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  • Pour les fêtes, rentrer ou ne pas rentrer en France ?

    Pour les fêtes, rentrer ou ne pas rentrer en France ?

    Telle est la question !

    Décembre, mois chéri par certains et honni par d’autres. Un mois délicat pour tous ceux qui vivent à l’étranger. Car oui, la période des fêtes est un moment d’attentes affectives, d’injonctions au bonheur. Tout prend une ampleur parfois démesurée. Pour celles et ceux qui habitent loin de la mère patrie, Noël ou pas, les enjeux sont amplifiés. Les fêtes sont un point d’orgue émotionnel. Petite mise en perspective salutaire et peut-être même inconfortable. Alors rentrer ou ne pas rentrer en France ?

    Cela peut commencer insidieusement par un imperceptible froissement dans la voix au téléphone quand, quelques mois en avance, on aura osé enfin évoquer notre envie de ne pas ‘rentrer’ pour les fêtes cette année. Un silence surgit, c’est l’incompréhension. Maman, Beau-Papa, notre cousine, notre frère adoré ou nos amis de toujours ne comprennent pas. ‘ Tu ne peux pas nous faire ça !’ Le couperet est tombé.  Ce pourrait être au sujet des parents (qui se font de plus en plus vieux), de Mamie qui n’attend que nous, des jumeaux qui ont déjà trois ans, des copains de fiesta qui nous ont déjà inclus dans l’organisation du prochain réveillon.

    Sortir du convenu, choisir ce qui fait sens pour nous 

    Qu’on soit en expatriation, immigrés au Québec ou en vadrouille pour le travail, bref quelle que soit notre situation de vie à l’étranger, vient toujours ce moment où on décide de rester sur notre nouveau territoire pour les fêtes. Une étape importante. Nos motivations se révèlent multiples, mais importantes à écouter. Il peut s’agir du manque de vacances (par exemple en Amérique du Nord, les congés payés sont bien moindres qu’en France), de la fatigue, du défi financier (les billets d’avion peuvent s’avérer un réel gouffre financier). Certains ont envie simplement d’échapper au marathon des fêtes dans les familles respectives ! Haro sur les susceptibilités à gérer pour ne froisser personne, les repas qui se succèdent comme la fatigue et les dépenses. Mais parfois, on a juste envie de vivre cette nouvelle aventure, de profiter de ce que ce pays étranger a à nous offrir comme expérience, à notre rythme. 

    Alexandre, Dominique et leurs enfants, au Québec depuis 6 ans, ont rapidement décidé que la qualité de leur intégration impliquait de rester pendant la période des fêtes pour vivre ‘comme des Québécois’ ce temps festif de l’année. Famille et amis sont bienvenus, mais la petite famille reste pour vivre à fond les sports d’hiver, la féérie de l’hiver blanc et de nouvelles traditions qu’ils ont mixées entre la crèche provençale et potlucks avec les voisins anglophones, le ‘carolling’ et la bûche aux marrons. 

    Alors comment esquiver élégamment ?

    Prévenir, bien à l’avance, pour que nos proches, famille et amis, puissent accuser le coup sans trop de déception. Évoquer les fêtes quelques mois avant, en été par exemple, laisse ainsi à chacun le temps de faire son deuil et de trouver d’autres projets communs à imaginer. On peut également aborder cette envie de rester à l’étranger pour les fêtes et d’un même souffle proposer de revenir en France à un autre moment de l’année, plus adéquat pour nous (moins cher, plus tranquillement, plus longtemps). Ainsi on prend en compte nos besoins, nos désirs… et ceux de nos proches. 

    Thomas, au Vietnam pour un contrat de trois ans, a dans la foulée de son départ, prévenu ses proches, qu’il avait l’intention de tirer parti de son emplacement stratégique géographique, pour rayonner en Asie et profiter au maximum de cette aventure sans l’intention de revenir régulièrement en France. Mais, il a choisi un appartement avec une chambres d’amis à dessein, pour recevoir convenablement ses invités qui en sont ravis. 

    Si vous n’allez pas en France, faites venir la France à vous

    Proposer d’accueillir parents ou amis pour visiter votre nouvel environnement peut être également une stratégie gagnant-gagnant. Ainsi, à vous le plaisir du partage de la culture exotique, à eux le décalage horaire et la gestion du voyage ! Mais ainsi vous aurez la chance de pouvoir partager la magie des fêtes ensemble, en les initiant à de nouvelles traditions, fêtes et coutumes locales !

    Caroline, à Francfort pour des raisons professionnelles depuis 5 ans, a invité sa famille dès le premier Noël de sa vie allemande pour goûter aux traditions locales. Depuis, chaque année les membres de sa famille, et parfois des amis, se relayent pour vivre la magie des Noëls germaniques. Et elle rentre en France en été pour profiter des gens, du soleil et de la mer. Chacun y trouve son compte. 

    Bons plans pour dégotter des billets d’avion moins chers !

    Pour trouver des bons plans de billets d’avion, que ce soit de la France (Paris, Bordeaux, Lille, Marseille, Nantes, Nice, Toulouse), Bruxelles, Londres, du Canada (Montréal, Toronto, Vancouver…) ou même quelques villes aux États-Unis (New-York, Miami, LA, Détroit entre autres) découvrez Flytrippers. Ils vous aident à voyager plus, pour moins !

