Radio en direct
Choisissez une station puis lancez la lecture

Blog

  • L’empreinte diplomatique française recule…encore ! 

    L’empreinte diplomatique française recule…encore ! 

    Le Lowy Institute, principal think-tank australien en matière de politique étrangère, publie régulièrement le classement des pays ayant la plus importante « empreinte diplomatique » dans le monde. Jusqu’à présent, la France se classait 3ème juste derrière les deux géants que sont la Chine et les USA.

    Mais cette année, nous sommes sortis du podium, notre pays s’est fait devancer par le Japon et la Turquie. En effet, l’empreinte diplomatique est calculée en fonction du nombre d’ambassades, consulats, représentations diplomatiques, missions permanentes… Et la France ferme, pour des raisons budgétaires, de nombreuses délégations tandis que le corps diplomatique d’Ergogan ouvre ambassades et consulats à tour de bras. Mais ce n’est pas le seul, l’Inde aussi est très active. On fait le point pour les Français de l’étranger.

    De second à cinquième en 5 ans

    Deuxième pays du globe avec le meilleur réseau diplomatique en 2018, derrière les États-Unis, l’Hexagone pointe désormais à la cinquième place selon le rapport du Lowy Institute, centre de recherche australien, publié dimanche 25 février. Après avoir été dépassée par la Chine en 2019, la France a, cette fois, chuté de deux places en voyant la Turquie passer troisième et le Japon quatrième du classement.

    Les deux premières places, elles, restent inchangées puisque la Chine truste toujours la première place, devant les États-Unis. Un écart important sépare ce wagon de tête des trois autres nations, tandis que la France est bien plus proche du Japon que de la Russie, sixième.

    empreinte diplomatique
    ©Stockadobe

    Trop de fermetures ?

    Les Français de l’étranger peuvent en témoigner, la présence française recule. Alors évidemment pas aux USA ou en Europe mais dans bon nombre de pays, considérés comme mineurs par le Quai d’Orsay, ceux-ci voient leurs antennes diplomatiques françaises se fermer, avec comme conséquence directe, d’ailleurs, des difficultés administratives pour les Français expatriés dans ces pays. 

    Selon les calculs du Lowy Institute, la France compte actuellement 249 consulats et ambassades à travers les cinq continents. À titre de comparaison, le Japon possède 251 représentations culturelles dans le monde et la Russie 230. Toutefois, la France a fermé 15 missions depuis 2021 et se distingue en étant la deuxième pire nation à ce niveau derrière l’Espagne douzième avec 27 fermetures. A contrario, la Turquie en a ouvert 6 supplémentaires entre 2021 et 2023 et l’Inde 10 pour se hisser à la onzième place.

    empreinte diplomatique
    Erdogan en 2024 ©AFP

    La Chine et la Turquie se partagent la Françafrique ?

    Au cours de la même période 2016-2024, Ankara a ouvert près de 30 nouvelles missions, pour atteindre 252 représentations au total. 

    Cela accompagne leur dynamique économique. La Turquie était déjà très présente au Moyen-Orient, et se déploie maintenant largement en Afrique. Dans le secteur de la construction notamment, les Turcs concurrencent les Chinois dans les pays africains et cherchent à approfondir les liens culturels, via des bourses d’étudiants qu’ils envoient en Turquie.

    empreinte diplomatique
    Emeutes contre la France en 2023 au Niger ©AFP

    Du côté chinois, diplomates et hauts responsables du pays du Milieu se sont succédé sur le continent africain en ce début d’année 2024. Le ballet diplomatique chinois avait commencé par la tournée africaine traditionnelle du début d’année du ministre des Affaires étrangères Wang Yi qui a visité quatre pays. Il a ensuite été suivi de la visite de Liu Guozhong, vice-premier ministre chinois dans quatre pays et finalement celle de Wu Peng, Directeur Afrique au sein du ministère des affaires étrangères chinois qui lui a visité trois pays.

    Au total 11 pays et trois blocs régionaux auront été visités par de hauts responsables chinois en ce début d’année 2024. Il est possible que ce nombre passe à 12 si Wu Peng visite un autre pays. 

    Le profil des pays visités a été varié. Autant il y a eu des poids lourds économiques et politiques régionaux sur la liste comme l’Égypte, l’Algérie, le Nigeria et la Côte d’Ivoire, autant il y a eu des pays relativement petits comme le Togo et la Guinée Bissau. Le passage de Wang Yi au Togo tend aussi à réaffirmer l’importance que la diplomatie chinoise accorde aux « petits pays »

  • Télé française : l’IPTV reste un réflexe malgré les risques

    Télé française : l’IPTV reste un réflexe malgré les risques

    Alors que l’Union européenne prépare une modification des droits audiovisuels au niveau du continent, les Français de l’étranger sont encore et toujours confrontés à de nombreuses difficultés pour accéder aux programmes français. Pourtant, il existe des solutions comme s’abonner à Molotov ou aux autres plateformes avec une carte bancaire française. Mais faut-il en avoir une ? Actuellement, la solution la plus commune c’est de s’abonner à TNT SAT ou France Sat afin de recevoir les bouquets français via satellite. Mais là aussi, il y a des limites.

