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  • Sénatoriales 2023 : les candidats dans les starting-blocks

    Sénatoriales 2023 : les candidats dans les starting-blocks

    Comme les autres sénateurs, ceux représentant les Français de l’étranger, devront se soumettre au verdict des urnes. Pour tous les sénateurs, en effet, la haute chambre est renouvelée par moitié tous les 3 ans. Pour les parlementaires élus dans la circonscription unique des « Français résidant hors de France », il y aura 6 sièges à renouveler lors de ces sénatoriales 2023.

    Les 6 sénateurs sortants sont :

    Évelyne Renaud-Garabedian (ASFE/LR)

    Damien Regnard (LR)

    Joëlle Garriaud-Maylam (LR)

    Ronan Le Gleut (LR)

    Hélène Conway-Mouret (PS)

    Jean-Yves Leconte (PS)

    Ces parlementaires ont été élus par les 534 Grands électeurs en 2017, soit les conseillers des Français de l’étranger, les conseillers de l’Assemblée des Français de l’étranger, les députés et les sénateurs (ceux dont le siège n’est pas soumis au vote). Notons que ce scrutin a été tenu avant les élections consulaires qui ont rebattu, largement, les cartes.

    Hémicycle du Sénat au Palais du Luxembourg à Paris ©Sénat

    Changement de paysage politique

    En effet, si parmi les 6 sièges, tous sont affiliés aux grands partis, d’avant l’ère Macron, cela fut possible car les Grands électeurs ne reflétaient pas le nouveau paysage politique français.

    En 2021, les élections consulaires ont créé un big bang dans l’univers des Français de l’étranger. En effet, le PS et les LR, qui dominaient depuis des décennies la sphère politique des expatriés, ont vu le nombre d’élus locaux des Français de l’étranger fondre comme neige au soleil. EELV et Renaissance ont raflé la mise lors de ce scrutin.

    Une situation dont les premières conséquences ne se sont pas fait attendre. Dès les sénatoriales de 2021 (prévues en 2020, décalées d’un an du fait de la pandémie), le parti écologiste a remporté son premier siège chez les Français de l’étranger, avec Mélanie Vogel, comme Renaissance qui a pu faire élire Samantha Cazebonne (l’ancienne députée de la Vème circonscription des Français de l’étranger – Péninsule ibérique + Monaco) au Palais du Luxembourg.

    Le risque de la division des voix

    A 3 mois de l’élection, les candidatures commencent à se dévoiler. Parmi les sortants, seule Joëlle Garriaud-Maylam (LR) ne se représenterait pas.

    Une situation qui inquiète les instances du PS et des LR. En effet, avec plusieurs listes, le risque est réel pour ces formations politiques de disparaître du paysage sénatorial des Français de l’étranger.

    Un état de fait que la Confédération Internationale Solidaire et Écologiste (CISE), structure confédérale des Français hors de France, a bien compris. Dans une déclaration en date du 15 juin, les dirigeants de celle-ci ont indiqué souhaiter que les partis politiques de gauche forment une liste unique pour les élections sénatoriales sous l’étiquette de la Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale (NUPES).

    « En se basant sur leur nombre respectif de grands électeurs (les élus) des Français de l’étranger… En effet, la multiplication des listes nuit à l’union de la gauche et favorise les candidats de droite. « 

    Cédric Brodin (Luxembourg) / Vincent Buard (France) / Alexandre Chateau-Ducos (Luxembourg) / Alexandrine Derrien-Colemyn (USA) / Olivier Dubois (Grèce) / Hélène Ginollin (Luxembourg) / William Guéraiche (EAU) / Josselin Léon (Tunisie)

    Précisons que cette confédération milite pour que la liste commune soit chapeautée par la candidate EELV, Mathilde Ollivier.

    Abaissement du seuil d’élection

    L’autre conséquence de la multiplication des candidatures, c’est la légitimité des futurs élus. Pour simplifier, le seuil qui déclenche l’élection est calculé en divisant le nombre de voix totales par le nombre de candidatures. Ainsi avec 5 listes, il faut plus de 100 voix pour faire élire un sénateur, avec 10 listes, il en faut plus que 50…

    Même avec 100 voix, bien loin des milliers de voix indispensables dans les circonscriptions métropolitaines auxquelles participent conseillers municipaux, conseillers départementaux et régionaux sans oublier les parlementaires du terroir, la question de la légitimité de l’élu(e) se pose. Régulièrement, des voix se font entendre, d’ailleurs, pour élargir le collège. Mais sur quels critères ? Une question à laquelle aucun consensus ne se dégage.

    Qui est candidat ?

    Toutes les candidatures ne sont pas encore dévoilées mais en plus des 5 sénateurs sortants, évoqués plus haut, 5 autres personnalités ont fait connaître leur intention de se présenter et ont remporté leur investiture tandis qu’une quatrième n’a pas encore pris sa décision.

    Thierry Masson – Renaissance

    Ce 20 juin, l’élu consulaire de Bruxelles, président du groupe Indépendants, démocrates et progressistes à l’AFE et actuel administrateur du groupe Renew (dont Renaissance est membre) au Parlement européen, Thierry Masson, a annoncé son investiture par le parti présidentiel.

    « Le Bureau exécutif de notre parti, Renaissance, a décidé de me soutenir pour conduire une liste d’union de la majorité présidentielle lors des élections sénatoriales du 24 septembre prochain. C’est un véritable honneur et une responsabilité dont je mesure l’ampleur. Je m’efforcerai d’en être à la hauteur. « 

    Thierry Masson – candidat au Sénat pour Renaissance
    Thierry Masson – candidat au Sénat pour Renaissance

    Jean-Hervé Fraslin – un dissident pour le camp présidentiel ?

    La nomination de Thierry Masson ne s’est pas faite sans grincer des dents. En effet, les alliés de Renaissance, et en particulier le MoDem, déplorent l’hégémonie du parti présidentiel. Ainsi le parti de François Bayrou poussait à la création d’une liste unifiée menée par un candidat issu de son camp. Le favori était l’élu consulaire à Madagascar et à l’AFE, Jean-Hervé Fraslin. Mis de côté, on ne sait pas s’il présentera une liste en parallèle de celle de Thierry Masson.

    Le risque, c’est qu’aucun représentant de l’alliance « Ensemble » ne soit élu pour les 6 sièges à renouveler.

    Jean-Hervé Fraslin
    Jean-Hervé Fraslin

    Mathilde Ollivier – EELV

    Si les sympathisants d’Europe Ecologie Les Verts appellent à la réunification des candidatures de gauche, c’est pour mieux placer leur candidate, Mathilde Ollivier, conseillère des Français de l’étranger à Vienne et à l’AFE pour la zone. Elle a été investie tête de liste EELV pour les élections sénatoriales des Français de l’étranger.

