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  • L’heure de la fin de la désindustrialisation a-t-elle sonné ?

    L’heure de la fin de la désindustrialisation a-t-elle sonné ?

    La France a connu depuis cinquante ans un mouvement de désindustrialisation plus rapide que la moyenne de ses partenaires. Ce processus a conduit à un déficit commercial récurrent et à la disparition d’emplois qualifiés, avec des salaires élevés, au profit d’emplois à faible qualification et à rémunération réduite.

    Une chute rapide de 40% de la population active en 1973 à moins de 10% en 2020

    La diminution de l’activité industrielle s’accompagne d’une moindre appétence à l’innovation et à la prise de risques. La fermeture des usines a également engendré une désertification de nombreux territoires. En France, l’industrie était implantée en périphérie des grandes agglomérations et au sein de petites villes en régions. L’emploi manufacturier a connu en France une chute rapide passant de 40% de la population active en 1973 à moins de 10% en 2020. En Allemagne, il représentait l’année dernière plus de 16% de la population active.

    La réindustrialisation est un thème à la mode depuis une vingtaine d’années. Malgré les intentions des pouvoirs publics, elle n’a pas pour le moment donné lieu à des résultats tangibles. La crise sanitaire a souligné la dépendance de la France et plus globalement de l’Europe vis-à-vis des pays émergents, en particulier de la Chine, en ce qui concerne de nombreux produits industriels. Les gouvernements européens et la Commission de Bruxelles entendent favoriser l’implantation d’usines en Europe pour certaines productions jugées stratégiques (médicaments, électronique, matériels pour les énergies renouvelables). Avec la multiplication des tensions commerciales avec la Chine, des relocalisations sont imaginées que ce soit dans des secteurs à forte valeur ajoutée ou pour des industries plus classiques (électroménager par exemple).

    La désindustrialisation en France ne s’est pas effectuée au profit des pays émergents mais au profit des pays européens

    La France peut-elle interrompre le processus de désindustrialisation qui mine son économie depuis une cinquantaine d’années ? Contrairement à quelques idées reçues, la désindustrialisation en France ne s’est pas effectuée au profit des pays émergents mais au profit des pays européens. Ces vingt dernières années, le déficit commercial s’est dégradé plus vite avec les partenaires de la zone euro qu’avec ceux de l’Asie du Sud Est. Il atteint 100 milliards d’euros pour la zone euro, contre 10 milliards d’euros pour les pays émergents hors Russie et pays producteurs de pétrole. En 1998, le solde commercial était positif de 10 milliards d’euros avec le reste de la zone euro et de 18 milliards d’euros avec les pays émergents.

    En quelques années, la France est devenue un importateur de voitures en provenance d’Allemagne, d’Espagne et des pays d’Europe de l’Est. Les exportations de Renault et de PSA ont, en parallèle, fortement décliné du fait des délocalisations et de la diminution des ventes notamment en Allemagne et en Italie. La désindustrialisation de la France ne s’explique pas exclusivement par un problème de coûts de production qui sont de 11% inférieurs à ceux constatés en Allemagne. Le positionnement de l’industrie française sur le bas et le moyen de gamme explique en grande partie ce recul.

    La France a décroché en tant que partenaire des pays industrialisés. 

    Il est assez frappant de constater que depuis 1998 les exportations en direction des pays émergents sont restées assez dynamiques et qu’elles évoluent sensiblement au même rythme que les importations en provenance de ces pays. En revanche, la France a décroché en tant que partenaire des pays industrialisés. Elle n’a jamais retrouvé son niveau d’avant la crise de 2008. La production industrielle était, en volume, 10% inférieure à son niveau de 2007. Le mauvais positionnement de l’industrie française provient de la faiblesse de la recherche et développement, du niveau des compétences des salariés et du manque de fonds propres.

    Usine désaffectée en France – Crédit photo : Gautier Willaume

    Manque d’ingénieurs, de recherche, de fonds propres

    En reprenant les résultats de l’enquête PIAAC de l’OCDE, une corrélation est établie entre le niveau des compétences des actifs et le poids de l’industrie. Le Japon, la Finlande, l’Allemagne, la Suède ou la Corée du Sud se caractérisent par un score élevé au sein de l’enquête PIAAC et par une valeur ajoutée du secteur manufacturier importante à la différence de la France, l’Italie ou l’Espagne. Depuis des années, la France constate une baisse du niveau des élèves en mathématiques. Selon une étude du Ministère de l’Education Nationale, en deux ans, le nombre d’heures dispensées par les professeurs de mathématiques a baissé de plus de 18% en première et terminale générale et technologique. Le nombre d’élèves dans les écoles d’ingénieurs est faible en France et ne devrait pas augmenter.

    Les chercheurs français ont tendance à s’expatrier

    La France souffre également de la faiblesse des dépenses de recherche et d’investissement. Le retard en matière de vaccins à ARNm a été souligné avec la crise de la Covid-19. Les meilleurs chercheurs français ont tendance à s’expatrier en raison non seulement de la faiblesse des rémunérations proposées mais aussi d’un environnement peu porteur en France. Les relations entre recherche fondamentale et recherche appliquée, malgré quelques progrès, restent difficiles. Que ce soit dans les technologies de l’information, les énergies renouvelables, la santé, les fusées réutilisables, les armes à très grande vitesse de propulsion, les drones, etc., la France est en retard, retard partagé par de nombreux États européens.

