence par un état des lieux et M. Frassa reconnait à cet égard à Mme Cazebonne d’avoir associé l’ensemble des acteurs de l’enseignement français à l’étranger et d’avoir apporté un diagnostic pertinent.

    Mme Cazebonne y indique que le but est que le développement du réseau, et le Président de la République souhaite doubler le nombre d’élèves, s’appuie sur un budget suffisant. C’est une des principales pierres dans le jardin de cet enseignement, suite en particulier aux baisses régulières des subvention à l’Agence de l’Enseignement Français à l’Etranger (AEFE).

    Le rapport met en avant la volonté d’avoir une gestion plus agile et plus autonome. Une manière sans doute de faire écho aux revendications de nombreux parents d’élèves, dont le suppléant de Mme Cazebonne pour le Lycée Français de Madrid, de voir les associations de parents d’élèves pouvoir être plus impliquées dans la gestion des Lycées Français comme par exemple en ce qui concerne les développements immobiliers.

    Les critiques du Sénateur (LR) Frassa

    Le Sénateur, dans son long courrier, porte notamment des critiques sur l’ignorance, qu’il suppose mais qu’elle réfute, de la députée sur la formation M@gistère. Il indique ainsi que « Madame CAZEBONNE semble totalement ignorer l’existence de la plateforme M@gistère, qui propose aux enseignants des modules d’auto-formation dont la qualité n’est plus à démontrer. Là aussi les outils existent déjà, il suffit simplement de les exploiter à bon escient. »

    Mme Cazebonne rétorque au contraire qu’elle la cite à plusieurs reprises dans son rapport mais recommande d’en faire un usage plus large dans le réseau.

    Contextualisation, gestion partagée et initiatives de tous au cœur du rapport

    Parmi les éléments phares et les objectifs du rapport Cazebonne, citons ceux de la contextualisation des attentes locales, une meilleure gestion des ressources humaines, sujet sensible notamment avec les formations syndicales, une gestion par ailleurs plus participative comme nous l’avons évoqué précédemment. Mme Cazebonne souhaite que les initiatives soient prises par tous, y compris, par exemple, les anciens élèves.

    L’enseignement français à l’étranger s’inscrit de nos jours dans un contexte hautement concurrentiel. De nombreux établissements, souvent privés, ouvrent partout dans le monde et offrent des formations souvent dans de nombreuses langues.

    Il est crucial à cet égard, et cela doit prendre en considération les considérations du Président, que chacun, y compris les parlementaires, fasse preuve de bonne volonté. Il n’est pas en revanche certain que les derniers échanges entre Mme la députée et M. le Sénateur aillent dans ce sens.

  • 52ème édition ! 52 semaines avec vous ! Joyeux Anniversaire

    52ème édition ! 52 semaines avec vous ! Joyeux Anniversaire

    Bon anniversaire. 52 numéros. Lesfrancais.pressont un an,  vous remercient, et vous annoncent la création en mai de leur Club.

    Informer les Français de l’étranger,

    Refléter leurs préoccupations et ambitions spécifiques,

    Renforcer les liens entre eux, comparer les modes de vie et les expériences,

    Apporter un éclairage sur la politique nationale, hors hexagone,

    Analyser les tendances et les événements à travers le monde,

    Faire connaitre les solutions des différents pays aux questions qui se posent en France, donner la parole aux élus de toute tendance,

    Participer au rayonnement de la France et des initiatives culturelles, économiques ou politiques des Français à travers le monde,

    Voilà ce que nous essayons de réaliser à travers notre lettre hebdomadaire et notre site. Et ce que nous entendons développer avec le Club lesfrancais.press

    En un an, nous avons grandi. Sur les six derniers mois, nous avons recensé 75.000 visiteurs uniques par moi sur notre site. Nous arrivons à plus de 240.000 abonnés à notre lettre hebdomadaire. Notre taux de lecture dépasse les 20%, ce qui fait près de cinquante mille lecteurs réguliers par semaine. Sur l’année, nous comptabilisons 296.000 visiteurs uniques, qui constituent un socle représentatif des deux millions de Français vivant à l’étranger.

    Nos lecteurs vivent dans tous les pays du monde, en premier lieu au Canada, aux Etats-Unis, en Belgique et en Espagne. Nous souhaitons conserver une large diffusion et nous savons qu’un abonnement payant nous couperait d’une partie de nos lecteurs. Nous continuerons à être un media gratuit, en comptant sur les recettes publicitaires.

