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  • Les moments clés 2025 de l’actualité politique des Français de l’étranger

    Les moments clés 2025 de l’actualité politique des Français de l’étranger

    En 2025, Lesfrancais.press vous a plongé au cœur de l’actualité politique, au fil d’une année marquée par les changements de gouvernement, les arbitrages budgétaires, les débats sur l’éducation, la protection sociale ou encore la santé et les urgences environnementales pour ne prendre que ces exemples. Les enjeux propres aux Français de l’étranger y ont occupé une place importante. Pour décrypter ces débats, députés et sénateurs se sont, entre autres, succédé à notre micro, partageant avec franchise leurs analyses, leurs inquiétudes, leurs avancées et leur vision de l’avenir. Voici les moments clés de cette année particulièrement dense.

    Une feuille de route pour les expatriés

    Nommée en octobre dernier ministre déléguée chargée de la Francophonie, des Partenariats stratégiques et des Français de l’étranger dans le gouvernement de Sébastien Lecornu, Éléonore Caroit est venue sur nos antennes présenter ses priorités. De la réforme du réseau scolaire français à l’étranger à l’avenir de la Caisse des Français de l’étranger (CFE), elle a détaillé sa feuille de route pour les expatriés. L’année 2026 dira dans quelle mesure ces objectifs pourront se concrétiser.

    Retrouvez la feuille de route d’Éléonore Caroit, la ministre des Français de l’étranger ici

    La réforme des écoles françaises à l’étranger en débat

    L’année 2025 aura été marquée par un débat intense autour de l’avenir du réseau de l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger), et ce n’est pas fini. Si la réforme des écoles françaises hors de France était attendue, les propositions dévoilées ont suscité de nombreuses interrogations. Hélène Conway‑Mouret, ancienne ministre et aujourd’hui sénatrice des Français de l’étranger (PS), s’est montrée particulièrement critique sur nos antennes.

    « On nous propose des mesures court-termistes pour répondre à un problème comptable (à l’AEFE), mais qui auront un impact important sur le long terme »

    Hélène Conway-Mouret, Sénatrice des Français établis hors de France

    Invitée du podcast « En toute confidence », elle avait alerté sur les risques liés à des décisions, notamment budgétaires, prises dans l’urgence. Selon elle, ces choix pourraient fragiliser durablement le réseau éducatif :« On nous propose des mesures court‑termistes pour répondre à un problème comptable, mais qui auront un impact important sur le long terme », nous confiait‑elle.

    Frédéric Petit et Sophie Briante Guillemont
    Frédéric Petit, député des Français de l’étranger (7ème circonscription) – Sophie Briante Guillemont, sénatrice des Français de l’étranger

    Pour Frédéric Petit, député (MoDem) de la 7ᵉ circonscription des Français de l’étranger (Allemagne, Europe centrale et Balkans), la réforme de l’AEFE est attendue « depuis plus de dix ans ». Lors de son interview sur Lesfrancais.press, il a rappelé qu’elle devrait enfin s’attaquer aux dysfonctionnements structurels de l’agence : son pilotage, la définition de ses missions, son financement et son modèle économique. Qu’en sera-t-il au final ? Pour le parlementaire, « il faut réfléchir à comment l’AEFE travaille, à ce qu’elle fait de cet argent, et comment le répartir entre ses deux grandes missions : gérer des lycées et parler à l’ensemble d’un réseau ».

    « Ce ne sont pas aux familles de faire les sacrifices.
    C’est à nous de trouver les moyens publics pour aider ces enfants,
    comme en France »

    Samantha Cazebonne, sénatrices des Français établis hors de France

    Pour Samantha Cazebonne (Renaissance), sénatrice des Français établis hors de France et ancienne proviseure, l’enjeu principal reste la protection des parents d’élèves face à une possible hausse des frais de scolarité. Invitée également de notre podcast « En toute confidence », elle avait insisté :« Ce ne sont pas aux familles de faire les sacrifices. C’est à nous de trouver les moyens publics pour aider ces enfants, comme en France ». Sa collègue du Sénat, Sophie Briante‑Guillemont (ASFE), avait, elle aussi, alerté sur les risques d’une inflation des coûts pour les parents, et d’une perte d’attractivité du réseau. Un débat qui, à n’en pas douter, se poursuivra en 2026.

    Vous pouvez retrouver l’interview d’Hélène Conway-Mouret ici, celle de Frédéric Petit en cliquant sur ce lien, pour écouter celle de Samantha Cazebonne c’est ici  , et celle de Sophie Brainte-Guillemont via ce lien

    La CFE : quel avenir ?

    Député des Français établis hors de France et membre du groupe Écologiste et social, Karim Ben Cheikh avait aussi tiré la sonnette d’alarme dans nos colonnes au cours de cette année 2025 au sujet de la couverture santé des expatriés, et l’avenir de la CFE (Caisse des Français de l’étranger). Selon lui, « il faut sauver la sécurité sociale des Français de l’étranger ». Selon lui « Certains rêvent de sortir la CFE du giron public pour la livrer au privé. Ce serait une faute grave », nous avait-il partagé.

    Karim Ben Cheikh, député des Français de l’étranger (9ème circonscription) – Anne Genetet, ancien ministre, députée des Français de l’étranger (11ème circonscription)

    Redevenue députée des Français de l’étranger après avoir été ministre de l’Éducation nationale dans le gouvernement de Michel Barnier, Anne Genetet (Renaissance) entend poursuivre son engagement sur les grands dossiers touchant les expatriés, qu’il s’agisse de la CFE, de l’AEFE ou d’autres enjeux majeurs. En 2025, elle a affirmé au cours d’une de nos interviews vouloir être « un lanceur d’alerte à chaque fois que cela sera nécessaire pour les Français de l’étranger. »

    Pour (re)lire l’interview de Karim Ben Cheikh cliquez ici et le podcast d’Anne Genetet avec ce lien

    Assemblée nationale : quand le suppléant devient député

    Au fil des remaniements, lorsqu’un député est appelé au gouvernement, son suppléant siège à l’Assemblée nationale. Christopher Weissberg (Renaissance), suppléant de Roland Lescure, connaît bien cet enchaînement institutionnel. Il avait déjà fait son entrée au Palais‑Bourbon entre 2022 et 2024, lorsque le député de la 1ere circonscription des Français de l’étranger (États‑Unis, Canada) avait rejoint Bercy. En novembre 2025, Roland Lescure est de nouveau nommé au gouvernement, permettant à son suppléant de retrouver l’hémicycle. Christopher Weissberg s’est confié, sur nos antennes, sur ce rôle et cette transition. Chemin inverse pour Marie-Ange Rousselot qui a quitté l’Assemblée nationale lors de la constitution du gouvernement Lecornu. Marc Ferracci a alors récupéré son mandat de député des Français de Suisse et du Lichtenstein. Sa suppléante avait cependant pu travailler sur différents dossiers, dont celui de la fin de vie.

    Christopher Weissberg, Benoît Larrouquis, Nathalie Coggi et Marie Ange Rousselot
    Christopher Weissberg, député des Français de l’étranger (1ere circonscription) – Benoît Larrouquis, député des Français de l’étranger (2ème circonscription) – Nathalie Coggia, députée des Français de l’étranger (5ème circonscription) – Marie Ange Rousselot, ancienne députée des Français de l’étranger (6ème circonscription)

    Pour Benoît Larrouquis (Renaissance), qui succède à Éléonore Caroit, nommé au gouvernement, dans la 2ᵉ circonscription des Français de l’étranger (Amérique latine – Caraïbes), il s’agit d’une première expérience parlementaire. Il nous a confié son ressenti sur sa prise de fonctions, les urgences à traiter et l’apprentissage accéléré du travail législatif. De son côté, Nathalie Coggia, (Groupe Ensemble pour la République) ancienne suppléante de Stéphane Vojetta, a remporté, quant à elle, l’élection législative partielle organisée en octobre dernier. Son prédécesseur avait dû quitter son siège à la suite d’une décision du Conseil constitutionnel, motivée par l’absence d’ouverture dans les délais du compte bancaire dédié à sa campagne. Pour Lesfrancais.press, elle a également partagé ses premiers pas à l’Assemblée nationale.

    Christophe Weissberg se confie ici, Marie-Ange Rousselot en suivant cet axe, Benoît Larrouquis en cliquant sur ce lien et Nathalie Coggia via cet accès 

    Sécurité, diplomatie, droits fondamentaux et place des expatriés

    Au cours de l’année 2025, d’autres sujets ont animé le débat public, notamment la place de la France en Afrique. Jean‑Luc Ruelle (ASFE), sénateur des Français établis hors de France et résident de longue date en Côte d’Ivoire, avait fait part à notre micro de son analyse de la diplomatie française en quête de nouveaux équilibres. Pour lui, « Il est essentiel de préserver les relations qui existent entre les jeunes Africains et la France. » Son collègue sénateur Ronan Le Gleut (LR), co-auteur d’un rapport sur l’architecture paix et sécurité en Afrique, a fait un constat sévère de l’action française dans cette région du monde et avait souligné que pour qu’« une nation soit forte à l’extérieur, il faut qu’elle soit forte à l’intérieur ».

    « Il y a une volonté commune, quelles que soient les tendances politiques,
    que le 7 octobre n’arrive plus jamais »

    Caroline Yadan,
    députée de la 8e circonscription des Français établis hors de France

    Outre-Manche, Vincent Caure (Renaissance) a décrypté les évolutions du Brexit pour les Français installés au Royaume‑Uni. Sa circonscription couvrant également l’Europe du Nord et plusieurs pays limitrophes de la Russie, les témoignages transmis par nos compatriotes vivant sur place nourrissent la réflexion de l’Élysée, nous avait-il confiés, « parce qu’en fait ils savent tout simplement ce qu’est la réalité du conflit en Ukraine mais ce qui a aussi été l’histoire du XXe siècle pour la Finlande, pour les pays baltes ».

