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  • Et Dieu rappela Brigitte Bardot

    Et Dieu rappela Brigitte Bardot

    Le film, sorti dans les salles en 1956, « Et Dieu créa la femme » révéla la femme française au monde. Incarnée par Brigitte Bardot, l’image de la Parisienne ou de la Tropézienne, a été forgée pour des décennies. Et ce 28 décembre 2025, l’actrice, la chanteuse, la militante, est décédée. Retour sur le destin de l’étoile française, B.B., dont chaque Française, de France comme de l’étranger, est héritière.

    Brigitte Bardot au Cinéma

    Décédée dimanche 28 décembre à l’âge de 91 ans, Brigitte Bardot laisse derrière elle une filmographie contrastée où se côtoient films de seconde zone et chefs-d’œuvre du septième art. De « Et Dieu créa la femme » aux « Pétroleuses », Lesfrancais.press reviennent sur les rôles emblématiques de sa carrière.

    « Et Dieu créa la femme »

    Sorti en 1956, éreinté par la critique traditionnelle nationale, le film passe presque inaperçu à sa sortie en France, avant de connaître un succès fulgurant aux États-Unis. Auréolé d’un parfum de scandale en raison de scènes explicites, en particulier une scène de danse d’un érotisme inédit sur grand écran, le film déchaîne les passions outre-Atlantique et signe l’acte de naissance de Brigitte Bardot en tant que star de cinéma et de sex-symbol planétaire.

    Au milieu des années 50, elle n’est qu’une une jeune actrice de 22 ans mais son visage est, déjà, connu du grand public. En effet, elle a déjà tourné une dizaine de films dans des rôles secondaires mais on est loin du statut d’icône auquel elle allait accéder avec « Dieu créa la femme », film précurseur de la Nouvelle Vague et miroir d’une jeunesse révoltée contre une société vieillissante et corsetée.

    « Le Mépris »

    En 1963, sort « Le Mépris » ! C’est un choc des cultures : d’un côté, Brigitte Bardot, la plus grande vedette européenne, de l’autre le turbulent chef de file de la Nouvelle Vague, le réalisateur Jean-Luc Godard, qui voit dans cette actrice une incarnation de la modernité et rêve de tourner avec elle.

    Chronique de la lente désintégration d’un couple autant que réflexion sur les affres de la création, « Le Mépris » est un échec retentissant au box-office, malgré un budget conséquent et la présence au casting de « B.B. » et du réalisateur Fritz Lang dans son propre rôle.

    Mais le film de Godard finit par accéder au rang d’œuvre culte, symbolisé par la réplique d’une Brigitte Bardot nue qui énumère devant Michel Piccoli la liste des parties de son corps : « Et mes chevilles ? Tu les trouves jolies mes chevilles ?… Et mes fesses ? Tu les trouves jolies mes fesses ?… « 

    « Viva Maria »

    Comment ne pas évoquer la carrière au cinéma de BB sans parler de son duo avec l’autre grande dame du cinéma français d’après-guerre, Jeanne Moreau. C’est en 1965 dans le film « Viva Maria » que Louis Malle nous fait ce cadeau. Brigitte Bardot y joue la fille d’un anarchiste irlandais en fuite au Honduras britannique, au début du XXe siècle. Elle forme bientôt un duo inséparable avec une autre Maria, chanteuse dans un cirque. Mais les deux amis se retrouvent malgré elles mêlées à une révolution…

    Parodie de western et blockbuster à la française avec ses explosions en série et ses décors exotiques, le film de Louis Malle offre à « B.B. » un nouveau rôle de femme forte dans un registre populaire. Le succès est colossal, porté notamment par les compositions de Georges Delerue et ses pastiches d’opéras-bouffes, interprétés par les deux actrices. Dans les années 1960, Brigitte Bardot et Jeanne Moreau sont non seulement des stars de cinéma mais aussi des chanteuses reconnues.

    Brigitte Bardot joue avec un chien lors du festival de Cannes en mai 1955. ©UPI/AFP
    Brigitte Bardot joue avec un chien lors du festival de Cannes en mai 1955. ©UPI/AFP
    Brigitte Bardot lors du sixième festival de Cannes, en avril 1953. ©AFP
    Brigitte Bardot lors du sixième festival de Cannes, en avril 1953. ©AFP
    Brigitte Bardot lors d’une séance photo au festival de Cannes en mai 1955. ©UPI/AFP
    Brigitte Bardot lors d’une séance photo au festival de Cannes en mai 1955. ©UPI/AFP

    Brigitte Bardot, la chanteuse

    Dès le début des années 60, la star de cinéma pousse aussi la chansonnette. Au total, Brigitte Bardot a interprété près de 70 chansons comme La Madrague, Bubble Gum, Un jour comme un autre, Tu veux ou tu veux pas ? ou Nue au soleil, pour les titres les plus connus. On se souvient aussi du célèbre Tu es le soleil de ma vie, en duo avec Sacha Distel, mais surtout, de ses chansons sulfureuses avec Serge Gainsbourg.

    En 1963, pour souhaiter une bonne année aux téléspectateurs, elle accepte d’interpréter des chansons de divers auteurs et compositeurs, notamment Serge Gainsbourg, qu’elle vient de rencontrer et qui lui propose L’Appareil à sous. Il faudra attendre 1967 pour que ces deux-là se retrouvent et entretiennent une liaison aussi courte qu’intense. Brigitte devient la muse de Serge, qui lui dédie la chanson Initials B.B., après lui avoir écrit plusieurs titres emblématiques : Harley Davidson, Bonnie and Clyde et Je t’aime… moi non plus.

    L’enregistrement de ce dernier titre, chanté en duo avec elle en décembre 1967, sera gardé secret par Gainsbourg à la demande de Bardot (qui était alors mariée à Günter Sachs) et ne sortira qu’en 1986, mais Je t’aime… moi non plus rencontrera un succès international en 1968, réenregistrée avec Jane Birkin, la nouvelle égérie du compositeur.

    Brigitte Bardot, la militante

    En 1973, c’est dans une jolie comédie de Michel Deville, L’Ours et la Poupée, où elle joue enfin la tendresse face à Jean-Pierre Cassel, qu’on retrouve Brigitte Bardot. Elle tourne enfin sous la direction de Nina Companeez mais quand le film sort, personne ne sait encore que c’est son dernier. Elle a alors 39 ans et veut changer de vie.

    Si le mythe de la plus belle femme du monde va continuer de cheminer dans la mémoire du cinéma, c’est ailleurs qu’elle va interpréter le rôle qui lui tiendra le plus à cœur. C’est désormais à La Madrague, à Saint-Tropez, au milieu de ses chiens, que Brigitte Bardot lance ses nouvelles croisades pour la défense des animaux.

    En 1977, elle dénonce le massacre des bébés phoques. Pour l’opinion, une nouvelle Bardot vient de naître. Un périple de cinq jours sur les glaces polaires du Canada aboutira à faire voter l’interdiction du commerce de leur fourrure. Mais la pression médiatique est trop forte, et B.B. n’est pas encore prise au sérieux.

    Neuf ans plus tard, la voilà qui vend objets personnels, bijoux et souvenirs de son ancien métier. Trois millions collectés pour financer sa Fondation et mieux se consacrer à la sauvegarde de toutes les bêtes opprimées. Fondation à laquelle elle lègue également sa propriété. De l’abandon des animaux de compagnie à l’expérimentation animale en passant par la chasse aux tourterelles, elle sera de tous les combats. Mais, peu à peu, la jeune femme si libre des années 1950 a laissé la place à une femme de plus en plus conservatrice.

    Pour autant, à la fin des années 60, le sculpteur Aslan fait le choix audacieux de donner à Marianne les traits de Brigitte Bardot. Plébiscitée par les Français, cette dernière devient la première personnalité à incarner Marianne. Apanage des bâtiments officiels à l’instar des trois mots Liberté Égalité Fraternité et des trois couleurs du drapeau bleu blanc rouge, le buste de Marianne se décline au rythme de l’histoire et des modes depuis 1789 !

    Buste de Marianne - Brigitte Bardot © Boutiques des musées de France
    Buste de Marianne – Brigitte Bardot © Boutiques des musées de France

    « La liberté, c’est d’être soi, même quand ça dérange« , proclame Brigitte Bardot en exergue d’un livre intitulé Mon BBcédaire (Éditions Fayard), sorti en librairie le 1er octobre 2025, dans lequel elle donne son avis sur le monde. Du A d’abandon au Z de zoo, Brigitte Bardot écrit quelques lignes sur des mots choisis et des noms de lieux ou de personnalités qu’elle a connus. Dans l’érotisme, la comédienne voit des « jeux d’amour où tout est permis avec imagination, perversité trouble et coquinerie amoureuse« . La militante pour la cause animale juge que la France est « devenue terne, triste, soumise, malade, abîmée, ravagée, ordinaire, vulgaire…« . La droite est le « seul remède urgentissime à l’agonie de la France« , ajoute celle qui a revendiqué sa proximité avec Marine Le Pen.

    Émotions et tristesse sur les pavés parisiens comme sur le sable de Saint Tropez

    La ville où l’actrice française a vu éclore sa célébrité et s’est éteinte ce dimanche a tenu à rendre hommage à l’icône du cinéma. « Brigitte Bardot restera à jamais associée à Saint-Tropez, dont elle fut l’ambassadrice la plus éclatante », a salué le petit port méditerranéen dans un communiqué. « Par sa présence et son aura, elle a marqué l’histoire de notre commune et contribué à faire rayonner Saint-Tropez dans le monde entier », poursuit le texte. La préfecture du Var a de son côté salué « la mémoire de cette figure mythique du patrimoine culturel français et varois ».

    Au niveau national, les réactions ont fusé du côté du Rassemblement national. Marine Le Pen, que Brigitte Bardot avait qualifiée de « Jeanne d’Arc du XXIe siècle », a dit sur X ce dimanche « son chagrin immense » et salué une « femme exceptionnel par son talent, son courage, sa franchise, sa beauté » qui va « forcément nous manquer ».

    De son côté, le président du RN Jordan Bardella a rendu hommage à une « ardente patriote », voyant en l’actrice, qui a souvent affirmé sa sympathie envers le parti d’extrême droite, une « incarnation » d’une « certaine idée du courage et de la liberté ». « Le peuple français perd aujourd’hui la Marianne qu’il a tant aimée et dont la beauté a stupéfié le monde, […] une femme de cœur, de conviction et de caractère », a-t-il écrit sur X.

    Pour le Président de la République, Emmanuel Macron, Brigitte Bardot « incarnait une vie de liberté », « nous pleurons une légende du siècle », comme il l’indique sur X. Tandis que la ministre de la Culture, Rachida Dati a salué une « icône parmi les icônes », « follement libre et tellement française finalement ».

    Brigitte Bardot reçu à l'Elysée par le couple Macron en juillet 2018. © DR fondation Brigitte Bardot
    Brigitte Bardot reçu à l’Elysée par le couple Macron en juillet 2018. © DR fondation Brigitte Bardot

    De nombreuses associations de défense et de protection des animaux ont, aussi, rendu hommage à Brigitte Bardot, qui a renoncé au cinéma en 1973 pour se consacrer entièrement à la cause animale. La SPA a salué sur X son « engagement sans faille », qui a « permis de faire évoluer les consciences et d’obtenir de grandes avancées pour la protection animale ». « Merci, B.B., pour tout ce que vous avez accompli », écrit Société protectrice des animaux.

