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  • BleuBlancTech – Montréal

    BleuBlancTech – Montréal

    Le Sommet de l’Innovation Franco-québécois, organisé par BleuBlancTech, la French Tech de Montréal, vous invite le 16 mai au Sofitel Montréal de 13h à 21h. Le Sommet de l’Innovation French Tech de Montréal (Bleu Blanc Tech) est un des événements phares de l’AIFQ aux côtés d’événements tels que la Semaine des transports électriques intelligents (Montréal), le salon Vivatech 2023 (Paris) ou encore le Salon du Bourget (Paris).

    Cette année 2023 vise à renforcer l’écosystème d’innovation franco-québécois en créant de nouvelles synergies entre universitaires, chercheurs, entreprises et entrepreneurs, dans des secteurs économiques innovants, créateurs d’emplois sur les deux territoires. Le Québec et la France souhaitent de façon significative et mutuellement bénéfique augmenter les échanges économiques et soutenir une relance vigoureuse et durable en matière d’innovation.

    Un programme riche et pertinent

    • Un discours d’ouverture par M. Frédéric Sanchez, Consul général de France à Québec, en présence des ministres français et québécois et d’autres personnalités telles que Jacques-André Dupont, président du CA de C2 Montréal
    • Des moments de réseautage efficace avec les investisseurs, les startups et les acteurs gouvernementaux dans une ambiance décontractée
    • 5 panels réuniront les chefs de file de multiples secteurs de la technologie:
      • Panel Innovation de rupture
      • Panel Data privacy et Cybersécurité
      • Panel Tech for good
      • Panel Metaverse et expériences immersives
      • Panel Healthtech
    • Un Concours de pitch avec remise de plusieurs prix (Gowling, C2, Centech, French tech)
    • Un cocktail dînatoire avec le mot de clôture de Mme Sophie Lagoutte, Consule générale de France à Montréal

    Les thématiques explorées : l’intelligence artificielle, le quantique, la cybersécurité, l’aérospatiale, l’hydrogène, les industries culturelles et créatives, la décarbonation de l’économie, la transition énergétique, l’économie circulaire, la décarbonation des transports, les sciences de la vie et la santé.

    Ne manquez pas cette occasion unique de participer aux états généraux de la communauté d’innovation franco-québécoise. Des pauses et espaces de réseautage permettront de provoquer des opportunités, de confronter vos idées, de rencontrer entrepreneurs, investisseurs ainsi que les institutions majeures de l’entreprenariat.

    • Où et quand : le 16 mai 2023 de 13h à 18h
    • Admission générale: libre et gratuit
    • Lieu: Sofitel, Montréal
  • De la bonne utilisation de la manne pétrolière par les pays du Golfe 

    De la bonne utilisation de la manne pétrolière par les pays du Golfe 

    Les pays du Golfe n’étaient pas, jusqu’à peu, des destinations de rêve pour les cadres à fort potentiel américains ou européens. La situation est en train d’évoluer. Les fonds souverains de ces pays ainsi que les établissements financiers attirent de plus en plus les jeunes talents occidentaux. 

    L’année dernière, un des responsables d’Amundi, le plus grand gestionnaire de fonds d’Europe, a accepté d’intégrer l’Abu Dhabi Investment Authority (Adia) qui gère plus de 1 000 milliards de dollars d’actifs. La Qatar Investment Authority (QIA) qui développe des infrastructures dans le pays recrute des cadres de haut niveau en Europe tout comme le Public Investment Fund (PIF) d’Arabie saoudite, ces deux fonds gérant plus de 1 000 milliards de dollars. 

    Les pays du Golfe ne sont pas les seuls à bénéficier de la rente générée par les hydrocarbures. En 2022, la Norvège, grâce à ses exportations de gaz vers l’Europe a perçu 161 milliards de dollars, une recette en hausse de 150 % par rapport à 2021. Même la Russie a réussi à augmenter ses recettes d’exportations d’hydrocarbures de 19 %. Elles ont ainsi dépassé les 210 milliards de dollars. Mais en raison des faibles coûts d’exploitation, les pays du Golfe sont les grands gagnants de la hausse des prix des hydrocarbures.

    Un accord tacite qui a vécu 

    En augmentant les prix du pétrole et du gaz, la guerre en Ukraine a accru les recettes des pays pétroliers. Lors des chocs précédents, ces pays avaient tendance à les recycler sur les marchés de capitaux occidentaux. Ils achetaient des actifs, hôtels de luxe, clubs de sport, entreprises, obligations, etc., en passant par des établissements financiers situés à l’étranger. À la base de ce recyclage, il y avait un accord tacite, les États occidentaux achetaient les hydrocarbures et garantissaient une sécurité ; en échange de quoi les pays pétroliers comblaient les déficits du budget de l’État et de la balance des comptes courants grâce aux pétrodollars. Ce schéma a vécu. 