    Si l’Europe ou le bassin méditerranéen sont bien alignés sur les satellites, il n’en est pas de même ailleurs. Les difficultés sont donc encore nombreuses et le coût reste important. Et donc face à la montée des prix des plateformes de streaming, de nombreuses personnes se sont tournées vers un système d’IPTV illégale. Cette solution à moindre coût donne accès à un grand nombre de chaînes de télévision et de films grâce à Internet. Mais n’oubliez pas : consommer une IPTV pirate expose l’utilisateur à des risques avec la justice.

    L’IPTV, c’est quoi ?

    L’Internet Protocol Télévision, plus connu sous le nom IPTV, est un service qui permet d’avoir accès à la télévision par Internet. Il suffit de disposer d’un compte IPTV et d’avoir une connexion haut débit pour en profiter. Les fournisseurs d’accès à Internet comme Orange, Free, SFR et Bouygues proposent leurs propres services d’IPTV avec abonnement. Les boîtiers IPTV illégaux connaissent une montée en puissance et donnent accès à des milliers de chaînes de télévision et contenus en streaming à bas prix. Pour cette simple raison, le terme IPTV a aujourd’hui une connotation péjorative bien qu’il existe des services d’IPTV parfaitement légaux.

    IPTV
    ©Stockadobe

    Comment fonctionne un boîtier IPTV illégal ?

    Les boîtiers IPTV illégaux sont facilement accessibles sur les sites de commerce comme Amazon. Pour y avoir accès, les utilisateurs d’IPTV doivent payer le boîtier IPTV et souscrire un abonnement. Les services d’IPTV illégaux les plus complets proposent des chaînes de télévision françaises et étrangères, publiques et câblées. Il est possible d’accéder à des événements sportifs comme la Ligue des Champions de l’UEFA, ce qui représente une perte annuelle d’un milliard d’euros pour les diffuseurs. Il est recommandé de recourir à des services d’IPTV légaux pour soutenir les créateurs de contenus et éviter des risques avec la justice.

    Quels risques ?

    Pour identifier les utilisateurs d’IPTV illégaux, les fournisseurs d’accès à Internet peuvent retracer leur adresse IP et fournir leurs données aux autorités compétentes. La justice peut imposer des sanctions aux utilisateurs d’IPTV illégaux, considérés comme complices d’une activité illégale. En France, un tribunal peut les condamner à une peine de prison de 3 ans et 300 000 euros d’amende. Aussi, les utilisateurs d’IPTV illégaux qui ne sont pas protégés par un VPN s’exposent aussi à des risques avec les pirates informatiques. À cause de la faible sécurité des boîtiers IPTV illégaux, les hackeurs peuvent retracer l’adresse IP des utilisateurs et avoir accès à leurs coordonnées bancaires.

  • Haïti : démission du Premier Ministre Henry et après ?

    Haïti : démission du Premier Ministre Henry et après ?

    Ariel Henry n’est plus aux commandes de Haïti. Contesté et confronté à une vague de violence des gangs dans son pays, le Premier ministre a accepté lundi de démissionner, a annoncé le président de la Communauté des Caraïbes (Caricom).

    « Nous prenons acte de la démission du Premier ministre Ariel Henry », a déclaré Mohamed Irfaan Ali, président du Guyana et de la Caricom, lors d’une conférence de presse à l’issue d’une réunion en Jamaïque consacrée à la crise en Haïti. Il s’est dit «heureux» d’annoncer « un accord de gouvernance transitoire ouvrant la voie à une transition pacifique du pouvoir, à la continuité de la gouvernance, à un plan d’action à court terme en matière de sécurité et à des élections libres et équitables ».

    Les USA à la manœuvre

    Les pays des Caraïbes s’étaient réunis d’urgence lundi en Jamaïque, à l’initiative de la Caricom, avec des représentants de l’ONU et de plusieurs pays, dont la France et les Etats-Unis, pour tenter d’avancer sur une solution en Haïti.

    Bloqué à Porto Rico après avoir été empêché de rentrer à Port-au-Prince, Ariel Henry, a échangé à distance avec les membres de la Caricom au cours de la réunion. Il a en outre confirmé sa démission lors d’un échange téléphonique avec le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken, présent en Jamaïque. Le Premier ministre haïtien démissionnaire est le bienvenu s’il souhaite rester dans le territoire américain de Porto Rico, a déclaré un responsable américain lundi soir.