    « C’est la voix des Français de l’étranger et de leurs élus que je souhaite porter au Sénat afin que cette communauté, solidaire et diverse, soit mieux reconnue et accompagnée. « 

    Mathilde Ollivier – candidate au Sénat pour EELV
    Mathilde Ollivier – candidate au Sénat pour EELV

    Pierre Brochet – Rassemblement National

    Pierre Brochet, avocat d’affaires et Français de l’étranger installé en Malaisie, a été investi par le Rassemblement National comme tête de liste pour les élections sénatoriales des Français de l’étranger. 

    Pierre Brochet – candidat au Sénat pour le RN

     » J’ai été investi par le Rassemblement National et je mène une liste Rassemblement National. C’est le mouvement qui reflète le mieux les valeurs de liberté, de responsabilité individuelle et de communauté nationale qui me sont chères ; le respect de la condition humaine, le courage et la compassion aussi. « 

    Pierre Brochet – candidat au Sénat pour le RN – dans une interview au Petit journal

    Marc Guyon – Union des droites, des patriotes et des indépendants

    Marc Guyon est conseiller des Français de Hong-Kong, ancien candidat à la députation dans la XIème circonscription des Français de l’étranger (Europe orientale + Asie +Océanie, élu sous l’étiquette « indépendant ». Puis en 2022, il décida de rejoindre le parti d’Eric Zemmour. Un ralliement qui a entraîné la démission collective des candidats présents sur sa liste. Un parti dans lequel il ne resta que quelques mois puisqu’il en fut exclu en juin 2023.

    D’origine vietnamienne, il est né et a grandi dans la ville phocéenne, Marseille. Il en a conservé un franc-parler et une combativité qu’on retrouve dans sa passion, les arts-martiaux. Après avoir commencé sa carrière de contrôleur de gestion au Royaume-uni, il rejoint Hong-Kong où il rencontre l’amour. Logiquement, il s’y installe tout en gardant un lien profond et sincère avec la France.

    De droite, de tradition libérale, gaulliste et patriote, Marc Guyon a longtemps été proche de la sphère UMP/LR jusqu’au début des années 2020 où il prend ses distance. En 2022, il rejoint donc le mouvement d’Eric Zemmour qu’il quitte en 2023.

    Aujourd’hui, il se présente comme tête de liste à l’élection sénatoriale sous l’étiquette libre de l’Union des droites, des patriotes et des indépendants.

    Marc Guyon lors d’une cérémonie d’accueil à Hong-Kong en 2019 ©UFE

    Enfin, on vous (re)présente les candidats-sortants et mettons à votre disposition l’ensemble des articles liés à leurs activités.

    Évelyne Renaud-Garabedian – ASFE/LR

    Juriste de formation, sa carrière de femme d’affaires commence dans les années 1990. Elle devient gérante de Traktir, de Placide Europe, ER, SGL et M64, co-gérante de BGR, de Chemin de Fer, de GPHF et de la Société hôtelière de la Gare de l’Est.

    Elle est directrice du groupe immobilier et hôtelier Cible, fondé et dirigé par Jean-Pierre Bansard, et présidente de l’Alliance solidaire des Français de l’étranger (ASFE). Particulièrement impliquée dans le suivi des entrepreneurs français à l’étranger, nous l’avions interviewée, sur ce thème, il y a quelques jours.

    Damien Regnard – LR

    Arrivé en Louisiane pour lancer une filiale d’un groupe français, Damien Regnard y est finalement resté en lançant sa propre entreprise dans le service au commerce international. Il devient président de la chambre de commerce franco-américaine à la Nouvelle-Orléans, membre du conseil d’administration de l’Alliance Française, et entame une carrière politique dans les organismes représentant les Français de l’étranger.

    Damien Regnard
    Damien Regnard

    Nous l’avions reçu lors de sa déclaration de candidature en octobre 2022.

    Ronan Le Gleut – LR

    De 2014 à 2018, Ronan Le Gleut est conseiller consulaire Les Républicains et élu à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) pour la circonscription contenant l’Allemagne, l’Autriche, la Slovaquie, la Slovénie et la Suisse.

    Il est candidat à la députation dans la septième circonscription des Français établis hors de France (Europe centrale et orientale) lors des élections législatives de 2012.

    En vue des élections sénatoriales de 2017, Ronan Le Gleut participe à une primaire consultative organisée par le groupe Alliance de la droite, du centre et des indépendants de l’AFE, consultation non reconnue par Les Républicains. Il la remporte, et ce devant l’élue au Sénat français Joëlle Garriaud-Maylam. Toutefois, l’investiture officielle des Républicains est donnée à cette dernière. Par conséquent, il compose une liste divers droite avec six autres présidents locaux de l’UFE grâce à laquelle il est élu sénateur pour les Français établis hors de France le 24 septembre 2017.

    Ronan Le Gleut
    Ronan Le Gleut

    Nous l’avons reçu de nombreuses fois dans nos pages, la dernière il y a quelques jours pour évoquer l’omerta dans l’administration.

    Hélène Conway-Mouret – PS

    Son engagement politique dédié aux Français de l’étranger, en tant que Française d’Irlande, est illustré par son premier mandat électif, celui de conseillère à l’Assemblée des Français de l’étranger. Comme ministre, elle porte la loi de 2013 sur la représentation des Français de l’étranger devant le Parlement. Elle crée les fonctions de conseillers des Français de l’étranger, alors dénommés « conseillers consulaires ». Au Sénat, elle défend de nombreux amendements pour augmenter les moyens des postes consulaires et du réseau éducatif français AEFE.

    Elle est spécialiste des questions de sécurité et de défense, ainsi que des affaires internationales et plus particulièrement européennes. Elle siège en tant que secrétaire de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat et est co-rapporteur du programme 146 sur l’équipement des forces. En 2019, 2020 et 2021, elle dépose quatre rapports sur la défense européenne et notamment sur la coopération franco-allemande de défense. Ses recommandations, publiées dans le rapport « Défense européenne : le défi de l’autonomie stratégique », sont largement diffusées et en partie appliquées.

    En 2021, elle contribue à aider à la venue en France d’anciens auxiliaires afghans de l’armée française.

    Engagée pour les droits des femmes, elle se fait connaître par son opposition à l’excision. Elle travaille également en 2023 sur une proposition de loi visant à instaurer un congé menstruel pour les femmes souffrant de règles douloureuses.

    Hélène Conway-Mouret

    Nous l’avions reçue en octobre 2021 pour évoquer avec elle la défense des élus consulaires.

    Jean-Yves Leconte – PS

    Jean-Yves Leconte est de 1994 à 2011 membre du Conseil supérieur des Français de l’étranger (CSFE), devenu en 2004 Assemblée des Français de l’étranger (AFE), au titre de la circonscription de Vienne, qui regroupe avec l’Autriche une partie des pays d’Europe centrale et orientale. De 2008 à 2011, il est vice-président de l’AFE.