    Un effort particulier devra être entrepris afin d’améliorer les compétences des actifs en augmentant l’attractivité des filières de formation de techniciens et d’ingénieurs.

    La France doit, par ailleurs, poursuivre ses efforts pour attirer des capitaux et les inciter à s’orienter vers les entreprises. La réforme de la fiscalité de l’épargne y contribue. Pour réellement porter leurs fruits, les dispositions de cette réforme – le prélèvement forfaitaire unique, la suppression de l’ISF pour les produits financiers – doivent être maintenues sur une longue période.

  • Affaire Vincent Fichot : un mandat d’arrêt contre l’épouse

    Affaire Vincent Fichot : un mandat d’arrêt contre l’épouse

    La France a décidé de passer à la vitesse supérieure dans l’affaire de Vincent Fichot. Souvenez-vous c’est ce père de famille, installé au Japon depuis quinze ans qui se bat pour revoir ses deux enfants qui vivent avec leur mère japonaise. Depuis le 10 août 2018, Vincent Fichot, ancien salarié d’une banque japonaise, reste sans la moindre nouvelle de son fils Tsubasa et de sa fille Kaede, aujourd’hui âgés de sept et cinq ans.

    Mandat d’arrêt international

    Ce 30 novembre, la justice française a émis un mandat d’arrêt contre l’épouse japonaise de Vincent Fichot. Ce mandat d’arrêt diffusé à l’international a été délivré pour des faits de soustraction de mineurs et de mise en péril d’un mineur. Cette procédure est partie d’une plainte pénale déposée par Vincent Fichot à Paris en 2019 pour ces deux infractions, et qui avait donné lieu à l’ouverture d’une information judiciaire fin 2020.

    En effet, son épouse japonaise, qui n’a jamais accepté l’idée d’un divorce à l’amiable à la suite de problèmes de couple, est partie avec ses deux enfants. Au Japon, la garde partagée en cas de séparation n’a aucune valeur légale et les enlèvements par l’un des deux parents sont courants. Les principales victimes sont les 150 000 enfants mineurs qui sont enlevés chaque année dans l’archipel, selon les chiffres d’associations.

    Vincent Fichot avec ses deux enfants

    Divorce et garde d’enfants

    Vincent Fichot, 39 ans, espère que ce mandat d’arrêt pèsera sur la décision du juge japonais devant se prononcer dans quelques mois sur l’attribution de la garde de leurs enfants, au moment d’acter le divorce. 

    C’est la dernière pièce au dispositif inventé par Vincent Fichot et ses proches pour obtenir la garde de ses enfants ou au moins un droit de visite bien défini et qui sera respecté. Après la médiatisation de sa grève de la faim pendant les JO de Tokyo cet été, il espère que les autorités japonaises seront sensibles à ses arguments.

    «Comment un juge japonais peut attribuer la garde à une mère recherchée à l’international?»

    Vincent Fichot à l’AFP

    L’ambassade de France au Japon, de son côté, n’a pas souhaité s’exprimer sur un cas particulier. Vincent Fichot fait partie d’un groupe de dix parents de quatre pays différents ayant porté plainte contre le Japon auprès du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies en 2019 au sujet des enlèvements parentaux dans l’archipel nippon.

  • France : Un test PCR négatif obligatoire pour les voyageurs hors UE

    France : Un test PCR négatif obligatoire pour les voyageurs hors UE

    La France durcit ses conditions d’entrée pour les non-européens. Gabriel Attal a annoncé un test négatif de moins de 48 h obligatoire pour les voyageurs hors UE voulant rentrer en France.

    Nationaux aussi

    Les vacances se compliquent pour les expatriés. Si vous résidez hors de l’Union européenne, il faudra donc réaliser un test PCR dans les 48h qui précèdent votre arrivée en France à la condition d’être vacciné(e) (2 doses). Si vous n’êtes pas vacciné(e), le test PCR doit avoir moins de 24 heures.

    Cela implique pour ceux qui ont un long trajet de vol de devoir le réaliser au dernier moment et de s’organiser pour recevoir le résultat du dit test juste avant de débarquer de l’avion.. Une sacrée organisation à mettre en place surtout pour nos ainés.

    Vaccination non prise en compte

    Le gros changement réside dans la non prise en compte de la vaccination pour tous voyageurs arrivant d’un pays situé hors de l’Union européenne. Cela vaut pour les injections réalisées hors UE mais aussi dans l’UE. Si vous êtes résident dans un autre pays de l’Union européenne, que vous possédez le certificat européen, mais que vous êtes allé dans un Etat situé hors UE et que vous rentrez dans l’espace européen par la France, il vous faudra aussi faire un test PCR de moins de 48h.

    Omicron

    Ces durcissements des conditions d’entrées s’expliquent par l’emballement des contaminations par le variant Omicron. Si les vaccins empêchent d’être gravement malade, ils n’empêchent pas d’être porteur et contagieux.