    Haïti
    Un manifestant brandit un drapeau haïtien lors de manifestations exigeant la démission du premier ministre Ariel Henry, à Port-au-Prince (Haïti) – 01/03/2024. • ©Odelyn Joseph / AP

    La loi des gangs armés

    Sans président ni parlement – le dernier chef d’Etat, Jovenel Moïse, a été assassiné en 2021 – Haïti n’a connu aucune élection depuis 2016. Ariel Henry, nommé par Jovenel Moïse, aurait dû quitter ses fonctions début février. Début mars, il a signé un accord à Nairobi pour permettre l’envoi de policiers kényans en Haïti et cherchait depuis à regagner son pays.

    Port-au-Prince a continué ces derniers jours à s’enfoncer dans les violences liées aux gangs qui réclamaient la démission du Premier ministre, tout comme une partie de la population. La capitale est le théâtre d’affrontements entre policiers et bandes armées, qui s’en prennent à des sites stratégiques comme le palais présidentiel, des commissariats et des prisons

    Regarder l’analyse de TV5MONDE

  • L’Allemagne, les voies et moyens pour s’en sortir 

    L’Allemagne, les voies et moyens pour s’en sortir 

    L’Allemagne, première économie de la zone euro, a connu près de vingt ans de succès économiques grâce à la force de son industrie et de ses exportations. Après avoir digéré la réunification intervenue en 1990 et engagé une politique de compétitivité sous l’impulsion de Gerhard Schröder, elle a engrangé d’importants excédents extérieurs qui ont compensé l’atonie de son marché intérieur. Ce modèle de développement a été remis brutalement en cause ces dernières années avec la multiplication des tensions commerciales et la guerre en Ukraine qui a renchéri le coût de l’énergie. L’Allemagne est désormais en récession et semble vouée à une longue stagnation. Quels sont les moyens dont elle dispose pour y échapper ?

    De 2010 à 2022 les exportations allemandes sont passées de 1 000 à 2 000 milliards d’euros

    Avec les Pays-Bas et les États d’Europe du Nord, l’Allemagne a réussi durant les années 2010 à maintenir le poids de son industrie et à pénétrer le marché chinois. Les exportations allemandes de biens et services vers ce pays sont ainsi passées de 2010 à 2022 de 50 à 120 milliards d’euros. La croissance de ces exportations était supérieure à celle de l’ensemble des exportations allemandes qui sont passées sur la même période de 1 000 à 2 000 milliards d’euros. 

    Depuis 2022, les exportations allemandes déclinent. Celles à destination de la Chine sont passées de 120 à 110 milliards d’euros entre 2020 et 2023, l’ensemble des exportations revenant de 2000 à 1900 milliards d’euros. Grâce aux exportations, la production manufacturière avait progressé de près de 25 % de 2010 à 2019 avant de se contracter de 10 % entre 2020 et 2023. 

    Depuis une dizaine d’années, l’Allemagne a accumulé des excédents au niveau de sa balance des paiements courants importants, de l’ordre de 6 % du PIB, en moyenne, par an. Ces excédents ont été en grande partie investis en-dehors de l’Allemagne voire de la zone euro

    Les entreprises ont investi, ces dernières années, de manière insuffisante. Leur taux d’investissement était de 12 % du PIB en 2023. Ce taux évolue entre 10 et 12 % depuis une dizaine d’années, soit deux à trois points de moins que celui des entreprises américaines. L’écart avec les États-Unis est élevé en ce qui concerne les dépenses en faveur de la recherche et développement.

    Allemagne
    German Economy and Climate Minister Robert Habeck presents the Annual Economic Report 2024 in Berlin, Germany, February 21, 2024. REUTERS/Liesa Johannssen

    La population active devrait diminuer de 0,5 % en 2024

    La productivité par tête en Allemagne ne progresse que lentement et tend même à reculer ces dernières années. Elle a décliné de 2 % depuis 2017a près avoir augmenté de 6,5 % de 2010 à 2017. L’Allemagne est confrontée à un vieillissement démographique qui pénalise sa croissance. La population active devrait diminuer de 0,5 % en 2024, sachant que cette baisse devrait atteindre plus de 1 % d’ici 2030. Ces dernières années, pour limiter les effets du vieillissement, le pays a fait appel à l’immigration dans des proportions plus importantes que la moyenne des pays de l’Union européenne. 

