Destination l’Espagne, et sa côte méditerranéenne pour ce nouveau numéro d’« Initiatives Expats », le podcast des expatriés engagés. En effet, Valence nous accueille pour cet épisode. C’est avec Paul Pierroux-Taranto, Président de l’association « La Base Culture – Maison des francophonies » que nous allons passer ce temps ensemble. Pour la fête de la musique, le 21 juin dernier, c’est un véritable marathon musical que nous a proposé notre invité. Entre danses endiablées et artistes francophones, quelle partition a-t-il composée pour entraîner avec lui le STAFE et le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères ? C’est ce, qu’entre autres, notre media Lesfrancais.press a voulu savoir.
Paul Pierroux-Taranto
Paul Pierroux-Taranto vit à Valence depuis cinq ans. Cette ville est « un compromis entre Madrid et Barcelone » nous dit-il. Il dirige l’édition du Petit Journal dans cette ville, et il préside également l’association la Base Culture, qu’il a aussi co-fondée. L’objectif de cette structure est d’« œuvrer au rapprochement du monde francophone et l’Espagne (…) d’être une passerelle à travers des projets pédagogiques, artistiques, culturelles innovants » informe notre invité.
L’association la Base Culture lance un appel à l’Institut de France à Valence : « travaillons ensemble » !
Au cours de notre échange, Paul Pierroux-Taranto lance également un appel envers l’Institut Français à Valence. « Il y a eu un redimensionnement il y a trois ans » rappelle-t-il. Et si aujourd’hui « l’Institut français à Valence demeure », poursuit-il, ses activités ont pris une autre direction. Aussi, le Président de la Base Culture déclare, à notre micro, vouloir « tend(re) la main pour pouvoir travailler avec cet Institut ». Cette volonté de coopération ne serait, semble-t-il, pas encore partagée. À suivre donc…
Une fête de la musique à Valence aux sonorités françaises
Pour autant, une des initiatives de l’association la Base Culture s’est organisée le jour de la fête de la musique. Il s’agissait de présenter aux habitants de Valence une affiche francophone et francophile. C’est cette opération qui a été soutenue par le STAFE, c’est-à-dire par le dispositif de « Soutien au tissu associatif des Français à l’étranger ». « Cela a été un très bel événement (…) plus de 8.000 personnes se sont déplacées » nous informe Paul Pierroux-Taranto. Avec une programmation de « 11 heures sans interruption sur deux scènes » !
Cet événement a pu donc se réaliser grâce au concours du STAFE. 15.000 € ont ainsi été attribués pour concrétiser ce projet. « Cette aide est vitale ». C’est pour cela que notre compatriote partage avec nos auditeurs plusieurs suggestions pour monter efficacement une demande de subventions. Il « remercie » d’ailleurs « tous les Conseillers des Français d’Espagne qui unanimement et de manière transpartisane ont soutenu » ce dossier.
Avec le STAFE, il faut « aussi être patient »
Ce soutien apporte aussi une « légitimité auprès des autorités locales » remarque-t-il. Avec celui-ci, il est possible de « dire que le projet bénéficie du soutien de la France ». En guise de conclusion, notre invité indique cependant que parfois « il faut être patient » avec l’administration. Mais cela débouche sur du concret. Croyez en son vécu. En effet, Paul Pierroux-Taranto est un récidiviste. En 2023, il avait déjà déposé un dossier STAFE, avec succès. Tous ses conseils et le partage de son expérience, vous les découvrirez en écoutant ce podcast « Initiatives Expats », la série qui met en avant nos expatriés engagés.
La conseillère des Français de Suisse, élue à l’Assemblée des Français de l’étranger pour sa circonscription, Margaux Isler, a démissionné de ses fonctions. Les Grands électeurs de la circonscription électorale CAFE « Allemagne, Autriche, Slovaquie, Slovénie, Suisse » sont donc convoqués le dimanche 29 septembre 2024 pour élire sa ou son successeur.
Qui est Margaux Isler ?
Bi-nationale Franco-Suisse, elle a passé son enfance en Suisse puis fait ses études à Strasbourg pour obtenir un Master en droit et études européennes. Depuis son retour en Suisse à Lausanne, en 2010, elle s’est engagée dans la politique française et suisse. Conseillère des Français.es de l’Étranger depuis 2016 de la circonscription de Genève et conseillère à l’Assemblée des Français.es de l’Étranger depuis 2024 pour la circonscription Allemagne, Autriche, Slovaquie, Slovénie et Suisse, elle siège dans la Commission de l’Enseignement, des affaires culturelles, de la francophonie et de l’audiovisuel extérieur.
Margaux Isler @Video EELV Youtube
À côté de ces engagements militants pour Les Ecologistes (EELV) et politiques, elle exerçe la profession de juriste.
35 grands électeurs
Les 90 conseillers qui siègent à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) sont élus pour un mandat de 6 ans (exceptionnellement ramené à 5 ans pour les conseillers élus en 2021, suite au report de cette élection de 2020 à 2021 du fait de la situation consécutive à l’épidémie Covid-19).
Suite à la démission d’une conseillère à l’AFE adressée le 5 juin dernier à la présidente de l’AFE, Hélène Degryse, et comme l’indique le site du ministère, « en l’absence de suivant de liste pour reprendre ce siège, une élection partielle doit être organisée dans la circonscription électorale CAFE « Allemagne, Autriche, Slovaquie, Slovénie, Suisse »« .
Ainsi les conseillers des Français de l’étranger élus dans les consulats de Berlin, Düsseldorf, Francfort, Hambourg, Munich, Sarrebruck, Vienne, Prague, Ljubljana, Genève et Zurich. En tout ce sont 35 conseillers des Français de l’étranger qui sont appelés à voter pour cette circonscription de l’Assemblée des Français de l’étranger.
Quel est le rôle d’un conseiller à l’AFE ?
L’Assemblée des Français de l’étranger, ex-CSFE, est porte-parole des Français résidant hors de France et défend leurs droits et intérêts. Ses élus sont les interlocuteurs du gouvernement sur les questions relatives à la protection sociale, à l’emploi, à la formation professionnelle, à l’enseignement français à l’étranger et à la sécurité.
L’AFE peut être consultée par les présidents de l’Assemblée nationale ou du Sénat sur toute question touchant à la situation des expatriés. Elle est aussi sollicitée lorsqu’un projet de loi de finances ou de financement de la sécurité sociale comporte des dispositions relatives aux Français de l’étranger.
Il y a environ 40 000 Savoyards installés hors de France, dont 10 000 inscrits au sein de la fédération des « Savoyards du Monde ». De l’Amérique à l’Asie en passant par l’Afrique, ils représentent 62 pays éparpillés sur tous les continents. Lancés en 2019, les trophées des Savoyards du Monde permettent de découvrir des talents savoyards et de les récompenser. Arts, culture et gastronomie sont au menu de ce plateau savoyard 2024.
Un rendez-vous annuel
L’association Savoyards du monde a organisé son rassemblement annuel du 2 au 4 août 2024 à Châtel (Haute-Savoie). La journée de vendredi a été réserve aux visites locales notamment à la ferme de la lanche puis à l’abbaye d’Abondance. L’après-midi le conseil d’administration s’est réuni à la mairie de Châtel pour faire le point sur l’année écoulée et discuter des projets à venir notamment la création de nouvelles associations a l’étranger.