    Vous indiquez votre ville de départ et ils proposent des bons plans selon les meilleures dates possibles. Certes, ce n’est pas toujours à vos dates précises, mais l’offre est actualisée en tout temps et franchement vous devriez trouver votre bonheur pour les fêtes… ou un autre voyage futur.

  • La fusion nucléaire : une énergie d’avenir ?

    La fusion nucléaire : une énergie d’avenir ?

    Des scientifiques américains ont annoncé mardi avoir accompli « une percée scientifique majeure » dans le domaine de la fusion nucléaire, qui pourrait un jour révolutionner la production d’énergie sur Terre.

    Une expérience réalisée la semaine dernière « a produit davantage d’énergie à partir de la fusion que l’énergie des lasers utilisée » pour provoquer la réaction, a expliqué dans un tweet le Laboratoire national Lawrence Livermore (LLNL), qui dépend du ministère de l’Energie américain.

    Regardez le reportage de TV5MONDE

  • L’Europe peut-elle fixer le prix de l’énergie ? 

    L’Europe peut-elle fixer le prix de l’énergie ? 

    Depuis le mois de mars de cette année, les États européens sont confrontés à un choc énergétique lié à la guerre en Ukraine. La fin des importations russes de pétrole, la forte limitation et la disparition prévisible de celles de gaz ont conduit à de fortes hausses provoquant une vague inflationniste d’une ampleur sans précédent depuis les années 1980. 

    Les États européens sont conscients des limites de l’embargo à l’encontre de la Russie, celle-ci ayant la possibilité de vendre son pétrole et son gaz auprès d’autres États. Avec l’appui des États-Unis, ils ont élaboré un système de plafonnement des cours, susceptible de s’appliquer aux pays tiers. Par ailleurs, au sein de l’Union européenne, des États notamment à l’Est étaient favorables à une fixation administrée des prix. 

    Le plafonnement du prix du pétrole russe 

    Le 2 décembre dernier, les États membres de l’Union européenne (UE), du G7 et l’Australie ont décidé la mise en œuvre d’un mécanisme de plafonnement des prix du pétrole russe. Ils se sont engagés à ne pas acheter de pétrole russe au-dessus de 60 dollars le baril (ou 95 % du prix du marché s’il est inférieur à 60 dollars) afin de limiter les revenus de la Russie. En raison de l’embargo à l’encontre de cette dernière, ce plafonnement ne concerne pas l’approvisionnement des pays occidentaux. 

    Ce mécanisme vise à interdire aux entreprises européennes, américaines, britanniques, canadiennes, japonaises et australiennes de fournir les services permettant le transport maritime (fret, assurance, etc.) du pétrole russe dans des pays qui n’appliquent pas l’embargo (Chine, Inde, Brésil par exemple). Cette mesure devrait être efficace car les pays du G7 fournissent les prestations d’assurance de 90 % des cargaisons mondiales. Par ailleurs, la Grèce, ainsi que Malte ou Chypre, sont des acteurs majeurs en matière de fret maritime. Si la Pologne souhaitait un plafond plus bas, la Grèce et le Royaume-Uni ont bataillé pour qu’il soit le plus haut possible. Ces deux États craignent l’apparition de concurrents au sein des pays émergents. 

    Le choix d’un plafond à 60 dollars a été retenu afin d’éviter une déstabilisation du marché du pétrole. En-dessous, la Russie aurait pu avoir intérêt à ne plus exporter ce qui aurait provoqué une forte augmentation des cours. Or l’Allemagne ne souhaitait aucunement une nouvelle hausse des cours de l’énergie qui aurait handicapé son industrie. En revanche, la Pologne, l’Estonie et la Lituanie étaient partisans d’un plafond à 20 dollars afin d’asphyxier financièrement la Russie. 

    Une décote de 15 à 20% pour le pétrole russe

    Cette dernière éprouve des difficultés à vendre son pétrole depuis que l’Europe qui lui achetait 60 % de sa production a décidé de ne plus en importer. La Russie est de ce fait contrainte de consentir à ses clients une décote de 15 à 20 % par rapport au prix de marché. Le plafond à 60 dollars ne change donc pas réellement la donne pour le gouvernement russe. Cette décision est avant tout un moyen pour les Européens de souligner leur unité face à la Russie. 

    Un prix de l’énergie plafonné au sein de l’Union était-il imaginable ? 

    Le plafonnement des prix du pétrole russe aura peu d’incidences sur le prix de l’énergie en Europe qui reste plus élevé qu’avant la guerre en Ukraine. Pour limiter l’effet du coût de l’énergie, la possibilité de fixer à l’échelle européenne le prix du pétrole et du gaz a été avancée. Si elle avait été retenue, cette option défendue par les États les plus exposés aux augmentations des cours de l’énergie aurait permis de préserver le pouvoir d’achat des ménages et la rentabilité des entreprises dans la zone euro. 