    Vincent Caure, Jean-Luc Ruelle, Mélanie Vogel, Mathilde Ollivier, Ronan Le Gleut et Olivia Richard
    Vincent Caure, député de la 3eme circonscription des Français de l’étranger – Jean-Luc Ruelle, sénateur des Français établis hors de France – Mélanie Vogel, sénatrice des Français de l’étranger – Mathilde Ollivier, sénatrice des Français de l’étranger – Ronan Le Gleut, sénateur des Français établis hors de France – Olivia Richard, sénatrice des Français établis hors de France

    La date du 7 octobre restera pour beaucoup gravée dans l’histoire. Caroline Yadan (apparenté EPR), députée de la 8ᵉ circonscription des Français de l’étranger, qui comprend notamment les Français vivant en Israël, a témoigné de la situation sur place, tout en conservant l’espoir. Elle expliquait notamment que, dans un pays profondément divisé politiquement, « il y a une volonté commune, quelles que soient les tendances politiques, que le 7 octobre n’arrive plus jamais », tout en dénonçant avec force les chantres de l’antisémitisme qui opère, selon elle, en France.

    Quant à la sénatrice Mélanie Vogel (Les Écologistes), après avoir défendu l’inscription de l’IVG dans la Constitution française, elle souhaite désormais que ce droit soit également garanti aux Françaises expatriées. Au cours de son interview, elle a présenté le dispositif qui pourrait être mis en place. De son côté, sa collègue Mathilde Ollivier s’est investie dans la protection des eaux françaises, tout en rappelant que la préservation maritime n’était pas seulement une question nationale, mais un combat au service du patrimoine commun de l’humanité. Sur nos antennes, elle avait également regretté qu’en « France, il (soit) toujours possible de chaluter, cela racle tout le fond des océans, ça détruit les habitats… »

    Retrouvez Jean-Luc Ruelle via ce lien, Ronan Le Gleut via ce lien

    Vincent Caure avec celui-ci, Caroline Yadan en cliquant ici et Mélanie Vogel via celui-là et Mathilde Ollivier via cet accès

    Enfin, si l’année 2025 a été marquée par plusieurs avancées pour les expatriés, Olivia Richard (Horizons), sénatrice des Français établis hors de France, a cependant rappelé sur nos ondes que les enjeux concernant les Français de l’étranger demeurent encore « très méconnus tant au Sénat qu’au gouvernement ». Elle insiste également sur la mise en avant de la diversité des parcours et des profils, soulignant que « les Français de l’étranger ne sont pas les exilés fiscaux qu’on imagine, les gens qui désespèrent de la France, c’est une réalité très diverse ».

    « Le cœur du problème est la politique budgétaire »

    Yan Chantrel (PS) sénateur des Français établis hors de France

    Alors que la loi de finances reste en cette fin d’année 2025 au centre des débats, la conclusion de ces moments clés 2025 de l’actualité politique des Français de l’étranger revient à Yan Chantrel (PS), sénateur représentant les Français établis hors de France, qui nous a confié que « le cœur du problème est la politique budgétaire. On peut mettre en place toutes les politiques que l’on souhaite, mais si les moyens diminuent, ce sont alors des vœux pieux et creux. »

    L’interview d’Olivia Richard est ici, celle de Yan Chantrel, vous la retrouverez via ce lien

    Qu’il s’agisse donc de réformes éducatives, de sécurité, de diplomatie, de droits fondamentaux, d’urgence environnementale ou bien encore de budget, chaque interview 2025 Lesfrancais.press vous ont offert une plongée rare dans les coulisses des réflexions et des décisions qui impactent la vie des expatriés. On a déjà hâte d’être en 2026.

  • Réforme de l’AEFE : « Une réforme dans l’urgence, ce n’est jamais une bonne réforme » alerte Jean Dayet

    Réforme de l’AEFE : « Une réforme dans l’urgence, ce n’est jamais une bonne réforme » alerte Jean Dayet

    En cette fin d’année 2025, l’avenir des établissements scolaires français à l’étranger suscite de vifs débats. Les annonces budgétaires confirmées lors du conseil d’administration de l’AEFE du 18 décembre 2025 continuent d’alimenter de fortes inquiétudes au sein de la communauté éducative. Invité de Lesfrancais.press, Jean Dayet, secrétaire de la section étranger du Snpden-Unsa (syndicat des personnels de direction) et proviseur du Lycée Franco-Péruvien de Lima, analyse les enjeux, les risques d’augmentation des frais de scolarité et les attentes du réseau. Il alerte également sur le calendrier imposé, rappelant qu’«  une réforme dans l’urgence, ce n’est jamais une bonne réforme ».

    Écouter le podcast avec Jean Dayet

    Futur de l’AEFE pour le Snpden : diagnostic partagé mais solutions contestées

    Dès l’ouverture de l’entretien, Jean Dayet clarifie la position du Snpden-Unsa concernant les mesures proposées par l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger) et sa tutelle du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. Pour son syndicat « on partage le diagnostic posé lors de ce conseil d’administration », mais « on s’est opposé au budget proposé puisqu’on n’en partage absolument pas les solutions ». Pour notre invité, les décisions annoncées lors du Conseil d’administration de l’AEFE du 19 décembre ne constituent pas une surprise : elles reprennent en effet les orientations déjà présentées le 28 novembre, lors de la précédente réunion.

    « Ce calendrier est beaucoup trop resserré
    et ne nous permet absolument pas de travailler sereinement »

    Jean Dayet, secrétaire de la section étranger du Snpden-Unsa
    et proviseur du Lycée Franco-Péruvien de Lima

    Quelles mesures ont donc été officialisées lors du CA du 19 décembre ? L’AEFE a entériné plusieurs dispositions financières majeures, principalement liées à un transfert de charges de l’Agence vers les établissements scolaires : la prise en charge à 35 % des pensions civiles à partir du 1er janvier 2026 pour les EGD (Établissements à gestion directe), puis à partir du 1er juillet 2026 pour les établissements conventionnés.  Un passage à 50 % de celle-ci est prévu pour 2027. Autre point décidé, une augmentation de la PFC (Participation financière complémentaire), c’est‑à‑dire la contribution par élève versée par certaines écoles à l’AEFE, qui pourrait atteindre +4 %.

    AEFE ; un calendrier beaucoup trop resserré qui met les établissements sous pression

    Au-delà de ces chiffres, Jean Dayet indique une autre difficulté importante face à ces annonces : le calendrier imposé par les autorités. Présentées le 27 novembre, votées le 19 décembre, appliquées le 1er janvier : pour le Snpden-Unsa le temps n’a tout simplement pas été laissé. « Ce calendrier, il est beaucoup trop resserré et ne nous permet absolument pas de travailler sereinement », insiste Jean Dayet.

    Jean Dayet, secrétaire de la section étranger du Snpden-Unsa et proviseur du Lycée Franco-Péruvien de Lima
    Jean Dayet, secrétaire de la section étranger du Snpden-Unsa et proviseur du Lycée Franco-Péruvien de Lima

    Selon notre invité, ce calendrier soulève ainsi des difficultés très concrètes. Plusieurs établissements déjà fragilisés pourraient se retrouver sans trésorerie suffisante pour faire face aux nouvelles exigences. Le risque est alors de voir une hausse immédiate des frais de scolarité, répercutée sur les familles, sans pouvoir mettre en place une communication adéquate ni structurée. Par ailleurs, dans certains pays, il sera tout simplement impossible de respecter les délais légaux pour augmenter le prix des factures demandé aux parents.   

    Réforme AEFE : Vers une hausse de 4% des frais de scolarité ?

    Ces nouvelles dispositions financières auront un impact direct sur le budget des familles. Selon les premières estimations, la hausse mondiale des frais de scolarité pourrait atteindre environ 4 % en 2026.  A notre micro, Jean Dayet le confirme : « Si on prend une fourchette mondiale, on est à peu près sur 4 % d’augmentation des frais de scolarité » Comment les parents d’élèves vont-ils réagir à ce coût supplémentaire demandé pour scolariser leurs enfants ? Et quels risques cela pourrait‑il faire peser sur l’accès aux écoles, ainsi que sur les effectifs au sein des établissements ? Et quelles conséquences pour les personnels ?

    « Si on prend une fourchette mondiale, on est à peu près
    sur 4 % d’augmentation des frais de scolarité »

    Jean Dayet, secrétaire de la section étranger du Snpden-Unsa
    et proviseur du Lycée Franco-Péruvien de Lima

    Dans son propre lycée à Lima, des mesures d’urgence ont été prises dès fin novembre : « On a eu un conseil de gestion extraordinaire et on a déjà annoncé cette hausse. ». Mais pour notre invité, si les familles peuvent comprendre une augmentation, surtout dans un réseau réputé pour son excellence académique et son rôle stratégique à l’international, les conditions calendaires imposées par l’AEFE sont quasi impossibles : « leur annoncer ça un mois avant l’application, ça, ce n’est pas audible » affirme Jean Dayet.

