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  • Santexpat.fr : l’excellence de l’assurance santé française à l’international  

    Santexpat.fr : l’excellence de l’assurance santé française à l’international  

    La santé et les expatriés, voilà un sujet qui est souvent au coeur des problématiques rencontrées par les Français de l’étranger. C’est en quittant la France qu’on constate que son système de couverture santé est parmi les plus performants du monde. Alors comment faire pour conserver une assurance à la française quand on vit dans un autre pays ? CFE, assurance privée, les choix sont multiples. Afin de vous aider à dénicher l’offre la plus adaptée à votre situation personnelle, Santexpat.fr a développé un comparateur d’assurances performant, mais pas seulement. Désormais, le site propose une large palette de services que nous allons découvrir ensemble.

    Ecoutez le podcast avec Raphaël Le Bars

    Une société ancrée dans l’expatriation 

    Si le site Santexpat.fr peut nous proposer ses prestations, c’est avant tout car c’est une société connectée à la communauté des expatriés. Avec son équipe experte en santé internationale entièrement basée en France, Jean-Christophe PANDOLFI, PDG et ancien expatrié aux USA (Atlanta), Raphaël LE BARS, directeur distribution et partenariats et ancien expatrié en Ecosse et en Irlande, ont une connaissance approfondie des particularités des régimes de couverture sociale dans le monde.

    Accompagnés de 3 conseillers experts en assurance santé internationale, ils dénichent les meilleures opportunités du marché de l’assurance santé aux 4 coins de la planète.

    Une expertise reconnue

    C’est en s’appuyant sur leurs expériences que Santexpat.fr a pu se hisser comme première plateforme santé full digital pour les 3 millions de Français à l’étranger, dans plus de 200 pays.

    « Chez Santexpat.fr, notre mission est de protéger les Français partout dans le monde, c’est le #FrenchCareEverywhere« 

    Ainsi sur le site Santexpat .fr, vous pourrez retrouver plus de 300 offres d’assurances santé auprès de plus de 25 partenaires assureurs. L’équipe a ainsi pu créer des contrats exclusifs développés en collaboration avec les assureurs afin de s’adapter aux besoins « santé » des Français de l’étranger.

    Sur la plateforme totalement digitalisée de la tarification à l’utilisation, avec un parcours simple, vous bénéficierez d’un algorithme innovant qui sélectionnera pour vous les solutions les plus adaptées à votre profil et aux coûts de santé du pays d’expatriation. L’algorithme propose à chaque internaute un top 3 des solutions assurantielles adaptées en fonction des critères remplis (pays et composition familiale) sans oublier de prendre en compte vos impératifs budgétaires et ainsi afficher les offres au meilleur rapport qualité/prix.

    Mais le contact humain n’est pas oublié, bien au contraire, ce parcours numérique est couplé à un panel de téléconseillers experts en santé internationale que vous pouvez joindre facilement soit par chat, téléphone ou Whatsapp. Ils seront à vos côtés avant le départ, pendant l’expatriation et jusqu’au retour en France.

    Une digitalisation au service de l’assuré

    On le voit, Santexpat.fr ne tombe pas dans le piège d’une digitalisation loin des individus. Bien au contraire, la technologie est, ici, au service des expatriés.

    Moins de frais, plus de trésorerie

    Grâce à Santexpat.fr, vous pourrez donc bénéficier d’un remboursement accéléré grâce à des applications assurant un suivi des dépenses de soins (scan des factures, etc.) tout en permettant une dispense d’avance des frais de santé par paiement blockchain ou via une CB prépayée.

    En sus, Santexpat.fr propose des assurances sans co-paiement, sans franchise. Les offres d’assurances sélectionnées par Santexpat.fr sont valides dans l’ensemble des pays grâce à la capacité d’adaptation aux règles en vigueur dans le pays que l’équipe a su développer, riche des expériences (ex : proposer des solutions en conformité avec la réglementation américaine selon l’État de résidence).

    Télémédecine

    Mais ce n’est pas tout, assuré ou non chez Santexpat.fr, le site pense à vous. Parler de ses problèmes de santé dans une langue étrangère n’est pas toujours facile. Pour y remédier, Santexpat.fr a créé un partenariat avec Medecin Direct qui vous permet de consulter un professionnel (du généraliste au spécialiste) français de n’importe où dans le monde et qui sera en capacité d’émettre une ordonnance valable dans votre pays de résidence. Tout est donc pensé pour vous permettre de retrouver un confort dans votre prise en charge à la jonction entre la couverture française et les impératifs locaux.

    santexpat

    Les entreprises

    Si le site dispose d’une large palette de services et d’options pour les particuliers, l’équipe a développé aussi tout un dispositif pour les entreprises qui ont besoin de détacher des salariés dans un pays tiers. Là encore, Santexpat.fr a pensé à toutes les situations et propose une prise en charge complète pour libérer la Direction des Ressources Humaines de la paperasse tout en garantissant une couverture complète aux salariés concernés. Tous les détails dans la brochure téléchargeable ci-dessous.

  • Qu’est-ce que le réseau mondial de certification sanitaire numérique de l’OMS ?

    Qu’est-ce que le réseau mondial de certification sanitaire numérique de l’OMS ?

    L’Organisation mondiale de la santé (OMS) et la Commission européenne ont annoncé le lancement du réseau mondial de certification sanitaire numérique de l’OMS (GDHCN), un outil qui s’appuie sur le système de certification numérique Covid-19 de l’UE.

    Le certificat Covid numérique de l’UE est entré en vigueur le 1er juillet 2021 et a pour objectif de prouver qu’une personne est vaccinée contre le coronavirus.

    Alors que la Covid ne représente plus une urgence de santé publique mondiale, comme l’a déclaré l’OMS il y a un mois, et que les Européens ont depuis longtemps oublié le certificat de vaccination, les outils n’ont pas été jetés aux oubliettes, bien au contraire.