    De mars à novembre 2022, le coût des importations énergétiques est passé au sein de la zone euro de 2 à 5,5 % du PIB. Si les gouvernements avaient décidé de plafonner les prix de l’énergie à leur niveau de mars 2022, le coût aurait été de 5 points de PIB. Ce plafonnement avait été avancé pour l’approvisionnement énergétique des États dépendants de la Russie qui ne disposent pas de la surface financière suffisante pour compenser les effets de la hausse des prix (Pays d’Europe de l’Est essentiellement, l’Italie). Cette solution de fixation des prix comporte plusieurs inconvénients. Elle pourrait inciter les acteurs des marchés énergétiques à augmenter leurs prix. Si elle limite la diffusion de l’inflation, cette politique s’assimile à un soutien aux énergies carbonées et ralentirait la transition énergétique. Elle aurait surtout accru le montant des dépenses publiques. Elle aurait ainsi contraint les États à augmenter les prélèvements obligatoires ou leur niveau d’endettement, déjà jugé excessif. 

    Les États essaient plutôt de restreindre l’ampleur des mesures de soutien en réduisant le coût des boucliers tarifaires et des ristournes au profit de mesures plus ciblées à destination des ménages à revenus modestes. Le seul moyen pour les États européens d’instituer un prix de l’énergie commun aurait été de financer ce dispositif par un emprunt communautaire. Or, sur ce sujet, aucun consensus ne s’est pour le moment dégagé.

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 15.12.22

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 15.12.22

    Bonjour à tous, on ouvre cette édition dédiée aux Français de l’étranger avec la qualification de notre équipe nationale pour la finale, on évoquera aussi la taxe carbone aux frontières de l’UE et Taste France à Hong-Kong. 

    En route pour la 3ème étoile 

    Après une victoire, pas si évidente, face au Maroc, les Bleus continuent leur route pour remporter la coupe du monde. Dernière étape la finale ce dimanche à 16h (heure de Paris) face à l’Argentine. Kylian Mbappé va être confronté à son coéquipier au PSG, Messi ! Un duel inédit qui on l’espère portera chance à notre équipe. En tout cas, la France entière comme les Français de l’étranger sont derrière eux ! 

    Les Etats de l’UE trouvent un accord pour la taxe carbone 

    Elle sera appliquée à toutes les importations dont le processus de production serait trop polluant. La Chine, l’Inde et d’autres pays sont visés ! L’objectif est de renchérir le prix des produits fabriqués avec une lourde émission de CO2 afin de rendre nos industries, confrontées à des normes environnementales de plus en plus lourdes et onéreuses, plus compétitives sur le marché intérieur. Une nouvelle bonne raison d’acheter français ou européen ! 

    A truck transports coal at a coal-fired power plant in Shenyang, Liaoning province, China September 29, 2021. REUTERS/Tingshu Wang

    Le marché de Noël français à Hong-Kong 

    On termine ce flash sur l’événement organisé par « Taste France » au coeur de la perle de l’Orient les 17 et 18 décembre. Taste France, une marque lancée en 2020 par le ministère français de l’Agriculture et de l’Alimentation, représente l’art de vivre à la française de par le monde. A travers ce marché de Noël c’est l’occasion de faire rayonner notre artisanat et nos produits gastronomiques à la porte de la Chine. Si vous êtes dans le secteur, n’hésitez pas à y aller, une belle expérience y sera à la clé ! 

    Taste France
    Taste France

    C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour la dernière édition de la semaine ! 

    Ecoutez le flash des Français de l’étranger

  • Taxe carbone aux frontières : l’UE conclut un accord historique

    Taxe carbone aux frontières : l’UE conclut un accord historique

    Mardi 13 décembre, les négociateurs de l’UE sont parvenus à un accord ouvrant la voie à la mise en place d’une taxe sur les produits à forte intensité de carbone entrant sur le marché européen, une première mondiale.

    Le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) reflétera le prix du carbone pratiqué dans l’UE, protégeant ainsi l’industrie européenne contre les produits moins chers et plus polluants qui pourraient être importés de l’étranger.

    Il s’appliquera initialement aux importations de fer et d’acier, de ciment, d’aluminium, d’engrais et d’électricité, ainsi que d’hydrogène.

    L’accord a été conclu le lendemain de l’annonce par le G7, le groupe des nations industrialisées, de la création d’un « club climatique international », destiné à favoriser une industrie plus respectueuse de l’environnement.

    « Pour la première fois, nous allons garantir un traitement équitable à nos entreprises, qui paient une taxe carbone en Europe, et à leurs concurrents étrangers, qui n’en paient pas », a déclaré le président de la commission de l’Environnement du Parlement européen (ENVI), Pascal Canfin.

    « C’est une étape majeure qui nous permettra d’en faire davantage pour le climat tout en protégeant nos entreprises et nos emplois », a-t-il ajouté dans un communiqué.

    « Le MACF constituera un pilier essentiel des politiques climatiques européennes. C’est l’un des seuls mécanismes dont nous disposons pour inciter nos partenaires commerciaux à décarboner leur industrie manufacturière », a déclaré le négociateur principal du Parlement européen sur la question, Mohammed Chahim.

    Un champ d’application étendu à l’hydrogène

    Le ministre tchèque de l’Industrie et du Commerce, Jozef Síkela, qui a mené les négociations au nom des 27 États membres de l’UE, a également salué l’accord comme étant un élément clé de l’action climatique européenne.

    « Ce mécanisme favorise l’importation dans l’UE, par des entreprises non européennes, de biens qui respectent les normes climatiques élevées applicables dans les 27 États membres de l’UE », a-t-il déclaré.