    L’association Peta avait attribué un prix à Brigitte Bardot en 2001, pour sa mobilisation en faveur de la cause animale a aussi partagé son émotion, la star avait contribué à des campagnes de l’organisation, comme celle en 2013 pour que l’enseigne britannique Fortnum & Mason cesse de vendre du foie gras.  La fondatrice de l’association Peta, Ingrid Newkirk a rendu hommage à l’actrice française Brigitte Bardot qui était « un ange pour les animaux » et « une porte-parole de toutes les espèces ». « De ses pigeons sauvés à Saint-Tropez à ses chiens bien-aimés, Brigitte manquera à Peta », a écrit dans un communiqué la fondatrice de cette association de défense des animaux. Elle « s’est battue, y compris devant les tribunaux, pour protéger [tous les animaux] », a-t-elle poursuivi.

    On finit par l’hommage, comme un écho de ce siècle passé, porté par le reflet (bien inversé) de Brigitte Bardot, Mireille Mathieu.

    « B.B., deux initiales qui ont fait le tour du monde et qui ont fait de Brigitte l’icône et la légende du cinéma français, la grande actrice et la femme libre qui a marqué de son empreinte l’histoire de France. Et si Dieu a créé la Femme, il a aussi créé Brigitte Bardot »

    Mireille Mathieu, ce 28 décembre 2025

  • FC Expat cuvée 2025 : le meilleur du football français à l’étranger

    FC Expat cuvée 2025 : le meilleur du football français à l’étranger

    De Liège à Londres, de Grèce à l’Espagne en passant par le Rwanda ou l’Espagne, la cuvée 2025 aura offert au podcast « FC Expat » une galerie de portraits aussi humains que passionnés. Joueurs, entraîneurs, journaliste sportif, tous ont raconté leur rapport avec leur expérience hors de France, leurs doutes, leurs renaissances et les richesses de l’expatriation. Voici les temps forts de ces rencontres, pour vous faire revivre le meilleur du football français à l’étranger.

    Thomas Henry : la renaissance liégeoise

    Parmi nos invités de 2025, Thomas Henry a parlé avec son cœur. Son passage outre Quiévrain n’est pas seulement, pour lui, un tournant sportif : c’est le socle d’une vie. L’attaquant du Standard confie que la Belgique est « le pays qui m’a donné l’opportunité de redevenir pro, et ensuite de découvrir la Série A ». Mais en Italie il doit affronter une blessure rarissime. Son départ de la « botte » l’amène à nouveau dans le « plat pays » de Jacques Brel, et cette fois-ci du côté de Liège. Il y retrouve des repères, une ville francophone et un environnement qui lui convient : « ce retour me fait énormément plaisir », nous avait-il confiés.

    « C’est bien beau d’aller en vacances en Italie,
    mais d’y habiter toute l’année, (…) ça, c’est une richesse »

    Thomas Henry, attaquant français du Standard de Liège

    Passé par Venise, Vérone ou Palerme, il garde de l’Italie un souvenir important d’expatriation. « C’est bien beau d’y aller en vacances, mais d’y habiter toute l’année, (…) ça, c’est une richesse » glisse-t-il. Pour lui, vivre à l’étranger relève d’un chemin intime, et il comprend que certains préfèrent rester « dans leur cocon ». À 31 ans, il se voit comme un grand frère dans le vestiaire et confiait-il à notre micro : « j’aspire à être le plus heureux possible ». On le lui souhaite très sincèrement.

    Entre embûches et victoires, retrouvez le podcast de Thomas Henry

    Paul Nardi à QPR : l’Angleterre comme rêve éveillé

    Quittant la Belgique pour Londres, Paul Nardi découvre un football « ultra-compétitif » dans un environnement où le gardien français se sent « comme dans un rêve éveillé ». Le championnat anglais l’a attiré dès ses premiers pas professionnels : rythme effréné, stades pleins, culture foot omniprésente. QPR l’a adopté, et lui rend bien sa confiance.

    Paul Nardi devant ses fans des Queens Park Rangers
    Paul Nardi devant ses fans des Queens Park Rangers © QPR

    Ainsi, Paul Nardi raconte aussi la transformation mentale imposée par l’Angleterre et dans son club : rigueur, intensité, exigence quotidienne. Il se réjouit que « tout (soit) fait pour que les joueurs soient performants ». À 30 ans, il se dit enfin « prêt » pour ce défi qu’il attendait depuis des années, preuve que certaines destinations arrivent à point nommé. Et nos fidèles le savent : au FC Expat, on a une affection particulière pour ce gardien… et pour l’homme qu’est Paul. 

    Retrouvez le podcast de Paul Nardi : un parcours incroyable raconté avec bonne humeur

    Fred Hermel : refermer la page de 29 ans d’Espagne

    Figure familière des plateaux sportifs et de RMC, Fred Hermel livre pour le FC Expat un témoignage profondément humain sur son retour en France après « 29 ans d’exil ». L’Espagne est devenue sa famille, sa culture, son identité. Traverser les Pyrénées fut presque un arrachement : « j’ai eu l’impression de quitter les miens » confiait-il dans l’entretien. Au cours de ce podcast, Fred Hermel raconte aussi Madrid et la force d’un pays qui l’a façonné.

    « Les voyages rendent surtout moins con.
    On est plus ouvert au monde quand on a vécu à l’étranger »

    Fred Hermel, journaliste, auteur de « C’est ça la foi ! »

    Mais notre invité assume un retour mûri : besoin d’un nouveau chapitre, et désir de transmettre. Pour lui, l’expatriation n’est pas une parenthèse mais un cycle : on part, on grandit, puis vient l’heure de « rendre ce que l’on a reçu ». Et surtout, Fred nous l’a affirmé : « les voyages rendent surtout moins con. On est plus ouvert au monde quand on a vécu à l’étranger ». Auteur à succès, il vient de publier « C’est ça la foi ! » aux éditions Fayard.

    Replongez avec Fred Hermel dans son pénible espagnol

    Julien Mette : l’Afrique, terre d’apprentissage

    Entraîneur passé par Djibouti, la République du Congo, à Djibouti et le Rwanda, Julien Mette raconte un quotidien loin des projecteurs européens. L’Afrique l’a obligé à repenser sa méthode : « il faut comprendre la culture avant de vouloir imposer quoi que ce soit » nous avait-il partagés de sa propre expérience. Une immersion totale dans des environnements où l’on apprend à faire mieux… avec moins.

    Julien Mette lors de son expérience en Afrique
    Julien Mette lors de son expérience en Afrique

    Au cours de podcast marquant de l’année 2025, Julien Mette évoque aussi cette proximité unique avec les joueurs, les supporters, les dirigeants. Pour lui, l’Afrique offre une relation « brute, sincère », qui lui a permis de « devenir un meilleur coach et un meilleur homme ». Une interview avec une vision précieuse dans un football mondialisé parfois déconnecté du réel.

    Réécoutez l’expérience de Julien Mette en Afrique

    Jérémy Mellot : en Espagne, la Liga 2 au même niveau que la Ligue 1

    Latéral de Tenerife quand le podcast a été enregistré, Jérémy Mellot (aujourd’hui joueur à Castellon) défend une conviction forte : « la Liga 2 espagnole est digne de la Ligue 1 française ». Intensité, pressing constant, qualité technique élevée : l’ancien Guingampais évoque un championnat où rien n’est joué d’avance. Quant au joueur qu’il est, Jérémy avoue avoir « « beaucoup cravaché, beaucoup bossé pour en arriver là ». Un bel exemple de combativité qu’il démontre, week-end après week-end, sur les terrains.

    Pour encore mieux connaître la Liga 2 et la carrière de Jérémy Mellot, écoutez le podcast

    Enzo Loiodice : entre crampons et cockpit

    Joueur de Las Palmas, Enzo Loiodice cultive une passion singulière : l’aviation. Il raconte comment il alterne entre les terrains et les cockpits d’avion, confessant qu’il a failli choisir « pilote » plutôt que footballeur Un équilibre parfois étonnant mais qui lui permet de garder « les idées claires ».

    « Si je n’avais pas été footballeur,
    j’aurais voulu devenir pilote de chasse »

    Enzo Loiodice, milieu de terrain de l’UD Las Palmas

    En Espagne, Enzo Loiodice a découvert un autre rapport au football, mais aussi une nouvelle manière d’aborder la vie. « Ici, tout est plus détendu. On apprend à relativiser, à lâcher prise. » Une expérience enrichissante, qui pourrait inspirer bien des jeunes joueurs français en quête d’aventure. À notre micro, il soulignait d’ailleurs que Las Palmas lui avait offert « la confiance dont (il avait) besoin ».

    Le podcast du FC Expat avec Enzo Loiodice entre terrain et ciel

    Mathis Lachuer : un footballeur ancré dans sa famille

    Joueur du CD Mirandés au moment de l’interview, Mathis Lachuer évoquait son départ pour l’Espagne, ses débuts avec la langue, et cette envie inépuisable de progresser, sur comme en dehors du terrain. Un des podcasts incontournables de cette année écoulée avec un homme qui connaît la valeur du travail, et qui parlait avec émotion de son lien fort avec sa famille.

    Mathias Lachuer à la conquête du championnat espagnol
    Mathias Lachuer à la conquête du championnat espagnol

    Depuis, il a rejoint le club de Valladolid. Il continue d’aimer ce championnat dans lequel il s’épanouit : « En Liga2, ce qui m’a impressionné, ce sont les stades », nous avait-il confiés. Et, à la question dans « les arrêts de jeu », le talentueux milieu français nous avait révélé son rêve le plus fou… Une réponse simple, sans strass ni paillettes, à l’image de cet homme profondément attachant que le FC Expat avait reçu en 2025. »

    Mathis Lachuer en podcast

    Anthony Mounier : du foot aux marathons

    Au micro du FC Expat, Anthony Mounier raconte un parcours atypique, guidé par la passion. « J’ai eu la chance de réaliser mon rêve. Depuis tout petit, j’avais cette volonté de devenir footballeur professionnel. Cela n’a pas été facile. Il y a pas mal d’étapes à traverser. » Après une carrière passée par l’OL, Nice ou l’Atalanta, il arrive en Grèce et il « tombe amoureux du pays ».

    Le marathon, la nouvelle passion d'Anthony Mounier
    Le marathon, la nouvelle passion d’Anthony Mounier

    Mais surtout, il révèle une autre passion : la course à pied longue distance qui lui offre, depuis sa retraite de footballeur, une nouvelle discipline de vie. Anthony Mounier explique comment le marathon lui a « redonné un cadre » et une manière de se dépasser. Une transition rare dans le foot professionnel, qui dessine le portrait d’un sportif captivant, sincère, lucide.

    Anthony Mounier, l’interview qui vous donnera envie de courir

    Un grand merci à nos invités, Fred Hermel, Thomas Henry, Mathis Lachuer, Enzo Loiodice, Jérémy Mellot, Julien Mette, Anthony Mounier, Paul Nardi… de nous avoir ouvert leur cœur et d’avoir partagé leur expérience de Français de l’étranger. L’année 2025 aura confirmé la richesse du football français expatrié, entre parcours singuliers, rencontres attachantes et choix pleinement assumés. Tous rappellent que vivre hors de France n’est jamais seulement une aventure sportive : c’est une véritable école d’ouverture, d’adaptation et d’humilité. Portés par leur lucidité et leur passion, ces joueurs, entraîneurs et journalistes ont offert au FC Expat une année d’une rare densité humaine. Vivement 2026 !