    Après avoir raté de quelques voix son élection en 2008, il est élu sénateur le 25 septembre 2011, sur la liste « La France est notre pays, le monde est notre avenir », présentée par le PS et EELV et qu’il mène avec Hélène Conway-Mouret. Il est réélu en septembre 2017 pour un second mandat.

    Jean-Yves Leconte est membre de la Commission des lois, juge à la Cour de justice de la République, vice-président des groupes d’amitié France-Pologne, France-Ukraine, France-Russie, France-Balkans, France Asie-Centrale et France-Iran. Il est rapporteur sur la Cour nationale du droit d’asile, sur la réforme de la représentation politique des Français à l’étranger et sur l’exercice du droit d’éligibilité au Parlement européen.

    Jean-Yves Leconte
    Jean-Yves Leconte

    Nous l’avons reçu à plusieurs occasions.

  • Protection de la vie privée : des ONG craignent que l’UE ne prive les plaignants de leurs droits dans les affaires transfrontalières

    Protection de la vie privée : des ONG craignent que l’UE ne prive les plaignants de leurs droits dans les affaires transfrontalières

    Des groupes de la société civile de toute l’Europe se sont mobilisés pour défendre le droit des plaignants à être des parties à part entière dans les affaires transfrontalières de violation de la confidentialité des données, alors qu’ils craignent que ce droit ne soit supprimé dans le cadre d’une proposition législative de l’UE à venir sur la protection de la vie privée.

    La Commission européenne travaille actuellement sur un projet de loi visant à harmoniser les procédures administratives pour les affaires transfrontalières liées à d’éventuelles violations du règlement général sur la protection des données (RGPD).

    En octobre dernier, Andrea Jelinek, alors présidente du Comité européen de protection des données (CEPD), qui regroupe les autorités de protection des données de l’UE, a écrit une lettre à la Commission pour demander une initiative visant à rationaliser les procédures administratives dans l’ensemble de l’Union et à accélérer la mise en œuvre du RGPD.

    Ce lundi 19 juin, 24 organisations à but non lucratif, dont Access Now, Article 19, le Bureau européen des consommateurs et NOYB, coordonnées par le Conseil irlandais des libertés civiles (ICCL), ont partagé avec l’exécutif de l’UE un avis juridique sur le statut des plaignants.

    Perte de droits pour les plaignants ?

    Ces ONG s’inquiètent que les plaignants pourraient perdre leurs droits dans leurs propres affaires, tels que le droit d’être entendu, de faire des soumissions et d’accéder au dossier, ce qui signifierait qu’ils ne sauraient plus ce que les défendeurs disent à l’autorité de régulation.

    Il semblerait que cette possibilité a été évoquée lors des réunions des parties prenantes avec la Commission européenne.

    La lettre de Mme Jelinek a également souligné le fait que les plaignants jouissaient de statuts juridiques différents à travers l’UE, ce qui a conduit à une disparité de traitements concernant, par exemple, quels documents pouvaient être consultés et s’il y avait des exigences de confidentialité.

    Ce lundi (19 juin), 24 organisations à but non lucratif ont partagé avec l’exécutif de l’UE un avis juridique sur le statut des plaignants. [SHUTTERSTOCK/Rawpixel.com]

    Divergences entre les législations des Etats membres

    Les différences entre les systèmes juridiques ont également donné lieu à des conflits publics et à des litiges entre les plaignants et les régulateurs de la protection de la vie privée.

    L’exemple le plus marquant est celui du commissaire irlandais à la Protection des données qui, en octobre 2021, a demandé à NOYB de retirer de son site web le projet de décision de l’autorité dans une affaire où l’ONG basée en Autriche était le plaignant.

    Le différend résultait d’un conflit de lois, car le régulateur irlandais réclamait à NOYB la signature d’un accord de non-divulgation, alors que le droit administratif autrichien ne limite pas l’utilisation des documents par les plaignants.

    Pour étayer son argumentation, l’ICCL a commandé un avis juridique au cabinet d’avocats Timelex, qui affirme que « ne pas reconnaître les plaignants comme parties à part entière à de telles procédures irait à l’encontre d’une multitude de droits fondamentaux et de principes juridiques, et serait également en contradiction avec la pratique établie et nécessaire dans des domaines connexes tels que le droit de la concurrence ».

    Selon l’avis juridique, ne pas reconnaître les plaignants comme des parties à part entière serait contraire aux principes de bonne administration et d’égalité de traitement pour toutes les parties concernées. Cela irait également à l’encontre de domaines juridiques connexes dans lesquels le droit d’être entendu pour protéger des intérêts commerciaux est accordé.

    La Commission européenne devrait publier sa proposition législative début juillet.

  • La monnaie digitale a-t-elle un avenir ? 

    La monnaie digitale a-t-elle un avenir ? 

    L’essor des cryptoactifs dans les années 2010 et la tentative de Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook, de créer un nouveau système monétaire international avec son libra ont incité les banques centrales à réagir en développant des projets de monnaies numériques de banques centrales. Pour leurs détracteurs, elles ne sont qu’une mode, qu’un moyen pour lutter contre les cryptoactifs ; pour leurs partisans, elles sont une réponse nécessaire à un monde qui se numérise. 

    Des responsables de banques centrales estiment qu’elles seront indispensables pour ancrer la valeur de l’argent dans un système financier sans numéraire. Si ces monnaies de banques centrales voyaient réellement le jour, les gouvernements seraient conduits à reconstruire leurs systèmes bancaires et de paiement.

    L’évolution des comportements de paiement de la population 

    La Banque d’Angleterre est en train de réaliser sur ce sujet une consultation publique qui prendra fin le 30 juin prochain. Les premiers résultats de cette étude soulignent l’évolution des comportements de paiement de la population. La suppression progressive de la monnaie fiduciaire et la réduction des contacts avec leurs banques, les Britanniques apparaissent assez ouverts à changer de système. La multiplication des monnaies parallèles nécessite que les autorités monétaires disposent d’outils adaptés pour ancrer la valeur et la robustesse de tous les fonds qui circulent dans les différents pays. Ce jugement est partagé par la Banque Centrale Européenne qui doit veiller à ce que « la monnaie qu’elle émet conserve son rôle d’ancrage monétaire », selon Fabio Panetta, membre du conseil des gouverneurs. 

    L’idée d’une monnaie « fondante » revient actuellement par le biais des monnaies digitales souveraines. ©AFP

    La FED aux États-Unis ne partage pas cet avis. « La monnaie physique peut effectivement disparaître, et tout fonctionne toujours », a expliqué Chris Waller de la FED. Selon David Andolfatto de l’Université de Miami, l’absence d’argent physique n’entraînerait « aucune conséquence ». 