    « Cela garantira un traitement équilibré de ces importations et a pour but d’encourager nos partenaires internationaux à s’associer aux efforts de l’UE en matière de climat », a-t-il poursuivi.

    La taxe sera lancée le 1er octobre 2023 pour une période d’essai qui n’impose que des obligations de déclaration sur les importations de marchandises couvertes par le régime. À l’issue de cette période de transition, la taxe entrera complètement en vigueur.

    La date de la fin de la phase d’essai n’a toutefois pas encore été décidée et sera discutée lors de nouvelles négociations à la fin de la semaine.

    La taxe couvrira les importations de fer et d’acier, de ciment, d’aluminium, d’engrais et d’électricité, conformément à la proposition initiale de la Commission européenne présentée en juillet 2021. À la suite de l’accord de mardi, elle couvrira également l’hydrogène, les émissions indirectes sous certaines conditions ainsi que certains produits en aval.

    Les entreprises qui importent ces produits dans l’UE seront tenues d’acheter des certificats afin de couvrir les émissions de carbone qu’ils contiennent, à moins qu’elles ne soient en mesure de prouver que ces émissions ont déjà été prises en compte par la législation en matière de climat du pays producteur.

    À terme, cette taxe remplacera les quotas très critiqués dont bénéficient actuellement les industries européennes dans le cadre du marché européen du carbone, le système d’échange de quotas d’émission (SEQE).

    « Il s’agit d’une alternative à nos mesures actuelles relatives aux fuites de carbone, qui nous permettra d’appliquer le principe du pollueur-payeur à notre propre industrie », a indiqué M. Chahim.

    Produits en aval

    Au cours des négociations, le Parlement européen a fait pression pour élargir le nombre de secteurs couverts par la taxe au-delà de ce qu’avait suggéré l’exécutif européen en 2021.

    Les eurodéputés ont ainsi obtenu l’inclusion de l’hydrogène, qui est principalement produit à partir de charbon dans des pays non membres de l’UE. Cette décision fait suite à la publication en novembre d’un document de la Commission évaluant la possibilité d’inclure davantage de secteurs.

    Le document indique que, bien que les importations d’hydrogène soient actuellement assez faibles, elles devraient augmenter dans les années à venir. « L’introduction de l’hydrogène semble moins complexe que l’inclusion d’autres secteurs dont l’extension est envisagée », est-il également précisé.

    Le Parlement européen a en outre réussi à inclure les produits transformés, tels que les vis et les boulons ainsi que les articles similaires fabriqués à partir de fer ou d’acier.

    D’autres produits en aval pourraient être ajoutés à la suite d’un examen effectué avant la fin de la période de transition. L’inclusion des produits chimiques organiques et des matières plastiques sera également évaluée avant la fin de la période de transition.

    Parallèlement, le Parlement européen désirait inclure les émissions indirectes — à savoir celles causées par la production de l’énergie nécessaire au processus de fabrication.

    Cette question s’est avérée être un point de friction majeur lors de la négociation finale qui a duré 10 heures. Finalement, les émissions indirectes seront incluses « dans certaines circonstances », et des travaux supplémentaires seront nécessaires pour finaliser les détails.

    Exportations et date d’entrée en vigueur

    Deux des principaux éléments de la taxe restent indéterminés. Il s’agit du calendrier d’entrée en vigueur de la taxe et de la question de savoir si les exportations de l’UE, qui ne seront pas protégées par la taxe aux frontières, seront compensées.

    Ces deux points seront discutés lors d’un cycle de négociations « géant » qui aura lieu plus tard cette semaine dans le cadre des discussions sur la réforme du marché européen du carbone.

    « J’ai bon espoir que, d’ici ce week-end, la situation sera au point pour ce mécanisme », a déclaré Nicu Ștefănuță, eurodéputé roumain qui a négocié au nom du groupe centriste Renew Europe au Parlement européen.

    « Le MACF change la donne pour l’UE en matière de commerce durable et aura un effet positif dans notre objectif de respecter l’objectif de l’Accord de Paris », a-t-il ajouté.

    Parallèlement, l’industrie fait pression pour une suppression progressive des quotas gratuits et du soutien aux exportations. Elle prévient en effet que sans cela, la taxe ne pourra pas empêcher les entreprises de se délocaliser hors de l’UE.

    « Un MACF robuste qui aide l’industrie à être compétitive implique une transition progressive des quotas gratuits vers une certification complète du MACF », a déclaré AEGIS Europe, un groupe industriel réunissant plus de 20 associations manufacturières européennes.

    « Cela nécessite également une solution d’exportation viable et justifiable au niveau de l’OMC et un régime anti-contournement très sophistiqué et solide », a-t-il ajouté.

    A truck transports coal at a coal-fired power plant in Shenyang, Liaoning province, China September 29, 2021. REUTERS/Tingshu Wang

    Réactions des ONG

    Les militants ont salué la décision d’étendre le MACF à l’hydrogène et à certains produits en aval.

    Ils ont toutefois dénoncé l’incapacité de l’UE à se mettre d’accord sur l’utilisation des revenus générés par la vente des certificats MACF pour financer des actions climatiques en dehors de l’Europe.

