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  • La Bulgarie envisage d’attaquer en justice le « paquet mobilité » de Macron

    La Bulgarie demandera probablement l’annulation d’une partie du paquet mobilité devant la Cour de justice de l’UE si aucun compromis n’est trouvé sur les questions les plus litigieuses, a déclaré le socialiste Peter Vitanov (S&D), membre de la commission des transports et du tourisme du Parlement européen, à Euractiv Bulgarie.

    Le 24 septembre, la commission des transports du Parlement a donné le feu vert à l’ouverture de négociations avec la Commission européenne et le Conseil sur les règles destinées à réformer le secteur des transports de l’UE. Le trilogue débutera le 1er novembre et sera dirigé par la nouvelle Commission européenne. L’objectif est de parvenir à un compromis sur les règles connues sous le nom de « paquet Macron ».

    La Bulgarie, la Roumanie, la Pologne, la Hongrie, la Lettonie et la Lituanie s’opposent à une partie des changements.

    Le « paquet Macron » introduit de nouvelles règles pour les chauffeurs détachés, notamment un salaire minimum plus élevé et une réglementation de leur séjour dans les hôtels. La question la plus controversée est le retour des camions vides dans leur pays d’origine une fois toutes les quatre semaines. Cela empêcherait les entreprises de transport d’Europe centrale et orientale de fournir leurs services sur le marché de l’Europe occidentale, ce qu’on appelle le « cabotage ».

    Les six pays qui s’opposent à ces changements affirment que l’obligation de restituer les camions vides serait une mesure protectionniste illégale qui affecterait gravement les entreprises de leurs pays respectifs et entraînerait des pertes d’emplois et une émigration économique accrue. Les représentants bulgares comptent parmi les opposants les plus acharnés au paquet contesté. Peter Vitanov a estimé que le gouvernement bulgare et l’industrie du transport local devraient faire des compromis sur certains des changements pour négocier l’annulation des propositions les plus controversées.

    « Le retour du camion vide [dans son pays d’origine] est contraire à un principe fondamental de l’UE – la libre circulation des marchandises et des capitaux », a déclaré Peter Vitanov. Cela signifie que la Bulgarie peut entamer les négociations en vue de trouver un compromis avec la menace d’un procès en suspens. « Il n’y a aucun moyen d’obliger qui que ce soit à aller ailleurs. C’est contraire au marché libre », a ajouté Peter Vitanov.

  • Chirac pour tous

    Son slogan de la campagne victorieuse de 1995 était « La France pour tous ». Tous ceux qui faisaient activement sa campagne n’étaient pas toujours d’accord avec lui. C’était mon cas. Je l’ai toujours soutenu. Ce sont ces paradoxes qu’il faut creuser : se rappeler que ses soutiens étaient disparates, accepter aujourd’hui tant d’éloges de la part de ceux qui le méprisaient, constater qu’il n’a été populaire que lorsqu’il a quitté le pouvoir, car jamais Jacques Chirac n’a fait plus de 20% des voix au premier tour d’une élection présidentielle. Que tous le reconnaissent comme sympathique, aimant les gens, aimant la France, le  plus chaleureux de tous Présidents de la République, masque sa complexité plus que n’explique ses échecs et ses succès.

    Pourquoi faire partie de son équipe sans être d’accord avec lui ? Jacques Chirac n’était pas de mon parti, mais quand j’ai été candidat, il m’a soutenu. A croire qu’il m’aimait bien, j’avais eu la chance de le connaitre à vingt cinq ans. Nous avions un point commun : il aimait la poésie plus qu’on ne l’imagine. Il installait tout de suite un lien personnel, dans un commerce, dans son bureau, tout en ne disant rien.

    On pouvait d’autant plus facilement ne pas être d’accord avec lui  qu’il n’était pas forcément d’accord avec lui-même. Parfois il disait : « Je sais, c’est pas terrible, mais on ne peut pas faire autrement ». C’était pour rassurer, indiquer que l’on ferait autrement plus tard, que la politique n’est que le champ du possible , etc… toutes choses que j’avais du mal à entendre, tant il prétendait incarner le volontarisme … ou la rupture. Beaucoup diront que de tels signaux traduisaient un manque de conviction. C’est vrai. Tout le monde voulait le convaincre, persuadé que « le dernier qui parlera aura raison ». Au fond, il faisait croire qu’il était malléable sans rien changer à ses décisions. D’où la frustration de beaucoup. «Oui, oui, tu as raison.» opinait-il, puis faisait ce qu’il voulait.

    Je l’ai pourtant vu changer d’avis sur des sujets importants, comme Maire de Paris, comme dirigeant politique, comme Président. Ce n’est pas un défaut. Ce fut le cas sur des projets d’urbanisme. Ce fut le cas sur l’Europe. Sur la Constitution. Sur la guerre. Si on regarde sa trajectoire politique, il ne varia pas beaucoup : c’était un pompidolien pragmatique, un technocrate populaire, qui forçait parfois le trait pour prendre le vent.

    La troisième raison pour le soutenir, c’était son humanité, ou sa séduction. Celle d’un tueur aussi, soit. Chaban, Giscard, Barre, Balladur, Garraud, Pasqua, qui croyaient le gouverner, se sont cassés les dents. Il faisait croire à tous qu’il était simple et brutal. Il était souple et habile. Il avait appris le russe et le sanskrit, lisait les poètes japonais, avait découvert les arts premiers, cachait la Bhagavad Gita sous une couverture de bande dessinée au banc du gouvernement quand il était Secrétaire d’Etat : ne pas faire intello, plutôt populo. Quand il parlait avec vous, vous étiez la personne la plus importante du monde. Même pour tromper, il mettait plus que les formes : de la chaleur.