    Redevenus indépendants, les États-Unis ont moins besoin du pétrole des pays du Golfe. Ils sont, en outre, de plus en plus focalisés sur l’Asie dans le cadre de leur rivalité avec la Chine. Les pays du Golfe sont également conscients que la rente pétrolière est censée prendre fin d’ici quelques décennies et qu’il convient d’en tirer le meilleur parti en maintenant un prix élevé et en gérant au mieux les recettes. Le 2 avril dernier, l’Arabie saoudite et ses alliés ont provoqué la colère des États occidentaux en accentuant les réductions de production de brut à près de 4 millions de barils par jour, soit l’équivalent de 4 % de la production mondiale afin de faire pression sur le prix du baril. En 2022-2023, l’excédent du compte courant des États pétroliers du Golfe pourrait atteindre 666 milliards de dollars.

    Préparer l’après-hydrocarbures, influencer les politiques occidentales 

    L’allocation de la rente pétrolière reste relativement opaque en raison de la multitude de bénéficiaires (compagnies pétrolières locales, fonds souverains, États, banques, etc.). Selon l’hebdomadaire The Economist, les États pétroliers utilisent ces recettes pour réaliser des infrastructures sur leur territoire avec comme objectif la préparation de l’après-hydrocarbures et pour influencer les politiques occidentales (politique d’influence). Ces États sont directement ou indirectement investis dans de nombreux clubs de football européens. 

    Malgré la baisse des prix du pétrole depuis le début de l’année 2023, les pays du Golfe devraient continuer à engranger d’importants excédents. Afin de les maintenir à un haut niveau, l’OPEP a décidé de réduire à nouveau sa production. Le Koweït, le Qatar, les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite devraient obtenir un excédent de leur balance commerciale de plus de 300 milliards de dollars en 2023, soit un cumul de 650 milliards de dollars sur les deux ans. 

    Depuis un an, les pays du Golfe utilisent leurs excédents pour réduire leur endettement qui s’était accru en 2014 et 2020. En 2014, avec l’arrivée du pétrole de schiste sur le marché, les cours du baril s’étaient effondrés, passant rapidement de 120 à moins de 30 dollars. L’Arabie Saoudite avait décidé de mettre en suspens le système de régulation de l’offre. Ce dernier a été restauré avec l’appui de la Russie en 2016. La crise sanitaire a également provoqué une chute des cours. Le baril à terme s’échangeait, au mois d’avril 2020, en valeur négative. Face à cette baisse des prix, les pays du Golfe ont liquidé des avoirs à l’étranger et ont été contraints d’emprunter. Depuis 2021, Abu Dhabi a remboursé 3 milliards de dollars depuis, soit environ 7 % de sa dette totale selon l’agence de notation Moody’s. La dette du Qatar a diminué de 4 milliards de dollars, soit environ 4 % de son endettement. Celui du Koweït a diminué de moitié en deux ans. 

    Soutenir leurs alliés : Egypte, Pakistan, Turquie

    Les pays du Golfe soutiennent financièrement plusieurs de leurs alliés comme l’Egypte qui a reçu, en 2022, une aide de 13 milliards de dollars en provenance du Qatar, de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis afin d’acheter des céréales. L’Arabie saoudite a également autorisé le Pakistan à différer le paiement de factures pétrolières portant sur plusieurs milliards de dollars d’achats. Ces aides ne sont pas des dons. L’Arabie saoudite a ainsi demandé à l’Égypte et au Pakistan de mettre en œuvre des réformes économiques permettant le remboursements des sommes avancées. Les pays du Golfe prennent fréquemment des participations dans des actifs appartenant aux États aidés. 

    Parmi les États les plus aidés par les pays du Golfe figure, depuis quelques années, la Turquie. Dans le passé, cette dernière se tournait vers les États-Unis et le FMI en cas de difficultés économiques. Recep Tayyip Erdogan a décidé de réduire sa dépendance à l’Occident et de se tourner vers les riches pays arabes. Après le tremblement de terre, le 6 mars, l’Arabie saoudite a annoncé qu’elle renflouait les réserves de change de la Turquie à hauteur de 5 milliards de dollars à la Turquie. Le Qatar et les Émirats arabes unis ont également mis en place 19 milliards de dollars de swaps de devises avec la banque centrale turque. Ces pays ont pris l’engagement de souscrire aux émissions obligataires turques afin de faciliter le financement de son déficit public.