    L’AEFE un réseau stratégique mais des moyens en baisse

    Outre les conséquences de ces incidences budgétaires sur la confiance des familles et le questionnement en matière de recrutement des personnels, enseignants ou direction, entre les contrats de détachés de l’Éducation nationale et les contrats locaux, notre invité s’interroge sur la stratégie actuelle de l’État concernant l’AEFE« On a un réseau qui n’a jamais été aussi important » et pourtant « L’État ne donne plus à l’Agence, à son opérateur, les moyens de fonctionner à la hauteur de cette ambition. »

    Elèves et professeur dans une école du réseau AEFE
    Elèves et professeur dans une école du réseau AEFE © Alvaro Portillos

    Pour le Snpden-Unsa, la modernisation ne peut passer uniquement par des ajustements comptables. Mais pour toutes nouvelles propositions le message du représentant du Snpden-Unsa est ferme :« On ne peut pas faire des mesures de cette ampleur-là sans concertation ». Aussi, la mission confiée à la sénatrice Samantha Cazebonne est accueillie avec optimisme : « On aura en face de nous quelqu’un qui sait de quoi elle va parler ».  Selon lui, la réforme globale de l’AEFE peut réussir, mais pas dans l’urgence : « Une réforme dans l’urgence, ce n’est jamais une bonne réforme», insiste-t-il.

    Pour conclure cette interview Lesfrancais.press consacrée à la réforme de l’AEFE, Jean Dayet, secrétaire de la section étranger du Snpden-Unsa et proviseur du Lycée Franco-Péruvien de Lima, appelle à la confiance, tout en gardant une nécessaire lucidité. Comme il le rappelle : « Il n’y a pas de problème dont on ne trouve pas une solution collectivement. » 

    L’avenir peut être positif, à condition de tenir compte des réalités du terrain, argumente-t-il à notre micro. Pour l’année 2026 qui s’ouvre, le maître mot devra être, selon lui ; celui du dialogue, car « cette confiance doit passer par de la concertation. ». Et, en guise de bonnes résolutions adressées à ses interlocuteurs, il formule cette recommandation finale : « Restons lucides, on ne se précipite pas et on le fait vraiment dans la concertation avec le calendrier qui s’impose. ». L’appel est lancé, sera-t-il entendu ?

  • De Kiev à Washington, des quais de la Seine aux salons des aéroports, retour sur les 5 éditos de l’année 2025

    De Kiev à Washington, des quais de la Seine aux salons des aéroports, retour sur les 5 éditos de l’année 2025

    Notre, votre, site, qui allie analyse politique et culture, ponctue chaque semaine son édition d’un édito. En cette période de rétrospective, la rédaction rend hommage, en revenant sur les 5 éditos de l’année 2025 que vous avez préférés, au fondateur du site, Laurent Dominati.

    Avec 7,4 millions d’utilisateurs actifs en 2025, le site Lesfrancais.press a confirmé son influence, attirant un public diversifié des 4 coins du globe (Europe, Amérique du Nord, Asie et Afrique). La plateforme multimédia couvre à la fois la politique nationale et internationale (élections consulaires, actualité des Français de l’étranger, analyses géopolitiques), et des sujets culturels variés (littérature, théâtre, cinéma, gastronomie, événements locaux et internationaux). Cette diversité permet de toucher aussi bien les passionnés de politique que les amateurs de culture, en France comme à l’étranger. En s’adressant aux expatriés français et aux francophones, Laurent Dominati a misé sur des contenus pratiques (fiscalité, aides sociales, vie quotidienne) et des analyses culturelles qui résonnent avec les préoccupations de notre communauté. Les articles sur l’influence française, les fêtes traditionnelles, ou les rencontres sportives renforçant le lien transnational, vous ont particulièrement captivés et on vous en remercie.

    Merci pour votre fidélité, pour vos nombreux échanges sur les réseaux sociaux, en 2026, nous vous proposerons un site plus moderne pour une meilleure navigation et un plus grand confort de lecteur ou d’écoute. En attendant, on se plonge dans le top 5 des éditos de l’année 2025. 

    Un homme fait la loi

    Avec plus de 250 000 lecteurs, l’édito dédié à l’homme qui aura bouleversé le monde en quelques mois, Donald Trump, fut la seconde publication la plus lue de l’année. Nous consacrerons, d’ailleurs, un dossier spécial en janvier 2026 au président américain.

    — Résumé de l’édito publié le 02 mars 2025

    Dans ce papier, Laurent Dominati nous interroge sur la dérive autoritaire et imprévisible de Donald Trump, dont les actions sapent l’ordre international et la stabilité économique des États-Unis. En refusant de respecter les traités et en adoptant une politique protectionniste, Trump affaiblit les alliances traditionnelles et discrédite la puissance américaine, provoquant une chute des marchés et une méfiance généralisée. Son comportement, comparé à celui d’un « parrain mafieux », dévalue même la citoyenneté américaine, vendue à des oligarques et trafiquants via des passeports et des cryptomonnaies douteuses comme les Trump coins.

    Le président élu des États-Unis, Donald Trump, prête serment lors de la cérémonie d'investiture dans la rotonde du Capitole, le 20 janvier 2025 à Washington © Morry Gash
    Le président élu des États-Unis, Donald Trump, prête serment lors de la cérémonie d’investiture dans la rotonde du Capitole, le 20 janvier 2025 à Washington © Morry Gash

    Laurent Dominati souligne une tendance inquiétante : 7 % des Américains, dont 15 % des républicains, souhaiteraient voir Trump devenir « roi », illustrant une fascination pour le pouvoir absolu. Pourtant, comme le rappelait Thomas d’Aquin, un dirigeant abusif peut être légitimement renversé. Face à cette dérive, l’Europe est appelée à jouer un rôle clé : promouvoir un ordre international fondé sur le droit, plutôt que sur la force brute incarnée par Trump.

    La scène symbolique entre Trump et Zelensky, où le premier tente d’imposer un partage de minerais ukrainiens, révèle un mépris pour les principes de solidarité et de droit international. L’Ukraine, malgré l’occupation, résiste, rappelant que le courage et l’espoir restent les meilleures réponses à la tyrannie. L’Europe, unie et non impérialiste, pourrait ainsi incarner une alternative crédible, porteuse d’une vision rassembleuse et prometteuse pour le monde.


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    Combien vaut un juge ?

    Le rapport entre la société civile et la Justice a toujours été complexe. Mais depuis quelques années, c’est une véritable défiance qui s’est installée petit à petit en France, mais pas seulement. Laurent Dominati, en avril 2025, s’inspirait du mode de « désignation » des juges aux USA pour analyser les différents fonctionnements des tribunaux dans le monde tout en s’interrogeant sur la future place de l’IA. Un sujet qui a trouvé un large écho chez nos lecteurs, ils ont été plus de 125 000 à le lire.

    — Résumé de l’édito publié le 13 avril 2025

    L’élection d’un juge à la Cour suprême du Wisconsin, qui a mobilisé 98 millions de dollars (dont 25 millions dépensés par Elon Musk), illustre l’enjeu politique et financier autour de la justice. Pourtant, l’argent ne garantit pas la victoire, ce qui est rassurant. Ailleurs, comme au Honduras, investir dans la justice assure un « bon rendement » : un homme d’affaires, Fulano, a évité tout procès pendant 25 ans grâce à ses juges acquis, avant de perdre sa fortune après un coup d’État.

    La justice est un contre-pouvoir essentiel, mais souvent instrumentalisé. Xi Jinping, Erdogan, ou Netanyahou emprisonnent leurs opposants via des procès politiques. Aux États-Unis, Trump et Biden ont gracié des milliers de personnes, révélant une justice parfois arbitraire. L’indépendance des juges est cruciale pour la démocratie libérale, qui repose sur l’état de droit et les droits de l’homme. Sans cela, la démocratie risque de devenir une tyrannie de la majorité.

    Le président turc Recep Tayyip Erdogan (à droite), et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à New York, le 19 septembre 2023. © Sipa Press
    Le président turc Recep Tayyip Erdogan (à droite), et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à New York, le 19 septembre 2023. © Sipa Press

    L’intelligence artificielle pourrait bientôt rendre des jugements, mais l’humain resterait nécessaire pour le pardon. Pourtant, 46 % des personnes dans le monde considèrent leur système judiciaire comme corrompu. La justice doit être protégée, car son affaiblissement mène à la révolte. Investir dans la justice, c’est éviter qu’elle ne soit achetée.

    En résumé, la valeur d’un juge ne se mesure pas en argent, mais en équité et en confiance. La justice reste le pilier de toute société légitime.


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    Des vacances pour toujours

    A l’orée de la transhumance estivale, Laurent Dominati rebondit sur la grève des contrôleurs aériens pour dénoncer une dérive qui frappe la France et que les Français de l’étranger dénoncent régulièrement. Mais surtout, ils invitent les grévistes à la prudence alors que la robotisation et l’IA s’annoncent comme de nouveaux concurrents. Vous avez été plus de 100 000 à le lire que ce soit depuis la plage ou d’un hall d’aéroport.

    — Résumé de l’édito publié le 06 juillet 2025

    Comme nous le disions plus haut, Laurent Dominat dénonce, dans cet édito, le blocage des vacances par les contrôleurs aériens, symbole d’une civilisation encore trop attachée au travail. Pourtant, la « civilisation des loisirs » émerge : les congés payés se généralisent (de 16 jours en Chine à 53 en Iran), et les classes moyennes des pays émergents deviennent les nouveaux touristes. Cependant, 35 à 40 % des Français ne partent pas, souvent pour des raisons financières, révélant des inégalités persistantes.

