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  • Si vous vivez dans un de ces 12 pays, vous risquez un contrôle fiscal

    Si vous vivez dans un de ces 12 pays, vous risquez un contrôle fiscal

    La Direction générale des finances publiques (DGFIP) se montre particulièrement méfiante envers toutes les personnes qui entretiennent des liens avec un certain nombre de pays. Les contribuables qui ont, de près ou de loin, des relations avec un Etat mentionné dans cette liste noire, ont peu de chances d’échapper à un contrôle fiscal. Les Français de l’étranger qui y résident comme les Français résidant en France mais ayant des liens avec ces pays sont donc dans le viseur.

    Gare aux dénonciations et aux cartes bancaires

    Si les contribuables vivent dans un de ces pays, s’ils ont vécu là-bas, s’ils ont de la famille dans ces territoires, ou s’ils s’y rendent fréquemment, que ce soit pour des voyages ou pour le travail, alors l’administration fiscale va scruter avec attention leur dossier. Le fisc va éplucher l’ensemble des données qu’il peut collecter sur la personne suspectée. En plus de renforcer sa vigilance, la DGFIP dispose de plusieurs moyens pour identifier les contribuables à contrôler.

    ©Stockadobe

    Il peut notamment s’agir de dénonciations, en particulier depuis la mise en place d’une indemnisation versée aux dénonciateurs en guise de récompense. L’utilisation d’une carte bancaire étrangère en France peut aussi permettre de repérer des comptes à l’étranger non déclarés, grâce aux informations collectées par le réseau des cartes bancaires.

    Les enquêtes fiscales ou pénales menées contre des banques ou des prestataires de services, en France ou à l’étranger, peuvent aussi fournir au fisc de nombreux renseignements sur des contribuables. Enfin, le recoupement d’informations issues de différents fichiers et l’échange automatique de données entre pays dans le cadre d’accords internationaux sont d’autres outils efficaces à disposition de l’administration fiscale.

    Une liste noire

    La liste noire des pays surveillés par la DGFIP est composée d’Etats qui ne respectent pas les normes de l’Union européenne en matière de politique fiscale. En 2024, le Conseil européen a retiré les Bahamas, le Belize, les Seychelles et les Îles Turks-et-Caicos de cette liste « des pays et territoires non coopératifs à des fins fiscales ». Les Bahamas et les Îles Turks-et-Caicos ont notamment remédié à des lacunes constatées dans la lutte contre la fraude.

    Après ces mises à jour, la liste noire de l’Union européenne, et par extension de la DGFIP, comprend désormais 12 pays et territoires : les Samoa américaines, Anguilla, Antigua-et-Barbuda, les Fidji, Guam, les Palaos, le Panama, la Fédération de Russie, les Samoa, Trinité-et-Tobago, les Îles Vierges américaines et le Vanuatu.

  • Impôts 2024 : quelles nouveautés pour les expatriés ?

    Impôts 2024 : quelles nouveautés pour les expatriés ?

    Comme chaque année, la période des déclarations fiscales est aussi celle où on découvre les conséquences concrètes de la loi de Finances 2024 votée à l’automne par le parlement français. Surtout que les Français de l’étranger sont de plus en plus nombreux à choisir pour l’imposition au taux moyen soit un alignement sur le barème national. On fait donc un tour d’horizon des nouveautés pour les Impôts 2024.

    Première tranche d’imposition à 11 295 euros

    Cette année encore, le gouvernement a décidé d’indexer le barème de l’impôt sur le revenu sur l’inflation. Concrètement, cela signifie que chaque seuil d’entrée de tranche a été rehaussé de 4,8%. Ainsi, un contribuable célibataire sera cette année imposable à partir de 11.295 euros de revenus, seuil d’entrée dans la tranche à 11%, au lieu de 10.777 euros un an plus tôt.

    Ce relèvement des seuils va bénéficier à ceux dont le salaire ou le revenu n’a pas augmenté ou augmenté moins vite que l’inflation. D’après Bruno Le Maire, il va permettre d’éviter de voir « 320.000 salariés basculer dans l’impôt sur le revenu ». Selon le ministre de l’Économie, le relèvement du barème représente « quasiment six milliards d’euros de manque à gagner » pour le budget de l’État.