    Les fonds souverains investissent en actions aux Etats-Unis et en Asie 

    Les fonds souverains des pays du Golfe achètent moins d’obligations – en particulier américaines – que dans le passé mais plus d’actions. En 2022, le montant des achats d’actions par le Qatar, l’Arabie Saoudite et le Koweït a atteint près de 200 milliards de dollars. Les fonds souverains investissent en grande partie dans des actions via des fonds indiciels, qui sont peu coûteux et offrent une forte diversification. Ils ont également investi dans des fonds de capital-investissement, immobiliers ou d’infrastructures. Ces investissements représentent de 23 à 37 % du total des actifs des trois plus grands fonds souverains du Golfe. Ces derniers ont également procédé à des investissements directs. En 2022, ces derniers ont atteint près de 20 milliards de dollars. Les fonds souverains du Golfe ont une gestion de plus en plus dynamique et professionnalisée. En recourant aux techniques modernes de gestion, ils effectuent des arbitrages en fonction des évolutions des marchés. Ainsi, depuis la fin de l’année 2022, ces fonds s’allègent en actions européennes au profit de celles cotées aux États-Unis. Ils sont de plus en plus actifs sur les marchés asiatiques.

    Energies renouvelables 

    Compte tenu des tensions sino-américaines, ces fonds estiment qu’ils ont une carte à jouer. Les établissements financiers du Golfe n’hésitent plus à sortir de leurs frontières. Ils multiplient les succursales ou les filiales dans le Proche et le Moyen-Orient mais aussi en Asie. Conscients de la fin de la rente pétrolière, les pays du Golfe investissent de plus en plus dans les énergies renouvelables. Le Qatar, riche en gaz, a inauguré sa première centrale solaire le 18 octobre dernier. Le fonds qatari QIA a acquis 10 % de RWE, un producteur d’électricité allemand afin de l’aider à financer un projet de ferme solaire aux États-Unis. En octobre dernier, Mubadala, un fonds souverain émirati, a investi 2,5 milliards de dollars dans un projet éolien allemand. L’année dernière, Lucid, un constructeur américain de voitures électriques, détenu à 61 % par le fonds public d’Arabie saoudite (PIF) a annoncé qu’il construirait sa première usine à l’étranger à Riyad. PIF finance également la création d’une ville nouvelle Neom au milieu du désert, ville autonome sur le plan énergétique et n’émettant pas de gaz à effet de serre.

    Un rôle opaque et diplomatique 

    Les fonds souverains s’intéressent également de plus en plus aux secteurs stratégiques : la défense, les transports ou l’alimentation. La montée en puissance des structures financières des pays du Golfe s’effectue par de nombreux canaux qui peuvent donner l’impression d’un manque de transparence. Les frontières entre les fonds souverains, les « family offices » des dirigeants, le patrimoine personnel de ces derniers, ne sont pas toujours claires. 

    Des services de renseignement occidentaux estiment qu’une partie des revenus pétroliers de la Russie serait gérée par des structures dépendant des pays du Golfe. Si les fonds souverains de ces derniers poursuivent des objectifs avant tout économiques et financiers, ils peuvent également être des outils diplomatiques de premier rang que les Occidentaux ne peuvent pas ignorer.

  • La Banque de France siffle la fin du « quoi qu’il en coûte »

    La Banque de France siffle la fin du « quoi qu’il en coûte »

    Dans sa traditionnelle lettre annuelle au président de la République publiée ce lundi 24 avril, le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau fait de l’inflation l’ennemi à abattre, tout en encourageant le gouvernement à reprendre le contrôle de ses dépenses publiques.

    Le remède face à cette « maladie économique et sociale », selon le gouverneur, passe par une reprise en main de la dépense publique après trois ans de « quoi qu’il en coûte », la réussite des transformations énergétique et climatique, et une libéralisation du marché du travail.

    Si l’inflation est une « maladie contagieuse » et « pernicieuse », elle n’est pas pour autant « chronique », écrit le gouverneur dans sa lettre. Ainsi, l’inflation devrait commencer à baisser « au cours du premier semestre » 2023, bien que les causes internes – qui ne sont pas dues à des chocs géopolitiques – se multipliassent : « le renchérissement des coûts de production des entreprises les a conduites à répercuter cette hausse dans leurs prix de vente, notamment dans les secteurs des produits manufacturés et de l’agroalimentaire », peut-on lire dans la lettre.

    Ainsi, l’inflation « sous-jacente » – hors prix de l’énergie et de l’alimentation – se stabilise à 4,6 % sur un an, un chiffre qui traduirait une surchauffe de l’économie française et rendrait donc légitime une inquiétude de la part d’une large majorité des Français : « l’inflation ressentie dépasse d’ailleurs aujourd’hui largement l’inflation effectivement mesurée », souligne le document.

    Les prix de l’alimentation ont quant à eux augmenté de 15 % en un an, bien au-delà des prix de l’énergie, qui n’augmentent « que » de 5,2 % sur la même période.