    Le travail traditionnel est en déclin : l’automatisation et le numérique transforment les métiers, rendant obsolète la notion d’heures de bureau. Les robots et algorithmes remplaceront de nombreuses tâches, libérant l’humanité pour des activités plus créatives ou relationnelles. Laurent Dominati imagine une société où l’oisiveté, le jeu et la culture priment, mais où les inégalités pourraient s’accentuer entre ceux qui profitent de cette révolution et ceux qui en sont exclus.

    Image d'illustration d'une tour de contrôle en France - Le deuxième syndicat des contrôleurs aériens, l’UNSA-ICNA, a appelé à la grève les 3 et 4 juillet 2025, suivi de l’UNSA-CGT. ©Stockadobe
    Image d’illustration d’une tour de contrôle en France – Le deuxième syndicat des contrôleurs aériens, l’UNSA-ICNA, a appelé à la grève les 3 et 4 juillet 2025, suivi de l’UNSA-CGT. ©Stockadobe

    La civilisation future sera à la fois matérielle et immatérielle : les robots et l’IA soulèveront des questions éthiques et politiques, tandis que l’éducation devra évoluer pour préparer les enfants à un monde en mutation. L’exemple du Vietnam, passé de la pauvreté à une économie moderne, illustre le potentiel de ces transformations.

    En conclusion, Laurent Dominati appelle à embrasser cette révolution avec optimisme, en cultivant le rêve plutôt que la peur, pour construire une société où les loisirs et l’épanouissement personnel deviendront centraux.


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    Les dividendes de la guerre

    Un autre sujet ne pouvait être passé sous silence, la guerre en Ukraine. Enjeux démocratique, économique, de souveraineté, le conflit, qui déchire le continent européen, et sa résolution, donneront le ton au siècle, déjà bien amorcé.

    — Résumé de l’édito publié le 25 mai 2025

    Dans cet édito du printemps 2025, Laurent Dominati nous interroge, cette fois, sur l’idée de « dividendes de la guerre », alors que les budgets militaires explosent : les États-Unis consacrent 1 000 milliards de dollars à la défense, dont 170 milliards pour un projet de « dôme d’or » censé protéger le pays des missiles, malgré son irréalisme technique. La Chine et la Russie, tout en critiquant ce projet, renforcent, elles aussi, leurs arsenaux, avec des innovations comme un avion porte-drone chinois. L’Arabie saoudite et le Royaume-Uni investissent massivement dans la défense, tandis que les États-Unis pressent les membres de l’OTAN d’atteindre 5 % de leur PIB en dépenses militaires, un objectif irréaliste pour la plupart des pays européens.

    le Jiu Tian, capable de lancer une armée de drones en vol et de les commander. ©AFP
    le Jiu Tian, capable de lancer une armée de drones en vol et de les commander. ©AFP

    Laurent Dominati y souligne l’évolution des conflits : la cyberguerre et le sabotage des infrastructures (électricité, internet) pourraient déclencher une crise majeure, comme en Espagne récemment. La diplomatie est en péril, avec des attaques contre des ambassadeurs et une banalisation de la violence.

    Face à cette culture de guerre, l’auteur appelle à investir dans l’intelligence, l’éducation et la recherche plutôt que dans l’armement. Il cite l’exemple ukrainien, où la résistance s’appuie sur des valeurs humanistes. La vraie force réside dans des sociétés ouvertes, innovantes et alliées, et non dans une course aux armements qui affaiblit les démocraties.

    En résumé : la guerre enrichit certains, mais c’est l’intelligence collective et le droit international qui garantiront la paix.


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    Toute vie ne tient qu’à un fil, électrique

    On finit le top 5 des éditos de Laurent Dominati avec un édito consacré aux enjeux énergétiques alors que le tout électrique s’impose en Asie et que les Occidentaux, parfois en trainant les pieds, s’y dirigent. Surtout que l’année 2025 a vu les risques comme les cyberattaques, les blackouts, se multiplier dans le monde.

    — Résumé de l’édito publié le 08 juin 2025

    L’électricité est devenue le pilier invisible de nos sociétés modernes. Une simple panne, comme celle survenue en Espagne et au Portugal en avril 2025, suffit à plonger des millions de personnes dans le chaos : plus de lumière, de transports, de communications, ni d’accès aux services essentiels. Dans un contexte de cyberguerre et de tensions géopolitiques, la vulnérabilité des réseaux électriques devient une arme potentielle. Les onduleurs chinois, omniprésents dans les installations solaires, pourraient-ils servir d’outils d’espionnage ou de sabotage ? Les cyberattaques, notamment celles attribuées à la Russie, ciblent désormais les infrastructures énergétiques européennes, révélant une nouvelle forme de conflit : invisible, mais dévastatrice.

    Le Pacte vert européen, conçu pour la transition écologique, se transforme progressivement en pacte de défense. L’Europe, dépendante à 60 % de ses importations énergétiques, paie son électricité deux à trois fois plus cher que les États-Unis, fragilisant sa compétitivité. Face à cette réalité, le nucléaire regagne du terrain, tandis que les énergies renouvelables, bien que prometteuses, ne garantissent pas encore une sécurité énergétique absolue. La Chine, maître du solaire et de l’éolien, domine aussi la production de batteries, renforçant son influence sur les réseaux mondiaux.

    Image illustration © Dado Ruvic, Reuters
    Image illustration © Dado Ruvic, Reuters

    Laurent Dominati y voit un paradoxe : il n’existe pas d’énergie véritablement propre, sauf peut-être la géothermie. Malgré les efforts de décarbonation, la consommation mondiale d’hydrocarbures reste massive, tirée par la croissance asiatique. La décentralisation et la diversification des sources d’énergie apparaissent comme les meilleures réponses aux risques de sabotage ou de chantage.

    Enfin, l’auteur évoque une guerre sans guerre, où des attaques cyber sur les réseaux électriques pourraient paralyser un pays sans un seul tir. La guérilla électromagnétique devient une arme de dissuasion accessible même aux acteurs les moins puissants. Investir dans la recherche énergétique et la cybersécurité s’impose comme une priorité stratégique, car, comme le rappelle Lénine, « le communisme, c’est les soviets plus l’électricité ». Une formule qui résonne avec une actualité où l’électricité conditionne toute forme de vie moderne.


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  • Voler au bon prix en 2026 ! Guide pour acheter des billets d’avion 

    Voler au bon prix en 2026 ! Guide pour acheter des billets d’avion 

    Les prix des billets d’avion donnent parfois l’impression de jouer à la roulette, mais contrairement aux idées reçues, il n’y a rien d’aléatoire derrière ces hausses et baisses soudaines. Savoir quand réserver, c’est surtout comprendre comment les compagnies fixent leurs tarifs. À l’heure où beaucoup rêvent déjà d’un bol d’air pour s’évader, se retrouver en famille ou préparer le printemps 2026, une chose est sûre : le bon timing fait toute la différence. Voici ce qui fonctionne vraiment… et ce qu’il faut oublier pour de bon.

    Les tarifs ne sont jamais figés

    Les tarifs des billets d’avion évoluent en continu au rythme des réservations, comme un marché financier miniature. Les compagnies aériennes ajustent leurs prix selon :

    • la demande du moment,
    • le taux de remplissage,
    • les tendances de recherche,
    • les périodes de pointe,
    • et même les destinations à la mode.

    Un trajet très consulté peut grimper en quelques minutes, tandis qu’un vol boudé en semaine peut voir son prix soudain chuter. Pas étonnant que réserver un samedi soir ou un mardi matin ne donne jamais le même résultat.

    Et ce qui influence le plus les fluctuations n’est pas le jour d’achat, mais la pression de la demande :

    • week-ends, vacances scolaires, ponts et jours fériés → prix souvent en hausse,
    • début de semaine et heures creuses → davantage de réajustements possibles.

    Les mythes, eux, ont la vie dure : “ le mardi serait miraculeux ”, “ la nuit porterait chance ”, “ vider les cookies ferait chuter les prix ”… Dommage, mais faux. Les variations existent bien, mais aucune heure précise ne déclenche systématiquement un tarif imbattable.

    Évolution prix des billets d'avion
    Image d’illustration Évolution prix des billets d’avion

    Des techniques testées et validées

    Cependant, certaines stratégies fonctionnent réellement

    Ainsi, le début de semaine reste souvent plus favorable. Non pas pour une raison mystique, mais parce que la demande retombe après le week-end. Les compagnies en profitent parfois pour réajuster les prix, libérer des sièges moins chers ou tester de nouvelles fourchettes tarifaires.

    Aussi, tout le monde le sait, et c’est vrai, plus la date de départ approche, plus les tarifs montent, surtout si le vol commence à se remplir. Ce n’est pas une règle absolue, mais c’est un schéma très fréquent.

    On le comprend, c’est l’anticipation qui est la clé du bon prix pour vos billets d’avion, en 2025 comme en 2026. Il faudra donc s’y prendre plusieurs mois pour les longs courriers, en particulier pour les périodes de vacances que ce soit à Noël ou en été. Il n’existe pas de chiffre magique universel, mais réserver tôt reste une valeur sûre.

    En combinant, un départ en milieu de semaine, un retour décalé d’une journée ou un changement d’aéroport, le tarif peut être nettement diminué. C’est donc la flexibilité qui offre bien plus d’avantages qu’un créneau “magique”.

    N’hésitez pas à vous faire aider par les comparateurs et moteurs de recherche. Ils surveillent pour vous. Dès qu’un tarif baisse, vous êtes averti si vous avez créé une alerte.
    C’est aujourd’hui l’outil le plus fiable pour ne rater aucune opportunité sans passer ses soirées à rechercher.

  • 3h pour passer la frontière à Roissy-Charles De Gaulle ! La faute à l’ESS ?