    ©Ministère du budget

    L’application mobile impots.gouv

    Pour la première fois, il est possible « d’effectuer votre déclaration d’impôt sur l’application mobile impots.gouv », du moins celles qui sont les plus simples, annonce la DGFIP.

    Ce nouveau service « propose un parcours déclaratif simplifié et intuitif en quatre étapes: situation, revenus, charges, récapitulatif », poursuit-elle. Il sera ainsi possible de modifier ou ajouter depuis l’application mobile des personnes à charge, certains revenus (traitements, salaires, pensions, rentes, revenus de capitaux mobiliers…) ou charges (pensions alimentaires, cotisations syndicales, aide aux personnes…).

    L’abattement fiscal pour les meublés touristiques porté à 92% dans certains cas

    Les propriétaires louant un meublé touristique classé et déclarant leurs revenus au régime micro BIC vont pouvoir bénéficier d’un abattement supplémentaire de 21%, ce qui portera l’abattement total à 92%, contre 71% jusqu’alors.

    Deux conditions devront toutefois être remplies: que le logement soit situé « en dehors des zones marquées par un déséquilibre important entre l’offre et la demande de logement et que le chiffre d’affaires de l’année précédente soit inférieur à 15.000 euros ».

    Rappelons que la « niche fiscale Airbnb » reste dans le viseur de certains parlementaires et des organisations professionnelles représentant hôteliers et métiers du tourisme qui ont déposé en mars un recours devant le Conseil d’État pour faire annuler la réintroduction de cet avantage fiscal. En effet, lors de l’examen du budget de l’État adopté fin 2023, le gouvernement avait oublié de supprimer un article introduit par l’opposition réduisant fortement l’abattement fiscal des meublés touristiques.

    Le plafond de déduction du déficit foncier relevé

    Lorsque le propriétaire d’un logement qu’il propose à la location a des charges supérieures à ses revenus fonciers, cela génère un déficit foncier qui peut être déduit du revenu global (salaire, pension de retraite…).

    Jusqu’à présent, il était possible de déduire de son revenu 10.700 euros maximum par an au titre du déficit foncier. Désormais, cette limite passe « à titre temporaire et sous certaines conditions » à 21.400 euros par an.

    La DGFIP précise que ce « dispositif optionnel s’applique au titre des dépenses de rénovation énergétique pour lesquelles le contribuable justifie de l’acceptation d’un devis à compter du 5 novembre 2022 et qui sont payés entre le 1er janvier 2023 et le 31 décembre 2025« .

    Le service de correction en ligne étendu aux indépendants

    Pour ceux qui ont conservé un statut d’indépendants en France (autoentrepreneur, gérant non salarié, etc.) vont désormais pouvoir retrouver sur le service de correction en ligne toutes les rubriques de leur déclaration fusionnée (fiscale et sociale).

  • Un Français de l’étranger récompensé pour son action héroïque à Sydney

    Un Français de l’étranger récompensé pour son action héroïque à Sydney

    Ce mardi 16 avril, le Premier ministre australien Anthony Albanese a annoncé qu’il offrait la citoyenneté australienne à Damien Guérot, ressortissant français qui a tenté de s’interposer face à l’homme qui a tué six personnes et fait douze blessés dans un centre commercial de Sydney, samedi 13 avril 2024.

    Damien Guerot, L’homme au poteau

    Damien Guerot a été surnommé «l’homme au poteau» et qualifié de «héros» pour être intervenu lors de l’attaque au couteau de samedi dans un centre commercial très fréquenté de Sydney. «Cela en dit long sur la nature humaine, lorsque nous sommes confrontés à des problèmes difficiles, qu’une personne qui n’est pas un citoyen de ce pays se soit tenue courageusement en haut de cet escalator et ait empêché cet agresseur de gagner un autre étage et de commettre potentiellement un nouveau carnage», a déclaré le Premier ministre australien, Anthony Albanese.

    Des familles évacuées du centre commercial Westfield Bondi Junction à Sydney où a été perpétrée l’attaque au couteau, le 13 avril 2024. ©PHOTO AFP / David GRAY

    Dans une interview accordée au média australien Channel 7 News, Damien Guerot et son compatriote Silas Despreaux ont expliqué qu’ils s’étaient munis de poteaux pour tenter de repousser l’assaillant. « Nous avons essayé de l’attraper, mais il descendait les escaliers… alors nous l’avons suivi depuis le haut, pour essayer de lui lancer le poteau, mais nous n’y sommes pas parvenus« , a raconté Damien Guerot. Avec un autre passant, ils se sont munis de chaises pour reprendre la traque de l’assaillant, décrivant un homme « déterminé, vraiment, à tuer des gens« .