    Le « quoi qu’il en coûte » budgétaire qu’Emmanuel Macron avait acté pour faire face aux pires effets de la pandémie n’est plus justifié, précise la lettre. [Andrey Emelyanenko/Shutterstock]

    La fin du « quoi qu’il en coûte »

    Selon les analyses de la Banque de France (BdF), une politique monétaire ambitieuse peut ramener l’augmentation des prix « vers 2 % d’ici fin 2024 à fin 2025 », alors que le bouclier tarifaire, mis en œuvre dès les premiers soubresauts de l’invasion russe en Ukraine, a su « amortir temporairement le choc énergétique » d’une séparation brutale avec le pétrole et gaz russe.

    En revanche, le « quoi qu’il en coûte » budgétaire qu’Emmanuel Macron avait acté pour faire face aux pires effets de la pandémie – 240 milliards d’euros depuis le début de la pandémie, selon les chiffres de Bercy – n’est plus justifié, précise la lettre. L’heure est plutôt au resserrement de vis et à des aides plus ciblées.

    Un discours qui va de pair avec la mission que s’est donné le ministre de l’Economie Bruno Le Maire la semaine dernière dans le cadre de la présentation du « Programme de stabilité de la France » : réduire de 4 points de pourcentage la dette publique française, aujourd’hui l’une des plus élevées d’Europe à 111,6 % du PIB, contre une moyenne de 90 % environ dans toute la zone euro. Et bien loin des 60 % de PIB au cœur du Pacte de stabilité et de croissance européen, qui guide les politiques budgétaires des Etats membres depuis la fin des années 90, et dont une proposition de réforme est attendue mercredi (26 avril).

    « Nous accélérons le désendettement de la France », martelait M. Le Maire la semaine dernière, faisant craindre à ses détracteurs qu’une coupe sèche dans les dépenses publiques augurait une nouvelle vague d’austérité.

    En plus d’une politique monétaire « justifiée » qui devrait se « poursuivre », François Villeroy de Galhau préconise la mise en œuvre de « quatre transformation pour muscler notre économie », qui incluent des transitions énergétique et digitale « plus radicales encore » tant au niveau français qu’européen. Une libéralisation du marché du travail serait tout aussi nécessaire, notamment chez les jeunes et seniors, « laissés-pour-compte » du monde du travail.

    Enfin, le gouverneur appelle de ses vœux une réelle transformation publique, qui passerait par une révision du management public. « Notre pays peut et doit adopter une stratégie de transformation économique globale, juste, et persévérante » a-t-il conclu.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 26.04.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 26.04.23

    Bonjour à tous, on est mercredi 26 avril, bienvenue dans le flash des Français de l’étranger. Aujourd’hui, on parle de la déclaration d’usage des biens détenus en SCI, on fait le point sur l’évacuation au Soudan et on salut François Léotard, homme de Lettres et d’Etat décédé ce 25 avril. 

    L’obligation déclarative concerne aussi les SCI 

    Vous le savez, tous les propriétaires en France d’un bien doivent indiquer sa destination, résidence principale, location annuelle ou saisonnière ou simple résidence secondaire. Si le fisc s’y intéresse c’est pour définir si le logement est éligible à la taxe d’habitation. Si vous ne le faites pas, le bien sera considéré comme taxable. Cette nouvelle réglementation s’applique aux SCI. Pour remplir le bon formulaire, il faut aller sur le compte professionnel de la SCI sur le site impots.gouv.fr

    209 Français évacués du Soudan 

    Selon le ministère français des armées, 150 militaires ont été déployés pour l’opération d’évacuation nommée Opération Sagittaire. Il a confirmé que la France évacuait d’autres ressortissants européens. Emmanuel Macron annonce que la France a évacué 538 personnes, dont 209 Français, du Soudan.

    François Léotard est décédé 

    Annoncé par Emmanuel Macron, le décès de François Léotard a déclenché une pluie d’hommages, surtout à droite. Hommes d’Etat, parfois controversé comme dans l’affaire des sous-marins au Pakistan, mais aussi homme de Lettres, il était chroniqueur depuis 4 ans sur le site Lesfrancais.press. La rédaction, comme toute l’équipe, se joignent à moi pour présenter ses condoléances à la famille et aux proches. 

    François Léotard
    François Léotard

    C’est sur cette dernière nouvelle qu’on se quitte. A demain pour une nouvelle édition ! 

    Ecoutez le bulletin des Français de l’étranger

  • Décès de l’ancien ministre François Léotard

    Décès de l’ancien ministre François Léotard

    Ce mardi 25 avril, le Président de la République, Emmanuel Macron a annoncé la mort de l’ancien ministre François Léotard, sur Twitter. L’homme politique, mais aussi écrivain, nous avions eu l’honneur de le compter parmi nos chroniqueurs ces 4 dernières années, il est décédé à l’âge de 81 ans.

