Radio en direct
Choisissez une station puis lancez la lecture

Blog

  • 3 300 Français sont partis en Israël en 2025

    3 300 Français sont partis en Israël en 2025

    Le pic historique de l’aliyah depuis la France remonte à 2015, avec approximativement 7 900 départs. Cette année-là, les attentats jihadistes qui avaient frappé Paris, notamment ceux visant Charlie Hebdo, l’Hyper Cacher et le Bataclan, avaient profondément marqué la communauté juive française. Par la suite, les départs s’étaient stabilisés autour de 2 500 personnes annuellement, avant de repartir à la hausse après les événements du 7 octobre. Mais en 2025, l’immigration depuis la France vers Israël a bondi de 45%, 3300 Français sont partis en Israël l’année dernière. On fait le point pour les Français de l’étranger.

    La hausse de l’antisémitisme

    « Dans des pays comme la France et le Royaume-Uni, où l’antisémitisme est en hausse, et parallèlement à l’action continue du ministère pour encourager l’aliyah, on enregistre une augmentation du nombre d’immigrants », a déclaré Ofir Sofer, ministre israélien de l’Immigration. Cette analyse ministérielle établit un lien direct entre la recrudescence des actes antisémites et les décisions d’immigration. Mais si les Français sont les plus nombreux, ce n’est pas parce que la France est le plus antisémite des pays européens, mais c’est parce qu’elle a en son sein la plus grande communauté juive d’Europe (la troisième au monde). La seule qui a vraiment perduré après la seconde guerre mondiale. D’autres pays, comme la Belgique ou l’Espagne, n’apportent aucun soutien à la communauté juive alors que l’État français déploie de grands efforts pour sécuriser les lieux de culte ou communautaires.

    Pour autant, il ne faut pas balayer l’accusation du ministre israélien. En effet, entre janvier et mai 2025, les autorités ont comptabilisé 504 actes antisémites, soit une augmentation vertigineuse de 134% comparé à la même période en 2023. Ces chiffres témoignent d’une dégradation rapide de la situation sécuritaire pour la communauté juive française.

    Manifestation pour la libération des otages israéliens détenus par le Hamas à Gaza, le 5 octobre 2025 à Paris.
    Manifestation pour la libération des otages israéliens détenus par le Hamas à Gaza, le 5 octobre 2025 à Paris. © Sipa Press

    Russie, USA, France

    Au cours de l’année 2025, Israël a accueilli environ 21 900 nouveaux immigrants venus de plus d’une centaine de nations. Dans ce tableau global, la Russie conserve la première place avec approximativement 8 300 arrivées, bien qu’elle enregistre un recul significatif de 57% sur douze mois. Les États-Unis occupent la deuxième position avec 3 500 nouveaux arrivants (olim), affichant une progression modeste de 5%.

    La France se hisse à la troisième place avec 3 300 personnes ayant fait leur « aliyah », contre 2 228 l’année précédente. Cette progression de plus de 45% illustre une dynamique particulière chez les juifs français, qui représentent désormais un contingent majeur dans les flux migratoires vers l’État hébraïque.

    Quelle vie pour les Français en Israël ?

    Si à chaque crise, les Français de confession juive tentent l’aventure du retour en terre promise, ils sont, aussi, nombreux à revenir. Si aucune statistique officielle n’existe (le sujet est tabou), on considère de 30% des Français reviennent sous 5 ans.

    Pour les professionnels, l’État hébreu a été « pris de court par l’ampleur de la vague migratoire française », sans précédent depuis 2013, l’année qui a suivi le massacre perpétré par Mohammed Merah dans une école juive à Toulouse. En effet, désormais les Français représentent un gros contingent des nouveaux arrivants.

    Si de nombreux olim français – surtout les plus jeunes, qui passent par le creuset social de l’armée – s’intègrent à la société israélienne, beaucoup n’y parviennent jamais. Ils galèrent, déboussolés par une administration dont ils ne comprennent pas le fonctionnement, une langue qu’ils peinent à assimiler, un système social moins protecteur que celui de la France, et des codes sociaux différents. Ainsi, au fil des mois, on voit des Français aux abois sombrer dans la dépression parce qu’ils n’ont pas d’emploi et que leurs économies fondent comme neige au soleil. Quant aux dossiers de couples qui se brisent et dont l’un des conjoints rentre en France en laissant l’autre sur place avec les enfants, on ne les compte plus selon les associations locales…

    Des Français juifs à leur arrivée en Israël, à l’aéroport Ben-Gourion de Tel-Aviv, le 20 juillet 2016.
    Des Français juifs à leur arrivée en Israël, à l’aéroport Ben-Gourion de Tel-Aviv, le 20 juillet 2016. ©AFP

    Pour d’autres, le séjour en Israël, leur a tout simplement permis de comprendre qu’ils étaient plus Français qu’ils ne le pensaient.

    « En Israël, la République, la méritocratie et le principe d’égalité me manquaient. J’ai compris que j’aime beaucoup la France et les principes qui la guident. Les Français sont englués dans leur réalité, ils ne se rendent pas compte de leur chance »

    Karine, ancienne Française installée en Israël

    Ainsi, pour elle comme pour beaucoup, l’expérience israélienne a marqué un tournant identitaire et religieux. Et souvent à l’inverse de l’attendu, comme Alexandre (le prénom a été modifié), « très religieux avant de partir » et qui est revenu « complètement athée », par rejet envers « la politisation de la religion » et « le développement d’un discours mystique et messianique absurde » auquel ce médecin « n’adhérait plus du tout ».

    En 2026, on compte 200 000 Français d’Israël, 600 000 Français peuvent prétendre à l’aliyah. Combien tenteront l’aventure ? Comment la France peut retenir ses enfants ? Comment Israël peut mieux intégrer ses nouveaux citoyens, qui à ce jour, se sentent souvent comme des citoyens de seconde zone ?

    Écouter le podcast avec la députée des Français d’Israël publié le 22 septembre 2025

  • La France remplace enfin ses AWACS 

    La France remplace enfin ses AWACS 

    Big bang dans le petit monde de l’aviation militaire ! La France tourne le dos aux États-Unis en remplaçant ses AWACS. L’État français s’est engagé à débloquer 1,1 milliard d’euros pour un monstre de détection européen plus moderne doublant sa portée stratégique jusqu’à 550 km.

    GlobalEye

    Le 30 décembre 2025, la Direction Générale de l’Armement (DGA) a signé avec Saab un contrat de 12,3 milliards de couronnes suédoises, soit environ 1,1 milliard d’euros, pour l’achat de deux avions de veille radar aéroportée GlobalEye. Ces avions remplaceront les E-3F Sentry vieillissants, en service depuis plus de 30 ans. L’accord prévoit aussi la formation des équipages, le soutien au sol et la maintenance sur plusieurs années. La livraison est prévue entre 2029 et 2032, avec une option pour deux appareils supplémentaires. Un choix assumé, qui aligne la France avec les standards OTAN tout en misant sur une architecture industriellement européenne.

    Le E-7 était pourtant pressenti dans de nombreux pays de l’OTAN mais la France ne l’a pas retenu. En effet, Paris a préféré un fournisseur non américain pour préserver sa souveraineté technologique. Le choix de Saab répond aussi à un objectif plus large : créer une filière européenne de surveillance aérienne, tout en intégrant des capteurs français à bord. En misant sur GlobalEye, la France s’assure une interopérabilité OTAN sans dépendre d’une ligne logistique ou logicielle venue des États-Unis. Le signal est clair : l’autonomie stratégique passe aussi par les cieux.

