Radio en direct
Choisissez une station puis lancez la lecture

Blog

  • Clooney boycotte Bruneï.

    Clooney boycotte Bruneï.

    L’acteur américain Georges Clooney, symbole de classe, de charme et de Nespresso, a lancé un appel au boycott de neuf hôtels de luxe qui appartiennent au sultan de Bruneï. Ce dernier, qui gouverne ce petit état pétrolier de 400.000 âmes, a introduit progressivement la charia dans sa législation depuis 2014 et s’apprête à lapider et fouetter à mort les homosexuels. La nouvelle législation prévoit aussi l’amputation en cas de vol et la mort en cas d’adultère.

    Le Sultan pétrolier, l’un des hommes les plus riches du monde, à travers l’Agence d’investissement de Bruneï, possède, entre autres, Le Meurice et le Plaza Athénée à Paris, The Dorchester et le Park Lane à Londres, Le Bel Air et le Beverly Hills à Los Angeles, le Principe di Savoia à Milan et l’Eden à Rome.

    Georges Clooney écrit dans son appel : « « J’ai séjourné dans nombre d’entre eux, dont certains récemment, parce que je n’avais pas fait mes devoirs et que j’ignorais qui les possédait, reconnaît l’acteur américain. Mais soyons clair, chaque fois que nous prenons une chambre ou organisons une réunion ou dînons dans l’un de ces neuf hôtels, nous mettons de l’argent directement dans la poche d’hommes qui choisissent de lapider et de fouetter à mort leurs concitoyens homosexuels ou accusés d’adultère »

    Brunei est une monarchie et un boycott n’aura certainement pas grand pouvoir pour changer ses lois. Mais allons-nous vraiment contribuer financièrement à ces violations des droits humains ?

    Après des années de pratique des régimes meurtriers, j’ai appris que vous ne pouvez pas leur faire honte. Mais vous pouvez faire honte aux banques, aux financiers et aux institutions qui font des affaires avec eux en choisissant de détourner le regard. »

    Richard Branson, le patron de Virgin, et François Pinault, qui avaient déjà appelé à boycoter ces palaces. S’ils refusaient de leur vendre leurs produits de luxe, on se demande où iraient se fournir les quatre épouses du Sultan quand elles vont place Vendôme, dans l’Hôtel particulier du Sultan, décoré par Jacques Garcia. Elles resteraient mortes d’ennui dans le palais de Bandar Seri Begawan avec ses 1788 pièces, et ses 200 000 m², à coté duquel Buckingham palace a l’air d’un office. Tout est d’ailleurs de la faute des Anglais. S’ils n’avaient pas donné son indépendance à Bruneï, en 1984, au lieu de la charia, on aurait l’habeas corpus. Les Chinois, eux, s’en moquent, ils ont signé des accords avec le fonds d’investissement de Bruneï, avec lequel ils achètent des ports. Ledit fonds, qui rapporte plus que les hôtels, est un des moins transparents des fonds souverains. Le Bruneï pays figure d’ailleurs sur la liste française des paradis fiscaux.

    Au contraire du Fonds norvégien, Le fonds du Sultan n’a pas établi de règles éthiques. Jusqu’au jour où il exigera que les entreprises dans lesquels il investit ne comptent ni homos ni femmes adultères. Si les hôtels du sultan se mettaient à refuser les couples adultérins, sûr que la clientèle chuterait. Ils devraient aussi refuser de vendre de l’alcool. Déjà, à Bruneï, fêter publiquement Noël est interdit. Vont-ils l’interdire aussi au Meurice ?

  • Une oeuvre éphémère magistrale pour les 30 ans de la Pyramide du Louvre

    Une oeuvre éphémère magistrale pour les 30 ans de la Pyramide du Louvre

    Si aujourd’hui la Pyramide du Louvre est un monument apprécié de Paris & indissociable du Louvre, sa naissance fit polémique !

    En 1981, le président François Mitterrand annonça l’affectation de l’Aile Richelieu (l’aile nord) au Musée du Louvre, passant la surface d’exposition de 31 000 m² à 60 000 m² ! Le projet du Grand Louvre était lancé.

    En gagnant la totalité du Palais du Louvre, le plus grand musée du monde avait besoin d’un hall en souterrain pour offrir un accès aux trois ailes du Louvre. Pour éviter une entrée digne de celle d’un métro, l’architecte sino-américain Ieoh Ming Pei imagina un accueil en forme de pyramide, servant de puits de lumière.

    Inspirée de la pyramide de Khéops pour ses proportions, la pyramide de Pei est une prouesse technique. Elle exigea la conception d’un verre spécial, le « verre diamant » par Saint-Gobain, disposé en 673 plaques (et non 666 comme le dit une légende urbaine).

    Mais pendant sa construction de 1985 à 1989, une partie des politiques et de la presse furent des opposants farouches à cette pyramide. Le Canard enchaîné donna même le surnom « Tonton Khamon » à François Mitterrand, pendant que le choix de I.M Pei comme architecte fut très critiqué.

    Navré les cassandres, la Pyramide du Louvre est un succès ! Les 10 millions de visiteurs annuels entrent par cette œuvre d’art, elle incarne un des monuments emblématiques de Paris pour le monde entier.