    L’Allemagne a des besoins énergétiques plus élevés que ces partenaires européens en raison du poids de son industrie. Elle a pu compter sur le gaz russe à partir du milieu des années 1980. La guerre en Ukraine l’a contrainte à revoir son mode d’approvisionnement au prix d’un surcoût non négligeable. En 2023, l’électricité est produite à 47 % à partir d’énergies fossiles (fuel, gaz, charbon, lignite). 

    Les pénuries de main-d’œuvre et l’augmentation du prix de l’énergie contribuent à dégrader la compétitivité-coût de l’économie allemande. En 2023, les coûts salariaux ont progressé de 6 %. Les entreprises sont contraintes à investir dans les prochains mois afin d’améliorer leur compétitivité. À cette fin, elles doivent cesser de placer à l’étranger leurs recettes d’exportation.

    Des moyens d’investir grâce aux excédents commerciaux et à un faible déficit public

    Un effort conséquent doit être mené en matière de recherche et développement ainsi que dans le domaine de la formation. Les entreprises allemandes doivent rattraper leur retard en matière de digital. Le défi le plus important concerne le secteur de l’automobile, fer de lance de l’industrie allemande, qui a construit sa renommée sur la fiabilité de ses moteurs thermiques. Ayant peu investi dans les moteurs électriques et les batteries, les constructeurs allemands se trouvent concurrencés tant par ceux de Chine et par Tesla. 

    L’économie allemande bénéficie de marges de manœuvre pour opérer un rétablissement grâce non seulement à ses excédents commerciaux mais aussi à son faible déficit public. L’État fédéral a les moyens d’investir dans les infrastructures publiques et d’accroître son effort en matière de recherche ou d’enseignement.

  • L’interdiction des moteurs à combustion thermique est la mesure climatique la moins populaire d’Europe

    L’interdiction des moteurs à combustion thermique est la mesure climatique la moins populaire d’Europe

    L’interdiction européenne de vendre de nouvelles voitures à moteur à combustion thermique après 2035 est la mesure de protection du climat la moins populaire en Allemagne, en France et en Pologne, selon un nouveau sondage réalisé dans ces trois pays.

    En 2023, l’UE adopté une interdiction de la vente de nouvelles voitures à essence et diesel à partir de 2035. Selon une enquête réalisée sur 15 000 personnes en France, en Allemagne et en Pologne, par des chercheurs de l’Université d’Oxford, de l’Université Humboldt de Berlin et de la Hertie School de Berlin, publiée vendredi (8 mars), cette mesure climatique est la moins populaire de toutes les politiques climatiques.

    La fin des voitures thermiques est suivie par des mesures telles que l’augmentation des taxes sur le CO2 (Allemagne, Pologne) et les péages routiers pour toutes les voitures, à l’exception des voitures électriques (France).

    Si les électeurs d’extrême droite sont les plus défavorables à l’interdiction des moteurs à combustion interne, le mécontentement s’étend à tous les camps politiques, ce qui en fait l’option la moins populaire, y compris parmi les électeurs potentiels des partis de centre gauche tels que le SPD allemand, le Lewica polonais et le Parti socialiste français.

    Contrairement aux partis de centre droit et d’extrême droite, le groupe S&D de centre gauche au Parlement européen, dont font partie les trois partis précités, a toujours soutenu la mesure, arguant qu’elle était nécessaire pour atteindre la neutralité climatique en 2050 et fournir la clarté nécessaire aux constructeurs automobiles pour qu’ils se concentrent sur les voitures électriques.

    Alors que le Parti populaire européen (PPE) de centre droit a retiré sa promesse de supprimer cette interdiction « dès que possible » de son manifeste final pour les élections européennes de juin, Jens Gieseke, négociateur en chef du PPE sur les règles relatives au CO2 pour les voitures, a déclaré à Euractiv que « la fin du moteur à combustion sera réexaminée dans tous les cas ».

    interdiction moteurs à combustion thermique
    En 2023, les pays de l’UE et le Parlement européen ont adopté une interdiction de facto de la vente de nouvelles voitures à essence et diesel à partir de 2035, en réduisant à zéro la quantité d’émissions d’échappement autorisées. [Alfonso Vennari/shutterstock]

    Les mesures populaires n’affectent pas les consommateurs

    De l’autre côté du spectre, les mesures les plus populaires comprennent des investissements gouvernementaux plus importants dans les transports publics (Allemagne), une transition vers un chauffage écologique dans les bâtiments publics (France, Pologne) et d’autres mesures qui font peser la responsabilité sur les autorités publiques et les grandes entreprises, plutôt que sur les consommateurs.

    « Nous continuons à observer un large éventail de mesures que les gens jugent meilleures que l’inaction en termes de politique climatique », a expliqué Nils Redeker, de la Hertie School Berlin, lors de la présentation des premiers résultats de l’étude, mercredi 6 mars. Ce spectre, a-t-il dit, « est très dominé par les investissements verts et les mesures de politique industrielle ».

