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  • Les visites surprises de Viktor Orbán en Chine et en Russie sous le feu des critiques

    Les visites surprises de Viktor Orbán en Chine et en Russie sous le feu des critiques

    Après une réunion des ambassadeurs de l’UE, qui représentent les États membres, mercredi (10 juillet) au sujet des récents voyages controversés du Premier ministre hongrois Viktor Orbán à Kiev, Moscou et Pékin, la Conférence des présidents du Parlement européen ont discuté de la question jeudi, envisageant même d’éventuelles répercussions.

    Les rencontres de Viktor Orbán avec le président russe Vladimir Poutine et le président chinois Xi Jinping la semaine dernière ont suscité de vives inquiétudes à Bruxelles et dans les capitales de l’Union européenne, d’autant plus que la Hongrie assure, depuis le 1er juillet et jusqu’à la fin de l’année, la présidence du Conseil de l’UE, où se réunissent les ministres des États membres.

    Ces derniers jours, les dirigeants et les fonctionnaires de l’UE ont unanimement condamné l’approche non concertée de la Hongrie, particulièrement la visite surprise à Moscou, insistant sur le fait que Viktor Orbán n’agissait pas au nom de l’ensemble de l’Union mais uniquement en sa qualité de Premier ministre hongrois.

    La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola (à gauche), et le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán (à droite), à Bruxelles, le 1er février 2024. ©EPA-EFE/OLIVIER HOSLET

    Colère des ambassadeurs de l’UE

    Lors d’une réunion de deux heures mercredi, les ambassadeurs de l’UE, qui représentent les États membres, ont interrogé la Hongrie sur les objectifs et les résultats de ces visites, que Budapest a décrites comme faisant partie d’une « mission de paix » destinée à mettre un terme à la guerre en Ukraine.

    Selon des diplomates de l’UE présents à la réunion, les ambassadeurs ont exprimé leur mécontentement à l’égard de la Hongrie, soulignant que les initiatives de Viktor Orbán étaient incompatibles avec la présidence du Conseil de l’UE que le pays assure actuellement et pour les six prochains mois.

    Au total, 25 États membres « ont exprimé leur mécontentement ou leur colère face au déroulement de la présidence hongroise », ont indiqué plusieurs diplomates. La Slovaquie n’a pour sa part pas participé à la discussion.

    « La Hongrie a tenté de faire valoir que les visites étaient strictement bilatérales, [et étaient] uniquement destinées à évaluer la faisabilité et les conditions d’un cessez-le-feu », a expliqué l’un d’entre eux.

    Budapest a reconnu qu’elle n’avait pas de mandat européen pour son initiative, mais elle a tout de même créé une certaine ambiguïté, notamment en utilisant le logo de la présidence hongroise du Conseil de l’UE dans ses communications sur les visites.

    Les 25 capitales ont été « très claires dans leur évaluation que cet argument n’était pas crédible, étant donné le timing et l’enchaînement des réunions, l’utilisation des hashtags de la présidence, et la réaction de [Vladimir] Poutine », ont déclaré les diplomates.

    En effet, il était clair que Vladimir Poutine approchait Viktor Orbán en espérant qu’il représente la position de l’Union.

    « Les lignes ont été clairement et délibérément brouillées », ont asséné les diplomates.

    Les ambassadeurs n’ont toutefois pas discuté des options possibles pour résoudre le problème ou, comme certains l’avaient demandé, pour « freiner » la Hongrie. C’était notamment le cas de la Pologne, qui avait initialement mis la question à l’ordre du jour de la réunion de mercredi.

    « Personne n’a soulevé la question de la fin ou du raccourcissement de la présidence. Aucune mesure concrète n’a été présentée ou adoptée », a déclaré un second diplomate de l’UE.

    De nombreux diplomates ont cependant souligné que si la Hongrie continuait sur cette voie, une nouvelle discussion pourrait être organisée sur le sujet.

    Indépendamment de cela, certains États membres ont déjà fait des représailles diplomatiques en envoyant des fonctionnaires subalternes à la place des ministres aux réunions informelles organisées par les Hongrois.

    Certains diplomates ont décrit cette approche comme un « boycott délibéré » des réunions de la présidence hongroise, mais le pays a tenu à minimiser les inquiétudes à ce sujet.

    La Conférence des présidents aborde le sujet

    Le sujet sera maintenant à l’ordre du jour de la Conférence des présidents du Parlement européen — composée du président du Parlement européen et des présidents des groupes politiques et responsable de l’organisation de l’agenda législatif et politique du Parlement — jeudi (11 juillet).

    Selon nos informations, diverses mesures pourraient être envisagées, y compris boycotter ou mettre fin prématurément à la présidence hongroise, auquel cas il faudrait faire appel aux présidences belges ou espagnoles précédentes, ou même avancer le début de la présidence polonaise, qui devait débuter en janvier 2025.

    « Honnêtement, la possibilité de boycotter la présidence hongroise a été discutée dès son premier voyage [de Viktor Orbán], celui à Kiev », a confié un fonctionnaire du groupe libéral Renew Europe à Euractiv.