    Hommage d’Emmanuel Macron

    C’est une bien triste nouvelle que le chef de l’État Emmanuel Macron vient d’annoncer via Twitter, ce mardi 25 avril. Sur le réseau social, celui qui partage sa vie à l’Elysée avec Brigitte Macron a ainsi publié un message émouvant, annonçant son décès.

    « François Léotard a servi l’État et porté une grande idée de la culture. Avec sa disparition, nous perdons un esprit libre, un homme de livres et d’engagement. Son Var natal, la France qu’il a défendue, la République qu’il aimait éprouvent aujourd’hui une grande perte« 

    Le Président de la République, Emmanuel Macron

    Du Var à la Défense

    Ancien ministre de la Défense, François Léotard a marqué le monde politique français. Il a notamment été député du Var et maire de Fréjus pendant près de vingt ans, et a aussi été ministre de la Culture et de la Communication, de 1986 à 1988, sous Jacques Chirac, ainsi que ministre de la Défense, de 1993 à 1995, sous Edouard Balladur.

    L’homme a également pris les commandes du Parti républicain, puis de l’UDF de 1996 à 1998. « La Région Sud, sa région, s’incline devant la mémoire de François Léotard » qui fut également « quatre fois député du Var et maire de Fréjus pendant 20 ans« , a de son côté affirmé le président de cette région Renaud Muselier en rendant hommage à « un homme d’Etat et de territoires« .

    Un homme de Lettres et d’Etat

    Issu d’une famille de sept enfants, d’une mère corse, et d’un père ancien monarchiste et passionné de grande littérature française, il est le fils d’André Léotard, conseiller à la Cour des comptes, et maire de Fréjus de 1959 à 1971. L’envie de « laver l’honneur de son père », fortement critiqué lors de la rupture du barrage de Malpasset en 1959, motivera l’engagement dans la vie publique de François Léotard.

    François Léotard, en 2016 à Paris, à l’avant-première de The Revenant, dans lequel jouait son fils. ©AFP

    Après avoir milité entre 1961 et 1962 au sein du Parti socialiste unifié (section de Vincennes) contre la guerre d’Algérie puis envisagé une carrière ecclésiastique (il passe une année de retraite en 1964, chez les bénédictins de l’Abbaye de la Pierre-Qui-Vire, dans le Morvan), il suit des études de droit. Secrétaire de chancellerie au ministère des Affaires étrangères en 1968, il entre par concours interne à l’ENA en 1971 (promotion François Rabelais). Diplômé, il sort administrateur civil en 1973, et intègre les cabinets préfectoraux (celui du préfet de Paris entre 1973 et 1975, chargé des problèmes d’urbanisme et d’environnement auprès du préfet de Paris, puis celui du préfet de la Dordogne, entre 1975 et 1976), et ministériels (membre du cabinet du ministre de l’Intérieur, Michel Poniatowski, entre 1976 et 1977). Il apparaît comme le modèle du haut fonctionnaire, formé au service de l’État et à la gestion de collectivités.

    Côté vie privée, François Léotard est resté discret. En 2016, il était apparu aux côtés de son fils Marc-Antoine, aujourd’hui âgé de 29 ans, à l’avant-première de The Revenant, le fruit de ses amours avec sa femme Isabelle Léotard.

    Lire les articles de François Léotard

  • Déclarer la destination de son bien détenu en SCI

    Déclarer la destination de son bien détenu en SCI

    Avant le 30 juin 2023, l’ensemble des propriétaires de biens en France doivent avoir déclaré la destination de ces derniers à l’administration fiscale française. Cette disposition s’applique aussi dans le cas d’un bien détenu en SCI.

    Suppression de la taxe d’habitation

    Née de la suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales, une nouvelle obligation pèse sur tous les propriétaires de biens à usage d’habitation. D’ici au 30 juin 2023, tous devront, pour chaque logement, indiquer s’ils les occupaient eux-mêmes au 1er janvier 2023 ou, dans le cas contraire, inscrire l’identité des occupants.

    Des informations relatives aux biens devront aussi être renseignées. Ces données devraient notamment permettre à l’administration de déterminer si la taxe d’habitation est applicable.

    Pour rappel, pour un bien détenu directement, la déclaration s’effectue depuis l’onglet « Biens immobiliers » de votre espace particulier du site Impots.gouv.fr

    Comment déclarer lorsqu’on détient un bien en SCI ?

    Il en va différemment pour les biens détenus au travers d’une société civile immobilière (SCI) : ils doivent, eux, être déclarés depuis votre espace professionnel de ce même site.

    Si ce n’est déjà fait, le contribuable devra donc créer cet espace professionnel, adhérer aux services en ligne, puis sélectionner « Gérer mes biens immobiliers » dans la rubrique « Les services auxquels vous pouvez adhérer ».