    « Les Européens sont responsables de deux fois plus d’émissions de carbone que la moitié la plus pauvre de la planète. Pourtant, l’UE vient d’accepter de renvoyer la balle à ceux qui sont les moins responsables en les forçant à payer une taxe aux frontières alors qu’ils sont les plus durement touchés par la crise climatique », a commenté Chiara Putaturo, experte en fiscalité à Oxfam UE.

    « L’UE et les pays de l’UE doivent augmenter les fonds de financement pour le climat, surtout maintenant que les pays pauvres vont devoir supporter le coût de la taxe carbone aux frontières. »

  • Noël 2022 : les cadeaux à ramener de France

    Noël 2022 : les cadeaux à ramener de France

    Avec Skiptax, l’application de détaxe, homologuée par les douanes françaises, nous avons fait une sélection de cadeaux à ramener de France pour se gâter ou penser à sa famille, ses amis et collègues. Tradition et innovation seront au rendez-vous ! Pour ceux qui résident hors de l’Union européenne et qui sont donc éligibles à la détaxe, on vous indique aussi les économies que vous pourrez faire simplement avec l’application de détaxe, Skiptax !

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    Des produits de beauté

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    Maillot FFF – 2 étoiles voire 3 étoiles

    Cet hiver, ce n’est pas coutume, sera marqué par la Coupe du monde de football, notre équipe a déjà réalisé un formidable parcours. Demi-finale, finale, vainqueur, quel que soit le résultat, il y a de quoi être fier des Bleus. Alors affichez-le avec un maillot de la Fédération Français de Football. Et qui sait, vous serez peut-être parmi les premiers à en ramener un avec 3 étoiles ! Allez les Bleus !

    En boutique, dès 25€ TTC soit 20 € avec l’application Skiptax !

    Guillotine à saucisson Laguiole

    Fabriquée de manière artisanale, la trancheuse à saucisson Laguiole est d’une grande robustesse, conçue pour durer dans le temps.

    Le bois de hêtre, non traité, est antiseptique de nature, il provient de forêts européennes labellisées à gestion durable.

    Cette guillotine à saucisson haut de gamme est conçue en France, elle est ajustée individuellement par un artisan qualifié pour garantir une excellente précision et une extrême facilité d’utilisation.

    Elle dispose de patins antidérapants pour assurer une bonne stabilité lors de la découpe. La poignée ergonomique offre une bonne prise en main, l’enclume crantée permet de bien maintenir le saucisson vers la lame.

    Equipée d’une lame en acier inoxydable trempé, affûtée rasoir, elle tranche avec facilité sans exercer de pression. Elle ne nécessite pas de ré-affûtage, seulement un passage au fusil à aiguiser si nécessaire.

    Le nettoyage est très simple, il vous suffit de laver la guillotine à l’eau avec une éponge.

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    Un foulard français

    Le saviez-vous ? Les pays étrangers nous envient beaucoup nos foulards. Alors pourquoi ne pas en offrir un ? A Paris, il y en pour tous les budgets, pour toutes les matières et de toutes les formes possibles. Cet accessoire de mode vous tiendra chaud pendant l’hiver tout en vous donnant ce chic parisien que tout le monde envie. La marque Longchamp est particulièrement appréciée pour ses foulards.

    Au sein d’une des 100 boutiques présentes en France, un large choix vous sera proposé de 65 € à 235 € TTC soit de 52 € à 188 € avec l’application Skiptax !

    Un coffret de flûte, car la France, c’est aussi le champagne !

    La cristallerie Baccarat est une illustre manufacture de cristal, célèbre pour la qualité de sa production.

    Alliant finesse et élégance, cette flûte à champagne Dom Pérignon est le présent idéal pour votre proche à l’étranger. Dotée d’un bord particulièrement fin, d’une hauteur de 23 cm et de 15 cl de contenance, cette flûte à champagne est à elle seule la vitrine du savoir-faire des souffleurs de verre.

    Affichée à un prix de 240€, vous pouvez commander la flûte Dom Pérignon au prix de 240 € TTC soit 192 € avec l’application Skiptax !

    Un sac-à-main Louis Vuitton

    Ceux qui ont un plus gros budget pourront se rendre sur l’avenue des Champs-Elysées ou sur la Croisette dans une des magnifiques boutiques Louis Vuitton. La plus célèbre maroquinerie française ouvre ses portes à quelques millions de visiteurs, et ce à juste titre. Ses sacs et ses malles sont connus dans le monde entier. Reproduit mais jamais égalé, c’est l’un des meilleurs cadeaux parisiens que vous pourrez offrir à un proche.

    A partir de 800 € TTC soit 640 € avec l’application Skiptax !

    BR 03 Patrouille de France

    L’histoire de Bell & Ross commence en 1992. La maison horlogère française se rapproche d’une société allemande, Sinn, spécialisée dans la fabrication d’instruments de bord aéronautiques.

    Au-delà d’un projet, c’est une mission à laquelle Bell & Ross s’attelle : inventer, concevoir et réaliser des garde-temps exclusifs et utilitaires, destinés aux professionnels de l’extrême.

    En combinant l’expertise de Sinn et la tradition horlogère suisse, Bell & Ross fait naître des instruments de mesure du temps emblématiques aux performances absolues.