    Les performances du nouvel avion espion français

    La France devient le deuxième pays de l’OTAN à opérer des GlobalEye, après la Suède. Ce mouvement pourrait faire boule de neige. L’Allemagne et l’Italie, notamment, envisagent aussi de remplacer leurs systèmes vieillissants. Avec la guerre en Ukraine et les tensions en mer Baltique, disposer de radars capables de couvrir 500 km en temps réel, tout en résistant au brouillage ou aux drones, devient critique. Le GlobalEye s’impose alors comme le candidat naturel pour remplacer les anciens AWACS OTAN.

    Le cœur du système GlobalEye repose sur le radar Erieye ER, une antenne fixe montée au-dessus du fuselage, capable de balayer 300° d’espace aérien en continu. Grâce à la technologie GaN AESA, il atteint une portée instrumentée de plus de 550 km. Contrairement aux dômes rotatifs des AWACS traditionnels, ce montage dorsal permet une vigilance constante, sans angle mort. Et ce n’est pas tout : GlobalEye dispose aussi de capteurs pour la surveillance maritime, terrestre, électromagnétique (SIGINT) et infrarouge, le tout fusionné pour produire une conscience de situation complète.

    GlobalEye : la France s'offre une nouvelle vision stratégique
    GlobalEye : la France s’offre une nouvelle vision stratégique ©SIPA

    Le radar est installé sur un jet d’affaires Bombardier Global 6000, un appareil civil haut de gamme, déjà éprouvé pour les longues missions.

    Ses points forts :

    • une autonomie de plus de 11 heures sans ravitaillement,
    • un plafond de vol de 15 500 mètres,
    • une faible signature radar par rapport aux gros porteurs militaires.

    L’appareil offre ainsi une surveillance discrète, efficace, et moins coûteuse à opérer qu’un E-3 ou un futur E-7 américain.

    En plus, le système GlobalEye est modulaire. Il peut recevoir à terme des capteurs ou des logiciels made in France. Cela permet à la DGA de conserver une maîtrise des briques critiques, tout en profitant du cœur suédois éprouvé. Des entreprises françaises pourraient intégrer des composants de guerre électronique, des datalinks, ou des systèmes de cryptographie souverains. Ce n’est donc pas un achat sur étagère, mais une base de travail souple.

  • La colonisation française criminalisée en Algérie

    La colonisation française criminalisée en Algérie

    Le Parlement algérien a offert un beau cadeau de Noël à la France. En effet, l’assemblée s’est prononcée mercredi 24 décembre, dernier, sur une proposition de loi qualifiant la colonisation française (1830-1962) de « crime d’État ». Le texte, adopté à l’unanimité, réclame à la France « des excuses officielles ». Il demande également des indemnisations et fait porter à l’État français « la responsabilité juridique de son passé colonial en Algérie et des tragédies qu’il a engendrées ». Est-ce une réponse au vote de l’Assemblée nationale dénonçant les accords de 1968 ?

    Retour sur 132 ans de colonisation française en Algérie

    La colonisation française en Algérie, qui s’étend de 1830 à 1962, est l’une des périodes les plus marquantes et controversées de l’histoire contemporaine, tant pour la France que pour l’Algérie. Tout commence le 14 juin 1830, lorsque l’armée française débarque à Sidi-Ferruch, près d’Alger, sous prétexte de régler un conflit diplomatique avec le dey d’Alger. En trois semaines, Alger tombe, marquant le début d’une conquête brutale et progressive du territoire algérien. Contrairement à d’autres colonies, l’Algérie est rapidement intégrée à la France en 1848, devenant un ensemble de trois départements français (Alger, Oran et Constantine), une assimilation administrative qui n’a pas d’équivalent dans l’empire colonial.

    Cette colonisation se distingue par sa « violence structurelle » : expropriations massives des terres au profit des colons européens (les « pieds-noirs »), répression sanglante des révoltes (comme celle d’Abd el-Kader dans les années 1830-1840 ou la grande insurrection de 1871), et mise en place d’un système de « ségrégation raciale » (le code de l’indigénat en 1881). Les Algériens musulmans, bien que majoritaires, sont privés de droits politiques et économiques, relégués au statut de sujets, tandis que les colons bénéficient de privilèges exclusifs. La société algérienne est profondément bouleversée : les structures traditionnelles sont démantelées, l’économie locale est réorientée vers les besoins de la métropole, et l’identité culturelle est niée, notamment à travers la politique d’assimilation forcée.

    La prise de Mascara, le 5 décembre 1835, par les troupes francaises sur les soldats d’Abd El-Kader
    La prise de Mascara, le 5 décembre 1835, par les troupes francaises sur les soldats d’Abd El-Kader. Image d’Epinal, vers 1836.© Coll. Kharbine-Tapabor.

    Pourtant, la résistance à la colonisation ne cesse jamais. Dès les premières décennies, des figures comme l’émir Abd el-Kader incarnent la lutte armée et diplomatique contre l’occupation. Au XXe siècle, le mouvement nationaliste s’organise, porté par des intellectuels et des militants comme Messali Hadj, fondateur de l’Étoile nord-africaine en 1926, puis du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD). Après la Seconde Guerre mondiale, les revendications indépendantistes s’amplifient, culminant avec la création du Front de libération nationale (FLN) en 1954 et le déclenchement de la guerre d’indépendance le 1er novembre de la même année. Ce conflit, d’une extrême violence, oppose l’armée française (avec ses harkis algériens) aux maquisards du FLN, et se solde par des centaines de milliers de morts, des tortures, des déplacements de populations, et des attentats des deux côtés.

    En France, la guerre divise l’opinion et provoque des crises politiques, comme la chute de la IVe République en 1958 et le retour au pouvoir de Charles de Gaulle, qui finit par reconnaître l’inévitable : l’indépendance de l’Algérie. Les accords d’Évian, signés en mars 1962, mettent fin aux hostilités et préparent le retrait français. Le 5 juillet 1962, l’Algérie proclame son indépendance après un référendum d’autodétermination. La décolonisation s’accompagne de drames humains : l’exode massif des pieds-noirs et des harkis, souvent abandonnés à leur sort, et une Algérie exsangue, marquée par des années de guerre et de destruction.

    Aujourd’hui, cette histoire reste un sujet sensible des deux côtés de la Méditerranée. En Algérie, elle est perçue comme une période de spoliation et de souffrance, fondatrice de l’identité nationale. En France, elle interroge la mémoire collective, entre nostalgie coloniale, culpabilité et reconnaissance progressive des crimes commis (comme les tortures ou le massacre du 17 octobre 1961 à Paris). Les relations franco-algériennes, bien que stratégiques, restent souvent tendues, en raison de contentieux mémoriels non résolus, comme la question des archives, des essais nucléaires dans le Sahara, ou des réparations. C’est ce dernier point que le pouvoir législatif algérien vient de remettre sur la table.

    Crime d’État

    Le texte adopté ce mercredi qualifie la colonisation française (1830-1962) de « crime d’État » et réclame à la France « des excuses officielles ». En 2017, Emmanuel Macron, alors candidat à la présidentielle, avait déclaré que la colonisation de l’Algérie était « un crime contre l’humanité ».

    « Ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l’égard de celles et ceux envers lesquels nous avons commis ces gestes »

    Emmanuel Macron en 2017, alors candidat à l’élection présidentielle

    Après la publication d’un rapport de l’historien français Benjamin Stora en janvier 2021, Emmanuel Macron s’était engagé à des « actes symboliques » pour tenter de réconcilier les deux pays, mais en excluant cette fois des « excuses ».

    Mais la nouveauté dans la loi votée le 24 décembre 2025, c’est l’inclusion d’une demande d’indemnisation. Réclamées dans cette loi, elles devraient couvrir « la responsabilité juridique du passé colonial français en Algérie et des tragédies qu’il a engendrées ». La loi stipule qu’« une indemnisation complète et équitable pour tous les dommages matériels et moraux engendrés par la colonisation française est un droit inaliénable pour l’État et le peuple algérien ».

    Télécharger ou lire le rapport de Benjamin Stora de janvier 2021

    Nucléaire, Harkis et bien volés

    Ainsi, selon la nouvelle loi, l’État algérien s’emploiera à réclamer à la France qu’elle décontamine les sites des essais nucléaires. Entre 1960 et 1966, la France a procédé à plusieurs essais sur divers sites dans le Sahara algérien.

    a France a effectué entre 1961 et 1966 des essais nucléaires souterrains dans un massif montagneux situé à proximité d’In Ekker (Algérie)
    La France a effectué entre 1961 et 1966 des essais nucléaires souterrains dans un massif montagneux situé à proximité d’In Ekker (Algérie) à une centaine de kilomètres au nord de Tamanrasset dans le Sahara (massif du Hoggar). Officiellement treize essais ont été répertoriés ©SIPA

    Aussi, le texte qualifie également de « haute trahison » la « collaboration des harkis », le nom donné aux auxiliaires algériens de l’armée française, et prévoit de punir toute personne justifiant la colonisation.

    Enfin, la loi réclame la restitution de l’ensemble des biens transférés hors d’Algérie, y compris les archives nationales.

    Quelles conséquences pour la France ?

    A Paris, le ministère des Affaires étrangères a dénoncé « une initiative manifestement hostile, à la fois à la volonté de reprise du dialogue franco-algérien, et à un travail serein sur les enjeux mémoriels ». Le Quai d’Orsay a cependant indiqué vouloir continuer de « travailler à la reprise d’un dialogue exigeant avec l’Algérie », notamment sur les « questions sécuritaires et migratoires ».

    Car finalement, si la loi a une forte portée symbolique, elle n’a aucun effet concret sur des demandes de compensation. « Juridiquement, cette loi n’a aucune portée internationale et ne peut donc obliger la France », a commenté Hosni Kitouni, chercheur en histoire de la période coloniale à l’université britannique d’Exeter. Mais « elle marque un moment de rupture dans le rapport mémoriel avec la France », a-t-il estimé.

    Pour l’Algérie, cette proposition de loi est « un acte souverain par excellence », a affirmé fin décembre le président de l’Assemblée populaire nationale (APN), Brahim Boughali, cité par l’agence APS. Elle est « un message clair, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, (selon lequel) la mémoire nationale algérienne n’est ni effaçable, ni négociable », a-t-il dit.

  • Les Français du Vénézuéla dans l’attente

    Les Français du Vénézuéla dans l’attente

    Après 13 ans au pouvoir, Nicolas Maduro n’est plus à la tête du Venezuela. Capturé samedi et détenu depuis aux USA, il comparait devant le tribunal de New York pour narcoterrorisme. Quelles conséquences pour les Vénézuéliens et pour les Français qui résident sur place ?

    Une opération de barbouzes ?

    Après l’arrestation de Nicolas Maduro par l’armée américaine, le 3 janvier 2025 à Caracas, dénoncée par de nombreuses voix comme une atteinte au droit international, Delcy Rodriguez, jusqu’alors vice-présidente et fidèle parmi les fidèles du régime Maduro, a pris la tête du pays pour 90 jours, dans un premier temps, tandis qu’une transition politique reste pour l’heure très floue.

    Si Donald Trump a justifié l’enlèvement de Maduro par sa guerre contre la drogue et sa volonté de protéger le peuple américain, il n’a pas caché non plus son intérêt pour le pétrole vénézuélien et entend bien en tirer parti, ce qui pose des questions sur la souveraineté du pays et la nature même de l’opération menée. L’ONU a exprimé mardi sa profonde inquiétude après l’intervention militaire américaine au Venezuela, avertissant qu’elle « a sapé un principe fondamental du droit international ».

    « Les États ne doivent pas menacer ou recourir à la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique d’un autre État »

    Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, lors d’un point de presse à Genève ce 06 janvier 2025

    D’après Jean-Marie Guéhenno, ancien secrétaire adjoint de l’ONU, la mise sous tutelle du Venezuela par Donald Trump doit permettre aux Européens de comprendre que les États-Unis sont un prédateur pour l’Europe, au même titre que la Russie et la Chine.

    Les Vénézuéliens circonspects

    Dans les rues de Caracas, les Vénézuéliens se demandent à quelle sauce, ils seront mangés. Mais surtout par qui ? D’ailleurs, dans des propos rapportés par l’Agence France-Presse (AFP), des exilés vénézuéliens disent ne pas vouloir se précipiter pour rentrer dans un pays toujours gouverné par des chavistes. Car oui, finalement, Donald Trump a abandonné son projet de mise sous tutelle directe du pays, et le président élu réfugié en Espagne semble être toujours hors-jeu.

    Mais pour les citoyens du pays, la principale raison invoquée pour différer un retour, c’est l’économie exsangue du Venezuela. Ils justifient ainsi leur choix de continuer de travailler à l’étranger et d’envoyer des devises à domicile. Certains expriment également leur crainte de l’appareil sécuritaire vénézuélien, pointant du doigt les paramilitaires qui ont arpenté les rues de Caracas samedi pour réprimer toute manifestation de joie après la destitution de Maduro.

    Le monde sous le choc

    Du côté de la sphère diplomatique, c’est le choc ! Pourtant Donald Trump a martelé que l’opération était une mesure de sécurité nationale, affirmant, samedi dernier, que « les États-Unis sont une nation plus sûre ce matin » et que Maduro représentait une menace. Mais plus que le fond, c’est la forme qui est mis en exergue par les chefs d’État du monde.

    Nicolás Maduro et sa femme, Cilia Flores, lors de leur transfert en hélicoptère puis en véhicule blindé vers le tribunal fédéral de Manhattan à New York.
    Nicolás Maduro et sa femme, Cilia Flores, lors de leur transfert en hélicoptère puis en véhicule blindé vers le tribunal fédéral de Manhattan à New York. © K. Mazza CNP/NEWSCOM/SIPA

    Antonio Guterres a exprimé cette inquiétude quant au non-respect du droit international, qualifiant l’opération de « dangereux précédent ». Il a souligné la fracture au sein de l’ordre international entre la conception extraterritoriale de l’État de droit et les principes de souveraineté et de non-agression.

    L’UE, sur la même ligne, par la voix de Kaja Kallas, a rappelé que « en toutes circonstances, les principes du droit international et de la Charte des Nations unies doivent être respectés ». Elle a appelé tous les acteurs à la retenue pour éviter une escalade et garantir une solution pacifique.