    Une pétition pour l’octroi de la citoyenneté au Français

    Son histoire, racontée dans les médias australiens ce dimanche, a mené à la création d’une pétition réclamant l’octroi de la citoyenneté australienne au Français. « Lors de la tuerie de Bondi Westfield (nom du centre commercial, NDLR), Damien Guérot a commis un acte de véritable héroïsme en mettant sa propre vie en danger sans hésiter, en s’attaquant à un meurtrier de masse », salue Belinda Robinson, qui a lancé la pétition.

    « On ne sait pas combien de vies il a sauvées par son acte d’héroïsme désintéressé. Son visa expirant dans un mois, nous demandons au gouvernement de lui accorder la citoyenneté pour saluer son acte de bravoure », indique encore la pétition, qui a recueilli plus de 1600 signatures en moins de deux jours.

    Les autorités françaises saluent le courage de notre compatriote

    Du côté de la communauté comme des autorités françaises, c’est le sentiment du devoir accompli par nos deux compatriotes, et en particulier Damien Guerot, qui est mis en avant. Dans un communiqué de presse publié ce mardi 16 avril, l’ambassadeur de France en Australie, Pierre-André Imbert, déclarait : « Je félicite les deux hommes d’avoir fait preuve de courage face à la violence et je leur ai personnellement exprimé ma gratitude pour leur bravoure.« 

    Sur le banc des politiques, la députée Renaissance, Anne Genetet, a tenu à rendre hommage aux deux hommes qui ont bravé l’assaillant samedi dernier.

    Elise Léger, conseillère des Français de Sydney, partageant le choc de l’attaque du week-end dernier, a voulu aussi saluer les deux Français par ces mots : « merci aux héros du quotidien qui ont cherché à ce que des vies soient épargnées (notamment deux jeunes citoyens français), il nous laisse un peu de foi en une certaine humanité.« 

    Un sentiment que partagent les Français et les Australiens alors que les coups de folie ou les attaques terroristes ponctuent de plus en plus nos vies quotidiennes.

  • Les J.O : Une chance pour la France

    Les J.O : Une chance pour la France

    Les Jeux Olympiques et Paralympiques sont des évènements sans nul autre pareil. Sur un même territoire, en même temps ou presque, concourent des milliers de sportifs de haut niveau venus des quatre coins de la planète. 

    Pour les seuls Jeux Olympiques, 329 épreuves sont prévues en région parisienne, à Marseille, à Tahiti et dans quelques autres villes. Or, à quelques semaines de la cérémonie d’ouverture de Paris 2024, les Français, fidèles à eux-mêmes, grommellent. Certains mettent en avant les contraintes, les nuisances, le surcroît de travail que ces Jeux génèrent; d’autres soulignent leur coût prohibitif. 

    Évidemment, la logistique d’une telle manifestation, organisée au sein d’une des plus grandes et denses agglomérations mondiales, nécessite des restrictions en matière de déplacements et des mesures de sécurité exceptionnelles. La gêne sera néanmoins limitée car les Jeux se dérouleront essentiellement au mois d’août, mois où la population déserte la capitale. En prenant en compte d’éventuels dérapages, les Jeux de Paris 2024 figureront, avec une facture de 10 milliards d’euros, parmi les Olympiades les moins chères de l’ère contemporaine. Trois quarts des dépenses seront, en outre, financées par le secteur privé. 

    Sur ce sujet, les Français ne sont pas exempts de contradiction en critiquant le prix élevé de certaines places, permettant justement de financer les Jeux, et en oubliant, par ailleurs les centaines de milliers qui sont vendues bon marché.

    La troisième fois dans son histoire que Paris accueille les Jeux d’été après ceux de 1900 et 1924.

    Depuis quelques mois, plusieurs professions se sont engagées dans une surenchère avec les pouvoirs publics pour obtenir des primes ou des dédommagements au moment même où la France souffre d’un déficit public élevé. Les efforts ne sont acceptables que lorsqu’ils sont supportés par les autres. Les Jeux méritent pourtant quelques petits sacrifices alors que la France – qui en est à l’origine dans leur forme contemporaine – ne les a pas organisés depuis cent ans.