    La réputation de Bell & Ross s’est construite sur 4 principes fondamentaux : la lisibilité, l’étanchéité, la fonctionnalité et la précision de ses garde-temps. Ils témoignent d’un savoir-faire horloger unique en satisfaisant aux exigences d’un cahier des charges militaire, des plus strict.

    La marque a été sélectionnée par l’armée de l’Air et de l’Espace pour devenir partenaire horloger officiel de la patrouille de France. La patrouille de France est la patrouille acrobatique professionnelle de l’armée de l’Air et de l’Espace, créée en 1953.

    Une montre disponible en 3 modèles à partir de 4900 € TTC soit 3920 € avec l’application Skiptax !

  • Taste France : la magie de Noël à Hong Kong

    Taste France : la magie de Noël à Hong Kong

    Les 17 et 18 décembre, les visiteurs du marché pourront profiter des animations et découvrir les produits d’origine française au cœur de la ville, à l’Asia Society Hong Kong Center à Admiralty.

    « Après la situation mondiale de ces dernières années, nous sommes très heureux de ramener les festivités françaises à Hong Kong », déclare Augustin Missoffe, responsable de la campagne Taste France en Asie de Sopexa. « Cette année, le marché de Noël français vise à renforcer sa position en tant qu’événement mémorable pour les gourmands et les amoureux de l’art de vivre à la française. L’événement vise à cultiver une vitrine de toutes les choses délicieuses et sera conçu comme nos marchés français traditionnels, avec des étals et des mets et vins savoureux. »

    Tout au long des deux jours de l’événement, plusieurs démonstrations auront lieu. Les visiteurs seront invités à découvrir des vins, des boissons non alcoolisées, des fromages, des fruits de mer et plusieurs spécialités. Des activités seront également proposées sur le marché. Une bouffée d’air en pleine crise de la Covid-19 qui s’éternise.

    Ecoutez le podcast avec Julia Iaconelli, en charge de la campagne « Taste France »

    Une ambiance de Noël avec les décorations ou encore les découvertes de produits de qualité, le tout pour se réjouir entre amis et en famille tout en profitant d’une variété d’activités, de confiseries d’antan, de divertissements saisonniers et de collaborations avec des partenaires qui proposeront des produits et des ingrédients français.

    Edition 2020 ©https://www.hongkongmadame.com/

    Taste France, une marque lancée en 2020, par le ministère français de l’Agriculture et de l’Alimentation, représente l’art de vivre à la française à travers le monde.

    Elle vise à permettre à un plus grand nombre de personnes d’expérimenter les aliments et les boissons d’origine française à travers ses événements et ses plateformes et à transmettre l’ensemble des avantages du patrimoine culinaire de la France : un formidable savoir-faire en matière d’agriculture, d’agroalimentaire et de gastronomie, des normes élevées en matière de santé, de sécurité et d’environnement, et le talent de ses entreprises pour l’innovation. 

    Les partenaires de l’événement :

    Chablis Wines – Champagne Henri Giraud – Cheese Club – Evian – Frenchy Toquée – Maison Argaud – Seafood Society – Vines & Terroirs – BÉABA – TV5MONDE – Asia Society

    Informations :

    https://www.tastefrance.com/fr

    Et le lien pour s’inscrire gratuitement à l’événement : 

    https://asiasocietyhk.glueup.com/event/french-christmas-market-67885/

  • L’UE s’accorde enfin sur l’aide à l’Ukraine et l’impôt minimum sur les sociétés

    L’UE s’accorde enfin sur l’aide à l’Ukraine et l’impôt minimum sur les sociétés

    Dans un accord qui prévoit le gel de 6,3 milliards d’euros de fonds européens destinés à la Hongrie, les négociateurs des États membres de l’UE se sont mis d’accord, lundi (12 décembre), sur une aide à l’Ukraine macrofinancière de 18 milliards d’euros ainsi que sur une directive visant à mettre en œuvre un impôt minimum de 15 % sur les grandes sociétés multinationales.

    L’aide macrofinancière à Kiev et la directive sur l’impôt minimum ont été bloquées par le gouvernement hongrois, qui a tenté d’utiliser son droit de veto dans ces deux cas pour exercer une pression sur l’UE afin qu’elle lui verse des fonds européens.

    Les ambassadeurs des États membres de l’UE, qui se sont réunis à Bruxelles, ont décidé de geler 6,3 milliards d’euros du Fonds de cohésion de l’UE destinés à la Hongrie. Ils ont également convenu de donner officiellement le feu vert au plan pour la reprise et la résilience de la Hongrie, doté de plusieurs milliards d’euros, même si cette somme sera toujours bloquée pour le moment.

    « Les États membres de l’UE reconnaissent le travail effectué par les autorités hongroises, mais ont décidé que ces mesures correctives ne répondent pas suffisamment aux violations identifiées de l’État de droit et aux risques que celles-ci présentent pour le budget de l’Union », peut-on lire dans une déclaration des négociateurs des États membres.

    En novembre, la Commission européenne a proposé que 7,5 milliards d’euros du Fonds de cohésion de l’UE destinés à la Hongrie soient gelés en vertu du mécanisme lié à l’État de droit. Selon l’exécutif, les normes en matière d’État de droit et de gouvernance ne sont pas suffisamment rigoureuses pour garantir que l’argent de l’UE ne sera pas utilisé à des fins inappropriées.