    Nous avons noué des relations avec des partenaires d’horizons différents : La French radio, première radio des Français de l’étranger, installée à Lisbonne ;  Euractiv, premier site d’information spécialisé sur l’Europe, à Bruxelles ;  Lorello Ecodata,société d’analyses et d’informations économiques, The Curators, galerie en ligne de New York ; « Entreprendre »,qui met en valeur les réussites des Français à l’étranger. Nous voulons d’autres associations, plus locales. C’est pourquoi nous créons le Club. Pour être complètement local et global à la fois.

    Nous entendons nous développer, avec plus de correspondants, de rubriques et de réactivité. C’est l’objet du Club. Les membres du Club seront associés à la création d’événements, comme ceux que nous avons déjà organisés, par exemple pour les élections européennes ou la Coupe du Monde et cet été à Bruxelles pour le Tour de France. Nous souhaitons créer des animations locales avec les membres du club, compter sur des correspondants pour le journal, lancer des consultations par pays. Plus il y aura d’adhérents, plus il y aura d’initiatives.

    Si cela vous intéresse, une adhésion- un abonnement- de fidélité ou de soutien suffira nous vous informerons très prochainement plus en détail.

    Pour un anniversaire, un petit cadeau fait toujours plaisir. Pour nous c’est le Club. Pour vous c’est votre fidélité. Bon anniversaire.

    Laurent Dominati

    A. Ambassadeur de France

    A. Député de Paris

     

     

     

     

     

  • Londres, trois artistes français à l’honneur.

    Londres, trois artistes français à l’honneur.

    Troisième édition du Programme Radical residency, et trois jeunes artistes français à l’honneur. Le programme Radical Residency sélectionne de jeunes artistes à travers le monde, les accueille dans un espace studio de 180m² et les fait travailler ensemble, côte à côte, ce qui permet échanges, critiques, soutiens et dope la créativité. A la fin du séjour, une exposition leur est consacrée. Fondé en 2015 par Stacie MCCormick, l’Unit 1 Gallery/ Workshop soutient les artistes dans son espace d’exposition. Cette année, dix artistes ont été sélectionnés. Ils ont travaillé ensemble – et séparément- pendant un mois et expose maintenant les œuvres créées.

    Parmi ce panel international, trois artistes français : Jean- Baptiste Lagadec, Juliette Dominati et Lucille Ulrich.

     Jean Baptiste Lagadec consacre son art à la peinture, une action selon lui de résistance contre un avenir numérique de la création.

    Juliette Dominatiest diplômée de l’Ecole Nationale d’Art de Paris en 2017. Installée à Buenos Aires, artiste plasticienne, elle est aussi réalisatrice de films. Elle créée des installations basées sur l’esthétique du collage, en alliant peinture, vidéo, performance et objets trouvés.

    Lucille Uhlricha étudié la littérature moderne avant une maîtrise aux Beaux-Arts de Lyon en 2009. Ses œuvres sont créées à partir de fragments de matériaux suspendus et scotchés.

    D’autres artistes très talentueux sont également à découvrir, les sept autres sélectionnés de ce programme Residency. L’exposition a lieu du 5 au 25 avril. ( plus de renseignements sur le site Ici Londres, qui a inspiré ce coup de projecteur)

  • L’Armée dépose les Bouteflika, la jeunesse espère, les anciens du FLN s’inquiètent.

    L’Armée dépose les Bouteflika, la jeunesse espère, les anciens du FLN s’inquiètent.

    Bouteflika a démissionné. Une longue réunion des chefs de l’Armée au siège de l’Etat-major, convoquée par le général Salah, en a décidé ainsi. Les frères du Président, Saïd et Nacer, qui dirigent l’Algérie, ont cédé. Il a peut-être fallu leur expliquer qu’ils pouvaient aussi être arrêtés. Le ton était monté. Le général Salah a dénoncé « une bande », mis en cause « une poignée de personnes d’amasser des richesses immenses par des voies illégales et dans un court laps de temps, en toute impunité, profitant de leur accointance avec certains centres de décision douteux et qui tentent ces derniers jours de faire fuir ces capitaux volés et s’enfuir à l’étranger ». Une mise en cause directe de l’ancien patron du patronat Ali Haddad, arrêté à la frontière tunisienne. Un avertissement à tous. Une façon de se mettre du coté des manifestants.