    Les Jeux méritent pourtant quelques petits sacrifices alors que la France - qui en est à l’origine dans leur forme contemporaine - ne les a pas organisés depuis cent ans.
    « Les Jeux méritent pourtant quelques petits sacrifices alors que la France ne les a pas organisés depuis cent ans »

    Quatre milliards de personnes devraient voir des images des épreuves à la télévision

    Pierre de Coubertin, historien et pédagogue, les a, en effet, rétablis en 1894 en constituant à Paris le Comité Olympique. Ce ne sera que la troisième fois dans son histoire que Paris accueille les Jeux d’été après ceux de 1900 et 1924. Les Jeux sont la manifestation sportive la plus regardée avec la Coupe du Monde de football. Cet été, quatre milliards de personnes devraient voir des images des épreuves à la télévision. Des centaines de millions d’articles et de vidéos seront publiés par la presse et sur les réseaux sociaux. En assimilant ces publications à des publicités, la France réalise un gain dépassant une dizaine de milliards d’euros. 

    En choisissant d’organiser des épreuves sur des sites historiques comme le Château de Versailles, la Concorde ou la Tour Eiffel, le Comité d’organisation valorise le patrimoine de la France
    En choisissant d’organiser des épreuves sur des sites historiques comme le Château de Versailles, la Concorde ou la Tour Eiffel, le Comité d’organisation valorise le patrimoine de la France.

    En choisissant d’organiser des épreuves sur des sites historiques comme le Château de Versailles, la Concorde ou la Tour Eiffel, le Comité d’organisation valorise le patrimoine de la France. En termes de tourisme, les retombées pour les prochaines années seront importantes. Les images des Jeux de Londres, de Pékin ou de Sidney sont prégnantes et tournent encore en boucle sur les réseaux sociaux.

    Un catalyseur pour l’aménagement du territoire

    L’enjeu n’est pas que touristique, il est aussi économique. La bonne tenue des Jeux contribuera à accroître l’attractivité du pays au moment où celui-ci a besoin de capitaux pour financer la transition écologique et sa réindustrialisation. Cet évènement est également un catalyseur pour l’aménagement du territoire. 

    Principal lieu d’accueil des épreuves et des athlètes avec la création du village olympique, la Seine Saint Denis, le département métropolitain le plus pauvre, espère connaître un nouvel essor. La création de plusieurs grandes lignes de métro qui se croiseront pour plusieurs d’entre elles à la station Pleyel de Saint Denis, amplifiera la dynamique initiée par les Jeux. 

    Véritable fête mondiale, les Jeux Olympiques et Paralympiques sont une chance pour les Français et une opportunité, au moins le temps de leur déroulement, d’abandonner, pessimisme et défiance, en offrant au monde entier leur meilleur visage.

  • Le conflit Iran-Israël ne doit pas faire « oublier la souffrance à Gaza », alerte Josep Borrell

    Le conflit Iran-Israël ne doit pas faire « oublier la souffrance à Gaza », alerte Josep Borrell

    L’attaque iranienne contre Israël samedi (13 avril), à la suite du bombardement de l’ambassade iranienne en Syrie le 1er avril, ne doit en aucun cas conduire à un conflit régional, alerte le haut représentant de l’UE pour les Affaires étrangères Josep Borrell, qui pourrait faire oublier la crise humanitaire majeure qui frappe aujourd’hui les Palestiniens à Gaza.

    Lors d’une interview accordée dimanche (14 avril) à la chaîne de télévision espagnole Antena 3, M. Borrell a confirmé que l’Union européenne et le G7 travaillaient sans relâche pour convaincre Israël de ne pas riposter à l’attaque iranienne – au risque de créer un conflit régional sans précédent au Proche-Orient.

    L’Occident doit à tout prix éviter une escalade régionale, a souligné le haut diplomate : « La réponse [d’Israël] ne doit pas produire une autre réponse et conduire à un conflit régional qui nous ferait oublier la guerre à Gaza ».

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    Selon Josep Borrell, l’Occident doit à tout prix éviter une escalade régionale, ajoutant que « la réponse [d’Israël] ne doit pas produire une autre réponse et conduire à un conflit régional qui nous ferait oublier la guerre à Gaza », a rapporté Antena 3.