    3h pour passer la frontière à Roissy-Charles De Gaulle ! La faute à l’ESS ?

    Depuis quelques jours, les voyageurs signalent sur les réseaux sociaux de longues files d’attente lors du passage des frontières à l’arrivée dans l’Espace Schengen. C’est particulièrement le cas dans les aéroports situés en France, en Allemagne, en Grèce, en Islande, en Italie, au Portugal ou en Espagne. Et ils sont particulièrement touchés par ces retards, c’est que ces pays sont les principaux centres touristiques de notre continent. Et tous subissent de plein fouet la montée en puissance du dispositif de l’ « Entry/Exit système » européen, le fameux « EES ». On fait le point pour les Français de l’étranger si nombreux à être sur le chemin du retour pour les fêtes de fin d’année.

    L’EES, un ESTA à l’européenne ?

    Depuis 2009 pour rejoindre les Etats-Unis d’Amérique, il faut solliciter en amont de son voyage, même pour les détenteurs d’un passeport ne nécessitant pas de visa pour un voyage touristique, comme le passeport français, une autorisation d’accès au territoire des USA. En 2025, l’Union européenne a décidé de lancer un dispositif équivalent.

    Les nouveaux contrôles aux frontières de l’Union européenne (UE) sont depuis le 12 octobre mis en place progressivement. Les États membres sont ainsi encouragés à recenser dans un fichier numérique commun aux pays de l’UE et ceux de l’espace Schengen les données biométriques des ressortissants de pays tiers se rendant en Europe.

    Le système d’entrée / sortie (baptisé ESS) enregistre :

    • Les noms,
    • Les numéros de passeports,
    • Les empreintes digitales et les photos des étrangers extra-européens,
    • En replacement du tampon manuel apposé sur le passeport.

    Il permet, donc, ainsi de connaître les dates d’entrée et de sortie, afin de suivre les dépassements de séjour et les refus d’entrée.

    L’objectif est de « prévenir la migration irrégulière » en détectant « systématiquement les personnes ayant dépassé la durée de séjour autorisée ainsi que les cas de fraude documentaire et d’usurpation d’identité« , indique la Commission européenne dans un communiqué.

    Mais si l’EES marque la première étape du renforcement des frontières extérieures de l’Union. La deuxième verra le jour fin 2026, quand l’ESS sera complété par ETIAS, le Système européen d’autorisation et d’information concernant les voyages.

    ETIAS
    ETIAS ©UE

    Une montée en puissance progressive !

    Le ministère français de l’Intérieur a annoncé fin septembre que ces nouveaux contrôles seront mis en place progressivement sur 120 sites (ports et aéroports) en France. Le déploiement dans l’Union européenne s’est fait sur toutes les frontières extérieures de la France, mais de manière modeste avec quelques voyageurs contrôlés dans un premier temps, a détaillé le ministère. C’est cette phase que nous vivons actuellement, uniquement 10% des voyageurs sont soumis à l’ESS. L’objectif est d’atteindre l’enregistrement de 60% des voyageurs des pays tiers au printemps et 100% à l’été 2026.

    Un objectif qui paraît intenable dans les conditions actuelles. En effet, La montée en puissance progressive de l’enregistrement des données biométriques des ressortissants de pays tiers à leur entrée dans l’espace Schengen a eu pour résultats d’accroître les temps de passage dans les aéroports de jusqu’à 70%, avec des délais pouvant atteindre trois heures lors des périodes de pointe à CDG.

    En effet, une seule inscription biométrique peut prendre 90 secondes, contre 30 secondes pour le scan de passeport qu’elle remplace ; multipliés par les 47 000 arrivées quotidiennes à CDG en période de pointe, même de petits dysfonctionnements peuvent entraîner des files d’attente de plusieurs heures. Et l’impact immédiat sur les entreprises et les touristes. En termes opérationnels, les voyageurs sont confrontés à des correspondances ferroviaires ou des vols domestiques manqués, nuits d’hôtel supplémentaires, et professionnellement, cela augmente le risque que des collaborateurs clés arrivent fatigués ou en retard à des réunions importantes.

    Pannes et personnels formés insuffisants

    Selon l’Airport Council International – Europe (ACI), les perturbations aux frontières européennes résultent d’une combinaison de plusieurs problèmes opérationnels dans le déploiement de l’EES. Des pannes régulières de l’EES et des problèmes de configuration persistants, dont l’indisponibilité des bornes en libre-service, compromettent la prévisibilité, la régularité et la résilience des opérations aux frontières, indique-t-elle. Elle s’interroge également sur l’absence d’une application de préinscription réellement efficace.

    Le rapport, qu’elle a publié, souligne en outre que les contrôles aux frontières sont ralentis par un déploiement insuffisant de gardes-frontière dans les aéroports, reflet d’une pénurie aiguë de personnel au sein des autorités compétentes. L’ACI appelle à une révision urgente du système, d’autant que de plus en plus d’aéroports vont l’introduire progressivement au cours des prochains mois.

    « Des désagréments importants sont déjà infligés aux voyageurs, et les opérations aéroportuaires sont affectées alors que le seuil actuel d’enregistrement des ressortissants de pays tiers n’est fixé qu’à 10 % »

    Olivier Jankovec, directeur général d’ACI Europe.

    Jankovec a ajouté que si les problèmes opérationnels actuels ne peuvent pas être résolus d’ici début janvier, ils demanderont à la Commission européenne et aux États membres de Schengen d’agir afin d’autoriser une flexibilité supplémentaire dans le déploiement de l’EES.

    Borne d'enregistrement à CDG ©Aéroports de Paris
    Borne d’enregistrement à CDG ©Aéroports de Paris

    En quoi les Français de l’étranger sont concernés ?

    Détenteurs de la nationalité française, les Français de l’étranger ne sont pas soumis à ce dispositif mais, leurs conjoints ou enfants (non déclarés au consulat), qui ne disposent pas de la nationalité française, eux devront s’y soumettre.

    Concrètement, cela veut dire être séparé lors du passage de la frontière de ses proches et surtout être contraint d’attendre que le processus s’achève et qu’il se passe bien.
    Car, oui, le dispositif compile toutes les interdictions de territoire et ce quel que soit le pays qui l’aura prononcé. Avec la mise en place en fin d’année 2026 d’ ETIAS, même, s’ils sont porteurs d’un passeport n’exigeant pas de visa, ils devront demander une autorisation d’entrée sur le territoire et celle-ci devra comprendre de nombreuses informations sur le voyage et le retour prévu.

    La solution ? Transmettre votre nationalité à vos proches, si pour vos enfants mineurs, la démarche reste simplement juridique, pour les majeurs ou les conjoints, il faudra se soumettre au nouvel examen mis en place par Bruno Retailleau et qui s’appliquera pour toutes les demandes faites après le 31 décembre 2025. Une épreuve que même de nombreux Français ne réussiraient pas. Vous l’aurez compris, il vous reste quelques jours pour lancer la procédure et vous simplifiez vos voyages à venir.

  • Notre sélection de spectacles de fin d’année, partout en France

    Notre sélection de spectacles de fin d’année, partout en France

    Sortir en cette fin d’année ne sera pas le seul plaisir des parisiens. Si la capitale regorge d’une offre culturelle pléthorique, la Province cette année n’est pas en reste. Lesfrancais.press vous offre une sélection spectacle de fin d’année pour tous les goûts et toutes les bourses, partout en France.

    L’Alsace c’est magique : Harry Potter en ciné concert au Zénith de Strasbourg

    Harry Potter en ciné concert au Zénith de Strasbourg
    Harry Potter en ciné concert au Zénith de Strasbourg

    On ne présente plus le jeune sorcier à la cicatrice sur le front. Lui et sa bande de fidèles amis affronteront lord Voldemort, leur ennemi juré, dans une lutte épique. Formés à Poudlard ; la célèbre école de sorcellerie, ils côtoieront monstres attachants et créatures effrayantes et devront surmonter de multiples embûches avant de connaître de profonds moments de fraternité. Vous retrouverez avec plaisir l’apprenti magicien dans le premier épisode de la saga, sorti en livre en 1997 et adapté au cinéma en 2001. Fruit de l’esprit fertile de la romancière J.K.Rowling ce premier opus a été réalisé par Chris Columbus et a offert un succès planétaire à Daniel Radcliffe et Emma Watson dans les rôles principaux.

    Sur un écran géant et au son d’un orchestre classique, venez suivre les débuts des jeunes sorciers.  Imaginez-vous confortablement installés dans les fauteuils du Zénith de Strasbourg quand  le jour des 11 ans de Harry il reçoit une série de lettres mystérieuses pour lui notifier son admission dans une école dont il ne sait pas qu’elle va changer sa vie et celles de ses nouveaux compagnons…


    Réservez votre Place à la magie le 20 décembre à 20H

    Au Nord, c’était les corons et Dany Boon

    Dany Boon fait un vrai retour aux sources avec « Clown n’est pas un métier !! ». L’humoriste et acteur s’éloigne de ses succès sur grand écran pour retrouver les planches et se pencher avec nostalgie et tendresse sur son enfance et son parcours d’artiste.

    Dany Boon; « Clown n’est pas un métier !! »
    Dany Boon; « Clown n’est pas un métier !! »

    L’humour est bien évidemment présent avec un registre toujours léger et populaire, loin de tout snobisme et quinzième degré un peu perché. Une occasion de rire à gorge déployée avec le natif d’Armentières dans le Nord. Lui qui a fait ses débuts lors de spectacles de mimes et de clown de rue s’est fait remarquer ensuite dans l’émission « La classe » diffusée sur FR3. Il popularisera le parler Ch’ti sur scène et deviendra culte avec son « Bienvenue chez les Ch’tis » qu’il réalise en passant derrière la caméra et qui réunira la France entière. Ses 20 millions d’entrées sont un record absolu dans l’hexagone. Son spectacle marque donc un retour au one-man-show et à ses premiers amours après plusieurs films et un éloignement en Californie pour se consacrer à sa vie de famille.