    « Il y a également un certain nombre d’interventions réglementaires qui sont populaires, par exemple des choses comme des normes vertes pour la production d’énergie, des normes vertes pour l’industrie, mais aussi des interventions très ciblées comme une interdiction des vols court-courriers ou des jets privés », a ajouté M. Redeker, qui a co-rédigé le rapport.

    La réglementation serait populaire « surtout lorsqu’elle n’affecte pas directement les gens dans leur vie quotidienne », a-t-il conclu.

    Pas de « rejet de l’écologie » en général

    Néanmoins, les auteurs réfutent la thèse d’un « rejet » généralisé des mesures de politique climatique, estimant que « même après cinq ans d’une politique européenne fortement axée sur la réglementation climatique, et malgré une inflation élevée, un contexte économique difficile et des questions de sécurité pressantes, la plupart des électeurs soutiendraient encore une politique climatique plus ambitieuse ».

    « Une campagne électorale européenne au cours de laquelle les partis essaieraient de surenchérir pour savoir lequel d’entre eux réduira le plus ses ambitions en matière de climat ne ferait que fausser le diagnostic de la position des électeurs sur la question », ont-ils averti.

    Au lieu de cela, les auteurs ont exprimé l’espoir d’une plus grande concentration sur les investissements publics, par exemple par le biais d’un fonds européen pour la politique industrielle, qui pourrait se concentrer sur les investissements écologiques mais aussi viser à réduire les dépendances économiques vis-à-vis des pays tiers et à protéger la compétitivité des industries européennes.

    « Il sera important de répondre à la question du financement », a déclaré Jannik Jansen, un autre co-auteur du rapport.

    En ce qui concerne les mesures largement impopulaires telles que l’augmentation des prix du carbone pour l’essence et le diesel, les auteurs affirment qu’une redistribution des recettes, en particulier vers les ménages aux revenus les plus faibles, pourrait réduire le mécontentement de l’opinion publique.

    « Nous constatons ici un consensus entre les trois pays et entre les partis sur le fait que ces recettes devraient être redistribuées de manière légèrement progressive », a déclaré M. Jansen, ajoutant que « cela signifie que les ménages à faible revenu ou à revenu moyen devraient recevoir une part plus importante en pourcentage ».

    Une redistribution par habitant connue sous le nom de Klimageld (prime climatique), par laquelle chaque citoyen recevrait un paiement forfaitaire fixe, défendue par les Verts et le parti libéral allemand FDP par exemple, serait toutefois « étonnamment » impopulaire, a ajouté M. Jansen.


    consulter la publication originale

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 13.03.24

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 13.03.24

    Bonjour, nous sommes déjà mercredi, et ce 13 mars dans les titres du flash quotidien des expatriés : Le PPE et le PSE veulent relancer leur coalition pour les européennes – Un dossier santé européen – Que prévoit l’accord de sécurité franco ukrainien ? 

    Voter LR, LREM, ou PS, même combat ?

    Le Parti populaire européen (PPE) et les Socialistes et démocrates (S&D) sont, depuis 1979, les deux groupes les plus importants au Parlement européen en nombre d’eurodéputés, issus des 28 pays de l’Union européenne. Depuis 2009, ils conduisent ensemble les majorités au sein de l’institution bruxello-strabourgeoise, parfois renforcée par les Libéraux et d’autres fois par les Verts. Alors que les projections annoncent une montée des populistes en juin, les mêmes partis viennent de proposer de reformer cette alliance pour la prochaine mandature. Si cette solution a le mérite de mettre fin à tous suspens sur le poids que pourraient avoir les partis dits souverainistes, des voix s’élèvent pour dénoncer le manque de transparence au niveau nationale. Car au final, voter pour le Parti socialiste, La République en Marche ou Les Républicains, sur la circonscription France, c’est voter pour le même programme mais ça, qui le sait ? 

    PPE

    Mon dossier médical en version européenne 

    Près de la moitié des Français de l’étranger sont installés au sein de l’Union européenne. Une grande partie de ces derniers sont d’ailleurs à portée de la France et n’hésitent pas en cas de maladie grave à aller consulter ou à procéder aux soins dans l’hexagone. En effet, la prise en charge, qui malgré la « carte bleue européenne » qui est censée informer le pays où vous vous faites soigner de vos droits dans l’autre État membre, reste laborieuse. L’autre souci, c’est l’accès aux documents liés aux procédures et examens entamés dans un autre pays de l’Union européenne. Pour répondre à ce point, le Parlement européen a adopté le 13 décembre 2023, un texte ouvrant la voie à la création d’espace européen de données de santé. Espérons que c’est enfin le début de la grande simplification. 