    En France, Emmanuel Macron a d’abord salué la fin de la « dictature Maduro », avant de nuancer sa position en rappelant l’importance du droit international. Le député des Français d’Amérique du Sud, suppléant d’Éléonore Caroit, désormais ministre des Français de l’étranger, Benoît Larrouquis, issu du parti présidentiel, a salué la chute de Nicolás Maduro comme « une lueur d’espoir pour le peuple vénézuélien », estimant que la fin de la « dictature Maduro » ne peut que réjouir les Vénézuéliens. Il a rappelé que le cœur du sujet n’est pas la polémique autour des tweets ou des réactions diplomatiques, mais la crise démocratique et humanitaire profonde que traverse le Venezuela. Il a aussi souligné que la transition à venir doit être pacifique, démocratique et respectueuse de la volonté du peuple vénézuélien.

    Mais, lundi, les groupes parlementaires de La France insoumise (LFI) et du Parti communiste français (PCF) se sont mobilisés contre l’action américaine. Ils souhaitaient, en effet, que Sébastien Lecornu active l’article 50-1 de la Constitution.

    « Si les présidents de groupe me saisissent d’un 50-1 (…) oui, un débat aura lieu [à l’Assemblée nationale], je m’y engage »

    Sébastien Lecornu devant les députés

    Dénonçant « l’enlèvement » de Nicolas Maduro, la cheffe des députés LFI, Mathilde Panot, avait demandé au chef de gouvernement « de venir présenter la position du gouvernement sur les actions illégales des États-Unis d’Amérique ainsi que les manquements manifestes du président de la République à la défense de la position internationale de la France ». Une position suivie par Karim Ben Cheik, seul député de gauche des Français de l’étranger comme par Hélène Conway-Mouret, sénatrice PS des Français de l’étranger. Elle a, d’ailleurs, vivement critiqué l’intervention américaine, la qualifiant de violation grave du droit international a aussi pointé l’insuffisance de la réaction française, qu’elle a jugée en dessous des attentes, notamment sur la défense du droit international.

    « Quels sont les leviers que nous avons pour imposer le respect du droit international ? »

    Hélène Conway-Mouret, sénatrice PS représentant les Français établis hors de France)

    Ce mardi, devant l’Assemblée nationale, le premier ministre français, Sébastien Lecornu, a assuré qu’un débat aura bien lieu au sein de l’Hémicycle sur l’opération américaine au Venezuela qui a conduit à l’enlèvement de Nicolas Maduro et de son épouse, Cilia Flores.  Tandis que le reste du monde s’interrogera encore sur l’identité de la  nouvelle cible de Donald Trump, le Groenland, la Corée du Nord, La Colombie… À suivre.

  • La péninsule arabe moins généreuse avec les expatriés en 2026 ?

    La péninsule arabe moins généreuse avec les expatriés en 2026 ?

    Que ce soit à Ryad ou à Dubaï, l’année 2026 semble marquer la fin de l’eldorado pour les expatriés. Salaires liés aux résultats, explosion du prix du m2, inflation et concurrence compliquent le rêve de nos compatriotes partis y bâtir une nouvelle vie. On fait le point pour les Français de l’étranger.

    L’Arabie saoudite repense les rémunérations

    Dans une analyse publiée par The National, quotidien anglophone d’Abou Dhabi, Mahesh Shahdadpuri, PDG d’une entreprise de recrutement, décrit une transformation profonde du statut des expatriés en Arabie saoudite, désormais intégrée à la stratégie économique de long terme du royaume. Loin d’un recul, le pays reconfigure les rémunérations pour “soutenir la durabilité à long terme, le développement national et un marché du travail compétitif”. L’évolution s’inscrit dans le cadre du programme Vision 2030, qui renforce les compétences locales tout en continuant à attirer des profils étrangers capables d’accompagner les mutations sectorielles, de l’ingénierie à la logistique.

    Le modèle de prime historiquement accordé aux travailleurs internationaux se réduit dans certains secteurs, mais sans diminution globale : il s’agit, insiste l’auteur, d’un calcul stratégique et non d’une économie de coût. L’article souligne que “ce changement est motivé par la modernisation des politiques, les initiatives de valorisation du talent local et une attention accrue des employeurs à des structures de main-d’œuvre durables”. Ce mouvement s’étend au Golfe, où les Émirats arabes unis, Bahreïn et Oman adoptent des modèles alignés, notamment dans les industries jugées prioritaires (intelligence artificielle, tourisme, finance ou fabrication avancée).

    Photo Monnaie saoudienne
    Photo illustration – Monnaie saoudienne – ©Stockadobe

    Dans ce nouveau paysage, le salaire cesse d’être l’argument unique. Des perspectives concrètes d’évolution, des rôles offrant un impact tangible et une stabilité résidentielle lisible pèsent désormais autant que la rémunération de base.

    Les expatriés qui réussiront seront ceux capables de s’inscrire dans la montée en compétences nationale, en accompagnant les équipes saoudiennes et en transférant leur savoir-faire. Les entreprises, elles, doivent abandonner les stratégies centrées sur la surenchère salariale : “L’Arabie saoudite ne cherche pas à réduire la compétitivité des expatriés, mais à aligner la rémunération sur les compétences, l’impact et les besoins futurs.”

    À Dubaï, le coût de la vie s’envole

    L’émirat de Dubaï a toujours attiré par ses salaires mirobolants. Mais voilà, aujourd’hui, pour les expatriés français, le compte n’y est plus. La raison ? Une inflation galopante et une envolée spectaculaire des loyers, qui pèsent de plus en plus lourd sur les finances de ceux venus tenter leur chance au soleil. Mais pourquoi ?

    Car depuis la guerre en Ukraine, la ville a vu arriver en masse des milliers de Russes, à la recherche de nouveaux havres de paix ou, pour certains, de solutions pour échapper aux sanctions internationales qui ne s’appliquent pas à Dubaï. Cet afflux, composé notamment de riches oligarques, a eu un effet immédiat : une pression maximale sur l’immobilier et les services de luxe.

    Monnaie des Émirats arabes unis
    Photo illustration – Monnaie des Émirats arabes unis – ©Stockadobe

    Et au fil des mois, Dubaï, nombre de Français venus y faire fortune ou prendre un nouveau départ, ont dû revoir leurs ambitions à la baisse. Le dosage explosif d’inflation, d’explosion des loyers, a fracturé le mirage du confort financier. Si la ville conserve son aura de ville-monde où tout semble possible, il y a fort à parier que le choix de s’y installer exigera désormais plus qu’un simple rêve d’ailleurs… mais bien  un portefeuille sacrément épais.

  • Bonne année, Père Noël !

    Bonne année, Père Noël !

    Bonne année : tous les jours ce sera fête, ce sera Noël à Pâques, en été et à la rentrée d’automne. Demain, tout sera gratuit. Il suffit d’y croire. Par exemple l’électricité, c’est une fée. Avec le vent ou la fission, l’énergie, c’est cadeau. Ou presque : Avec des subventions ici et là, pour EDF, les éoliennes, la voiture ou la maison, l’État donne plus de 15 milliards d’aide. Et personne ne dit merci. Ingratitude énergétique ! Bon, l’État se branche aussi sur le courant. Par des taxes. C’est bien normal, il faut bien nourrir les rênes : 23 milliards. Bonne année, Père Noël !