    Comment l’armée a-telle pu faire son unité ? Parce que les frères Bouteflika ont réveillé la grande ennemie de l’armée, l’ancienne direction des services de renseignement. Saïd a demandé à l’ancien chef de cette direction,  le général Mohamed Mediene, « Toufik », de prendre contact avec l’ancien Président Liamine Zeroual, pour lui proposer de revenir à la Présidence. Zeroual a refusé. Mais le général Salah l’a appris. Or Salah est l’ennemi de Toufik. il a donc considéré que cette démarche était une trahison de la part de Saïd Bouteflika, et a rassemblé les chefs de l’armée autour de lui en agitant la menace d’un retour sur le devant de la scène de l’ancien Département de Surveillance et de sécurité (DRS) dissous en 2016 à travers sa branche, le DSS, rattaché à la Présidence.

    Deux options sont ouvertes. Soit le processus « normal »  et constitutionnel. Le Président du Conseil de la Nation, Abdelkader Bensalah, devient Président par interim, le gouvernement de Noureddine Bedoui, à peine nommé, est chargé d’organiser les élections présidentielles dans 90 jours au plus tard.

    Soit, ce que demandent certains manifestants, un gouvernement d’union nationale pour organiser les élections.

    Il est possible qu’en cas de désordre, et d’incapacité pour le gouvernement d’asseoir une autorité qu’il a de moins en moins, l’armée constitue elle-même un organe de transition pour organiser les élections. Beaucoup de décisions vont être réglées dans la précipitation. Notamment le sort des frères du Président Bouteflika. En tout cas l’avertissement du Général  Salah a été entendu par tous ceux qui ont peur du changement de régime et sont prêts à faire allégeance au nouveau pouvoir de fait pour se protéger. Ce nouveau pouvoir, ce n’est pas la rue, ni le peuple, mais l’Etat-major. Tant qu’il parvient à se mettre dans le courant des revendications des manifestants, au moins d’une partie d’entre eux. Car dans la rue, beaucoup criaient aussi contre Gaïd Salah. Ce dernier pourrait s’appuyer sur son gendre, Abdelghani Zaalane, qui avait été nommé directeur de campagne du Président Bouteflika le 19 mars dernier. Une éternité.

     

    A noter que les tentatives faites pour faire porter la responsabilité des révolutions de palais à la France ont échoué. Personne ne croit plus aux «complots de l’étranger. Jean Yves Le Drian, a déclaré à New York : « l’Algérie doit être maîtresse de son destin. Il faut donc que le processus qui va se mettre en œuvre, de transition, qui maintenant s’impose, puisse se dérouler dans les meilleurs conditions ». La France, attentive, reste en retrait et prudente. Des menaces ont été reçues. La Russie, qui fait faire régulièrement escale à sa flotte militaire, et fournit l’armée en armement, avertit contre toute ingérence. Un vrai changement en Algérie aurait d’importantes conséquences pour elle.

    La démission de Bouteflika, si elle marque la fin d’une époque, n’est pas encore la fin d’un régime. C’est le début d’un nouveau chapitre. Qui va tenir la plume, maintenant que les frères Bouteflika font leurs valises ? La rue, l’Armée, et une part d’ombres. Les Islamistes sont ils vraiment puissants ? Sont-ils au contraire sur le recul et ne servent-ils que d’excuse au régime ? Si l’Algérie suivait la voie de la démocratie, comme la Tunisie s’essaie à le faire, ce pourrait être le début d’une révolution qui dépasserait l’Algérie : la Méditerranée, le monde arabe, l’Afrique…

  • Christo se prépare à emballer l’Arc de Triomphe en 2020

    Christo se prépare à emballer l’Arc de Triomphe en 2020

    L’Arc de Triomphe, l’un des monuments emblématiques de Paris, va être entièrement emballé en 2020 par l’artiste plasticien Christo qui s’était déjà attaqué au Pont-Neuf en 1985, ont annoncé mercredi le Centre des Monuments nationaux et le Centre Pompidou.

    Cet emballage artistique qui nécessitera 25.000 mètres carrés de tissu recyclable de couleur argent bleuté et 7.000 mètres de corde rouge, sera visible pendant 14 jours, du 6 au 19 avril 2020.