    Pour les 30 ans de la Pyramide du Louvre, l’artiste JR a préparé un collage monumental et participatif !

    En 2016, JR avait déjà caché la pyramide avec des collages. Cette fois, l’artiste la révèle avec son projet mystérieux « Le secret de la Grande Pyramide », aidé de 400 bénévoles.

    Mais on ne pourra apercevoir le collage que du samedi 30 au dimanche 31 au soir dans la Cour Napoléon !

    Cependant le musée prévoit de nombreux autres activités comme

    Vous pouvez aussi partager les événements avec le hashtag #30ansPyramide sur Instagram et Twitter.

    Alors, si vous passez par Paris, n’oubliez pas de fêter les 30 ans de la Pyramide du Louvre. 

  • Pourquoi ne plus descendre dans les hôtels du sultan du Brunei ?

    Pourquoi ne plus descendre dans les hôtels du sultan du Brunei ?

    L’acteur américain George Clooney a appelé au boycott de neuf hôtels de luxe liés au sultan de Brunei, riche petit Etat pétrolier d’Asie du Sud-Est qui s’apprête à instaurer la peine de mort en cas d’homosexualité ou d’adultère en invoquant la charia, la loi islamique.

    Le 3 avril, « la nation de Brunei va commencer à lapider et à fouetter à mort n’importe lequel de ses citoyens convaincu d’être homosexuel. Comprenez-le bien », écrit George Clooney dans une tribune reproduite par le site internet Deadline, spécialisé dans le divertissement.

    La nouvelle législation de Brunei, situé sur l’île de Bornéo, prévoit aussi l’amputation d’une main ou d’un pied pour vol.

    Cette petite monarchie de 430.000 habitants est dirigée d’une main de fer par le sultan Hassanal Bolkiah depuis 1967. Elle a annoncé en 2013 l’introduction progressive de la charia, mais la mise en application de ces mesures avait été retardée pour des questions pratiques et en raison de l’opposition des défenseurs des droits humains.

    Le sultan est « l’un des hommes les plus riches du monde » et « possède l’Agence d’investissement de Brunei » qui, à son tour, est propriétaire de « neuf des hôtels les plus prestigieux dans le monde », poursuit George Clooney.

    Et le comédien d’en donner la liste : The Dorchester (Londres), 45 Park Lane (Londres), Coworth Park (Royaume-Uni), The Beverly Hills Hotel (Beverly Hills, Etats-Unis), Hotel Bel-Air (Los Angeles, Etats-Unis), Le Meurice (Paris), Hôtel Plaza Athénée (Paris), Hotel Eden (Rome) et Hotel Principe di Savoia (Milan, Italie).

    « J’ai séjourné dans nombre d’entre eux, dont certains récemment, parce que je n’avais pas fait mes devoirs et que j’ignorais qui les possédait », reconnaît l’acteur américain.

    « Mais soyons clair, chaque fois que nous prenons une chambre ou organisons une réunion ou dînons dans l’un de ces neuf hôtels, nous mettons de l’argent directement dans la poche d’hommes qui choisissent de lapider et de fouetter à mort leurs concitoyens homosexuels ou accusés d’adultère », relève-t-il.

    « Brunei est une monarchie et un boycott n’aura certainement pas grand pouvoir pour changer ses lois. Mais allons-nous vraiment contribuer financièrement à ces violations des droits humains ? », lance-t-il.

    Et d’ajouter : « Après des années de pratique des régimes meurtriers, j’ai appris que vous ne pouvez pas leur faire honte. Mais vous pouvez faire honte aux banques, aux financiers et aux institutions qui font des affaires avec eux en choisissant de détourner le regard ».

    Le bureau du Premier ministre de Brunei a diffusé samedi un communiqué rappelant que le pays avait un « double système judiciaire », l’un islamique, qui ne s’applique qu’aux musulmans -représentant plus des deux tiers de la population-, l’autre civil, qui concerne l’ensemble des habitants du pays.

    « Avec l’entrée en vigueur complète » de cette loi islamique « à partir du 3 avril, les deux systèmes continueront à s’appliquer en parallèle afin de maintenir la paix et l’ordre et préserver la religion, la vie, la famille et les individus quels que soient leur genre, nationalité, race et confession », y est-il écrit.

    La rédaction avec l’AFP

  • Interview d’un nouveau français de l’étranger : Nicolas Barnier – Candidat aux européennes en Belgique

    Interview d’un nouveau français de l’étranger : Nicolas Barnier – Candidat aux européennes en Belgique

    Nous démarrons cette campagne avec beaucoup d’humilité et d’enthousiasme.

    LF.P : Bonjour Nicolas Barnier, vous êtes Français, vous avez 33 ans et vous avez décidé de vous présenter aux élections européennes, à la troisième position, sur les listes du Mouvement Réformateur, parti centriste de tendance libérale belge.

    Pouvez-vous nous expliquer ce choix, et quel est votre lien avec la Belgique?

    Tout d’abord, la Belgique est un grand peuple européen. La Belgique est également un pays frère et voisin de la France. Les bonnes relations entre le Premier Ministre Charles MICHEL et le Président de la République Emmanuel MACRON démontrent que le lien qui unit nos deux pays est unique et sacré. Il est à part. Chaque pays garde bien naturellement ses spécificités culturelles mais nous sommes des pays alliés et amis.