  • Rétrospective culturelle 2025, un bouquet de talents métissés

    Rétrospective culturelle 2025, un bouquet de talents métissés

    La littérature aura été voyageuse, les chanteurs amoureux, et une place de choix aura été également donnée dans nos colonnes aux grands talents du cinéma français Parmi vos préférences marquées de lecteurs en 2025, ce sont les talents comiques de Gad Elmaleh et de Gérard Jugnot que vous avez le plus plébiscités. Mais aussi nos articles sur la gastronomie, un art où la France se distingue, dans l’hexagone et au-delà. Vous avez également apprécié la qualité des prestations de l’orchestre des lycées français du monde qui avait fait escale cette année à Lisbonne. Découvrez notre rétrospective culturelle 2025 Lesfrancais.press et son bouquet de talents métissés.

    Gad Elmaleh, à la rencontre des expatriés

    Son spectacle « lui-même » est un franc succès. L’artiste nous a accordé une interview à cœur ouvert. Il nous dit son plaisir de présenter ce one-man-show à travers le monde en partant à la rencontre d’un public d’expatriés qu’il affectionne. Il explique la force des liens qu’il crée ainsi avec notre communauté en évoquant ses spectacles à Boston et son échange avec un collectif d’étudiants français ou à son passage à Miami, sur le continent américain où il a posé ses valises.

    Gad Elmaleh se confie sur l'attitude de ses amis après les accusations de plagiat
    Gad Elmaleh se confie sur l’attitude de ses amis après les accusations de plagiat

    Sa vision du monde est définitivement positive et fraternelle « « plus on est ouvert, plus on est riche de différentes cultures, plus on parle plusieurs langues, et plus on est à même d’entendre, de comprendre et de diffuser même un message de paix ».


    Réécoutez l’interview de Gad Elmaleh ici

    Orchestre des Lycées Français du monde en concert à Lisbonne

    C’est un des plus brillants projets portés par l’AEFE, l’agence de l’enseignement français à l’étranger. Cet orchestre permet à des lycéens de se retrouver chaque année dans une ville nouvelle pour mettre en place un concert de haut niveau sous la baguette de la chef Adriana Tanus.

    Orchestre des Lycées Français du monde en concert à Lisbonne
    Orchestre des Lycées Français du monde en concert à Lisbonne

    C’est une prouesse renouvelée de pouvoir proposer une prestation de haut niveau en seulement quelques jours de répétition en présentiel. Il faut saluer le travail des professeurs mais aussi des familles qui hébergent les jeunes musiciens venus d’autres pays et le sens de l’organisation des équipes administratives locales. L’opus 2025 du printemps a été un succès et a vu une nouveauté de taille : Un chœur d’élèves était ajouté à l’orchestre et a permis une démocratisation encore plus forte de l’accès à la musique de haut niveau. Cette année Gounod et Offenbach étaient au programme et la salle était debout.

    Encore une fois bravo à tous.


    Replongez dans ce magnifique concert ici

    Gérard Jugnot fait son cinéma à Hong Kong

    C’est à l’occasion du 54ème festival du film français de Hong Kong que nous avons rencontré celui qui est un monstre sacré de notre cinéma. Révélé grâce à la troupe du Splendid devenue mythique, le comédien a su depuis varier les registres et nous parle de la première mondiale « des enfants de la résistance » un film à la dimension historique. « Quand on interroge le passé il répond présent ».

    Gérard Jugnot
    Gérard Jugnot

    C’est par cette citation de Sacha Guitry que l’artiste présente un film qui se veut instructif sans être moralisateur. Adapté d’une bande dessinée du même nom créée par Vincent Dugomier (scénariste) et Benoît Ers (dessinateur), Les Enfants de la Résistance permet de retrouver des acteurs confirmés comme Artus ou Pierre Deladonchamps mais aussi de jeunes enfants qui font leurs premiers pas sous l’œil d’une caméra bienveillante.


    Retrouvez Le podcast d’une légende du cinéma français Ici

    Miguel Bonnefoy, plume métisse de la littérature francophone

    Il évoque pour Vagabondage, l’émission de la culture française à l’étranger, son roman « Héritage ».  C’est véritablement un écrivain symbole de notre monde mélangé qu’il représente totalement à travers son itinéraire et celui de ses ancêtres. Miguel Bonnefoy est un ancien élève des lycées français à l’étranger. Né à Paris d’un père chilien exilé politique et d’une mère vénézuélienne, il incarne cette double appartenance entre deux continents et un parcours de globe-trotter qui ressemble beaucoup à celui de nos compatriotes hors de France.

    Héritage de Miguel Bonnefoy

    Le récit plonge ses racines dans celle de ses ancêtres du Jura qui ont fui la crise du phylloxéra pour vivre de la vigne au Chili où ils s’installent il y a plus d’un siècle. Dans « le rêve du Jaguar » un de ses romans à succès qui a remporté le Médicis en 2024, l’écrivain s’inscrit dans la veine du réalisme magique sud-américain en évoquant l’itinéraire d’un orphelin déshérité amené à vivre un grand destin sud-américain.


    Repartez en Vagabondage ici

    Sweet océan une voix douce et qui apaise

    Voilà un tout autre aspect de la culture française à l’étranger. Elle habite dans le voisinage de l’hexagone sur un pays, le Luxembourg, que beaucoup de jeunes diplômés rejoignent pour y trouver un premier job bien rémunéré et porteur dans les secteurs de la finance ou de l’international. Sweet océan nous invite pourtant à nous confronter à un monde plus doux. Celui de l’ASMR, cette technique basée sur les chuchotements et les frottements qui créent un environnement sonore relaxant.

    Sweet océan une voix douce et qui apaise
    Sweet océan une voix douce et qui apaise

    Sa place dans cette rétrospective se justifiait pleinement par la faculté qu’elle possède d’offrir aux autres des moments de détachement loin du stress urbain et des angoisses de l’époque. Une voix. Un micro. Une chaîne Youtube. Un dispositif très simple au plan technique. Mais qui se fonde sur un timbre de voix et une grande humanité. Jeune femme investie dans une activité largement bénévole elle montre ce que les jeunes générations sont capables de créer grâce aux outils numériques et à des techniques développées dans le monde anglo-saxon que nos compatriotes savent s’approprier.


    Cliquez pour un moment de calme

    Alexy Large l’autodidacte nomade de la chanson d’amour

    C’est une personnalité attachante. Qui a tout appris par lui-même. De l’écriture et de la composition. Un chanteur à la voix suave, un Michel Berger 2.0. Il peut revendiquer un répertoire quasi exclusivement composé de chansons d’amour. Ce troubadour baladin a posé ses valises a Miami et nous a parlé avec le cœur de son itinéraire qui l’a vu grandir entre le Sénégal et la Réunion avant de rejoindre la banlieue parisienne.

    Alexis Large, l’autodidacte nomade de la chanson d’amour
    Alexis Large, l’autodidacte nomade de la chanson d’amour

    Si c’est un artiste solo il nous parle de ses collaborations et de la façon dont il a bâti son succès grâce aux réseaux sociaux. Que ce soit sur Youtube ou Instagram ou les plateformes d’écoute où il possède des dizaines de milliers d’abonnés. Un succès qu’il doit à son énergie et à sa volonté de réussir et qui se nourrit de son itinéraire de français de l’étranger.


    Réécoutez le parcours de ce serial lover

    « Derrière les fourneaux », un livre alléchant sur la gastronomie

    Nous ne pouvions clôturer cette rétrospective sans une référence à un livre savoureux à tout point de vue. Joel Diconne nous livre mille et une anecdotes de cuisine en vous invitant à passer dans les coulisses des grands et plus petits restaurants. On découvre toute l’exigence que réclament ces métiers mais aussi la passion qui anime le personnel quel que soit son rang et sa fonction dans un univers codifié et hiérarchisé. 

    Derrière les fourneaux - Joël Diconne, Stéphane Cholet
    « Derrière les fourneaux » – Joël Diconne, Stéphane Cholet

    L’auteur est une encyclopédie vivante de la gastronomie de par son passé de chef qui a côtoyé les plus grands. Il raconte comment le client est satisfait à tout prix ou comment on peut rattraper les situations de salle les plus compliquées. Le livre comporte aussi quelques éléments sur quelques grandes tables françaises à l’étranger.

    « Pour réussir à l’étranger, il nest pas nécessaire d’élaborer de mets sophistiqués, la qualité des produits et du travail bien fait sont les bases reconnues de la tradition française ».


    Redécouvrez les secrets des cuisines ici

    La culture a toute sa place dans les colonnes Lesfrancais.press. Sans snobisme et sans populisme culturel, nous vous offrons toute l’année une sélection de ce que les Français de l’étranger peuvent produire ou créer de plus beau, de meilleur ou de plus original en matière artistique.

    Restez fidèle à nos articles culturels et podcasts pour vous évader, vous émouvoir, exciter votre curiosité et ravir vos sens. Et bien sûr, passez d’excellentes fêtes de fin d’année. 

  • Tour du monde des célébrations de Noël 2025 !

    Tour du monde des célébrations de Noël 2025 !

    Les jouets sont montés, les bons crus et mets sont digérés, il est temps de faire une pause pour regarder les célébrations de Noël 2025. Du côté de l’hexagone, pour une fois, il a fait froid pour Noël en France ! (L’exception qui confirme la règle !?). En Australie, les festivités furent plus sobres mais toujours ensoleillées mais c’est en Grande-Bretagne qu’on s’étonnera du succès du bain de Noël. On s’arrêtera aussi au Nigeria où les Chrétiens souffrent avant de se poser sur le toit de la Basilique St Pierre au Vatican et d’écouter le Pape pour son premier message à Rome et au monde.

    3,2 °C au niveau national en France

    Avec une moyenne de 3,2 °C au niveau national, chiffre provisoire établi ce jeudi 25 décembre 2025, ce Noël devient le plus froid depuis le « 0,13 °C » enregistré en 2010 en France. Le plan « Grand Froid » a été activé dans une dizaine de départements depuis mercredi et les départements du nord et du nord-ouest sont toujours placés en vigilance jaune Grand froid par Météo France ce vendredi 26 décembre.

    En plus, la neige a fait son apparition dans plusieurs régions françaises, ce mercredi 25 décembre. Dans le bassin lyonnais, le Morvan, l’Auvergne, le Centre-Val de Loire, le Gard ou les Pays de la Loire, mais aussi dans les Pyrénées et l’Auvergne, beaucoup d’internautes ont partagé sur les réseaux sociaux les images des flocons, donnant aux paysages un air enchanteur.

    @MétéoExpress / @JohanneFany
    @MétéoExpress / @JohanneFany

    Mais si les Français n’avaient pas vécu de Noël aussi froid depuis quinze ans, le niveau de 2025 reste loin du record historique. En 1962, qualifié de Noël le plus froid du siècle par Météo France, la température nationale était d’environ – 7 °C. En 1970, une valeur de – 2,6 °C a été enregistrée. Ce sont les deux seules années où les températures étaient négatives un 25 décembre depuis 1950 en France.

    Aux USA, Joyeux Noël, même « aux pourritures de gauche radicale »

    Aux Etats-Unis, la grande de fête de fin d’année c’est Thanksgiving, pour autant, il est de tradition de se souhaiter une belle fête de Noël. Donald Trump n’y a pas dérogé… A sa façon. Le président américain a, ainsi, adressé un message de Noël pour le moins offensif à ses opposants. « Joyeux Noël à tous, y compris aux pourritures de gauche radicale qui font tout leur possible pour détruire notre pays, mais qui échouent lamentablement« , a-t-il écrit sur son réseau Truth Social.