    Le cadre, les principes et les technologies ouvertes du certificat sont maintenant repris par l’OMS pour construire le réseau mondial de certification sanitaire numérique. Selon un communiqué de presse de la Commission européenne, le but est de « permettre au monde de bénéficier de la convergence des certificats numériques ».

    Lundi (5 juin), Stella Kyriakides, commissaire européenne à la Santé, et Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, ont signé un arrangement administratif et une déclaration d’intention au siège de l’OMS à Genève, en vertu desquels l’OMS reprendrait le système de certification numérique Covid-19 de l’UE en juin 2023.

    L’objectif est « mettre en place un système mondial qui contribuera à faciliter la mobilité mondiale et à protéger les citoyens du monde entier contre les menaces actuelles et futures pour la santé », peut-on lire dans le communiqué.

    Deux ans après le lancement du système de certification numérique de l’UE, Mme Kyriakides s’est réjouie que « l’Organisation mondiale de la santé reprenne le cadre du certificat Covid numérique de l’UE ».

    « Grâce à ce partenariat historique avec l’OMS, nous renforçons l’innovation de l’UE dans le domaine de la santé numérique afin d’offrir une mobilité sûre à tous les citoyens du monde », a déclaré la commissaire à la Santé.

    Elle a ajouté qu’« il n’y a pas de meilleur partenaire que l’OMS pour faire avancer le travail que nous avons commencé dans l’UE et poursuivre le développement de solutions mondiales en matière de santé numérique ».

    D’après le communiqué de presse de la Commission, il « s’agit du premier élément constitutif du réseau mondial de certification sanitaire numérique de l’OMS (GDHCN), qui mettra au point un large éventail de produits numériques pour améliorer la santé de tous ».

    Le réseau de certification Covid-19 est opérationnel depuis le 5 juin. Jusqu’à présent, le cadre a été adopté par près de 80 pays.

    Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l’OMS, le 14 décembre 2022 (illustration). – FABRICE COFFRINI / AFP

    L’objectif est d’étendre le cadre

    L’OMS entend développer et étendre progressivement le système dans les mois à venir, en y intégrant des certificats numériques internationaux de vaccination, des carnets de vaccination systématique et des dossiers de patients internationaux.

    « L’OMS continuera à travailler avec toutes les régions pour faire en sorte que le réseau soit accessible à l’échelle mondiale, en intégrant les expériences et normes pertinentes d’autres pays et régions », a déclaré le Dr. Tedros lors de la cérémonie de lancement.

    Selon le communiqué de presse de la Commission européenne, cette « coopération repose sur les valeurs et principes communs de transparence et d’ouverture, d’inclusion, de responsabilité, de protection des données et de respect de la vie privée, de sécurité, d’évolutivité au niveau mondial et d’équité ».

    « Il est important de souligner que le respect de la vie privée est essentiel », a souligné le Dr. Tedros.

    « L’OMS n’aura accès à aucune donnée à caractère personnel relative à la santé, nous ne ferons que maintenir un répertoire des clés publiques qui peuvent être utilisées pour vérifier l’authenticité des dossiers médicaux électroniques d’un État membre », a expliqué le directeur général de l’OMS.

    Thierry Breton, commissaire européen au Marché intérieur, s’est dit « heureux que l’OMS s’appuie sur les principes de protection de la vie privée et la technologie de pointe du certificat de l’UE pour créer un outil mondial de lutte contre les futures pandémies ».

    « Fondée sur la stratégie de l’UE en matière de santé mondiale et la stratégie globale des États membres de l’OMS en matière de santé numérique, l’initiative fait suite à l’accord signé le 2 décembre 2022 par la commissaire Stella Kyriakides et le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, en vue de renforcer la coopération stratégique sur les questions de santé mondiales », est-il indiqué dans le communiqué de presse de l’UE.

  • La croissance, une question de sucre et de café

    La croissance, une question de sucre et de café

    À la fin de l’année dernière, les États-Unis ont été confrontés à un manque de médicaments pour traiter le trouble de l’hyperactivité, en particulier l’Adderall (une amphétamine) et le Ritalin (un stimulant du système nerveux central). Neuf pharmacies sur dix ont signalé des pénuries aux autorités sanitaires qui ont occasionné des problèmes à des dizaines de millions de patients. Au même moment, la productivité américaine, une des plus élevées au monde, a baissé de 3 %. Y aurait-il un lien de causalité ? Faute d’accès aux médicaments, les Américains seraient-ils devenus moins productifs ? Cette analyse nous invite à revoir la croissance sous l’angle des stimulants, une question de sucre et de café ?

    En 2021, plus de 80 000 Américains sont morts d’overdoses d’opioïdes.

    La consommation de substances psychotropes est de plus en plus considérée comme un frein à la prospérité. Selon une estimation de 2007, le coût de la toxicomanie aux États-Unis s’élèverait à 193 milliards de dollars, soit environ 1,3 % du PIB. Plusieurs économistes et démographes américains soulignent régulièrement que la consommation de drogues aux États-Unis a contribué à la baisse de l’espérance de vie et à une moindre croissance. 

    En 2021, plus de 80 000 Américains sont morts d’overdoses d’opioïdes. Les addictions génèrent des dépenses de santé et des pertes de recettes du fait de décès précoces. Mais cette vision contemporaine doit être relativisée. Les stimulants sont utilisés depuis la nuit des temps pour améliorer la productivité. 

    La consommation du sucre et du café jouerait un rôle positif en matière économique en augmentant la force physique et mentale tout en facilitant la concentration. La révolution industrielle à partir de 1750 a été rendue possible grâce à une amélioration de l’apport énergétique. L’augmentation des rendements agricoles a permis de nourrir convenablement une part plus importante de la population. 

    Un analgésique stupéfiant très puissant appartenant à la famille des opiacés (Toby Talbot/AP/SIPA)

    La diffusion du sucre a été un facteur non négligeable du décollage économique

    En outre, les gains de productivité de l’agriculture ont libéré une partie de la main-d’œuvre disponible qui a pu s’investir dans l’industrie. Robert Fogel, économiste lauréat du prix Nobel, estime que la diffusion du sucre a été un facteur non négligeable du décollage économique. Les importations de sucre des colonies britanniques auraient également contribué à améliorer les capacités énergétiques de la population. 