    Or, il y a un élément que nous partageons tout particulièrement, c’est l’envie de voir le projet européen se réformer et réussir. C’est vital pour les générations futures. C’est le sens de mon engagment. Une très large majorité de belges souhaitent mieux comprendre le projet européen et veulent y apporter leur contribution. C’est parfaitement légitime et nous devons répondre concrètement à leurs aspirations. Il faut écouter chaque personne. Ce sera donc une campagne de terrain et d’écoute. Le projet européen doit se rapprocher des peuples qui le constituent afin de se construire avec eux. Nous avons la capacité de créer un agenda européen positif. J’ai confiance dans cet avenir collectif.

    En ce qui concerne mon engagement pour le projet européen, j’ai comme tout le monde soumis ma candidature à la Commission Nationale d’Investiture en France. J’ai été auditionné puis, comme d’autres candidats, j’ai été sélectionné au mois de février 2018.  J’ai été contacté à ce moment-là par le Premier Ministre belge, Charles Michel, qui m’a demandé de venir le rencontrer à Bruxelles. Nous avons parlé de la crise des gilets jaunes, de la situation en Belgique et aussi de cette idée de liste transnationale proposée auparavant par Emmanuel Macron. Après plusieurs échanges sur le programme du Mouvement Réformateur avec son cabinet et Olivier Chastel, notre tête de liste, j’ai accepté de porter les couleurs du MR car nous défendons une ligne moderne, ambitieuse et résolument européenne. Nous sommes conscients que le projet européen doit se réformer et nous nous engageons pour être à la hauteur de ces réformes futures.

    Par ailleurs, c’est une idée innovante qui s’est faite naturellement. En effet, la Belgique est ma deuxième patrie et j’y ai vécu pendant de nombreuses années. Bien naturellement, je vivrai en Belgique si nous arrivons à préserver le troisième siège qui est une place de combat car non acquise.

    Nous démarrons cette campagne avec beaucoup d’humilité et d’enthousiasme.

     

    LF.P : Pouvez-vous également nous en dire plus sur vous et votre parcours, vous êtes actuellement assistant parlementaire d’un député LREM, vous êtes donc depuis longtemps déjà dans la politique?

    Non, je ne suis pas depuis longtemps dans la politique puisque mon premier engagement a été en novembre 2016 pour Emmanuel Macron. J’ai beaucoup apprécié la manière dont il s’est adressé à notre génération, celle des trentenaires. De voir un candidat à la présidentielle dire qu’il a confiance dans la jeunesse de son pays et qu’il souhaite la voir s’engager a été un déclic.

    Je me suis donc engagé dans ses équipes avant de diriger la campagne d’un jeune entrepreneur, Grégory Besson-Moreau dans la première circonscription de l’Aube. La victoire était loin d’être acquise. Nous sommes partis d’une page blanche. Nous avons constitué une équipe formidable que je remercie encore pour leur confiance et leur fidélité. Après une campagne de terrain et d’écoute, nous avons gagné cette élection. Il est désormais député français.  Cette expérience fondatrice et forte humainement m’a permis de faire mes preuves et d’être là où je suis par moi-même. Contrairement aux raccourcis faciles que certains veulent bien faire faute d’arguments.

    Ainsi, à l’issue de l’élection, nous avons choisi de continuer à travailler ensemble et je suis devenu son collaborateur parlementaire à l’Assemblée nationale.

    Concernant mon parcours, je travaillais auparavant dans le développement des voitures électriques en libre partage afin de rendre les villes plus propres. Je suis très sensible à l’impératif écologique. Nicolas Hulot avec qui je suis proche a dit un jour : « L’écologie est une magnifique occasion, peut être même l’ultime occasion, de redonner du sens au progrès ». Il a totalement raison.

    Plus largement, j’ai toujours travaillé dans le privé et la décision de m’engager politiquement est un choix personnel et indépendant. Maintenant, je souhaite consacrer toute mon énergie à la campagne et aux rencontres que nous faisons en Wallonie et à Bruxelles.

    Vous étiez un temps pressenti sur la liste Renaissance en France, sous la bannière du parti allié de LREM Agir, et certains pensent que votre arrivée sur la liste MR est issue d’un accord au plus haut niveau entre Emmanuel Macron et Charles Michel le premier ministre belge. Alors, êtes-vous  le ciment de l’alliance entre Renaissance et le groupe ALDE au Parlement européen et comment cela s’est-il passé en pratique?

    Je pense avoir répondu un peu plus haut à cette question. L’idée de listes transnationales est une bonne idée. Elle est moderne et correspond à l’essence même de ce que doit être l’élection européenne. Elle est également juste à la condition que l’engagement que l’on prend est sincère et vrai. Ce qui intéresse vraiment les belges, c’est le débat d’idées. Le projet européen c’est notre histoire, notre identité, notre horizon, c’est ce qui nous protège et ce qui nous donne un avenir. Le slogan du chacun chez soit chacun pour soit portés par les populistes est mortifère. En effet, aucun pays européen n’a la capacité ni par sa taille ni par sa population de résister aux Etats-continents comme les USA, la Chine et demain le Brésil et l’Inde. Unis nous sommes plus forts. Maintenant, il ne s’agit absolument pas d’avoir l’Europe naive. C’est le plus beau projet politique du 20èmesiècle comme le disait le Président Obama. Mais il faut le réformer si l’on veut qu’il soit durable, bénéfique et plus équitable.