    L’aide à l’Ukraine

    La Commission européenne a réaffirmé cette évaluation à la suite de la demande des ministres des États membres de l’UE de disposer d’une évaluation actualisée de la situation au cours de la semaine dernière. Lors de cette même réunion des ministres des Finances, la Hongrie avait toujours opposé son veto.

    Toutefois, samedi dernier (10 décembre), les autres États membres se sont mis d’accord sur la manière dont ils pourraient fournir une aide à l’Ukraine malgré le veto hongrois.

    Par conséquent, cela a conduit le gouvernement hongrois à renoncer à son veto, ce qui signifie que l’UE va bientôt pouvoir commencer à verser les 18 milliards d’euros d’aide macrofinancière à l’Ukraine.

    L’Ukraine a besoin de cette aide de toute urgence, car les caisses du gouvernement ont été vidées par l’effondrement d’une grande partie de l’économie ukrainienne et par les dépenses liées à la guerre. Sans cette aide macrofinancière, le gouvernement ukrainien aurait à choisir entre réduire les services publics, ralentir les efforts de reconstruction ou imprimer sa propre monnaie, avec le risque d’une inflation galopante.

    Impôt minimum sur les sociétés

    Le gouvernement hongrois a également renoncé à opposer son veto à la directive prévoyant un impôt minimum de 15 % sur les sociétés. La Commission européenne avait proposé cette directive il y a environ un an pour mettre en œuvre un accord fiscal international visant à faire barrage à la concurrence fiscale mondiale.

    Tous les États membres de l’UE ont signé l’accord commercial à l’automne 2021, mais la Pologne et la Hongrie ont tenté d’utiliser leur droit de veto pour s’assurer un accès aux fonds européens.

    Si cela semble avoir marché pour le gouvernement polonais, qui a réussi à obtenir l’approbation de son plan pour la reprise et la résilience par les États membres cet été. Cependant, le gouvernement hongrois semble avoir cédé sans obtenir grand-chose.

    Par rapport à ce que la Commission européenne a proposé, la Hongrie n’a accès qu’à environ 1 milliard d’euros supplémentaires du Fonds de cohésion européen dans le cadre de l’accord entre les États membres.

    Par ailleurs, le gouvernement hongrois devait également obtenir rapidement le feu vert pour son plan européen pour la reprise et la résilience. En effet, si Budapest n’avait pas obtenu cette approbation avant la fin de l’année, elle aurait perdu 70 % des subventions du plan de relance pour l’Europe introduit pour faire face aux conséquences de la pandémie dans l’UE.

    Toutefois, même avec le feu vert obtenu lundi, les versements seront conditionnés à la réalisation d’une série de réformes de l’État de droit dans le pays.

  • Quelle stratégie de rechange pour la zone euro ? 

    Quelle stratégie de rechange pour la zone euro ? 

    La stratégie économique de la zone euro reposait, ces dernières années, sur une croissance des exportations à forte valeur ajoutée accompagnée du maintien d’un niveau élevé de la consommation dans un environnement d’énergie à bas prix. Cette stratégie est compromise aujourd’hui, par le ralentissement du commerce mondial et par la forte hausse du prix de l’énergie en Europe.

    Les exportations de la zone euro ont augmenté plus rapidement que la croissance du commerce mondial

    La montée en gamme des exportations européennes est entravée par le recul constant des gains de productivité. Le vieillissement démographique devrait, de son côté, peser sur la demande intérieure, les seniors ayant tendance à moins consommer que les jeunes actifs avec des enfants. Les exportations de la zone euro ont augmenté de 120 % depuis 2002, soit plus rapidement que la croissance du commerce mondial. Cette progression a été réalisée par l’Allemagne, les États d’Europe du Nord et dans les dernières années avant la crise en Ukraine par l’Italie. La France fait figure d’exception avec des exportations qui ont augmenté moins vite que celles de l’économie mondiale.

    Au sein de la zone euro, les exportations représentaient 30 % du PIB en 2021, contre 18 % en 2002. Depuis trois ans, la croissance et le poids des exportations européennes stagnent sous le double effet de la pandémie et de la guerre en Ukraine. La production industrielle européenne est à la peine depuis plusieurs années. Si elle avait crû de 20 % entre 2002 et 2007, elle n’avait jamais effacé les stigmates de la crise financière. En 2022, elle était 8 % en-dessous de niveau de 2007 et 2 % en-dessous de 2019. 

    Confrontée à des prix de l’énergie qui ont pu être multipliés par six pour le gaz et l’électricité depuis le début de l’année 2022, elle est également menacée par d’éventuelles pénuries.

    L’industrie à la peine 

    Le ralentissement du commerce international et l’affaiblissement de la croissance chinoise pénalisent les exportations, notamment allemandes. Or, l’Europe ne peut guère compter sur la demande interne pour compenser l’atonie des exportations. La population active est en diminution constante depuis 2012 au sein de la zone euro, ce qui pèse sur la croissance potentielle. Cette tendance est accentuée par la stagnation de la productivité du travail.

    Un manque de productivité et de recherche 

    Pour contrecarrer la dégradation des termes des échanges provoquée par la ponction énergétique et le ralentissement de la demande tant externe qu’interne, la zone euro doit changer de stratégie économique. Les entreprises doivent avant tout monter en gamme en augmentant leurs dépenses d’investissement et en recherche et développement afin de relever le niveau de la productivité. 

