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  • Cambodge : la campagne de vaccination des expatriés se termine

    Cambodge : la campagne de vaccination des expatriés se termine

    Comme de nombreux pays en Asie, le Cambodge avait injecté en masse le Sinovac à sa population et aux expatriés de toutes nationalités qui le désiraient. Un vaccin chinois qui n’est pas reconnu par l’Union européenne et qui donc ne donne pas accès aux différents passes ou aux allégements des procédures pour accéder au territoire français. Depuis le 14 février, l’ambassade de France et le gouvernement cambodgien ont ouvert une campagne de vaccination des expatriés avec le vaccin produit par Pfizer et bien connu en Europe.

    Double vaccination

    Les Français, qui désiraient rejoindre la France, n’avaient qu’une seule option : la double vaccination. Pour circuler en Asie, et rentrer au Cambodge, la seule option pendant des mois était donc d’être impérativement vacciné par celui commercialisé par Sinonpharm, puis pour rejoindre le territoire national, d’effectuer de complexes et coûteux tests PCR, et une fois en France, recommencer un parcours vaccinal afin d’obtenir les 3 doses d’un vaccin reconnu par l’UE et nécessaires pour obtenir ses passes.

    Covax au chevet du Cambodge

    L’Organisation mondiale de la Santé, l’Unicef, la Banque mondiale et les fabricants de vaccins ont signé un partenariat public-privé, Covax. Tous lèvent des fonds et orchestrent la distribution des vaccins. La France finance Covax à hauteur de 100 millions d’euros, l’UE octroie 850 millions au programme et les Etats-Unis donnent 1,6 milliard. Les bénéficiaires sont Madagascar, le Cambodge ou le Ghana. L’objectif était de livrer deux milliards de doses avant la fin 2021. Un seuil que le programme de l’OMS n’atteindra qu’à la mi-2022.

    Cependant, le Cambodge a bénéficié rapidement d’un approvisionnement stable et a pu constituer des stocks. Ainsi, le royaume niché au coeur de l’ancienne Indochine française, peut désormais, à la requête de la France, procéder à une campagne spécifique dédiée aux expatriés de l’ancienne métropole.

    Dernière injection de moins de 4 mois

    Mais pourquoi donc, alors que la plupart des Français ont déjà effectué des voyages vers la France et acquis ainsi un parcours vaccinal reconnu par l’administration française, l’ambassade de France et les autorités cambodgienne lancent-elles cette campagne ?

    Ambassade de France à Phnom Penh (Cambodge) ©AFP

    Car pour continuer à accéder sans test PCR au sol français et à profiter des animations et autres activités sociales, il faut depuis le 15 février avoir reçu sa dernière dose de vaccination depuis moins de 4 mois au lieu de 7 auparavant. La plupart de nos compatriotes ayant été vaccinés en France l’été dernier, ne pouvaient plus se prévaloir d’un parcours vaccinal complet.

    Jacques Pellet

    C’est ainsi que depuis le 14 février et jusqu’à la fin du mois, les Français peuvent accéder à une vaccination Pfizer. Et ce quel que soit le schéma vaccinal et sous réserve que la dernière injection remonte à plus de quatre mois, l’ambassadeur Jacques PELLET, invite donc les expatriés présents au Cambodge à se présenter sans rendez-vous à l’hôpital Calmette de Phnom Penh, du lundi au vendredi, de 8h00 à 12h00 et de 14h00 à 15h30, munis du passeport, ainsi que de la carte de vaccination cambodgienne ou du passe sanitaire européen ou de tout autre justificatif du parcours vaccinal. Attention, la campagne s’achève le 28 février 2022.

  • Les nouveaux Emojis 2022 sur tous les téléphones

    Les nouveaux Emojis 2022 sur tous les téléphones

    Depuis le 14 septembre 2021, les nouveaux emojis 2022 validés par le Consortium Unicode ont été déployés. Parmi les 838 personnages qui ont été ajoutés dans Unicode 14 figurent 37 nouveaux emojis, ainsi que 75 tons de peau, pour un total de 112 nouveaux personnages qui seront disponibles au plus tard le 1er mars sur tous les appareils.

    Emotions, décors et accessoires

    Les nouveaux emojis officialisés par le Consortium Unicode correspondent à ceux annoncés en juillet 2021. Parmi les emojis, nous retrouvons :

    • de nombreux visages :  visage fondant, visage avec les yeux ouverts et la main sur la bouche, visage avec un oeil furtif, visage saluant, visage en pointillé, visage avec bouche en diagonale et visage avec les larmes aux yeux.
    • des emojis non-figuratifs : un corail (censé alerter sur le changement climatique), un troll, une boule à facettes, une fleur de lotus, un nid vide, des bulles de savon ou encore une radiographie.
    • de nouveaux emojis « main » : une main tendue, paume vers le bas ou vers le haut, un cœur avec les doigts ou encore une main avec le doigt pointé.