    La déclaration s’effectue ensuite depuis l’onglet « Gérer mes biens immobiliers » de la même façon que pour les biens détenus en direct. La création de l’espace professionnel et l’accès au service immobilier n’étant pas instantanés, attention à les anticiper.

  • Soudan : les évacuations de ressortissants étrangers se poursuivent

    Soudan : les évacuations de ressortissants étrangers se poursuivent

    Les combats qui opposent l’armée soudanaise du général Al-Burhane et les Forces de réaction rapide du général Daglo surnommé « Hemetti » à Khartoum, entrent dans leur deuxième semaine. Samedi 22 avril, les chancelleries étrangères ont déclenché des opérations d’évacuation, dont certaines de l’Union européenne, qui compte quelque 1.500 ressortissants au Soudan. 

    Mis à jour le 25 avril 2023 à 17h17

    L’Afrique du Sud évacue plusieurs dizaines de ressortissants du Soudan

    Le gouvernement sud-africain annonce le 24 avril l’évacuation de plusieurs dizaines de ressortissants du Soudan, dans le cadre du mouvement de départ des ressortissants étrangers et personnels diplomatiques de plusieurs pays après plus d’une semaine de combats meurtriers entre armée et paramilitaires. « Les opérations d’évacuation des Sud-Africains au Soudan et du personnel de l’ambassade sud-africaine sont actuellement en cours. Ils sont conduits dans un pays voisin pour être mis en sécurité« , déclare le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Clayson Monyela.

    Plus de 1 000 ressortissants de l’UE évacués 

    Plus de 1 000 ressortissants de l’UE ont été évacués du Soudan où des combats meurtriers font rage, indique le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell le 24 avril. « C’est une opération complexe mais elle a été couronnée de succès« , déclare Borrell en marge d’une réunion des ministres européens des Affaires étrangères au Luxembourg. « Je ne peux vous donner de chiffres exacts, mais il est certain que plus de 1 000 personnes » ont été évacuées, ajoute-t-il.

    ©MAEE 24 avril 2023

    Point de situation sur l’évacuation française 

    Selon le ministère français des armées, 150 militaires ont été déployés pour l’opération d’évacuation nommée Opération Sagittaire. Il a confirmé que la France évacuait d’autres ressortissants européens. Emmanuel Macron annonce que la France a évacué 538 personnes, dont 209 Français, du Soudan.

    Regardez le reportage de TV5MONDE

  • Des immigrés de plus en plus diplômés

    Des immigrés de plus en plus diplômés

    Au 1er janvier 2021, 67,4 millions de personnes vivent en France, dont 7 millions d’immigrés selon le dernier recensement de la population. Entre le 1er janvier 2019 et le 1er janvier 2020, la population résidant en France a augmenté de 268 000 personnes, dont 140 000 au titre du solde naturel et 128 000 au titre du solde migratoire. Ce dernier est en recul. Il était en effet passé de +182 000 en 2019 et de +222 000 en 2018. Celui des non-immigrés, nés en France ou nés Français à l’étranger, reste négatif, les sorties étant plus nombreuses que les entrées. Cela signifie que le nombre de Français émigrants est plus élevé que celui des Français décidant de revenir en France.

    Le nombre de Français émigrants est plus élevé que celui des Français décidant de revenir en France.

    Chaque année depuis 2006, le solde migratoire des personnes non-immigrées est négatif. En 2021, la France était encore touchée par la crise sanitaire mais moins durement qu’en 2020. Le nombre d’entrées sur le territoire était de ce fait en progression par rapport à 2020 tout en restant inférieur de 13 % à celui de 2019. La moitié des immigrés entrés en France en 2021 ont entre 19 et 37 ans à leur arrivée, et la moitié de ceux âgés d’au moins 25 ans sont diplômés de l’enseignement supérieur au début de l’année 2022. 

    Plus de la moitié des nouveaux immigrés sont des femmes mais leur part diminue depuis le milieu des années 2010. Entre le 1er janvier 2006 et le 1er janvier 2020, la population vivant en France a augmenté de 4,4 millions de personnes et le nombre d’immigrés vivant en France de 1,7 million. La croissance de la population immigrée représente donc 38 % de la croissance de la population totale sur cette période. Cette proportion qui était de 25 % à 28 % chaque année entre 2006 et 2010 est passée de 44 % à 47 % entre 2017 et 2019 avant de revenir en-dessous de 40 %. L’augmentation de la part relative des immigrés dans celle de la population totale est liée à la forte baisse du solde naturel en lien avec la réduction du taux de natalité et du taux de fécondité. Le solde naturel est passé de +302 000 en 2006 à +140 000 en 2019. 