    Parallèlement, le Centre Pompidou proposera du 18 mars au 15 juin 2020 une exposition retraçant la période parisienne du duo formé par Christo et Jeanne-Claude (décédée en 2009) et l’histoire du projet « Le Pont-Neuf empaqueté ».

    « L’Arc de Triomphe empaqueté sera autofinancé par Christo grâce à la vente de ses études préparatoires, dessins, collages du projet ainsi que des maquettes, œuvres des années cinquante-soixante et des lithographies originales dédiés à d’autres sujets », indique le Centre des Monuments nationaux qui précise que l’oeuvre éphémère ne bénéficiera d’aucun financement public.

    Dès 1962, Christo et Jeanne-Claude avaient signé un photomontage avec l’Arc de Triomphe empaqueté, vu depuis l’avenue Foch.

    « Près de 60 ans plus tard, ce projet sera concrétisé. Durant toute la période où l’oeuvre sera visible, comme pendant la durée des travaux d’installation, l’espace sous l’Arc de Triomphe qui surplombe la dalle sacrée où brûle en permanence depuis 1923 la Flamme de la Nation devant la tombe du Soldat Inconnu sera entièrement préservé », souligne le Centre des Monuments nationaux.

    « Associations, bénévoles et volontaires attachés aux valeurs de la République continueront à s’y relayer pour assurer la continuité du souvenir et de la mémoire et assurer les cérémonies quotidiennes du ravivage de la flamme et les hommages au Soldat inconnu dans la solennité requise », ajoute le CNM.

    « Trente-cinq ans après que Jeanne-Claude et moi avons emballé le Pont-Neuf, je suis impatient de travailler à nouveau à Paris pour réaliser notre projet pour l’Arc de Triomphe », confie Christo, 83 ans, dans un communiqué.

    La Rédaction avec l’AFP
  • Carlos Ghosn, de nouveau arrêté, demande la protection consulaire et le soutien du gouvernement

    Carlos Ghosn, de nouveau arrêté, demande la protection consulaire et le soutien du gouvernement

    Arrestation « révoltante et arbitraire », a jugé Carlos Ghosn, interpellé jeudi à son domicile de Tokyo sur de nouveaux soupçons de malversations financières. Les enquêteurs du bureau des procureurs se sont rendus au petit matin à son immeuble. L’ancien patron de Renault-Nissan a été plus tard conduit au centre de détention de Kosuge (nord de la capitale), où il a déjà passé plus de 100 jours avant d’être libéré sous caution il y a à peine un mois.

    « C’est contre l’esprit de la loi ou de ce que la loi prévoit, et c’est un acte qui ne doit pas arriver dans un pays civilisé », s’est insurgé devant la presse son avocat Me Junichiro Hinoraka, promettant d’utiliser tous les recours possibles pour obtenir sa remise en liberté. Le défenseur, visiblement courroucé, a par ailleurs dénoncé la confiscation du téléphone sans accès à internet de son client et de l’ensemble de ses notes, ainsi que du smartphone de sa femme, privée aussi de son passeport.

    De son côté, le parquet a justifié cette décision par « un risque de destruction des preuves », selon le procureur-adjoint, Shin Kukimoto.

    « Pour me briser »

    Alerté dès mercredi par des rumeurs de presse, l’homme d’affaires franco-libano-brésilien de 65 ans s’était préparé à cette éventualité. « Il a enregistré une vidéo résumant son point de vue, document que nous prévoyons de diffuser », a annoncé Me Hironaka.

    Le magnat de l’automobile déchu avait aussi rédigé une déclaration écrite, clamant son « innocence ». « Pourquoi venir m’arrêter alors que je n’entravais en rien la procédure en cours, sinon pour me briser ? », a-t-il lancé. Cette arrestation « fait partie d’une nouvelle manœuvre de certains individus chez Nissan qui vise à m’empêcher de me défendre en manipulant les procureurs », a-t-il accusé, reprenant le thème du « complot » brandi dans de précédentes interviews accordées en prison.