    Le gouvernement français veut par cette mesure limiter au maximum l’arrivée de ce variant sur son territoire et ainsi préserver les fêtes de Noël. Actuellement aucune mesure de confinement n’est à l’étude mais si Omicron se développe, cette possibilité pourrait revenir sur le tapis.

  • Audrey Azoulay, 4 ans de plus à la tête de l’Unesco

    Audrey Azoulay, 4 ans de plus à la tête de l’Unesco

    Élue il y a quatre ans à la tête de l’Unesco, au terme d’une élection serrée et riche en rebondissements, la Française Audrey Azoulay repart pour un nouveau mandat, ce premier décembre 2021, à la tête de l’agence onusienne dédiée à la Culture.

    Soutien massif du conseil d’administration de l’Unesco

    L’ancienne ministre de François Hollande a reçu le soutien massif du conseil exécutif de l’Unesco, réunissant 58 des 193 Etats membres, dans lequel elle a vu une manifestation de « confiance » et une « unité » retrouvée au sein de l’agence de l’ONU pour l’éducation, la science et la culture.

    Un savoir-faire de diplomate

    Sous sa houlette, les questions ultra-sensibles du Proche-Orient, comme le patrimoine de Jérusalem, ont ainsi fait l’objet de négociations en amont pour éviter les écueils, quitte à les ajourner. Au point que les États-Unis et Israël, partis en accusant l’Unesco de biais anti-israélien, considéreraient leur retour. « Il y a des signes positifs », indique-t-on de source proche.

    Pour certains, la réintégration des États-Unis ferait contrepoids à l’implication grandissante de la Chine, devenue la première contributrice au budget ordinaire de l’Unesco (hors projets spécifiques). Elle verse 15,5 % de ce budget représentant 535 millions de dollars (461,6 millions d’euros) sur 2020-2021, en hausse de 3 % sur le mandat d’Audrey Azoulay, après 15 ans de stagnation ou de baisse, selon le secrétariat de l’Unesco. Au-delà des quote-parts obligatoires, les contributions volontaires ont également bondi, à quelque 890 millions de dollars (768 millions d’euros), en hausse de 50 % par rapport au mandat précédent (2013-2017), pour des projets spécifiques comme la reconstruction de Mossoul (près de 100M USD).

    Audrey Azoulay reacts after being re-elected to the post of Director-General of UNESCO with the massive support of the Organization’s 193 Member States, in Paris, France, Tuesday, Nov. 9, 2021. Ms Azoulay’s re-election took place in a spirit of consensus with the overwhelming backing of UNESCO Member States, obtaining 155 votes out of a total of 169 ballots cast. (AP Photo/Francois Mori)

    Des soupçons balayés

    Fait rarissime derrière les vitres feutrées du siège de l’UNESCO à Paris, des sources internes anonymes ont fait fuiter dans la presse des documents accusant l’actuelle équipe dirigeante d’abus et de malversations financières.

    Des enquêtes diligentées à la demande de Madame Azoulay pour identifier les auteurs de ces fuites parmi le personnel ont alourdi le climat social et assombri le premier mandat de l’ancienne ministre française de la Culture. Cependant, aucun grief ne sera retenu contre la franco-marocaine.

    Un mandat sous le signe de la paix et de l’éducation

    Encouragées par l’Unesco, les deux Corée se sont ainsi rapprochées pour co-porter le Ssirum, la lutte coréenne, au patrimoine immatériel de l’humanité. L’ambition de Mme Azoulay pour son nouveau mandat est de créer une zone de biosphère dans la DMZ, la zone démilitarisée sur la frontière intercoréenne, livrée à la nature depuis des décennies. Une façon pour l’Unesco d’œuvrer à la réconciliation, fidèle aux objectifs d’une institution née au lendemain de la Seconde Guerre mondiale pour promouvoir la paix par le respect de la diversité culturelle et la coopération internationale dans les domaines de l’éducation, de la culture, des sciences.

    L’éducation, notamment des filles, reste, aussi, au cœur de ses actions pour les années à venir. Lors de la fermeture planétaire des écoles due à la Covid 19, l’institution s’est investie dans le développement de plateformes pour l’enseignement à distance ou la formation digitale des professeurs. Mais ces dernières années, l’Unesco s’est aussi tournée vers les sujets d’avenir, les mutations technologiques. Des recommandations doivent être soumises à la conférence générale (9-24 novembre) sur l’éthique de l’intelligence artificielle ou l’ouverture de la recherche scientifique.

  • 1500 expatriés et un congrès

    1500 expatriés et un congrès

    C’est le succès pour Les Républicains, en tout cas en termes d’adhésions à la fédération des Français de l’étranger du parti. Enfin, certains diront ! Le nombre d’adhérents avait été divisé par cinq en six ans ! En quelques semaines, elle est devenue la fédération la plus dynamique du parti. Alors d’où vient ce succès ?