    Merry Christmas to all, including the Radical Left Scum that is doing everything possible to destroy our Country, but are failing badly. We no longer have Open Borders, Men in Women’s Sports, Transgender for Everyone, or Weak Law Enforcement. What we do have is a Record Stock…

    — Donald J. Trump (@realDonaldTrump) December 25, 2025

    Sous l’étiquette de « gauche radicale », Donald Trump inclut l’ensemble de ses adversaires politiques, y compris des figures démocrates considérées comme modérées ou centristes. Fidèle à son style polémique, il a choisi de maintenir ce ton clivant même pendant les fêtes. Le chef de l’État américain passe Noël à Mar-a-Lago, sa résidence située en Floride, où il a participé à un dîner de Noël le 24 décembre.

    Se baigner dans une eau glaciale au Royaume-Uni

    Après ce coup de chaud politique, on se refroidit les idées avec une tradition « so British ». En effet, le matin de Noël, c’est l’heure de la trempette annuelle à la piscine Black Root du parc Sutton. Le Sutton Park est un grand parc urbain situé à Sutton Coldfield, Birmingham, Midlands de l’Ouest, Angleterre. La majeure partie du parc est une réserve naturelle nationale. Vous êtes plutôt « eau salée » ? Pas de souci, le jour de Noël les nageurs prennent la mer à Boscombe Bournemouth et dans bien d’autres villes côtières britanniques.

    Célébration en bernes en Australie

    On va aux antipodes en allant rencontrer d’autres sujets de sa Majesté, les Australiens. Logiquement, les célébrations de Noël se sont déroulées en demi-teinte sur la plage emblématique de Bondi Beach, à Sydney, jeudi, alors que la communauté française pleurait l’attentat terroriste qui a tué 15 personnes dont un compatriote.

    La police a patrouillé sur le front de mer alors que des centaines de personnes, portant des bonnets de Père Noël, se sont rassemblées dans un souvenir silencieux. « Tout le monde respecte et est très triste de ce qui s’est passé… les gens ici sont sur la plage parce que c’est comme une célébration, mais tout le monde l’a en mémoire« , déclarait Mark Conroy, un touriste britannique à Reuters.

    Un Noël d’espoir au Nigéria

    Alors que l’État islamique terrorise le Sahel et en particulier le Nigeria où les Chrétiens sont pourchassés et torturés, ce Noël est peut-être porteur d’espoir.

    D’un côté, les 130 élèves et membres du personnel enlevés le 21 novembre à l’école primaire et secondaire Sainte-Marie de Papiri ont retrouvé la liberté en début de semaine. L’information a été confirmée lundi à Vatican News par l’évêque de Kontagora, Mgr Bulus Dauwa Yohanna. Les enfants et le personnel libérés figuraient parmi les 315 personnes initialement kidnappées par des hommes armés lors d’une attaque nocturne contre l’établissement scolaire.

    De l’autre, Donald Trump s’attaque, enfin, à l’État Islamique au Nigeria. Le président américain a annoncé jeudi que les Etats-Unis avaient mené de « nombreuses » frappes meurtrières contre l’organisation terroriste dans le nord-ouest du pays. « J’avais précédemment prévenu ces terroristes que s’ils n’arrêtaient pas le massacre de chrétiens, ils allaient le payer cher, et ce soir, ils ont payé », a déclaré Donald Trump sur sa plateforme Truth Social, ajoutant que le « ministère de la Guerre a réalisé de nombreuses frappes parfaites » le jour de Noël.

    Bethléem renoue avec les festivités de Noël

    À Bethléem, en Cisjordanie occupée par Israël, les célébrations de Noël de ces deux dernières années ont été ternies par la guerre meurtrière et dévastatrice déclenchée à Gaza par l’attaque sans précédent du Hamas le 7 octobre 2023. Par solidarité avec les Palestiniens du territoire, les festivités avaient été annulées, mais l’immense sapin de Noël, décoré de boules rouge et or, s’est de nouveau illuminé début décembre devant la basilique de la Nativité. Une joie permise par la très fragile trêve en vigueur à Gaza depuis plus deux mois.

    Le cardinal Pierbattista Pizzaballa a rendu visite aux fidèles catholiques palestiniens à Béthléem. ©HAZEM BADER / AFP
    Le cardinal Pierbattista Pizzaballa a rendu visite aux fidèles catholiques palestiniens à Béthléem. ©HAZEM BADER / AFP

    La « paix sauvage » clamée à Rome

    À des milliers de kilomètres de là, le pape Léon XIV présida tard mercredi soir au Vatican la première messe de Noël de son pontificat. Et suivant la tradition millénaire, il a adressé son message de Noël à « Urbi et Orbi » ce jeudi 25 décembre. En s’adressant pour la première fois un jour de Noël « à la ville et au monde » depuis le balcon de la basilique Saint-Pierre, Léon XIV a cité un poète juif israélien Yehuda Amichaï, évoque un surprenant concept, celui de la « paix sauvage ».

    Ainsi, pour son premier Noël comme chef de l’Église catholique, Léon XIV avait demandé une « trêve » de 24 heures qui n’a pas été partout respectée. Cette « paix sauvage », dit le poète cité par Léon XIV, n’est pas la paix d’un « cessez-le-feu », ni celle négociée entre le « loup et l’agneau ». C’est la paix qui pousse « comme les fleurs sauvages », à l’improviste, parce que les hommes n’en peuvent vraiment plus. Ils se voient accablés d’une telle « grande fatigue » qu’ils ressentent un irrépressible « besoin de paix », à la manière d’un « champ » qui aurait soif d’eau. Mais cet inlassable appel à la paix que tous les papes déclament à la face du monde, Noël après Noël, doit effectivement affronter « l’indifférence », reconnaît le 267e successeur de Pierre.

    « Ne nous laissons pas gagner par l’indifférence. (…) En se faisant homme, Jésus prend sur Lui notre fragilité, il s’identifie à ceux qui n’ont plus rien et ont tout perdu, comme les habitants de Gaza ; à ceux qui sont en proie à la faim et à la pauvreté, comme le peuple yéménite ; à ceux qui fuient leur terre pour chercher un avenir ailleurs, comme les nombreux réfugiés et migrants qui traversent la Méditerranée ou parcourent le continent américain ; à ceux qui ont perdu leur emploi et ceux qui en cherchent un, comme tant de jeunes qui peinent à trouver un travail ; à ceux qui sont exploités, comme les trop nombreux travailleurs sous-payés ; à ceux qui sont en prison et vivent souvent dans des conditions inhumaines ».

    Léon XIV, le 267ème Pape au Vatican le 25 décembre 2025

    Il évoqua aussi les Chrétiens mis en danger au Nigéria, mais aussi la situation en Ukraine. Si vous voulez en savoir, vous pouvez regarder le replay mis à disposition le réseau Vatican News.

    Regarder le message de Noël « Urbi et Orbi » de Leon XIV

  • Cadeaux de Noël décevants ? Revendre est accepté désormais, mais comment ?

    Cadeaux de Noël décevants ? Revendre est accepté désormais, mais comment ?

    Le Figaro a dévoilé un baromètre eBay réalisé par Kantar où on découvre que désormais revendre un cadeau de Noël décevant n’est plus tabou ! On y apprend, ainsi, que près de 20 millions de Français ont, d’ailleurs, déjà revendu un cadeau de Noël. Alors si vous êtes en France pour ces fêtes de fin d’année, on vous donne les bons plans pour écouler les présents non-adaptés que vous avez reçus au pied du sapin.

    Ingratitude et culpabilité

    Revendre son cadeau de Noël est aujourd’hui une démarche courante, et plutôt bien acceptée. Après tout, ne dit-on pas que c’est le geste qui compte ? Et lorsque l’on veut marquer une attention à une personne de son entourage, mais que l’on ne la connaît pas de façon particulièrement proche, les erreurs arrivent. Alors, pourquoi conserver un livre, un CD, un jeu vidéo ou autre qui ne servira jamais alors que l’on peut le revendre ?

    L’argent obtenu permet de le transformer en un autre cadeau mieux apprécié. Et la personne qui l’achète le fera parce qu’elle y trouvera son intérêt. C’est donc du gagnant-gagnant !

    Baromètre eBay réalisé par Kantar auprès des Français en novembre 2024
    Baromètre eBay réalisé par Kantar auprès des Français en novembre 2024 ©EBAY-Le Figaro

    Cette tendance est particulièrement marquée chez les jeunes adultes de 25 à 34 ans, pour qui les plateformes comme Vinted ou Leboncoin sont un moyen rapide et efficace de monétiser des objets qui ne leur conviennent pas. D’ailleurs, le 26 décembre, un pic de transactions est généralement observé sur ces sites, avec des milliers de nouvelles annonces pour des articles flambant neufs ! Pour financer d’autres projets, remplacer un cadeau par un objet plus adapté ou simplement économiser : les motivations diffèrent, mais le phénomène est indéniable… Encore faut-il savoir où revendre son cadeau de Noël en 2025 !

    Quels sites à recommander pour revendre son cadeau de Noël ?

    Cdiscount

    On connaît bien sûr Cdiscount pour sa capacité à proposer sans cesse de très bons prix sur tout ce dont on a besoin au quotidien. Si Cdiscount propose de nombreux services, celui du rachat de vos articles est peut-être méconnu. Et pourtant, la démarche est simple. A partir du lien indiqué ci-dessous, vous n’avez qu’à rechercher votre produit parmi des catégories comme Mobile, Tablette, Montre connectée, Écouteurs et casque sans fil, Console et quelques autres. Vous indiquez la référence et l’état de votre article. Vous n’avez plus qu’à expédier ensuite votre bien, qui sera évalué par Cdiscount Reprise à la réception. Vous toucherez alors votre dû.


    Revendre sur Cdiscount

    Leboncoin

    Leboncoin s’est imposé en quelques années comme la référence incontournable de la vente entre particuliers. On y achète aussi bien un vinyle hors d’âge que le bois pour la cheminée comme sa prochaine voiture. Alors pourquoi ne pourrait-on pas y revendre son cadeau de Noël ? L’avantage, c’est que Leboncoin ne joue pas les intermédiaires comme le font les sites Internet classiques. Le site de petites annonces ne prend pas de commissions, et vous vendez donc votre produit au prix que vous le souhaitez, sans perte. Vous bénéficiez aussi de certaines protections, pour éviter les mauvaises surprises. Vous avez donc tout à y gagner.


    Revendre sur le bon coin

    Cadeau de noël tablette
    Photo d’illustration ©Stockadobe

    Rakuten

    Rakuten est un site très intéressant dès lors qu’il s’agit de vendre un cadeau, de Noël ou n’importe quel autre produit. Les fiches articles existent déjà pour tous les produits de grande consommation comme les produits culturels ou électroniques. Pour créer votre annonce, vous n’avez qu’à ajouter vos caractéristiques propres, comme l’état du produit, votre prix ou vos conditions d’expédition. C’est très rapide, rentable et permet donc de se simplifier la vie.