Le samedi la journée a démarré avec un discours du président Laurent Rigaud et de Nicolas Rubin, Maire de Châtel et Vice-président du département. Rémi Mogenet fit une conférence sur les mythes et légendes de Savoie qui fut suivie d’une assemblée générale. L’évènement tant attendu de la journée était la remise des trophées à six lauréats (voir ci-dessous). Un dépôt de gerbes au monument aux morts clôtura la matinée avant un apéritif offert par la mairie et son banquet traditionnel sous les airs de l’Echo de l’Alpe.
Les lauréats 2024
Les Lauréats avec les personnalités ayant remis les prix ainsi que le président Laurent Rigaud @Savoyards du Monde 2024
Le trophée Coup de Cœur du Jury
Le trophée Coup de Cœur du Jury est gratifié d’un chèque de 250 euros, sponsorisé par Francis Feugnet-2FF Immobilier. La lauréate est Dorine Lebreton, Directrice d’un centre culturel à Amsterdam, Pays-Bas. Le Prix est remis par Francis Feugnet et M.Nicolas Rubin.
Dorine Lebreton est née a Thonon-les-Bains. Elle passe une licence en Commerce international a la Sorbonne puis un Master 2 en Géopolitique. Son engagement citoyen se retrouve non seulement dans ses choix professionnels, toujours porté sur le développement humain – via l’éducation ou l’entrepreneuriat – mais aussi dans les projets variés – artistiques, littéraires et humanistes – qu’elle nourrit année après année. Elle à aussi bien travailler dans le secteur public, que dans l’enseignement supérieur ou dans le secteur associatif. Elle n’est pas née citoyenne du monde, mais elle l’est devenue. Par passion. Durant son parcours professionnel, elle a constamment poursuivi un but : créer du lien. L’international est sa vocation. Elle a fait le choix d’acquérir des compétences professionnelles complémentaires les unes entre les autres, tout en étant variées : promotion d’une école de commerce auprès d’étudiants étrangers, vente de projets d’infrastructures auprès de gouvernements francophones, lobby au sein du ministère des Affaires étrangères… Du Mali à Madagascar, en passant pas la Grande-Bretagne, l’Allemagne, puis les Pays-Bas, elle a toujours eu à cœur de diriger, rencontrer des partenaires privés comme institutionnels, tisser de nouveaux contacts pour mieux comprendre les cultures mais elle est avant toute chose très fière de ses origines.
Bien qu’encore jeune, l’Alliance Française qu’elle dirige aujourd’hui est une mosaïque humaine de 800 apprenants. Elle lui permet de promouvoir la langue et la culture françaises à travers concerts, projections de films, organisation de festivals. C’est un formidable accomplissement pour la Chambérienne qu’elle est.
Le trophée du rayonnement des Pays de Savoie
Le trophée du rayonnement des Pays de Savoie est gratifié d’un chèque de 250 euros, sponsorisé par Clément André-Allianz. Le lauréat est Nicolas Rodriguez, Professeur et dessinateur à Montevideo en Uruguay. Le prix est remis par Clément André et M. Pasquier, président de Savoie-Argentine
Nicolas Rodriguez est né à Montevideo en Uruguay, descendant de la famille Bouvier de Lanslebourg qui fit partie du groupe des premiers émigrés de Haute-Maurienne en Amérique. Il est enseignant du secondaire dans une école publique et dessinateur professionnel. Il a collaboré a des nombreux projets graphiques dans des domaines divers, pour des clients particuliers et pour des projets divers dans les domaines de l´art mural. Il a remporté de nombreux prix. Il est auteur et éditeur de livres et bandes dessinées. Fier de son héritage savoyard, c’est avec Laurent Suiffet qu´il crée la série de bande dessinée : LES COLONS DU RIO DE LA PLATA, qui a été publiée tant en France comme en Uruguay.
Dans l’album ADIOS SABOYA, de la série Les Colons du Rio de la Plata, il raconte l’histoire de ses aïeuls, les Bouvier-Gravier qui ont quitté Lanslebourg pour venir s’installer dans le département de Colonia près de Rosario ou à peine arrivée son arrière-grand-mère vit le jour. Malgré le temps et un mariage avec un Piémontais, la transmission des origines savoyardes a bien été faite par celle-ci.
Le trophée du jeune espoir savoyard
Le trophée du jeune espoir savoyard et un chèque de 500 euros est sponsorisé par AGS. Le lauréat est Guillaume Morand, Entrepreneur à Dubaï, Émirats Arabes Unis. Le prix est remis par M. Grandchamps, Maire de Publier.
Guillaume Morand est né à Annecy. Il y a fait l’intégralité de mon parcours scolaire L’excellence scolaire à Annecy lui a permis de rencontrer des professeurs extraordinaires, et notamment un professeur de philosophie à Annecy, diplômé de l’ENS, qui l’a pris sous son aile et lui a permis de rentrer à Henri IV pour sa classe préparatoire ou il obtient son baccalauréat avec 20.14/20 de moyenne générale. Il rentre à HEC Paris et en parallèle à la Sorbonne pour obtenir son master de droit des affaires. Après une année de césure professionnelle, il termine ses études à Yale University aux Etats-Unis. Il débute sa carrière en banque d’affaires chez J.P. Morgan, puis chez Goldman Sachs. Durant sa deuxième année en banque d’affaires, il décide de lancer MAISON MORAND Paris à Dubaï.
Invités pour le Nouvel An chez des amis aux Emirats ceux-ci leur ont demandé de rapporter des fromages de la région. Cela a alors été un déclic. En se penchant sur le marché du Golfe et en particulier sur Dubaï, ils se sont rendu compte qu’il n’existait pas d’offre de fromages artisanaux. Il y avait uniquement des produits industriels ou semi-industriels.
Après plusieurs mois d’étude de marché, leur intuition initiale a été confirmée et ils ont ouvert MAISON MORAND en décembre 2021 qui est la première fromagerie française de Dubaï et du Golfe proposant uniquement des produits artisanaux et fermiers. Très attaché à ses racines annéciennes, MAISON MORAND Paris propose de nombreux produits savoyards et propose d’autres fromages français et étrangers d’exception et des produits gourmets. Ils ont su se faire une place de choix aux Emirats Arabes Unis grâce à une clientèle de particuliers, de professionnels étoilés, de fins gourmets français et étrangers.
Leur succès est qu’ils sont les premiers à intégrer la totalité de la chaîne de valeur, du producteur jusqu’au client final en maîtrisant l’ensemble des étapes logistiques, à surmonter les difficultés liées à la sélection des produits, à leur transport et au passage des douanes.
Ce succès est aussi financier puisqu’ils ont atteint leur niveau de rentabilité en fin d’année 2023 et ils ont pour objectif d’atteindre 1 million d’euros de chiffre d’affaires en 2024. Ce succès est rendu possible par une vision très claire et précise : Devenir le meilleur commerçant et distributeur de fromages artisanaux et de produits gourmets dans la région du Golfe. Il est très fier d’avoir créé la première fromagerie française artisanale dans le Golfe et de participer au rayonnement de la France et des Pays de Savoie.