    LF.P : Quelles sont les priorités du Mouvement Réformateur dans ce scrutin? Et quelles sont les vôtres en tant que candidat?

    Je m’inscris dans un collectif avec Olivier Chastel , Frédérique Ries et l’ensemble des candidats du Mouvement Réformateur. Cette liste est complémentaire et nous avons toutes et tous beaucoup d’énergie. Je tiens d’ailleurs à souligner la très grande victoire de Frédérique Ries sur l’interdiction des plastiques à usage unique dans l’Union européenne en 2021. Elle a porté ce combat difficile au sein du Parlement européen. Cela démontre qu’à force de travail, nous obtenons des résultats très concrets. C’est ce que les gens attendent de nous. Comment améliorer leur quotidien ? Comment réformer le projet européen pour qu’il soit plus protecteur ? Comment continuer à faire avancer la cause écologique ? Comment garantir la création d’emploi sur le continent européen ? Voilà un panel de questions auxquelles nous devons répondre.

    Pour cela, le programme que nous portons à trois grands axes : la prospérité durable (économique, écologique et sociale), une Europe qui protège et le respect des valeurs européennes.

    Je crois sincèrement à l’idée d’agenda européen positif. Nous avons besoin pour cela de tout le monde. Chaque citoyen doit être entendu et respecté. Il n’y a que par le travail que l’on se fait reconnaître au Parlement européen.

    LF.P : Prenons des exemples concrets.

    S’agissant d’économie, il apparaît indispensable de mettre en place une réforme de simplification administrative à l’égard des PME.Il faut également créer un environnement propice au développement des toutes petites entreprises, des start-up orientées vers des secteurs d’avenir et des technologies innovantes. Les emplois de demain sont ici.

    S’agissant de mesures sociales, nous devons développer un meilleur équilibre vie privée/vie professionnelle : travail flexible, télétravail, accès facilité aux crèches, un congé de paternité de minimum 15 jours. Il faudra également relever progressivement dans chaque Etat membre les prestations de sécurité sociale les plus basses et le revenu d’insertion au niveau du seuil de pauvreté européen.

    En matière d’agriculture, la réforme de la PAC va impliquer beaucoup d’énergie. Il est nécessaire de maintenir un budget fort de la PAC afin de pérenniser en priorité le revenu des agriculteurs. J’y suis très sensible car le travail de la terre est l’un des plus beaux métiers du Monde. Il faudra également dédier une part de la PAC plus importante à l’installation des jeunes agriculteurs, développer des mécanismes de soutien aux agriculteurs et aux prix en temps de crise, mettre en œuvre un monitoring portant sur les effets cumulatifs des accords commerciaux dans le secteur agricole et renforcer l’attractivité d’une agriculture respectueuse de l’environnement.

    Je n’oublie évidemment pas les questions migratoires de défense européenne et d’écologie, des sujets sur lesquels les belges attendent des réponses concrètes et un vrai engagement. Sur la défense, nous proposons de créer un Fonds européen de défense (FED) pour développer les capacités militaires et un marché unique de l’armement européen pour développer l’armement européen et l’emploi dans ces secteurs de pointe. Sur la question migratoire, enjeu majeur pour la prochaine législature, il faut absolument revoir et harmoniser la politique d’asile, lutter contre l’immigration illégale en sécurisant les frontières extérieures et renforcer les politiques européennes de retour et les accords de réadmission notamment. Sur l’écologie, il nous faut notamment développer l’économie circulaire au niveau européen (pour mieux préserver les ressources et développer les filières de réparation et de recyclage créatrices d’emploi), développer la recherche sur le stockage des énergies renouvelables, renforcer l’efficacité énergétique des bâtiments publics et privés et développer l’attractivité et l’efficacité des transports en commun.

    Le programme du Mouvement Réformateur portent des idées innovantes et qui auront un impact positif sur le quotidien des belges si nous avons l’honneur de leur confiance. Mais ce programme sera enrichi grâce aux rencontres que nous allons faire pendant la campagne. Nous écouterons les gens pour bien prendre en compte  leurs préoccupations et les solutionner au mieux. Là est notre engagement.

    LF.P : Il serait enfin impossible de ne pas parler du Brexit dans un entretien consacré aux européennes, tant les deux sujets sont liés, et en particulier quand on parle au fils de Michel Barnier. Alors est-ce que vous n’avez pas l’impression que le feuilleton sans fin, à Westminster, du Brexit parasite la campagne européenne et d’autres questions majeures comme la transition écologique?

    Honnêtement, vous comprendez que je ne souhaite pas me prononcer sur le Brexit. C’est un vote souverain de le part du Royaume-Uni, une décision historique. Même si nous la regrettons, nous la respectons. Le Royaume-Uni est un grand pays et le plus important est l’unité des 27 pour construire un Monde meilleur et plus équitable.

     

  • Brexit et de 3 rejets !