    Des Emojis plus inclusifs

    Pour cette nouvelle version d’Unicode, l’inclusivité est au rendez-vous. C’est le cas notamment avec l’apparition d’un personnage non-genré, représenté enceinte. Ce personnage, comme les emojis « main », dispose de plusieurs déclinaisons dans les cinq tons de peau, considérés comme les plus standards.

    D’autre part, Emojipedia annonce la mise à disposition de la poignée de main dans toutes ses déclinaisons et combinaisons des couleurs de peau sur les principales plateformes. Jusque-là, la poignée de main se limitait à sa version jaune.

    Un déploiement presque fini

    Si le lancement d’Unicode 14.0 a commencé en septembre, il aura fallu patienter avant de voir apparaître les nouveaux emojis sur tous les smartphones et sur les différentes plateformes. Ainsi, Google ne les a proposés qu’en décembre 2021, tandis qu’ils sont disponibles sur iPhone depuis quelques jours, les autres smartphones et les réseaux sociaux ont jusqu’à la fin de l’année 2022 pour se mettre à jour.

  • Hong-Kong affronte la pire vague épidémique

    Hong-Kong affronte la pire vague épidémique

    A Hong-Kong la situation sanitaire est à son comble, mais le gouvernement refuse d’abandonner sa politique zéro covid.

    Dans le quartier de Sham Shui Po, l’un des plus pauvres de la région administrative, les hôpitaux sont plus que saturés. Les médecins ont dressé des tentes de fortune sur le parking pour continuer à accueillir des malades de la Covid-19. Seulement, en plus de la place, les médicaments et les personnels soignants viennent à manquer également. 

    Politique zéro Covid 

    Alors qu’en parallèle, de nombreux pays commencent à abandonner les mesures sanitaires, la ville rattachée à la Chine vit la pire crise de la pandémie. Mercredi 16 février étaient dénombrées plus de 4 200 personnes testées positives. 

    Au même titre qu’en Chine continentale, Hong-Kong a adopté une politique dite de zéro covid. Si jusqu’ici la technique a réussi à endiguer la pandémie, les autorités se retrouvent submergées par le virulent variant Omicron.

    Lors d’une conférence de presse, la cheffe du gouvernement, Carrie Lam, a tout de même repoussé l’idée d’un confinement généralisé. D’après elle, le pouvoir met en place des moyens suffisants pour prendre en charge les malades. Une décision qui met en lumière les problèmes de sous-financement du secteur sanitaire dans la région. 

    Des dommages collatéraux 

    Avec la recrudescence du nombre de cas positifs au coronavirus, Hong-Kong commence à manquer de denrées. Effectivement, chaque jour des chauffeurs routiers sont mis en arrêt à cause du virus et les vivres ne peuvent arriver jusqu’à la ville. Ceci génère une augmentation des prix de base. 

    Un reportage de TV5MONDE

  • Sommet UE – Afrique : définir les contours du futur « partenariat »

    Sommet UE – Afrique : définir les contours du futur « partenariat »

    Les dirigeants européens et africains se réunissent à Bruxelles les 17 et 18 février pour un sommet UE-Afrique attendu depuis longtemps. Ils tenteront de définir le partenariat entre les deux continents voisins au moyen d’un certain nombre d’initiatives, d’accords et de promesses d’investissements.

    L’UE cherchera à accroître ses investissements et son influence en Afrique, notamment compte tenu de la présence croissante de la Chine sur le continent ainsi que de la concurrence de pays comme la Russie, le Royaume-Uni, la Turquie et les États-Unis.

    En retour, elle tentera de s’entendre sur une architecture de sécurité plus organisée en Afrique, en particulier après qu’une série de coups d’État militaires ait eu lieu récemment en Afrique occidentale. En outre, la régulation des flux migratoires figurera très certainement elle aussi en bonne place à l’ordre du jour de ce sommet.

    La question des vaccins contre la Covid-19 et plus précisément de la levée des droits de propriété intellectuelle sur ces derniers, qui permettrait aux États africains de produire leurs propres vaccins, est l’un des sujets les plus controversés, certains pays africains accusant l’UE d’hypocrisie et de « nationalisme vaccinal ».

    Les dirigeants de l’UE pourraient également tenir un mini-sommet en parallèle de celui-ci, éventuellement au cours d’un dîner, afin de discuter des tensions croissantes provoquées par la concentration de troupes russes aux frontières de l’Ukraine, ainsi que de la réponse éventuelle de l’Union en cas d’invasion militaire russe dans le pays.

    ©Euractiv

    A la recherche d’un partenariat constructif

    Deux ans après la présentation par l’Union européenne de son projet de «  partenariat stratégique  » avec l’Afrique, le sommet UE-Union africaine destiné à sceller l’accord se tiendra à Bruxelles jeudi 17 février. Une série d’initiatives et de promesses seront dévoilées, mais beaucoup de choses restent encore en suspens.

    Bien que les projets de communiqués et les résultats du sommet circulent encore frénétiquement entre les responsables de l’UE et de l’Union africaine, il existe une ébauche de plan.