    Je l’ai soutenu sans espoir de victoire : il était à 11% dans les sondages. Je ne me voyais pas le laisser tomber alors qu’il était si bas. J’ai fait campagne pour lui à Paris, dans la Vallée du Rhône, à Marseille, dans la Loire. Je me souviens de ses conseils : « En campagne, quand tu peux boire un verre d’eau, bois, même si tu n’as pas soif. Mais surtout, quand tu peux pisser, va pisser. Tu ne sais pas quand tu en auras à nouveau l’occasion. » Une façon d’aimer Confucius et la Corrèze.

    Jacques Chirac aurait pu être acteur de cinéma, champion sportif, aventurier. C’était une star. Il aurait aimé n’importe quel rôle. Celui dans lequel il fut le moins aimé était celui d’homme politique. Je ne suis pas certain qu’il aimait vraiment le pouvoir. Il ne l’exerça quasiment pas, que par intermittence. D’où les déceptions.

    Le pouvoir, pour lui, c’était les gens, pas les idées. Il aimait aider, agréger, assembler. Par tous les moyens, pour tous. Ce ne fut pas toujours la meilleure politique, mais elle soutient facilement la comparaison avec les suivantes. Ce fut une belle vie, avec son lot de drames personnels et de trahisons publiques, celle d’un homme de parti devenu Président, même s’il aimait les gens plus que le pouvoir – et la paix plus que la puissance.

  • L’économie française patine, la zone euro atone

    L’expansion de l’activité du secteur privé en France est tombée au mois de septembre à son plus bas rythme en quatre mois, selon un indicateur provisoire publié lundi par le cabinet IHS Markit. En zone euro, la croissance du secteur privé est tombée à son plus bas niveau depuis juin 2013. Un article de notre partenaire Euractiv 

    Les mauvaises nouvelles s’accumulent pour l’économie française. Selon les derniers chiffres communiqués par le cabinet Markit ce lundi 23 septembre, l’indice composite du secteur privé est passé de 52,9 en août à 51,3 en septembre, soit son niveau le plus bas depuis quatre mois (lorsque le PMI est supérieur à 50 points, cela signifie que l’activité progresse, tandis qu’elle diminue s’il est inférieur à ce seuil). Pour l’économiste Eliot Kerr, « la croissance économique française a été portée par le secteur des services. Les écarts de performances entre celui-ci et le secteur manufacturier se sont en effet maintenus, les prestataires de services continuant de signaler une hausse de leur activité tandis que la production manufacturière est repartie à la baisse en septembre ».

    En outre, la Banque de France a prévu un fort ralentissement de l’économie en 2019 et 2020 à 1,3 % contre 1,7 % en 2018 et 2,4 % en 2017. Malgré la dégradation de la conjoncture mondiale, « l’économie française se montre assez résistante à la baisse a rappelé l’économiste de BNP Paribas Hélène Baudchon. Derrière cette stabilité de la croissance française, c’est essentiellement la stabilité de la demande intérieure hors stock qui contribue. Trimestre après trimestre, nous observons 0,5 point de contribution positive de cette demande intérieure ».

    La production industrielle souffre

    Le moteur de l’appareil productif est en panne. Les statistiques du cabinet Markit indiquent que l’indice qui mesure la production manufacturière s’est replié en septembre à 49,7 contre 50,7 en août, soit un plus bas de deux mois. Du côté des services, les résultats ne sont pas favorables également. L’indice flash du tertiaire s’est replié à 51,6 contre 53,4 en août, soit un plus bas de quatre mois. Le coup de frein des nouvelles affaires s’explique « notamment par une nouvelle baisse de la demande dans le secteur manufacturier, toutefois compensée par une nouvelle hausse des nouveaux contrats dans le secteur des services », expliquent les économistes. Les difficultés dans le moteur industriel tricolore commencent « à se propager, le secteur des services ayant affiché en septembre sa plus faible expansion depuis mai dernier ».

    L’inquiétant coup de frein de la zone euro

    Les perspectives économiques s’assombrissent sérieusement en zone euro. Selon les derniers chiffres communiqués par la Banque centrale européenne la semaine dernière, la croissance du PIB de la zone monétaire passerait de 1,9 % en 2018 à 1,1 % en 2019 avant de légèrement se redresser en 2020. Les banquiers centraux ont revu à la baisse leurs prévisions pour 2019 et 2020 par rapport à celles de juin dernier.

    De leur côté, les conjoncturistes de Markit notent que « l’expansion économique de la région ayant été freinée par le plus fort repli de la demande (de biens comme de services) depuis plus de six ans. L’accélération de la contraction du secteur manufacturier — qui résulte notamment du plus fort recul de la production depuis 2012 — s’est accompagnée d’un affaiblissement de la croissance du secteur des services ».

    Pour Chris Williamson, chef économiste chez Markit, la situation pourrait vite empirer.

    « Si la situation du secteur manufacturier, qui traverse actuellement sa phase de récession la plus sévère depuis 2012, ne cesse d’empirer, on s’alarmera également de la propagation de ce malaise au reste de l’économie. La croissance du secteur des services a en effet ralenti, affichant l’un de ses plus faibles niveaux depuis 2014 ».

    Les entreprises interrogées « se disent toujours préoccupées par les guerres commerciales et les tensions géopolitiques, notamment le Brexit », est-il expliqué dans le communiqué. Devant le Parlement européen ce lundi, le président de la Banque centrale qui finit son mandat dans quelques semaines a déclaré :

    « Les données récentes et les indicateurs avancés, comme les nouvelles commandes à l’export du secteur manufacturier, ne montrent aucun signe probant d’un rebond de la croissance dans un avenir proche et l’équilibre des risques pesant sur les perspectives de croissance reste orienté à la baisse », a dit Mario Draghi devant la commission des affaires économiques de l’hémicycle. « Plus longtemps durera la faiblesse du secteur manufacturier, plus grand sera le risque de voir les autres pans de l’économie affectés par le ralentissement », a-t-il ajouté.