    Espace européen des données de santé

    3 milliards pour l’Ukraine 

    Cet accord, conclu pour une durée de dix ans, concerne plusieurs volets importants notamment le militaire, en particulier dans les domaines de l’artillerie et de la défense aérienne. Sur le site du gouvernement, il est également indiqué que ce texte est « valable tant que l’Ukraine n’aura pas rejoint l’Otan ». Si Kiev rejoint l’Alliance avant la fin des dix ans, alors le traité sera rediscuté par les deux pays. Dans les faits, pour 2024, Paris s’engage à fournir jusqu’à 3 milliards d’euros de soutien supplémentaire, contre 1,7 milliard d’euros en 2022 et 2,1 milliards d’euros en 2023.

    guerre

    C’est ainsi qu’on finit ce flash quotidien des expatriés ! Belle journée à toutes et à tous ! 

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

  • Cartes bancaires : attention aux frais cachés 

    Cartes bancaires : attention aux frais cachés 

    En France, la carte bancaire est un moyen de paiement très répandu. En effet, dès 1 euro, peu d’établissements français refusent le paiement via une CB, une VISA ou une Mastercard. Cependant, si le coût est contrôlé lorsque vous avez une carte émise en France, les frais explosent si vous utilisez une carté émise dans un autre pays, en particulier ceux qui ne sont pas membres de la zone Euro, soit la grande majorité du monde. 

    Désormais, expatrié(e), vous n’avez plus de compte français, soit parce que vous l’avez fermé, soit parce que vous êtes victime de la chasse aux non-résidents de l’espace bancaire unifié (pour simplifier, si vous ne résidez pas dans un pays de l’Espace économique européen – EEE- les banques, pour des raisons réglementaires, préférèrent renoncer à vous avoir comme client), vous ne disposez plus que de votre carte émise dans le pays où vous résidez ! Et ainsi, vous vous retrouvez à payer de nombreux frais lors de vos voyages en France ou en Europe

    Frais de paiement et de retrait

    Si vous résidez hors de la zone Euro, selon les banques, mais aussi selon le type de carte (standard, premium, haut de gamme) vous risquez de vous voir facturer des frais supplémentaires de deux types :

    -Une commission fixe sur le montant des retraits et des achats effectués avec la carte,

    -Une commission proportionnelle en % du montant du retrait ou du paiement effectué.

    C’est ainsi qu’en moyenne, le retrait pourra être facturé entre 3 à 3,50 €, auquel viendra s’ajouter 2,50% du montant retiré. Un paiement par carte pourra lui, se voir taxé forfaitairement en moyenne entre 0 et 1,20 € + 2,50% du montant payé. Mais attention, outre les frais pris par votre banque et les frais de change s’ajoutent parfois des frais ponctionnés par la banque à qui appartient le distributeur en cas de retrait. 

    Concrètement, pour une dépense de 1.000 euros, 5 retraits de 100 euros et 2 paiements de 250 euros avec une carte internationale classique à débit immédiat, vous devez verser 41,50 euros de frais à votre établissement bancaire. 

    Au sein de la zone euro, les frais supplémentaires de retrait et de paiement, en cas d’utilisation dans un autre pays de l’Union européenne ayant adopté l’euro sont interdits. Vous paierez donc les mêmes frais que dans votre État de résidence. 

    Cartes bancaires
    ©Stockadobe

    Quelles solutions pour éviter les frais ?

    Le premier réflexe pour éviter ces frais, c’est bien évidemment de s’équiper en « espèces » avant son départ ou en arrivant. Pourtant, cela vous coûtera moins cher d’utiliser votre carte usuelle. Dans le cas où vous désirez privilégier ce mode de paiement, sachez que si vous retirez des espèces, il est préférable de faire plutôt un gros retrait, par exemple l’équivalent de 1.500 euros, plutôt que trois retraits de 500 euros chacun. Ce sera plus économique.

    Sinon, en France, se sont développées des cartes bancaires disponibles chez les buralistes et dans les supermarchés. Ce sont des cartes VISA ou Mastercard prépayées. Celles-ci ne proposent aucune assurance ou service, mais vous permettront de payer sans frais supplémentaires dans les commerces français. Mais encore faut-il pouvoir les recharger. Et c’est là que les problèmes commencent. En effet, vous pouvez recharger dans les points de vente desdites cartes en versant des espèces, mais une commission de 5 à 10% est appliquée. Celle-ci s’ajoutera aux commissions prises par les banques pour effectuer le retrait. Vous pouvez aussi recharger la carte en utilisant une carte bancaire, mais tous les pays ne sont pas acceptés et une commission, en plus de celle de votre banque, va s’appliquer. Enfin, vous pouvez faire un virement mais dans ce cas, il faudra disposer d’un compte SEPA… Une solution qui peut s’avérer pratique mais qui sera de loin la plus chère. 