    L’UE prévoit de dévoiler six initiatives lors du sommet, dont trois paquets d’investissements, dans le cadre de ce qu’elle appelle un «  partenariat prospère et durable  ».

    La première de ces initiatives s’articulera autour de l’initiative Global Gateway — lancée en septembre dernier comme la réponse de l’UE au programme chinois Belt and Road — qui promet des investissements d’infrastructures dans des projets énergétiques, numériques et environnementaux.

    «  Lors du sommet, les investissements seront au cœur des discussions car ils sont les moyens de notre ambition commune  », a déclaré Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, jeudi à Dakar, capitale du Sénégal, après avoir annoncé que le Global Gateway comprendrait un plan d’investissements de plus de 150 milliards d’euros pour l’Afrique.

    Le programme promet d’établir une plateforme d’investissements de l’UE dans chaque pays africain mais ne sera pas soutenu par un nouvel engagement financier de Bruxelles.

    Il est beaucoup plus important de savoir si, et dans quelle mesure, les 450 milliards de dollars de droits de tirage spéciaux (DTS) émis par le Fonds monétaire international l’année dernière, dont une grande partie a été allouée aux États membres de l’UE, seront réaffectés à l’Afrique pour aider à couvrir les coûts de la pandémie de Covid-19.

    Peu d’États de l’UE ont l’intention d’utiliser ces droits pour eux-mêmes — le fonds de relance de l’UE et les achats d’obligations de la BCE font qu’ils n’en ont guère besoin — et un projet de communiqué de l’UE avait initialement déclaré que les États de l’UE devraient allouer 50 % des DTS à l’Afrique. Cette proposition a toutefois été rejetée par certains pays de l’UE.

    La réorientation des DTS vers l’Afrique a été l’un des projets favoris du président français Emmanuel Macron, et les initiés affirment que la présidence française du Conseil de l’UE (PFUE) a fait une pression concertée sur les DTS, mais les progrès ont été mitigés.

    La France, l’Italie et l’Espagne ont jusqu’à présent promis 20 % de leurs nouveaux DTS, tandis que la Belgique et les Pays-Bas ont également annoncé de plus petits montants.

    Un responsable de la société civile a qualifié la lenteur des progrès de l’UE en matière d’allocation de DTS d’«  extrêmement décevante  » et d’«  occasion manquée pour l’UE d’améliorer son offre  » à l’Afrique.

    M. Macron aurait fixé un objectif de 40 à 45 milliards de dollars pour l’allocation des DTS, mais ces chiffres resteraient bien en deçà de la demande formulée par le président sénégalais Macky Sall, président de l’Union africaine, lors du sommet de l’UA la semaine dernière, selon laquelle au moins 100 milliards de dollars de DTS devraient être redirigés vers l’Afrique dans le cadre d’un «  New Deal  ».

  • La France se retire du Mali

    La France se retire du Mali

    La France, ses partenaires européens et le Canada ont annoncé ce jeudi 17 février la fin au Mali des opérations militaires antidjihadistes Barkhane et Takuba.

    Un départ d’ici juin 2022

    L’annonce est maintenant officielle. Jeudi 17 février, la France, ses partenaires européens et le Canada ont confirmé le retrait du Mali des opérations militaires antidjihadistes Barkhane et Takuba du fait de la dégradation des relations avec la junte à Bamako. « Les conditions politiques, opérationnelles et juridiques ne sont plus réunies » et les pays ont décidé « le retrait coordonné » du Mali, tout en assurant de leur « volonté de rester engagés dans la région » du Sahel, en proie à la contagion djihadiste, et d’« étendre leur soutien aux pays voisins du golfe de Guinée et d’Afrique de l’Ouest », selon une déclaration conjointe. Les « paramètres » de cette réorganisation seront arrêtés « d’ici juin 2022 », pour faire « progresser la paix et la prospérité en Afrique », a précisé Charles Michel, président du Conseil européen.

    La junte au pouvoir en cause

    Lors d’une conférence de presse à l’Élysée, tenue à partir de 9h15 GTM, Emmanuel Macron a indiqué, à l’encontre de la junte militaire au pouvoir au Mali, que « la lutte contre le terrorisme ne peut pas tout justifier, elle ne doit pas sous prétexte d’être une priorité absolue se transformer en exercice de conservation indéfinie du pouvoir« . « Nous ne pouvons rester engagés militairement aux côtés d’autorités de fait dont nous ne partageons ni la stratégie ni les objectifs cachés », a expliqué le président français, précisant que la « France n’oublie aucun des 53 soldats morts, aucune des familles touchées et l’ensemble des blessés ». Le pays maintiendra un rôle « d’appui », de « partenaire ».

    Charles Michel, président du Conseil européen ; Macky Sall, président du Sénégal et de l’Union africaine ; Emmanuel Macron, président français et Nana Akufo-Addo, président du Ghana

    Un échec français ?