    L’élection présidentielle

    C’est bien évidemment la possibilité de participer au choix du candidat à l’élection présidentielle du parti Les Républicains qui tire les adhésions vers le haut. Il faut dire que le nouveau président de la fédération, le sénateur Ronan Le Gleut a su mobiliser, avec le soutien de Christian Jacob, les candidats à la candidature. Michel Barnier, Valérie Pécresse, Eric Ciotti, tous ont joué le jeu, Xavier Bertrand a fermé la marche ce dimanche 28 novembre.

    Pour Ronan Le Gleut, c’est le fait « que le match ne soit pas plié » qui attire les militants. Chaque voix compte.

    Une fédération dynamique

    L’autre explication au boom des adhérents, c’est le changement de direction à la tête de la « fédé » LR. Le sénateur Frassa pris par ses autres fonctions n’avait pas su créer une dynamique positive dans sa fédération. Guerres intestines, exclusions, avaient rythmé la vie des dernières années des sections LR à l’étranger.

    Ronan Le Gleut
    Ronan Le Gleut

    Avec Ronan Le Gleut, selon ses termes, c’est un  » bon état d’esprit » qui gouverne à la destinée de la fédération. Pour lui toutes ces nouvelles adhésions sont un vrai « avantage car les adhérents sont les premiers des militants ». Il espère donc que c’est cette « dynamique qui va porter les législatives ».

    Le nombre d’adhérents se rapproche désormais des meilleures années du parti de droite républicaine à l’étranger. Signe que le parti présidentiel ne séduit plus à l’étranger ? Si la répartition des nouveaux militants est assez homogène sur la planète, Les Républicains ont perdu de nombreux bastions lors des dernières élections consulaires : Bruxelles, Londres, etc…

    2022 sera-t-elle l’année du renouveau pour Les Républicains ? Tout se joue à la présidentielle et donc pour les LR au congrès dont le vote du premier tour s’achève ce jeudi 02 décembre, les résultats définitifs seront connus le 04 ou le 05 décembre. Le candidat à la présidentielle sera adoubé officiellement le 11 décembre en présence de tous ceux qui ont participé à la primaire.

  • Le Bastille French Christmas Market débarque à Sydney

    Le Bastille French Christmas Market débarque à Sydney

    Après plusieurs mois de confinement, les événements sont de retour en Australie. Cette année, un authentique marché de Noël va voir le jour à Sydney ! Le Bastille Festival, qui a été annulé en juillet, va enchanter les Français avec une édition de Noël. Rendez-vous au Circular Quay de Sydney, du 17 au 20 décembre 2021 pour fêter Noël avant l’heure et (re)découvrir la culture française. Entre chalets français, chants de Noël, dégustations d’apéritifs et de vins, le Bastille French Christmas Market est un avant-goût de Noël à l’autre bout du monde.

    L’origine de l’événement

    Depuis 2014, chaque été l’Australie célèbre la culture française avec le « Bastille Festival ». Gastronomie, vin, mode ou encore art et culture, tout est fait pour rappeler une partie de notre patrimoine et permettre de se retrouver afin de fêter le 14 juillet. Cette année, en raison de la crise sanitaire et du confinement à Sydney, celui-ci n’a pas eu lieu en juillet.

    Heureusement, le festival est décalé du 17 au 20 décembre 2021, l’occasion de célébrer Noël. Le « Bastille Festival » devient donc le « Bastille French Christmas Market » pour offrir une fête de Noël inoubliable, avec un marché de Noël haut en couleur ! 

    Le programme du Bastille French Christmas Market

    Le Bastille French Christmas Market permet aux expatriés français en Australie, plus particulièrement à Sydney, de se regrouper le temps d’un événement festif et gourmand. Le festival est gratuit et se tiendra de 10 h à 21 h 30. C’est ainsi l’occasion de faire un tour de France des spécialités en passant par la Normandie, l’Alsace ou encore les Alpes. La gourmandise est au rendez-vous pour célébrer la gastronomie française. Plusieurs animations seront à découvrir pendant le festival.

    Le Marché de Noël 

    L’élément central de cet événement est le marché de Noël ! Avec de véritables chalets reconstitués pour l’occasion, mais également des machines à neige, des arbres de Noël géants ou encore de nombreuses décorations, l’événement va plonger ses participants dans une ambiance féérique. Un événement plutôt original quand on sait qu’en Décembre, les températures moyennes sont au-dessus de 26° ! Des chants de Noël viendront animer l’événement et les stands d’artisans sont l’occasion idéal de préparer ses prochains cadeaux de Noël.

    La gastronomie sur l’événement 

    Le Bastille French Christmas Market sera l’occasion de déguster tous les plats de Noël traditionnels en commençant par la raclette, le foie gras ou encore le saucisson. Il y aura également de délicieuses crêpes et galettes sucrées et salées à la Normande et de macarons. Enfin, les flammekueches alsaciennes seront au rendez-vous, ainsi que les huîtres et autres digestifs.

    Le marché du festival veut mettre à l’honneur toutes les régions de France et ce sera ainsi l’occasion de redécouvrir les saveurs de nos régions.