    M. Borrell a évoqué la famine qui sévit à Gaza : des milliers d’enfants risquent de mourir de malnutrition, selon l’ONU, tandis que 1,8 million de Gazaouis ont vu leurs maisons détruites, et ne vivent que d’aide humanitaire.

    « Nos efforts doivent se concentrer sur la fin de la guerre à Gaza et sur l’aide à apporter aux personnes qui paient les conséquences (de la guerre). Et pour cela, nous ne pouvons pas laisser la guerre s’étendre et impliquer le Liban, la Syrie, l’Iran, le Yémen […] », a ajouté le chef de la diplomatie européenne.

    Après l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023, qui a tué plus d’un millier de personnes, notamment des civils, Israël a pilonné la bande de Gaza, tuant près de 34 000 personnes, en premier chef des civils et des enfants, selon les chiffres du Hamas.

    En ce qui concerne l’invasion russe en Ukraine, Josep Borrell a annoncé qu’un conseil des ministres des Affaires étrangères de l’UE se réunirait bientôt au Luxembourg pour accélérer le renforcement des capacités de défense antiaérienne de Kiev.

    L’Ukraine subit des bombardements sélectifs et l’ensemble de son système électrique est détruit « pour la laisser dans l’obscurité », a insisté le chef de la diplomatie de l’UE.

    « Et cela ne peut être évité qu’avec une lueur de paix, qui n’existe pas », a-t-il ajouté.

    Consulter la publication orginale
  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 16.04.24

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 16.04.24

    Bonjour à toutes et à tous, nous sommes le mardi 16 avril, vous écoutez le flash quotidien des expatriés : ReflexeS fait peau neuve – La sécurité au Sahel – Emmanuel Macron veut rassurer sur les JO 

    La plateforme ReflexeS lance la V2 de son site 

    La plateforme ReflexeS, fondée en 2021, se définit comme communautaire. Elle se donne comme ambition de faire tomber les murs entre les différents acteurs de l’Éducation française hors de France. Si la première version du site a déjà rempli nombre de ces objectifs, la V2 promet d’aller plus loin. En effet, dès à présent, il est possible de visionner des capsules explicatives sur les arcanes des réseaux AEFE, déclinées en 3 versions, élémentaire, initié et expert, il permettra à tous de bien comprendre le fonctionnement de nos établissements scolaires hors de France. En septembre, un forum viendra compléter le dispositif. Toutes les informations sur le site Lesfrancais.press

    ReflexeS
    ReflexeS

    Le Sahel plus en sécurité sans la France 

    Dans la foulée de l’élection du nouveau président à la tête du Sénégal pour les cinq prochaines années, des interrogations subsistent sur les scénarios possibles dans une région Sahélo-Sahélienne sous tensions et menaces permanentes de groupes Djihadistes notamment le JNIM (branche Al Qaida dans la région et l’Etat islamique au grand Sahara). Et le départ des troupes militaires Françaises et américaines du Mali et du Niger pourraient laisser entrevoir un nouveau cycle d’actes terroristes dans cette zone géographique. Découvrez l’analyse du célèbre éditorialiste franco-marocain Rachid Hallaouy sur Lesfrancais.press.

    Mohamed Benhamou _ Président du Centre Marocain des Études stratégiques
    Mohamed Benhamou _ Président du Centre Marocain des Études stratégiques

    Le défi sécuritaire des JO 

    Emmanuel Macron a déclaré, lors d’une interview consacrée aux JO ce lundi sur BFM et RMC, comprendre les craintes de certains Français face au risque terroriste qui peut peser sur les Jeux olympiques, alors que le pays est actuellement en alerte « urgence attentat », moins d’un an après l’attentat d’Arras et quelques semaines après un attentat déjoué à Strasbourg. Le président reconnaît que l’un des objectifs des terroristes est de « nous empêcher de rêver », mais promet de « cribler » tous les touristes et visiteurs pour s’assurer de la sécurité des cérémonies et des épreuves.

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    C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour un nouveau bulletin des Français de l’étranger ! Belle journée où que vous soyez !