    Vendre sur Rakuten

    Vinted

    Vinted, c’est la plateforme de vente pour les vêtements, neufs ou d’occasion. Sauf que Vinted est devenu avec les années bien plus que cela. On y vend aussi de nombreux objets du quotidien, à la façon des plateformes de ventes en ligne. L’intérêt de choisir Vinted tient dans les garanties d’intermédiaire que le site offre, et dans les nombreux lockers de réception des articles que l’on trouve désormais partout sur le territoire. Cela facilite grandement les échanges au moment de vendre !


    Revendre sur Vinted

    Les produits pour la maison sont très attendus

    Cette année, encore, selon Vinted, ce sont les produits pour l’intérieur qui sont fortement attendus.  Depuis 2020, l’onglet dédié permet aux utilisateurs de vendre et d’acheter de la petite déco : textiles, accessoires, objets pratiques… Lorsqu’ils sont neufs, fraîchement déballés, les articles déco peuvent rapporter gros !

    Enfin, s’il n’est pas officiellement interdit de revendre un objet plus cher que son prix d’origine, une telle offre risque de ne pas attirer grand monde, puisque sur Vinted, ce sont avant tout les petits prix qui sont convoités ! Toutefois, certains objets déco particulièrement rares, prisés ou raffinés peuvent atteindre des prix record. Pour revendre vos cadeaux au meilleur prix et à toute vitesse, pensez à utiliser les bons mots-clés, et à soigner la description et les photos de chaque article ! Faites aussi preuve de discrétion si vous ne voulez pas heurter l’auteur du cadeau… Utilisez un pseudo et évitez d’afficher votre dressing sur les réseaux !

  • Les apôtres, les premiers expatriés détachés ?

    Les apôtres, les premiers expatriés détachés ?

    C’est sans irrespect ni provocation que nous avons choisi ce titre, juste un clin d’œil pour ouvrir un sujet dédié aux 12 apôtres, les « envoyés » du Christ des Chrétiens au monde. En cette période « sacrée » pour les uns mais souvent « festive » pour tous, nous avons décidé de faire un zoom sur la mission de Pierre, André, Jacques dit le Majeur, Jean, Philippe, Barthélémy, Thomas, Matthieu, Jacques, Jude appelé aussi Thaddée, Simon surnommé le Zélote et Judas l’Iscariote.

    Le titre d’apôtre

    Commençons par le début, quel est le sens même du terme « d’apôtre » ?  « Signifié » ou « envoyé » sont des traductions acceptées par les spécialistes. Or Jésus envoie, littéralement, d’autres personnes que les 12. Il envoie la femme samaritaine vers les gens de son village (Jean 4), il envoie Marie Madeleine annoncer aux autres sa résurrection (Jean 20). Elles sont donc littéralement faites « apôtres » par Jésus, avec un rôle particulièrement essentiel en ce qui concerne cette dernière, c’est pourquoi on l’appelle « l’apôtre des apôtres » (dès Hippolyte de Rome vers l’an 200).

    Dans l’Évangile selon Luc 10, Jésus envoie 70 disciples (ou 72) en mission : cela fait littéralement d’eux aussi des « envoyés », en grec « apôtres ». Être envoyé pour annoncer l’Évangile n’est donc pas réservé « aux 12 ».

    Mais alors pourquoi 12 ? Si le chiffre de 12 est utilisé c’est plus là pour nous dire une qualité qu’une quantité, ce groupe des 12 évoque alors une humanité bénie par Dieu, envoyée par Jésus dans le monde. Ainsi, ce serait une façon d’incorporer les lecteurs de l’Évangile, dans le groupe des disciples tout proches de Jésus qui existait bien, historiquement, mais était peut-être constitué d’une demi-douzaine de très proches, dont des femmes (comme Marthe, Marie Madeleine).

    En robe mouchetée, Marie-Madeleine essaie de ranimer la Vierge évanouie. Détail d’une Crucifixion attribuée à Lorenzo d’Alessandro, seconde moitié du XVe siècle
    En robe mouchetée, Marie-Madeleine essaie de ranimer la Vierge évanouie. Détail d’une Crucifixion attribuée à Lorenzo d’Alessandro, seconde moitié du XVe siècle. ©Petit-Palais d’Avignon

    En invitant les croyants, grâce à ce chiffre de 12, le texte serait ainsi fidèle à l’esprit de Jésus, appelant ses disciples à se sentir responsables personnellement de poursuivre la mission du Christ, les « envoyant » annoncer le pardon de Dieu, faire du bien. C’est ce que l’on voit dans les chapitres 20 et 21 de l’Évangile selon Jean avec le don de la paix, le don de l’Esprit, l’envoi dans le monde.

    Pourquoi ces 12 hommes là ?

    Le nom des principaux apôtres est parfaitement clair et identifié. Mais à la marge c’est plus incertain, pourtant Matthieu et Jean qui ont écrit chacun un évangile faisaient partie de la bande.

    Il n’y aurait pas ce flou s’ils avaient été nommés par Jésus officiellement, avec un titre, une nomination solennelle comme l’adoubement d’un chevalier, ou l’onction d’huile d’un prêtre, d’un prophète ou d’un roi dans l’Ancien Testament, ou au moins une imposition des mains par Jésus devant les autres comme une sorte d’ordination d’apôtre. Or, rien, certains disciples étaient simplement plus proches de Jésus : ils se sont rendus plus disponibles pour accompagner Jésus plus souvent (ce n’était pas évident de se rendre disponible, il y a le travail et la famille). Il peut aussi y avoir des affinités et des choix de Jésus d’appeler telle personne à être à ses côtés.

    Il n’y a donc peut-être pas exactement 12 hommes faisant nominativement partie de ce groupe d’apôtres autour de Jésus, mais un petit groupe qualifié de « 12 », amené dans la vie bénie comme les 12 tribus ont été conduites dans la terre promise par Moïse puis Josué. Cela expliquerait pourquoi la liste de ces apôtres est un « petit peu » floue entre les différents évangiles (Barthélemy, Nathanaël, Jude, Thaddée).

    Au final, d’après les Évangiles de l’Église catholique, voici les douze apôtres choisis par Jésus :

    • Pierre (Simon Pierre)
      Pierre était un pêcheur impulsif. Il a renié Jésus trois fois… avant de devenir un pilier de l’Église.
      « Si tu t’es déjà renié toi-même par peur, par fatigue ou pour être accepté, l’histoire de Pierre rappelle que l’échec n’annule jamais l’appel. »
    • Jacques fils de Zébédée
      Jacques était passionné, parfois excessif. Jésus l’a surnommé « fils du tonnerre ».
      « Si tu ressens des émotions fortes, parfois mal canalisées, Dieu ne les rejette pas : Il peut les transformer en force et en zèle juste. »
    • Jean
      Jean est l’apôtre de l’amour, proche du cœur de Jésus, attentif, sensible.
      « Si tu es sensible, profond, parfois blessé par le monde, tu n’es pas trop fragile pour Dieu, tu es peut-être simplement proche de son cœur. »
    • André
      André, frère de Pierre, est souvent dans l’ombre, mais c’est lui qui a conduit d’autres personnes vers Jésus.
      « Peut-être que ton rôle n’est pas d’être vu, mais simplement de conduire quelqu’un vers la lumière, discrètement, fidèlement. »
    • Philippe
      Philippe était rationnel, souvent dans le calcul et la logique.
      « Si tu as besoin de comprendre avant de croire, Jésus ne te repousse pas : Il marche avec toi, même dans tes questions. »
    • Barthélemy (Nathanaël)
      Nathanaël était sceptique : « Peut-il sortir quelque chose de bon de Nazareth ? »
      « Si tu doutes, si tu te méfies, ton honnêteté peut devenir un point de rencontre avec la vérité. »
    • Thomas
      Thomas a douté de la résurrection tant qu’il n’a pas vu.
      « Si tu as besoin de preuves, Jésus ne t’exclut pas : Il t’invite à toucher la vérité à ton rythme. »
    • Matthieu (Lévi)
      Matthieu était collecteur d’impôts, méprisé par la société.
      « Si ton passé te colle à la peau ou te fait honte, l’appel de Jésus montre que personne n’est défini par ses erreurs. »
    • Jacques fils d’Alphée
      Peu de choses sont dites sur lui dans les Évangiles.
      « Même si ta vie semble discrète ou invisible, Dieu voit ta fidélité quand personne ne regarde. »
    • Simon le Zélote
      Simon était engagé politiquement, prêt à lutter par la force.
      « Si tu portes une colère ou un combat intérieur, Jésus peut transformer ta révolte en mission de paix. »
    • Jude (Thaddée)
      Thaddée a posé des questions directes à Jésus, sans détour.
      « Si tu poses des questions profondes, parfois dérangeantes, Dieu ne les craint pas, Il les accueille. »
    • Judas Iscariot
      Judas a trahi Jésus. Son histoire rappelle la gravité du libre arbitre.
      « L’histoire de Judas nous rappelle que la proximité avec Jésus ne remplace jamais un cœur ouvert et transformé. »

    2 milliards de fidèles

    Si ces hommes sont des apôtres, c’est qu’ils sont envoyés par Jésus pour créer des Églises rayonnantes au plus grand nombre de fidèles possibles. Certains pourraient comparer cela à l’envoyé d’une entreprise française dans un pays lointain pour conquérir un nouveau marché et acquérir le plus grand nombre de parts de marché… Mais ici, on parle spiritualité et pas simple détachement. Alors quelles étaient les missions des 12 Apôtres ? Quel est leur héritage ?

    Avec environ 2,4 milliards de fidèles, le christianisme est la première religion mondiale
    Avec environ 2,4 milliards de fidèles, le christianisme est la première religion mondiale. ©histocarte

    Les patriarcats

    Il y a environ deux mille ans, les Apôtres, inspirés par Jésus de Nazareth, ont fondé de nombreuses communautés chrétiennes, toutes unies dans la foi, le culte et la participation à la sainte Eucharistie, la fraction du pain. C’est leur principale mission et leur héritage à travers des Églises. Fondées par les apôtres eux-mêmes, elles sont 5 : les patriarcats de Constantinople, d’Alexandrie, d’Antioche, de Jérusalem et de Rome.

    L’église de Constantinople a été fondée par Saint André, l’église d’Alexandrie par Saint Marc, l’église d’Antioche par Saint Paul, l’église de Jérusalem par les saints. Pierre et Jacques, et l’Église de Rome par les saints Pierre et Paul. Celles qui ont été fondées dans les années suivantes grâce à l’activité missionnaire des premières églises étaient les Églises du Sinaï, de Russie, de Grèce, de Serbie, de Bulgarie, de Roumanie et bien d’autres.

    Des Églises qui ont prospéré et qui regroupent directement ou indirectement plus d’1/3 de la population mondiale, faisant de la Chrétienté, la religion la plus suivie au monde. En 2025, il y a 2,66 milliards de chrétiens dans le monde tous issus d’obédiences qui se réclament d’une façon ou d’une autre de l’héritage des 12 apôtres, ces « envoyés » partis prêcher la Bonne Parole au monde.

  • Allocution de Sébastien Lecornu, loi spéciale adoptée à l’Assemblée nationale  

    Allocution de Sébastien Lecornu, loi spéciale adoptée à l’Assemblée nationale  

    La session parlementaire s’est refermée sans donner de budget à la France pour l’année 2026…Comme l’année dernière ! Si le budget dédié à la Sécurité sociale a, lui, bien été adopté, tous les autres secteurs dépendant de l’État sont eux dans le flou. Grâce à la loi spéciale votée ce 23 décembre, les allocations et les pensions, les salaires des fonctionnaires seront payés normalement, mais il faut savoir qu’ils le seront car l’Agence chargée de placer nos dettes souveraines pourra conserver le même rythme d’endettement qu’en 2025). Cependant les subventions pour les associations, les projets civils comme militaires sont à l’arrêt. Ce n’est donc pas une situation normale, un message que Sébastien Lecornu, à la veille du réveillon de Noël, a martelé dans un message aux Français, diffusé ce mardi à 19H30 (CET).