    La stagnation de l’économie italienne

    L’économie italienne est encore morose. Selon les derniers chiffres diffusés par l’Institut Istat, ce lundi, l’Italie a enregistré l’an passé une croissance de son PIB (Produit intérieur brut) encore plus faible que prévu, à 0,8 %, contre 0,9 % estimée précédemment. Pour 2019, la Commission européenne et le Fonds monétaire international (FMI) tablent sur une croissance économique de l’Italie de 0,1 %. Mais certains experts sont encore plus pessimistes, estimant que la troisième économie de la zone euro pourrait de nouveau tomber en récession.

     L’Allemagne en panne

    La panne du moteur industriel outre-Rhin se prolonge. Les derniers chiffres de Markit indiquent « le premier repli de l’activité globale depuis avril 2013 et le plus fort taux de contraction depuis octobre 2012. Ces tendances reflètent un ralentissement de la croissance de l’activité de services à son plus faible niveau de l’année en cours ainsi que le deuxième plus fort repli de la production manufacturière depuis juin 2009 ». La plus forte exposition du modèle économique allemand aux soubresauts du commerce international et la part de la balance commerciale dans le PIB de la première économie de la zone euro permettent d’expliquer en partie ces difficultés. A Berlin, les débats sur la nécessité d’une relance budgétaire sont ravivés par des craintes de récession. Lors d’une récente présentation de l’ouvrage de « L’économie mondiale en 2020 » au CEPII, la directrice des études économiques au Crédit Agricole, Isabelle Job faisait le point :

    « Guerre commerciale, Brexit, incertitude, rien n’a changé depuis un an. Les Banques centrales ont développé une aversion aux cycles. L’économie européenne ralentit en raison de la guerre commerciale, des incertitudes… que peut faire la banque centrale ? Elle ne peut pas jouer sur ces deux facteurs. […] Est-ce qu’il ne faut pas rééquilibrer le mandat des banques centrales pour assurer plus de stabilité financière ? Les politiques monétaires accommodantes sont du pain béni pour les marchés. Cela pousse aux risques ».

  • Décès de Jacques Chirac: les Français de l’étranger se souviennent

    Le décès de Jacques Chirac n’a pas seulement touché les Français de France mais également ceux de l’étranger. Tour d’horizon.

     « Nous sommes tous orphelins » Député El Guerrab  (LREM – IX Circonscription)

    Pour le député El Guerrab des Français d’Afrique du nord et subsaharienne, que nous avons contacté, Jacques Chirac était une personnalité hors norme. Le député estime qu’il avait « prévenu tout le monde » à l’occasion de la guerre en Irak. Rétrospectivement,  le député le voit comme l’héritier du Général De Gaulle, avec une certaine idée de la France. « Nous sommes tous orphelins » rappelle le député.  Parmi les points importants pour les Français de l’étranger, le non à la guerre en Irak, un instant gaullien selon beaucoup. Une veillée funèbre est prévue aux invalides, et ce alors qu’une école Jacques Chirac est ouverte à Rabat au Maroc.

    Pour Marie-Pierre Labadie, élue consulaire en Suède, beaucoup d’émotion fut exprimée parmi les Français de l’étranger. La presse suédoise a d’ailleurs largement partagé la nouvelle dans des articles globalement élogieux. Les 6 000 Français de Suède se rappellent encore de la venue du Président.

    En Allemagne, Le Conseiller Consulaire M. Grenot nous a fait part de sa grande tristesse, lui qui postait des posters de Jacques Chirac dans sa chambre en 1988. Le Président allemand et la chancelière ont réagit et tous partout dans le monde ont souligné l’engagement international de M. Chirac, notamment pendant la guerre en Irak.

    Parmi les élus des Français de l’étranger, Roland Lescure, député élu en Amérique du nord, à dit que Chirac était une « figure tutélaire de la nation. Le lien entre villes et campagnes, le rempart contre l’extrême droite… en ces temps où la France est souvent divisée, Jacques Chirac nous rappelle notre devoir d’unité. »

    « Toute sa vie Jacques Chirac aura eu la passion de la France. Son discours du Vel d’Hiv et celui devant l’ONU sur l’urgence climatique ont profondément marqué la vie politique de notre pays ».    PA Anglade, député des Français du Benelux

    Citons aussi la liste Renaissance qui reprend les mots de Jacques Chirac : « La France doit affirmer l’exigence d’une Europe puissance, d’une Europe politique, d’une Europe qui garantisse notre modèle social. C’est notre avenir qui est en jeu, portons toujours cet idéal et cette volonté. »

    Thierry Consigny, élu AFE au Japon, se rappelle d’un homme simple qu’il eut l’occasion de rencontrer lors de vacances dans la péninsule d’Izu.

    « Il laissera le souvenir d’un homme qui aimait par-dessus tout son pays, à tous les niveaux de pouvoir qu’il exerça durant sa longue carrière. Homme de conviction, il s’employa comme président de la République à réconcilier les Français entre eux et avec leur histoire »

    Autre terre attachée à l’ancien Président de la République, l’Afrique. Herve Serol, Conseiller Consulaire LR du Gabon a annoncé la mise en place de registres de condoléances à l’ambassade de France à Libreville. Le Liban a aussi réagit à travers ses élus qui ont partagé l’hommage du Sénateur Robert del PICCHIA.

    Au Bénélux, Georges-Francis Seingry, élu consulaire en Belgique, que nous avons contacté, « il laissera le souvenir d’un homme qui aimait par-dessus tout son pays, à tous les niveaux de pouvoir qu’il exerça durant sa longue carrière. Homme de conviction, il s’employa comme président de la République à réconcilier les Français entre eux et avec leur histoire ».

    Pour Françoise Conestabile, élue consulaire au Portugal, Jacques Chirac fut « un grand homme qui fit pas mal de choses ». Sa collègue LREM Josyane Dupuis estime qu’il laisse « un grand vide dans la famille gaulliste ». Un grand vide à combler.

    Figure incontournable de la Vème République, Jacques Chirac finit sa vie extrêmement populaire. Homme du peuple il a débuté, et homme du peuple, de la France, il a terminé.