Le trophée du troisième prix
Le trophée du troisième prix est gratifié d’un chèque de 250 euros, sponsorisé par Les fils de Jean Perrier. Le lauréat est Gregory Defraize, Chef Cuisinier à Séoul, Corée du Sud. Le prix est remis par M. Gilles Perrier et M. Nicolas Rubin, vice-président du département.
Gregory Defraize est né à Chambéry. En 2001, il décroche son CAP Cuisine au Fontanil de Saint Alban Leysse, arrivant premier de Savoie. À seulement 18 ans, il quitte la France pour la première fois en direction de Tokyo, au Japon. Il y reste un an, travaillant dans une crêperie. Ensuite, il part à Séoul, en Corée du Sud pour travailler dans un bistrot français dirigé par un compatriote à l’époque.En 2003, il rentre à Grenoble, travaillant chez un traiteur tout en préparant son BAC Pro en candidat libre qu’il obtient. En 2007, il repart à Séoul, et travaille pendant sept ans dans divers hôtels cinq étoiles de la capitale coréenne.
Après son mariage, il ouvre avec son épouse coréenne un restaurant, ‘L’Empreinte Bistro’, qu’ils ont dirigés pendant cinq ans jusqu’à l’arrivée de la pandémie. Ils le revendent et il part enseigner la cuisine française aux étudiants coréens à l’Institut Paul Bocuse de l’Université de Woosong à Daejeon, en Corée, pendant deux ans, avant de retourner à Séoul pour travailler à l’ambassade de Suisse en tant que Chef de cuisine pour les repas officiels. Comme le dit l’Ambassadrice Suisse, « nous ne sommes pas du même pays, mais nous sommes le même peuple. »
En parallèle de tout cela, il participe activement a la vie la communauté française de Séoul. Il est Vice-Président de l’UFE Corée (Union des Français de l’Étranger), et organise des rencontres mensuelles axées sur la convivialité, l’entraide et l’accueil pour les compatriotes expatriés ou nouveaux arrivants.
Il a eu l’opportunité de partager son savoir-faire culinaire dans divers contextes internationaux, mettant en avant des produits comme la chartreuse et créant des expériences gastronomiques mémorables. Son engagement va au-delà de ses activités professionnelles notamment dans l’associatif. Son parcours Coreen a été marqué par des collaborations avec des médias locaux et des apparitions dans des articles de magazines et des émissions de télévision qui ont mis en lumière son histoire personnelle et professionnelle en Corée du Sud. Cela reflète son désir constant de contribuer positivement à la société et de promouvoir la culture savoyarde à l’international. Il est fier de pouvoir offrir une table de qualité en utilisant les produits qu’il trouve, tout en gérant avec dévouement sa vie familiale. Sa volonté est de continuer à inspirer et à enrichir Sa communauté, même à l’autre bout du monde.
Le trophée du deuxième prix
Le trophée du deuxième prix est gratifié d’un chèque de 500 euros, sponsorisé par La Banque de Savoie. La lauréate est Véronique Dimer, Doctorante et chercheuse à Bruxelles, Belgique. Le prix est remis par Mme Amandine Ferrari et Mme Anne-Cecile Violland, députée de la Haute-Savoie.
Véronique Dimer est née à Moutiers Elle étudie à IEP Grenoble ou elle obtient un DEA études politiques puis un doctorat nouveau régime, mention très honorable avec félicitations du jury à l’unanimité. Sa thèse : La formation des administrateurs coloniaux et l’institutionnalisation d’une science des colonies en France et en Grande Bretagne (1930-1950).
En tant que doctorante et chercheuse post-doctorante, elle a séjourné plusieurs fois à l’université d’Oxford, St Antony’s College, ceci grâce au programme Erasmus et à l’obtention de bourses prestigieuses comme la Deakin Fellowship et la bourse Marie Curie. Elle a ensuite été recrutée comme chercheur/consultante à l’Institut d’Administration Publique de Maastricht, et elle est actuellement professeure à l’Université Libre de Bruxelles. Elle a eu l’occasion de faire de la recherche à l’Université de New York, l’Institut Européen de Florence et l’Institut Politique de Strasbourg. Elle donne également des cours au Collège d’Europe, à Natolin, (Pologne), lequel forme les futurs cadres européens. En tant que chercheur, elle a travaillé sur l’administration coloniale française et britannique, puis sur le rôle des administrateurs coloniaux français dans la mise en place d’une politique de développement européenne, plus récemment sur les liens entre business et développement. Dans le cadre de ses cours, elle enseigne sur les régimes politiques en Afrique, les politiques européennes de développement (notamment en Afrique) et les politiques internationales au niveau de la santé. Elle dit avoir eu de la chance, de par son parcours international, de rencontrer des professeurs et étudiants de nombreuses nationalités, de séjourner dans des universités de plusieurs pays. Elle a écrit de nombreux articles (une soixantaine) dans des revues scientifiques prestigieuses comme the Journal of Common Market Studies, Public Administration, Business History Review ; réalisé deux ouvrages et codirigé un livre avec Sarah Stockwell, professeure au Kings’ College à Londres.
Ce qui la rend le plus fier c’est d’avoir contribué à de nombreux débats intellectuels, notamment sur les questions coloniales et européennes; avoir insufflé à mes étudiants assez d’esprit critique pour affronter les défis du monde moderne. Elle est lauréate de plusieurs prix et bourses.
Le trophée du premier prix
Le trophée du premier prix est gratifié d’un chèque de 1 000 euros, sponsorisé par La Fiduciaire Pissettaz. Le lauréat est Olivier Goy, ambassadeur de l’institut du Cerveau. Le prix est remis par M. Jean-François Pissettaz, M. Loïc Hervé, Vice-président du Sénat et sénateur de la Haute-Savoie et Mme Virginie Duby-Muller, députée de la Haute-Savoie.
Olivier Goy est né à Annemasse ou il passe toute sa jeunesse. Il étudie à l’EM Strasbourg puis HEC Montréal. Il fonde en 2000 la société de capital-investissement 123Venture, et, en 2014 fonde Lendix. La même année il co-fonde la plateforme de financement participatif October. Il est passionné de photographie et a créé avec sa femme, Virginie, la fondation photo4food, abritée à l’Institut de France ayant pour mission de combattre la pauvreté en France grâce à la photographie.
En décembre 2020, Olivier a été diagnostiqué d’une sclérose latérale amyotrophique (SLA), aussi connue sous le nom de maladie de Charcot. C’est une maladie neurodégénérative mortelle et orpheline qui se traduit par une paralysie progressive des muscles impliqués dans la motricité volontaire. Elle affecte également la phonation et la déglutition. Elle laisse en revanche au malade ses pleines capacités intellectuelles. Il décide en 2021 de céder sa place de directeur général d’October à son associé, Patrick de Nonneville pour raison de santé.