    Unanimité pour un vote sans suspens !

    La loi de finances spéciale a été examinée à l’Assemblée nationale. Elle y fut adoptée à l’unanimité par les 496 députés présents. Dans la foulée, elle est en cours d’examen au Sénat, avant d’être promulguée dans les jours suivants par le chef de l’État. Ce texte d’urgence autorise l’État à percevoir les impôts existants, à reconduire les prélèvements sur les recettes de l’État (au profit notamment des collectivités) et à emprunter.

    Mais l’amendement d’Éric Coquerel, président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, sur l’indexation du barème de l’impôt, adopté ce matin en commission, n’est, finalement, pas dans le texte de la loi spéciale. La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, l’a jugé irrecevable, comme l’an dernier, « suivant ainsi l’avis du conseil d’Etat », confie son entourage au Parisien.

    Malgré ce petit accro, qui mécaniquement va faire basculer 200 000 foyers dans l’assiette imposable, la loi de finances spéciale a été adoptée à l’unanimité. Il y a aussi une « bonne nouvelle » pour certains, la réforme de l’abattement de 10 % dont bénéficient les retraités sur leur pension, que le gouvernement souhaitait transformer en abattement forfaitaire de 2 000 euros, « ne pourra pas être mise en œuvre, quelle qu’en soit la forme, puisqu’elle dépendait d’une adoption en 2025 », a assuré Mme Montchalin.

    Cependant, Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a rappelé le caractère temporaire et le cadre circonscrit de la loi spéciale, qui « n’équivaut pas à la reconduction du budget de l’année dernière« . La loi spéciale est un « service mininum« , a, de son côté, insisté Amélie de Montchalin. « Chaque jour de loi spéciale en 2026 sera un jour de trop« , a-t-elle poursuivi.

    Image illustration ©IA Firefly adobe
    Image illustration ©IA Firefly adobe

    Des objectifs clairs pour Sébastien Lecornu

    Lundi 22 décembre, Emmanuel Macron a fixé une date limite à son Premier ministre. « Nous devrons au plus vite, en janvier, donner un budget à la nation« , a déclaré le chef de l’État lors du Conseil des ministres. Un message bien reçu par Sébastien Lecornu qui s’est essayé, ce 23 décembre à 19h30, lors d’une allocution sur BFMTV, à un exercice de pédagogie à destination des Français en cette veille de réveillon de Noël.

    Le premier ministre s’est adressé en premier lieu aux forces politiques et syndicales du pays en les exhortant à « rester à distance des calculs partisans ». Selon lui, le texte voté constitue « une base solide ».

    « Un compromis n’est ni un renoncement ni une confusion »

    Sébastien Lecornu, Premier ministre

    Ensuite, Sébastien Lecornu a rassuré sur l’essentiel, soit la continuité de l’État, tout en ne minimisant pas les échecs rencontrés pour le budget national au parlement comme en commission paritaire mixte. Il a aussi donné les priorités du gouvernement pour les prochaines semaines. Le premier ministre voit, ainsi, « cinq grandes familles de sujets » sur lesquels les partis devront s’accorder début 2026 pour adopter un Budget 2026 : « l’agriculture, le financement de nos collectivités locales, le logement, le Nouvelle-Calédonie, les investissements dans l’université et la recherche ».

    Il a aussi tracé une feuille de route pour le prochain semestre, avec en premier lieu, un message de solidarité et de soutien envoyé aux agriculteurs. Évoquant le traité du Mercosur, Sébastien Lecornu a martelé un message de fermeté sur la protection du revenu de ceux qui travaillent la terre et de notre souveraineté alimentaire.  Puis il a rappelé les difficultés rencontrées par les collectivités locales quant à leur financement alors que les modalités d’accès au fonds vert ne sont toujours pas définies.

    Du côté de l’international, qu’il a évoqué en début d’allocution, en déclarant « qu’il n’y a pas de rayonnement international dans le désordre », il a ravi de nombreux Français de l’étranger, qui s’inquiètent pour l’image et le potentiel de notre pays sur l’échiquier mondial.

    Confiant pour le budget !

    Le premier ministre, au moment de conclure son allocution, s’est dit « persuadé » que l’adoption d’un budget « est possible si les calculs politiques sont mis de côté ». « Aucun accord sur le Mercosur ne sera accepté s’il impose une concurrence déloyale. Le compte n’y est toujours pas », a-t-il rappelé à l’attention des agriculteurs, avant de saluer « le monde de l’entreprise et les travailleurs » grâce à qui « notre croissance tient ».

    « Le cap est clair », ajoute-t-il, avant de souhaiter « de belles fêtes de Noel » à tous les Français. Le locataire de Matignon n’a pas évoqué le 49.3, que le gouvernement pourrait utiliser pour faire adopter un texte sans vote, sauf motion de censure.

    Télécharger le discours du Premier ministre

  • Initiatives Expats 2025 : le meilleur de nos expatriés engagés

    Initiatives Expats 2025 : le meilleur de nos expatriés engagés

    De Copenhague à Abidjan, de Phnom Penh à Vienne ou encore de Bruxelles au Liechtenstein, les expatriés français multiplient les initiatives qui stimulent la vie locale, renforcent l’économie, soutiennent l’écologie ou favorisent les liens entre communautés. À travers les épisodes d’Initiatives Expats se dessine une année d’engagements forts, d’histoires humaines et de projets concrets. Retrouvez le meilleur de la cuvée 2025 de nos expatriés engagés.

    Épelle Moi en Afrique du Sud : transmettre le français autrement

    Entre orthographe, ateliers créatifs et cinéma, Épelle‑Moi transforme l’apprentissage de l’orthographe en véritable aventure culturelle en Afrique du Sud. Au cours de son interview, Muriel Huet, nous partage une idée forte : redonner aux jeunes un lien vivant avec la langue française, au-delà des règles, dans un espace d’expression et de jeu.

    « Il faut un peu baisser la garde en Afrique du Sud.
    On va désapprendre des choses, et on va en apprendre encore plus. »

    Muriel Huet, directrice d’Épelle-moi, Afrique du Sud

    Autre passion de notre compatriote, le cinéma. Avec une équipe de passionnés, elle met soutien les films africains francophones, organise des séances de projections et soutient la création. Au cours de son interview, notre invitée nous donne également des conseils pour s’installer dans son pays d’expatriation : « Il faut un peu baisser la garde en Afrique du Sud. On va désapprendre des choses, et on va en apprendre encore plus. »

    Écouter le podcast avec Muriel Huet

    Zagreb : réinventer l’écologie à l’échelle locale

    En Croatie, Florence Nigron Dautović.  Préside l’association « un autre monde » et propose une approche nouvelle de l’écologie urbaine : ateliers, actions collectives, pédagogie citoyenne. Le podcast décrit une initiative où le local devient levier de transformation.

    L'association "un autre monde" à Zagreb se mobilise en faveur de la protection de l'environnement
    L’association « un autre monde » à Zagreb se mobilise en faveur de la protection de l’environnement

    Notre Française engagée a aussi un objectif, celui de partager les valeurs françaises, de faire découvrir toutes les cultures, de rassembler autour de la langue toute la famille, des petits jusqu’aux plus anciens. Ses actions sont aussi soutenues par le STAFE, le dispositif de soutien au tissu associatif français à l’étranger, et, au cours de ce podcast notre invitée prodigue quelques conseils pour le montage des dossiers.

    Écouter le podcast « un autre monde »

    Madagascar : un café citoyen pour simplifier la vie des Français

    À Antananarivo, Marc Boulnois, le Président de Planète France Madagascar, nous parle de la mise en place de son projet de Café citoyen pour offre une solution humaine à la complexité administrative. Réunions régulières, informations pratiques, soutien personnalisé : l’initiative guide les expatriés et les aides à obtenir des réponses à leurs questions.

    « L’île de Madagascar est très grande, plus grande que la France.
    On voit que les lieux de proximité commencent à diminuer »

    Marc Boulnois, le Président de Planète France Madagascar

    Notre invité est à la fois observateur et aussi acteur de la vie publique. À travers les actions qu’il mène, il remarque un désengagement de certains services aux citoyens. La digitalisation des démarches et la dématérialisation qui l’accompagne peuvent aussi avoir certains revers constate-t-il. Il nous dit d’ailleurs que « l’île de Madagascar est très grande, plus grande que la France. On voit que les lieux de proximité commencent à diminuer ».

    Écouter le podcast avec Marc Boulnois

    Vienne : la connaissance comme outil de dialogue

    À Vienne, Le Cercle est devenu un des lieux prisés de débats et de rencontres franco-autrichienne. Flora Babin, la présidente de l’association, et Charles Coudoré, en charge de la communication, créent de véritables passerelles entre les citoyens, le monde scientifique et la diplomatique, autour de diverses activités.

    Echange organisé par Le Cercle dans le cadre des Journées européennes vertes de Vienne 2025
    Echange organisé par Le Cercle dans le cadre des Journées européennes vertes de Vienne 2025

    Ainsi, les rencontres organisées réunissent chercheurs, diplomates et citoyens autour de thèmes majeurs : climat, énergie, santé. L’initiative illustre comment la connaissance peut devenir un outil de dialogue dans un monde qui parfois ne tourne plus très rond.

    Écouter le podcast qui uni la connaissance et la diplomatie

    Phnom Penh : la dynamique franco cambodgienne en pleine expansion

    Initiatives Expats avec Charles Julliard nous plonge au cœur des enjeux français au Cambodge. La Chambre de commerce franco-cambodgienne accompagne ainsi chaque année davantage d’entreprises dans un pays en forte croissance. Le podcast met en lumière un rôle stratégique : celui de facilitateur entre deux cultures économiques qui se complètent.

    « Faire la promotion de la culture et du savoir-faire français
    auprès de la communauté cambodgienne »

    Charles Julliard, directeur exécutif de CCI France Cambodge

    Outre les activités traditionnelles de la CCI, notre invité présente également deux projets menés par son organisation et soutenus par le STAFE : le Marché français à Phnom Penh, et la Semaine de la francophonie à Siem Reap. Deux événements qui ont connu un franc succès et qui permettent de « faire la promotion de la culture et du savoir-faire français auprès de la communauté cambodgienne », comme le souligne notre invité.

    Écouter le podcast de la CCI France Cambodge

    Abidjan : la transition écologique, de la sensibilisation à l’action

    À la tête du Cercle Français d’Affaires de Côte d’Ivoire, Serge Lecomte et Candice Ndizeye racontent une année placée sous le signe de l’écologie. Entre accompagnement des PME et création de réseaux, le CFACI s’impose comme un acteur central de l’activité économique ivoirienne. Au-delà d’être devenu un lieu de rendez-vous incontournable entre les expatriés français et les entreprises, le CFACI a misé sur la protection de l’environnement avec le Projet Impact Écologie.