    La France est militairement présente depuis 2013 au Mali, proie des groupes djihadistes qui sévissent aussi dans d’autres États sahéliens. Paris est intervenu pour enrayer la progression des groupes islamistes radicaux menaçant Bamako et a ensuite mis sur pied une vaste opération antidjihadistes régionale, Barkhane, déployant des milliers de soldats pour lutter contre les franchises locales d’Al-Qaïda et du groupe État islamique.

    Toutefois, malgré des victoires tactiques, le terrain n’a jamais été véritablement repris par l’État malien et ses forces armées. Facteur aggravant, le gouvernement malien a été renversé lors d’un double coup d’État en 2020 et en 2021, aboutissant à l’arrivée au pouvoir d’une junte qui refuse d’organiser des élections avant plusieurs années et qui surfe sur un sentiment antifrançais croissant dans la région.

    Mises au ban par les États ouest-africains, les autorités maliennes fustigent la présence militaire occidentale sur leur sol et font désormais appel, selon les Européens, aux mercenaires russes de la société Wagner. Quelque 25 000 hommes sont actuellement déployés au Sahel, dont environ 4 300 Français (2 400 au Mali dans le cadre de Barkhane), selon l’Élysée. Le pays accueille aussi 15 000 soldats de l’ONU au sein de la Minusma, dont l’avenir est désormais en suspens puisqu’elle comptait sur un large soutien de Barkhane.

    Ce matin, Emmanuel Macron a également récusé le terme « échec » dans ce contexte. À propos de la société paramilitaire russe Wagner, il a expliqué que le Mali est « libre de structurer des relations militaires avec la Russie » même s’il « embauche des mercenaires venus sécuriser leurs intérêts économiques ». « Nous avons commencé à fermer des bases au nord (du Mali) nous allons progressivement tout fermer, dans un exercice qui va prendre quatre à six mois », a ajouté Emmanuel Macron.

  • Cinéma: «H6», l’hôpital du peuple de Ye Ye, dans les entrailles de la Chine

    Cinéma: «H6», l’hôpital du peuple de Ye Ye, dans les entrailles de la Chine

    Découverte cette semaine du film de Ye ye

    La réalisatrice, dont c’est le premier long-métrage, suit cinq patients et leurs familles, rencontrés à l’occasion d’un tournage précédent pour une série documentaire chinoise.

    La caméra les accompagne dans les salles de soin, aux guichets, dans les couloirs et on passe d’un personnage à l’autre de façon naturelle, grâce aux interactions provoquées par l’hôpital, les soins du personnel, le séquençage et le montage. Une caméra discrète, qui filme les rires et les larmes sans jamais être impudique.

    Chaque groupe familial est représentatif d’une catégorie socio-professionnelle (les paysans, le bourgeois, le petit commerçant, le retraité), comme une Chine filmée en coupe, mais l’empathie et la complicité en sus. 

    Dans la famille des champs, une paysanne au regard triste dont le mari a fait une chute qui l’a laissé paralysé. Ils exploitent trois hectares et produisent des légumes sur de vertes collines. Ils ont trois enfants, dont deux petits restés à la maison. Au chevet du père, à l’hôpital, la mère et le fils aîné et les trois frères du mari se relaient. Leur souci : trouver 100 000 yuans pour payer une opération au résultat très aléatoire… Faut-il s’endetter alors que l’on vit déjà modestement, hypothéquer la maison ? Un casse-tête aussi pour les jeunes médecins qui ne savent que leur conseiller.

    D’argent, il est sans arrêt question et les billets circulent dans tous les sens ; les passages au guichet sont fréquents, les querelles aussi. L’aide-soignante privée payée par les familles suit les cours de la Bourse sur son téléphone portable, la famille dont la petite fille a été renversée par un bus et a eu la main écrasée -de modestes marchands de fruits et légumes-, s’inquiète de savoir si la compagnie de bus aidera à payer les frais d’hospitalisation. Un vieil homme, au chevet de son épouse, modèle d’amour, de dignité et de résignation, doit se résoudre à vendre son appartement (il a 79 ans) parce qu’il ne peut plus payer les frais d’hospitalisation et que son fils unique, qui vit au Japon, rechigne à l’aider. Mais les difficultés à assumer ces frais ne suscitent pas vraiment de colère, sinon une sorte de résignation.

    « Il faut avoir une énergie positive !», clame-t-il à qui veut l’entendre, un éternel sourire aux lèvres. La vie est trop belle pour qu’on s’en fasse et comme on n’a pas de prise sur ce qui nous arrive autant prendre les choses du bon côté… C’est le mantra que ce père de famille qui chante jour et nuit pour sa fille adolescente hospitalisée répète à qui veut l’entendre. Lui aussi a vendu des biens pour payer l’hôpital et il fait l’animation dans les couloirs où les proches des malades attendent l’heure de la visite ; avec un clin d’oeil complice à la caméra, il invite une femme à chanter avec lui.

    Car l’hôpital est avant tout un lieu de vie.