    « Ne mange pas trop Père Noël ; Ne mange pas trop Père Noël, Afin de pouvoir apporter tous nos jouets » chantent les enfants : « le père Noël avait un gros ventre, Par la cheminée, il fallait bien qu’il rentre ». Gros ventre, l’État Papa ?

    Les Français dépensent 300 milliards par an pour l’alimentation. Là encore, le Père Noël veille. La PAC, l’aide alimentaire, les subventions aux cantines, les aides aux agriculteurs farcissent la dinde de 22 milliards. L’État l’a plumé un peu avant, avec des taxes minimes : 30 milliards. De quoi rester sur sa faim.

    Pour passer par la cheminée, encore faut-il un toit. Cadeau le toit, les diverses aides et subventions au logement : 38 milliards (1). Une paille. La poutre, ce sont les 100 milliards de prélèvements (2) sur la maison. Du solide.

    Pour être juste, l’État ne garde pas tout pour lui : 60 milliards vont aux collectivités locales. Elles en font des lumières et des sapins sur les ronds-points. Ne reste que 40 petits milliards pour l’État, alors qu’il en dépense 38 ! Autant dire qu’il y est presque de sa poche. Papa Noël s’est fait piquer sa hotte.

    Pour 1 euro d’aide au logement, 2,6 d’impôts. Pour l’électricité, 1,70. Pour les transports, un euro pour les trains est compensé par les 5 euros que paient les voitures. Voilà qui est mieux.

    À chaque cadeau, l’État encaisse. Un peu comme le loto. Aucune chance de gagner si vous ne jouez pas, mais quand vous jouez, le Loto gagne à tous les coups. Magie de Noël : Quand un Père Noël survient, surtout en campagne électorale, les yeux s’écarquillent. À la fin, ce sont les parents qui paient.

    Chacun veut croire que c’est le voisin

    Le riche paierait pour le pauvre, le propriétaire pour le locataire, l’industriel pour l’ouvrier, à moins que ce ne soit l’inverse. Eh bien non. C’est le système global qui paie. À moins d’en sortir, tout le monde paie. C’est ça l’État. C’est pas moi, c’est nous, c’est tous. Avec une perte en ligne, comme n’importe quelle organisation. Plus la machine est importante, plus il y a de frottement.

    La bonne ingénierie consiste à simplifier les rouages. Pas si simple. Sur les 500 milliards d’euros (1) du budget de l’Etat, les dépenses d’intervention, transferts et  aides diverses représentent la moitié. Reste l’autre moitié pour la machine, essentiellement des salaires (175Mds), la plus grande part dans les hôpitaux et l’enseignement. Le coût de fonctionnement net, les administrations centrales, ne pèse que 5%. Même proportion en Allemagne et dans les autres pays. Un État efficace, comme toute organisation, suppose une remise en cause permanente. L’État rigide, avec ses milliers de règlements, organise sa paralysie progressive.

    (1) Le budget de l’État 500 milliards d’euros en dépenses nettes:

    1. Personnel: 175 Mds € (35 %) salaire et retraites.
    2. Fonctionnement courant : 65 Mds € (13 %) fournitures, bâtiments, chauffage, logiciels, matériel.
    3. Interventions (Transferts) : 210 Mds € (42 %). aides aux entreprises, APL, bourses, aides aux collectivités, PAC
    4. Dette : 50 Mds € (10 %)

    Sur les 5,7 millions de fonctionnaires en France :

    • État : 2,5 millions (dont 1 million à l’Éducation nationale) ;
    • Hôpitaux : 1,2 million.
    • Collectivités : 2 millions.
    • Les fonctionnaires « en administration centrale » représentent environ 5 % du total
    Le Premier ministre Sébastien Lecornu, les ministres des Comptes publics, Amélie de Montchalin, et de l'Économie, Roland Lescure, à l'Assemblée nationale le 24 octobre 2025
    Le Premier ministre Sébastien Lecornu, les ministres des Comptes publics, Amélie de Montchalin, et de l’Économie, Roland Lescure, à l’Assemblée nationale le 24 octobre 2025 © AFP/Alain JOCARD

    État providence ou État Papa Noël ?

    Le débat politique se concentre sur la variation des prélèvements et des aides. Erreur : à chaque cadeau, une ponction, qui se répartit dans toute l’économie, ou plutôt la société. Les compagnons du Père Noel promettent à la fois baisse des impôts et augmentation des aides. Possible. En rêvant. Ou bien avec une forte croissance. Ce qui suppose une politique d’ultracroissance. On en est loin dans les vieux États. 

    Le vrai débat n’est donc plus celui de l’État-providence, l’État Papa Noël avec sa liste de cadeaux. Il porte sur l’état de l’État, dépassé par le monde. La moitié des satellites cette année a été lancée par SpaceX, plus par la NASA, qui appelle au secours Jeff Bezos pour se protéger de Musk. Les satellites, c’est le GPS, internet, les systèmes d’information, la paix, la guerre, l’eau, la terre, les flux. Les agriculteurs, médecins, employés, entrepreneurs, énergéticiens ne travailleront pas avec des primes et des subventions, mais avec des outils de haute précision, de traitement de données, pour la gestion de l’eau ou celle des cellules. Qui peut investir dans l’IA et le calcul quantique ?

    De quel État avons-nous besoin ? Celui de la prime au logement ou de l’identité numérique ? Les deux font la dette. Tous les États sont endettés (on ne prête qu’aux riches). Mais ceux qui se désendettent le fond par une croissance redevenue possible. Sans la croissance digitale les États-Unis seraient en récession. Le cadeau magique que pourrait faire le Père Noel, ce n’est pas de ne plus croire au Père Noel, ce serait un stylo, pour dessiner l’État dont nous aurons besoin en 2035, et suivre la comète d’une nouvelle croissance. Elle est là. Bonne année.

    (1) APL (15Mds), logement social (13), MaPrimerenov (7), Action logement (5).
    (2) taxe foncière (37Mds), transactions (13), TVA (25), revenus, plus-values, IFI (15).

  • Que retenir de l’année 2025 ? Les réponses des expatriés

    Que retenir de l’année 2025 ? Les réponses des expatriés

    Que retenir de l’année 2025 ? C’est la question que nous vous avons posée pendant les vacances. Vous avez été 3791 à participer à notre consultation du 29 décembre 2025 au 04 janvier 2026, merci à vous. Le résultat est sans appel, 2025 est vue comme une année de fortes tensions politiques (Trump) et économiques (guerre commerciale, dettes), avec en France et pour les Français de l’étranger une préoccupation centrale : la crise budgétaire et la soutenabilité des systèmes (budget de l’État, retraites AEFE, CFE, services consulaires).

    Scène internationale et géopolitique

    L’arrivée au pouvoir de Donald Trump est citée comme l’événement majeur de 2025 par 59 % des répondants. Les conflits restent un bloc important : 18 % retiennent la poursuite de la guerre en Ukraine et 14 % la prise de contrôle de Gaza par Israël.

    Les autres événements (soulèvements de la génération Z, attaque américaine sur l’Iran) restent très minoritaires (8 % au total).

    → 2025 est d’abord perçue comme l’année Trump, sur fond de tensions et de conflits internationaux.

    Économie mondiale

    La guerre commerciale mondiale est jugée fait économique numéro 1 par 37 % suivi de la crise des dettes en Europe (et particulièrement en France) qui arrive ensuite avec 27 %.

    Les investissements massifs dans l’IA (19 %) et les événements climatiques records (14 %) pèsent moins dans les perceptions.