    Evènement rencontre d'Affaires du Cercle Français d'Affaires en Côte d'Ivoire
    Evènement rencontre d’Affaires du Cercle Français d’Affaires en Côte d’Ivoire

    Co-financée par le STAFE, cette initiative cible les écoles françaises d’Abidjan mais aussi l’ensemble des jeunes ivoiriens. Tout un programme est prévu, avec trois temps forts : la sensibilisation, la mise en place de bacs de tri sélectif et le suivi des bonnes pratiques. Et le témoignage de Serge, arrivé en Côte d’Ivoire « grâce à une petite annonce », illustre la façon dont une expatriation peut aussi devenir un engagement durable.

    Écouter le podcast avec Serge Lecomte et Candice Ndizeye

    Danemark : le voilier cargo qui transporte culture et marchandises

    À Copenhague, le Hawila, voilier cargo de 1935, a retrouvé une seconde vie sous l’impulsion de Samuel Faucherre et de son collectif. Récompensé en 2025 par le premier prix du développement durable de l’AFE, le projet prouve que la navigation à voile peut redevenir une alternative à la fois économique, écologique et parfaitement réaliste. L’un des temps forts du podcast réside d’ailleurs dans le parallèle tracé entre les défis contemporains et les savoir-faire d’autrefois, une manière de rappeler que l’innovation puise parfois sa force dans la mémoire.

    « Montrer que travailler avec une plateforme indépendante
    des énergies fossiles, c’est rentable »

    Samuel Faucherre, cofondateur et directeur d’Hawila

    Mais le Hawila ne se contente pas de transporter des marchandises. Le navire est devenu une véritable plateforme culturelle, éducative et environnementale. Écoliers, artistes, apprentis marins, bénévoles, … s’y retrouvent pour apprendre, créer et s’inspirer. Tous témoignent de la puissance symbolique de ce bateau qui renaît. Et chacun, à son échelle, peut contribuer à ce que le Hawila reprenne bientôt la mer, et devienne rentable comme nous l’a dit notre invité : « Montrer que travailler avec une plateforme indépendante des énergies fossiles, c’est rentable ».

    Écouter le podcast avec Samuel Faucherre

    Vaduz « Bonaparte », le relais des Français au Liechtenstein

    Du côté du Liechtenstein, Lesfrancais.press est parti à la rencontre de Maximilien Marxer qui préside l’association « Bonaparte ». Celle-ci s’engage auprès des Français de ce territoire pour tout aide juridique, accompagnement social, activités associatives. L’épisode met en lumière une structure essentielle pour le quotidien de nos expatriés

    "Céline part en live" spectacle proposé par l'Association Bonaparte à Vaduz (Liechtenstein)
    « Céline part en live » spectacle proposé par l’Association Bonaparte à Vaduz (Liechtenstein)

    Lors de notre entretien, Maximilien nous a présenté les actions qu’il met en place dont une qui a attiré un nombreux public : « Céline part en live », un concert avec l’artiste français Sébastien Costic. Le TAK, le Théâtre du Liechtenstein affichait complet pour cette représentation. Outre les spectacles, l’association apporte aussi son lot de réflexion grâce aux « petits philos », un cycle de cours de philosophie pour les enfants.

    Écouter le podcast avec Maximilien Marxer

    En 2025, les épisodes « Initiatives Expats » confirment que ces parcours de nos compatriotes hors de France, souvent discrets mais toujours déterminés, forment une constellation d’actions concrètes qui font bouger les lignes. Ils rappellent aussi que l’influence française à l’international ne se mesure pas seulement en chiffres, mais également en initiatives et en histoires humaines. Initiatives expats, le rendez-vous des expatriés engagés. 

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  • 7 élections à surveiller ! Tour du monde des scrutins en 2026 sans oublier la France

    7 élections à surveiller ! Tour du monde des scrutins en 2026 sans oublier la France

    En 2024, plus de la moitié des citoyens sur la planète avaient dû se rendre aux urnes, un record historique. 2025 fut une année plus calme. Mais en 2026, 7 élections seront à surveiller avec des enjeux parfois très importants pour tous. Des USA à la Hongrie, sans oublier les élections locales en France et dans les consulats, on fait un tour du monde des scrutins en 2026.

    France : l’année des élections locales – les municipales

    Les élections municipales de 2026 en France, prévues les 15 et 22 mars, représentent un moment clé de la vie démocratique locale. Cette année, le mode de scrutin évolue pour favoriser la parité et la cohésion dans les conseils municipaux, avec un scrutin de liste paritaire généralisé à toutes les communes, quelle que soit leur taille. Car malgré les turbulences politiques qui ont touché le pays, 69 % des Français continuent d’accorder leur confiance aux maires (enquête Cevipof pour l’AMF). Le maire conserve l’image d’un élu en première ligne et reste une balise dans un océan de défiance et ce depuis une dizaine d’années.

    Pour les Français de l’étranger, il est crucial de vérifier leur inscription électorale, car une radiation peut survenir en cas de perte de lien avec la commune. Les démarches d’inscription ou de vérification s’effectuent en ligne sur service-public.gouv.fr ou auprès des consulats. Pour les expatriés encore inscrits sur les listes électorales de leur dernière commune de résidence en France ou de leur commune de naissance, ces élections offrent l’opportunité de participer au choix des conseillers municipaux et communautaires, même à distance. Les électeurs concernés peuvent ainsi voter directement dans leur bureau de vote en France ou par procuration. Mais ils peuvent avant le 04 février 2026 faire le choix de s’inscrire sur la liste électorale consulaire afin de participer en mai de la même année au pendant des municipales à l’étranger, les élections consulaires.

    France : l’année des élections locales – les consulaires

    En mai 2026, les Français établis hors de France seront appelés aux urnes pour participer aux élections consulaires, un scrutin essentiel pour représenter leurs intérêts à l’étranger. Ces élections concernent les quelque 1,6 million de Français inscrits sur les listes électorales consulaires, répartis dans 176 circonscriptions à travers le monde. L’enjeu principal sera le renouvellement des 90 conseillers de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE), une institution clé qui défend les droits et les préoccupations des expatriés, qu’il s’agisse de questions administratives, sociales ou fiscales. Ils participent à travers des représentants désignés ou élus au conseil d’administration d’organismes centraux dans la vie des expatriés, comme la Caisse des Français de l’étranger (présidée par une élue consulaire, Isabelle Frej, actuellement) mais aussi l’AEFE et bien d’autres..

    Élections Consulaires 2026
    Élections Consulaires 2026 ©LFP

    Les conseillers élus en mai 2026 joueront également un rôle déterminant dans la désignation des sénateurs représentant les Français de l’étranger, dont les élections sont prévues en septembre 2026. En effet, ces élus consulaires formeront, avec les députés des Français de l’étranger, le collège électoral chargé d’élire les 12 sénateurs dédiés à la diaspora. Leur mission sera donc double : représenter les attentes des Français à l’étranger au quotidien et influencer la composition du Sénat, où leurs voix contribueront à façonner les lois qui les concernent directement. Ces élections s’inscrivent ainsi dans une dynamique plus large de participation citoyenne et de renforcement des liens entre la France et ses ressortissants dispersés à travers le globe.

    France : les sénatoriales 2026

    Tout le monde politique commence à se préparer pour les élections sénatoriales de septembre 2026, que ce soit à droite et au centre, pour garder la majorité au Sénat, à gauche, pour rester de solides forces d’opposition, ou au Rassemblement national (RN), où l’on espère faire élire suffisamment de sénateurs pour y composer un groupe. Mais avant de se projeter à septembre 2026, les parlementaires observent déjà attentivement ce qui se jouera en mars et qui sera déterminant : les sénateurs savent bien que leur élection s’apparente à un troisième tour des municipales.

    Pour les sénateurs des Français de l’étranger, ça sera le second round des élections consulaires. Et leur rôle n’est à négliger, car comme le rappelle Gérard Larcher régulièrement, le Sénat est la maison des Français de l’étranger. Nos parlementaires de la haute chambre jouent un rôle clé dans la défense de nos intérêts spécifiques, qu’il s’agisse de l’accès aux services consulaires, de la fiscalité, de la protection sociale ou encore de l’éducation des enfants à l’étranger. Le mode de scrutin, indirect, implique que les sénateurs seront élus par un collège électoral composé des 11 députés et des 442 conseillers et délégués consulaires. À noter, que le pilier de la droite des Français de l’étranger, Christophe Frassa, a annoncé dans ses vœux pour l’année 2026, ne pas se représenter.

    Carton de vœux 2026 du sénateur Christophe Frassa
    Carton de vœux 2026 du sénateur Christophe Frassa ©LFP

    Hongrie joue sa place dans l’UE en 2026

    Les élections législatives hongroises de 2026, prévues pour avril, s’annoncent comme un scrutin décisif pour l’avenir politique du pays. Après plus de quinze ans au pouvoir, le Premier ministre Viktor Orbán et son parti Fidesz-KDNP font face à un défi inédit avec la montée en puissance de Péter Magyar, leader du parti Tisza, qui incarne une opposition unie et déterminée à renverser la majorité actuelle. Les sondages placent les deux camps au coude-à-coude, reflétant une société hongroise profondément divisée entre le maintien d’un pouvoir perçu comme autoritaire et l’espoir d’une alternance démocratique. Ce scrutin, prévu en avril, intervient dans un contexte de tensions accrues avec l’Union européenne, notamment sur les questions de l’État de droit, de la liberté de la presse et de la gestion des fonds européens, ainsi que sur la position ambiguë de la Hongrie vis-à-vis de la Russie et de l’Ukraine.

    Péter Magyar et Viktor Orban au parlement européen en 2024
    Péter Magyar et Viktor Orban au parlement européen en 2024 ©PE

    La communauté française en Hongrie, estimée à plusieurs milliers de personnes, suit avec attention ces élections. Selon les dernières données, environ 10 000 Français résident en Hongrie, et un nombre significatif de binationaux franco-hongrois pourraient jouer un rôle dans ce scrutin, notamment en tant qu’électeurs ou acteurs de la société civile. Leur présence, bien que modeste en proportion de la population hongroise (environ 9,6 millions d’habitants), témoigne de liens culturels et économiques forts entre les deux pays. Pour les Français de l’étranger, ces élections rappellent l’importance de la participation citoyenne, même à distance, et soulignent les enjeux démocratiques qui transcendent les frontières.

    Ce vote pourrait ainsi marquer un tournant, non seulement pour la Hongrie, mais aussi pour la place du pays au sein de l’Europe et du monde.

    Brésil : la tentation évangéliste

    Les élections générales brésiliennes de 2026, prévues pour le 4 octobre, s’annoncent comme un moment clé pour le pays, avec l’élection du président, du vice-président, des membres du Congrès national, des gouverneurs et des assemblées législatives des États. Ce scrutin intervient dans un contexte politique marqué par la condamnation de l’ancien président Jair Bolsonaro, déclaré inéligible jusqu’en 2030, et par la montée en puissance de l’électorat évangélique, qui pourrait influencer l’issue du vote en faveur de la droite. Le Brésil, avec sa population de plus de 213 millions d’habitants, reste un géant politique et économique d’Amérique latine, attirant une communauté française estimée à environ 20 000 résidents permanents, selon les dernières données consulaires. À ceux-ci s’ajoutent près de 2 millions de Brésiliens d’ascendance française, dont une partie détient la double nationalité franco-brésilienne, renforçant les liens historiques et culturels entre les deux pays. Ces binationaux, souvent très impliqués dans la vie locale, pourraient jouer un rôle non négligeable dans la mobilisation électorale, notamment dans les grandes villes comme São Paulo ou Rio de Janeiro, où la présence française est la plus marquée.

    es évangéliques représentent aujourd'hui au Brésil un quart de la population, contre moins de 10 % en 1991.
    es évangéliques représentent aujourd’hui au Brésil un quart de la population, contre moins de 10 % en 1991. ©AFP/EVARISTO SA

    Ce scrutin sera aussi l’occasion pour les Français de l’étranger, toujours attentifs aux dynamiques politiques des pays où ils résident, de mesurer l’impact des choix brésiliens sur leurs propres conditions de vie et d’investissement. Avec un contexte international marqué par des enjeux climatiques et économiques majeurs, le Brésil de 2026 s’apprête à écrire une nouvelle page de son histoire, sous le regard attentif de ses partenaires européens et de sa diaspora.