    Les familles qui viennent de loin vivent à demeure à l’hôpital, dorment dans les couloirs, sur des cartons pour les moins chanceux ou fortunés, sur un transat pour d’autres. Profusion de couleurs, fluo des duvets et couvertures sur les corps assoupis. On y discute de la voracité des moustiques ou de la nourriture de l’hôpital qui donne des aphtes… on sympathise, on patiente patiemment… attendant la demi-heure de visite autorisée par jour.

    Entre les différentes séquences consacrées aux familles, des pauses musicales (coup de chapeau aux Pascals, le groupe musical crédité au générique) illustrent les entrailles de l’hôpital, une fourmilière, et comment tradition et modernité se mêlent : les brancards qui entrent et sortent, la préparation des repas, des médicaments, des poches de sérum, seringues, bacs de plastique de couleur, blouses bleues des opérateurs… Choc des couleurs, rapidité des cadences, et la musique qui enfle façon Fantasia. Une autre séquence met en musique la pharmacopée traditionnelle : graines, champignons hachés, plantes séchées, petits sachets de papier, balances et étuves… et un médecin, magnifique zébulon qui raccommode les corps cassés…  

    Le dernier personnage est aussi un paysan… Comme une virgule dans le récit, il apparaît de façon récurrente, un homme en marche. Vêtu de multiples couches de vêtements comme s’il portait sa garde-robe sur son dos, chargé de sacs et d’un siège pliable en bois, il avance avec peine sur des chaussons en feutre, s’aidant d’une béquille à l’ancienne qui rappelle celles des images d’anciens combattants éclopés des grandes guerres. On le devine en route vers l’hôpital, symbole d’opiniâtreté. Il croise en chemin un petit chien, vêtu d’une doudoune rose. Un chien des villes, symbole de cette Chine nouvelle, urbaine et consumériste.

    Notre plus grande gloire n’est point de tomber, mais de savoir nous relever chaque fois que nous tombons, a dit en substance Confucius. Les personnages de Ye Ye relèvent le gant.

    Bande annonce du film :

    Retrouvez le podcats de la French Radio

  • Palmarès de My French Film Festival

    Palmarès de My French Film Festival

    Mardi 15 février se refermait la 12ème édition de My French Film Festival, sur la remise du prix du public. 

    Pour la 12ème édition du festival, les cinéphiles francophones étaient au rendez-vous. Avec plus de 11 millions de vues sur sa plateforme et celles des partenaires, sur plus de 200 territoires, l’événement a enregistré de beaux chiffres. 

    Durant un mois, des films et documentaires de “la jeune génération de cinéastes francophones”  étaient disponibles en ligne, voire en cinéma. Le public a ainsi pu voter pour ses coups de cœur. 

    “Un pays qui se tient sage” 

    Le documentaire de David Dufresne, Un pays qui se tient sage, est sorti grand gagnant. Réalisé en 2020, il revient sur la montée en puissance du mécontentement de la population française envers son gouvernement. Il est une plongée au coeur du mouvement des “Gilets jaunes” et de la façon dont les forces de police ont été toujours plus répressives et violentes envers les manifestants. 

    Lauréat du Grand prix du jury et du Prix de la presse internationale, le journaliste nous amène à réfléchir sur les moyens employés par la police pour faire régner l’ordre dans l’hexagone.

    “Une vie démente” 

    Le duo belge Ann Sirot et Raphaël Balboni a été doublement récompensé de la Mention spéciale du jury et du Prix du public. Ils nous font entrer dans l’intimité de Noémie et Alex. Alors que le couple désire avoir un enfant, la mère d’Alex est frappée par la maladie et régresse jusqu’en enfance. Nous entrons avec eux, sur les chemins houleux de la parentalité, mais inversée. 

    My French Festival
    My French Film Festival

    Les courts-métrages récompensés 

    Comme dans chaque festival de cinéma, les courts-métrages ont également été mis en lumière au cours du mois de My French Film Festival. 

    « Malabar »

    Le prix de la presse internationale a récompensé la création réalisée en cinq nuits, du Français Maximilien Badier-Rosenthal, Malabar

    Le temps d’une nuit, Mourad et Harrison, deux habitants de banlieue, rencontrent un vieil homme originaire du Vietnam, Marcel. Une rencontre imprévue et touchante, emplie d’humour qui a plu au jury pour son atmosphère urbaine. 

    « Erratum »

    De son côté, le prix du public a été décerné à Erratum, la première comédie de Giulio Callegari. Nous suivons ici, Florence, une enseignante-chercheuse qui tombe des nues lorsqu’elle décèle une marque anachronique sur une pièce datant de l’Antiquité. 

    Une mise en scène aussi absurde qu’entraînante qui nous laisse allègre. 

    Vous pouvez retrouver la liste complète des lauréats sur le site de My French Film Festival.

    Un reportage de TV5MONDE

  • Epidémie, inflation, dettes: la Banque mondiale pointe les incertitudes

    Epidémie, inflation, dettes: la Banque mondiale pointe les incertitudes

    D’après la Banque mondiale, après un fort rebond en 2021, la croissance mondiale ralentira en 2023, avec le risque d’un «atterrissage brutal » des économies en développement.