    Les 18,19, et 20 décembre, nul doute que le Zénith de Lille fera le plein pour accueillir l’enfant du pays.


    Réservation « Clown n’est pas un métier ! »

    Lyon et un hommage lumineux à Goldman

    Le 29 décembre c’est dans la magnifique chapelle de la trinité à Lyon qu’un hommage sera rendu à Jean-Jacques Goldman. Le plus grand chanteur et compositeur français vit désormais discrètement et reste éloigné de la scène mais ses chansons sont dans toutes les mémoires. Elles seront reprises au piano dans une atmosphère parfaitement magique.

    Un hommage lumineux à Goldman à Lyon
    Un hommage lumineux à Goldman à Lyon

    Des centaines de bougies créeront une féerie unique mêlant la grâce de Noël aux refrains du maître de la composition. Les cœurs seront émus sur « Puisque tu pars » et la nostalgie sera communicative aux sons de « Né en 17 ». Nous irons, sans doute, tous ensemble « au bout de (nos) mes rêves » pour une soirée d’exception.


    Réservez ici

    Toulouse, ses clowns et son cirque

    Le cirque est indémodable. Magique. Eternel. Le cirque c’est de l’émotion partagée. Quand les trapézistes se jettent dans le vide. Quand les animaux semblent animer d’émotions humaines. Quand les clowns nous font rire comme si nous étions des enfants. Quand petits et grands communient dans la magie du cirque.

    Cirque de Noël à Toulouse
    Cirque de Noël à Toulouse

    À Toulouse la ville du Rugby et de Nougaro, à Toulouse la ville rose il y a aussi ce cirque qui vous aidera l’espace d’une soirée à oublier vos petits et vos grands soucis, à retrouver aussi l’enfant qui est en vous. C’est le cirque de Noel et c’est en décembre.


    Infos et réservation

    Au Sud, cap sur les corps extrêmes

    « Corps Extrêmes » de Rachid Ouramdane et la Compagnie de Chaillot sera présenté les 17 et 18 décembre au Grand Théâtre d’Aix en Provence.

    Cette création originale associe des acrobates, des voltigeurs, des artistes qui poussent à l’extrême la performance physique. Le metteur en scène joue de l’espace et de la sensation de vertige pour faire évoluer les danseurs sur une falaise. Hauteur, chute éventuelle, danger latent. Nous sommes en permanence sur le fil qui vous fera vibrer entre performance, peur et situations de plénitude associant des mouvements vertigineux à une musique hypnotique. La danse contemporaine est associée ici à l’acrobatie dans une forme hybride qui dépasse les catégories connues de la danse.

    « Corps Extrêmes » de Rachid Ouramdane et la Compagnie de Chaillot
    « Corps Extrêmes » de Rachid Ouramdane et la Compagnie de Chaillot

    Rachid Ouramdane, nîmois d’origine, est également le directeur du théâtre national de Chaillot à Paris. Mais cette création est « dépaysée » pour un projet qui fait la passerelle vers le sport, le cirque, la prise de risque physique. Certainement un des spectacles les plus originaux de cette fin d’année présenté dans une ville à la réputation sage et bourgeoise mais qui offre un écrin unique à un spectacle profondément bouleversant.


    En savoir plus

    Paris, la légende Piaf et un spectacle hommage

    Piaf, le Spectacle hommage dans la salle mythique de l’Olympia
    Piaf, le Spectacle hommage dans la salle mythique de l’Olympia

    Le 21 décembre, dans une salle légendaire, redécouvrez une Artiste éternelle : Piaf, le spectacle

    On connaît ses chansons. Mais qui connaît sa vie ? De femme qui a tout subi, la pauvreté et le trottoir, l’amour et les désillusions. Piaf est un symbole. Lors des Jeux Olympiques de Paris elle a même offert à Céline Dion un moment de grâce avec l’hymne à l’amour porté au sommet de la tour Eiffel.

    Le spectacle hommage dans la salle mythique de l’Olympia rend sa vérité au mythe Piaf.

    Chaque chanson raconte l’histoire de cette femme née en 1915 et qui sera découverte à l’âge de 20 ans grâce à une voix puissante et émouvante. On la surnomme « La môme » pour son mélange de fragilité et d’émotion pure. Elle chantera la misère qu’elle avait connue mais aussi l’espoir à travers « la vie en rose » une chanson qu’elle compose en 46 alors que la guerre vient juste de se terminer.

    Ses amours avec Marcel Cerdan sont connus, comme la mort du boxeur en 1949 dans un accident d’avion qui la prolongera dans une profonde dépression. Elle qui fut l’amante passionnée d’hommes aussi célèbres que Montand, Aznavour ou Cocteau, mourra prématurément à 47 ans au terme d’une vie intense et unique, laissant derrière elle des chansons d’amour et de tristesse pour l’éternité. Ce spectacle vous racontera la Môme et vous rendra vivant le mythe Piaf.


    Réservez ici

    Que vous soyez amateur d’humour populaire, de musique émouvante, de cirque féerique, de rap, ou de performances artistiques extrêmes, cette fin d’année 2025 vous offre un véritable tour de France de nos talents. Chaque région propose ainsi un rendez‑vous unique pour vibrer, rire, rêver et s’émouvoir. Ces spectacles de fin d’année sont parfois bien plus que de simples sorties : alors, où que vous soyez en France, laissez‑vous tenter par cette richesse culturelle et offrez‑vous, si vous le pouvez, un moment inoubliable pour clore 2025 en beauté.

  • Vacances des Français vs Expatriés

    Vacances des Français vs Expatriés

    Les vacances occupent une place centrale dans la vie des Français. Selon une étude de la Direction Générale des Entreprises  (2024), 72 % des Français partent en vacances au moins une fois par an, avec une dépense moyenne de 1 800 € par foyer. Mais qu’en est-il des 2,5 millions Français expatriés ? Leurs habitudes diffèrent-elles de celles de leurs compatriotes restés en métropole ? Cet article explore les destinations préférées, les budgets, les durées de séjour, etc.

    Les Français en Vacances

    En 2025, les Français privilégient toujours la France métropolitaine pour leurs vacances. Ils ont particulièrement privilégié 3 régions, en tête la Provence-Alpes-Côte d’Azur (28 %), suivie de la Bretagne (20 %) et de la Nouvelle-Aquitaine (15 %) (source : INSEE, 2024). D’autres résidents, une minorité, ont franchi les frontières, ils étaient en 2024 19% à choisir la péninsule ibérique ou l’Italie (9%), au-delà de l’UE, ils ne sont plus que 5% à être allés au Maroc…

    Alpes en région PACA
    Image illustration des Alpes en région PACA ©Stockadobe

    C’est principalement pour des raisons pratiques que nos compatriotes font ces choix, en effet, ils privilégient ces destinations pour réduire les coûts et pour gagner du temps sur les transports. Car les séjours sont courts, en moyenne 12 jours et on note que les familles optent souvent pour des locations saisonnières en bord de mer, tandis que les jeunes actifs privilégient les villes européennes (Barcelone, Lisbonne).

    Les expatriés ont leurs propres habitudes

    Du côté des Français de l’étranger, c’est, sans surprise, la France qui cartonne. Elle est la destination favorite de 60 % des expatriés. Ils y passent leurs vacances pour retrouver famille et ami, avec un brin de nostalgie.

    Les autres ? Ils optent pour un road-trip à la découverte de leurs pays d’accueil ou des États voisins. Une option particulièrement retenue pour ceux qui vivent dans des pays où il y a moins de vacances comme aux USA, où les expatriés ne prennent en général pas plus d’une semaine par vacances.  Il existe aussi un autre frein au voyage en France, la distance. Depuis l’autre bout du monde, le temps de transport peut amputer nettement le séjour mais surtout c’est le coût qui s’envole. Un expatrié à Singapour dépensera 3 fois plus qu’un expatrié en Europe pour atteindre l’hexagone.

    Billet avion
    Image illustration d’un billet avion pour la France ©Stockadobe

    Recharger les batteries

    Mais tous les Français ont un point commun. Pour nous tous, les vacances c’est avant tout une pause qui permet de recharger les batteries. Et pour les Français de l’étranger qui ont la chance de rentrer en France, c’est l’occasion de faire le plein de victuailles ou de produits détaxés.

    Ainsi, que vous soyez en France ou ailleurs dans le monde, les vacances restent un moment sacré pour se ressourcer. Les Français en métropole privilégient la proximité et le budget maîtrisé, tandis que les expatriés adaptent leurs habitudes aux contraintes locales et aux opportunités de découverte.

    Et vous ? Partagez vos expériences en commentaire : Quelles sont vos destinations préférées ?

  • Les Français expatriés au Cambodge font face à des défis inédits

    Les Français expatriés au Cambodge font face à des défis inédits

    Depuis le 7 décembre, les affrontements violents entre le Cambodge et la Thaïlande se sont intensifiés, provoquant une crise humanitaire et sécuritaire majeure dans la région. Le bilan fait état de plus de 26 morts et 800 000 déplacés, tandis que les tensions diplomatiques persistent. Dans ce contexte, la communauté française expatriée au Cambodge, estimée à plusieurs milliers de personnes, dont une majorité concentrée dans les grandes villes comme Phnom Penh, Siem Reap et Battambang, font fait face à des défis inédits, tant pour sa sécurité que pour son quotidien.