    « Mensonges », « acharnement » et « démolition systématique » : il a usé de la même virulence dans un entretien accordé mercredi en urgence à TF1/LCI par Skype. « Je fais appel au gouvernement français pour me défendre, pour préserver mes droits en tant que citoyen pris dans un engrenage incroyable à l’étranger », a-t-il insisté. « Je suis combatif, je suis innocent, c’est dur », a-t-il également déclaré. « Il y a beaucoup de mensonges dans ce qui a été dit et ces mensonges sont en train de se répéter les uns après les autres. (…) Il y a un acharnement qui n’est pas récent, qui a démarré le jour de mon arrestation, c’est-à-dire le 19 novembre 2018, il ne s’est jamais arrêté », a-t-il ajouté. « Il y a eu une démolition systématique et on sait très bien quelle en est l’origine. Il y a quelques personnes à l’intérieur de Nissan qui sont à l’origine de ça. Ils bénéficient de complicités aussi à l’extérieur de Nissan », a-t-il encore affirmé.

    Ce nouveau rebondissement dans un interminable feuilleton, qui s’est ouvert le 19 novembre avec l’arrestation surprise de celui qui était alors le tout-puissant PDG de l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi Motors, intervient alors même qu’il avait décidé de prendre la parole pour la première fois depuis sa sortie de prison. M. Ghosn avait annoncé mercredi via Twitter, de façon impromptue, qu’il s’exprimerait devant la presse le 11 avril. Dans un court message sur un compte certifié créé pour l’occasion, il disait vouloir « dire la vérité à propos de ce qui se passe ».

    « Contraire à l’éthique »

    Déjà sous le coup de trois inculpations pour déclarations inexactes de revenus sur les années 2010 à 2018, dans des documents remis par Nissan aux autorités financières, et pour abus de confiance, M. Ghosn est désormais sous la menace d’une quatrième mise en examen.

    Le parquet le soupçonne d’avoir transféré des fonds de Nissan, pour un total de 15 millions de dollars entre fin 2015 et mi-2018, à une société « de facto contrôlée par lui ». Sur cette somme, 5 millions ont été détournés, a précisé le bureau des procureurs dans un communiqué. « Le suspect a trahi sa fonction (de patron de Nissan) pour en tirer des bénéfices personnels », a-t-il souligné.

    Selon une source proche du dossier, le procédé a débuté dès 2012, portant sur une somme totale de plus de 30 millions de dollars versée à un distributeur de véhicules Nissan à Oman, montants dont une partie lui serait revenue indirectement. Il aurait notamment acheté un yacht et investi dans une société dirigée par son fils aux Etats-Unis.

    Des flux financiers similaires ont été signalés la semaine dernière par Renault à la justice française, à l’issue d’une enquête interne du constructeur qui s’interroge aussi sur des dépenses opaques au sein de la filiale commune avec Nissan, RNBV, basée aux Pays-Bas. Une enquête a déjà été ouverte sur le financement du mariage de Carlos Ghosn au château de Versailles en octobre 2016.

    « Carlos Ghosn est un justiciable comme les autres. Il bénéficie de la présomption d’innocence », a réagi jeudi le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, tout en assurant avoir demandé, en tant qu’actionnaire de Renault, « la transparence totale ».

    Au Japon, la date du procès n’a pas été fixée. Ses avocats ont déposé cette semaine une requête au tribunal pour que l’ex-patron soit jugé séparément de Nissan, qui, bien qu’étant aussi inculpé sur un des volets, « a pris depuis le début le parti des procureurs », selon Me Hironaka.

    Le dirigeant franco-libano-brésilien espère être blanchi après avoir été dépouillé de la présidence des trois constructeurs qu’il avait unis et hissés au premier rang mondial.

    Nissan, qui a encore une fois jeudi évoqué « des preuves substantielles d’un comportement ouvertement contraire à l’éthique », se prépare à tenir lundi une assemblée générale extraordinaire d’actionnaires pour révoquer Le mandat d’administrateur de M. Ghosn  coupant tous ses liens avec l’entreprise qu’il a naguère sauvée de la faillite.

    En réaction, Carlos Ghosn, a donc demandé l’aide du gouvernement français, bénéficiant de la présomption d’innocence, il obtient donc comme tout citoyen français la protection consulaire. C’est ce que s’est borné à déclarer, jeudi, le ministre de l’Économie français, Bruno Le Maire, sur le plateau de BFM TV.

    Toutefois, à ce stade, la priorité du gouvernement français est, selon lui, de garantir l’avenir de Renault, désormais présidé par l’ancien président de Michelin, Jean-Dominique Senard, en tandem avec le directeur général, Thierry Bolloré.