    → Les répondants voient d’abord 2025 comme une année de choc économique (guerre commerciale + dettes), davantage que comme une année d’IA ou de climat.

    Guerre commerciale mondiale
    Image d’illustration ©Stockadobe

    Actualité en France

    L’absence de budget 2025 domine très nettement : 58 % tandis que les affaires judiciaires (procès Sarkozy 12 %, condamnation de Marine Le Pen 12 %) restent secondaires. Enfin, la crise avec l’Algérie (11 %) et la nomination de Sébastien Lecornu (7 %) sont encore moins citées.

    La crise budgétaire est perçue comme le fait majeur, éclipsant largement le reste de l’actualité politique française.

    Français de l’étranger / vie politique et consulaire

    Les sujets financiers et de protection sociale dominent, là aussi avec la crise des retraites à l’AEFE, 29 % et le risque sur le financement de la CFE ,26 %.

    Cependant, la fin du déploiement de France Consulaire fait son petit buzz avec 27 % tandis que les événements politiques propres aux expatriés sont loin derrière avec l’élection de la candidate Renaissance Nathalie Coggia : 12 % et la nomination d’Éléonore Caroit comme ministre : 5 %.

    Les répondants retiennent surtout les fragilités des dispositifs (école, protection sociale, services consulaires) bien plus que les jeux politiques.

    Photo officielle de la ministre Éléonore Caroit
    Photo officielle de la ministre Éléonore Caroit ©MAE

    L’analyse

    Pour les répondants, 2025 est avant tout l’année de Donald Trump (59 %), loin devant les autres événements internationaux, même si les conflits (Ukraine, Gaza) restent un arrière-plan important.

    Sur le plan économique, la guerre commerciale mondiale (37 %) et la crise des dettes en Europe et en France (27 %) dominent très nettement la perception, devant l’IA (19 %) et le climat (14 %).

    En France, l’absence de budget 2025 écrase toute autre actualité (58 %), reléguant au second plan les affaires judiciaires et les crises diplomatiques. On note d’ailleurs, que les répondants en Europe ou en France ont sans doute une sensibilité plus forte aux thèmes « crise des dettes » et « absence de budget 2025 ».

    Pour les Français de l’étranger, les inquiétudes se concentrent sur la soutenabilité des dispositifs (retraites AEFE, CFE, France Consulaire), beaucoup plus que sur les jeux politiques ou les personnes. Il est notable de constater que les profils plus âgés peuvent accorder un poids plus important aux enjeux de dette, de retraites (AEFE, CFE) et de stabilité des systèmes.

  • France consulaire : accessible partout dans le monde pour les expatriés

    France consulaire : accessible partout dans le monde pour les expatriés

    En ce début d’année 2026, le service France Consulaire est désormais accessible partout dans le monde pour les expatriés français. Ce dispositif permet notamment à tous les Français établis ou de passage à l’étranger d’obtenir des réponses rapides et fiables concernant leurs démarches consulaires : passeport, carte nationale d’identité, état civil, élections, et bien d’autres encore. Dans cet article, nous vous proposons de revenir sur le fonctionnement de ce dispositif de l’État français, et d’expliquer comment et pourquoi y accéder.

    France consulaire : une couverture dorénavant mondiale

    Lancé à titre expérimental dans plusieurs pays européens en octobre 2021, le dispositif France Consulaire s’est progressivement étendu à de nouveaux territoires. Depuis le 9 décembre 2025, il est désormais accessible à l’échelle mondiale, couvrant 198 pays et territoires et s’appuyant sur un réseau de plus de 200 consulats. Cette généralisation s’inscrit dans le cadre du programme #ServicesPublicsPlus, auquel participe la Direction des Français à l’étranger et de l’administration consulaire (DFAE), avec pour objectif d’améliorer la qualité, la lisibilité et l’accessibilité du service public pour les expatriés.

    « France consulaire est accessible de 7h-22h (heure de Paris)
    du lundi au vendredi »

    Pensé comme un point d’entrée unique vers l’information administrative, France Consulaire est ouvert du lundi au vendredi, de 7h à 22h (heure de Paris), hors jours fériés français. Selon le pays de résidence, le service est gratuit ou facturé au tarif d’un appel local. Son objectif est clair : offrir un accompagnement en amont des démarches consulaires afin de guider les usagers, répondre à leurs questions et éviter les dossiers incomplets lors du dépôt des demandes auprès des services. Et surtout, ici, pas de serveur automatisé : l’usager échange avec un humain.

    Pourquoi ce service France Consulaire ?

    Pendant de nombreuses années, les Français de l’étranger devaient s’adresser directement à leur consulat pour obtenir des informations. Cela impliquait souvent des appels téléphoniques sur des lignes saturées, ou des échanges par e-mail aux délais de réponse parfois longs et incertains, ou encore des déplacements physiques jusqu’au consulat, malgré des distances parfois importantes entre le lieu de résidence et le poste français ou l’ambassade.

    France consulaire accessible partout dans le monde.
    France consulaire accessible partout dans le monde.

    Avec France Consulaire, une équipe centralisée répond désormais à l’ensemble des questions générales liées aux démarches consulaires. Par exemple, une Française résidant à New Delhi souhaitant le renouvellement de son passeport peut contacter le service afin d’obtenir des informations précises sur les documents requis et la procédure à suivre. En revanche, si France Consulaire traite toutes les demandes d’information générale, il n’intervient pas dans les questions relatives aux visas ni dans le suivi des dossiers individuels, qui demeurent de la compétence exclusive des consulats.

    Comment contacter France Consulaire ?

    Pour joindre France Consulaire, vous pouvez le faire par téléphone. Dans la plupart des pays, un numéro local est disponible. Vous trouverez cette information sur le site internet de votre ambassade de France.  Certains d’entre eux proposent également un bouton de contact direct ou bien une option de rappel. Pour les personnes sourdes ou malentendantes, le service est accessible via l’application Acceo (service de transcription en temps réel). A ce jour, ce service répond uniquement en français.

      « France consulaire ne traite pas les dossiers individuels »

    Avant de contacter France Consulaire, il est recommandé de vérifier que votre question entre bien dans le champ de compétence du service. Celui‑ci répond aux demandes d’information générale concernant notamment les démarches suivantes :

    • Passeport et carte nationale d’identité : renouvellement, perte ou vol
    • État civil : naissance, mariage, décès, reconnaissance d’enfant
    • Élections : inscription sur les listes électorales, vote par procuration
    • Aide sociale : bourses, allocations et dispositifs d’accompagnement

    En revanche, France Consulaire ne prend pas en charge les questions relatives aux visas, le suivi des dossiers individuels (par exemple, l’état d’avancement d’une demande de passeport), les urgences médicales ou sécuritaires, qui relèvent du Centre de crise et de soutien (CDCS).

    En centralisant les réponses aux questions les plus courantes, France Consulaire contribue à désengorger les consulats des appels liés aux demandes d’information générale. Les services consulaires peuvent ainsi se concentrer davantage sur l’accueil du public et sur le traitement plus rapide des dossiers individuels, ces objectifs figurent parmi les objectifs affichés par le ministère de tutelle et par l’administration.