    Les registres de condoléances sont ouverts dans les représentations diplomatiques vendredi et lundi (les horaires peuvent varier):

    Andorre: à l’ambassade de France Carrer les Canals, 38, AD500 Andorra la Vella

    Arménie: à l’ambassade de France 8 rue St Grigor Loussavoritch 0015 Erevan

    Autriche: à l’ambassade de France Technikerstr. 2, 1040 Vienne

    Belgique: à l’ambassade de France 65 rue Ducale – 1000 Bruxelles

    Canada: à l’ambassade de France 42 pr. Sussex, Ottawa , au Consulat de Montréal 1501, McGill College, 10e étage – bureau 1000, à Québec, 500, Grande-Allée Est – 11e étage Québec, QC, G1R 2J7, Vancouver 1130 West Pender, Suite 1100 Vancouver, BC, V6E 4A4

    Equateur: à l’ambassade de France Calle General Leonidas Plaza N19-09 y Patria – Quito

    Géorgie: à l’ambassade de France 49, rue Krtsanissi 0114 Tbilissi

    Grèce: à l’ambassade de France 7 avenue Vassilissis Sofias Athènes

    Hong-Kong: au consulat général 25/F & 26/F, Tower II, Admiralty Centre, 18 Harcourt Road, Central, Hong Kong

    Hongrie: à la résidence de France Csaba utca 20, 1122 Budapest

    Japon: à la résidence de France 4-11-44, Minami-Azabu, Minato-ku, Tokyo 106-8514

    Kenya: à l’ambassade de France Peponi Gardens, Off Peponi Road Nairobi

    Maroc: au Consulat de Fès Avenue Abou Obeida Ibn Al Jarrah، Bd Abou Obeida bnou El Jarrah, Fes

    Nouvelle Zelande: à l’ambassade de France 20 Ballance Street – 8ème étage Wellington

    Pakistan: à l’ambassade de France Enclave diplomatique porte 2 située sur la Constitution Avenue dite « Japan Gate »

    Russie: hommage électronique

    Thailande: à l’ambassade de France 35 Rue de Brest, Charoen Krung Soi 36, Charoen Krung Road, Bang Rak, Bangkok 10500

    USA: Miami au consulat de France 1395 Brickell Avenue, suite 1050 (10ème étage) Miami, FL 33131, New York 934, Fifth avenue, Atlanta 3399 Peachtree Rd NE Suite 500 Atlanta, GA 30326

    Vietnam: à l’ambassade de France 57 Trần Hưng Đạo, Hàng Bài, Hoàn Kiếm, Hà Nội

     

     

  • Jacques Chirac et l’étranger, une passion réciproque

    « Je vais ouvrir une galerie d’art », ce sont les propos qu’aurait tenu Jacques Chirac après son départ de Matignon ou il était le Premier Ministre en 1976.

    Il n’en fera rien. Animal politique hors du commun, d’une énergie sans limite, d’une inconstance idéologique indéniable également, passé des « rad-socs » à la droite sociale en passant par le libéralisme, Jacques Chirac finira par accomplir son destin, en 1995 et contrairement à tous les pronostics, en devenant Président de la République.

    Le fondateur du RPR et ancien maire de Paris, qui fit émerger de nombreuses figures de la droite comme Alain Juppé, Jean-Louis Debré, François Baroin, Nicolas Sarkozy, restera 12 ans dans ce palais que son épouse Bernadette, également élue, en Corrèze, aima tant.

    L’homme de la paix face à Georges Bush

    Enarque, ancien de Sciences Po Paris, Jacques Chirac était aussi un voyageur infatigable. Ancien de la Summer School d’Harvard aux Etats-Unis, passionné du Japon où il se rendit des dizaines de fois, il fut aussi un grand connaisseur des arts premiers, auxquels il dédia le musée du Quai Branly qui porte aujourd’hui son nom, et de l’Afrique, ce que lui reprochèrent les adversaires de la « françafrique ».

    Jacques Chirac en couverture de Time pendant la guerre en Irak

    L’un des rares politiques français de sa génération à maitriser la langue de Shakespeare et aussi, dit-on, le japonais et le mandarin, Jacques Chirac fut récipiendaire de décorations internationales sans fin : Grand-croix en Afrique du Sud dont il était lié particulièrement via son amitié avec Nelson Mandela, et également Grand-croix à Monaco, au Maroc, en Hongrie, Espagne, Brésil, Finlande, Italie, Pologne, Portugal, …

    Ses rapports avec les Etats-Unis, et en particulier avec l’administration Bush, furent plus complexes. Attaché à la souveraineté des Etats, il s’opposa farouchement à la guerre en Irak en 2003. Le discours de son Premier Ministre Dominique de Villepin au Conseil de Sécurité des Nations Unis à New-York, resta dans l’histoire de la diplomatie. S’en suivit une campagne de French-bashing outre-Atlantique inédite. Il ne pût empêcher la guerre, mais fût respecté pour l’avoir tenté.