À 47 ans, il décide d’assumer pleinement et dans la lumière ce combat. Il en a parlé la première fois lors d’un long podcast (Generation Do It Yourself – Matthieu Stefani) où pendant 1h30 il explique sa volonté de combattre la maladie et de profiter pleinement de la vie. Cet épisode ayant eu des rebondissements incroyables et inattendus, il a souhaité poursuivre ce combat contre la maladie grâce au film INVINCIBLE ÉTÉ, réalisé par Stéphanie Pillonca. Après une sortie au cinéma en France en mai 2023, le documentaire attaque une carrière internationale et est diffusé sur Canal+. Il prépare un livre avec Anne Fulda, sortie prévue en septembre aux Éditions de l’Observatoire.
Il se bat pour la recherche médicale et pour la place du handicap. Avec 3 casquettes. Ambassadeur de l’Institut du Cerveau. Président de l’ARSLA, une association qui défend les malades et leurs familles depuis 40 ans. Enfin, il est le parrain des Invincibles.
Grâce au film « Invincible été », c’est déjà 1,7 million d’euros reversé à l’Institut du cerveau. Au-delà des euros collectés pour la recherche, plus il avançait dans son parcours de malade, plus il se rendait compte de son statut de privilégié avec un meilleur accès à l’information et des moyens financiers. C’est un privilégié qui sait contourner les obstacles. Mais il y a tellement de personnes en souffrance. C’est pour témoigner de cela, mais surtout pour partager ses idées qu’il souhaitait rencontrer le président de la République. La rencontre a eu lieu en 2023. Une des premières victoires, partagée avec beaucoup d’autres combattants, est le remboursement à 100% des fauteuils roulants. Cela va voir le jour ! C’est une formidable libération !Mais comme il le dit, le chemin reste long ! Il y a tant à faire ! Ce qui le rend plus fier c’est d’avoir pu améliorer la vie de certaines personnes.
Il a participé a de nombreuses émissions et a fait de nombreux entretiens dans les médias pour parler de la maladie de Charcot. Il est Chevalier dans l’Ordre national du mérite et chevalier de la Légion d’honneur.
L’univers des soins anti-âge est vaste et parfois complexe à naviguer. Pour ceux qui souhaitent maintenir une peau jeune et éclatante, il est essentiel de comprendre les bases des soins anti-âge et de choisir les bons produits et routines adaptés à leur type de peau. Les informations essentielles sur ce sujet sont à retrouver ici et dans notre article ci-dessous.
Comprendre le vieillissement de la peau
Produits de soin, Unsplash
Le vieillissement de la peau est un processus naturel influencé par divers facteurs, notamment la génétique, l’exposition au soleil, le mode de vie et les soins apportés à la peau.
Avec le temps, la peau perd de son élasticité et de sa fermeté en raison de la diminution de la production de collagène et d’élastine.
De plus, la production de sébum diminue, ce qui peut entraîner une peau plus sèche et plus vulnérable aux rides.
Ingrédients clés des soins anti-âge
Les soins anti-âge reposent sur l’utilisation d’ingrédients spécifiques qui ciblent les signes du vieillissement.
Rétinol
Le rétinol, une forme de vitamine A, est l’un des ingrédients les plus puissants pour stimuler le renouvellement cellulaire et augmenter la production de collagène.
Il aide à réduire l’apparence des rides, des ridules et des taches brunes.
Acide hyaluronique
L’acide hyaluronique est un hydratant naturel qui aide à retenir l’humidité dans la peau, la rendant plus rebondie et réduisant l’apparence des rides.
Vitamine C
La vitamine C est un antioxydant puissant qui protège la peau contre les dommages causés par les radicaux libres et stimule la production de collagène.
Elle aide également à éclaircir le teint et à réduire l’hyperpigmentation.
Peptides
Les peptides sont des chaînes d’acides aminés qui signalent aux cellules de produire plus de collagène et d’élastine, améliorant ainsi la fermeté et l’élasticité de la peau.
Routine de soins anti-âge
Pour maximiser les effets des produits anti-âge, il est important de suivre une routine de soins cohérente et adaptée à votre type de peau.
Nettoyage en douceur
Commencez par nettoyer votre peau avec un nettoyant doux pour éliminer les impuretés sans détruire la barrière cutanée.
Sérums
Appliquez ensuite un sérum contenant des ingrédients actifs comme le rétinol, l’acide hyaluronique ou la vitamine C pour cibler les signes du vieillissement.
Hydratation
Utilisez une crème hydratante adaptée à votre type de peau pour maintenir l’hydratation et renforcer la barrière cutanée.
Protection solaire
N’oubliez surtout pas la protection solaire, qui est essentielle pour prévenir les dommages causés par les UV, l’une des principales causes du vieillissement prématuré de la peau.
Utilisez un écran solaire à large spectre avec un SPF d’au moins 30 chaque jour, même par temps nuageux.
Conclusion
En somme, les soins anti-âge nécessitent une approche holistique qui combine des produits de qualité, une routine cohérente et un mode de vie sain.
Les informations essentielles sur les soins anti-âge sont à retrouver ici, vous permettant de prendre des décisions éclairées pour maintenir une peau jeune et éclatante.
Pour approfondir votre compréhension des soins anti-âge et découvrir des produits adaptés à votre type de peau, explorez les ressources de Le Figaro et Femme Actuelle.
Pour conclure, en prenant soin de votre peau avec les bons produits et habitudes, vous pouvez prolonger sa jeunesse et sa beauté naturelle !
En tant que Français de l’étranger, on peut être obligé, encore, de déclarer ses revenus à l’Etat français. Dans certains cas, revenus locatifs, rentes, dividendes, revenus salariés, on doit procéder comme chaque citoyen à sa déclaration de revenus, même si au final, on n’est pas imposé en France. Pour être imposé au plus juste ou pour être exempté, il faut donc nourrir avec attention le document fiscal, de nombreuses cases à remplir avec les bons chiffres. Une erreur peut facilement se glisser. Mais heureusement, en France, depuis quelques années, le citoyen a le droit à l’erreur. Et c’est dans le cadre de ce nouveau droit, que le service de correction en ligne de la déclaration de revenus a ouvert le 31 juillet.
Comment corriger sa déclaration de revenus française ?
Cette année, le service de correction des déclarations est ouvert du 31 juillet au 4 décembre 2024 inclus sur le site des impôts français. Les contribuables qui ont bénéficié de la déclaration automatique peuvent également corriger leur déclaration.
Pour accéder au service de modification, le télédéclarant doit s’authentifier sur le site internet des impôts, en saisissant son numéro fiscal et son mot de passe. Depuis la page «mes services» de son espace sécurisé, il doit ensuite cliquer sur le lien « corriger ma déclaration en ligne » afin d’effectuer ses rectifications.
Cependant, les contribuables ayant choisi de déclarer leurs revenus en version papier ne peuvent pas bénéficier du service de correction en ligne. En cas d’erreur ou d’oubli, ils devront déposer un nouvel imprimé auprès de leur service des impôts ou l’envoyer par courrier. Rappelons que la correction de la déclaration de revenus en ligne n’est pas possible sur smartphone ou tablette. Elle est donc accessible uniquement sur un ordinateur.
Quelles informations pouvez-vous corriger ?
L’outil de correction permet de modifier les éléments liés à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux déclarés en ligne ou depuis un smartphone. Il s’agit notamment des données portant sur les revenus, les personnes à charge ou des informations servant au calcul de l’Impôt sur la fortune immobilière (IFI). Il n’est pas non plus possible de modifier vos coordonnées bancaires.