    La croissance mondiale devrait ralentir à 4,1 % en 2022 et 3,2 % en 2023, contre 5,5 % en 2021, avec la fin de l’effet de rattrapage de la demande, du retrait des mesures de soutien budgétaire et monétaire.

    Selon le Banque mondiale, la pandémie continuera de perturber l’activité économique à court terme. La décélération des grandes économies (dont les États-Unis et la Chine) pèsera sur la demande extérieure dans les économies en développement. Alors que les gouvernements de nombreux pays en développement ne disposent pas d’une marge de manœuvre suffisante pour soutenir l’activité, la menace posée par de nouveau variants, des goulets d’étranglement persistants dans les chaînes d’approvisionnement, les pressions inflationnistes, ainsi que les fortes vulnérabilités financières dans une grande partie du monde sont autant de facteurs qui pourraient accroître le risque d’un atterrissage brutal pour ces économies.

    « L’économie mondiale est confrontée aux effets conjugués de la COVID- 19, de l’inflation et d’un environnement incertain, dans un contexte où les dépenses publiques et les politiques monétaires entrent en territoire inconnu. La hausse des inégalités et les problèmes de sécurité sont particulièrement préjudiciables aux pays en développement » souligne le président du Groupe de la Banque mondiale.

    Le ralentissement de l’économie mondiale s’accompagnera d’une divergence des taux de croissance entre économies avancées et économies en développement. Les économies avancées devraient voir leur taux de croissance fléchir de 5 % en 2021 à 3,8 % en 2022 et 2,3 % en 2023. Bien que leur progression marque le pas, elle sera suffisante pour rétablir les niveaux de production et d’investissement aux tendances observées avant la pandémie.

    Dans les économies émergentes et en développement, en revanche, la croissance devrait reculer de 6,3 % en 2021 à 4,6 % en 2022 et 4,4 % en 2023. D’ici à 2023, les économies avancées auront totalement retrouvé leur niveau de production pré-COVID, tandis que les économies en développement resteront à un rythme inférieur de 4 % à leur tendance pré-COVID. Pour certains, le recul est encore plus important : la production des économies fragiles et touchées par un conflit et celle des petits États insulaires seront inférieures de respectivement 7,5 % et 8,5 % à leur tendance pré-COVID.

    La montée de l’inflation entrave les mesures de politique monétaire. À l’échelle mondiale et dans les économies avancées, l’inflation est à son plus haut niveau depuis 2008. Dans les économies émergentes et en développement, elle a atteint un niveau record depuis 2011. Afin de contenir les pressions inflationnistes, de nombreuses économies émergentes et en développement procèdent au retrait de leurs mesures de soutien à la relance alors même que la reprise est encore loin d’être acquise.

    Comme la COVID-19 a fait monter la dette mondiale totale à son niveau record en 50 ans, la Banque alerte sur les difficultés accrues auxquelles se heurteront les futurs efforts d’allégement de la dette.

    Les fluctuations des prix des produits de base ont été particulièrement intenses au cours des deux dernières années, lorsque les prix des produits de base se sont effondrés avec l’arrivée de la COVID-19, avant de remonter en flèche en 2021 et d’atteindre dans certains cas des niveaux historiques. Les mouvements de balancier sur les marchés des matières premières sont appelés à se poursuivre étant donné l’évolution de la situation macroéconomique mondiale et des facteurs liés à l’offre. L’analyse montre également que l’ampleur des phases de boom depuis les années 70 a en général été plus importante que celle des phases de chute des cours. Ce qui ouvre des perspectives considérables de croissance plus soutenue et durable dans les pays exportateurs de matières premières, à condition d’adopter des politiques rigoureuses en période de hausse des prix pour tirer parti de cette manne.

    David Malpass, président du groupe de la Banque mondiale

    La pandémie a creusé les inégalités de revenus et a exacerbé les inégalités en matière de disponibilité des vaccins, de croissance économique, d’accès à l’éducation et aux soins de santé, de pertes d’emplois et de revenus, les femmes et les travailleurs peu qualifiés et informels ayant été plus durement touchés. Cette montée des inégalités pourrait laisser des séquelles durables : les pertes de capital humain causées par les perturbations dans l’éducation, notamment, peuvent se répercuter sur plusieurs générations.

    Asie de l’Est et Pacifique : La croissance devrait ralentir à 5,1 % en 2022 avant de remonter faiblement à 5,2 % en 2023.

    Europe et Asie centrale : La croissance devrait ralentir à 3 % en 2022 et 2,9 % en 2023.

    Amérique latine et Caraïbes : La croissance devrait marquer le pas à 2,6 % en 2022 avant de remonter légèrement à 2,7 % en 2023.

    Moyen-Orient et Afrique du Nord : La croissance devrait s’accélérer à 4,4 % en 2022 avant de ralentir à 3,4 % en 2023.