    Pour l’instant, les implications des discussions qui auront lieu lors de la Conférence des présidents sont encore incertaines, mais les relations entre Budapest, et par extension la présidence hongroise, et les 26 autres États membres deviendront probablement plus tendues pour la suite, après « moins de la deuxième semaine de la présidence de Viktor Orbán ».

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 12.07.24

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 12.07.24

    Bonjour à toutes et à tous, on se retrouve ce vendredi 12 juillet pour le dernier flash quotidien des expatriés de la saison 2023-2024. Dans nos titres : Stéphane Vojetta veut rejoindre les socialistes – Gérard Larcher ne veut pas voir la gauche au pouvoir.

    « Aujourd’hui, je vous tends à nouveau la main publiquement. »

    Dans un tweet publié ce 11 juillet, Stéphane Vojetta, député des Français de la péninsule ibérique, anciennement affilié à la majorité présidentielle, se dit prêt à rejoindre un groupe socialiste. Une première défection qui n’étonne pas alors que le député sortant avait déjà bataillé en 2022 contre Manuel Valls, investi par Renaissance dans sa circonscription. Réponse la semaine prochaine avec la constitution des groupes à l’Assemblée nationale. 

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    Stéphane Vojetta, le 29 novembre 2022 à l’Assemblée nationale. © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

    Un gouvernement pas encore imaginé mais déjà censuré 

    C’est le destin que prédit Gérard Larcher. Invité de BFMTV-RMC ce jeudi 11 juillet, le président LR du Sénat a déclaré qu’il s’opposait fermement à l’éventuelle nomination par Emmanuel Macron d’un Premier ministre issu du Nouveau Front populaire. Un Premier ministre issu des rangs de la gauche « ne correspond pas à la volonté profonde des Français », a-t-il estimé, jugeant que le NFP était arrivé en tête des législatives « dans la conjonction de faire barrage au rassemblement national ».

    Gérard Larcher
    Gérard Larcher

    Un été riche en France

    Alors que la politique est encore au cœur de toutes les conversations en France, nous voulions finir cette édition sur des informations plus légères alors que les Français de l’étranger arrivent en France pour les vacances estivales.  Et cette année, les activités sont nombreuses avec bien sûr les JO qui s’ouvriront à la fin du mois à Paris mais pas seulement, mais aussi les festivals qui pullulent comme les activités champêtres à la découverte de la nature. Pour ceux qui sont en ville, les musées ont aussi prévu de nombreuses expositions interactives à partager en famille. Tout au long de l’été, les rédactions de vos médias, tout en étant en vacances, ont prévu de nombreux sujets dédiés aux loisirs. Pour autant, on reste en veille, et on continuera à vous informer sur l’évolution de la situation politique. 

    Voilà, nous tenions à vous remercier d’être si nombreux à nous écouter, vous avez été plus d’un million à suivre le flash cette saison. Encore merci ! On se retrouve le lundi 19 août ! Belles vacances à tous ! 

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

  • Assurance vie en France et fiscalité des expatriés

    Assurance vie en France et fiscalité des expatriés

    L’assurance vie reste toujours le placement préféré des Français. Les contrats d’assurance vie bénéficient en effet de nombreux avantages fiscaux et successoraux. On fait le point sur les avantages et les freins pour les expatriés.

    Franchise fiscale en France

    Sur le plan fiscal, les plus values ne sont soumises en France, après huit ans de détention, qu’ à une taxation réduite de 7,5% (hors prélèvements sociaux au taux actuellement en vigueur de 17.2%) ou au taux conventionnel conclu entre la France et le pays d’expatriation (par exemple, si vous êtes expatriés en Allemagne, le taux conventionnel est actuellement fixé à 0%). Les prélèvements sociaux (CSG/CRDS) ne sont pas dus pour un expatrié non-résident français.

    Sur un plan juridique, l’assurance vie est un contrat par lequel un assureur s’engage pendant une période déterminée, en contrepartie du versement de primes, à verser un capital au souscripteur en cas de vie, ou à un bénéficiaire désigné en cas de décès.

    Or, le contrat d’assurance vie déroge au droit commun des successions dans la mesure où, conformément à l’article 990 I du code des Assurances, l’épargne transmise au(x) bénéficiaire(s) désigné(s) est exonérée de droits de succession à hauteur de 152.500 euros par bénéficiaire et ce, pour tout versement effectué avant l’âge de 70 ans. Cette dérogation successorale peut ne pas s’appliquer si le défunt et/ou le(s) bénéficiaire(s) n’est pas domicilié en France. Mais qu’en est-il des contrats dépassant ces sommes ? Au-delà du seuil de 152.500 euros, la taxation aux droits de succession est de 20%, taux qui est porté à 31,25% au-delà de 852 500 euros par bénéficiaire.

    Quel intérêt pour un Français de l’étranger de souscrire une assurance-vie en France ?