    Au Royaume-Uni, la consommation annuelle de sucre par personne est passée d’environ 5 livres par an en 1700 à 20 livres en 1800. Après 1800, les importations ont fortement augmenté. Le sucre est devenu alors un enjeu majeur de la géopolitique. Le blocus napoléonien a conduit les Français à développer le sucre de betteraves. 

    En France, à la fin du XVIIIe siècle, environ 10 % des personnes ne pouvaient pas travailler faute de nourriture. En Grande-Bretagne, en revanche, ce taux était alors de 3 %. Robert Fogel a ainsi noté que la croissance du PIB britannique était sept fois plus rapide que celle de la France. L’augmentation de l’énergie disponible pour le travail des personnes actives serait responsable d’environ un tiers de la croissance économique de la Grande-Bretagne aux XIXe siècle.

    Le café, un catalyseur des énergies et un facteur d’échanges 

    De son côté, le café a été un catalyseur des énergies en améliorant la concentration et en étant un facteur d’échanges. La consommation de café s’est accompagnée de l’ouverture de nombreux établissements – bars, cafés, restaurants, etc. – qui sont autant de lieux de convivialité. Ils permettent la diffusion des connaissances et sont propices au lancement de projets et d’innovations. 

    L’économiste Joel Mokyr de la Northwestern University a souligné l’importance d’une « culture de la croissance » pour expliquer l’industrialisation de l’Europe. Au cours de cette période, la science est devenue moins académique et plus axée sur la résolution de problèmes du monde réel. 

    Les cafés, que certains appelaient à l’époque des «universités à un sou», ont joué un rôle crucial dans la diffusion du progrès technique. Au début du XVIIIe siècle, le centre de Londres comptait jusqu’à 600 cafés. Le Marine Coffee House à Londres a été l’un des premiers lieux pour une série de conférences sur les mathématiques. Le London Chapter Coffee House était le lieu de rencontre préféré des membres de la Royal Society. Il réunissait les intellectuels et les savants britanniques. 

    Scientifiquement, il a été prouvé que la caféine augmentait à la fois l’attention sélective et l’attention soutenue quand l’alcool générait une euphorie de court terme à tendance dépressive.

    Le café, symbole de ce monde de travailleurs devant se lever tôt 

    L’industrialisation a obligé les travailleurs à respecter des horaires afin d’être au même moment sur leur lieu de travail. Les ouvriers se doivent d’être à l’heure faute de quoi les chaînes de production ne peuvent pas tourner. Le café est devenu un symbole de ce monde de travailleurs devant se lever tôt. 

    La consommation de drogues comme la cocaïne, qui est un stimulant, est aujourd’hui fortement dénoncée en raison de ses conséquences pour la santé. La surconsommation de sucre est également devenue un problème de santé publique avec le développement de l’obésité et du diabète. La réduction de l’apport calorifique est devenue une priorité pour éviter l’apparition de maladies chroniques. 

    Ironie de l’histoire, l’industrialisation rendue possible par l’amélioration de l’alimentation a généré une société où cette dernière est devenue un problème.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 07.06.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 07.06.23

    Bonjour à tous, bienvenue dans le flash quotidien des Français de l’étranger de ce mercredi 07 juin. On revient sur la victoire par K.O du gouvernement sur les syndicats avant de se pencher une nouvelle fois sur le cas du Lycée français à Dubaï. On conclut cette édition en évoquant la catégorie aidée de la CFE. 

    Fin de partie pour la mobilisation contre la réforme des retraites

    C’est en tout cas le constat général au lendemain de la 14ème journée de manifestations, même si les syndicats ont annoncé des chiffres encore élevés, les images ont parlé. La mobilisation fut bien inférieure aux 600 000 personnes attendues sur tout le territoire, ils auraient été moins de la moitié. Un constat encore plus sévère chez les Français de l’étranger, même dans les bastions comme Barcelone ou Berlin, ils n’étaient qu’une poignée à se retrouver devant les grilles des consulats. Dans le réseau AEFE, les épreuves du Baccalauréat et du Brevet des collèges se sont déroulées sereinement, très peu de professeurs ayant débrayé. Prochaine et dernière étape, le vote du jeudi 08 juin d’une dernière loi qui propose d’abroger la réforme, mais elle n’a aucune chance d’être adoptée. 

    Retraites

    A Dubaï, une situation complexe 

    C’est ce qui ressort des articles publiés par Lesfrancais.press sur la gestion du Lycée Georges Pompidou et qui a amené à la publication d’un droit de réponse du Comité de gestion. L’association principale des parents d’élèves qui domine cette instance s’étonne que sa volonté de s’inscrire dans le droit des Emirats puisse provoquer des remous. Alors qu’évidemment personne ne reproche à l’établissement de se conformer aux lois du pays d’accueil, pour autant les conséquences de celles-ci pourraient être importantes, avec des contrôles sur les flux financiers renforcés qui pourraient mettre en difficulté les finances, déjà grevées, de l’établissement, autre point qui poserait problème c’est la place de la religion et le traitement des jeunes filles. Une affaire à suivre. 

    Lycée Français International Georges Pompidou à Dubaï
    Lycée Français International Georges Pompidou à Dubaï

    En difficulté financière ? Connaissez vous la catégorie aidée de la CFE ?

    On le sait, les systèmes de santé dans le monde sont loin d’apporter une couverture à la française. Il existe de nombreuses assurances privées, mais souvent chères. La Caisse des Français de l’Etranger, établissement ayant sous délégation une mission de service public, a créé une catégorie dite « aidée ». Ainsi sous conditions de ressources, il est possible de bénéficier de ce dispositif d’aide à l’accès à la couverture santé de la CFE. Celle-ci consiste en une prise en charge partielle de la cotisation de l’assurance maladie de la CFE. Tous les détails sur le site de la Caisse des Français de l’Etranger

    C’est tout pour aujourd’hui, bon mercredi à tous où que vous soyez ! 