    Asie du Sud : La croissance devrait s’accélérer à 7,6 % en 2022, puis retomber à 6 % en 2023.

    Afrique subsaharienne : La croissance devrait s’accélérer légèrement pour ressortir à 3,6 % en 2022 et 3,8 % en 2023.

    (source : Banque mondiale)

  • Dois-je rester ou partir ? Les expatriés sont mitigés !

    Dois-je rester ou partir ? Les expatriés sont mitigés !

    Avec les problèmes liés au Brexit et à la pandémie de Covid-19, de nombreux Français du Royaume-Uni se sont posé la question d’un éventuel départ du pays.

    Le consul de France à Londres, Guillaume Bazard, nous déclarait en novembre 2021 que 140 000 Français sont inscrits au consulat. Seulement, ce nombre ne représente pas 100% de la communauté française car ils sont 210 000 à avoir “obtenu un statut, sans compter les Franco-Britanniques qui n’ont pas besoin du sésame”. Il estime ainsi, que les bi-nationaux sont de l’ordre de 250 000 environ.

    En ces temps d’incertitudes liées au Brexit, à la pandémie et aux tensions franco- britanniques, la question se pose : les Français du Royaume-Uni souhaitent-ils quitter le pays et pourquoi ?

    Le dilemme

    Ric, basé à Brighton, est dans une situation délicate. S’il aimerait retrouver sa patrie d’origine, il pense à ses enfants et petits-enfants qui sont éloignés de la culture française et ne viendront pas s’installer en France. Il ne sait pas quelle décision prendre.

    “J’ai deux enfants bi-nationaux, mais qui sont totalement british et ne parlent pas un mot de français. J’ai deux petits-enfants aussi et ne je veux pas m’éloigner d’eux. Puis je me suis remarié et même si ma nouvelle femme voulait également venir en France, je suis face à un dilemme.”

    “La France est loin d’être une référence de qualité.”

    A contrario, pour Damien la réponse est claire et nette : non il ne rentrera pas. Détenteur du settled status et également installé dans la ville au sud de Londres, il s’y sent très bien et ne troquera pas sa vie britannique pour traverser La Manche.

    “Revenir en France ? Pour quoi faire si ce n’est être jugé… Je vois déjà les contrats de travail à répétition et les refus à l’embauche car je n’ai “pas assez d’expérience ou ne suis pas assez qualifié”. À mes yeux la France est loin d’être une référence de qualité.”

    La ville balnéaire de Brighton au sud de Londres en Angleterre

    “Je reste ici car deux de mes enfants y vivent.”

    De son côté Liliane est nostalgique. Dans la ville balnéaire anglaise, elle s’ennuie de la culture française et de sa langue maternelle, mais reste car deux de ses enfants y vivent. Aussi, elle regrette le climat sec et chaud du Sud de la France.

    “Ici, le temps est pluvieux et désagréable en hiver. J’apprécierais habiter dans le Sud de la France pour son climat et pour retrouver le français.”

    Elle semble lassée du tempérament introverti des Anglais adultes mais apprécie leur côté “relax” qui se démarque du caractère “souvent arrogant et désagréable” des Français.

    Finalement, malgré les problèmes post-Brexit et liés à la crise sanitaire, les Français se sentent bien en Grande-Bretagne et comptent y rester.

  • La Belgique impose les fonctionnaires français ayant la double nationalité

    La Belgique impose les fonctionnaires français ayant la double nationalité

    Les Franco-Belges travaillant en France pour l’Etat, une collectivité locale ou une administration (hôpitaux, Education Nationale, etc.) ont eu une surprise lors de la réception de leur « extrait de rôle » (avis d’imposition belge). Alors que depuis 1964 le chemin était bien balisé, la cour de cassation belge, en novembre 2020, a remis en cause le traitement fiscal des fonctionnaires français ayant la double nationalité et résidant dans le Royaume. Ni une ni deux, le fisc belge a appliqué la décision de justice dès l’exercice 2021 mais sans en informer la France ou les personnes concernées.

    Une convention fiscale remise en cause

    Alors qu’une nouvelle convention fiscale a été signée en 2021 pour une application en 2023, celle en vigueur depuis 1964 est donc nouvellement interprétée depuis quelques mois ! En effet, l’article 10.1 de la Convention fiscale franco-belge prévoit que les rémunérations allouées sous forme de traitements, salaires, appointements, soldes et pensions par l’un des Etats contractants ou par une personne morale de droit public de cet Etat ne se livrant pas à une activité industrielle ou commerciale, sont imposables exclusivement dans ledit Etat. Elle protège donc les nationaux français d’une imposition belge. Par contre, dans le même article à l’alinéa 3, il est précisé que si un Belge est employé par la France en Belgique, c’est bien la Belgique qui sera compétente fiscalement.