    La zone euro ne consacre que 2,2 % de son PIB à la recherche et développement, contre 3,5 % pour les États-Unis et 3,25 % pour le Japon. Comme les États-Unis, la zone euro doit attirer les étudiants et les salariés étrangers (non européens) qualifiés. 

    L’objectif pour l’Europe et tout particulièrement la zone euro est d’accroître sa croissance potentielle en développant les secteurs d’avenir (décarbonation, digital, santé) et en essayant d’augmenter le nombre d’emplois.

  • Ronan Le Gleut : « une volonté d’unité »

    Ronan Le Gleut : « une volonté d’unité »

    Dimanche 11 décembre, Eric Ciotti a été élu président du parti « Les Républicains ». Nous avons reçu Ronan Le Gleut, sénateur des Français de l’étranger et président de la fédération des Français de l’étranger pour ce parti.

    Ecoutez le podcast avec Ronan Le Gleut

    Ronan Le Gleut
    Ronan Le Gleut

    Une victoire sur le fil

    Le député des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti, a été élu à la présidence du parti Les Républicains, avec près de 33.609 voix soit 53,7 % des suffrages exprimés. Son adversaire, le sénateur de Vendée, Bruno Retailleau, échoue à prendre la tête du parti mais réunit 46,3 % des votes. Un score plus qu’honorable quand certains à droite donnaient Eric Ciotti gagnant dès le premier tour. Cette élection est le symptôme d’une fracture entre deux « droites » qui se creuse au sein du mouvement créé par Nicolas Sarkozy. Les 700 sur 1000 adhérents dans le monde des « Français de l’étranger » ont participé au scrutin.

    Quelques départs

    La victoire d’Eric Ciotti a eu de drôles de conséquences. En effet, plusieurs élus locaux ont annoncé leur départ. Une tendance qui pourrait s’étendre aux conseillers des Français de l’étranger qui sont sollicités par Horizons, le parti d’Edouard Phillipe. A ce sujet, Ronan Le Gleut tient à rappeler à ceux tentés par l’aventure qu’Horizons est totalement incorporé au camps présidentiel.

    « Il faut choisir, soit on est dans le camp présidentiel, soit on est dans l’opposition »

    Ronan Le Gleut, sénateur des Français de l’étranger et président de la fédération des Français de l’étranger

    En métropole, si ces défections restent pour l’instant marginales, elles montrent l’ampleur du défi que doit désormais relever le député des Alpes-Maritimes, jugé trop droitier par ses contempteurs internes.

    Ainsi, le maire d’Epinal, Patrique Nardin, a annoncé quitter le parti, regrettant que « sa famille politique » « se replie sur elle-même et ne parle plus aux Français ». Le maire de Metz, François Grosdidier, a pris lui aussi la tangente.

    Si ces deux maires devraient désormais rester sans étiquette, Laurence Arribagé, la présidente du parti en Haute-Garonne, quitte elle aussi le mouvement pour rejoindre les rangs d’Horizons, le mouvement d’Édouard Philippe…

    « Pendant le mandat d’Emmanuel Macron, les Français de l’étranger ont été soumis aux motifs impérieux, la CSG/CRDS est toujours en place…« 

    Ronan Le Gleut, sénateur des Français de l’étranger et président de la fédération des Français de l’étranger

    En sus, Ronan Le Gleut a tenu à rappeler que « LR » est l’héritier des valeurs gaullistes, que la ligne du parti restera indépendante, qu’il n’y aura pas d’alliance avec Emmanuel Macron ni avec le RN.

    « A l’Assemblée, le RN vote plutôt avec la NUPES »

    Ronan Le Gleut, sénateur des Français de l’étranger et président de la fédération des Français de l’étranger

    Eric Ciotti et les Français de l’étranger

    Enfin avec le sénateur Les Républicains des Français de l’étranger, on évoque aussi le positionnement d’Eric Ciotti sur les Français de l’étranger. Il faut avouer qu’il fut assez discret sur ce thème tout au long de sa carrière ou pendant la campagne.

    Premier point, c’est l’opposition d’Eric Ciotti au maintien de la CSG/CRDS collectée sur les revenus perçus en France par des Français installés hors de l’UE. Second point, c’est le soutien du nouveau président du parti, Les Républicains, à la proposition de loi que porte Ronan Le Gleut, pour la création d’une résidence d’attache. Une disposition, que le camp présidentiel veut aussi mettre en place, sous le terme de résidence de repli et qui aurait, dans les deux cas, de nombreux avantages fiscaux.

    On conclut le podcast en élargissant le champ à la candidature de Laurent Wauquiez à la présidentielle de 2027. Pourquoi, car Eric Ciotti a promis de faire désigner rapidement le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes comme candidat à l’élection reine de la République française. Ronan Le Gleut ne cache pas son enthousiasme et voit déjà Laurent Wauquiez comme prochain président.

    « Laurent Wauquiez a de la famille à l’étranger, il connait parfaitement les problématiques des Français de l’étranger »

    Ronan Le Gleut, sénateur des Français de l’étranger et président de la fédération des Français de l’étranger
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