    Actuellement, France Consulaire est accessible de 7 h à 22 h (heure de Paris). À terme, une ouverture 24 h/24 pourrait-elle être envisagée ? La question demeure, comme celle relative à la langue utilisée. Pour l’instant, les échanges s’effectuent uniquement en français. Une offre multilingue constituerait un atout supplémentaire pour renforcer encore l’accessibilité du service. Mais aujourd’hui, l’information essentielle à retenir est que France Consulaire est désormais accessible à l’ensemble des Français de l’étranger, partout dans le monde.

  • Retour en France après l’expatriation : les conseils pratiques

    Retour en France après l’expatriation : les conseils pratiques

    Si, pour vous, 2026 est l’année du retour en France, cet article est fait pour vous. Revenir sur le territoire national après des années passées à l’étranger relève rarement du simple « retour à la maison ». Dans cet entretien accordé à Lesfrancais.press, Annie Michel, vice‑présidente nationale de l’association Français du Monde, ADFE et conseillère des Français de l’étranger à New York, détaille les réalités, les obstacles à franchir et les démarches indispensables à anticiper. L’association consacre d’ailleurs une publication spéciale pour accompagner les expatriés dans cette transition, souvent plus complexe qu’elle n’y paraît lorsqu’on ne s’y prépare pas. Voici les conseils pratiques pour faciliter votre retour en France après une expatriation.

    Écouter le podcast avec Annie Michel

    Rentrer en France : l’apport de Français du Monde – ADFE

    Notre invitée est engagée au sein de l’association Français du Monde – ADFE, et, avant d’aborder la question du retour en France, elle présente les grandes missions de cette structure. Depuis 45 ans, celle-ci accompagne les Français de l’étranger dans leur vie citoyenne, sociale et culturelle. Elle est désormais présente dans plus de 80 pays et s’appuie sur un réseau solide de sections locales. Pour Annie Michel, l’association est devenue « une seconde famille ».

    « Le retour en France est un droit et non un privilège »

    Hélène Conway-Mouret, ancienne ministre, sénatrice (PS)
    des Français établis hors de France

    Chaque année, la question du retour occupe une place croissante parmi les préoccupations des expatriés. Le baromètre 2024 de l’association révèle ainsi un chiffre frappant : « 71 % des plus de 22 000 répondants envisagent de revenir vivre en France ». Cette tendance s’accompagne d’une demande accrue d’accompagnement, les démarches pouvant s’avérer complexes. Français du Monde – ADFE consacre d’ailleurs un numéro complet de son magazine à ce sujet, dans lequel elle interroge notamment la sénatrice et ancienne ministre Hélène Conway-Mouret. Celle-ci, qui avait piloté en 2013 un rapport de référence, rappelle que « le retour en France est un droit et non un privilège ».

    Les raisons d’un retour en France : entre vie familiale, scolarité et imprévus

    Les motivations qui poussent les expatriés à revenir en France sont multiples, souvent entremêlées et parfois urgentes, nous partage Annie Michel au cours de ce podcast. Elle observe un éventail très large de situations : le vieillissement d’un parent, les difficultés d’adaptation des enfants, la fin d’un contrat de travail ou encore une séparation. Une crise économique ou un visa non renouvelé peuvent également être à l’origine d’un retour, notamment aux États-Unis, pays de résidence de notre invitée.

    Annie Michel, Conseillère des Français(es) de l’étranger - circonscription de New York
    Annie Michel, Conseillère des Français(es) de l’étranger – circonscription de New York

    Mais attention au « choc du retour » prévient Annie Michel, et ajoute-t-elle en guise prévention sur la base d’expériences vécues dans les premières semaines du retour en France : « le sentiment très fort de se sentir parfois étranger dans son propre pays et le retour censé être naturel devient une épreuve ». Pour éviter cela, à notre micro Annie Michel insiste : « un retour se prépare, s’anticipe et s’accompagne sur le plan administratif, professionnel, émotionnel. Il doit être préparé comme un véritable projet. »

    Les étapes essentielles pour un retour en France réussi

    Si le magazine « Français du monde » détaille les démarches, notre invitée nous donne les étapes essentielles pour un retour en France réussi. Non seulement il s’agit de sécuriser sa situation professionnelle, mais aussi d’anticiper la réintégration administrative (santé, fiscalité, banques, droits sociaux), d’organiser la scolarité des enfants, de prévoir un logement durable et de se préparer psychologiquement, car « le pays a changé » rappelle Annie.

    « Revenir en France ne s’improvise pas »

    Annie Michel, Vice-présidente nationale de l’association Français du monde – ADFE, Conseillère des Français de l’étranger à New York

    Surtout, « revenir en France ne s’improvise pas », réitère la vice-présidente nationale de l’association Français du Monde – ADFE. Au cours de cette interview, Annie Michel cite notamment l’exemple de la sécurité sociale et recommande de bien « réouvrir ses droits comme si l’on s’inscrivait pour la première fois » afin d’obtenir sa carte Vitale. Lors de cette interview Lesfrancais.press, elle évoque également d’autres démarches concrètes à anticiper pour faciliter un retour serein.

    Français du monde – ADFE va créer une nouvelle section « retour en France »

    Face à la demande croissante de soutien des expatriés souhaitant revenir vivre sur le territoire national, l’association Français du Monde – ADFE prévoit de créer une nouvelle section dédiée à l’accompagnement au retour en France. « Nous travaillons à fonder une nouvelle section, non pas d’étrangers, mais en France, regroupant d’anciens adhérents de retour… pour soutenir plus activement cette question », nous informe, en avant-première, Annie Michel.

    Annie Michel, vice présidente nationale de Français du monde – ADFE
    Annie Michel, vice présidente nationale de Français du monde – ADFE, membre du comité de rédaction du magazine « Français du monde » et conseillère des Français de l’étranger à New York

    Aujourd’hui, un retour implique donc de contacter une multitude d’administrations : sécurité sociale, fiscalité, logement, éducation… Pour Annie Michel, « On se retrouve face à un vrai casse-tête administratif… Un guichet unique permettrait de simplifier toutes ces démarches. » Elle souligne qu’une volonté politique existe déjà, notamment à travers la proposition de loi transpartisane déposée par Éléonore Caroit (avant son entrée au gouvernement) et Karim Ben Cheikh (Les Écologistes), que l’association appelle à inscrire enfin à l’ordre du jour du Parlement.

    « Plus vous anticipez, par exemple l’inscription scolaire, le logement,
    le cadre de vie, plus vous réduisez le stress du retour »

    Annie Michel, Vice-présidente nationale de l’association Français du monde – ADFE, Conseillère des Français de l’étranger à New York

    Enfin pour résumer cette interview Lesfrancais.press, Annie Michel partage trois conseils essentiels, simples mais déterminants. D’abord, anticiper, surtout en famille : « Plus vous anticipez, par exemple l’inscription scolaire, le logement, le cadre de vie, plus vous réduisez le stress du retour. » Ensuite, accepter le choc culturel inversé : « On pense rentrer chez soi, mais on rentre dans un pays qui a changé… La première année n’est pas une année de performance, c’est une année de transition. » Enfin, ne jamais négliger la fiscalité : « la fiscalité est souvent le point le plus mal anticipé… L’année de retour est stratégique » indique notre invitée.

    Avec une bonne préparation et un accompagnement adapté, notamment via Français du Monde – ADFE, le retour peut devenir plus serein et porteur de sens. Vous pouvez consulter le dernier numéro du magazine Français du Monde entièrement consacré au retour en France des expatriés, sur le site de l’association ADFE .