    Tout d’abord, seuls les contrats d’assurance vie en France et certains contrats luxembourgeois permettent d’accéder aux fameux fonds en euros qui apportent une sécurité totale à votre épargne, grâce à une garantie de capital délivrée par l’assureur et un effet cliquet sur les performances.

    Pour faire valoir les droits aux allégements fiscaux, c’est au moment du décès que s’apprécie la notion de résidence fiscale, et non au moment de la souscription. Ainsi pour être exonéré de droits de succession, il faut qu’au moment du décès de l’assuré, ce dernier ait été non-résident, et que le bénéficiaire le soit également. Dans le cas contraire, la taxation dérogatoire et avantageuse ne s’applique pas.

    Quels freins ?

    Si tous les contrats d’assurance vie de droit français donnent accès à cet avantage, il est bon de noter que l’accès à l’assurance vie pour les expatriés est réservé à une liste limitative de pays définie par chaque compagnie d’assurance. Nous vous conseillons donc d’interroger la compagnie ciblée en fonction de votre pays de résidence pour étudier la faisabilité de la souscription.

  • Tous les résultats du baccalauréat des établissements AEFE

    Tous les résultats du baccalauréat des établissements AEFE

    Ce 11 juillet marque la fin de la période de communication des résultats de l’examen du baccalauréat des établissements du réseau de l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger (AEFE). On vous donne les liens pour retrouver tous les résultats.

    Des établissements AEFE attachés à des académies métropolitaines

    Le saviez-vous ? La responsabilité sur les centres d’examen hors de France est du ressort des académies, services déconcentrés du ministère de l’Éducation nationale. Ce sont les académies qui sont responsables de l’inscription des élèves, de l’envoi des sujets, de l’harmonisation de la correction des copies et de la tenue des jurys de délibération puis de la délivrance des diplômes.

    Dans le tableau ci-dessous, vous pourrez découvrir les académies de rattachement pour les pays du groupe 1.

    Académies de rattachementPays des centres d’examen pour le baccalauréatPays des centres d’examen pour le DNB
    Aix-MarseilleAlgérie, TunisieAlgérie, Tunisie
    BordeauxMarocMaroc
    GrenobleArabie Saoudite, Bahreïn, Djibouti, Égypte, Émirats Arabes Unis, Éthiopie, Iran, Jordanie, Koweït, QatarArabie Saoudite, Bahreïn, Djibouti, Égypte, Émirats Arabes Unis, Éthiopie, Iran, Jordanie, Koweït, Oman, Qatar
    LilleBelgique, Danemark, Irlande, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Royaume-Uni, SuèdeBelgique, Danemark, Finlande, Irlande, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suède
    LyonBulgarie, Chypre, Grèce, Israël, Italie, Roumanie, Serbie, TurquieBulgarie, Chypre, Grèce, Israël, Italie, Roumanie, Serbie, Turquie
    NantesBénin, Cameroun, Congo, Gabon, Ghana, Guinée équatoriale, Niger, Nigéria, République centrafricaine, République démocratique du Congo, Tchad, TogoBénin, Cameroun, Congo, Gabon, Ghana, Guinée équatoriale, Niger, Nigéria, République centrafricaine, République démocratique du Congo, Tchad, Togo
    Normandie-RouenBurkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Mauritanie, SénégalBurkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Mauritanie, Sénégal
    RéunionAfrique du Sud, Angola, Burundi, Comores, Kenya, Madagascar, Maurice, MozambiqueAfrique du Sud, Angola, Burundi, Comores, Kenya, Madagascar, Maurice, Mozambique, Ouganda, Rwanda, Seychelles, Tanzanie, Zimbabwe
    StrasbourgAllemagne, Arménie, Autriche, Géorgie, Hongrie, Lituanie, Pologne, République tchèque, Russie, Slovaquie, Suisse, UkraineAllemagne, Arménie, Autriche, Azerbaïdjan, Bosnie Herzégovine, Croatie, Géorgie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, République tchèque, Russie, Slovaquie, Slovénie, Suisse, Ukraine
    ToulouseEspagne, PortugalEspagne, Portugal
    SIEC au nom de l’académie de Paris Liban

    Dans le tableau ci-dessous, vous pourrez découvrir les académies de rattachement pour les pays du groupe 2.