En revanche, il faut passer par un autre outil pour corriger les erreurs portant sur sa situation de famille (mariage, divorce, pacs…). Pour modifier la saisie faite sur la déclaration de revenus transmise, le contribuable doit utiliser le service de messagerie sécurisée dans la rubrique «Nous contacter > Ma messagerie sécurisée». Pour indiquer son nouveau domicile, il faut utiliser le service « signaler un changement d’adresse » dans la rubrique «Gérer mon profil».
En fin de procédure, un courriel de confirmation est immédiatement adressé à l’internaute. Il peut alors le télécharger ou l’imprimer. Aucune pièce justificative n’est à transmettre, mais le contribuable doit néanmoins être en capacité de les produire en cas de demande de l’administration.
Un nouveau montant à payer ?
La correction en ligne peut aboutir à une diminution ou une augmentation de l’impôt dû. En cas de baisse de la facture fiscale, le contribuable reçoit un avis d’impôt corrigé en vue de l’informer du dégrèvement pris en sa faveur. S’il a déjà payé cet impôt, le trop-perçu lui sera remboursé. À défaut, seul le «montant de l’impôt net» figurant sur ce nouvel avis est à régler. En cas de prélèvement mensuel ou à l’échéance, les prélèvements sont automatiquement ajustés.
En cas de hausse de la somme due, le particulier reçoit un nouvel avis d’impôt prenant en compte les corrections déclarées et le montant définitif à payer. Il devra être réglé avant la date limite de paiement selon les modalités de paiement mentionnées sur l’avis.
Enfin, pour rappel, en cas d’erreur ou d’oubli dans la déclaration de revenus qui entraîne un impôt supplémentaire à payer ou la perte d’un avantage fiscal, une majoration de 10 % est encourue. Elle est appliquée au surplus d’impôt dû ou au montant de l’avantage auquel le contribuable n’a pas droit.
Que d’émotions, de fête, de succès ! La trêve olympique, ce cliché, fut vécue. Le monde ne s’est pas arrêté de brinquebaler, les guerres de tuer, les drames de se nouer, la bêtise de triompher, mais pendant un moment, les regards, ceux d’Algérie, de Chine, d’Australie, du monde entier, se tournaient vers un Paris redevenu magique par la grâce du théâtre. Il y eut bien quelques jaloux et autres grincheux, personne n’est obligé d’aimer le carnaval, les Fan zones et le patriotisme des supporters sportifs. Pour autant, qui n’apprécie pas les gendarmes allemands, américains, qatari dans les rues de Paris, n’a aucune bienveillance pour la fraternité universelle et l’amitié entre les peuples. Et puis, cocorico, le monde fut épaté par le vélo dans Montmartre, le volley à la tour Eiffel, le skate à la Concorde, l’équitation à Versailles. Bonne chance L.A. ! Que le macadam d’Hollywood coule à la hauteur de la Seine !
Le moment le plus heureux de ces dernières années fut celui où il n’y eut plus de gouvernement.
Pendant que le monde tournait en catimini des Jeux de Paris, la fierté française reprenait du poil de la bête. Ah mais ! Ça ira, ça ira, ça ira. Où ? Personne ne sait. L’histoire retiendra que le moment le plus heureux de ces dernières années fut celui où il n’y eut plus de gouvernement. Un signe ? Rendons à César ce qui lui revient : ceux qui ont organisé ces Jeux ont droit à une reconnaissance – passagère, certes -, parce qu’ils ont démontré ce dont le monde et les Français doutaient : la capacité de notre pays d’être à la hauteur. Paris propre, Paris sûr, Paris poli et policé, un rêve ! Yes we can ! Et maintenant ? Il n’y a qu’à. Il n’y a qu’à continuer en si bon chemin, celui de l’organisation mêlée à la fête. Bon. Mais voilà le train-train de la rentrée qui revient.
Et toujours pas de gouvernement. Et toujours des massacres à Gaza, des criminels en Ukraine, des prisons, des missiles, des bateaux de migrants, des tyranneaux en goguette sur la planisphère, le climat qui se détraque et les finances qui dérapent. Qu’est ce qui va bien dans le monde ?
Qu’est-ce qui a déjà tourné rond dans le monde ? Rien. Le monde n’a jamais été rond. C’est parce qu’il n’a jamais bien tourné qu’il se transforme sans cesse, sur la longue histoire de l’humanité, et particulièrement ces trois derniers siècles, plutôt mieux que mal, malgré les guerres mondiales. Peu importe le passé dira-t-on : c’est maintenant que je vis.
Alors, intégrer les incertitudes qui sont celle de tout organisme pluricellulaire. La dette cachée chinoise, celle des provinces, selon le FMI, dépasse 12.600 milliards de dollars. Le plus important n’est pas de s’apercevoir que la dette provinciale chinoise atteindra 100% du PIB d’ici 2027, mais de remarquer qu’elle fut cachée. Qu’est-ce qu’une dette peut provoquer ? Une crise financière, une crise de régime ? Le monde soutiendrait Xi Jinping pour éviter que la Chine ne s’écroule (À charge pour Winnie l’ourson de donner quelques gages, par exemple en Russie ou en Iran). Mais surtout, qui ne voit qu’il ne voit pas ? Que le système chinois est un théâtre d’ombres ?
Rien de ce qui se passe à Washington ne nous est étranger.
Au moins, l’Occident est clair et sûr, solaire. Toute la planète est suspendue à ce midi : l’élection américaine. Jamais peut-être élection ne suscita, sur la politique étrangère américaine autant d’incertitudes. Jusque-là, y compris lors du premier mandat de Trump, on savait, à peu près, ce que les Etats-Unis feraient. Cette fois non. Trump est imprévisible, Harris, une inconnue. Or ce sont, de plus en plus, même en redevenant isolationnistes, les Etats-Unis qui impriment la marche du monde. Cours du pétrole, stabilité ou chaos monétaire, commerce international, protectionnisme, échanges technologiques, Ukraine, Moyen-Orient, Taïwan, course aux armements, climat, rien de ce qui se passe à Washington ne nous est étranger.
La question de l’élection américaine reflète celle de centaines de pays du monde : ouvert ou fermé ? Comment, dans ce petit village olympique, vivent des centaines d’athlètes de pays et de langues étrangères ? Le monde est-il aussi serein et joyeux que Paris ? Après Obama, un pays où le racisme fut officiel peut-il élire la fille d’un Jamaïcain et d’une Indienne ? Nulle part, sauf au Royaume-Uni, on n’imaginerait triompher aux élections une fille d’immigrés. Pourquoi pas un Français en Turquie, un Arabe en France, un Afghan en Allemagne, une Allemande en Afghanistan, un Thaïlandais au Japon ou une Tchétchène en Russie ? La plupart des pays sont jaloux d’eux-mêmes, ou de ce qu’ils croient être eux-mêmes.
Les Etats-Unis sont un des pays les plus ouverts du monde, leur premier débat porte sur les frontières. Fermer les frontières est un thème populaire. Explosif. Au Royaume-Uni, après le Brexit, qui porta déjà sur ce thème trompeur, des émeutiers attaquent des mosquées. Le communautarisme à l’anglo-saxonne montre ses limites. L’universalisme à la française peut-il éviter la violence ? La vraie question n’est pas celle du nombre mais de la capacité d’intégration.