    Le système bancaire actuel repose sur la confiance qu’inspirent les banques centrales qui sont les prêteurs en dernière instance. Les déposants de la grande majorité des pays de l’OCDE ont la garantie d’avoir accès à leurs liquidités sans risque. Par ailleurs, en cas de faillite de leur banque, la Banque centrale s’engage à les rembourser du moins jusqu’à une certaine limite. En l’état actuel, les monnaies digitales de banques centrales reposant sur la blockchain ne disposent pas d’un avantage comparatif tel pouvant justifier un changement de système en leur faveur. Il faudrait que les doutes à l’encontre des banques traditionnelles se multiplient pour entraîner un mouvement de fond vers les monnaies numériques. 

    La blockchain n’inspire pas pour le moment une réelle confiance

    La blockchain n’inspire pas pour le moment une réelle confiance pour une grande partie de l’opinion publique. Celle-ci, dans un grand nombre pays, reste attachée à la manipulation de billets et de pièces, symboles de l’existence concrète des monnaies. Si l’argent physique a moins d’utilité que dans le passé, il conserve son statut de « cours légal » ce qui signifie, dans la plupart des contextes, que les créanciers doivent l’accepter comme moyen de remboursement des dettes. La règle protège la fonction de l’argent liquide en tant que réserve de valeur alors même qu’il devient moins utile pour les paiements. 

    Les monnaies digitales de banques centrales pourraient, en outre, être concurrencées par des monnaies digitales privées. Le risque de fragmentation du système monétaire serait même accru en raison de la banalisation des monnaies digitales. Les banques centrales auraient tout intérêt à réguler les cryptomonnaies et à développer les « stablecoins » pour stabiliser le système des paiements.

    La monnaie reste un symbole fort des États, au côté du monopole du pouvoir coercitif. Elle est l’instrument pour payer les impôts. La suppression de tout lien entre monnaie et État contribuerait à déliter les liens entre ce dernier et les citoyens. La fixation des taux d’intérêt par les banques centrales est aujourd’hui un puissant outil économique. Comment les banques centrales pourraient peser sur l’inflation si elles perdaient le pouvoir des règles monétaires ? Dans le passé, cependant, nul n’imaginait qu’un système monétaire puisse fonctionner sans étalons tels que l’or ou l’argent.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 21.06.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 21.06.23

    Bonjour à tous, bienvenue dans le flash quotidien des expatriés du 21 juin ! Une journée marquée par le solstice d’été et la Fête de la Musique. Evidemment, on ouvre cette édition sur la centaine d’événements proposés par les communautés françaises, avant de s’inquiéter face à la multiplication des faux sites diplomatie.gouv.fr et on conclut ce bulletin en revenant sur l’agression qui a marqué la France ce lundi. 

    Make Music

    C’est le nom à l’international de la Fête de la Musique. Cette célébration d’origine française est désormais reprise dans de nombreux pays et les Français de l’étranger ne sont pas en reste, avec plus de 120 événements organisés. Les Alliances françaises comme les Instituts français sont souvent à la manoeuvre. Pour découvrir quelle soirée s’offre à vous dans votre pays, direction le site officiel de la Fête de la Musique. Vous y trouverez une carte mondiale. Son adresse : fetedelamusique.culture.gouv.fr 

    Fête de la Musique 2023

    Diplomatie.gouv.fr 

    Est la seule adresse officielle sur internet du ministère des Affaires étrangères français. Lorsque vous consultez un site, vérifiez bien celle-ci. En effet, depuis plusieurs semaines, des hackers, sûrement russes, ont créé des sites similaires en tout point à celui du MAE et qui proposent de fausses informations. Soyez attentif !

    faux sites

    A Bordeaux, une grand-mère et sa petite fille agressées sur le seuil de leur porte 

    Les faits se déroulent lundi en plein jour, vers 17h05, cours de la Martinique, dans le centre-ville de Bordeaux. Une femme de 73 ans et sa petite-fille âgée de 7 ans se trouvent alors sur le pas d’une porte. Un homme les suit et s’engouffre dans l’immeuble. Il ressort en traînant les deux victimes par terre. Elles sont toutes deux violemment projetées au sol. Alors qu’il traîne à nouveau la fillette, elle parvient à se relever et à s’enfuir. L’homme fut rapidement arrêté, et sa situation et le choc des images de l’agression ont provoqué un débat une fois de plus sur l’immigration et la sévérité de la justice. 

    C’est tout pour aujourd’hui, toute la rédaction se joint à moi pour vous souhaiter une belle fête de la musique ! 

    Ecoutez le bulletin des Français de l’étranger

  • Attention aux faux sites Diplomatie.gouv

    Attention aux faux sites Diplomatie.gouv

    Une copie du site officiel du ministère des Affaires étrangères (Diplomatie.gouv.fr), publiant de fausses informations diplomatiques a été mise en ligne pendant quelques jours à l’adresse : Diplomatiegov.fr (désormais hors ligne).

    Un faux site « officiel »

    Très similaire au site officiel, il envoie ses propres communiqués à certaines rédactions. Enregistré sous le pseudonyme Toussaint Louverture, héros de la révolution haïtienne, il explique notamment que la France va rembourser une dette à Haïti datant de 1825 de 90 millions de francs-or, soit 17 milliards d’euros actuels. Le ministère étudie la possibilité de poursuivre en justice ses auteurs.

    L’opération Doppelgänger 

    Pour les autorités ce site fait partie d’un plus vaste plan mené par la Russie, L’opération Doppelgänger.

    « Les autorités françaises ont mis en évidence l’existence d’une campagne numérique de manipulation de l’information contre la France. Une campagne qui implique des acteurs russes et à laquelle des entités étatiques ou affiliées à l’État russe ont participé, en amplifiant de fausses informations« , a déclaré le 13 juin la ministre des Affaires étrangères française, Catherine Colonna. Une déclaration qui éclaire et dénonce une opération de désinformation d’une ampleur considérable. Son nom de code : Doppelgänger, terme allemand qui se traduit par sosie ou même double maléfique dans les légendes nordiques.

    Vladimir Poutine – Emmanuel Macron ©AFP

    Dans l’opération russe dénoncée par les autorités françaises, ces doubles « maléfiques » se confondent avec des articles de presse en ligne du Monde, de 20 minutes, du Parisien, du Figaro. Ils ressemblent à de vrais articles de ces sites, mais n’en sont que des copies illégales. Un sosie du site internet du ministère des Affaires étrangères français a donc aussi été créé par des Russes comme l’évoquions plus haut.