    Le mieux, vous l’aurez compris, c’est de disposer d’un compte français. Mais alors, comment faire ? Si vous le pouvez, ne fermez pas votre compte lors du départ de France, en particulier si vous vous installez aux USA, dans les pays africains, du Moyen-Orient ou de l’Asie du Sud-est. Ces pays font partie des zones que les banques françaises veulent éviter. 

    Si vous vous installez en Europe, vous devriez pouvoir le conserver plus facilement et au pire, une flopée de banques en ligne existe. Elles vous proposeront même, pour certaines, des IBAN FR et vous accéderez à un environnement bancaire aux frais limités. 

    Cartes bancaires
    ©Stockadobe

    Si vous ne vivez pas dans un pays éligible aux banques françaises ou européennes, sachez que vous avez tout de même le droit à un compte en France. C’est-ce qu’on appelle le « droit au compte ». Pour cela, il faut contacter la Banque de France après avoir suivi la procédure détaillée sur son site. C’est une procédure fastidieuse, surtout depuis l’étranger, et qui aura un résultat mitigé. En effet, une banque sera désignée pour ouvrir un compte. Mais quelles relations construire avec son banquier quand on a été imposé ? En sus, au bout de 6 mois, la banque désignée peut résilier le contrat. 

    C’est face à ce constat que le groupe des Banques populaires et des Caisses d’Épargne, soutenu par Lesfrancais.press, la CFE et des élus, a déposé un dossier à l’autorité de régulation afin d’obtenir le droit d’ouvrir un compte à tout Français et ce quel que soit son pays de résidence. Ce nouvel établissement bancaire en ligne sera disponible courant avril. Il se nomme France Pay

    Malheureusement, ici, pas de compte gratuit, sauf pour ceux qui perçoivent les minimums sociaux dédiés aux Français de l’étranger, du fait du coût des nombreux traitements qu’exige la situation internationale des futurs clients. Il faut donc compter 12 à 19€ par mois pour un compte bancaire français avec une carte VISA internationale (Classique ou Premier disponible). Chez France Pay, tous les frais de paiements et de retraits en France sont à zéro ! Par contre, si vous l’utilisez hors de France, des frais s’appliqueront. En plus, les offres proposent d’accéder automatiquement à des détaxes mais aussi à des services connexes comme la télémédecine, les assurances, les crédits, etc. Ce nouvel outil bancaire dédié aux Français de l’étranger peut s’avérer être la meilleure solution pour maîtriser ses coûts bancaires lors de ses voyages en France. 

  • Un Espace européen de données de santé

    Un Espace européen de données de santé

    Près de la moitié des Français de l’étranger sont installés au sein de l’Union européenne. Une grande partie de ces derniers sont d’ailleurs à portée de la France et n’hésitent pas en cas de maladie grave à aller consulter ou à procéder aux soins dans l’hexagone. Pourtant, de nombreux problèmes émergent quand on rentre dans de telles démarches.

    Déjà, la prise en charge, qui malgré la « carte bleue européenne » qui est censée informer le pays où vous vous faites soigner de vos droits dans l’autre État membre, reste laborieuse. L’autre souci, c’est l’accès aux documents liés aux procédures et examens entamés dans un autre pays de l’Union européenne. Pour répondre à ce point, le Parlement européen a adopté le 13 décembre 2023, un texte ouvrant la voie à la création d’espace européen de données de santé. On décrypte le projet pour les expatriés

    Cap sur 2025

    La directive votée en décembre dernier permettra de donner aux patients le droit d’accéder à leurs données de santé à caractère personnel, de sorte qu’ils puissent les partager avec les médecins et autres soignants dans tous les pays de l’UE. Les dossiers des patients, les ordonnances électroniques, les images médicales et autres résultats de laboratoire pourront être lus dans un format européen uniformisé.  Le partage des dossiers médicaux et des prescriptions est d’ailleurs déjà possible via la plateforme MyHealth@EU. D’ici 2025, tous les États membres devront y être connectés.

    Ainsi, grâce au partage de ces données, un médecin français pourra par exemple accéder au dossier médical d’un patient espagnol s’il devait consulter en dehors de son État d’origine. Il sera aussi possible d’accéder aux ordonnances, aux résultats de laboratoire ou aux images médicales. « Connaître immédiatement le groupe sanguin d’une personne en cas d’accident pourra lui sauver la vie », a souligné en conférence de presse Annalisa Tardino, eurodéputée du groupe Identité et Démocratie et co-rapporteure.

    données de santé
    ©Stockadobe

    Soutien à la recherche

    Mais le point le plus sensible, sur lequel les députés européens ont dû débattre, portait sur le partage de données anonymisées pour des utilisations secondaires, avec des instituts de recherche ou bien des hôpitaux pour servir la recherche. Les députés ont tenu à ce que les patients puissent toujours choisir de ne pas partager ces informations ; la Commission européenne, elle, n’avait introduit aucune clause de la sorte. Pour les données sensibles portant sur la génétique ou le génome, il sera même nécessaire de spécifier son accord.