    Brexit et de 3 rejets !

    Les députés britanniques ont à nouveau dit « no » à l’accord de retrait, malgré la proposition de démission de la Première ministre Theresa May.

    Les députés de la Chambre des Communes ont pour la troisième fois depuis le début de l’année rejeté l’accord de Brexit, ce qui accroît le risque d’un retrait sans accord ou la possibilité d’un report de plus longue durée de la date de départ du Royaume-Uni de l’Union européenne.

    Juste après ce vote, Donald Tusk, le président du Conseil européen, a annoncé qu’un Conseil européen extraordinaire se tiendrait le 10 avril, soit à l’avant-veille de l’échéance du 12 avril fixée pour le Brexit dans le cas d’un rejet de l’accord.

    Initialement, le Brexit devait intervenir ce vendredi 29 mars à minuit, mais en raison du chaos politique au Royaume-Uni, il avait été convenu de le reporter – au 12 avril en cas de nouveau rejet de l’accord aux Communes, ou au 22 mai s’il était entériné.

    En réaction au vote, la Commission a immédiatement indiqué dans un communiqué que l’hypothèse d’un « no-deal » était désormais probable.

    Il «appartiendra au Royaume-Uni d’indiquer la voie à suivre avant cette date» du 12 avril, nouvelle date butoir du Brexit, qui était initialement programmé le 29 mars, a estimé la porte-parole. «Un scénario +no-deal+ le 12 avril est désormais un scénario probable», a-t-elle ajouté, soulignant que l’UE y était «pleinement préparée». »

    La France est «le pays le plus prêt», parmi ceux qui sont directement concernés, à gérer les conséquences d’un Brexit sans accord, même s’il faudra «accélérer» les préparatifs» et négocier avec Londres sur la pêche, a déclaré Emmanuel Macron devant des élus des Hauts-de-France.

    «Si le 12 avril les Britanniques ne donnent pas leur accord, on ira vers une absence de deal et un Brexit dur avec toutes les conséquences que cela comporte», a-t-il averti, juste avant le troisième rejet par les députés britanniques de l’accord négocié par Theresa May avec l’Union européenne.

    En ce cas, «on accélérera la phase finale de préparation, mais nous sommes le pays le plus prêt parmi ceux directement concernés, sans aucun doute».

    Interrogé par des élus du Nord sur le sort des pêcheurs français, qui travaillent largement dans les eaux britanniques, «on a commencé à avoir un dialogue avec les Britanniques sur ce point», a-t-il dit.

    Ils peuvent «garder 100% de l’accès à leurs eaux mais ils ne peuvent transformer (le produit de leur pêche) sans les autres pays européens». Nous ne sommes pas désarmés. c’est une logique de terreur mais nous sommes interdépendants», a-t-il assuré.

    La France veillera aussi à «garder l’attractivité de ses ports et zones de transit». «25% du commerce communautaire passe par le tunnel, personne n’a envie que ça ne marche pas, eux les premiers», a-t-il ajouté.

    Approuvant le terme de «conflit naval» employé par le maire de Boulogne-sur-mer Frédéric Cuvillier, il a promis que l’Etat «sera en défense mais aussi avec vous à l’attaque pour trouver une issue favorable», dans le dialogue avec Londres. «Les élus les plus impactés seront associés à la discussion», a-t-il ajouté.

    Craignant un «bataille extrêmement violente dans quelque semaines», le maire avait averti que «60% de la pêche est en eaux britanniques» et que 400 entreprises et 6.000 emplois dépendent du bras de fer entre l’Europe et le Royaume-Uni».

    La rédaction avec l’AFP

  • Décès d’Agnès Varda, figure de la nouvelle vague

    Décès d’Agnès Varda, figure de la nouvelle vague

    Après 90 printemps et un Lion d’Or, un César, et une Palme et un Oscar d’honneur, la cinéaste Agnès Varga, figure de la Nouvelle Vague, s’est éteinte.

    Entourée de ses proches, cette femme de convictions nous laisse une œuvre importante avec notamment Cléo de 5 à 7 (1962), Sans toit ni loi (1985), Les Glaneurs et la glaneuse (2000), Les plages d’Agnès (2009) ou Visages, villages (2017).

    « C’est une très grande dame du cinéma et une très grande dame tout court qui nous quitte. Pendant 90 ans, elle a accompagné l’histoire du cinéma. Elle a été très en avance sur tout le monde, elle a été la première à faire des films qui ont influencé la Nouvelle Vague », a réagi auprès de l’AFP le réalisateur Claude Lelouch.

    Née en Belgique, saluée à Hollywood

    Née à Ixelles, en région bruxelloise, Agnès Varda, de nationalité française par sa mère, est également passée par Los Angeles où elle vécut plusieurs années. Hollywood qui ne l’a pas oublié et lui délivra, via Angelina Jolie, un Oscar d’honneur en 2017.

    De nombreux festivals internationaux l’ont célébré ou invité à jouer un rôle. Citons notamment Berlin, Venise, Locarno, ou encore Montréal.