    Israël : tourner la page de la guerre

    Les élections législatives israéliennes de 2026, prévues pour le 27 octobre, s’annoncent comme un scrutin décisif pour l’avenir politique du pays, marqué par les tensions internes et les conséquences de la guerre à Gaza. Ce vote interviendra dans un contexte de polarisation accrue, alors que la société israélienne reste divisée sur la gestion de la crise sécuritaire et les réformes judiciaires controversées portées par le gouvernement Netanyahu.

    La participation des Français d’Israël, estimés à plus de 100 000 ressortissants, et des binationaux franco-israéliens, dont le nombre s’élève à plusieurs dizaines de milliers, pourrait jouer un rôle non négligeable, notamment dans les circonscriptions où la diaspora francophone est bien implantée. Ces électeurs, souvent très engagés dans la vie politique locale, pourraient influencer les débats sur la sécurité, la laïcité et les relations internationales, des sujets centraux pour cette communauté. Avec près d’un million de francophones en Israël, la présence française et binationale représente un enjeu démographique et culturel majeur, reflétant les liens historiques et contemporains entre les deux pays.

    Dans un bureau de vote à Tel Aviv pour les élections générales israéliennes, le 1er novembre 2022
    Dans un bureau de vote à Tel Aviv pour les élections générales israéliennes, le 1er novembre 2022. ©Tomer Neuberg/Flash90

    USA : Trump aura-t-il convaincu les Américains ?

    Les élections de mi-mandat aux États-Unis, prévues pour le 3 novembre 2026, s’annoncent comme un scrutin décisif pour l’avenir politique du pays. Ces « midterms » détermineront la composition de la Chambre des représentants, dont les 435 sièges seront renouvelés, ainsi qu’un tiers du Sénat. Traditionnellement, ces élections sont un test pour le parti du président en place, souvent sanctionné par les électeurs, comme le montrent les statistiques depuis 1860. En 2026, sous la présidence de Donald Trump, les enjeux sont particulièrement élevés : tensions économiques, débats sociétaux et batailles idéologiques animent une campagne déjà très disputée. Les États clés comme l’Arizona, la Pennsylvanie ou la Géorgie pourraient jouer un rôle déterminant dans la balance des pouvoirs à Washington.

    La communauté française aux États-Unis, forte de près de 160 000 ressortissants inscrits en 2025, suit ces élections avec attention. Parmi eux, un tiers environ sont des binationaux franco-américains. Avec plus de 3,5 millions de francophones et 11 millions de personnes d’origine française ou canadienne-française, la présence française et francophone aux États-Unis représente une voix non négligeable, notamment dans des régions comme la Nouvelle-Angleterre ou la Louisiane. Ces élections de 2026 pourraient donc aussi refléter les préoccupations et les choix de cette communauté, entre attachement à leurs racines et intégration dans le débat politique américain.

  • Avalanche de critiques après les annonces de réforme de l’AEFE

    Avalanche de critiques après les annonces de réforme de l’AEFE

    C’était un moment historique. Le conseil d’administration du 18 décembre a donc validé l’acte 1 financier d’une réforme qui se traduit pour l’instant par un gros tour de vis budgétaire. 35 ans après sa création en 1990 l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Étranger est désormais engagée dans un tournant périlleux de son histoire. Derrière les propositions adoptées s’est bien une crise du financement public qui semblent en être à l’origine. L’État serait rétracté de 60 millions d’euros pour les trois exercices budgétaires de 2024 à 2026. Le développement de ce réseau, de plus de 600 établissements, a ainsi révélé sa fragilité. Aujourd’hui l’Agence ne semble plus en mesure de financer seule le poids des pensions civiles de ses personnels. Le déficit lié aux pensions se creuse d’année en année et c’est toute la politique d’emploi de plus de 5000 fonctionnaires à l’étranger qui s’en trouverait remise en cause. Et c’est tout une avalanche de critiques qui a suivi les annonces de réforme de l’AEFE.

    Une remise à plat financière

    Initié en juin dernier, un premier projet de réforme financière avait été annulé sur intervention du ministre des Français de l’étranger l’époque Laurent Saint-Martin. Des consultations plus larges avaient alors été annoncées. Et la réforme prise en main par la tutelle de l’Agence, à savoir la Direction générale de la mondialisation et sa directrice Anne Grillo. Le Quai d’Orsay a donc remis sa copie au terme de 6 mois d’échanges « dans un monde en pleine mutation, l’AEFE doit aujourd’hui se réformer en profondeur pour assurer la soutenabilité de son modèle économique et se projeter dans les décennies à venir. C’est l’objet de la réforme initiée ».

    Les services de la direction générale de la mondialisation, qui pilotent désormais l’exercice de réforme, insistent sur « un principe cardinal : « les services rendus par l’AEFE (plus de 5000 personnels détachés par l’Agence dans le réseau scolaire à l’étranger et un accompagnement multiforme apporté aux établissements) doivent être expertisés, actualisés, mieux mis en valeur et rémunérés par les écoles du réseau international. ».

    Il est « inacceptable de faire peser l’essentiel de l’effort sur les familles »

    Anne Genetet, Pieyre-Alexandre Anglade Vincent Caure, Nathalie Coggia Marc Ferracci, Amélia Lakrafi, Caroline Yadan, Christopher Weissberg Députés Ensemble pour la République des Français établis de l’Etranger

    De nouvelles contributions financières ont donc été mises sur pied, assises sur les personnels détachés employés par les Établissements à gestion directe et par les établissements conventionnés. Avec également une mise à contribution des établissements partenaires. Le mot d’ordre semble être « tout le monde paye » et davantage « au juste prix ». Des arguments qui n’ont pas convaincu puisqu’un front commun allant des familles aux représentants des personnels en passant par les parlementaires s’est opposé en CA à ces nouvelles mesures. Mesures qui cependant ont pu néanmoins s’imposer d’une courte tête grâce au vote en bloc des représentants de l’administration AEFE, de la tutelle et des autres ministères.

    Une salve de critiques de tous bords

    Les réactions suite à ces décisions ne s’est pas fait attendre : ainsi 8 députés du dit bloc central emmenés par la députée, et anciennement Ministre de l’Éducation nationale, Anne Genetet ont demandé un moratoire immédiat en marquant leur « profond désaccord tant sur la méthode que sur le fond des décisions prises ». Ils jugent « inacceptable de faire peser l’essentiel de l’effort sur les familles augmentant significativement les contributions financières, sans qu’un plan de redressement crédible n’ait été présenté ». Ils souhaitent notamment que la sénatrice Samantha Cazebonne puisse réaliser sa mission qu’ils soutiennent et que les inspections générales puissent produire leur diagnostic. C’est « une réforme structurelle profonde (pour) repenser la gouvernance de l’Agence » qu’ils attendent. Les sénatrices des Français établis hors de France, Mélanie Vogel et Mathilde Ollivier, membre du parti Les écologistes, ont aussi fait part de leurs inquiétudes. Dans un communiqué conjoint, elles écrivent :  « Nous refusons la privatisation rampante du réseau, le recul des droits des personnels et la hausse continue des frais de scolarité », et ont lancé une pétition.

    Anne Genetet, Samantha Cazebonne et Hélène Conway-Mouret
    Anne Genetet, Samantha Cazebonne et Hélène Conway-Mouret, Sénatrices des Français établis hors de France

    Quant au député MoDem des Français de l’étranger, Frédéric Petit, il a également partagé préoccupations. Pour lui « les mesures proposées lors du CA extraordinaire du 18 décembre restent dès lors symboliques, socialement injustes et ne traitent pas le cœur du problème, tout en faisant porter un effort supplémentaire sur les familles » et il préconise « de dissocier les deux métiers dont l’AEFE a la charge : d’un côté, la gestion directe d’une soixantaine d’établissements, de l’autre, l’appui, le développement et l’animation du réseau d’enseignement français à l’étranger ».

    L’ex ministre des Français de l’étranger de François Hollande, la sénatrice Hélène Conway-Mouret, a dénoncé très clairement le court-termisme d’une réforme qui a été réalisée dans une forme d’urgence. Malgré 6 mois de « consultations » jugées trop verticales même son de cloche au niveau du puissant syndicat des personnels de direction, le SNPDEN, majoritaire dans le réseau « une réforme dans l’urgence n’est jamais une bonne réforme » juge Jean Dayet son responsable. Les familles vont être les principales contributrices du réseau de demain qui va voir le coût de scolarisation par élève bondir de 4 % environ.

    « L’AEFE est aujourd’hui en crise non parce qu’elle coûte trop cher,
    mais parce que l’État l’a affaiblie politiquement et budgétairement »

    Les associations des familles, FAPEE FCPE

    Deux des principales associations de parents, la FAPEE et la FCPE ont concentré leur argumentaire sur la défense des établissements à gestion direct. Ils estiment que ce réseau est financé à 80 % par les familles et que les EGD en sont le pilier historique. Ils craignent un exode massif des familles suite à la hausse des frais de scolarité et une fragilisation pédagogique qui serait la conséquence de la fermeture de postes de détachés. Ils s’opposent aussi aux prélèvements sur les réserves des établissements. Une pétition a donc été lancée.

    L'enseignement français à l'étranger © AEFE
    L’enseignement français à l’étranger © AEFE

    L’UNAPE, troisième association de parents d’élèves du réseau, informait quant à elle ses membres via sa page Facebook de la « gravité de la situation » et faisait une estimation des « hausses brutales » comprises selon les établissements entre « 43 et 1340 euros par élève ». L’association Français du Monde rejoint ces critiques et réclame aussi sur le fond « L’ouverture d’une concertation réelle, concertée et inclusive » et « la prise en charge totale par l’État de la part patronale des pensions ».

    L’année 2026 entre tensions et mission Cazebonne

    Au vu de ces réactions critiques très vives, il est envisageable que les mois qui s’annoncent seront sous tensions. Des fermetures de postes d’enseignants feraient assurément bondir les familles qui, de fait, sont les alliées objectives des représentants des personnels. Si les trois syndicats représentatifs de l’AEFE, la FSU, la CFDT et l’UNSA, ont lancé le bal des critiques dès le mois de juin, ils ont été rejoints par l’ensemble des acteurs de l’enseignement français à l’étranger.

    Dans ce contexte la mission confiée à Samantha Cazebonne sera très attendue. Cette ancienne chef d’établissement dispose d’une crédibilité certaine sur le sujet. Les rendez-vous ReflexeS qu’elle a animés depuis plusieurs années ont pu faire office de lieu de consultation informel des acteurs du réseau éducatif. L’avenir dira si la réforme de l’AEFE passera en force ou fera l’objet d’un plus grand consensus qu’aujourd’hui.

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