    Et dans ce cadre, ce lundi 1er avril, selon deux sources proches du dossier, Renault a alerté la justice française après avoir découvert, dans le cadre d’une enquête interne, l’existence de paiements suspects à SBA remontant à l’ère Carlos Ghosn.

    Les éléments alors adressés au parquet suggèrent également que l’essentiel des fonds a été ensuite transféré à une société libanaise contrôlée par des associés de Carlos Ghosn. Selon les sources, la somme totale versée par le groupe français se chiffre à au moins 10 millions.

     

  • Le coiffeur star Jean-Louis David, français de Suisse, est mort à 85 ans

    Le coiffeur star Jean-Louis David, français de Suisse, est mort à 85 ans

    Jean-Louis David, le pionnier français de la coiffure franchisée et inventeur du « dégradé », est décédé mercredi matin à l’âge de 85 ans, a indiqué à l’AFP le groupe Provalliance, qui détient la marque du coiffeur star, confirmant une information de BFM.

    Né le 24 mars 1934 dans une famille de coiffeurs originaire de Grasse, il s’était lancé dans le métier à Paris au début des années cinquante, à l’âge d’or des coiffeurs « artistes ».

    Le salon Gabriel Garland où il fut d’abord employé appartenait au propriétaire de la revue de cinéma Cinémonde, une occasion en or pour se faire un nom auprès des vedettes du grand écran. Il avait notamment coiffé l’actrice hollywoodienne blonde platine Kim Novak, future héroïne du film « Sueurs froides » (« Vertigo ») d’Alfred Hitchcock.

    Il avait ouvert son premier salon à son nom en 1961 à Paris, sur la luxueuse avenue Wagram, et créé la coupe dégradée en 1970, une révolution dans le monde de la coiffure. L’internationalisation est venue à la fin des années 70 et au début des années 80.

    Ce père de quatre enfants, marié à quatre reprises, avait pris du recul depuis la vente de sa marque en 2002 au groupe américain Regis Corporation, qui l’avait ensuite revendue en 2008 au groupe Provalliance de Franck Provost.

    Ce dernier a évoqué « un homme visionnaire, avant-gardiste, créateur et businessman hors-norme qui a marqué la coiffure », dans un communiqué transmis à l’AFP mercredi soir.

  • Notre débat sur les élections européennes dédié aux Français de l’étranger

    Notre débat sur les élections européennes dédié aux Français de l’étranger

    150 Français de l’étranger sur place à Bruxelles, et 8,000 personnes en direct sur lafrenchradio, ont suivi le débat que nous avons organisé en partenariat avec EURACTIV à Bruxelles, dans les locaux de ces derniers.

    Le sujet ? Les élections européennes. Les participants ? Des personnalités, toutes candidates, des principales formations politiques. Nous avons accueilli hier, chez notre partenaire Euractiv devant 150 personnes :

    Laurence Sailliet, Porte-Parole de LR et 10ème ,

    Nicolas Bay numéro 3 du RN et eurodéputé sortant, Co-Président du Groupe Europe des Nations et des Libertés au Parlement Européen,

    Dominique Riquet, eurodéputé sortant et candidat sur la liste Renaissance qui soutient Emmanuel Macron,

    Cécilia Gondard, candidate PS et Présidente de leur fédération des Français de l’étranger,

    Sophie Rauszer, ancienne candidate aux législatives des Français du Benelux durant lesquelles elle obtint le 2ème meilleur score et candidate LFI aux européennes,

    et Mélanie Vogel, assistante parlementaire et candidate sur la liste EELV.

    la liste Renaissance sera bien membre du groupe ALDE.

    Le débat fut retransmis sur la French Radio ou il fut écouté par plus de 6000 personnes.

    Un débat riche, des opinions tranchées sur la crise des migrants ainsi que le terrorisme

    Première information de la soirée, confirmée par Dominique Riquet, la liste Renaissance sera bien membre du groupe ALDE. Celui-ci, selon M. Riquet, devrait normalement changer de nom.

    Concernant, par ailleurs, la possible taxe kérozène, qui toucherait l’aérien, il a indiqué que celle-ci ne pourrait être efficace que si elle est mondiale.

    Pour Laurence Sailliet, qui fut candidate LR chez les Français de l’étranger en péninsule ibérique, 3 priorités : l’immigration, la sécurité, et les questions économiques. LR est opposé à l’arrivée de bateaux de migrants. Sur la question du terrorisme djihadiste, ils prônent la coopération européenne et Mme Sailliet a repris à cet égard l’exemple de la coopération franco-espagnole.