    Des flux entrants sortants élevés du fait des étudiants étrangers 

    En moyenne entre 2006 et 2019, quatre immigrés entrent sur le territoire quand un en sort. De nombreux étudiants étrangers à la fin de leurs cursus rejoignent leur pays d’origine ou émigrent dans un autre pays. 20 % des immigrés de plus de 15 ans entrés en France sont en études au début de l’année 2022. Cette situation concerne principalement les nouveaux immigrés âgés de 15 à 24 ans, dont 53 % sont étudiants. 

    Groupe de femmes turques dans un centre en France en 2022 ©AFP

    Des immigrés d’origines de plus en plus diverses 

    Parmi les immigrés entrés en France en 2021, 101 000 sont originaires d’Afrique, 42 000 d’Asie, 78 000 d’Europe et 25 000 d’Amérique ou d’Océanie. Toutes origines confondues, un quart des immigrés entrés en France en 2021 ont moins de 19 ans, et la moitié ont entre 19 et 37 ans. Les immigrés nés dans un pays d’Europe du Sud ou d’Afrique hors Maghreb sont particulièrement plus jeunes que la moyenne. La moitié des nouveaux immigrés nés en Afrique hors Maghreb ont moins de 23 ans. Les nouveaux immigrés nés dans les autres pays européens sont plus âgés. 50 % ont plus de 31 ans. 

    La part des immigrés européens parmi les entrants est nettement moindre qu’il y a quinze ans, sauf pour les pays d’Europe du Sud. La part des immigrés originaires d’Afrique hors Maghreb parmi l’ensemble des immigrés entrant en France augmente fortement entre 2006 (12 %) et 2021 (20 %), tandis que celle des immigrés nés au Maghreb augmente plus modérément, de 18 % en 2006 à 21 % en 2021. À l’inverse, la part des immigrés originaires de pays européens autres que ceux d’Europe du Sud parmi l’ensemble des immigrés entrant en France diminue, passant de 33 % en 2006 à 22 % en 2021. 

    Les immigrés nés en Europe du Sud ont représenté plus de 17 % des nouveaux immigrés en 2012 et 2013, conséquence de la crise économique traversée alors par ces pays. Leur part retrouve depuis la fin des années 2010, un niveau proche de celui de la fin des années 2000, soit 10 % à 11 %. 

    De moins en moins de femmes parmi les nouveaux entrants

    Jusqu’au milieu des années 1970, les nouveaux immigrés étaient majoritairement des hommes dans un contexte de besoin de main-d’œuvre. Avec l’augmentation du chômage, l’immigration de travail a ralenti. L’immigration en France est devenue majoritairement féminine en raison notamment de migrations familiales. Depuis 2016, une nouvelle inflexion est constatée. La part des femmes a diminué de 3 points en 2021 par rapport à la période 2006-2014 et de 1 point par rapport à la période 2015-2019. Cette tendance à la baisse de la part des femmes parmi les nouveaux immigrés s’observe pour la majorité des régions d’origine. Elle est particulièrement marquée pour les nouveaux immigrés originaires d’Afrique hors Maghreb (pour lesquels la part de femmes était de 53 % entre 2006 et 2014, contre 47 % entre 2015 et 2019 et 48 % en 2021) et pour ceux d’Asie hors Turquie et Moyen-Orient (60 % de femmes entre 2006 et 2014, contre 54 % entre 2015 et 2019 et 45 % en 2021). La baisse de 9 points entre 2019 et 2021 de la part des femmes parmi les immigrés originaires d’Asie hors Turquie et Moyen-Orient s’explique principalement par un renouvellement des pays d’origine. 

    Part de la population immigrée en France en 2020 ©Le Figaro

    Les immigrés chinois ont été peu nombreux des dernières années en raison des interdictions de sortie du territoire décidées par les autorités durant la crise sanitaire. Or, à 60 % les immigrés chinois étaient des femmes. À l’inverse, le nombre d’immigrés nés en Afghanistan ont augmenté après la prise du pouvoir par les Talibans. Ces immigrés afghans sont à 75 % des hommes.

    Les immigrés plus qualifiés que la moyenne de la population française 

    51 % des immigrés âgés de 25 ans ou plus en 2021 sont diplômés de l’enseignement supérieur, contre 35 % de l’ensemble de la population âgée de 25 ans ou plus. 

    Cette proportion est plus faible pour les personnes originaires d’Afrique hors Maghreb (42 %) et d’autres pays européens que ceux de l’Union européenne (46 %) et, au contraire, plus élevée pour celles venant de Turquie ou du Moyen-Orient (64 %), d’autres pays d’Asie (53 %) et d’Amérique ou d’Océanie (60 %). Les femmes sont plus fréquemment diplômées de l’enseignement supérieur (55 %) que les hommes (46 %). 