    Ainsi, l’espace de données de santé européen permettra également à la recherche et à l’innovation de progresser. Car avec une banque de données européenne, beaucoup plus de possibilités que des bases de données nationales, moins fournies, sont offertes aux chercheurs. Travailler avec des données actualisées s’est avéré crucial lors de la pandémie de Covid-19 afin d’adopter des politiques de santé publique adéquates.

    Ainsi, par la création de mécanismes de partage de données de santé pour la recherche entre états membres, il sera possible de faciliter la recherche sur les données qu’elles soient issues de bases de données médico-administratives (comme le Système National des Données de Santé) ou les hôpitaux par exemple, tout en respectant l’anonymisation des informations.

    données de santé
    ©Stockadobe

    Et la prise en charge ?

    On le voit, il sera donc plus facile d’évoluer entre les différents corps médicaux des pays de l’Union européenne. Mais encore faut-il en avoir les moyens ! 

    En effet, à ce jour, aucune évolution n’est programmée et la protection sociale est une compétence nationale. Ainsi, au sein de l’Union européenne on est couvert par le pays où on réside et, s’il est différent, dans celui où on travaille.

    En cas d’urgence, hospitalisation, accidents, etc, il est possible de faire valoir ses droits grâce à la carte bleue européenne mais celle-ci ne peut être utilisée pour des soins programmés et/ou usuels. Ainsi, si vous êtes atteint d’une maladie mais que vous désirez prendre un deuxième avis ou bénéficier d’un traitement disponible en France ou tout simplement que vous désirez échanger avec un médecin maîtrisant votre langue maternelle, il faudra demander l’accord au pays qui vous concède des droits sociaux. 

    Il faut savoir que le taux de refus par les caisses nationales est très élevé, et en sus, il faut faire l’avance des frais, qui seront remboursés via des procédures spéciales au temps de traitement extrêmement allongé (une opération dentaire réalisée en France en février 2022 n’est toujours pas remboursée par la Belgique en février 2024 par exemple). 

    Pour les Français qui veulent se faire soigner en France, il existe une solution avec la Caisse des Français de l’étranger. La caisse de Sécurité sociale des expatriés propose une complémentaire « France Expat » accessible dès 23€. Cette offre vous permettra de conserver ou d’obtenir de nouveau votre carte Vitale. Vous serez pris en charge comme un Français résidant dans l’hexagone. 

  • Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo désigné candidat

    Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo désigné candidat

    L’ancien président ivoirien, inéligible, a accepté samedi de conduire le parti qu’il a fondé, le Parti du peuple africain – Côte d’Ivoire (PPA-CI), pour l’élection présidentielle de 2025, a annoncé cette formation après une réunion du comité central. Elle va s’efforcer d’obtenir « la réinscription du nom » de Laurent Gbagbo sur les listes électorales car ce dernier a perdu ses droits civiques et politiques en raison d’une lourde condamnation judiciaire.

    Parti des peuples africains

    Laurent Gbagbo a lancé son Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) en 2021 après son acquittement pour crimes contre l’humanité par la Cour pénale internationale (CPI) et son retour d’une décennie passée à l’étranger. L’ex-président ivoirien reste pourtant inéligible en raison d’une condamnation en 2018 dans son pays à 20 ans de prison pour le « braquage » de la Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) en 2011.

    Côte d'Ivoire
    Meeting en Côte d’Ivoire ce week-end ©PPA

    Cependant le PPA-CI dit prévoir un « congrès extraordinaire pour la désignation formelle » de Laurent Gbagbo comme candidat et annonce que la « priorité » du parti est « désormais accordée à l’élection présidentielle et aux autres échéances électorales de 2025 ». Il souhaite également obtenir « la réinscription du nom » de Laurent Gbagbo sur la liste électorale.

    Le scrutin présidentiel devrait avoir lieu en octobre 2025. Le président Alassane Ouattara, qui a été réélu en 2020, n’a pas encore dit s’il se représentera. Un autre candidat possible est Tidjane Thiam, ancien directeur général de la banque suisse Crédit Suisse, qui est devenu en décembre président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), l’un des principaux partis d’opposition, bien que cette formation n’ait pas encore officiellement désigné son candidat.

    Regardez le reportage de TV5MONDE

● Radio en direct
En pause