    La candidate EELV Mélanie Voget a rappelé que, au cœur de la crise, il y avait seulement 600 demandeurs d’asile pour 1 million d’habitants en Europe. Une manière pour elle de dénoncer ce qu’elle appelle le mythe du grand remplacement.

    L’immigration est également au coeur du programme du Rassemblement National et Nicolas Bay le refus de sa formation politique d’accueillir des migrants et leur objectif, par ailleurs, d’éradiquer l’islamisme.

    La réforme de l’Europe, une étonnante proximité entre EELV et le RN

    Concernant la réforme des institutions, Dominique Riquet, pour la liste Renaissance, a indiqué que d’une part les traités évoluent et font avancer l’Europe, et d’autre part que les questions sociales et économiques sont indissociables. Il a enfin affirmé son désaccord sur le principe de l’unanimité au sein du Conseil. Une question qui fut débattue notamment avec le public.

    le débat n’était pas pour plus ou moins d’Europe

    Mélanie Vogel, d’EELV, a eu à cet égard un propos étonnant indiquant qu’elle est en « accord avec Nicolas Bay ». Elle évoquait le fait que le débat n’était pas pour plus ou moins d’Europe. Fédéralistes, les écologistes incitent cependant, à l’instar du RN sans en partager les motivations, à préserver les équilibres entre les régions, les Etats, et l’Union elle-même.

    Pour Cécilia Gondard, la priorité est d’avoir une Europe de la solidarité et pas de l’austérité. Elle défend à cet égard une Europe de la coordination, notamment sur les retraites, et fixe un objectif : la lutte contre les inégalités et pour la préservation de la planète.

    Défense européenne, ventes d’armes et libre échange

    Sur les questions des réformes institutionnelles possibles, la réaction de la salle fut mitigée. Christophe Leclercq, modérateur du débat et fondateur d’EURACTIV, a posé plusieurs questions, notamment celles concernant les changements des traités, la possibilité d’une Europe de la défense et la coopération sur la lutte contre le terrorisme. Ce dernier point a été approuvé largement par le public, les autres, ainsi que l’interdiction du glyphosate , beaucoup moins. Les résultats étaient très partagés.

    Sur la lutte contre le terrorisme, Mélanie Vogel a mis en avant le besoin de ne plus vendre d’armes à l’Arabie Saoudite. Sophie Rauszer, de la France Insoumise, a rappelé que la Belgique a commandé des F35 américains et l’incohérence avec le besoin de défendre l’industrie européenne. Pour Sophie Rauszer, par ailleurs, le libre-échange et la raréfaction des ressources sont en lien direct avec la question migratoire.

    Enfin et concernant la réforme des institutions, il est clair pour Nicolas Bay que la seule Europe démocratique est l’Europe des Nations.

    Fiscalité, monnaie, Français de l’étranger et réforme des institutions

    Le débat a enfin porté sur les questions de l’avenir de l’Union européenne.

    Pour Nicolas Bay, la monnaie commune est en fait une monnaie allemande qui lui bénéficie et à elle seule.

    La réforme de l’Union européenne fut au cœur de ce dernier échange, et notamment avec Laurence Sailliet qui nous parla de fiscalité. Pour elle, une menace, venue de la gauche, plane pour les Français de l’étranger, celle d’une fiscalité « par le sang » qui toucherait tout Français vivant à l’étranger. Un type de fiscalité clairement rejeté par LR.

    Sur les Français de l’étranger, il a également été avancé le chiffre de 33 millions d’euros de coupes budgétaires pour les Lycées Français par Sophie Rauszer. La représentante de la France Insoumise a également mis en avant, concernant le fait que certains revendiquent un siège unique du Parlement européen à Bruxelles, que l’UE a des représentations permanentes extrêmement couteuses à par exemple Jakarta où Abbis Adeba.

    Dominique Riquet a, quant à lui, regretté que les Français vivant dans l’UE ne se sentent pas chez eux. Français vivant en Belgique lui-même, il ne s’estime pas vivre à l’étranger. Il a par ailleurs rappelé que sur la question de l’égalité des genres, l’Europe est à l’avant-garde du monde.

    Vous pouvez réécouter le débat en intégral sur la

    Ou lire l’article de notre partenaire

     

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