    Site Association ADFE

  • 9 Français ont perdu la vie dans l’incendie à Crans Montana

    9 Français ont perdu la vie dans l’incendie à Crans Montana

    Le bilan est lourd, quatre jours après l’incendie à Crans-Montana qui a endeuillé le Nouvel An, on connait enfin le décompte final : 40 morts et près de 120 blessés. Parmi eux, neuf Français décédés et 23 autres blessés, dont au moins 1 Français installé en Suisse. On fait le point pour les expatriés sur ce drame au cœur d’un des pays les plus riches du monde.

    Un drame prévisible ?

    Jacques et Jessica Moretti, les gérants français du Constellation, sont désormais tous deux suspectés d’homicides par négligence. Les autorités s’intéressent notamment aux travaux réalisés par les gérants il y a dix ans pour transformer le sous-sol du bar en discothèque. Et plus particulièrement à la mousse installée pour insonoriser les lieux.

    Car il y a des drames qui ne relèvent ni du hasard ni de la fatalité. Ils relèvent de choix. De matériaux. De décisions techniques prises à la légère dans des lieux où la légèreté n’a rien à faire. Le polyuréthane, lorsqu’il est utilisé pour la sonorisation et le traitement acoustique d’un dancing, fait partie de ces choix lourds de conséquences.

    Dans un dancing, les sources d’ignition sont multiples et permanentes : projecteurs chauffants, installations électriques sollicitées, effets scéniques, parfois artifices festifs. Il suffit d’un instant. Le polyuréthane n’attend pas. Il s’enflamme vite, brûle vite et propage le feu avec une efficacité redoutable. Pire encore, il fond. Il goutte. Il tombe en flammes sur la foule. Le feu ne reste pas au plafond, il descend.

    Mais le véritable tueur n’est pas toujours la flamme. Ce sont les fumées. Le polyuréthane en combustion libère des gaz extrêmement toxiques, invisibles, suffocants. En quelques respirations, la désorientation s’installe. En quelques dizaines de secondes, la perte de connaissance. Le public ne fuit plus, il s’effondre. La panique fait le reste. L’issue de secours devient un mirage. De plus celles-ci sont également dans le collimateur des enquêteurs. Pour un établissement de cette taille, la réglementation suisse impose deux voies d’évacuation. Or, plusieurs témoins affirment qu’un escalier, plutôt étroit, était le seul passage qui a permis aux fêtards du Nouvel An de remonter jusqu’au rez-de-chaussée pour rejoindre l’extérieur.

    Ces photos de 2015 montrent que les propriétaires avaient installé le matériel incriminé lors de travaux de rénovation, recouvrant presque entièrement le plafond. ©AFP
    Ces photos de 2015 montrent que les propriétaires avaient installé le matériel incriminé lors de travaux de rénovation, recouvrant presque entièrement le plafond. ©AFP

    Dans un espace bondé, souvent sombre, bruyant, parfois transformé sans adaptation structurelle réelle, le polyuréthane agit comme un accélérateur de catastrophe. Ce n’est pas un détail technique. C’est un facteur déterminant. Un multiplicateur de morts potentielles. Mais alors pourquoi les gérants français ont choisi ce dispositif ? C’est ce que l’enquête va tenter de déterminer.

    159 victimes dont 40 morts

    Les autorités suisses ont annoncé dimanche que toutes les victimes de l’incendie du bar de Crans-Montana, avaient été identifiées. Le bilan est terrible : 40 morts dont 20 mineurs, et 119 blessés. La police suisse a communiqué les informations détaillées (nationalité et âge) des victimes décédées :

    • Onze Suissesses (une de 14 ans, quatre de 15 ans, une de 16 ans, une de 18 ans, une de 21 ans, deux de 22 ans et une de 24 ans) et 10 Suisses (trois de 16 ans, un de 17 ans, trois de 18 ans, un de 20 ans, un de 21 ans et un de 31 ans).
    • Deux Françaises de 26 ans et 33 ans, une Franco-suisse de 24 ans et une Franco-israélo-britannique de 15 ans et cinq Français (un de 14 ans, un de 17 ans, un de 20 ans, un de 23 ans et un de 39 ans).
    • Deux Italiennes (de 15 ans et 16 ans), trois Italiens de 16 ans et un Italo-émirati de 16 ans.
    • Une Belge âgée de 17 ans.
    • Une Portugaise âgée de 22 ans.
    • Un Roumain âgé de 18 ans.
    • Un Turc âgé de 18 ans.

    32 Français frappés par l’incendie

    Parmi les victimes, la France compte donc neuf ressortissants décédés, selon le Quai d’Orsay. Il y aussi 23 blessés. Au moins 4 sont grièvement blessés avec un pronostic vital engagé. Les autres ont été répartis dans des hôpitaux suisses et français.

    Ce drame a été vécu comme une onde de choc par les Suisses et les frontaliers comme le déclarait dès le 1er janvier, Marc Ferracci, le député des Français de Suisse.

    « L’émotion est très profonde, de par la proximité qui nous lie avec nos amis suisses, de par le fait que vivent en Suisse près de 200 000 Français. En Suisse, il y a très peu de souvenirs de quelque chose d’aussi grave qui se soit produit. »

    Marc Ferracci, député des Français de Suisse (Renaissance)

    Mais nos pensées vont surtout aux familles de nos 9 compatriotes qui y ont perdu la vie. Si l’identité de quatre autres ressortissants décédés (une Française de 33 ans et trois Français de 14, 17 et 20 ans) n’a pas encore été rendue publique, les noms de plusieurs victimes ont été rendus publics par leurs familles et/ou leurs proches.

    Charlotte Niddam, 15 ans. Cette jeune fille à la triple nationalité franco-britannico-israélienne est l’une des plus jeunes victimes décédées lors du drame. Après avoir publié un avis de recherche sur Facebook, sa famille a finalement annoncé son décès ce week-end, dans un message signé de ses parents et de sa sœur Marie-Sophie Lena et Michael. « Ses obsèques auront lieu probablement jeudi à Paris », ajoute le texte.

    Charlotte Niddam
    Charlotte Niddam

    Matéo Lesguer, 23 ans. Ce jeune homme originaire de la région d’Angers (Maine-et-Loire) était le DJ du bar Le Constellation, où il mixait ce soir-là. Son décès a été rendu public par sa famille, selon le maire de sa commune Saint-Georges-sur-Loire, cité par Ouest-France.

    Matéo Lesguer
    Matéo Lesguer

    Cyane Panine, 24 ans. Cette jeune femme originaire de Sète (Hérault) était serveuse. Elle fêtait le Nouvel An dans la station de ski huppée de Crans-Montana, où elle travaillait comme saisonnière. Selon Midi Libre, cette fille de commerçants sétois avait grandi dans le Gard.

    Cyane Panine
    Cyane Panine

    Giovanni Putelli, 39 ans. Originaire de la commune de Fresse-sur-Moselle (Vosges), il est père de deux enfants âgés de cinq et trois ans, selon Vosges Matin. Il avait quitté la France en décembre 2022, pour s’installer en Suisse où il travaillait dans un casino. 

    Giovanni Putelli
    Giovanni Putelli

    Noémie Dabin, 26 ans. Étudiante dans une école de management à Toulouse, elle participait à la soirée avec sa meilleure amie Pauline Perissini, pour sa part grièvement blessée.

    Noémie Dabin
    Noémie Dabin
● Radio en direct
En pause