    Ecoutez le bulletin des Français de l’étranger

  • Retraites : victoire par K.O du gouvernement ?

    Retraites : victoire par K.O du gouvernement ?

    Tandis que l’intersyndicale affirme ne pas «tourner la page», certains manifestants comme des responsables syndicalistes semblent avoir acté la défaite. A l’instar de Laurent Berger qui s’accorde à dire que « sur le sujet des retraites, et avec un décret à 64 ans qui est publié, ça devient de plus en plus compliqué». Du côté des Français de l’étranger, la mobilisation s’est aussi estompée ce 06 juin 2023.

    Mobilisation en chute libre

    Dans un contexte de faible engouement autour de cette 14e journée de manifestation contre la réforme des retraites, Sophie Binet a appelé les Français à se mobiliser. « Les suites dépendent du niveau de mobilisation aujourd’hui et de ce qu’il se passera le 8 », met-elle en avant. « Mais, ce qui est sûr, c’est que l’Intersyndicale va rester unie », assure la patronne de la CGT. 

    En France

    Mais la nouvelle tête d’affiche de la CGT n’a pas été entendue. Alors que les syndicats annoncent 300 000 personnes à Paris, les forces de l’ordre et les médias estiment que les manifestants étaient autour de 80 000 personnes.

    Manifestants devant la Madeleine à Paris le 06 juin 2023 ©AFP

    Même dans les bastions de la contestation, les chiffres sont les plus faibles enregistrés en près de cinq mois. À Nantes, ils étaient ainsi 8600 selon la police, 20.000 d’après les organisateurs – plus bas encore que le 11 mars, point bas du mouvement jusqu’à présent. Même chose à Rennes, où 5.500 à 10.000 personnes ont défilé, à Rouen (2900 à 6000), mais aussi plus au sud à Nice (1700 à 6500) et Perpignan (2000 à 4000). Quelques villes dépassent de peu leurs jauges minimales, mais suivent tout de même la tendance, comme Grenoble (5000 à 10.000) et Le Havre (3500 à 10.000). 

    Hors de France

    Alors que les partis d’opposition, en particulier ceux affiliés à la NUPES, appelaient à manifester devant les ambassades et consulats à Barcelone, Londres, etc, ils ne furent qu’une poignée dans chacune de ces villes à rejoindre les organisateurs.

    L’exception qui confirme la règle fut Berlin où 70 personnes se sont rassemblées devant l’ambassade de France de 18 à 19h avec des discours tenus par la candidate NUPES Asma Rharmaoui-Claquin, ainsi que par des membres d’IG Metal et ver.di, les plus grands syndicats allemands.

    Enfin à Madrid, une trentaine de Français ont manifesté avec enthousiasme et détermination leur opposition à la réforme des retraites. Mais globalement, les Français de l’étranger comme ceux de métropole semblent résignés. Pour autant, le responsable UNSA, Adrien Guinemer, nous a transmis la réaction de son syndicat depuis Dijon où les responsables syndicaux sont en congrès.

    « L’UNSA réunie en congrès à Dijon participe à la manifestation intersyndicale contre la réforme des retraites. Les député•es doivent se saisir de la chance qui leur est donnée cette semaine. Emmanuel Macron peut encore écouter son peuple qui dit Non à cette réforme. « 

    Adrien Guinemer, chargé de mission « Hors de France » : AEFE, MLF, MEAE Secteur : trésorerie, numérique, communication et HdF

    Ce fut aussi le cas d’un des responsables de LFI en Espagne, Youssef Hanayen, qui constate aussi une baisse de la mobilisation mais qui tient à la relativiser. En effet, hors de France, il est plus que difficile de mobiliser sur de tels sujets nationaux.

    « Même si on rassemble moins de monde à cause notamment des épreuves du bac, cela reste des chiffres très corrects quand on sait que même lors des élections on a parfois du mal à rassembler une vingtaine de curieux… « 

    Youssef Hanayen, un des responsables de LFI en Espagne

    En effet, dans les établissements AEFE, les syndicats contactés n’ont même pas pu nous communiquer des chiffres concernant les débrayages. Une situation qui s’explique par les épreuves du Baccalauréat et du Brevet des collèges qui étaient organisées dans une partie du réseau des établissements scolaires hors de France ce 06 juin 2023.

    Adrien Guinemer, chargé de mission « Hors de France » : AEFE, MLF, MEAE Secteur : trésorerie, numérique, communication et HdF accompagné d’autres responsables dans la manifestation à Dijon ce 06 juin 2023

    Moins de violences

    Du côté des violences, les cortèges clairsemés n’ont pas permis aux Black Blocs de se lancer dans leurs opérations de destruction dans les rues de France. Mais une anecdote a été retenu par les médias nationaux.

    En effet, lundi, Adrien F., 20 ans, comparaissait après l’agression du petit-neveu de Brigitte Macron, Jean-Baptiste Trogneux. Sur les trois prévenus, il est le seul à avoir été relaxé de ces faits commis en mai à Amiens. Ce mardi, il a été interpellé à Paris durant la manifestation contre la réforme des retraites…

    Et maintenant ?

    « La lutte continuera« , a promis Jean-Luc Mélenchon mardi à Paris depuis la manifestation contre la réforme des retraites, même s’il a admis ne pas savoir « sous quelle forme« , appelant une nouvelle fois les syndicats à associer les partis aux décisions.

    « D’une manière ou d’une autre, cette lutte va trouver son prolongement« , a-t-il déclaré. « Les jeux ne sont pas faits« , a insisté l’Insoumis. « Je préfèrerais une organisation plus ample où les syndicats acceptent de collaborer avec les organisations politiques » pour « travailler ensemble« , a-t-il ajouté.

    Pour la CFDT, comme pour d’autres instances, cette 14e journée de mobilisation « est la dernière évidemment sur la question des retraites dans ce format-là« , mais elle doit servir à « montrer la force du mouvement syndical pour relever les défis qui sont devant nous« , notamment « le pouvoir d’achat, les salaires, le logement, les conditions de travail« , a ajouté Laurent Berger, le patron de la CFDT.