Est-il possible de fermer les frontières ? Pressions économiques et démographiques disent non.
Partout le thème de l’immigration s’est imposé. Allemagne, Belgique, France, Italie, États-Unis, les élections se font sur le thème de l’étranger, des frontières, du contrôle. Dans les pays les moins riches aussi : Algérie, Tunisie, Maroc, Turquie, Birmanie, Bangladesh, Inde, Mexique, les migrants sont rançonnés, rejetés, plus violemment qu’en Europe.
Est-il possible de fermer les frontières ? Pressions économiques et démographiques disent non. La démondialisation, dès qu’elle se montre, appauvrit pays riches et pays pauvres. Plus encore les pays pauvres que les pays riches. La mise à l’écart de l’Afrique des circuits de distribution depuis le Covid alimente la faim et la guerre. Qui se ferme s’éteint.
Quant à la démographie, elle commanderait des vagues de migration. La Chine, le Japon, la Corée, la Thaïlande, désormais l’Indonésie, presque tout le continent américain, l’Inde, l’Indonésie, les Philippines, l’Europe évidemment, manquent d’enfants.
Selon une étude de The Lancet, le taux de natalité d’ici 2100 sera inférieur dans 97% des pays à 2,1 enfants par femme, seuil de renouvellement des générations. Dès 2050, les trois quarts des pays du monde seront concernés. En Chine, Corée du Sud, Arabie saoudite, l’indice de fécondité pourrait descendre à moins d’un enfant par femme. À l’inverse, l’Afrique subsaharienne resterait la seule grande région du monde dynamique en matière de natalité. Logiquement, chaque pays devrait vouloir attirer des populations jeunes. Mais la tendance universelle est au contraire à la peur de l’immigration et à son rejet. Ce qui suppose des conflits. Car la logique politique ne suit pas les règles de l’intérêt, ni de l’économie.
La crainte s’empare des peuples face aux incertitudes.
D’où l’importance de l’affrontement Trump/Harris. Les Etats-Unis donnent le ton. Chinois, Japonais, russes, musulmans, indiens, tous sont dans des logiques de raidissement, de crainte, de fermeture plutôt que d’ouverture. Face aux incertitudes, la crainte s’empare des peuples. Trump dit : « attention, sans moi ce sera la guerre, la dépression, l’invasion. » Harris, pour l’instant, ne dit rien. Le monde suivra le dollar et les GAFA.
À Paris, la fête est finie. La satisfaction demeure, et qui sait, peut donner le sourire et l’envie. La politique n’est pas l’économie, elle est, comme le sexe, la peinture, l’image, « cosa mentale : ce que l’on se représente du monde, tandis que ce que l’on ne voit pas agit, surprend, effraie. En ce mois d’août, les cours de Bourse ont fait du Yoyo, au bord de la crise. Glorieuse incertitude du sport et de la bourse. Les dés sont lancés, les jeux sont faits.
Quoi qu’il arrive, rien ne va plus parce que rien ne va jamais. Une seule attitude : rester groupés. Ce n’est pas le moment de jouer perso. L’esprit d’équipe, pour la France et l’Europe : comment transformer les défis en succès ? Il ne suffit pas de participer, mais d’être prêts à tout. « En échouant à vous préparer, vous vous préparez à échouer » (Franklin). Vous êtes prêts ? Partez !
Laurent Dominati
a. Ambassadeur de France
a. Député de Paris
Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press et de l’app bancaire France Pay
L’équipe de France a réalisé une très belle performance lors de ces olympiades parisiennes. Avec 62 médailles dont 16 d’Or, la France se hisse parmi les 5 plus grandes nations sportives du monde. Ce résultat est le fruit d’années de politique d’encouragement à la pratique des sports, à l’inclusion de nombreuses disciplines au sein des fameux cours d’éducation sportive tout au long du parcours scolaire, sans oublier le dynamisme de nos fédérations nationales. Pourtant, quelques-uns de nos champions ont pris le chemin de l’expatriation, parfois pour trouver un environnement professionnel adéquat ou tout simplement pour fuir la célébrité. Zoom sur 2 médaillés et expatriés !
Léon Marchand et les USA
Léon Marchand, déjà multiple champion de France, émerge sur la scène internationale à Tokyo en 2021. Il concourt sur trois courses pour sa première participation aux JO et se hisse en finale du 400m 4 nages, où il termine à la 6e place. Dans une interview accordée à L’Équipe, il se dit alors “content de son temps” lors de cette expérience “géniale”.
Un an plus tard, Marchand a changé de dimension. À Budapest, le nageur domine les courses où il est aligné en individuel, d’abord samedi 18 juin avec le 400m 4 nages, où il commence très fort et décroche la médaille d’or en 4′04. Il bat à cette occasion le record des championnats du monde et claque la deuxième meilleure performance mondiale de tous les temps, derrière Michael Phelps, le plus grand champion de natation avec 23 médailles d’or olympiques.
Que s’est-il passé entre Tokyo et Budapest? Peu après les JO, Léon Marchand décide de partir aux États-Unis. Originaire de Toulouse, il s’entraîne depuis toujours chez les Dauphins du TOEC. Mais il veut “découvrir une autre culture, voir de nouveaux nageurs, pouvoir nager contre les meilleurs nageurs du monde”, explique-t-il à l’Équipe. Le jeune sportif souhaite aussi concilier études et sport de haut niveau, un rythme de vie encore compliqué à mener en France.
Ses parents, eux-mêmes anciens champions de natation, l’encouragent. Xavier Marchand est le vice-champion du monde du 200m 4 nages 1998, tandis que Céline Bonnet est ancienne recordwoman de France des 100m 4 nages et 200m 4 nages. Tous deux ont également fait un passage aux États-Unis, et lui assurent que “ce sera une bonne expérience”.
Le nageur s’envole donc pour l’Université d’Arizona à la rentrée afin d’être entraîné par Bob Bowman, qui n’est autre que l’ancien coach de Michael Phelps. Sur place, le jeune Français s’adapte au rythme des nageurs Américains “toujours à fond”. Un choc pour lui qui avait ”(s)on petit échauffement tranquille”, raconte-t-il à l’AFP. Une technique et un rythme qui ont porté leurs fruits puisqu’Il est désormais le seul Français de l’histoire avec cinq titres mondiaux en individuel.
Teddy Riner et le Maroc
Si son attachement à la France n’est plus à prouver, c’est dans la région de Marrakech que Teddy Riner a trouvé son bonheur il y a quelque temps déjà. Pour lui, comme il l’expliquait à « Gala ».
« J’ai besoin de douceur, de sérénité et de tranquillité pour encaisser les importantes doses de travail que je m’inflige, loin de la pression parisienne.«
Teddy Riner
Des propos qu’il avait confirmés au micro de « 66 Minutes » :
« J’aime cette ville, ce pays, le Maroc. Il y fait beau, j’ai des conditions d’entraînement et de vie idéales, et des adversaires marocains et français qui me challengent au quotidien. Avec l’âge, j’ai compris que mon cadre de vie était essentiel dans ma réussite.«
Teddy Riner
Attaché à cet équilibre entre travail et confort, Riner ne lésine pas sur les moyens : lui et sa famille logent du côté du Royal Mansour, un palace 5 étoiles parmi les plus réputés de la ville, qui appartient d’ailleurs à Mohamed VI.