    L’opération dévoilée par le gouvernement est plus précisément « la seconde phase d’une campagne déjà connue, mais avec des modes d’action plus sophistiqués destinés à contourner les contre-mesures et être moins visibles », explique à nos confrères de l’AFP une source sécuritaire impliquée dans le dossier.

  • Fête de la Musique 2023 hors de France

    Fête de la Musique 2023 hors de France

    Comme chaque année, la Fête de la Musique va faire danser le monde ce 21 juin ! Et si cette célébration d’origine française est désormais reprise dans de nombreux pays, les Français de l’étranger ne sont pas en reste, ainsi plus de 120 événements sont organisés par les communautés françaises à l’étranger. On fait un rapide tour d’horizon pour les expatriés !

    Une fête française

    L’année 1985 a été proclamée « Année européenne de la musique ». C’est par cette occasion qu’on a commencé à fêter la musique en Europe. Dix ans plus tard, l’événement prend de l’ampleur. La Belgique, la République Tchèque, l’Allemagne, la Hongrie, l’Italie, l’Espagne et la France signent la charte « Journée européenne de la musique » à Budapest. Ces pays deviennent les piliers du réseau European Music Day.

    Aujourd’hui en Europe, cette fête s’appelle Zene UnnepeGiorti tis MousikisFesta della MusicaWianki ou encore Praznik Glasbe. Cette célébration de la musique dans ces différents pays illustre bien la devise de l’Union européenne : « Unis dans la diversité ». 

    Puis la fête de la Musique a traversé l’Atlantique pour débarquer à New York en 2007. Et au fil des années, la fête s’est agrandie. Ainsi aujourd’hui, ce sont les États-Unis tout entiers qui vibrent chaque 21 juin, puisque 98 villes participent désormais à cette manifestation (Alabama, Boston, Chicago, California, Hawaï, Los Angeles, Oklahoma, Texas, etc.).

    Le Brésil, lui, a importé ce concept en 2017 sous le nom de Make Music Brasil. En 2020, plus de 1 000 événements virtuels ou sur balcons ont eu lieu dans le pays. Make Music Argentina a quant à lui débuté en 2018. 

    L’Australie a aussi sa fête de la Musique depuis 2018. L’année suivante, Make Music Australia a rassemblé 150 événements dans tout le pays.

    En 2019, Make Music China a organisé 4 000 évènements dans 1 600 villes.

    Très présente également en Afrique, la musique résonne le 21 juin au Nigéria avec Make Music Lagos, et au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Burundi, en Guinée, en Algérie, au Maroc, etc.

    Voici le lien pour découvrir tous les pays participants en cliquant sur le bouton ci-dessous.

    Concert à l’Institut français de Leipzig en Allemagne

    Avec la Fête de la Musique, chaque année au solstice d’été, dans notre ville et dans le monde entier, la musique amateur et professionnelle vibre en rythme pendant une journée.

    Bien entendu, le 21 juin 2023 dès 14h, la Fête de la Musique sera à nouveau célébrée à Leipzig. La particularité de cette année : un regard en arrière sur les 10 ans de la Fête dans la ville de la foire, pleins de moments musicaux forts et d’expériences internationales !

    La Fête de la Musique à Berlin

    En partenariat avec le Musicboard Berlin, l’Institut français d’Allemagne a confié au centre culturel La Place (Paris) l’organisation d’un battle exhibition de danse hip-hop et de breakdance. Avec le concours de la chorégraphe Antoinette Gomis, huit danseurs et danseuses français et allemands seront réunis pour présenter au public, accompagnés par deux DJ, l’un français et l’autre allemand, une démo de 45 minutes sur une grande scène située Porte de Brandebourg dès 19h30. Le public sera mis à contribution pour élire le meilleur danseur de la soirée. Le battle exhibition s’intègre dans la soirée festive organisée par le Musicboard Berlin à la Porte de Brandenbourg comprenant d’autres concerts de hip-hop et met à l’honneur la pratique inclusive du sport et de la musique. Ce battle exhibition est un projet de l’Institut français d’Allemagne en partenariat avec le Musicboard Berlin et bénéficie du soutien du Fonds citoyen franco-allemand, de la Ville de Paris et de l’Institut français Paris

    Fête de l’été de Francais du Monde à Vienne en Autriche

    La fête de l’ADFE d’Autriche se déroulera le samedi 24 juin. L’équipe vous propose des grillades, des vins et de la musique dans une atmosphère de partage, d’échanges et de bonne humeur, le tout en plein air.

    Entrée libre et gratuite, plats et boissons payants 

    Festival de musique d’Olsztyn 2023 en Pologne

    Święto MuzykiMusic Festival 2023. Cette année, la Fédération FOSa, en tant qu’organisation sociale qui s’occupe principalement d’activités de soutien aux habitants de la province, a décidé d’utiliser la musique comme l’un des outils au pouvoir thérapeutique, relaxant remarquable, et d’apporter une aide d’un très large et effet universel.

    En référence à la campagne Open Piano organisée depuis 2020, au cours de laquelle un piano a été mis dans les rues d’Olsztyn pour inciter les passants à en jouer, il a été décidé, sur la vague d’acceptation sociale extrêmement positive de cette entreprise, d’aller plus loin et d’essayer d’inclure Olsztyn dans la célébration internationale du Festival de Musique – Fête de la Musique. À cette fin, les animateurs de la Fédération FOSa, ainsi que les participants à l’un des projets, ont décidé d’inviter diverses entités de l’environnement musical et culturel d’Olsztyn à co-créer la célébration de ce festival dans la ville.

    À leur grande joie, la grande majorité des gens, représentants des institutions, organismes, pubs, restaurants, etc., ont reçu l’idée de manière très positive et ont en même temps participé à l’organisation de ce projet. Un soutien supplémentaire, très précieux pour eux, est le soutien financier, car en tant qu’organisation sociale à but non lucratif, ils n’ont qu’une petite base de financement pour cet événement, qui couvre principalement les coûts liés au déroulement de la campagne Open Piano, qui sera mise en œuvre au cours de ce projet. L’aide financière sera utile à des fins connexes, principalement pour la partie technique de l’organisation de l’événement, qui peut être peu visible, mais toujours nécessaire pour atteindre de nombreux objectifs liés au bon déroulement de l’événement.

    1ère édition de la Fête de la Musique à Faro, Portugal

    Plus de 30 artistes et musiciens fouleront la grande scène de la marina de Faro !

    Depuis plusieurs années, l’Alliance Française de l’Algarve organise un concert à l’occasion de la Fête de la Musique, le 21 juin. En 2022, l’association décide d’organiser son premier concert gratuit avec Benjamin Piat dans le cloître du Musée Municipal de Faro.