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

  • RéflexeS : les nouveautés 2024 de la plateforme dédiée à l’enseignement français à l’étranger

    RéflexeS : les nouveautés 2024 de la plateforme dédiée à l’enseignement français à l’étranger

    L’enseignement français à l’étranger, c’est 391 000 élèves dans 580 établissements à travers le monde, qui emploient 8 000 personnels au quotidien. Chapeautés par l’agence pour l’enseignement français à l’étranger, les réseaux sont multiples, public ou privés, 100% en français ou international, avec soit des professeurs détachés soit des professeurs recrutés localement, etc. Et jusqu’en 2021, il n’existait pas de structure d’accompagnement pour les acteurs de la vie scolaire française à l’étranger, des parents ou proviseurs. Depuis, sous l’impulsion de la parlementaire Samantha Cazebonne, elle-même ancienne directrice d’établissement pour la Mission laïque française, la plateforme numérique ReflexeS apporte explications, conseils et informations à tous ceux qui s’intéressent à l’enseignement français à l’étranger. Depuis quelques jours, la deuxième version est en ligne.

    Une plateforme pour tous

    La plateforme ReflexeS se définit comme communautaire. Elle se donne comme ambition de faire tomber les murs entre les différents acteurs de l’Éducation française hors de France.

    Pour cela, elle propose à travers un forum des rendez-vous réguliers, afin de faciliter l’interaction entre tous ceux qui font le réseau scolaire de l’AEFE, que les établissements soient en gestion directe ou liés à la Mission laïque française, à Odyssey ou dans une structure indépendante. L’objectif, qu’a donné Samantha Cazebonne à ReflexeS, est de réunir parents d’élèves, professeurs et administratifs autour d’une mission commune : « accompagner l’avenir des élèves ».

    Des rendez-vous pour informer

    La marque de fabrique de la plateforme ReflexeS c’est l’information ! À travers diverses sections, tous les sujets liés à l’enseignement et à la vie scolaire sont abordés avec des fiches, des forums et de nombreux rendez-vous en ligne sur des thématiques.

    Ainsi, donner la parole aux acteurs de terrain de l’enseignement français à l’étranger, est la belle ambition de cette plateforme participative « ReflexeS » lancée la sénatrice Samantha Cazebonne en 2021. Une mission déjà réussie, comme en témoigne la richesse des débats disponibles en ligne.

    ©ReflexeS 2024

    Une capsule hebdomadaire

    Nouveauté de cette version 2, la création de capsules vidéo hebdomadaires.  Elles sont destinées à expliquer l’enseignement français à l’étranger à travers l’expertise et les témoignages de ses acteurs. Déclinées en 3 versions (élémentaire, initié et expert), elles s’adaptent à votre niveau de connaissance du réseau. Une façon intelligente de permettre à tous de découvrir les arcanes des réseaux qui régissent la scolarité de nos enfants. En plus, rien n’empêche de devenir soi-même un « expert » en se nourrissant des nombreuses informations disponibles sur la plateforme ReflexeS.

    Enfin, ReflexeS va lancer son forum pour élever le niveau d’interactivité entre les acteurs professionnels et les autres parties prenantes (élèves, parents, associations, etc.). Le pari est de réduire le fossé, qui peut parfois exister entre ces derniers, en levant les barrières et en favorisant l’échange.

    Prévue pour la rentrée 2024, l’équipe de la plateforme dédiée à l’enseignement français à l’étranger réfléchit à comment structurer et encadrer le flux de messages du forum. Si vous désirez y participer, rien de plus simple, il suffit de remplir un rapide formulaire en cliquant ICI.

    Découvrir une capsule ReflexeS

  • Sahel : Le président Faye candidat au Leadership sécuritaire ?

    Sahel : Le président Faye candidat au Leadership sécuritaire ?

    Dans la foulée de l’élection du nouveau président à la tête du Sénégal pour les cinq prochaines années, des interrogations subsistent sur les scénarios possibles dans une région Sahélo-Sahélienne sous tensions et menaces permanentes de groupes Djihadistes notamment le JNIM (branche Al Qaida dans la région et l’Etat islamique au grand Sahara). Et le départ des troupes militaires Françaises et américaines du Mali et du Niger pourraient laisser entrevoir un nouveau cycle d’actes terroristes dans cette zone géographique.