    Entre Afrique et Asie

    À peine le décès de Jacques Chirac officiellement annoncé, les chaînes de télévision ont relayé l’information à travers le Japon, un pays qui suscitait un attrait tout particulier auprès de l’ancien président de la République. Sa disparition fait déjà l’objet d’hommages dans les divers journaux . Chirac a fait une cinquantaine de voyages au Japon. C’est avec une mission pour un musée qu’il effectue, au début des années 50, sa première visite au Japon. Tout le fascine aussitôt dans ce pays. A commencer par sa dimension épique et chevaleresque où tout est affaire de grands serments et de loyauté entre les hommes. «J’ai étudié avec passion les mythes fondateurs de l’archipel et ses grandes épopées, raconte-t-il en 1996 à des étudiants de l’université de Keio. J’ai été séduit par la virtuosité de vos potiers, par l’élégance de votre architecture, l’harmonie de vos jardins, le raffinement esthétique et la sensibilité de votre théâtre, par le rituel des lutteurs de sumo. Ainsi est née ma passion pour la Japon.» Elle va devenir encyclopédique au fil des ans et ne jamais le quitter. Il se plonge alors dans la littérature classique et moderne, la poésie, le théâtre. Mais c’est aussi la dimension philosophique et spirituelle du pays qui le touche. Le jeune ministre qui se rend au Japon dans les années 70 est également conquis par un modèle politique et de développement économique qu’il rêverait de voir appliquer à la France. Très rassemblé autour de sa forte identité, le Japon vit à l’heure du volontarisme industriel basé sur l’alliance du privé et du public. Mais ce capitalisme est aussi tempéré par le social. Les parallèles avec la France lui sautent aux yeux et le gaulliste qu’il est en est tout retourné. «La dimension d’une société confrontée à son anéantissement possible tremblements de terre incessants, tsunamis, attaques nucléaires l’impressionne beaucoup, observe l’un de ses très proches. Car les Japonais y répondent par un grand esprit de cohésion, un souci du respect de l’autre et un sens civique et du collectif qui permettent de se dépasser. Il apprécie l’idée d’harmonie dans les rapports sociaux et politiques. La cérémonie du thé, essence même de la culture nipponne, résume tout ce qu’il aime : simplicité, sobriété, humilité.»

    « L’Africain » : aucun de ses prédécesseurs n’a eu droit à un tel surnom. Pendant sa présidence, Jacques Chirac a visité près de 40 pays sur le continent. Lutte contre le paludisme et le sida, annulation de la dette… La France de Jacques Chirac plaidait en faveur de ses anciennes colonies devant le Fonds monétaire international ou la Banque mondiale. Elle bénéficiait en retour de leur soutien diplomatique.  Dans l’ombre, Jacques Chirac obtient les services de Jacques Foccart, incourtournable et sulfureux conseiller aux affaires africaines du Général de Gaulle.

    Bongo, Compaoré, Sassou Nguesso, des amis proches

    Quand la stabilité du continent ou les intérêts des entreprises françaises étaient menacés, les grands principes démocratiques passaient alors au second plan.
    Chirac « l’Africain », entretenait surtout des rapports très personnels avec les chefs d’Etat. Omar Bongo, Blaise Compaoré, Denis Sassou Nguesso étaient des amis proches.

    « Il a assumé d’une manière absolument sincère ce que l’on appelait la Françafrique, avec les rumeurs de coups tordus, de coups d’Etat orchestrés depuis l’Elysée, l’affaire des mallettes d’argent qui circulaient entre les palais africains et l’Elysée« , explique l’historien et journaliste Francis Laloupo.

    Jacques Chirac enverra aussi l’armée française sauver des régimes « amis » en Centrafrique en 1996 ou au Tchad en 2006. Mais en pleine guerre civile ivoirienne, la médiation française est un échec en 2003. Quand Jacques Chirac fait ses adieux aux Africains en 2007, sa vision fait long feu. L’influence de Paris s’effrite.

    La rafle du Vel d’hiv comme curseur initial

     Jacques Chirac fut aussi le premier Président de la République à reconnaitre la responsabilité de l’Etat français dans les rafles contre les Juifs pendant l’occupation, et ce lors de son premier discours de Président élu. Populaire dans la rue arabe, en raison d’une position modérée sur le conflit israélo-palestinien, on se souvient de l’altercation avec les services de sécurité israéliens.

     

    Jacques Chirac, et les hommages du monde entier le montrent, restait un géant de la politique française, européenne et internationale. Il laisse une épouse et sa fille, Claude, longtemps sa conseillère.

  • L’ancien président de la République, Jacque Chirac est décédé

    Il avait présidé aux destinées de 60 millions de Français de 1995 à 2007. Jacques Chirac est mort. Très affaibli ces dernières années, le cinquième président de la Ve République, est décédé ce jeudi, a annoncé sa famille. «Il s’est éteint au milieu de ses siens. Paisiblement », a déclaré son gendre Frédéric Salat-Baroux.

    Dès le décès annoncé, l’Assemblée nationale a observé une minute de silence.

    Avec la disparition de cette figure populaire et incontournable, c’est une page d’un demi-siècle d’histoire politique française qui se tourne. Une page ouverte en 1965 au conseil municipal de Sainte-Féréole, le berceau familial corrézien, premier mandat d’une irrésistible ascension pour ce fringant énarque.

    Député, puis président du Conseil général de Corrèze, Chirac gravit rapidement les échelons ministériels avant d’entrer à Matignon en 1974, pour mieux claquer la porte, deux ans plus tard, sur fonds de désaccords avec Valéry Giscard d’Estaing. Il y reviendra en 1986 pour une cohabitation historique avec le président Mitterrand. Entre-temps, Jacques Chirac a fondé et pris la tête du RPR et empoché la mairie de Paris, deux mandats qu’il ne délaissera que pour enfin accéder à l’Elysée, en 1995 après deux échecs, en 1981 et 1988.

    Le quinquennat et la fin du service militaire

    Ce sera pour deux mandats, un septennat, puis un quinquennat, du nom de l’une des réformes les plus marquantes de sa présidence avec la fin du service militaire et l’interdiction de fumer dans les lieux publics. Durant douze ans passés à l’Elysée, dont cinq en cohabitation avec les socialistes, Jacques Chirac aura connu sur le plan intérieur des réussites – sur le plan de la sécurité routière, notamment – mais aussi de profondes crises – les grandes grèves de 1997 ou encore les émeutes en banlieue en 2005. Sur le plan extérieur, on retiendra son opposition à la guerre en Irak, qui a largement assis son autorité internationale, mais également le revers du non des Français à la Constitution européenne en 2005.

    Ce passionné d’arts primitifs avait largement œuvré à la création du musée des Arts et Civilisations d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques, inauguré quai Branly, à Paris, en 2006, et rebaptisé à son nom dix ans plus tard. Il présidait la Fondation Chirac depuis 2008.