    Lesfrancais.press a pu interviewer deux de leurs élus, Florian Bohème et Victor Rémigi, Conseillers des Français de l’étranger au Cambodge.

    Écouter le podcast avec les élus français

    L’impact de ces affrontements sur les Français au Cambodge

    A notre micro, Florian Bohème et Victor Rémigi, conseillers des Français de l’étranger au Cambodge nous partage les dernières informations recueillies auprès de nos compatriotes résident dans ce pays. Pour eux, la situation reste sous contrôle pour les expatriés. « À l’heure où on se parle, notre communauté française est en sécurité », nous assurent-ils.

    « À l’heure où on se parle, notre communauté française est en sécurité »

    Florian Bohême, conseiller des Français de l’étranger et membre de l’AFE

    Cela peut s’expliquer par plusieurs raisons : Phnom Penh, où réside 70 % de la communauté française, n’est, pour le moment, pas directement touchée. La région de Battambang, plus proche des zones de conflit, est certes en alerte, mais les Français sur place sont habitués aux tensions géopolitiques locales. Et les ONG et volontaires internationaux ont rapatrié leurs équipes vers Phnom Penh par précaution, notamment depuis des villes comme Sisophon, située en bordure des zones de combat.

    Quelles consignes de sécurité et recommandations ?

    Cependant, nos deux invités recommandent à nos compatriotes présents au Cambodge de faire preuve de prudence et de suivre attentivement les consignes de sécurité. L’Ambassade de France a d’ailleurs diffusé des recommandations strictes à l’attention des Français sur place, dont celles-ci :

    • Éviter les zones rouges (frontalières), où les opérations militaires sont en cours.
    • Suivre les mises à jour de la fiche conseils aux voyageurs du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.

    Pour le moment aucune évacuation massive n’est programmée, mais une vigilance accrue est vivement recommandée. Au cours du podcast, les détails sont partagés par les deux élus.

    Impact économique et touristique au Cambodge

    Bien évidemment, le conflit a des répercussions immédiates sur le tourisme, un secteur vital pour le Cambodge. Depuis le début des affrontements entre le Cambodge et la Thaïlande de très nombreuses annulations de voyages ont été enregistrés, notamment pour Siem Reap (proche des temples d’Angkor), déjà fragilisé par la crise du Covid-19.

    « J’ai connaissance d’agences de voyages
    qui subissent une quantité d’annulation »

    Victor Rémigi, conseiller des Français de l’étranger au Cambodge

    Ainsi, les agences locales subissent un nouveau coup dur, avec des résiliations en cascade. Victor Rémigi alerte sur cette situation : « j’ai connaissance d’agences de voyages qui subissent une quantité d’annulation (…) Cela avait été un problème pendant le Covid. Ça s’était un peu atténué ces deux dernières années. Et maintenant, ça recommence et ça ne fait pas du bien. Le tourisme surtout à Siem Reap a baissé énormément ». Outre la question de la sécurité des personnes, ces affrontements ont aussi des répercussions économiques fortes.

    Rôle de la France et appels à la désescalade entre le Cambodge et la Thaïlande

    Pour sortir de cette crise, nos invités, conseillers des Français de l’étranger, insistent sur la nécessité d’une médiation internationale et sur le rôle que la France. Notre pays est historiquement lié au Cambodge (plus de 51 % des Français expatriés sont binationaux franco-cambodgiens). Aussi Florian Bohème et Victor Rémigi insistent sur la nécessité d’une intervention forte de notre pays, et aussi de l’Union européenne.

    Un convoi cambodgien à la frontière thaïlandaise en décembre 2025
    Un convoi cambodgien à la frontière thaïlandaise en décembre 2025 ©AFP

    Pour cela, un courrier a été envoyé par l’association ADFE-Français du Monde au ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, pour demander à la France de briser le silence et de jouer un rôle actif dans la résolution du conflit. Ce message relayé auprès de parlementaires a permis la rédaction et la publication d’une tribune allant en ce sens « À la frontière de la Thaïlande et du Cambodge la France a encore un rôle à jouer » co-signé par plusieurs élus, dont le sénateur Thomas Lam et le député Vincent Eblé. Pour Florian Bohême un autre sujet est aussi à évoquer, celui de la protection des sites du patrimoine mondial de l’UNESCO, « Ces temples se sont fait bombarder » nous indique-t-il.

    À ce jour, nos invités redoutent toujours une extension du conflit, susceptible d’entraîner des répercussions régionales beaucoup plus larges. Victor Rémigi établit d’ailleurs un parallèle avec la période des Khmers rouges, rappelant que l’inaction de la communauté internationale avait alors contribué à l’aggravation de la crise : « Aujourd’hui, personne ne bouge. » Cette situation, poursuit-il, évoque « la période du début des Khmer Rouge. Personne ne bougeait, tout le monde le savait, mais personne ne bougeait. »

    Si la communauté française n’est pas directement menacée, la situation reste précaire et incertaine. Les enjeux sont à la fois humanitaires, économiques et diplomatiques, avec un besoin urgent de médiation internationale pour éviter une escalade aux conséquences désastreuses. La France, en tant qu’actrice historique au Cambodge, a un rôle clé à jouer pour protéger ses ressortissants et soutenir une résolution pacifique du conflit.

  • Pas de budget avant le 31 décembre !

    Pas de budget avant le 31 décembre !

    Nouvel acte de la séquence budgétaire ce vendredi 19 décembre avec l’échec de la commission mixte paritaire (CMP) réunissant des députés et des sénateurs. Ce désaccord rend impossible l’adoption d’un budget pour l’État avant le 31 décembre prochain. Le gouvernement devrait donc, comme il l’a annoncé, déposer une loi spéciale. Le budget de la sécurité sociale a, lui, été définitivement adopté en début de semaine.

    Le projet du Sénat en cause ?

    Les chances d’une issue favorable étaient infimes. Avant même le début de la réunion, le président LFI de la Commission des Finances Éric Coquerel et membre de la CMP estimait devant les journalistes que l’exercice ne devrait pas durer plus d’une heure. « Ça ne devrait pas être long », abondait le député EPR Jean-René Cazeneuve.

    Les échanges se sont faits sur la base de la copie votée par les sénateurs, laquelle ne satisfaisait personne. Le gouvernement lui reprochait de ne pas respecter son objectif de 5 % de déficit. Quant aux socialistes, au nombre de trois dans la CMP, ils dénonçaient comme « une provocation » la suppression par la chambre haute de la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, une disposition pourtant déposée par le gouvernement et votée par l’Assemblée. Son rendement était estimé à 6 milliards d’euros, un gain non négligeable quand les socialistes réclament au moins dix milliards de recettes en plus, afin d’augmenter d’autant les dépenses.

    Projet de loi de finances 2026
    Projet de loi de finances 2026

    Un projet de loi spéciale

    Cependant, après l’adoption par l’Assemblée nationale du budget de la Sécurité sociale sans recours au 49.3, le Premier ministre espérait un doublé avec un vote favorable du budget de l’État. Mais il en fut autrement. Le rapporteur général du budget Philippe Juvin (LR) a déclaré dans un communiqué prendre « acte de l’absence d’accord sur une rédaction commune du projet de loi de finances pour 2026 susceptible d’être adoptée dans les mêmes termes par les deux chambres du Parlement, dans les délais impartis ». Il a ajouté : « En conséquence la commission mixte paritaire réunie ce jour n’est pas conclusive ».

    Alors va-t-on vers un shutdown à l’américaine ? Non, en France, dans une telle situation, le Conseil d’Etat « va être saisi d’un projet de loi spéciale », comme l’ont indiqué les services du Premier ministre Sébastien Lecornu dès l’annonce des parlementaires. Elle permettra d’assurer la continuité de l’État et notamment le prélèvement des impôts, avant une reprise des discussions budgétaires en début d’année 2026.

    Une réunion prévue lundi

    Prenant « acte » de l’échec des parlementaires à s’entendre sur un budget avant la fin de l’année, Sébastien Lecornu a annoncé réunir lundi les principaux responsables politiques pour les « consulter sur la marche à suivre pour protéger les Français et trouver les conditions d’une solution ».

  • Réforme de l’AEFE : des mesures financières au goût amer

    Réforme de l’AEFE : des mesures financières au goût amer

    Ce conseil d’administration était attendu. Ce 18 décembre, des décisions ont été prises grâce aux voix des représentants de l’administration et des ministères présents. Mais les critiques ont été nombreuses. L’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) vivait dans l’expectative depuis 6 mois. C’est en effet en juillet dernier qu’avait été lancé officiellement un cycle de consultations par les diplomates en charge de la tutelle du réseau. L’objectif était de mettre sur pied de façon concertée des propositions financières pour faire face à un déficit qui se montait à 70 millions d’euros cet été. Mais ces mesures laissent un goût amer à de nombreux administrateurs de l’agence. Pour les familles et les syndicats le compte n’y est pas.

    Une batterie de nouvelles contributions financières

    Les 6 mois de consultation ont abouti à la création d’une nouvelle contribution financière pour deux catégories d’établissements, les établissements à gestion directe et les établissements conventionnés, et une nouvelle taxe pour les établissements partenaires qui rejoindront le réseau. La Direction générale de la mondialisation (DGM) du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a donc accouché d’une batterie de mesures pour faire payer plus nettement les établissements qui emploient des fonctionnaires détachés dans le réseau AEFE.