    « Varda est partie, mais Agnès sera toujours là. Intelligente, vive, douce, spirituelle, rieuse, cocasse, inattendue comme l’est son oeuvre. Ses films de quat’sous sont notre trésor. Un trésor national: celui de l’esprit français », a indiqué sur Twitter l’ancien président du Festival de Cannes, Gilles Jacob. Une manière élégante de saluer le bilan d’une figure majeure du cinéma français.

  • Theresa May offre sa démission pour sortir de l’impasse

    Theresa May offre sa démission pour sortir de l’impasse

    Après des mois de négociations tumultueuses, la Première ministre britannique a joué sa dernière carte, offrant sa démission en échange de la signature de l’accord de sortie.

    La première ministre britannique, Theresa May, a annoncé au comité conservateur « 1922 » qu’elle ne renégocierait pas un nouvel accord avec l’UE sur les questions commerciales et la relation politique future.

    « Je comprends le besoin d’une nouvelle approche et d’une nouvelle supervision pour la deuxième phase des négociations du Brexit, et je ne m’y opposerai pas », a déclaré la Première ministre, ajoutant être prête à « quitter ce poste plus tôt que prévu pour le bien de notre pays et de notre parti ». Theresa May annoncerait formellement sa démission quelque peu après le départ effectif du Royaume-Uni. Les députés britanniques ont voté une nouvelle date limite pour cette hypothèse, le 22 mai, si l’accord de retrait est adopté. S’en suivraient six semaines de course à la présidence du parti conservateur, actuellement au pouvoir.

    Theresa May a proposé cette solution alors que les parlementaires débattaient des huit scénarios possibles pour le Brexit, allant du deuxième référendum (révocation de l’Article 50) au Brexit sans accord. Sa proposition ne serait toutefois pas valable si l’accord de retrait était rejeté pour la troisième fois, et elle resterait Première ministre jusqu’à la nomination de son successeur au début du mois de juillet.

    Afin de parvenir à un compromis qui recueillerait la majorité, les députés britanniques ont pris le contrôle du Brexit le 25 mars et voté une série de votes « indicatifs » sur les alternatives à l’accord de retrait. Toutefois, après un vote à bulletin secret, une nouveauté à la Chambre des communes, aucune de ces huit options n’a recueilli suffisamment de voix. Les options les plus plébiscitées étaient le plan pour que le Royaume-Uni constitue une union douanière avec l’UE (rejetée de peu avec 264 voix sur 272) ainsi que le deuxième référendum (268 voix sur 295). Les options du Brexit sans accord, d’une adhésion à l’association européenne de libre-échange (AELE) et la révocation de l’article 50 ont été rejetés catégoriquement.

    Une situation qui a mis le feu aux poudres à la Chambre des communes, après que le speaker de la Chambre, John Bercow, a déclaré que les parlementaires se réuniraient à nouveau le lundi 1er avril pour une deuxième journée de discussions et de votes afin de parvenir à un compromis.

    « Il n’y a pas de solutions aussi simples », a déclaré le Secrétaire d’État au Brexit, Steve Barclay à l’issue des votes. « Ces résultats confirment que la meilleure solution est de laisser faire le gouvernement », a-t-il ajouté, rappelant qu’en cas de nouveau rejet de l’accord de retrait de Theresa May « il n’y a aucune garantie concernant la tournure que le Brexit peut prendre ».

    La Première ministre a refusé de garantir qu’elle respecterait ces « votes indicatifs » et rappelé que toutes les propositions formulées par les parlementaires devaient être « négociables » avec l’UE et réalisables. Theresa May compte présenter pour la troisième fois son accord de retrait aux députés britanniques, mais devra alors renverser la majorité qui s’y était opposée.

    Sa proposition de démission et sa menace d’un report du Brexit qui impliquerait une participation aux élections européennes ont été concluantes et persuadé un grand nombre de conservateurs partisans du Brexit d’accepter l’accord de retrait. Le Secrétaire d’État aux affaires étrangères, Boris Johnson, est l’une des nombreuses personnalités conservatrices à avoir changé d’avis sur la question.

    Jacob Rees-Mogg, eurosceptique convaincu et président du European Research Group, a déclaré qu’il ne voterait l’accord de Theresa May qu’en cas d’approbation ou d’abstention du Parti unioniste démocrate. Le Parti nord irlandais a déclaré le 27 mars qu’il continuerait à s’opposer à cet accord qui « présente une menace inacceptable à l’intégrité du Royaume-Uni ».

    Il semble pour l’heure peu probable que les parlementaires voteront l’accord de retrait cette semaine et le speaker John Bercow a lui-même rappelé que le texte devrait présenter certains changements avant de pouvoir être proposé à nouveau. Dans le même temps, les parlementaires britanniques ont adopté (à 441 voix sur 546) la deuxième législation nécessaire au report du Brexit, désormais ajourné au 22 mai.

    Benjamin Fox

    Un article publié sur le site de notre partenaire

  • Gilets jaunes : l’acte 20 – Tour des préparatifs à Paris et en régions

    Gilets jaunes : l’acte 20 – Tour des préparatifs à Paris et en régions

    Après un 20 des gilets jaunes où 40 500 personnes ont manifesté en France, dont 5000 à Paris, selon le ministère de l’Intérieur, un acte 20 devrait à nouveau mobiliser des milliers voire des dizaines de milliers de manifestants. A Paris, le rassemblement sur les Champs-Elysées est interdit ; un cortège pourrait être lancé depuis la gare de l’Est pour rejoindre le Trocadéro. Un appel à manifester à Avignon a été lancé, mais la préfecture du Vaucluse a interdit tout rassemblement « revendicatif du mouvement des gilets jaunes » de 9h à minuit, « en intra-muros ».