    Jacques Chirac avait épousé en 1956 Bernadette Chodron de Courcel, avec qui il avait eu deux filles et une fille adoptive. Le décès de sa fille aînée Laurence à 58 ans en 2016 avait largement ébranlé le vieil homme, déjà très diminué. Les apparitions publiques de celui qui échappa en 2002 à un assassinat lors du défilé du 14 juillet s’étaient faites extrêmement rares depuis.

  • Vaines tentations protectionnistes

    Le conflit commercial entre les États-Unis et la Chine a remis au goût du jour les droits de douanes. Après la Seconde Guerre mondiale, l’objectif a été de les démanteler afin de favoriser l’expansion du commerce international. Cet objectif a été obtenu dans le cadre de grands accords commerciaux (GATT) faisant suite à des négociations multilatérales. L’abaissement des tarifs douaniers s’est accompagné d’un effort pour limiter les mesures protectionnistes reposant sur les normes ou sur les conditions d’entrée des produits importés.

    Avec la crise de 2008, la tendance s’est inversée. Les dispositions protectionnistes se sont accrues de la part de tous les grands acteurs économiques. L’obtention d’un nouvel accord commercial global est devenue mission impossible. Les accords régionaux comme celui concernant le Canada et l’Union européenne ou le Mercosur sont de plus en plus difficiles à faire adopter. Le recours à des politiques sciemment protectionnistes se développe. Les majorations des droits de douane américains sur les importations chinoises doivent déboucher sur un accord bilatéral visant à réduire le déficit commercial des États-Unis. La sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne même si elle obéit à des considérations multiples en relation notamment avec la question migratoire, pose également le problème de la politique économique à venir qui sera de nature nationaliste.

    Les droits de douanes compensés par le taux de change

    Pour le moment, les politiques nationalistes voire protectionnistes n’ont pas obtenu les résultats espérés dans un système de change flexible. Ainsi, les droits de douanes imposés par les États-Unis pour réduire leur déficit extérieur aboutissent à dépréciation de la monnaie chinoise, du fait du marché et de la politique des taux de la banque centrale. Les craintes d’un ralentissement de l’économie chinoise pèsent sur le taux de change. Les autorités chinoises en mettant en œuvre une politique monétaire accommodante favorisent également la dépréciation de leur devise. Les droits de douane sont ainsi compensés par la baisse de la valeur de la monnaie. Dans ces conditions, le déficit commercial américain persiste voire s’accroît. Les importateurs ont en outre tendance à accélérer leurs achats de peur de l’application de nouvelles majorations des droits de douane. L’impact sur la production nationale américaine est nul ou quasi nul d’autant plus que le pays est en situation de sous-emploi. La substitution de la production américaine à la production chinoise suppose une progression de l’investissement avec des gains de productivité non négligeable.

    Les droits de douane en l’état actuel ne sont pas suffisants pour réellement changer les approvisionnements des Américains. Par ailleurs, les entreprises chinoises délocalisent leurs centres de production au sein d’États ne subissant pas les majorations de droits de douane.

    Au Royaume-Uni, récession en vue.

    Certains partisans du Brexit estiment que le Royaume-Uni ne sera pas pénalisé par la sortie de l’Union européenne. L’application des droits de douane sera compensée par la baisse des prix générée par la dépréciation de la livre sterling. À la différence de la Chine, le Royaume-Uni connaît un fort déficit commercial. La baisse du taux de change aboutira de ce fait à une diminution du pouvoir d’achat des Britanniques. L’effet récessif devrait être plus important que l’effet gains de compétitivité à l’exportation. En outre, l’économie britannique est imbriquée dans celle de l’Union européenne. La production industrielle incorpore de nombreuses pièces issues des États membres. Ces dernières seront logiquement soumises, à compter du 1er novembre prochain, à des droits de douane.

  • Cinéma : les sorties du moment et celles à venir

    Ces jours-ci un peu partout dans le monde sortent deux films très différents : Ad Astra, blockbuster américain dans l’espace et avec Brad Pitt, et Downtown Abbey, film tiré de la série culte britannique qui retrace la vie et les drames d’une famille de l’aristocratie et de leur personnel. Deux films, deux revues, ainsi que celles de productions très attendues en octobre.

    Ad Astra

    Faire un film d’astronaute introspectif est à la mode. Après « First Man » de Damian Chazelle, James Gray se lance le défi de faire encore mieux avec Brad Pitt (aussi producteur) dans « Ad Astra ».

    Un ingénieur autiste part à la recherche de son père, perdu dans l’espace vingt ans après son départ pour Neptune.

    James Gray (« Two Lovers », « The Lost City of Z”, “The Immigrant”) est un réalisateur indépendant à la mode. Les acteurs de qualité adorent travailler avec lui, mais Gray est surtout connu pour ses petits films introspectifs. Dans « Ad Astra » il tente de faire de même mais avec plus d’ambition et un budget de grande production.

    L’atmosphère et l’image sont magnifiques, ce qui n’est pas une surprise sachant que le décorateur n’est d’autre que c’est Hoyte Van Hoytema qui avait fait de même pour « Interstellar » et « Dunkerque ». Mais comme souvent voilà où se trouve le problème : bien qu’il soit très beau, le film est un peu prévisible et immobile. Il y a de très beaux moments de cinéma car l’utilisation du silence de l’espace durant les scènes les plus intenses apporte une nouveauté agréable. La relation père-fils qu’il idéalise est centrale. A la recherche du premier, le deuxième repense à sa propre place dans la société et envers les autres mais ce « pitch » n’est pas nouveau ni original. Ici le thème fonctionne plutôt bien. Mais « Ad Astra » n’arrive pas à sortir du lot, « First Man » était plus fort dans le même genre.