    Cependant, une dernière date s’impose dans le calendrier, jeudi 08 juin, la proposition de loi portant sur l’abrogation du nouvel âge légal de départ à la retraite, 64 ans, sera présentée aux votes des députés. Avec peu de chances d’être adoptée.

  • Le Lycée Français International Georges Pompidou à Dubaï : le droit de réponse du CDG

    Le Lycée Français International Georges Pompidou à Dubaï : le droit de réponse du CDG

    Nous avons publié le jeudi premier juin, un article intitulé « 4 Lycées Français en péril », dans lequel nous évoquions la situation complexe du Lycée Français International Georges Pompidou à Dubaï. Le Conseil de gestion de l’établissement nous a fait parvenir un droit de réponse que nous publions ci-dessous.

    Nous tenions, nous aussi, à amener des précisions. En effet, l’association qui gère l’établissement via le fameux Conseil de gestion indique que nous aurions pris cette dernière pour une association dissidente, pourtant nous écrivions dans ledit article que celle-ci est en charge du Lycée : « … Conseil de gestion, organe pilotant une association réunissant les parents d’élèves, qui gère le foncier et le bâti accueillant l’établissement ». De fait, elle est aussi partie prenante de la gestion quotidienne, nous tenions à nous excuser si la formulation n’était pas assez claire. Pour rappel le terrain a été offert par les autorités.

    Concernant l’adaptation à la loi des émirats, en effet, ce sont les parents qui disposent de l’autorité sur l’établissement via le Conseil de gestion qui ont demandé la mise en conformité de leur association au droit local via la création d’une nouvelle structure. Cette succession d’associations reste un montage périlleux qui pourrait être mal interprété soit par l’AEFE soit par les autorités de Dubaï. Cependant, il est évident que nous souhaitons la bonne réussite de ces opérations pour le bien des élèves.

    Dans l’article auquel le Conseil de gestion a décidé d’apporter un droit de réponse, nous ne faisions pas référence aux tensions qui ont pu exister ou existent encore sur l’encadrement religieux, pour autant nous avions, en effet, dans un autre article traité cet angle.

    Concernant la dénonciation de la convention que le Conseil de gestion indique comme étant mensongère, nous tenons à préciser que tant du côté de l’AEFE que des parents la situation semble pourtant se confirmer. Ce 04 juin, dans un groupe Whatsapp réunissant les parents d’élèves, une mère de famille s’inquiétait encore des conséquences.

    « Avoir perdu la convention, c’est un fait maintenant que nous devons malheureusement tous accepter pour le moment mais espérer maintenant négocier un partenariat sain et solide avec de bonnes bases, je doute que cela puisse se faire dans l’harmonie avec le même CDG démissionnaire qui a lui-même rompu les négociations de convention avec l’AEFE elle-même.« 

    Une mère de famille dans le groupe Whatsapp dédié au Lycée ce dimanche 04 juin

    Cependant les réponses du Conseil de gestion laissent apparaître encore des zones d’ombre. Nous continuerons donc l’enquête en retenant leur proposition de se joindre à nos investigations. C’est ensemble que nous travaillerons au mieux pour créer le cadre le plus adapté à l’expatriation des Français et ce où que ce soit dans le monde.

    Rentrée scolaire au Lycée

    Droit de réponse du Conseil de gestion du Lycée Français International Georges Pompidou à Dubaï

    Le Conseil de gestion du Lycée Français International Georges Pompidou souhaite apporter des clarifications concernant l’article intitulé « 4 Lycées français en péril ».

    L’article présente une vision partielle, incomplète et fausse de la situation au sein de notre établissement, résultant d’une insuffisance manifeste d’investigation.

    La simple lecture des statuts de l’association du LFIGP, disponibles sur le site de l’établissement, aurait permis de comprendre que le lycée est un établissement à gestion parentale. L’association qui exerce cette mission n’est donc pas une association de parents dissidents mais réunit bel et bien la totalité des parents d’élèves. Ce sont ces mêmes parents d’élèves qui désignent, chaque année, le Conseil de gestion. Cet organe n’est pas uniquement chargé du foncier et du bâti de l’établissement mais assure l’existence, la sécurité et la continuité du bon fonctionnement de l’établissement, sous le contrôle de l’autorité de tutelle, l’Ambassade de France, ainsi que sa gestion financière.

    En tant que tel, le Conseil de gestion est donc soumis au droit local des Emirats Arabes Unis et, dans ce cadre, ce sont toujours ces mêmes parents d’élèves qui ont décidé en AGE de l’affiliation à la CDA (Community Development Authority) afin de créer une association de droit local et de maintenir son caractère non-lucratif.

    De simples recherches sur les sites officiels des Emirats Arabes Unis auraient permis de comprendre que la CDA ne poursuit aucun but religieux mais est une autorité gouvernementale créée dans le but de réglementer et de superviser le secteur associatif et communautaire de l’émirat de Dubaï et que l’affiliation de toute association exerçant sur le territoire émirati est obligatoire, sauf à se voir interdire tous flux financiers, et notamment le règlement des dépenses de personnel. Loin de présenter un risque juridique et financier pour les parents d’élèves, cette affiliation a au contraire sécurisé l’établissement.

    De la même manière, le Conseil de gestion a alerté l’AEFE quant à l’obligation de renégocier la convention qui lie l’établissement à l’Agence, afin de se conformer au droit local.

    Une simple demande aux membres du Conseil de gestion aurait permis à l’auteur de l’article d’obtenir le courrier du Conseil de gestion du 17 février 2023 aux termes duquel sont clairement exposés, d’une part, les points en discussion entre l’établissement et l’AEFE et, d’autre part, le souhait de parvenir à une solution satisfaisante de renouvellement de la convention.