    Crédit : Bastille French Christmas Market

    Le Tour de France de 5 régions

    En parlant de région, les vins seront aussi à l’honneur lors du festival. Les vins français dans le monde ont très bonne réputation. Les 5 régions de vignobles incontournables de France seront représentés. Ainsi, avec « les bars à vins », il sera possible de déguster un Bordeaux, un Bourgogne, un Côtes-du-Rhône, de la Loire et ou de Provence. Le Bastille French Christmas Market propose également une visite autoguidée de 5 bars à vins français. Le tout dans une atmosphère chaleureuse, joyeuse et animée.

    Il n’y a pas que les vins qui seront présents lors du festival. Champagne, vin chaud, vin épicé, des stands permettront de goûter ces boissons autour d’un feu de camp ou au bar « French bubble ». Enfin, il sera possible de déguster les bières artisanales locales conçues spécialement pour le Bastille French Christmas Market.

    Crédit : Bastille French Christmas Market

    Informations pratiques sur le Bastille French Christmas Market

    Le Bastille French Chistmas Market se tiendra donc du 17 au 20 décembre 2021 à Sydney.

    Il est possible d’être bénévole sur l’événement en s’inscrivant sur le site : https://bastillefestival.com.au/become-a-volunteer/. Vous pouvez également retrouver l’intégralité des stands sur le site de l’événement : https://bastillefestival.com.au/bastille-exhibitors/.

    Cet événement a lieu dans le contexte de la crise sanitaire mondiale. Des mesures sont mises en place pour l’événement, à retrouver ici : https://bastillefestival.com.au/contact-faq/.

    Retrouvez également toute l’actualité du Bastille French Christmas Market sur Facebook.

  • Frontex déploie un avion au-dessus de la Manche

    Frontex déploie un avion au-dessus de la Manche

    L’agence européenne des frontières Frontex va déployer à partir de ce mercredi 1er décembre, un avion pour aider à lutter contre le trafic migratoire en Manche. Cette décision a été annoncée dimanche 28 novembre par le ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin, à l’issue d’une réunion européenne à Calais convoquée après la mort de 27 migrants mercredi (24 novembre).

    Cet appareil « européen va jour et nuit pouvoir aider les polices française, néerlandaise et belge », a précisé M. Darmanin, réaffirmant aussi la volonté de Paris de « travailler » avec « ses amis britanniques », pour mieux tarir cette voie migratoire, mais sur « un pied d’égalité ».

    La réunion à laquelle ont participé à ses côtés des officiels en charge de l’immigration allemand, néerlandais et belge, ainsi que la Commissaire européenne aux Affaires intérieures et les directeurs des agences européennes de police criminelle Europol et des frontières Frontex « n’était pas anti-anglaise, elle était pro-européenne », a-t-il souligné.

    Dans une déclaration commune, l’Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas et la France ont convenu de « renforcer leur coopération opérationnelle » contre les trafics mais aussi « d’améliorer la coopération conjointe avec le Royaume-Uni ».

    Gérald Darmanin avait désinvité son homologue britannique, Priti Patel, en riposte à une lettre publiée jeudi (25 novembre) soir sur Twitter par Boris Johnson, demandant à Paris de reprendre les migrants arrivant de France en Grande-Bretagne.

    Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur français, au centre et les acteurs européens présents lors de la réunion à Calais, dimanche 28 novembre

    « Nous devons travailler avec nos amis britanniques et leur dire un certain nombre de choses : d’abord nous aider collectivement à mieux lutter contre les passeurs, des renseignements nous manquent, des réponses ne sont pas toujours au rendez-vous des demandes de la police française par exemple », a ajouté M. Darmanin.

    Mais il faut aussi « lutter contre l’attractivité anglaise » auprès des migrants, avec notamment « un marché du travail qui fait que sans pièce d’identité vous pouvez travailler », a-t-il ajouté, relevant aussi qu »il n’y a plus de voie légale pour demander l’asile en Angleterre ».

    « Pourquoi tellement de personnes veulent arriver en Grande-Bretagne et voient la Grande-Bretagne comme l’eldorado ? » lui a fait écho Sammy Mahdi, secrétaire d’État à l’Asile et la Migration de Belgique.

    « Il faut qu’on avance de manière beaucoup plus rapide pour garantir que ces drames là n’arrivent pas parce que se pointer du doigt ne sert à rien », a ajouté M. Mahdi.

    Côté allemand, Stephan Mayer, le secrétaire d’État parlementaire au Ministère fédéral de l’Intérieur, a jugé « urgent » l’adoption d’ « un accord entre l’Union européenne et la Grande-Bretagne » concernant les migrations, plaidant pour un « accord post-Dublin entre l’Union européenne et la Grande-Bretagne ».

  • Eric Zemmour se déclare, la toile s’emballe

    Eric Zemmour se déclare, la toile s’emballe

    À un peu plus de quatre mois de l’élection présidentielle, l’incertitude sur le scrutin à venir est totale. Le contexte économique et social, la hausse des prix, la situation pandémique, les tensions ne manquent pas. Chez les expatriés l’attente est aussi forte et les sujets nombreux comme la vaccination, le retour en France, la gestion du réseau consulaire, etc. Et si le choix Eric Zemmour parait moins évident pour ceux qui ont quitté la France, ses réseaux sont nombreux et maintenant que leur candidat s’est déclaré les pages et les groupes s’animent sur les réseaux sociaux.