Il est primordial pour un athlète de trouver les conditions idéales pour sa préparation, et Teddy Riner les a trouvées du côté de Marrakech. Entre cadre de vie idéal et travail acharné, le Guadeloupéen livre la version de lui-même. Et on espère que ce sera encore le cas aux JO de 2028 à Los Angeles, où il espère raccrocher sur un triomphe.
Le cas de l’athlétisme
L »athlétisme est l’un des sports les plus universels et figure donc parmi les plus compétitifs qu’il soit : obtenir une médaille n’est pas un long fleuve tranquille. L’athlétisme demeure bien plus pratiqué que d’autres sports comme l’escrime. Pourtant ce fut la disette lors de ses JO pour l’équipe de France.
Les moyens de la Fédération française d’athlétisme sont limités et l’institution n’a pas toujours la capacité à soutenir financièrement et accompagner les sportifs tricolores. Le plus souvent, seuls les plus gros potentiels y ont droit. Le reste des athlètes doivent redoubler d’ingéniosité, se débrouillant seuls.
Ainsi la plupart de nos meilleures chances de médailles s’entraînent ailleurs, avec un cadre beaucoup plus professionnel. C’est le cas de Cyréna Samba-Mayela, spécialiste du 100 mètres haies, qui a déménagé en 2023 aux États-Unis. Ou de Clément Ducos, qualifié en finale du 400m haies, lui aussi parti de l’autre côté de l’Atlantique depuis 2022.
Déjà en 2019, les établissements français avaient eu la douloureuse surprise d’être visités par les autorités turques. À l’époque, ces visites qualifiées de « modérément courtoises » par les directions des établissements avaient comme objectif de vérifier la légalité de la scolarisation des enfants turcs. Le réseau français, en effet, accueille, outre les enfants des expatriés, de très nombreux enfants de l’élite du pays. Une situation qui permet à la France de continuer à rayonner dans la société turque, forte de plus de 500 ans d’amitié née sous François 1er. Et cela ne semble pas plaire au gouvernement conservateur du président Erdogan. En effet, ce samedi 10 août, à la surprise générale, la Turquie a interdit avec effet immédiat toute nouvelle inscription dans les classes primaires et maternelles des écoles françaises du pays. C’est aussi, et surtout, une façon pour le président Erdogan de mettre la pression sur la France alors qu’un nouvel accord sur l’enseignement de la langue turque en métropole est en cours de négociation.
L’enseignement du turc en France
Cette crise prend, en effet, ses racines dans le conflit qui oppose les deux pays sur l’apprentissage du turc en France. En effet, en 2020, Emmanuel Macron a mis renforcé l’encadrement de la présence des enseignements envoyés par la Turquie dans nos écoles comme c’était le cas depuis 1995. La raison ? Le Quai d’Orsay comme le ministère de l’Éducation nationale n’avaient pas droit de regard sur le choix de ces fonctionnaires turcs (203 pour la rentrée de septembre 2019) et de nombreuses dérives idéologiques avaient été signalées par les parents eux-mêmes comme par les syndicats de professeurs.
Ainsi, depuis plusieurs années, comme le précise le ministère turc dans le communiqué publié ce jour, une négociation avec la France est en cours afin de trouver un « accord global de coopération éducative, incluant l’enseignement du turc pour les étudiants turcs résidant en France ». Mettant en balance, les deux situations, les autorités turques appellent, dans le communiqué, à « poursuivre les négociations pour le finaliser dans les plus brefs délais ».
Mais ce retournement est rapide et peu compris. Car après des « mois de négociations », selon l’ambassade de France à Ankara, le ton était subitement monté à la mi-juillet. Ainsi, lors d’un déplacement à Erzurum, dans l’est du pays, le ministre de l’éducation, Yusuf Tekin, avait dénoncé en termes virulents « l’arrogance » de Paris.
« Nous ne sommes pas comme les pays que vous avez colonisés. Nous sommes un État souverain. Vous devez donc agir selon nos conditions si vous voulez enseigner ici »
Yusuf Tekin, ministre turc de l’éducation
Dans un courrier adressé dans la foulée aux parents d’élèves, l’ambassade de France à Ankara les avait, déjà, informés du risque de voir, dès la rentrée, les élèves turcs privés de scolarité dans les établissements français d’Istanbul et d’Ankara, dont ils constituent pourtant l’écrasante majorité des élèves. Une menace qui s’est donc précisée ce samedi 10 août.
Aucune nouvelle inscription
Finalement, la mesure annoncée ce jour, ne se limite qu’aux nouvelles inscriptions. Ainsi, les élèves déjà inscrits les autres années pourront continuer à fréquenter les écoles françaises et pour l’instant, l’interdiction pour les nouveaux candidats se limite aux classes de maternelle et à la première année de l’école primaire. Selon un élu des Français de l’étranger, sous le couvert de l’anonymat (la situation sur place étant tendue), on doit cette inflexion, de la décision turque initiale, aux parents d’élèves, souvent issus de la haute bourgeoisie ou de la haute fonction publique. Ces derniers se sont mobilisés fortement dès la réception du courrier de l’ambassade reçu fin juillet.
Pour autant, une autre limitation est mise en place. « Jusqu’à ce que ces écoles obtiennent » un statut légal, les cours de langue turque, culture turque, littérature turque, histoire et géographie turques « ne pourront être dispensés que par des enseignants citoyens de la République de Turquie nommés par notre ministère », ajoute le ministère dans son communiqué. Il prévient en outre que les programmes et contenus de ces écoles « seront surveillés et inspectés par les fonctionnaires » du ministère et de l’État turc.
Une situation inédite pour les écoles françaises du réseau AEFE, qui met bien dans la ligne de mire le programme français qui fait une large place au « Père de la Turquie », Mustafa Kemal Atatürk, qui avait refondé le pays en État laïc. Une histoire, pourtant pas si lointaine, que les conservateurs islamistes voudraient bien faire oublier.
La rentrée scolaire du 03 septembre s’annonce tendue et rien ne dit que l’année pourra se poursuivre sereinement. L’AEFE, comme le cabinet de Franck Riester (le ministre en charge des Français de l’étranger) et le Quai d’Orsay nous indiquent que la position française sera connue dans les 48h maximum. Nous mettrons à jour l’article dès que celle-ci nous sera parvenue.
Les élections de Juin-Juillet vous ont laissé singulièrement essoré. Vous avez le souffle coupé. Avec une grosse envie de profiter de l’été pour récupérer. Manifestement vous n’avez pas l’intention de prendre la barricade. Vous n’emprunterez pas non plus le chemin de l’exil. Puisque pour la plupart d’entre vous, vous vivez déjà à l’étranger. En fait, vous allez lire, lire et relire pour oublier la France déchirée et raccommodée tour à tour.