    Académies de rattachementPays des centres d’examen pour le baccalauréatPays des centres d’examen pour le DNB
    BordeauxBrésil (uniquement Brasilia), Colombie, Cuba, Équateur, Guatemala, Haïti, Honduras, Mexique, Nicaragua, Panama, Paraguay, République dominicaine, Salvador, VenezuelaBrésil (uniquement Brasilia), Colombie, Équateur, Venezuela
    Normandie-CaenCanada, États-UnisCanada, États-Unis
    Martinique Cuba, Guatemala, Haïti, Honduras, Mexique, Nicaragua, Panama, Paraguay, République dominicaine, Salvador
    MontpellierAustralie, Cambodge, Chine, Corée du Sud, Inde, Indonésie, Japon, Laos, Malaisie, Philippines, Singapour, Taïwan, Thaïlande, VietnamAustralie, Bengladesh, Birmanie (Myanmar), Cambodge, Chine, Corée du Sud, Inde, Indonésie, Japon, Laos, Malaisie, Népal, Philippines, Singapour, Taïwan, Thaïlande, Vietnam
    Nouvelle-CalédonieVanuatuVanuatu
    PoitiersArgentine, Bolivie, Brésil (sauf Brasilia), Chili, Costa Rica, Pérou, UruguayArgentine, Bolivie, Brésil (sauf Brasilia), Chili, Costa Rica, Pérou, Uruguay
    Siec au nom de l’académie de ParisLiban

    Trouver les résultats du Bac 2024

    Aix-Marseille

    Aix-Marseille est l’académie de rattachement des pays suivants : Algérie, Tunisie.

    Les résultats sont publiés ICI.

    Bordeaux

    Bordeaux est l’académie de rattachement des pays suivants :  Maroc, Brésil (uniquement Brasilla), Colombie, Équateur, El Salvador, Guatemala, Haïti, Honduras, Mexique, Nicaragua, Paraguay, République dominicaine, Venezuela.

    Les résultats sont publiés ICI.

    Caen 

    Caen est l’académie de rattachement des pays suivants : Canada, États-Unis d’Amérique.

    Les résultats sont publiés ICI.

    SIEC (Créteil, Paris, Versailles) 

    Le SIEC est l’académie de rattachement du Liban.

    Les résultats sont publiés ICI.

    Grenoble 

    Grenoble est l’académie de rattachement des pays suivants : Arabie Saoudite, Bahreïn, Djibouti, Égypte, Émirats arabes unis, Éthiopie, Iran, Jordanie, Koweït, Qatar.

    Les résultats sont publiés ICI.

    La Réunion

    La Réunion est l’académie de rattachement des pays suivants : Afrique du Sud, Angola, île Maurice, Kenya, Madagascar. 

    Les résultats sont publiés ICI.

    Lille 

    Lille est l’académie de rattachement des pays suivants : Belgique, Danemark, Irlande, Norvège, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suède

    Les résultats sont publiés ICI.

    Lyon 

    Lyon est l’académie de rattachement des pays suivants : Bulgarie, Grèce, Israël, Italie, Roumanie, Serbie, Turquie.

    Les résultats sont publiés ICI.

    Montpellier 

    Montpellier est l’académie de rattachement des pays suivants : Australie, Chine, Cambodge, Corée du Sud, Indonésie, Inde, Japon, Laos, Malaisie, Philippines, Singapour, Thaïlande, Taïwan, Vietnam.

    Les résultats sont publiés ICI.

    Nantes 

    Nantes est l’académie de rattachement des pays suivants : Bénin, Cameroun, Congo, Gabon, Ghana, Niger, Nigeria, République Centrafricaine, République démocratique du Congo, Tchad, Togo.

    Les résultats sont publiés ICI.

    Poitiers 

    Poitiers est l’académie de rattachement des pays suivants : Argentine, Bolivie, Brésil (sauf Brasilla), Chili, Costa Rica, Pérou, Uruguay.

    Les résultats seront publiés en décembre. En effet, ces pays sont sous le régime de l’Hémisphère Sud soit un calendrier adapté et inversé par rapport aux autres pays et à la France.

    Rouen 

    Rouen est l’académie de rattachement des pays suivants : Burkina-Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Mauritanie, Sénégal.

    Les résultats sont publiés ICI.

    Strasbourg 

    Strasbourg est l’académie de rattachement des pays suivants : Allemagne, Autriche, Géorgie, Hongrie, Lituanie, Pologne, République Tchèque, Russie, Suisse et Ukraine.

    Les résultats sont publiés lCI.

    Toulouse 

    Toulouse est l’académie de rattachement pour l’Espagne et le Portugal.

    Les résultats sont publiés ICI.

  • En Tunisie, les touristes étrangers sont de retour

    En Tunisie, les touristes étrangers sont de retour

    Les professionnels du tourisme en Tunisie reviennent de loin. Mais désormais, les unités hôtelières tournent à plein régime alors que d’autres affichent déjà complet. Les touristes étrangers sont de retour, particulièrement européens et maghrébins, mais aussi les locaux, qui eux, ont pris le pli. L’année 2024 sera à coup sûr l’année de tous les records touristiques. Plus de 10 millions de voyageurs sont prévus pour cette année. Mieux encore, les recettes provenant du secteur du voyage et du tourisme devraient atteindre 23 milliards de dinars à la fin de l’année en cours.