    Lancement de campagne sur Youtube !

    Dans une vidéo de près de 10 minutes, intitulée « Il est temps d’agir », diffusée sur la plateforme vidéo de Google, Youtube, Éric Zemmour énumère les thèmes sur lesquels il fera campagne, comme la nécessité de réindustrialiser la France, de rééquilibrer sa balance commerciale et sa dette, ou encore de «redonner du travail» aux chômeurs. Sans oublier le coeur de son action, la lutte contre l’immigration, qui n’est selon lui «pas la cause» de tous les problèmes mais qui «les aggrave tous».

    Le fantôme de De Gaulle ?

    Assis à un bureau devant une bibliothèque, il a lu son discours comme s’il parlait dans un vieux micro. Des codes qui évoquent l’appel du Général de Gaulle du 18 juin 1940. Eric Zemmour a commencé sa déclaration en faisant le portrait d’une France qui ne se ressemble plus, envahie par des immigrés et une population déclassée, des images venant en illustration de son propos.  Il rallumait ensuite la nostalgie avec des images de la France du siècle dernier en évoquant la « disparition de notre civilisation ». 

    Quid des expatriés ?

    Si le candidat ne s’est pas encore exprimé sur le cas des expatriés. Ils sont, parmi ces derniers, nombreux à se mobiliser. D‘Australie à la Suisse en passant par la Chine ou la Belgique, les groupes de soutien pullulent sur les réseaux sociaux.

    En quelques minutes, des dizaines de likes sont venus soutenir les annonces de l’officialisation de la candidature d’Eric Zemmour. A Paris, on s’interroge sur ces émigrés français qui font la chasse aux immigrés en France.

    Mais cette contradiction apparente est balayée par les soutiens au tout nouveau candidat à l’élection présidentielle de 2022. Pour ses militants, au contraire, c’est en quittant la France qu’on se rend compte de la force de sa culture et de son particularisme sur l’échiquier mondial. Pour eux, Eric Zemmour est celui qui défend la France qu’ils ont quittée et qu’ils veulent retrouver lors de leurs excursions dans l’hexagone.

    Quel potentiel électoral ?

    Lesfrancais.press avaient lancé une consultation en septembre 2021 sur la probable candidature d’Eric Zemmour. Plus de 25% des expatriés ayant répondu à notre questionnaire s’étaient déclarés prêts à voter pour lui. Un chiffre qui détonne dans cet univers politique plutôt lissé qu’est celui des expatriés. Nous proposerons dans quelques jours une grande consultation sur l’élection présidentielle de 2022. Est-ce que les Français établis hors de France auront été convaincus par la pré-campagne d’Eric Zemmour ou au contraire les a-t-elle ravisés ?

    Regardez la vidéo de déclaration d’Eric Zemmour

    https://www.youtube.com/watch?v=k8IGBDK1BH8
  • Détresse au Maroc après la fermeture des frontières

    Détresse au Maroc après la fermeture des frontières

    Jeudi, le Maroc a en effet créé la surprise en annonçant la suspension des vols réguliers à destination et en provenance de France. Initialement, la fermeture devait se faire ce vendredi à 23h59. Finalement, la suspension a été reportée à dimanche, au même horaire, jusqu’à nouvel ordre. Depuis les scènes de panique et de détresse se sont enchainées dans les aéroports.

    Une annonce soudaine

    L’état d’urgence sanitaire est en vigueur au Maroc depuis le 20 mars 2020 et est prolongé tous les mois depuis cette date. Dans le cadre de l’état d’urgence, les frontières aériennes, terrestres et maritimes du Maroc sont fermées.

    Les liaisons aériennes entre la France et le Maroc, qui avaient repris le 15 juin 2021, ont été à nouveau suspendues, à partir du 28 novembre 2021 à 23h59. Une annonce qui n’avait pas « fuité » et à laquelle personne ne s’attendait. Expatriés comme touristes ont donc été pris de court.

    Cependant au delà de cette date, des vols commerciaux dans le sens Maroc-France pourraient être autorisés, dans les mêmes conditions que lors de la dernière suspension (mars-juin 2021).

    Des compagnies aériennes débordées

    Il n’y a pas que les citoyens qui ont été surpris, les compagnies aériennes n’avaient pas été, non plus, averties.

    Si les compagnies Air France et Royal Air Maroc ont annoncé dès vendredi qu’elles renforçaient leur programme de vols de et vers le Maroc, en prévision de la fermeture des frontières aériennes du royaume, les retours furent beaucoup plus problématiques sur les autres compagnies

    «Afin de faciliter le retour de ses clients, Air France renforcera son programme de vols de et vers Casablanca le 26 novembre 2021»

    Direction d’Air France à l’AFP

    Les passagers qui entamaient leurs vacances furent les plus touchés. Ryanair mais aussi Easyjet ont ainsi annulé les billets d’avions retour au delà de la date du 27 novembre sans apporter de solution aux touristes qui ont dû se ruer sur les dernières places.