    Pour 2023, l’Alliance Française de l’Algarve a souhaité aller encore plus loin et offrir une belle et grande Fête de la Musique, telle que nous la connaissons en France. L’objectif de l’association : inscrire le Portugal et plus précisément Faro dans la liste des 110 pays et 340 villes à célébrer la Fête de la Musique.

    Marina de Faro ©Stockadobe

    Cet événement gratuit se déroulera le 21 juin à partir de 19h sur la scène de la Doca de Faro avec plus de 4h de musique en live. Des groupes francophones et lusophones se succéderont et vous proposeront divers styles musicaux.

    Cet événement est organisé par l’Alliance Française de l’Algarve avec le soutien de la Mairie de Faro, de l’Ambassade de France au Portugal ainsi que de l’Associação Recreativa e Cultural de Músicos.

    Au programme : pop rock, 70′-80′, folk-classique, blues…

    2ème édition à Valence en Espagne

    12 groupes, 3 DJ sets, 2 scènes, de la bière Tyris, un cadre sublime…  La Base Culture – Maison des francophonies de Valencia a vu les choses en grand et réitère son succès de l’année précédente en organisant la Fête de la Musique ce mercredi 21 juin au Centre del Carme Cultura Contemporània (CCCC) de 18h30 à 23h30. 

    3 jours de fête aux Pays-Bas

    Aux Pays-Bas, plusieurs événements sont organisés avec le concours de l’ambassade. Découvrez les événements organisés à #Rotterdam, #Roosendaal, #Groningue, #Amsterdam et #Ermelo dans le cadre de la Fête de la Musique du 21 au 23 juin 2018.

    La Fête de la Musique à Chypre

    Dans le cadre de la journée internationale de la musique et des 60 ans de la création de l’Alliance Française Limassol, est organisée par cette dernière la fête de la musique – Promenade Musicale III à Limassol. En partenariat avec la municipalité de Limassol, le média R.I.K. et l’Ambassade de France à Chypre, l’Alliance Française Limassol propose une soirée (17h45-23h30) dans le centre-ville de Limassol avec 3 scènes réparties dans le centre.

    À 17h45, les nombreux percussionnistes du groupe Batukinio marqueront le début de la fête avec une « promenade musicale » à partir de l’amphithéâtre de Molos jusqu’au Vieux Port. À 18h, place “Michalis Kakogianni” au Vieux Port de Limassol : le Conservatoire Municipal Papadakeio, Trio Rodine et French Connection vous présenteront de la musique classique, des chansons françaises, du jazz et des chansons méditerranéennes. Le dernier lieu sera la place du Château Médiéval, où à partir de 20h, joueront les groupes Gaba Project, Con Yaba et Irinaeos Koulouras Trio mêlant de belles mélodies et de beaux instruments comme le handpan, la lyra crétoise, le piano, la contrebasse et des percussions. Le festival est financé par le secrétariat d’Etat à la Culture de Chypre. Le sponsor pour la communication est R.i.K (Cyprus Broadcasting Corporation).

    MerSea! Fête de la musique aux Philippines

    L’édition 2023 de la Fête de la Musique réunira une nouvelle fois les cultures philippines et françaises autour de la musique. Comme chaque année depuis 29 ans, l’Alliance Française, en partenariat avec l’ambassade de France aux Philippines, célèbre la musique au cours d’un grand festival réunissant des artistes français et philippins.

    Cet événement clôturera la célébration du 75e anniversaire des relations diplomatiques entre la France et les Philippines et marquera le début d’un nouveau programme porté par l’Alliance en faveur des Océans. Pour cette nouvelle édition, un concert aura lieu à El Nido le 24 juin !

    Partagez votre amour de la musique au Cap en Afrique du Sud

    Le 21 juin aura lieu la 42e édition de la Fête de la Musique, désormais célébrée dans le monde entier dans le réseau culturel français des Alliances Françaises, des Instituts français et des partenaires locaux. Notez-le rendez-vous : 21 juin, 6 au 9, 155 rue Loop.

    Deux semaines de concerts en Inde

    Pour l’édition 2023 de la Fête de la musique, l’Ambassade de France en Inde et l’Institut français en Inde organisent deux semaines de concerts et d’événements, ateliers et tables rondes en collaboration avec le réseau des Alliances françaises dans plusieurs villes.

    Le programme met en lumière une grande variété de genres musicaux, de formats et de talents, et propose des concerts, des interviews de musiciens français et indiens, des playlists élaborées, des radios communautaires, des expériences et bien plus encore. Les informations complètes sur les événements sont disponibles sur le site fête de la musique indien et auprès des Alliances françaises participant au festival.

    Micro-ouvert dans les jardins publics d’Halifax au Québec

    C’est l’arrivée de l’été, c’est la Fête de la musique ! C’est ouvert à toutes et tous et dans toutes les langues. Le 21 juin prochain entre 12h30 et 18h, l’Alliance Française Halifax et les Amis des jardins publics proposent de laisser parler votre talent dans les jardins publics d’Halifax. Vous aimez chanter, jouer de la musique ou danser, le 21 juin est pour vous.

    Toutes les 30 minutes un nouvel artiste nous fera profiter de son talent et son style musical. Cet événement fait partie de la Fête de la musique en Acadie.

    Une fête de la musique 2023 éclectique à Quito en Equateur !

    L’Alliance Française de Quito organise la 28e édition de la Fête de la Musique, avec 8 événements variés et gratuits (concerts, conférence, ateliers pour les professionnels et marché musical) du 9 au 23 juin pour tout type de public : enfants, adolescents, adultes et professionnels. L’institution s’associe à La Ideal, au Teatro Capitol, à la UDLA et à la plateforme Sonidas pour promouvoir des artistes nationaux et internationaux et favoriser le dialogue interculturel à travers un programme varié.

    Fête de la musique à la mode bretonne à São Paulo au Brésil

    L’association des «Bretons de São Paulo» est heureuse de vous convier à son dîner Jazz- Fête de la musique ouvert à tous les Bretons et sympathisants de la Bretagne. Il se déroule sur un des plus beaux rooftop brésilien. L’accès se fera uniquement sur réservation.

    Et ailleurs dans le monde ?

    Que ce soit en France ou ailleurs, le ministère de la Culture français met à disposition de tous une carte interactive, vous permettant de retrouver les événements au plus près de vous.

  • « Nos amis saoudiens », enquête sur une omerta

    « Nos amis saoudiens », enquête sur une omerta

    Fallait-il recevoir Mohammed Ben Salmane malgré la situation des droits de l’Homme en Arabie Saoudite ? Alors que les relations entre Paris et Ryad font polémique, la journaliste Audrey Lebel a enquêté sur une « omerta »… De la Côte d’Azur à Paris, les amis saoudiens de la France utilisent leurs pétrodollars pour faire taire les critiques.