    Les Champs-Elysées étaient un périmètre interdit à la manifestation samedi dernier, une demande officielle a été faite pour que soit organisée légalement une nouvelle mobilisation pour l’acte 20 des gilets jaunes, le 30 mars 2019. Mais la préfecture a décidé d’interdire toute manifestation sur les Champs-Elysées ce samedi. Lors de l’acte 18, des casseurs avaient fait d’importants dégâts.

    En plus des Champs-Elysées, les gilets jaunes n’auront pas le droit, ce samedi pour l’acte 20, de manifester dans le secteur du palais de l’Elysée. La préfecture de police de Paris a précisé qu’ailleurs, « le droit de manifester pourra s’exercer librement, dans le respect de l’ordre public.

    C’est donc, selon CNews, deux manifestations pour l’acte 20 des gilets jaunes ont été déclarées en préfecture à Paris. Un des cortèges devrait se rassembler à Châteler et le deuxième Gare de l’Est. Toujours selon le média, les deux manifestations devraient ensuite se rejoindre pour converger vers la place du Trocadéro et la place de Varsovie.

    En régions, ce jeudi, la préfecture du Vaucluse a pris un arrêté interdisant « toute manifestation ou rassemblement revendicatif du mouvement des gilets jaunes », durant la journée de samedi 23 mars, à partir de 9h et jusqu’à minuit, « en intra-muros ». Les manifestants ont également interdiction de gêner plusieurs axes périphériques de la ville. Le préfet a justifie cette décision par « la présence prévisible de personnes appartenant à des groupes activistes violents ».

    Alors qu’à Toulouse (Haute-Garonne), en prévision de l’acte 20 des gilets jaunes samedi 30 mars, la préfecture a pris des mesures. Comme pour la manifestation de la semaine dernière, la place du Capitole devrait être interdite d’accès. Entre 12h et 21h, les manifestants ne pourront pas pénétrer dans l’enceinte de la place ni se rendre à l’Hôtel de ville, précise 20 Minutes. Les forces de l’ordre entoureront la place et les rues à proximité. « Toute personne manifestant dans la zone d’interdiction s’exposera à une contravention de 4e classe, soit 135 € d’amende », a indiqué le préfet.

    Je n’arrêterai pas tant que le système politique ne changera pas

    Politiquement.. peu d’avenir

    Interrogés par LCI, des gilets jaunes ont confié les raisons de leur mobilisation et surtout de leur volonté à poursuivre le mouvement. Pour Gaylord, qui est gilet jaune depuis les débuts en novembre, les mesures du gouvernement sont « contre-productives ». « Ils font ce genre de choses en pensant nous essouffler, nous fatiguer, sauf qu’ils nous remontent à bloc », explique cet homme de 36 ans, originaire de Picardie. Pour lui, c’est simple : « Je n’arrêterai pas tant que le système politique ne changera pas. »

    Cependant les manifestants n’ont pas vraiment structuré leur mouvement, ce qui rend difficile l’expression de revendications formulées au nom de tous ses membres. Néanmoins, tous semblent s’accorder sur la nécessité de réduire la pression fiscale en France et de la rendre plus équitable. Au début du mouvement, une liste de requêtes avait été établie par quelques gilets jaunes, mais celle-ci a émergé de manière spontanée et non coordonnée. On y trouvait des demandes très éclectiques : « zéro SDF », « un impôt sur le revenu davantage progressif », « un Smic à 1300 euros net », « un grand plan isolation », « la fin des taxes sur le carburant », « pas de retraite en dessous de 1200 euros »…

     

  • La Lune (de Miel), un objectif franco-chinois ?

    La Lune (de Miel), un objectif franco-chinois ?

    La France, à travers son agence spatiale (le Cnes) est le plus grand contributeur au budget de l’Agence spatiale européenne. Une participation financière importante qui ne l’empêche pas de nouer des partenariats avec d’autres agences spatiales comme celles des États-Unis (Nasa) et la Chine (CNSA), par exemple. Hier, lors de la visite du président de la République populaire de Chine Xi Jinping, le Cnes et la CNSA ont annoncé de nouveaux partenariats dans l’exploration robotique de la Lune et des programmes liés à l’observation de la Terre.

    À l’occasion de la visite d’État en France du président de la République populaire de Chine Xi Jinping, le Cnes et la CNSA (China National Space Administration) ont annoncé plusieurs accords dans les domaines de l’exploration planétaire et de la lutte contre le changement climatique.

    Dans le domaine de l’exploration robotique lunaire, les deux agences spatiales sont convenues que la Chine intégrera des expériences françaises à bord de la mission Chang’e 6, pour recueillir des échantillons lunaires en 2023-2024. Concrètement, « nous allons embarquer 15 kg d’expériences à bord de la future mission Chang’e 6 qui ira recueillir des échantillons lunaires en 2023-2024 », a précisé à l’AFP Jean-Yves Le Gall, président du Cnes. Dans le détail, le Cnes prévoit de « mettre une caméra et un analyseur de façon à faire de la chimie du minerai lunaire », a-t-il confirmé à l’AFP. Un partenariat qui laisse à penser que la France pourrait récupérer quelques grammes d’échantillons lunaires à analyser dans ses propres laboratoires !