    Brad Pitt donne à son personnage une vraie présence et une intensité. Il fait ressentir la dualité du fils qui idéalise son père et l’astronaute avec ses propres problèmes. Les autres acteurs : Liv Tyler, Tommy Lee Jones, Ruth Negga et Donald Sutherland ne font que de brèves apparitions.

    Ad Astra – Science-fiction – Etats-Unis – 124 minutes

    Downton Abbey

    La famille Crawley est de retour, mais cette fois-ci sur grand écran ! Après 6 saisons à succès dans le monde entier, la plus British des séries s’adapte pour un film très attendu par les fans.

    L’action se déroule en 1927, après la fin de la série avec les personnages là ou nous les avons laissé. Julian Fellowes, également créateur de Gosford Park, nous montre ici un monde qui n’existe plus que dans les palais de la Reine, une Angleterre à des années lumières du Brexit et des tabloïds, une Angleterre arrogante qui contrôlait encore un empire et n’avait encore subit ni le krach de 29, ni les affres de la deuxième guerre mondiale.

    Highclere Castle – Lieu d’action de Downton Abbey

    Tourné dans le spectaculaire château de Highclere, propriété de la famille Carnarvon (dont l’illustre ancêtre finança les fouilles de la tombe de Toutankhamon et fut lui-même victime de la malédiction du pharaon), le film est l’occasion de retrouver la légendaire Maggie Smith, deux Oscars, trois Golden Globes, six BAFTA, trois Emmy Awards et un Tony Award, dans le rôle de la comtesse douairière intraitable, irascible et irrésistible.

    Le pitch, une visite royale à Downton Abbey, rien que cela ! La famille, Lord et Lady Crawley en tête, sont sur le pied de guerre, tout comme le personnel, M. Barrow, qui vivra par ailleurs des problèmes liés à sa vie privée, Mme Patmore et sa souffre-douleur préférée Daisy, et même M. Carson qui reprend du service à l’occasion.

    Les fans de la série, de la monarchie britannique et les anglophiles et autres nostalgiques ne pourront que se délecter de ce spectacle honnête, parfois drôle,  qui certes ne réinvente pas le cinéma mais à le mérite d’apporter de l’originalité dans un cinéma souvent très monocolore.

    Downton Abbey – drame historique – Royaume-Uni – 122 minutes

     

    Quelques sorties d’octobre

    Parmi les futures sorties, citons notamment « Joker », avec Joaquin Phoenix. Le film, centré sur l’antagoniste de Batman, très sombre et magistralement interprété, a récemment triomphé à la Mostra de Venise. Joaquin Phoenix arrivera t’il à éclipser ses illustres prédécesseurs Jack Nicholson et Heath Ledger ?

    Autre sortie attendue, « Terminator : dark fate », énième épisode d’une franchise qui a eu tendance ces dernières années à s’essouffler. Arnold Schwarzenegger et  Linda « Sarah Connor » Hamilton reprennent du service. Reste à voir si cela sera suffisant.

    Suite également, preuve qu’Hollywood ne fait plus vraiment preuve d’originalité, « Maléfique : le pouvoir du mal », dernier né de Disney avec Angelina Jolie et Michelle Pfeiffer, un film qui saura certainement faire plaisir aux enfants et à ceux qui ont gardé l’esprit jeune.

    Article écrit avec notre partenaire

  • Faillite de Thomas Cook, la garantie européenne à l’épreuve

    La faillite de Thomas Cook met à l’épreuve la nouvelle réglementation européenne. Si elle permet le rapatriement des clients en vacances, les remboursements des vacances déjà réglées n’est pas prévu.

    C’est une opération de rapatriement de grande ampleur qui s’annonce. La faillite tour-opérateur indépendant Thomas Cook laisse 600 000 voyageurs sur le carreau.

    Le voyagiste a échoué durant le week-end à trouver les fonds supplémentaires nécessaires à sa survie. Menacé ces dernières années par la concurrence des sites de voyage low cost mais aussi par la morosité des voyageurs britanniques inquiets du Brexit, Thomas Cook a jeté l’éponge, faute d’investisseurs.

    « Malgré des efforts considérables, les discussions entre les différentes parties prenantes du groupe et de nouvelles sources de financement possibles n’ont pas débouché sur un accord », a expliqué dans un communiqué le patron de Thomas Cook, Peter Fankhauser.

    Pour les 600 000 clients de Thomas Cook en vacances — dont environ 10 000 français —  une garantie prévue par le droit européen s’applique — mais comment fonctionne-t-elle ?

    Que prévoit la garantie ?

    En application de la directive européenne du 11 décembre 2015, les voyagistes sont tenus depuis le 1er juillet 2018 d’assurer le retour de leurs clients et rembourser les acomptes versés avant le départ en cas de faillite.

    Une obligation qui vise à réduire les préjudices financiers subis par les consommateurs européens dans le domaine des prestations de voyage, estimé à environ 430 millions d’euros par an.

    En France, cette obligation est mise en œuvre au travers d’une caisse de garantie, l’Association professionnelle de solidarité du tourisme (APST). Alimentée par les cotisations des agences de voyages françaises dont Thomas Cook fait partie, cette caisse dispose d’environ 20 millions d’euros et a pour mission d’assurer les frais de rapatriement des voyageurs, mais aussi les frais découlant d’un éventuel retard (hébergement supplémentaire, repas, etc.)

    Quels clients sont concernés ?

    Pour l’heure, aucun, car seule la maison-mère britannique de Thomas Cook s’est mise en faillite, la filiale française ne l’est pas encore. « Mais on imagine que probablement dans les prochaines heures où jours les choses vont se répercuter sur Thomas Cook France » explique Alexandra Cohen-Jonathan, associée chez Auguste-Debouzy et spécialiste du droit des assurances.

    Une fois la faillite de la branche française déclarée, les clients français de Thomas Cook pourront bénéficier de la garantie rapatriement. « Mais cette garantie de rapatriement n’est valable que pour les clients qui ont acheté un forfait, c’est-à-dire hôtel et vol. Les clients qui auraient acheté seulement un vol sec auprès de Thomas Cook ne sont pas couverts » explique l’avocate.