    Pour ceux disposant d’une seule nationalité, le texte est limpide. Pour les Franco-Belges, un accord négocié entre les autorités belges et françaises en 2009 indique que comme par le passé, les rémunérations versées à ceux-ci restent couvertes par l’article 10 pour les « résidents d’un Etat possédant la nationalité de cet Etat tout en possédant la nationalité de l’Etat débiteur« .

    Un arrêt de la Cour de cassation surinterprété ?

    Le 17 septembre 2020, la Cour de cassation de Belgique, sous sollicitation des services fiscaux belges, a fait exploser l’accord de 2009. En effet, elle a considéré qu’il « résulte clairement de ces termes que les autorités belges et françaises considèrent que, dans l’esprit de la convention, la disposition de l’article 10, § 3, n’est pas applicable lorsque le contribuable possède la nationalité des deux États contractants et qu’elles admettent que telle a été leur interprétation antérieure ».

    La Cour va donc confirmer sa propre interprétation en indiquant dans son arrêt que « l’accord pris en exécution de l’article 24 de cette convention et publié au Moniteur belge du 9 novembre 2009 est dépourvu de force obligatoire et que les tribunaux ne peuvent l’appliquer. » Le tribunal laisse donc le champ libre à l’imposition en Belgique. Ce que font donc les services fiscaux !

    C’est ainsi que ces fonctionnaires franco-belges ont reçu un avis d’imposition belge (salé, l’imposition en Belgique, malgré le mythe présent en France, est bien plus élevée que dans l’hexagone) en plus de celui émis par la France qui n’a pas été avertie de la décision belge.

    Mobilisation chez les Français de Belgique

    Evidemment, après avoir encaissé le choc, les Franco-Belges se sont mobilisés. Dans leur malheur, ils ont la chance d’avoir un groupe Facebook dédié à la fiscalité des expatriés, bien structuré et piloté par 3 Français de Belgique : Julien Kounowski, Pierre-Antoine Mathieu et Nicolas Mariage, totalement engagés.

    Ces derniers appellent les autorités belges à faire preuve de compréhension et à suspendre le recouvrement de l’impôt belge, le temps que les deux autorités fiscales, française et belge, s’accordent. Il parait difficile au cœur de l’Europe de laisser prospérer une situation de double imposition avec comme effet « jusqu’à + de 50% d’imposition sur leur revenu français au final » comme l’indique le groupe.

    Une mobilisation qui est aussi relayée par le monde politique. On aurait pu attendre le député du Benelux Pieyre-Alexandre Anglade (LREM) sur ce sujet, mais non le salut est venu de l’élue socialiste de la circonscription consulaire, Cécilia Gondard. Elle est aussi élue à l’Assemblée des Français de l’étranger et participe aux travaux de la cellule « Fiscalité » de l’instance.

    Cecilia Gondard
    Cécilia Gondard

    « Après les « recrutés locaux » ou « contractuels » d’établissements publics ou quasi publics, ce sont maintenant les fonctionnaires franco-belges transfrontaliers qui sont concernés ! Je remercie les membres du groupe des Non-résidents contribuables en France qui m’ont alertée : j’ai immédiatement déposé une question au gouvernement via l’Assemblée des Français de l’Etranger. Cela s’ajoute à la récente signature de la nouvelle convention fiscale bilatérale franco-belge qui entérine les problèmes plus qu’elle ne les règle: aucune amélioration sur le lieu d’imposition des retraites, aucune prise en compte des mutations du travail de long terme impulsées par la crise de la Covid (télétravail), aucun changement sur l’imposition des retraites françaises en Belgique (…) Voilà un quinquennat de perdu pour les non-résidents contribuables au Benelux – 5 ans à allumer des contre-feux sur des tentatives de réformes malheureuses.« 

    Cécilia Gondard – Elue PS au Conseil Consulaire en Belgique et à l’Assemblée des Français de l’étranger pour le Benelux

    Quelle solution ?

    A ce jour, que ce soit du côté belge ou français, les autorités n’ont pas réagi. Les contribuables concernés sont donc seuls face au rouleur compresseur des autorités fiscales. Certains ont alors décidé de prendre les chemin de travers, à contrecœur, ils ont simplement fait rayer leur nom du registre national belge (un système de fichage de la population en Belgique, totalement illégal en France) en indiquant qu’ils avaient quitté le territoire belge. Une décision qui complique leur quotidien, car ils n’ont plus accès aux banques, assurances et autres services belges, ils sont obligés de souscrire à l’ensemble des prestations sociales, bancaires et autres en France. Ils restent, cependant, sur le territoire belge en toute légalité comme pour tout Européen mais en « mode dégradé ».

    On le voit, la décision belge a des conséquences majeures pour nos compatriotes expatriés en Belgique et qui dans un souci d’intégration avaient demandé la nationalité belge, facilement accessible à des Français résidant en Belgique depuis au moins 5 ans. Le salut viendra-t-il de la nouvelle convention fiscale ? On peut en douter, car elle reprend quasiment mot pour mot les dispositions de celle en vigueur depuis 1964, et au mieux elle sera applicable en 2023.

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