    Plusieurs kilogrammes d’échantillons lunaires rapportés sur Terre

    Chang’e 6 ne sera pas la première mission de retour d’échantillons lunaires de la Chine. Auparavant, elle prévoit d’envoyer fin 2019-début 2020 la mission Chang’e 5 qui se posera sur la face visible, dans l’océan des Tempêtes. Elle collectera quelque deux kilogrammes de roches et matériaux lunaires.

    À propos de la lutte contre le changement climatique, les deux agences ont renforcé leur coopération. Après le satellite d’océanographie CFOSat, lancé en octobre 2018, elles ont officialisé l’étude de leur prochaine mission conjointe d’observation de la Terre, axée sur la salinité des océans et l’humidité des sols. En parallèle, les deux nations poursuivent le déploiement du Space Climate Observatory (SCO) afin d’intégrer les données spatiales dans la lutte contre le changement climatique et ses impacts.

  • Révolution algérienne et révolutions de palais.

    Révolution algérienne et révolutions de palais.

    Des millions d’Algériens, malgré l’interdiction des manifestations depuis 2001, ayant protesté contre un cinquième mandat du pauvre Président Bouteflika, un communiqué de celui-ci a annoncé qu’il n’avait jamais été question pour lui de se représenter, qu’une Conférence nationale serait convoquée et que les élections seraient repoussées à la fin de l’année. Tel fut le message du Palais, une façon de gagner du temps.

    Mais la manœuvre n’a pas marché.

    La rue l’a emporté. Elle a osé : Révolution ! Elle n’a plus peur. Le chantage à la guerre civile, au sang, aux Islamistes, qui avait fondé la légitimité du Président Bouteflika ne fonctionne plus sur une population dont la majorité a moins de 25 ans et n’a pas connu la guerre civile.

    Révolution il y a, la peur change de camp. Les jeunes, bien sûr, sont en première ligne.  Les femmes aussi. Cette fois, ce ne sont pas les Islamistes qui tiennent le haut du pavé. Pour l’instant en tout cas. Et l’armée sonne le sauve qui peut. Le chef d’Etat Major  a demandé que le Conseil Constitutionnel soit convoqué pour que le Parlement puisse constater l’empêchement de Bouteflika.

    Un général de 79 ans, Ahmed Gaïd Salah confie donc au Président du Conseil constitutionnel de 70 ans la mise à la retraite d’un Président malade de 82 ans, qui serait remplacé par un Président du Conseil national de 78 ans, Abdelkader Bensalah, chargé d’organiser les élections.  

    Déjà, l’allié du FLN, le Rassemblement National Démocratique, de l’ancien Premier ministre Ahmed Ouyahia, démis de ses fonctions il y a quinze jours à peine pour calmer la rue, sans succès, demande lui aussi la démission de Bouteflika. Revanche ou précaution. Son successeur, le nouveau Premier ministre, qui a du mal à former son gouvernement, avait pour première mission de tout lui mettre sur le dos.

    « Bouteflika, quand tu partiras, emmène Gaïd Salah avec toi »

    Les révolutions passent par une série de révolutions de palais. Il n’est pas sûr que le clan familial ait perdu. C’est peut-être lui, qui, parant au plus pressé, met l’armée en avant. Il n’est pas sûr non plus qu’une démocratie véritable naisse en Algérie. L’espérance est grande, l’incertitude plus grande encore. La foule crie son pacifisme. L’armée son amour du peuple. Soit.

    L’armée est-elle unie? La meilleure façon de rester unie serait de prendre directement le pouvoir. C’est ce que craignent nombre d’Algériens, alors que d’autres s’en rassureraient. A tel point que certains se demandaient si l’annonce du Chef d’Etat Major des Armées n’était pas déjà un Coup d’Etat. Le fruit d’intrigues en essayant de calmer le jeu, sans aucun doute. Dans une crise, on navigue au jour le jour, et chaque jour voit s’abattre une idole ou une certitude. Bouteflika était un paravent pour ceux qui gouvernaient vraiment. Le paravent inutile, il vaut mieux s’en séparer. Le pauvre ne s’en rend sans doute pas compte. Personne ne sait ce qui se passe en Algérie, pas même ceux qui tiennent les manettes, ni même les manettes, ou marionnettes, ne savent qui les actionnent. Les fidèles de Bouteflika, ont choisi de s’en débarrasser. Il ya cependant peu de chances qu’il y ait des lions parmi ces moutons. La foule, elle, voudrait moins se débarrasser de  Bouteflika que du régime. Un des derniers slogans entendus n’était-il pas : « Bouteflika, quand tu partiras, emmène Gaïd Salah avec toi ». Pas sûr que Bouteflika ait entendu.

    Si l’armée est unie, elle prendra le pouvoir. Si elle est divisée, qui sait.

     

     

● Radio en direct
En pause