    « La victoire de Bassirou Diomaye Faye est tout d’abord une bonne nouvelle pour la démocratie et les démocrates, présenté comme un président de rupture pour entre autre ses prises de position sur des sujets tel que le Franc CFA ou la renégociation des accords pétro-gaziers, ce qui en soit est son droit, il n’a pas remis en cause les accords de défense. C’est important de le préciser », indique Emmanuel Dupuy, Président de l’Institut de prospective et de sécurité en Europe (IPSE), qui ajoute « il faut aujourd’hui encourager et soutenir le président Faye dans sa volonté d’agir pour que le Mali, le Niger et le Burkina Faso retrouve la CEDEAO ce qui permettra de renforcer la lutte contre le terrorisme en Afrique de l’Ouest, particulièrement affaiblie ces derniers temps ». 

    Emmanuel Dupuy_ Président de l Institut Prospective et Sécurité en Europe (IPSE)
    Emmanuel Dupuy, Président de l’Institut Prospective et Sécurité en Europe (IPSE)

    Pour Mohamed Benhamou, Spécialiste des questions de sécurité dans la région Sahélienne et président du Centre marocain des Etudes stratégiques, « un souffle nouveau s’exprime dans cette région, il est à la fois constitutionnel avec l’élection du président Faye et anti constitutionnel avec la prise de pouvoir par des juntes militaires dans des pays comme le Mali, le Niger et le Burkina Faso. Des pays qui ont exprimé ceux qui ne veulent pas à savoir la présence de l’Occident et pas encore ce qu’il souhaite de manière explicite. Est-ce que l’arrivée du nouveau président sénégalais va se traduire par une intensité plus faible des tensions dans la région, pas sûr que l’intention aussi bonne soit-elle permette de réduire l’intensité des tensions dans cette région ». 

    Mohamed Benhamou _ Président du Centre Marocain des Études stratégiques
    Mohamed Benhamou, Président du Centre Marocain des Études stratégiques

    Des tensions « alimentées » par l’absence remarquée des trois chefs d’états de l’alliance des pays du Sahel (AES) à Dakar, le 2 avril dernier, lors de la cérémonie de serment du président sénégalais, ils ont dépêchés sur place une délégation avec à leur tête les ministres des affaires étrangères maliens et Burkinabés alors que la CEDEAO était représentée par son président actuel, Bola Tinubu, également président du Nigeria assis tout près du président de l’Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat. «La non présence des 3 dirigeants du Mali, Niger et Burkina Faso voir du Tchad  est un message de la part des signataires mais je pense que le président Faye va dépasser tout ça rapidement et prendre le leadership en étant celui qui va réconcilier le Mali/ Niger / Burkina Faso avec la CEDEAO. Le président Faye voudra être l’homme du dialogue et de la construction durable des relations dans la région, pour cela, il s’appuiera sur le fait de s’être opposé politiquement aux sanctions du Sénégal à l’encontre du Mali édictées par la CEDEAO, son parti, le Pastef s’y était opposé en avançant qu’on ne sanctionne pas les peuples», déclare Alioune Sall, prospectiviste sénégalais. 

    Alioune Sall, prospecrtiviste sénégalais

    S’il a déjà fort à faire pour répondre aux attentes des sénégalais, le président sénégalais est également attendu sur le dossier de l’intégration régionale qui ne peut se faire que dans l’apaisement retrouvé dans la région. «La seule voie possible pour le Mali, Niger et Bukina Faso est le désenclavement économique et territorial, il n’y a pas d’autres solutions, comme du reste la lutte contre le terrorisme dans la région, elle ne peut être réussie qu’avec l’implication de ces pays du Sahel en y ajoutant un pays comme la Mauritanie» indique Emmanuel Dupuy. Alors qu’une autre menace pour la sécurité dans la région est régulièrement pointée du doigt à savoir la milice russe armée Wagner, ce dernier ajoute «je ne pense pas que les milices armées Wagner soient une menace, d’une part car la Russie est en guerre et un conflit armé qui dure de surplus, ça coûte cher et d’autre part, je pense que l’Est du continent les intéresse plus que l’Ouest de l’Afrique ». 

    «Une chose est claire, le contexte général dans la zone Sahélo-Sahélienne reste favorable aux groupes terroristes qui pourraient même se développer dans le temps si rien n’est entrepris en matière de stabilité et de sécurité dans cette région », conclut Mohamed Benhamou. 