    La mention de la dénonciation de l’actuelle convention par le Conseil d’établissement extraordinaire du 20 février 2023 est donc purement mensongère.
    Enfin, une simple demande de précisions aux membres du Conseil de gestion aurait permis de comprendre que s’il est vrai que notre établissement a connu des déficits chroniques par le passé, le Conseil de gestion élu en 2020, et depuis lors renouvelé par les parents d’élèves, a pris la mesure du phénomène et alerte en vain depuis mai 2021 l’AEFE sur les dysfonctionnements constatés.

    Engagés dans une gestion rigoureuse de nos ressources, nous avons nommé, en accord avec l’AEFE, une General Manager, volontairement indépendante de l’Agence, et donc garante de la transparence de la gestion.

    Nous avons traversé la tête haute toute cette période de transition, malgré les multiples défis qui nous ont été lancés et nous abordons aujourd’hui la rentrée prochaine sereinement, dotés d’une structure conforme et saine.

    Nous vous remercions de prendre en considération ces clarifications et nous restons ouverts au dialogue constructif.

    Le Conseil de gestion

  • Pourquoi adhérer à la Caisse des Français de l’étranger ?

    Pourquoi adhérer à la Caisse des Français de l’étranger ?

    Contrairement au détachement, le statut d‘expatrié ne permet pas de cotiser aux Caisses d’assurance maladie et d’assurance vieillesse en France. Le salarié ou l’indépendant expatrié relève donc du régime de protection sociale du pays dans lequel il travaille. Pour ses soins en France, ses droits dépendent, donc, notamment de l’existence d’une convention bilatérale de sécurité sociale entre la France et son pays d’accueil. Mais il existe une solution simple pour continuer de bénéficier sur son lieu de résidence d’une protection à la française tout en maintenant ses droits dans l’hexagone : adhérer à la Caisse des Français de l’étranger.

    Qu’est-ce que la CFE ?

    La Caisse des Français de l’Étranger (CFE) est un organisme de sécurité sociale (livre 7 du code de la Sécurité sociale) créé en 1978. Elle propose à tous les Français installés à l’étranger une protection sociale de base par la souscription d’assurances volontaires. Cela concerne les salariés expatriés, les non-salariés, personnes sans activité professionnelle, retraités, ou encore étudiants. Elle permet d’assurer la continuité des droits pendant que la personne réside à l’étranger, ainsi qu’à son retour en France.

    La CFE couvre trois risques :

    •  Assurance maladie–maternité
      – Option indemnités journalières et capital décès
    •  Assurance accidents du travail et maladies professionnelles
    •  Assurance vieillesse pour la retraite de base

    Quels sont les atouts de la CFE ?

    Déjà, il est important de noter qu’avec la CFE, vous êtes assuré partout dans le monde et en France et ce quel que soit votre pays d’expatriation, même en cas de guerre, de terrorisme ou de catastrophes naturelles. Une garantie de la continuité de votre protection sociale quel que soit le contexte.

    Mais la CFE c’est aussi et surtout l’engagement de vous accompagner au quotidien au meilleur prix et dans un cadre adapté à votre situation spécifique.

    Des tarifs modulés

    La CFE assure la continuité de votre couverture sociale et de vos droits sans interruption de votre assurance maladie ni perte de trimestres pour le calcul de votre retraite. La CFE couvre les risques liés à la maladie, la maternité, ainsi que ceux d’accidents du travail et de maladies professionnelles. Cependant, l’adhésion à la CFE s’ajoute à la cotisation au régime obligatoire du pays d’expatriation mais la tarification de la CFE prend en compte pour déterminer :

    – Votre âge

    – Votre situation familiale 

    Les jeunes de moins de 30 ans peuvent bénéficier d’un coût avantageux de 39 € par mois avec l’offre JeunExpat Santé tandis que pour les personnes de 60 ans et plus ayant adhéré à l’offre RetraitExpat Santé, aucun surcoût n’est appliqué et le tarif est plafonné sans limites d’âge.

    Il existe aussi une catégorie dite aidée, permettant aux Français résidant à l’étranger de demander, sous conditions de ressources, à bénéficier du dispositif d’aide à l’accès à la couverture santé de la CFE. Celle-ci consiste en une prise en charge partielle de la cotisation de l’assurance maladie de la CFE.

    Une liaison permanente avec la France

    La Caisse des Français de l’Etranger, c’est bien plus qu’une assurance sociale mondiale, c’est un pont permanent et stable avec le couverture française que ce soit pour l’assurance maladie ou la retraite.

    En effet, la CFE est le seul acteur de santé internationale qui délivre la carte Vitale à ses assurés. La détention de ce « sésame » permet à l’assuré de bénéficier d’un confort d’usage lors de ses soins en France et en plus les dépenses liées aux actes médicaux seront couvertes par le tiers payant.

    Enfin, sujet ô combien au coeur de l’actualité, l’adhésion au dispositif « Retraites » de la CFE vous permettra de continuer à accumuler trimestres et droits pour votre retraite française. Grâce à cette cotisation, la CFE vous garantit l’absence de perte d’annuités. Ainsi, le montant des salaires perçus à l’étranger seront pris en compte pour le calcul de votre pension de retraite comme la durée effective des périodes travaillées.

    Une relation fluide avec les assurés

    L’autre avantage de la CFE c’est l’adaptation de ses services à la situation spécifique des Français de l’étranger. En tant qu’adhérent à la Caisse des Français de l’étranger, vous pourrez accéder 24h/24, 7jours/7 à divers services depuis votre espace personnel en ligne.

    Via cette interface, vous pourrez donc librement, en quelques clics, payer vos cotisations par carte bancaire, réaliser vos demandes de remboursement sans oublier l’accès en libre téléchargement de vos attestations.

    Bien sûr, il est possible de communiquer aux heures de bureau françaises avec un conseiller via un numéro de téléphone ou par email. Bientôt lors de vos séjours en France, vous pourrez aussi faire le point sur votre situation et vos formules dans un nouvel espace d’accueil situé à quelques pas de la Gare St Lazare à Paris.