Et vous boycotterez toute forme de littérature engagée. Pas de résistance littéraire programmée à l’heure de l’apéro. Pas votre crédo. 1984 n’est pas placée dans votre valise et vous ne relirez pas non plus la dernière biographie de Jean Moulin. Pour l’été vous voulez voyager (et déjeuner) en paix comme dirait le chanteur.
Alors ces conseils de lecture sont pour vous. Avec l’ambition de vous aider à vous divertir en parcourant des livres qui enseignent l’art de la glande, le plaisir jouissif de profiter du ballon rond, la sagesse de pédaler en douceur ou la volupté de se prendre pour un biker régressif ou un rockeur sans limites.
Le livre pour devenir un biker régressif ou un rock critic allumé :
Qui ne connaît pas Hunter S. Thompson ? L’auteur du très déjanté « Las Vegas Parano » était alcoolique, drogué et avait l’habitude de se lever tous les jours à 15H. Une bonne référence donc pour un été hédoniste. Il était fasciné par les armes , s’est suicidé à 67 ans et a passé toute son existence à vivre à 250 à l’heure. Journaliste il a la paternité du style « gonzo », un journalisme à la subjectivité assumée, bâti d’une plume acerbe et ironique, et s’autorisant la première personne. Autant dire qu’on est loin du style chichiteux de certains titres de la presse française.
Alors qu’il est jeune journaliste le magazine « The Nation » lui propose en 1965 de rentrer en contact avec la communauté fermée des Hells Angels de Californie. Ces adorateurs des Harley sont aussi des voyous violents et racistes qui forment un gang aux rituels alcoolisés.
Autant dire une aubaine pour Thompson qui va suivre comme il le peut l’équipée sauvage des Californiens et y récolter hématomes et blessures puisque l’envoyé spécial finit roué de coups par les motards. Mais il tient là un récit du tonnerre. C’est un livre à vous faire aimer la route, le rejet de la sobriété, un livre pour ceux qui trouvent que les vacances en camping avec mamie autorisent des lectures plus enlevées.
Car la guerre en Ukraine c’est pas toujours marrant : Un livre pour rire avec les Ukrainiens
Andreï Kourkov est certainement le plus francophile des écrivains ukrainiens. Comme nous sommes un peuple naturellement cocardier et sourcilleux quand il s’agit des Lettres, voilà déjà une bonne raison de lire cet auteur au style mordant qui dresse un tableau rocambolesque de son propre pays.
L’anti-héros du « pingouin » est en effet chargé d’écrire des nécrophilies de notables et politiques ukrainiens…qui finissent par mourir après publication. Et tout cela sous le regard stoïque d’un pingouin adopté après que le zoo de Kiev ait décidé de se débarrasser de l’animal à sang froid.
Un roman publié en 1996 mais qui reste très actuel par l’ironie amère d’une nation où les mafias et la corruption tiennent souvent le dessus du pavé et où la meilleure résistance consiste parfois à rire de l’absurdité de certaines situations.
Avec Carton Jaune, faire un carton avec Nick Hornby.`
C’est un auteur Britannique comme on les aime. Nick Hornby n’est pas né avec une cuillère en argent dans la bouche et assume totalement ses origines populaires. Fan de Pop, il est aussi un supporter fanatique d’Arsenal.
Alors pour tous ceux que l’Euro de football aura laissés sur leur faim, pour toutes celles qui se disent qu’il faudrait enfin comprendre la règle du hors-jeu, et bien sûr pour tous les allumés du ballon rond ce récit tombe à point nommé.
C’est à onze ans que le jeune Hornby va pénétrer pour la première fois dans ce temple du football qu’est Highbury, le stade mythique de l’équipe londonienne d’Arsenal. Ce récit de l’adolescence d’un individu en construction, avec un père absent et des copains rencontrés dans les tribunes, révèle une belle nostalgie et témoigne de la fraternité des fans entre eux. On découvre l’épopée d’une équipe qui ne joue pas encore au sommet et la passion de supporters qui n’hésitent pas à faire tous les sacrifices pour assister à des matchs souvent pénibles de médiocrité et arrosés d’une peu jouissive pluie anglaise.
Hornby rend aussi sa pleine dignité à ce petit peuple anglais qui faisait vibrer les stades de la première division jusqu’aux plus obscures équipes des divisions inférieures dans les années 70. Jusqu’à ce qu’aujourd’hui un certain foot business ne le chasse des stades ultramodernes aux tarifs prohibitifs.
Pédaler avec sensibilité et intelligence : à vélo avec Eric Fottorino
« L’homme qui m’aimait tout bas » (2010) ravira les amateurs d’une écriture à la fois sensible, Eric Fottorino nous parle de ses rapports avec son père adoptif après que ce dernier se soit suicidé. Il procurera aussi un immense plaisir aux amoureux de la petite reine que le Tour de France aura tenu en haleine cet été.
L’ex patron du Monde, aujourd’hui directeur du magazine « le 1 » possède une écriture fine et chargée d’émotion. Le livre est d’abord le portrait d’un père et un hommage aux valeurs qu’il a transmises à son fils adoptif âgé de 38 ans au moment de sa disparition. Fottorino procède par impressionnisme et petites touches successives pour rendre toute son épaisseur à cet homme qui l’a élevé, un kinésithérapeute qui aura vécu une enfance solaire en Tunisie et ne se sera jamais réellement remis de son déracinement.
La passion du vélo qui habite profondément le journaliste écrivain est un des fils rouges du récit et ravira tous ceux qui voient le cyclisme amateur comme un art de vivre et un éloge de la découverte des paysages et des autres à un rythme humain.
Chercher la veine avec Keith Richards
Le guitariste des Rolling stones a fait mieux que de vivre une seule vie. À la lecture de sa biographie on a l’impression que ce survivant, totalement camé et border line, a vécu, disparu et ressuscité cent fois en faisant de l’urgence de se défoncer une philosophie et une inspiration pour ses riffs endiablés.
On découvrira dans le livre des pages épiques, autour d’un cocktail qui sans surprise marie le sexe au rock’en roll. La relation avec Mick Jagger, plus cérébral et calculateur, est finement analysée et montre à quel point le groupe légendaire a pu s’appuyer sur deux individus pas forcément compatibles par leurs origines sociales mais totalement en phase dans leur musique.
On croise dans le bouquin électrique d’autres figures de légendes, un Brian Jones à la dérive et qui finira en martyr sacrifié par le groupe, des femmes ensorceleuses et empoisonnées comme seuls les rockeurs savent en traîner dans leur sillage même si Richards ne s’attarde pas sur ses conquêtes.
Dans les pages mythiques on retiendra le cauchemardesque concert d’Altamont et des descentes de police à répétition pour faire tomber le célèbre Junkie. Conscient que sa survie passait aussi par des sevrages, Richards nous livre aussi cette phrase à méditer à l’heure de reprendre le pastis de trop :
« Il n’y a rien d’héroïque à prendre de la dope, mais tu peux devenir un héros en arrivant à décrocher ».
En attendant que, chers lecteurs, vous ne soyez sevrés de toutes vos addictions, je vous souhaite des lectures jouissives et détendantes. Et « Enjoy, have fun, and let’s keep smiling » comme disent les francophones qui se prennent pour des anglais.