    Cependant depuis ce lundi 29 novembre, ils sont nombreux sur les réseaux sociaux à indiquer qu’ils sont bloqués de l’autre côté de la Méditerranée. La fermeture totale de l’espace aérien marocain aux avions venant d’autres pays ou à destination d’autres pays a ainsi empêché ceux qui avaient trouvé des solutions via d’autres pays de parvenir à rejoindre la France. Le groupe Facebook « Francais bloqués au Maroc » a ainsi vu son activité exploser ces dernières heures.

    Une liste pour être rapatrié(e) ?

    Désormais, tous les regards se portent sur l’ambassade de France et sur les consulats répartis sur le territoire marocain. En 2020, des vols de rapatriement avaient été mis en place. Comme l’indique le gouvernement, c’est une option qui sera très probablement mise sur la table rapidement. Les dernières estimations indiquent qu’il y aurait entre 5000 et 10 000 Français, touristes ou expatriés, qui voudraient rentrer en France.

    Pour l’instant, aucun message sur le site, mais sur la page Facebook, les questions tombent ! Premières réponses, les vols spéciaux ne sont pas encore programmés et ils seront réservés uniquement à ceux qui ont un motif impérieux pour justifier leur retour en France. Les différents programmes qui circulent sur internet sont pour l’instant des hypothèses. Air France attend la validation des autorités. Seule Transavia a reçu l’accord de maintenir ses vols à destination de la France, uniquement, jusqu’au 05 décembre, ainsi elle pourra rapatrier l’ensemble de ses clients.

    Les vols spéciaux ne seront donc pas ouverts aux gens qui veulent simplement retourner en France pour les fêtes, il faudra un motif impérieux et impératif. Et il y a une bonne raison à cela, c’est qu’aucune date de réouverture des axes de circulation entre le Maroc et l’Europe n’est pour l’instant confirmée. Ils sont nombreux à penser que le dispositif sera maintenu au moins jusqu’à la fin de l’année mais il faudra attendre mi-décembre pour en savoir plus.

    « L’anticipation, la prévention, ont toujours été un élément constant de la politique sanitaire marocaine. Le roi prend cette décision pour y voir plus clair avant d’éventuellement rouvrir ses frontières pendant les vacances de Noël »

    Hasni Abidi, économiste marocain dans les colonnes du Parisien du 29 novembre 2021

    Le Maroc bloque les entrées pour sauvegarder son système de santé, mais aussi pour consolider sa position de leader en Afrique en matière de lutte contre la pandémie, observe Hasni Abidi, économiste reconnu au Maroc dans les colonnes du Parisien ce 29 novembre. Il espère aussi que la quinzaine qui s’ouvre sera positive, permettant ainsi au gouvernement marocain de rouvrir ses frontières pour la période des fêtes de fin d’année, si importante pour l’économie touristique du pays.

  • Robert Habeck : le nouveau super ministre allemand de l’Écologie

    Robert Habeck : le nouveau super ministre allemand de l’Écologie

    Berlin a un nouvel homme fort : le codirigeant des Verts et futur vice-chancelier Robert Habeck, dont le pragmatisme et les résultats obtenus dans le Schleswig-Holstein semblent taillés sur mesure pour stimuler l’expansion des énergies renouvelables en Allemagne.

    Alors que Bruxelles se prépare à d’âpres négociations sur le plan climatique 2030 proposé par l’UE, le paquet « Fit for 55 », Berlin vient de désigner un nouveau vice-chancelier qui sera un acteur clé des discussions à venir.

    Robert Habeck, le tout premier ministre écologiste de l’Économie, de l’Énergie et, désormais, de la Protection du climat, est à la tête d’un super-ministère qui couvrira la politique économique générale, ainsi que les PME, les énergies renouvelables et l’indispensable expansion du réseau électrique du pays.

    Reprenant un ministère précédemment détenu par le conservateur Peter Altmaier, Habeck ajoutera le portefeuille du climat à son mandat et créera un véritable super-ministère de près de 2 000 personnes, plus important que les DG ENER, ENV et CLIMA de la Commission européenne réunies, avec un budget supérieur à 10 milliards d’euros.

    Le nouveau super-ministre allemand était jusqu’à présent une anomalie dans le monde de la politique — sa nature décontractée lui a valu le surnom de « panda de la politique allemande ». Mais au moment où il prend les rênes, il semble déterminé à saisir l’occasion et à faire la différence.

    « Les défis radicaux appellent à des solutions radicales », a déclaré M. Habeck dans une interview de 2018 avec l’émission ZDF heute, appelant les Verts à rester fidèles à leurs valeurs plutôt que de les compromettre pour plaire au centre.

    Faire cela dans la position d’un ministère qui a traditionnellement défendu les intérêts de l’industrie ne sera pas facile.

    « Jusqu’à présent, le ministère de l’Économie a agi comme un défenseur des industries énergivores vis-à-vis du ministère de l’Environnement. Cette nomination devrait y mettre un terme », a déclaré Marco Beicht, fondateur de la société de logiciels Powercloud, dans une interview accordée à FAZ.

    La plus grande force de ce philosophe de 52 ans est peut-être son sens de la communication. M. Habeck est connu pour avoir convaincu les pêcheurs et les défenseurs de l’environnement de l’importance de construire des parcs éoliens offshore.