    Adhérer seul ou via une entreprise

    En plus de l’assurance maladie-maternité, il est possible de souscrire à une assurance risques professionnels à un tarif avantageux.

    Ainsi, en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle, en plus de la couverture médicale, vous pourrez percevoir des indemnités en cas d’arrêt de travail et en cas d’incapacité permanente de travail ou de décès, une rente pourra être versée sous conditions de répondre aux critères d’éligibilité.

    Quels sont les avantages pour les salariés :

    • Continuité des soins : les soins sont couverts dans le pays de résidence mais aussi lors de séjours en France.
    • Une protection en France, dans le pays de résidence mais aussi en cas de déplacement dans un pays tiers.
    • Pas de querelle d’experts médicaux en cas de maladie invalidante ou d’accident du travail : pas de conflit avec l’assurance, c’est la CFE qui déclare l’accident du travail ou une maladie.

    Pour bénéficier de cette couverture, vous pouvez y souscrire comme pour toutes les autres de façon individuelle mais aussi par l’intermédiaire de votre entreprise. Bon à savoir, en plus la CFE a prévu toute une gamme de produits adaptés aux sociétés envoyant des salariés hors de France.

    Télécharger le guide pour les entreprises

  • Le mystère résolu de l’appréciation du dollar

    Le mystère résolu de l’appréciation du dollar

    Le dollar est une énigme. Les États-Unis sont confrontés à une croissance de plus en plus évanescente et à une crise bancaire régionale. Durant des semaines, faute d’accord entre Démocrates et Républicains, le pays était menacé d’un nouveau shutdown. Or le dollar, au lieu de se déprécier par rapport aux autres devises, s’est au contraire apprécié. 

    En ce printemps 2023, tous les ingrédients étaient réunis pour que le dollar s’affaiblisse. La croissance se situe désormais entre 1 et 2 % pour 2023. Pour 2024, les instituts de conjoncture ne sont guère optimistes même si les incertitudes demeurent importantes. Les indicateurs économiques avancés (PMI) laissent suggérer qu’une récession n’est, à court terme, pas impossible. Depuis des semaines, un risque de défaut sur la dette publique en raison du non-relèvement de la dette publique (31 400 milliards de dollars) a causé une hausse nette du CDS (credit default swap) sur la dette souveraine des États-Unis (assurance contre le risque de défaut). Celui-ci est passé de 0,010 % à 0,200 % de fin 2022 au mois de mai 2023. Ce risque a été levé au dernier moment.

    Ni la dette publique, ni l’imposant déficit public, n’influent sur la valeur du dollar 

    La réduction de dépenses prévue dans le cadre de l’accord devrait peser un peu plus sur la croissance. Ni la dette publique qui représente plus de 100 % du PIB, ni l’imposant déficit public, pas d’avantage que l’absence de consensus au sein du Congrès entre Démocrates et Républicains au sujet des finances publiques, n’influent sur la valeur du dollar. 

    Le système bancaire a montré d’inquiétants signes de faiblesse face à la hausse des taux d’intérêt. La crise des banques régionales qui a touché Silicon Valley Bank, Signature Bank, Silvergate Bank, First Republic Bank, etc., a obligé les autorités et les autres banques de la place à intervenir rapidement pour éviter la réédition d’une crise financière. Cette crise qui reste cantonnée pourrait néanmoins concerner près de 200 banques régionales aux États-Unis. Les spreads de crédit de l’ensemble des banques américaines ont progressé mais sans avoir d’effets sur le dollar.

    Le dollar semble échapper à la règle commune 

    La forte baisse de la confiance des ménages américains et la chute de l’épargne n’ont pas eu de conséquence sur le billet vert. Il en est de même pour le déficit de la balance qui a atteint un niveau record, soit plus de 570 milliards de dollars. Un tel déficit dans tout autre pays devrait provoquer une dépréciation de la monnaie mais le dollar semble échapper à la règle commune.

    ©Stockadobe

    Le dollar s’apprécie depuis plus d’un an  

    La volonté de plusieurs pays émergents – dont la Chine – d’être moins dépendants du dollar devrait par ailleurs réduire le poids de ce dernier et donc contribuer à sa dépréciation. Malgré ces facteurs qui devraient affaiblir le dollar, celui-ci s’apprécie depuis plus d’un an. Le taux de change de l’euro par rapport au dollar qui était de 1,2 avant la crise sanitaire est passé à la parité au troisième trimestre 2022. Il est repassé à 1,10 au début du printemps mais tend à diminuer depuis le début du mois de mai. 

    Le dollar joue à plein son rôle de valeur refuge depuis 2020. Ce rôle est accru depuis la guerre en Ukraine, la zone euro étant plus exposée à ce conflit que les États-Unis. Ces derniers attirent des capitaux en provenance de toutes les zones économiques et cela d’autant plus facilement que leur politique monétaire restrictive conduit à une hausse des taux d’intérêt.

    Puissance économique et militaire, profondeur du marché financier

    La FED a durci sa politique monétaire bien plus vite et bien plus fortement que la BCE et les autres grandes banques centrales au sein de l’OCDE. La baisse de l’inflation plus rapide aux États-Unis qu’en zone euro est un facteur qui incite les investisseurs à opter pour les premiers. Ils estiment, par ailleurs, que la croissance américaine dans les prochaines années sera supérieure à celle de la zone euro et du Japon. 

    Les États-Unis ont comme atouts d’avoir une productivité élevée et une croissance de leur population active, ce qui n’est pas le cas au sein de nombreux pays de l’OCDE. Le dollar bénéficie de la puissance économique et militaire des États-Unis ainsi que de la profondeur de leur vaste marché financier. Si de nombreux établissements financiers ont proposé à leurs clients des couvertures pour couvrir le risque de dépréciation du dollar, ils se sont pour le moment trompés. À leur décharge, tous les facteurs convergaient en faveur de cette dépréciation.