    Les séquelles du Covid estompées

    Une surperformance qui a été prédite déjà par les autorités de tutelle et qui a été confirmée par les résultats de l’étude d’impact économique 2024, dévoilés récemment par le Conseil mondial du tourisme et du voyage (Wttc). La crise Covid qui a marqué d’une pierre noire le tourisme mondial est bien derrière nous. Les séquelles se sont estompées. Les conséquences de la guerre en Ukraine qui plombent l’économie mondiale ne semblent pas peser autant sur l’activité touristique. Capacité d’adaptation du secteur ou insouciance dont font souvent montre les voyageurs, quelles qu’en soient les raisons, le tourisme tunisien reprend de plus belle. Selon le Wttc, les dépenses des visiteurs internationaux devraient se rapprocher du pic de 2019, tandis que celles des nationaux devraient augmenter de 5% par rapport à l’année dernière pour atteindre 11,7 milliards de dinars, soit une hausse de 0,7% par rapport à l’année 2019. Après la mise en branle post-Covid de la machine tourisme, l’activité du secteur devrait continuer de progresser et contribuer à hauteur de 14% à l’économie nationale générant ainsi plus d’emplois (3,9%) pour atteindre près de 418 mille, soit un emploi sur neuf.

    Regarder le reportage de TV5MONDE

  • Finances publiques, la France dans l’œil du cyclone

    Finances publiques, la France dans l’œil du cyclone

    La France est de plus en plus dans l’œil du cyclone avec un déficit public qui s’est accru en 2023 et dont la résorption apparaît bien difficile à réaliser. Quel avenir pour nos finances publiques ?

    La campagne électorale des législatives a occulté les problèmes financiers, les candidats comme les électeurs pratiquant un réel déni. Le taux d’intérêt réel à 10 ans sur les emprunts d’État après avoir été négatif de 2015 à 2023 est redevenu positif. Il s’élevait à 1 % au premier semestre 2024. Avec la baisse de l’inflation et la détérioration de la signature française, ce taux pourrait progresser dans les prochains mois. Dans le même temps, la croissance potentielle française est de plus en plus faible, soit un peu moins de 1 %, cette tendance étant accentuée par la diminution de la productivité.

    La France est dans l’incapacité de stabiliser sa dette publique

    Puisque le taux d’intérêt réel à long terme est voisin de la croissance potentielle, la stabilité du taux d’endettement public exige, à long terme, une absence de déficit public primaire. Or le déficit public primaire a atteint plus de 7 % en 2020. Il a été de 4 % en 2023 et devrait s’élever à 3 % du PIB en 2024. En l’état actuel, la France est dans l’incapacité de stabiliser sa dette publique. Bien au contraire, cette dernière pourrait s’emballer.

    Pour se préserver de ce risque, l’État doit rapidement ramener son déficit primaire à 0 %. Cette diminution du déficit public suppose, selon Patrick Artus, l’économiste de Natixis, une réduction des dépenses publiques ou un relèvement de la pression fiscale de 6 points de PIB. Ce calcul intègre les effets directs et indirects de la réduction du déficit sur la croissance. L’ajustement budgétaire nécessaire serait sans précédent. Si l’inflation est de 2 %, il correspondrait à un gel de l’ensemble des dépenses publiques en termes nominaux, en valeur, pendant près de 6 ans. Or, dans le même temps, les besoins en matière de santé, de retraite, de défense, d’éducation ou pour la transition écologique sont en hausse.

    Sans remise en cause des prestations sociales, il apparaît difficile de réduire à néant le déficit primaire, sachant que ces dernières représentent plus de 25 % du PIB.

    Dépenses publiques, une spécificité française ?

    La France se caractérise par un haut niveau élevé de dépenses publiques, plus de 57 % du PIB en 2023. Il s’agit d’un des plus élevés de l’Union européenne. L’importance des dépenses publiques en France est à la fois la conséquence de leur augmentation permanente et d’une faible croissance du PIB. Les dépenses publiques françaises sont passées de 54 à 57 % du PIB de 2002 à 2023 quand elles sont restées stables en Allemagne, autour de 48 % du PIB. Sur l’ensemble de la zone euro (hors France), elles sont passées sur la même période de 45,5 à 48 % du PIB et sont 9 points au-dessous du niveau de la France.

    Les dépenses publiques élevées de la France sont dues à l’anémie de l’économie. Plus le PIB est faible, plus leur poids relatif est important.

    Le bas niveau du taux d’emploi des 15/64 ans joue un rôle important dans le poids excessif des dépenses publiques. En 2023, celui-ci était de 68 % en France, contre 71 % en zone euro (hors France) et 78 % en Allemagne. Un faible taux d’emploi signifie un déficit de production et un surcroît de dépenses publiques (prestations sociales). L’écart entre les taux d’emploi français et allemand est responsable d’un déficit de PIB de 10 points. Si le taux d’emploi était le même en France qu’en Allemagne, à niveau de dépenses publiques inchangé, le poids des dépenses publiques dans le PIB descendrait à 51 % en France. Toute mesure allant à l’encontre de l’augmentation du taux d’emploi risquerait d’accroître encore plus le poids des dépenses publiques en France et donc le déficit public.