    Pour les clients ayant déjà payé un voyage à venir, la situation risque d’être plus compliquée. « La garantie ne couvre pas le remboursement des séjours. Pour ceux qui ont réservé un voyage, le risque de l’insolvabilité existe » explique l’avocate.

    Concrètement, si l’APST doit couvrir les acomptes versés avant le départ, elle ne prévoit pas de remboursement pour les voyages déjà réglés. Les clients ayant déjà réglé pourraient donc en être de leur poche.

    Quels sont les recours ?

    « Lors d’une faillite, un liquidateur est désigné. Les clients doivent déclarer leur créance au liquidateur, qui l’inscrit pour effectuer des remboursements. Mais au regard des chiffres qui circulent [sur la situation d’endettement de thomas Cook], les clients lésés ont peu de chance d’être remboursés » détaille Alexandra Cohen-Jonathan.

    Les autres assurances éventuellement souscrites au moment de l’achat du voyage ne couvrent pas non plus ce cas de figure, puisqu’elles s’attachent davantage à protéger la personne du voyageur en cas de maladie, de décès d’un proche, de changement de situation familiale, etc.

  • Brexit : la Cour suprême inflige un coup ravageur à Boris Johnson

    Le Premier ministre britannique Boris Johnson s’est engagé à contrecœur à respecter la décision de la Cour suprême, qui lui a infligé un coup ravageur le 24 septembre en jugeant illégale sa décision de suspendre le parlement à l’approche du Brexit, déclenchant de nombreux appels à la démission.

    « Je dois dire que je ne suis pas du tout d’accord avec ce que les juges ont établi. Je ne pense pas que ce soit juste, mais nous irons de l’avant et bien sûr le parlement va revenir », a déclaré Boris Johnson aux médias britanniques à New York, où il assiste l’assemblée générale de l’ONU.

    Sitôt connue la décision de la Cour, le président de la Chambre basse du Parlement, John Bercow, a annoncé que les députés reprendraient leurs travaux ce mercredi 25 septembre à 11 h 30 (10 h 30 GMT). La Chambre des Lords se réunira à partir de 15 h (14 h GMT).

    Les onze juges de la plus haute juridiction britannique ont jugé à l’unanimité « illégal, nul et non avenu » l’avis de Boris Johnson demandant à la reine Elizabeth II de suspendre le parlement pendant cinq semaines, jusqu’au 14 octobre, à deux semaines du Brexit.

    Ils ont suivi l’argumentaire des adversaires du chef de gouvernement, qui l’accusaient d’avoir suspendu le parlement pour museler l’opposition et sortir le Royaume-Uni de l’UE le 31 octobre, même sans accord de divorce.

    Lui n’a eu de cesse de répéter que la suspension du parlement était justifiée afin de préparer et présenter ses priorités politiques nationales après son arrivée au pouvoir fin juillet.

    « Empêcher » le Brexit

    « Les députés doivent être courageux et demander des comptes à ce gouvernement sans scrupule », a réagi Gina Miller, une militante anti-Brexit à l’origine d’un des recours examinés par la Cour suprême. Elle avait déjà gagné en 2017 une importante bataille judiciaire pour forcer l’exécutif à consulter le parlement sur le processus de retrait de l’UE.

    Cette décision de la Cour suprême constitue une défaite majeure pour Boris Johnson qui, depuis son arrivée au pouvoir, a essuyé échec sur échec concernant sa stratégie de sortie du Royaume-Uni de l’UE à tout prix le 31 octobre.

    Il a répété mardi avoir bon espoir de pouvoir conclure un accord de divorce avec Bruxelles, même si les dirigeants européens ne partagent pas son optimisme.

    Mais il a de nouveau exclu de reporter le Brexit de trois mois si aucun compromis n’est trouvé, à l’encontre d’une loi votée dans l’urgence avant la suspension du parlement, dans la nuit du 9 au 10 septembre, afin d’éviter des conséquences potentiellement chaotiques pour l’économie britannique.

    « Il y a beaucoup de gens qui veulent empêcher ce pays de sortir de l’UE », a affirmé le dirigeant.

    Les appels à sa démission se sont multipliés dans les rangs de l’opposition, à l’instar du chef des travaillistes qui a souhaité que le dirigeant conservateur devienne « le Premier ministre le plus éphémère de tous les temps ».

    Plusieurs députés ont aussi appelé à voter une motion de censure du gouvernement, qui ne dispose plus d’une majorité. John Bercow a indiqué que, le cas échéant, il donnerait aux députés le temps d’en débattre.

    Une chute du gouvernement pourrait in fine mener à des élections générales anticipées. Des sondages d’opinion font état d’un regain de popularité des conservateurs depuis le bras de fer entre Boris Johnson et les parlementaires.

    « Jour merveilleux »

    Devant la Cour, une cinquantaine de manifestants criaient « Johnson dehors ! ». Maureen O’Hara, 67 ans, une fonctionnaire à la retraite, a estimé « super de voir que même le gouvernement doive rendre des comptes ». Pour Naomi Smith : « C’est un jour merveilleux pour la démocratie britannique ».

    Il n’est pas inhabituel pour un dirigeant au Royaume-Uni d’ajourner la session parlementaire pour pouvoir présenter son programme de politique nationale. En outre, le parlement ne siège traditionnellement pas pendant quelques semaines en septembre, au moment des congrès annuels des partis.

    Mais cette suspension, en raison notamment de sa longueur, avait suscité une vague d’indignation dans le pays du parlementarisme, déclenchant des manifestations ainsi qu’une offensive judiciaire.

    La Cour suprême avait été saisie après deux décisions divergentes : l’une, rendue par la haute cour de Londres, avait considéré qu’elle n’avait pas à trancher sur une décision politique, l’autre, rendue par la justice écossaise, avait jugé « illégale » la suspension.

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