    « C’est plus un généraliste qu’un spécialiste, et il a une façon de simplifier les questions complexes », a déclaré à l’AFP Uwe Jun, politologue à l’université de Trèves.

    Politique intérieure

    La nomination de M. Habeck au ministère de l’Economie, alors que sa collègue de parti Steffi Lemke devrait devenir ministre de l’Environnement, pourrait représenter un changement de paradigme pour l’industrie allemande.

    L’une des raisons pour lesquelles les chefs d’entreprise allemands ne paniquent pas encore est le fait que Christian Lindner, le leader du FDP, le parti libéral favorable aux entreprises, deviendra ministre des Finances et offrira un contrepoids à Habeck.

    « MM. Habeck et Lindner forment un duo avec un potentiel de tension », a déclaré Moritz Kraemer, économiste en chef de la banque LBBW, dans des commentaires à FAZ.

    En outre, le fait que M. Habeck soit connu pour avoir été ministre d’État dans le Schleswig-Holstein et un soi-disant « pragmatique » au sein des Verts contribue à apaiser les inquiétudes des entreprises.

    « M. Habeck a montré au Schleswig-Holstein qu’il s’y connaissait en économie. Un ministre fédéral de l’économie écologiste est synonyme de réconciliation entre l’économie et l’écologie », a déclaré à la FAZ Nikolas Stihl, président du fabricant de tronçonneuses Stihl.

    La mission principale de M. Habeck sera de faire avancer la sortie de l’Allemagne du charbon et de doubler la production d’énergie verte du pays pour atteindre l’objectif de 80 % d’électricité renouvelable fixé dans le nouvel accord de coalition.

    La date de l’abandon du charbon fixée à 2038 par le gouvernement d’Angela Merkel était intenable pour les Verts et M. Habeck faisait partie de ceux qui ont fait pression pour que la nouvelle coalition ait l’ambition d’éliminer progressivement le charbon le plus tôt possible, « idéalement » en 2030.

    La  transition écologique de l’Allemagne s’est essoufflée ces dernières années en raison du manque de soutien populaire pour les nouvelles lignes électriques et les éoliennes terrestres, et l’une des compétences clés de M. Habeck consiste à surmonter ce déficit d’acceptation.

    Dans le Schleswig-Holstein, il a supervisé le doublement de la capacité d’énergie renouvelable grâce à son approche de « participation publique la plus précoce possible et intensive » visant à réduire les poursuites judiciaires contre les éoliennes.

    Mais M. Habeck est également conscient que sa tâche en tant que ministre fédéral sera un défi de taille.

    « La neutralité climatique est un projet de transformation gigantesque, avec d’immenses changements et impositions, qui doit être modéré », a-t-il déclaré à la SZ, ajoutant qu’il s’attendait à des négociations difficiles.

    « Les ennuis et les querelles se cachent derrière chaque buisson », a-t-il déclaré, comme le rapporte Clean Energy Wire (CLEW). « Il s’agit d’y faire face et de résoudre les conflits ».

    Politique européenne

    Le vice-chancelier hérite également d’une foule de propositions politiques au niveau de l’UE : en juillet 2021, la Commission européenne a proposé un ensemble massif de mesures destinées à atteindre les objectifs climatiques 2030 du bloc, à savoir réduire les émissions de 55 % avant la fin de la décennie.

    Ce train de mesures sera complété par un « paquet gaz » en décembre, un ensemble de lois qui seront vitales pour l’Allemagne, dépendante du gaz.

    Bien que l’accord de coalition stipule que, « dans les négociations sur le programme européen “Fit for 55”, nous soutenons les propositions de la Commission européenne », des tensions pourraient bientôt apparaître entre les Verts et le FDP, favorable aux entreprises, qui épouse l’approche de « neutralité technologique » de l’industrie allemande en matière de réglementation.

    Dans ce qui est apparu comme un compromis avec le FDP, la nouvelle coalition gouvernementale vise ainsi à « rendre les instruments des différents secteurs aussi neutres que possible sur le plan technologique. »

    La neutralité technologique est un refrain bien connu des associations industrielles allemandes.

    Lorsque la Commission européenne a proposé, plus tôt cette année, d’interdire le moteur à combustion interne en 2035 dans le cadre de son paquet «Fit for 55 », l’association des constructeurs automobiles allemands VDA a déclaré : « Cela nuit à l’innovation et entrave la neutralité technologique ».

    Si les constructeurs automobiles allemands comme Volkswagen et Daimler ont pris le virage de la mobilité électrique, d’autres parties de l’industrie automobile allemande voient encore un avenir dans le moteur à combustion interne.

    « Dans le domaine de la mobilité, un haut degré d’ouverture technologique est nécessaire pour atteindre l’objectif à long terme de neutralité climatique de manière aussi rentable et abordable que possible », peut-on lire dans l’analyse de l’accord de coalition allemand par la puissante association industrielle BDI.

    Une dernière note pour ceux qui souhaitent suivre M. Habeck : à la suite d’une bourde en 2019 à l’issue de laquelle il a qualifié un État est-allemand d’antidémocratique, il a supprimé ses comptes Twitter et Facebook, mais il reste relativement actif sur Instagram.

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