    Regardez l’interview d’Audrey Lebel

    Une visite en France presque sans indignation

    Cinq ans après sa mise au ban, provoquée par l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi dans le consulat saoudien d’Istanbul, le prince héritier MBS peut dormir sur ses deux oreilles dans ses palaces parisiens. Contrairement à sa précédente visite, à l’été 2022, sa présence en France soulève peu d’interrogations sur la réception avec les honneurs d’un autocrate, pendant une semaine, dans la patrie autoproclamée des droits de l’Homme. Comme si l’indignation morale avait fait son temps.

    Mohammed ben Salmane avait accueilli Emmanuel Macron en Arabie saoudite en décembre 2021.
    Balkis Press/ABACA

    La France et l’Occident n’ont d’autre choix que de s’attirer les faveurs de l’homme fort de Riyad et l’éloigner des longs bras de Poutine, seul chef d’État à étreindre le jeune prince après l’assassinat de Khashoggi en 2018. Lors de leur déjeuner à l’Élysée, ce vendredi, Emmanuel Macron tentera de l’attirer du côté occidental, en discutant « des grandes questions internationales, notamment la guerre en Ukraine et ses conséquences pour le reste du monde », selon la diplomatie française. Les deux hommes doivent aussi préparer le Sommet pour un nouveau pacte financier mondial, qui réunira les principaux acteurs du « Sud global » à Paris en fin de semaine.

  • Accord sur la directive renouvelable : la France est enfin satisfaite

    Accord sur la directive renouvelable : la France est enfin satisfaite

    Les 27 ont trouvé un compromis vendredi 16 juin pour satisfaire les intérêts français sur le nucléaire, sans qu’il soit nécessaire de rouvrir les négociations sur la directive renouvelable. 

    L’UE est parvenue vendredi à un accord définitif sur 42,5 % de renouvelable dans la consommation finale d’énergie d’ici à 2030 à travers la révision de la directive sur les énergies renouvelables (RED).

    La France, soutenue par d’autres États membres favorables au nucléaire, avait bloqué mi-mai la validation de l’accord politique sur RED avec le Parlement européen. Le motif ? Les modalités de mise en œuvre des objectifs de production d’hydrogène renouvelable contenus dans la directive étaient insatisfaisantes. 

    Le risque, selon Paris, était que ces objectifs mettent en péril la production d’hydrogène bas-carbone d’origine nucléaire – une ligne rouge pour la France.

    Depuis vendredi (16 juin), le risque est écarté.  Les 27 États membres ont en effet validé la directive lors d’une réunion des ambassadeurs des États membres (COREPER). L’accord trouvé « acte la reconnaissance du nucléaire dans l’atteinte de nos objectifs de décarbonation », a précisé samedi (17 juin) la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, dans des commentaires envoyés à la presse, ce qui « correspond aux attentes de la France »

    Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique française, le 24 novembre 2022. [Conseil de l’UE / Union européenne]

    La Commission européenne fait une concession

    Pour obtenir un accord après des semaines de blocage, la Commission européenne a dû mettre de l’eau dans son vin. 

    À ce titre, l’exécutif européen a fait circuler durant la réunion une déclaration dans laquelle il est écrit que « la Commission reconnaît que d’autres sources d’énergie sans fossile que les énergies renouvelables contribuent à atteindre la neutralité climatique d’ici 2050 »

    À demi-mot, et sans le citer, la Commission reconnaît donc le rôle du nucléaire dans l’atteinte des objectifs de décarbonation européens, ce que la France réclamait, a confirmé Mme Pannier-Runacher.

    Tout du moins, le nucléaire est reconnu comme utile à la décarbonation de l’hydrogène, dont les objectifs de production sont très ambitieux. 

    « C’est historique », se réjouit le cabinet de la ministre. 

    L’eurodéputé français Christophe Grudler, fervent défenseur du nucléaire, attendait un peu plus de clarté de la part de la Commission européenne, confie-t-il à EURACTIV France. Mais « ma ligne a gagné, se réjouit-il toutefois, puisque je ne voulais pas de réouverture du texte »

    Production d’ammoniac

    Autre sujet de blocage, la France a également obtenu des garanties concernant les usines d’ammoniac qui s’engagent dans des investissements de décarbonation.

    La France jugeait trop stricts les conditions en matière de production d’ammoniac, très difficile à décarboner par électrolyse et pourtant indispensable à la production d’engrais.

    Elle demandait donc une dérogation.

    « C’est essentiel pour ces usines qui jouent un rôle clé pour notre souveraineté alimentaire », a affirmé Mme Pannier-Runacher.

    Dorénavant, la directive consacre, en son article 22a, que « certaines installations intégrées de production d’ammoniac existantes pourraient être confrontées à des défis spécifiques posés par le remplacement de l’hydrogène produit à partir du processus de reformage du méthane à la vapeur »

    En conséquence, et au cas par cas, certaines installations existantes échapperont à la nécessité impérieuse d’être décarbonées, « au moins jusqu’en 2030 »

    Pour obtenir ces concessions, l’alliance des pays favorables au nucléaire « a beaucoup pesé dans les négociations », affirme le cabinet de la ministre. Regroupant 15 États membres de l’UE ainsi que le Royaume-Uni, l’alliance dispose largement des forces nécessaires pour constituer une minorité de blocage au Conseil de l’UE regroupant les 27. 

    Une situation qui ne ravit pas tout le monde, puisque certains États membres se sont plaints du manque de transparence de la procédure, note un diplomate européen pour EURACTIV.

    Un dernier passage de la directive renouvelable devant le Parlement européen est dorénavant nécessaire, avant que les États membres réunis en Conseil entérinent définitivement la directive.

    De source diplomatique à Bruxelles, la déclaration de la Commission sera ajoutée au compte-rendu du Conseil.

    Le texte « sera opposable à la Commission européenne dans toutes les prochaines discussions » sur le sujet, a conclu le cabinet de la ministre de l’Énergie.

    Lire la déclaration de la Commission européenne ci-dessous :

  • Les écoles privées, lieu d’excellence et de convoitise

    Les écoles privées, lieu d’excellence et de convoitise

    Au sein des États de l’OCDE, certaines écoles d’enseignement secondaire privées jouissent d’un statut à part. Eton College au Royaume-Uni, fondée en 1440, peut se vanter d’avoir formé plus d’un tiers des 57 Premiers ministres britanniques au cours de ses 583 années. En France, de nombreux chefs d’entreprises, ministres, députés ou sénateurs sont issus du collège Stanislas ou de l’École alsacienne. 