    Par ailleurs, la France a tendance à dépenser plus que ses partenaires que ce soit en matière de santé, de retraite, de logement, d’éducation, d’aides aux entreprises et de défense. En 2023, la France a consacré 9,2 % de son PIB aux dépenses publiques de santé, contre 8,5 % pour l’Allemagne et 7,6 % pour la zone euro (hors France).

    Sur la même période, : les dépenses publiques d’éducation représentaient 5,3 % du PIB en France, contre 4,5 % en Allemagne et pour la zone euro (hors France) ; les dépenses publiques pour la famille et les enfants s’élevaient à 2,3 % du PIB en France, contre 1,8 % en Allemagne et 1,5 % en zone euro (hors France) ; les dépenses publiques de défense étaient de 1,8 % du PIB en France contre 1,2 % en Allemagne et 1 % en zone euro (hors France) ; le poids des dépenses de retraite dans le PIB était de 13,5 % en France, contre 10 % en Allemagne et en zone euro (hors France). Seule l’Italie enregistre un ratio de dépenses de retraite sur la PIB supérieur (14 %).

    Les dépenses de retraite sont particulièrement élevées en France en raison des départs précoces. Le taux d’emploi des 60/64 ans était de 38 % en 20223, contre 62 % en Allemagne et de 52 % en zone euro (hors France). Le taux d’emploi des 65/69 ans atteignait, en France, en 2022, 10 % contre 20 % en Allemagne.

    Le système public de retraite est plus généreux que celui des autres pays où la capitalisation joue un rôle plus important. Le montant des dépenses de retraite par retraité est de 19 500 euros par an en France (2021), contre 18 000 en Allemagne.

    22 % d’emplois publics, contre une moyenne 18 % au sein de l’OCDE. 

    Parmi les autres facteurs de dépenses en France, figurent le nombre élevé de fonctionnaires et la présence de nombreux niveaux de collectivités territoriales. En 2022, la France comptait 22 % d’emplois public, contre une moyenne 18 % au sein de l’OCDE.

    Pour revenir dans la moyenne de la zone euro, en matière de dépenses publiques, la France est condamnée à accroître le volume de son PIB en augmentant le volume de travail et à réduire drastiquement plusieurs postes de dépenses, ce qui sera impopulaire.

  • Ursula von der Leyen cherche une majorité à gauche alors que la confiance se dégrade

    Ursula von der Leyen cherche une majorité à gauche alors que la confiance se dégrade

    Les équilibres politiques qui ont émergé après les élections européennes de juin ont changé le projet initial d’Ursula von der Leyen, qui cherchait le soutien de la droite de l’hémicycle européen pour sa réélection à la tête de la Commission européenne. Elle se tourne désormais vers les Verts pour s’assurer une majorité, mais la confiance reste une question épineuse.

    Pour être réelue par le Parlement européen lors d’un vote qui aura lieu le 18 juillet, Ursula von der Leyen compte sur le soutien du Parti populaire européen (PPE) de centre droit, des Socialistes et Démocrates européens (S&D) et des libéraux de Renew, qui se sont engagés à former une coalition centriste pro-UE au cours de la prochaine législature (2024-2029).

    Le PPE dispose de 188 sièges, les socialistes de 136 et les libéraux de 76, ce qui lui assure une majorité de 400 sièges sur les 720 que compte l’Union européenne.

    Cependant, étant donné que le vote du 18 juillet est à bulletins secrets, le PPE a déjà noté qu’il pourrait potentiellement perdre jusqu’à 15 % des votes des membres individuels des groupes de la coalition des trois groupes.

    Le PPE n’est pas certain que tous les socialistes voteront pour leur candidate, tout comme certains législateurs issus de leurs propres rangs, notamment les délégations française et autrichienne.

    Face à ces incertitudes, le 1er juillet, Ursula von der Leyen a entamé des discussions avec les Verts en vue d’obtenir leurs 53 voix pour sa reconduction à la barre de l’exécutif européen.

    L’eurodéputé écologiste Bas Eickhout a confié à Euractiv que l’objectif de ces discussions était de voir si les Verts pouvaient rejoindre la majorité en mettant l’accent sur le fait de ne pas faire marche arrière sur le Pacte vert pour l’Europe (Green Deal).

    Le PPE semble quant à lui divisé sur la question de savoir avec qui collaborer.

    Lors d’un entretien avec Euractiv en septembre 2023, le secrétaire général du PPE, Thanasis Bakolas, avait déclaré que les Verts devraient faire partie de la coalition pro-UE.

    « Je pense que le PPE, les socialistes, les libéraux et les Verts sont des éléments politiques au sein de l’UE qui ont garanti la bonne direction de notre Union », avait alors soutenu M. Bakolas.

    Cependant, quelques mois plus tard, des responsables politiques de centre droit — dont le chef du PPE Manfred Weber et Ursula von der Leyen elle-même — ont déclaré qu’ils étaient ouverts à une collaboration avec les éléments « sains » de la droite, tels que l’Italienne Giorgia Meloni, excluant ainsi les Verts.