    « Augmenter les frais de scolarité dans la limite du supportable, supprimer des premiers emplois sans affaiblir l’établissement, négocier (…) pour faire avaler une pilule qui risque d’être amère. »

    Après ce conseil d’administration tenu ce 18 décembre, les représentants des personnels comme les représentants des familles peuvent faire grise mine : les deux contributions devraient rapporter 40 millions d’euros environ la première année, et un peu moins du double la seconde. En effet, il est d’ores et déjà prévu une montée en puissance du taux. Cela devrait, sans doute, occasionner un impact négatif sur les équilibres budgétaires locaux, et entraîner des augmentations de frais de scolarité. 

    L’inquiétude légitime des parents et des personnels

    La grogne monte déjà parmi les personnels du réseau qui estiment que ce sont eux qui vont devoir payer la facture des pensions. Début décembre de cette année, la dernière journée de grève nationale a été suivie dans le réseau. Selon les syndicats, le moral collectif est touché devant les incertitudes sur l’emploi. Quant aux familles elles s’apprêtent à subir de mauvaise grâce des hausses de frais qui sont déjà estimées en moyenne à plus de 400 euros par enfant et par an.

    Les équipes de direction des établissements sont, de leur côté, à pied d’œuvre pour préparer des budgets 2026 qui risque de s’apparenter à des casse-têtes. Augmenter les frais de scolarité dans la limite du supportable, supprimer des premiers emplois sans affaiblir l’établissement, négocier avec les comités de gestion ou les représentants des familles pour faire avaler une pilule qui risque d’être amère.

    AEFE, Agence pour l'enseignement français à l'étranger
    AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger

    Côté représentants des personnels, ces derniers ont déjà identifié une dizaine d’établissements fragiles notamment en Europe, une zone qui semble être dans le collimateur. En Espagne comme en Europe centrale, des établissements avec des réserves faibles ou inexistantes et qui possèdent plusieurs dizaines de fonctionnaires détachés risquent de se retrouver dans le rouge d’ici quelques mois. La nouvelle contribution destinée à résoudre le problème de la prise en charge des pensions va corriger le déficit de l’agence tout en créant des déséquilibres de gestion localement.

    Les pensions, une bombe à retardement

    Jusqu’à présent, chaque fois qu’un enseignant quittait l’Éducation nationale en France pour rejoindre un établissement français à l’étranger, c’était l’Agence qui devait assumer la part patronale de sa pension. Certes, des prélèvements étaient effectués sur les établissements pour compenser cette charge, mais ils restaient limités. Pour 2025, la contribution employeur est ainsi fixée à 74,28 % du traitement brut. Concrètement, verser 100 euros de salaire brut à un enseignant oblige cette année l’AEFE à ajouter 74,28 euros destinés au service des retraites de l’État. Une charge considérable, qui explique, à elle seule, près de 80 % du déficit actuel.

    « La réforme de l’AEFE ne se limiterait pas à des mesures financières (…) 
    et de nouveaux changements pourraient toucher en profondeur l’organisation du réseau.»

    À partir du 1er janvier 2026, pour les établissements à gestion directe devront verser 35 % du montant moyen de la pension AEFE, soit 12.163 euros pour un enseignant dans l’année à venir, puis 17.375 euros en 2027 (le taux étant passé à 50 %). Quand on sait qu’un établissement de taille moyenne compte entre 20 et 30 enseignants et encadrants fonctionnaires, la facture pourrait atteindre entre 400 et 500.000 euros d’ici deux ans pour ces établissements de milieu de gamme. Une charge budgétaire déjà très significative. Sans parler des géants du réseau qui eux ont parfois une centaine de fonctionnaires dans leurs rangs. Les personnels d’encadrement, personnels de direction et directeurs administratifs et financiers ou secrétaires généraux, sont aussi concernés par cette mesure. Aucune exception n’a été faite. Tout le monde contribuera au financement des pensions.

    Des couts en augmentation pour les établissements de l'AEFE
    Des couts en augmentation pour les établissements de l’AEFE

    Or, les pensions sont une véritable bombe à retardement si on considère que le taux pratiqué par l’Etat (74,28 %) va probablement augmenter chaque année. Il a d’ailleurs doublé en une quinzaine d’années. Le financement en France repose sur un nombre toujours plus restreint d’actifs. L’assiette diminuant le taux appliqué s’envole. Le glissement vieillesse technicité (GVT) implique que les personnels avec de l’ancienneté coûtent également automatiquement plus chers d’année en année.

    L’acte 1 de la réforme est financier, l’acte 2 pourrait concerner la gouvernance des établissements

    Anne Grillo, qui a piloté l’exercice des consultations pour le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, a déjà annoncé que la réforme ne se limiterait pas à des mesures financières. Le travail de consultation se poursuivra donc l’année prochaine et de nouveaux changements pourraient toucher en profondeur l’organisation du réseau.

    « Le ministère de l’Éducation nationale semble le grand absent de ces consultations alors qu’il fournit à l’AEFE près de 5000 personnels détachés »

    Si la réforme a été menée par étapes jusqu’à présent, c’est sans doute pour ménager la sensibilité des familles et éviter de braquer les personnels. L’état des finances publiques ne permet en effet pas d’envisager une hausse des dotations de l’État. Entre 2023 et 2026, la dotation aura diminué d’environ soixante millions d’euros. Dans le projet de loi de finances actuel, elle s’élève à 391,6 millions d’euros, soit une baisse de 25 millions par rapport à l’an dernier. Par ailleurs, la direction du budget veille à ce que le déficit de l’Agence soit progressivement ramené à un niveau jugé acceptable. Effet de ciseau classique, la baisse des ressources doublée de l’augmentation des charges peut être génératrice de difficultés pérennes.

    Réformer pour simplifier ?

    Avec son architecture complexe (3 statuts d’établissements différents) et ses statuts d’emplois diversifiés (Expatriés, résidents, personnels de droit local), la tentation sera probablement de modifier les statuts pour les simplifier et de revoir aussi la cartographie mondiale du réseau pour fermer des postes de fonctionnaires et les remplacer par des emplois de droit local.

    Le nombre d’établissements partenaires ayant augmenté de plus d’une centaine d’unités ces huit dernières années, on peut considérer à la fois que l’objectif Cap 2030 du Président Macron de doubler les effectifs au sein de l’AEFE, sans être atteint, a produit des effets positifs en désengorgeant certaines zones où la demande de scolarisation n’était pas pleinement satisfaite. Cependant, cela a également créé des effets particuliers en organisant sur certains pays une concurrence interne peu productive entre établissements français.

    Les établissements partenaires grands gagnants du système

    La nouvelle contribution pour les établissements partenaires vise à corriger ces effets et un manque d’équité revendiqué. Elle sera de 4 % du montant des droits d’inscription et de scolarité. Elle reste modeste compte tenu des services, notamment pédagogiques, que fournit l’agence en contrepartie.

    Mapemonde sur ordinateur
    Image d’illustration

    Ces chevau-légers de l’enseignement français à l’étranger pourraient continuer malgré tout à être les grands gagnants du système français d’éducation hors de France. Ils bénéficient pour nombre d’entre eux d’une « astuce de gestion » qui leur assure d’employer des enseignants fonctionnaires français sans payer la part pension qui est… prise en charge directement par le ministère de l’éducation nationale. Si le chiffre précis de ces « détachés directs » n’apparaît pas officiellement, il pourrait en réalité concerner plus de 1.600 fonctionnaires pour lesquels les établissements partenaires sont exonérés du paiement des pensions. Un avantage important dans le contexte actuel.

    Le ministère de l’Éducation nationale ce grand absent

    Les représentants des personnels de l’AEFE refuseront que l’opérateur public soit affaibli trop fortement et leur capacité à mobiliser leurs collègues dans le réseau est significative. Mais leurs critiques concernent aussi leur ministère d’origine.

    Le ministère de l’Éducation nationale semble en effet le grand absent de ces consultations alors qu’il fournit à l’AEFE près de 5000 personnels détachés. Une solution pourrait venir de ce ministère s’il acceptait déjà de desserrer l’étau statutaire qui borne les nouveaux contrats d’enseignants à 6 ans. Cette réforme RH datant de 2000 suscite de plus en plus de critiques dans les rangs des syndicats qui sont face à des personnels qui voudraient prolonger mais ne le peuvent pas. Le décret qui prévoyait des exceptions pour aller au-delà des 6 ans n’est pas suivi d’effet.

    Demain l’union sacrée ?

    Plusieurs observateurs s’inquiètent des effets de cette réforme. L’AEFE se retrouve ainsi dans une zone grise en matière de gestion et de gouvernance, prise entre le « club des 68 » établissements en gestion directe, qui pourront probablement compter sur la solidarité financière de l’État, et les établissements conventionnés, plus exposés aux turbulences à venir.

    Rappelons que le budget 2025 prévoyait un déficit prévisionnel de 70 millions d’euros. Celui pour 2026 sera sans doute ramené à une quarantaine de millions d’euros après introduction des nouvelles contributions financières.

    Mais dans une Agence dont la richesse première reste sa ressource humaine, l’enjeu sera de préserver des emplois en maintenant la présence d’enseignants titulaires de l’Éducation nationale aux côtés de professeurs recrutés localement, mais formés et accompagnés selon les standards de la formation continue à la française. Certains préconisent une union sacrée entre des familles voulant les meilleurs enseignants pour leurs enfants et des syndicats voulant défendre les statuts les plus protecteurs pour faire contrepoids à la logique comptable mise sur la table.

    Qu’en sera-t-il ? L’année 2026 apportera ses réponses.

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