  • 30 ans du génocide au Rwanda

    30 ans du génocide au Rwanda

    Dimanche 7 avril 2024, le président rwandais Paul Kagame a rallumé la flamme du Mémorial de Kigali, 30 ans après le génocide perpétré contre les Tutsis. C’est l’un des quatre lieux de mémoire du génocide, où sont enterrés les restes de quelque 250.000 victimes. Un lieu poignant où une cellule psychologique a été mise en place pour les visiteurs mais aussi pour les employés.

    Le discours d’Emmanuel Macron diffusé dimanche 7 avril à l’occasion de la 30e commémoration du génocide perpétré contre les Tutsis a suscité la polémique. Le président français n’a pas prononcé celui qui avait été annoncé par l’Élysée. Il a finalement réitéré le message qu’il avait délivré en 2021. Tandis qu’en France la question de la responsabilité française dans le génocide fait débat, au Rwanda, le président Paul Kagame a critiqué, ce dimanche 7 avril, la « lâcheté » de la communauté internationale. Depuis trente ans au pouvoir, il défend une politique qui fait la part belle à la réconciliation et à l’unité nationale. Le mémorial de Kigali est un lieu poignant, où une cellule psychologique a été mise en place.

    Le Président Paul Kagame allume la flamme du souvenir au Mémorial de Gisozi, à Kigali, ce 7 avril 2024 pour la commémoration des 30 ans du génocide des Tutsis. © AP Photo/Brian Inganga

    Près d’un million de morts en 100 jours

    En 100 jours, entre le 7 avril et le 17 juillet 1994, entre 800.000 et un million de personnes ont été massacrées – et encore, il ne s’agit que d’estimations. Depuis 1994, plus aucune mention de l’origine ethnique des Rwandais n’apparaît sur les documents d’identité. Cette distinction avait été introduite par les colonisateurs belges durant les années 30.

    Près de 30 ans après la fin du génocide, le dynamisme du pays semble évident. Il mise sur le tourisme et attire de plus en plus les capitaux étrangers. On peine à imaginer la tragédie qui s’est déroulée dans les collines verdoyantes de ce pays d’Afrique.

    Le mémorial de Kigali

    Bien que l’on n’en parle pas dans les familles, le génocide reste présent, si l’on est attentif, à travers les nombreux mémoriaux qui jalonnent le pays. Ainsi, le mémorial de Kigali, inauguré en 2004, est à la fois « un lieu de mémoire et d’apprentissage » selon ses responsables, eux-mêmes rescapés du génocide. Dans cet endroit se mêlent les témoignages de bourreaux et de survivants. Comme l’illustration visible de la réconciliation qui tente de s’opérer dans le pays.

    À Kigali, le mémorial repose sur plusieurs fosses communes, où se trouvent les restes de 250.000 victimes. En surface c’est un jardin verdoyant, le Jardin de la mémoire. Ce genre de mémorial a également pour vocation d’entretenir et d’enseigner la paix. Aujourd’hui, les écoliers rwandais apprennent ce qu’est cette paix dans les établissements scolaires. Les responsables de mémoriaux, comme celui de Kigali, assistent ainsi régulièrement les enseignants afin d’inculquer un message de paix dans leur travail au quotidien auprès de la jeunesse.

    Le prix de la mémoire

    Outre le mur recouvert des noms des victimes, le mémorial de Kigali envisage la construction d’un mur portant les noms de « justes« , c’est-à-dire des personnes qui sont venus en aide aux Tutsis en 1994. Au niveau national, ces gens ont été remerciés par le président Kagame pour leur courage. « C’est une grande inspiration pour ce programme d’unité et de réconciliation« , dit-on à Kigali.

    Près du mémorial, se trouve un musée qui abrite plusieurs expositions, dont la plus longue retrace le contexte historique et la chronologie des événements. À l’entrée du musée, un mot saute aux yeux : « Kwibuka« . Ce qui veut dire « mémoire ». Un lieu poignant, très fort en charge émotionnelle. D’ailleurs une cellule psychologique a été mise en place, car il n’est pas rare que face à tant de souvenirs, des visiteurs, voire des employés du musée, craquent. Le prix de la mémoire.

    Cette semaine, une marche a été organisée, TV5MONDE revient sur celle-ci dans le reportage ci-dessous.

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