    La proportion d’élèves scolarisés dans des établissements privés diminue

    En France, au Royaume-Uni ou aux États-Unis, des parents choisissent des écoles privées dans l’espoir que leurs enfants bénéficieront d’une meilleure formation et d’une plus grande attention. Pour autant, au sein de l’OCDE, la proportion d’élèves scolarisés dans des établissements privés diminue. Elle est passée d’environ 8 % en 2000 à quelque 5 % en 2018. Au Royaume-Uni, ce taux était, en 2021, de 6,5 %. Il était de 9 % aux États-Unis. Dans ce pays, une grande partie des écoles privées bénéficient d’aides publiques. Seuls 2 % des élèves sont scolarisés dans des établissements réellement indépendants. 

    La France est en la matière assez proche du système américain. 17 % des élèves sont scolarisés dans le privé dont 97 % le sont dans des établissements sous contrat avec à la clef une prise en charge importante de la part de l’État des dépenses d’enseignement (75 %). Cette spécificité explique sans nul doute le rôle important du secteur privé en France. 

    Lycées du groupe scolaire Stanislas à Paris ©Stanislas

    Dans les autres pays, l’augmentation des frais de scolarité explique, ces dernières années, le recul des écoles privées. Si dans certains pays, le recours au privé est moindre que dans le passé, il est, en revanche, de plus en plus l’apanage des classes aisées. Au Royaume-Uni, les coûts des écoles privées sont parmi les plus élevés au monde. La scolarisation d’un enfant peut atteindre 20 000 euros par an, soit trois fois plus que dans les années 1980. Ce montant correspond à 50 % du revenu médian des ménages en Grande-Bretagne, contre 20 % il y a quarante ans. Les frais aux États-Unis sont moindres, même s’ils ont augmenté de 60 % dans les années 2000. Les écoles les plus prestigieuses demandent des contributions dépassant 28 000 dollars par an pour un élève. En France, la moyenne des frais se situe entre 1 000 et 1 500 euros. Le collège Stanislas demande entre 3 000 et 3 600 euros annuels.

    Critiquées pour leur manque de mixité sociale et pour la perpétuation des élites 

    Les écoles privées sont critiquées pour leur manque de mixité sociale au sein des élèves et pour leur perpétuation des élites qu’elle génère. À la rentrée 2021 en France, 40 % des élèves scolarisés dans un collège privé sous contrat étaient issus d’un milieu social très favorisé, contre à peine 20 % dans le public. Inversement, 18 % des collégiens du secteur privé sous contrat faisaient partie de classes sociales défavorisées, contre 42 % des élèves du secteur public.

    Au sein de l’OCDE, les résultats des écoles privées sont partout supérieurs à ceux du public. Leurs élèves réussissent mieux et intègrent plus fréquemment que dans le public les plus grandes universités ou les plus grandes écoles. Est-ce en raison de la sélection à l’entrée ou de la qualité de la formation délivrée, à moins que cela ne soit la combinaison des deux ? Selon une étude de 2015 menée au Royaume-Uni, à l’âge de 25 ans, les élèves britanniques ayant suivi un enseignement privé gagnent 17 % de plus que ceux ayant suivi des études secondaires dans le public. L’avantage salarial s’accroît avec l’âge. À 42 ans, il est supérieur de 21 % pour les femmes et de 35 % pour les hommes.

    Postes à responsabilités à forte rémunération et réseaux

    Les élèves du privé occupent des postes à responsabilités dans des secteurs à forte rémunération comme la finance ou les nouvelles technologies. Les écoles privées disposent de réseaux d’anciens élèves qui facilitent l’accès à des postes rémunérateurs. Il n’en demeure pas moins que les origines sociales des élèves expliquent la réussite professionnelle des élèves du privé. Une étude britannique confirme par ailleurs que la qualité des formations reçues avec notamment une plus grande diversité des matières proposées majore les résultats des élèves du privé par rapport à ceux du public, à revenu égal des parents.

    Un accès facilité aux établissements d’enseignement supérieur  

    Les élèves du privé bénéficient grâce à leurs meilleures notes d’un accès facilité aux établissements d’enseignement supérieur. En 2021, plus de la moitié des élèves de l’enseignement privé ont intégré une des vingt-quatre meilleures universités du Royaume-Uni. 6 % des élèves du privé qui ont commencé un diplôme en Grande-Bretagne ont obtenu des places dans les universités d’Oxford ou de Cambridge, contre 2 % pour ceux des écoles publiques. 

    Dans le privé, les élèves sont plus susceptibles que dans le public d’accéder aux disciplines électives facilitant leur réussite dans les universités très sélectives. 

    Les élèves du privé bénéficient également d’un appui plus important pour préparer les entretiens et les tests d’admission. Aux États-Unis, les écoles privées placent facilement leurs élèves au sein des grands établissements d’enseignement supérieur. En 2021, selon une étude de Education Reform Now, un groupe de réflexion à Washington, 34 % des étudiants de premier cycle dans les grandes universités étaient précédemment scolarisés dans des écoles secondaires privées sachant que le privé ne forme que 9 % des lycéens américains. 

    Les écoles indépendantes obtiennent encore de meilleurs résultats. Un tiers des nouveaux étudiants de premier cycle à Dartmouth et plus d’un quart à Princeton sont issus de ces écoles. En France, de nombreux établissements privés du secondaire occupent la tête des classements. Leurs élèves sont surreprésentés au sein des grandes écoles et dans les différentes filières d’excellence. Avant d’intégrer ces dernières, ils peuvent intégrer une classe préparatoire publique de renom comme Henri IV, Louis le Grand ou Saint Louis à Paris. 

    Plus ouvertes sur l’étranger

    Que ce soit aux États-Unis, en France ou au Royaume-Uni, les écoles privées sont plus ouvertes sur l’étranger. En plus grand nombre que dans le public, leurs élèves poursuivent leurs études dans un autre pays en intégrant bien souvent un établissement prestigieux. Ce phénomène s’explique par les carrières des parents qui sont amenés à changer plus fréquemment que ceux scolarisant leurs enfants dans le public. 

    Au Royaume-Uni, l’accès aux écoles privées fait l’objet d’un débat. Le Parti travailliste, qui pourrait remporter les prochaines élections législatives souhaite abolir le statut d’organisme de bienfaisance des écoles privées et supprimer les avantages fiscaux dont elles bénéficient. Aux États-Unis, l’administration entend réduire les pratiques implicites de ségrégation qui existent au sein des écoles privées. 

    En France, la question des classes préparatoires est régulièrement posée car elles sont jugées élitistes. Leurs difficultés de recrutement a amené le gouvernement à lancer une réflexion sur leur évolution. Depuis des années, la tentation est de vouloir les intégrer au système universitaire. Cela ne concerne pas spécifiquement les écoles privées. Au sein des partis de gauche, certains estiment néanmoins que les avantages dont bénéficient ces dernières sont exorbitants du droit commun et demandent un moindre subventionnement par l’État. Néanmoins, ce sujet est, depuis les grandes manifestations de 1984 en France, glissant voire tabou.