    Les socialistes européens ont réagi et exclu tout soutien à Mme von der Leyen si un membre du groupe des Conservateurs et Réformistes (CRE) tel que le parti Fratelli d’Italia de Mme Meloni faisait partie de la coalition pro-UE.

    Cependant, les divisions au sein du PPE semblent persister. Le coordinateur du groupe l’agriculture, Herbert Dorfmann, a expliqué à Euractiv mardi (9 juillet) que Mme von der Leyen « ne devrait pas chercher le soutien des Verts » afin d’éviter les situations observées lors de la précédente législature où elle s’est davantage concentrée sur les questions environnementales et « a négligé » les agriculteurs.

    Le Green Deal relancé ?

    Le soutien des Socialistes et Démocrates, deuxième groupe au Parlement européen, étant nécessaire pour assurer une majorité, Mme von der Leyen a finalement choisi de se tourner vers les Verts. Cependant, la confiance reste un problème dans leur relation.

    « Il y a vraiment un problème de confiance entre le PPE et les Verts. Nous ne pouvons pas leur faire confiance quant à leur soutien total, et c’est un point sur lequel nous devons travailler pour rendre la coalition pro-UE aussi forte que possible », a expliqué une source du groupe de centre droit à Euractiv.

    Cette même source a ajouté qu’en s’ouvrant aux Verts, le PPE « n’avait rien à perdre ». « Les Verts sont des forces pro-UE […] il n’y a pas de danger à se rallier à eux. »

    Pour leur part, les Verts insistent sur la poursuite du Green Deal, alors que le PPE a appelé avant les élections à adopter une approche « pragmatique ».

    « Le Green Deal est une loi, et tout le monde le reconnaît […], mais [l’application de ces lois] doit prendre en compte l’aspect économique », a souligné la source du PPE.

    Et le manque de confiance semble être réciproque. Outre la politique, les Verts envisagent de placer des fidèles à des postes clés au sein de la bureaucratie de l’UE — comme des présidents de commission — craignant que le PPE ne choisisse de gouverner avec le parti nationaliste CRE une fois Mme von der Leyen élue. Mais les socialistes ont également placé le Green Deal au premier rang de leurs priorités pour la prochaine législature.

    Un document consulté par Euractiv intitulé « Demandes clés 2024-2029 » suggère que les politiques environnementales clés existantes devraient rester inchangées.

    « Les réalisations faites jusqu’à présent dans le cadre du Green Deal européen, du paquet “Ajustement à l’objectif 55” [Fit for 55] et de l’objectif 2030 doivent rester en place », peut-on lire dans le document.

    Le PiS polonais indécis

    Le groupe CRE, qui dispose actuellement de 78 sièges, tente de trouver sa place dans ce nouveau paysage politique.

    Initialement pressenti pour devenir le troisième plus grand groupe au Parlement européen, dépassant Renew, il a toutefois dû céder cette place au groupe d’extrême droite nouvellement formé Les Patriotes pour l’Europe (84 eurodéputés). Il est désormais le quatrième plus grand groupe, au coude-à-coude avec Renew.

    La position du parti Fratelli d’Italia, membre du groupe CRE disposant de 24 sièges, sur la reconduction d’Ursula von der Leyen est toujours incertaine. La cheffe de file du parti, Giorgia Meloni, s’est abstenue lors du vote des dirigeants de l’UE sur le choix de l’Allemande pour présider la prochaine Commission au début du mois.

    Le parti polonais Droit et Justice (PiS), l’autre grande délégation du groupe CRE (20 sièges), n’a pas encore officiellement annoncé son soutien à Mme von der Leyen, a indiqué le bureau de Joachim Brudziński, coprésident du groupe, à Euractiv Pologne, ajoutant que la décision serait prise « dans un avenir proche ».

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 11.07.24

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 11.07.24

    Bonjour à toutes et tous, vous écoutez le flash quotidien des expatriés, dans les titres de ce jeudi 11 juillet 2024 : Les résultats du bac tombent aujourd’hui – La lettre d’Emmanuel Macron aux Français – Une majorité au centre ?

    Enfin, les résultats du baccalauréat 

    Pour les Français de l’étranger, les résultats se sont étalés entre le 04 juillet et ce jeudi. À midi, heure française, tous les possibles bacheliers devraient être fixés sur leur sort. Mais, il ne sera pas encore temps de partir en vacances, car avec ces notes communiquées tardivement, c’est désormais la course pour finaliser les inscriptions pour les études supérieures. Pour ceux qui ont choisi la France, il faudra donc compléter son dossier sur Parcoursup rapidement. Bon courage et félicitations à tous ceux qui ont décroché ce fameux sésame. 

    Baccalauréat 2024
    ©Stockadobe

    Le Président de la République vous a écrit 

    Trois jours après la défaite de son camp aux législatives, Emmanuel Macron prend sa plume. Le président de la République s’adresse aux Français, ce mercredi 10 juillet, dans une lettre publiée dans la presse quotidienne régionale dont Lesfrancais.press. Dans ce courrier, il revient sur les enseignements du scrutin, à l’issue duquel aucune majorité n’a émergé à l’Assemblée nationale.