  • Télécom : cap sur la 6G

    Télécom : cap sur la 6G

    La 5G est encore loin d’être la norme auprès de tous les utilisateurs et pourtant, le développement de la 6G avance à grands pas. La Finlande et les États-Unis ont signé vendredi 2 juin à Helsinki une déclaration commune sur la coopération dans le domaine des communications 6G, marquant selon eux une réponse du « monde libre » face à la technologie chinoise.

    Qu’est-ce que la 6G ?

    Le terme de 6G renvoie à la sixième génération de technologies de communication sans fil. L’évolution des générations dans le domaine de la téléphonie mobile est aussi celle des normes technologiques qui les régissent. La 1 G correspond aux appels téléphoniques uniquement vocaux des premiers portables des années 80. La 2G a introduit le SMS/MMS dans les années 90 avec des débits de l’ordre de quelques kilobits par seconde. La 3G encadre dans les années 2000 le développement de l’Internet mobile à un débit qui atteint les quelques mégabits par seconde. La 4G des années 2010 introduit l’Internet mobile haut débit, la lecture et le transfert de fichiers haute définition et la gestion des objets connectés. Enfin, la 5G qui va dominer les années 2020 sera avant tout une révolution à l’échelle industrielle grâce à la fibre optique sans fil et ses débits moyens à plusieurs centaines de mégabits par seconde. Au-delà de l’effet de décennie, chaque génération nécessite l’exploitation de nouvelles fréquences auparavant inutilisées, mais aussi le développement de terminaux plus performants pour les exploiter.

    Quelle technologie pour la 6G ?

    Le térahertz (THz) est une technologie candidate pour la 6G. En décembre 2022, l’organisme européen de normalisation ETSI a créé un groupe de travail sur le térahertz afin d’entamer sa normalisation. Le groupe de travail se concentrera dans un premier temps sur deux usages : les applications mobiles avec d’importants débits de données, comme la réalité virtuelle et augmentée, et les applications nécessitant à la fois des fonctionnalités de communication et de détection, telles que la télé-présence holographique et la robotique interactive et coopérative.

    Qu’est-ce que la 6G changera ?

    La 6G n’en est encore qu’à ses premiers développements théoriques, mais son premier axe de réflexion tourne principalement autour de la stabilité et de la robustesse des réseaux, là où la 4G a favorisé la vitesse de connexion et la 5G la gestion de la latence et de la consommation énergétique. Le développement d’un Internet satellitaire par exemple pourrait permettre une réduction des disparités de couverture réseau. Les débits moyens de la 5G actuelle, situés autour de 20 gigabits par seconde, pourraient également bondir jusqu’à plus de 1 000 gigabits par seconde. Enfin, des pistes de recherche viendraient lier le développement de la 5G aux progrès de la science en matière d’immersion et d’intelligence artificielle. La 6G devrait par exemple particulièrement suivre les évolutions du métavers ainsi que de la réalité augmentée, afin de proposer de nouveaux horizons en termes de convergence entre réalité et virtualité.

    6G : la Chine atteint un débit de 100 Gb/s

    Les promesses de la 6G sont en effet nombreuses. LG, notamment, est parvenu à tripler la distance de transmission de données grâce à la technologie. Mais, bien entendu, c’est surtout sur la vitesse de transfert que celle-ci est attendue au tournant. Qu’à cela ne tienne, des chercheurs chinois de la China Aerospace Science and Industry Corporation viennent d’annoncer un nouveau cap historique dans l’histoire des télécoms.

    Ces derniers sont ainsi parvenus à utiliser la fréquence 1 THz pour effectuer un transfert de données. Cette avancée est loin d’être anodine, puisque cette fréquence permet de profiter d’une bande passante bien plus large et, de fait, augmente la vitesse de téléchargement. Ce que confirment d’ailleurs les ingénieurs chinois, qui affirment avoir obtenu un débit de 100 Gb/s en téléchargement. À titre de comparaison, la 5G permet théoriquement d’obtenir un débit de 1 Gb/s en téléchargement.

    L’accord Finlande – USA

    L’accord a été signé par le ministre finlandais des Affaires étrangères, Pekka Haavisto (Verts), et le secrétaire d’État américain, Antony Blinken.

    « En collaboration avec leurs alliés et partenaires », les États-Unis mobiliseront « des centaines de milliards de dollars pour financer des infrastructures de haute qualité dans les pays qui en ont le plus besoin », a déclaré M. Blinken.

    Ces infrastructures seront construites « de manière transparente », a-t-il ajouté.

    La coopération entre la Finlande et les États-Unis dans le domaine de la recherche scientifique, de la normalisation et du développement technologique vise à « créer une approche mondiale commune vers des technologies durables, compétitives, sûres, fiables et des technologies 6G neutres du point de vue des fournisseurs », peut-on lire dans la déclaration officielle.

    S’adressant à Helsingin Sanomat dans un grand entretien, M. Haavisto n’a pas hésité à mentionner la Chine — une mention omise dans la déclaration officielle cependant, qui se concentre plutôt sur la coopération entre les États-Unis et la Finlande.

    Les États-Unis et la Finlande souhaitent un système 6G « démocratique, transparent et respectueux des droits de l’homme », a indiqué M. Haavisto.

    « La Chine est un partenaire commercial important tant pour les États-Unis que pour la Finlande, mais nous avons été témoins de ses dépendances négatives, en particulier tout au long de la crise du coronavirus », a-t-il ajouté.

    De son côté, Risto E.J. Penttilä, PDG de Nordic West Office, un groupe de réflexion et de conseil en affaires internationales, a souligné la portée mondiale de l’accord.

    « La 6G fait partie de la stratégie globale de l’OTAN et de sa vision de l’avenir. Selon cette stratégie, le monde libre et les démocraties doivent disposer d’une technologie fiable et d’un réseau 6G fiable », a-t-il déclaré, notant que cette technologie « peut être fournie par les Finlandais et les Suédois, ce qui signifie qu’il ne serait pas nécessaire de s’appuyer sur la technologie chinoise ».

    « Cela fait partie du grand jeu mondial entre la Chine et les États-Unis, dans lequel la Finlande et la Suède auront un rôle important à jouer », a conclu M. Penttilä.