    Des taux d’emploi variables en lien avec le motif de l’immigration

    Un tiers des immigrés entrés en France en 2021 et âgés de 15 ans ou plus sont en emploi au début de l’année 2022. Les taux d’emploi des immigrés varient en fonction des motifs de l’arrivée en France. Ceux ayant décidé de poursuivre leurs études sont évidemment moins sur le marché du travail que ceux qui sont arrivés pour des raisons économiques. Le taux d’emploi des immigrés en provenance d’un pays de l’Union européenne est de 56 %, contre 24 % pour ceux d’Asie ou d’Afrique.

  • L’UE entame des négociations sur les permis uniques et les titres de résident de longue durée

    L’UE entame des négociations sur les permis uniques et les titres de résident de longue durée

    Afin d’accélérer les procédures de demande pour les ressortissants de pays tiers, le Parlement européen a voté jeudi dernier, le 20 avril, en faveur de l’ouverture de négociations interinstitutionnelles sur les directives relatives aux permis uniques et aux titres de résident de longue durée, qui permettent de résider et de travailler dans un État membre de l’UE.

    La directive propose un permis unique grâce auquel les personnes qui se trouvent légalement dans l’UE ou qui ont obtenu une protection internationale peuvent demander pour résider et travailler dans un pays de l’UE. La directive limiterait le délai de traitement à 90 jours et la durée du permis unique dépendrait du contrat.

    La directive sur les titres de résident de longue durée permettrait quant à elle aux ressortissants de pays tiers de demander à une autorité nationale de pouvoir vivre et travailler sur le territoire pour une longue période après avoir vécu trois ans dans le pays. Actuellement, dans la plupart des États membres, les ressortissants de pays tiers peuvent demander la résidence permanente après cinq ans de vie dans un État membre.

    Pour le titre de résident de longue durée, la période d’approbation sera limitée à 60 jours. Si leur demande est acceptée, les ressortissants de pays tiers pourront également se rendre dans un autre État membre pour y travailler ou y étudier, sans avoir à se soumettre à des exigences supplémentaires, telles que des exigences d’intégration.

    En outre, les enfants à charge pourront bénéficier du titre de résident de longue durée si la personne qui s’occupe d’eux en est déjà titulaire.

    Dans le cadre de ce régime, les bénéficiaires pourraient également être autorisés à s’absenter du territoire de l’UE jusqu’à 24 mois consécutifs sans perdre leur statut.

    Allant au-delà de la proposition initiale de la Commission européenne, le Parlement européen a ajouté les travailleurs saisonniers et les personnes ayant obtenu une protection temporaire comme éligibles aux permis uniques et aux titres de résident de longue durée.

    Les rapporteurs des deux dossiers, Javier Moreno Sánchez (permis unique) et Damian Boeselager (titre de résident de longue durée), ont confié aux journalistes mercredi dernier (19 avril) qu’ils s’attendaient à ce que la législation soit approuvée avant Noël prochain.

    M. Boeselager a toutefois précisé que l’approbation de la directive sur le permis unique devrait être plus rapide que celle du permis à long terme.

    Les directives relatives aux permis uniques et aux titres de résident de longue durée devraient être approuvées avant Noël prochain, selon les rapporteurs des deux dossiers, Javier Moreno Sánchez et Damian Boeselager. [Shutterstock/Kseniya Lanzarote]

    Pacte sur l’immigration et l’asile

    Le même jour, le Parlement a voté en faveur de l’ouverture des négociations sur le Pacte sur la migration et l’asile, une série de dossiers consacrés au mécanisme de solidarité sur la migration, aux procédures de filtrage des personnes entrant sur le territoire de l’UE et à la gestion des crises.

    La position de négociation du Parlement européen a déjà été votée par la Commission des libertés civiles le 28 mars, et la session plénière d’avril n’aurait eu qu’à entamer formellement les négociations sans aucun vote.

    Cependant, le groupe parlementaire d’extrême droite Identité et Démocratie (ID) et le groupe nationaliste des Conservateurs et réformistes européens (CRE) ont demandé à ce que les négociations ne soient pas poursuivies en session plénière, mais à ce qu’un vote sur le sujet soit tenu jeudi, afin de s’y opposer.

    « Nous refusons que ces rapports concernant le Pacte sur l’asile et les migrations soient négociés rapidement et surtout discrètement », a confié à EURACTIV l’eurodéputé Jean-Paul Garraud, du parti Rassemblement national (ID).

    « Il y a une volonté assumée que ce pacte soit adopté, à tout prix, avant les élections européennes de 2024 et l’arrivée possible d’une nouvelle majorité parlementaire qui pourrait vouloir le bloquer. »

    Malgré leurs objections, les législateurs de l’UE ont donné leur feu vert à tous les dossiers avec une large majorité.