    Emmanuel Macron
    Emmanuel Macron ce dimanche 07 juillet au Touquet ©AFP

    Toujours pas de majorité 

    La coalition présidentielle, composée de Renaissance (99 sièges), du Modem (33 sièges), d’Horizons (26 sièges) et de cinq Divers centre, mais qui ne dispose que de 163 membres, espère créer une majorité autour d’un « bloc central). Alors où trouver ces partenaires? À gauche? À droite? De part et d’autre? De François Bayrou à Édouard Philippe, la boussole des figures du « bloc central » semble chercher parfois le nord et le sud… Un point rassemble en effet tous les volontaires de cette coalition: l’exclusion du Rassemblement national et celle de LFI, qui quitterait dans cette hypothèse son bloc constitué au sein du Nouveau front populaire pour la campagne des législatives. Ce large bloc arc-en-ciel pourrait rassembler plus de 340 députés et permettrait donc d’éviter la paralysie législative.

    ©BFMTV

    C’est ainsi que s’achève ce flash quotidien des expatriés. Toute la rédaction se joint à moi pour cous souhaiter un beau jeudi où que vous soyez ! 

    Écouter le bulletin d’information des Français de l’étranger

  • La lettre aux Français d’Emmanuel Macron

    La lettre aux Français d’Emmanuel Macron

    Après les résultats des élections législatives anticipées, le Président de la République, Emmanuel Macron, a voulu s’exprimer auprès de tous les Français. Pour cela, il a choisi de communiquer une lettre aux principaux médias régionaux et nationaux. Lesfrancais.press l’a reçue et la partage avec vous. Pour rappel, il y a 15 jours, nous avions publié une interview exclusive du Chef de l’Etat dédiée aux Français de l’étranger.

    La lettre du Président de la République ‘

    Chères Françaises, chers Français,

    Les 30 juin et 7 juillet derniers, vous vous êtes rendus aux urnes en nombre pour choisir vos députés. Je salue cette mobilisation, signe de la vitalité de notre République dont nous pouvons, me semble-t-il, tirer quelques conclusions.

    D’abord, il existe dans le pays un besoin d’expression démocratique. Ensuite, si l’extrême-droite est arrivée en tête au premier tour avec près de 11 millions de voix, vous avez clairement refusé qu’elle accède au Gouvernement. Enfin, personne ne l’a emporté. Aucune force politique n’obtient seule une majorité suffisante et les blocs ou coalitions qui ressortent de ces élections sont tous minoritaires. Divisées au premier tour, unies par les désistements réciproques au second, élues grâce aux voix des électeurs de leurs anciens adversaires, seules les forces républicaines représentent une majorité absolue. La nature de ces élections, marquées par une demande claire de changement et de partage du pouvoir, les oblige d’ailleurs à bâtir un large rassemblement.

    Président de la République, je suis à la fois protecteur de l’intérêt supérieur de la Nation et garant des institutions et du respect de votre choix.

    C’est à ce titre que je demande à l’ensemble des forces politiques se reconnaissant dans les institutions républicaines, l’Etat de droit, le parlementarisme, une orientation européenne et la défense de l’indépendance française, d’engager un dialogue sincère et loyal pour bâtir une majorité solide, nécessairement plurielle, pour le pays. Les idées et les programmes avant les postes et les personnalités : ce rassemblement devra se construire autour de quelques grands principes pour le pays, de valeurs républicaines claires et partagées, d’un projet pragmatique et lisible et prendre en compte les préoccupations que vous avez exprimées au moment des élections. Elle devra garantir la plus grande stabilité institutionnelle possible. Elle rassemblera des femmes et des hommes qui, dans la tradition de la Vème République, placent leur pays au-dessus de leur parti, la Nation au-dessus de leur ambition. Ce que les Français ont choisi par les urnes – le front républicain, les forces politiques doivent le concrétiser par leurs actes.

    C’est à la lumière de ces principes que je déciderai de la nomination du Premier ministre. Cela suppose de laisser un peu de temps aux forces politiques pour bâtir ces compromis avec sérénité et respect de chacun. D’ici là, le Gouvernement actuel continuera d’exercer ses responsabilités puis sera en charge des affaires courantes comme le veut la tradition républicaine.

    Plaçons notre espérance dans la capacité de nos responsables politiques à faire preuve de sens de la concorde et de l’apaisement dans votre intérêt et dans celui du pays. Notre pays doit pouvoir faire vivre, comme le font tant de nos voisins européens, cet esprit de coalition et de dépassement que j’ai toujours appelé de mes vœux.

    Votre vote impose à tous d’être à la hauteur du moment. De travailler ensemble.

    Dimanche dernier, vous avez appelé à l’invention d’une nouvelle culture politique française. Pour vous, j’y veillerai. En votre nom, j’en serai le garant.

    En confiance. Emmanuel Macron

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