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  • Que contient la loi immigration de Gérald Darmanin ? 

    Que contient la loi immigration de Gérald Darmanin ? 

    Les sénateurs se sont emparés ce lundi du projet de loi immigration défendu par Gérald Darmanin. Présenté par le ministre de l’Intérieur comme un moyen « d’être gentil avec les gentils et méchants avec les méchants », il contient des dispositifs pour faciliter l’attribution de titres de séjour tout en durcissant le ton sur les expulsions.

    Après des semaines d’atermoiement au sein du gouvernement, le projet de loi « pour contrôler l’immigration et améliorer l’intégration » arrive enfin au Sénat ce lundi. Titres de séjour pour les travailleurs sans-papiers, expulsions facilitées, niveau minimal en langue française pour obtenir une carte de séjour… On vous résume ce que contient le texte.

    Priorité aux métiers sous tension

    C’est cet article – le troisième du projet de loi – qui suscite toutes les crispations à droite comme au sein de la macronie. Il vise à permettre la création d’une carte de séjour d’un an « dans les métiers en tension » pour les travailleurs sans-papiers. Parmi ceux-ci, on trouve notamment les métiers de bâtiment, de la restauration, de l’hôtellerie, l’aide à la personne ou encore la manutention.

    Cette carte sera délivrée automatiquement sous certaines conditions comme une présence sur le sol français depuis au moins trois ans et une expérience professionnelle d’un minimum de 8 mois sur les 24 derniers mois. Ce titre de séjour sera expérimenté jusqu’à la fin 2026, avant une éventuelle pérennisation si le dispositif est jugé concluant par le ministère de l’Intérieur.

    Les employeurs n’auront pas de démarches à faire, la carte valant autorisation de travail. À l’heure actuelle, les travailleurs sans-papiers employés dans ces secteurs peuvent obtenir une carte « salarié » ou « salarié temporaire » mais il s’agit de régularisations exceptionnelles à l’initiative des employeurs.

    Faciliter le travail des candidats à l’asile politique

    Passée relativement sous les radars, cette disposition – contenue dans l’article 4 – déplaît fortement à la droite. Les demandeurs d’asile originaires des pays les plus à risques pourront travailler immédiatement et se verront présenter une formation linguistique pour apprendre la langue française.

    Une liste de ces pays sera établie tous les ans. Parmi les pays les plus dangereux, on y trouve notamment actuellement l’Afghanistan et le Soudan. En l’état actuel du droit, les demandeurs d’asile ne sont autorisés à travailler qu’au bout de six mois après le dépôt de leur demande.

    Faciliter l’arrivée de soignants

    Confronté aux difficultés à recruter dans le secteur hospitalier, le gouvernement veut créer une nouvelle carte de séjour pluriannuelle d’une durée maximale de 4 ans qui bénéficiera aux médecins formés hors de l’Union européenne mais également aux sages-femmes, aux dentistes et aux pharmaciens.

    Maitriser la langue française

    Les étrangers qui demandent une première carte de séjour devront avoir un niveau minimum de connaissance de la langue française. Ce niveau n’a pas encore été fixé. Aujourd’hui, ces cartes de séjour sont délivrées à condition d’avoir suivi un apprentissage du français dans le cadre du contrat d’intégration républicain, mais sans obligation de résultat.

    Un niveau minimal de français est cependant déjà exigé pour l’octroi d’une carte de résident d’une durée de 10 ans et pour l’accès à la nationalité française.

    Autre nouvelle obligation : l’engagement pour la personne qui sollicite un titre de séjour de respecter « la liberté d’expression et de conscience, l’égalité entre les femmes et les hommes, la dignité de la personne humaine, la devise et les symboles de la République ». Cette condition n’est pas actuellement toujours exigée suivant le titre de séjour sollicité.

    loi immigration
    ©Xose Bouzas / Hans Lucas / Manifestation du 12 octobre 2023 à Paris

    Un nouveau motif d’annulation du titre de séjour : la menace grave pour l’ordre public

    Autre nouveauté de ce projet de loi : « la menace grave pour l’ordre public » qui recouvre des condamnations pour des crimes ou délits passibles d’au moins dix ans de prison (meurtre, viol, vol à main armée…) devient un motif de non-renouvellement du titre de séjour ou de retrait de la carte de séjour.

    Cette nouvelle disposition cherche à viser large, et pourra concerner des personnes qui vivent en France depuis plusieurs années, sont mariées avec un ressortissant français ou ont des enfants nés en France. Cette mesure pourrait contrevenir à la Convention européenne des droits de l’homme qui stipule le « droit au respect d’une vie privée et familiale ».

    Ce dispositif existe cependant déjà mais est « exceptionnel« , comme le rappelle le site de l’administration française. Depuis plusieurs jours, Gérald Darmanin publie quotidiennement sur son compte X (ex Twitter) les noms d’étrangers jugés « dangereux » expulsés du territoire national.

    Les obligations à quitter le territoire français simplifiées

    Ce projet de loi veut également autoriser la reconduite à la frontière des étrangers en situation irrégulière, y compris lorsqu’ils ont des liens personnels et familiaux en France.

    En l’état actuel du droit, il est par exemple impossible d’expulser une personne étrangère arrivée en France avant ses 13 ans, même si elle est en situation irrégulière. Cette disposition a été très citée par Gérald Darmanin après l’assassinat du professeur Dominique Bernard pour justifier la nécessité de ce projet de loi.

    L’assaillant présumé Mohammed Mogouchkov avait fait une demande d’asile à sa majorité, qui avait été refusée en 2021. Mais il n’avait pas été expulsé en raison de son arrivée en France lors de son enfance.

    Néanmoins, la loi prévoit déjà des exceptions, notamment les « comportements de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de l’État, ou liés à des activités à caractère terroriste ».

    Lutter contre l’immigration irrégulière

    Le texte multiplie également les mesures pour lutter contre l’immigration irrégulière. La possibilité de relever les empreintes digitales des étrangers sans-papiers sans leur consentement sera désormais possible.

    Une nouvelle amende administrative qui pourra monter jusqu’à 4.000 euros pour les entreprises qui emploient un travailleur sans-papiers est également contenue dans le texte. Les sanctions contre les passeurs et « les marchands de sommeil » sont également revues à la hausse

  • Le projet de loi « immigration » maintes fois repoussé, arrive au Sénat

    Le projet de loi « immigration » maintes fois repoussé, arrive au Sénat

    Le projet de loi « pour contrôler l’immigration, améliorer l’intégration » arrive devant le Sénat lundi (6 novembre). Le texte est particulièrement explosif, notamment en ce qui concerne la création d’une « carte de séjour » pour certains travailleurs irréguliers.

    Alors que les demandes d’asile étaient en hausse de 31 % en 2022 par rapport à l’année précédente et que le nombre de mesures de non-admissions prononcées a augmenté de 58,9 % dans le même laps de temps, le gouvernement juge nécessaire le renforcement de son arsenal juridique et pénal face à l’immigration irrégulière.

    Maintes fois repoussé depuis sa présentation initiale en Conseil des ministres le 1er février 2023, le projet de loi « immigration » vise notamment à rendre l’asile et l’accès à une carte de séjour française plus complexe.

    Il devrait rehausser les prérequis nécessaires pour s’installer sur le territoire en imposant un niveau minimal en français. Tous les étrangers qui demandent une carte de séjour devront aussi s’engager à respecter les principes de la République — un refus pourrait marquer le non-octroi, ou le non-renouvellement d’une carte.

    Enfin, le projet de loi « facilitera l’éloignement des étrangers qui représentent une menace grave pour l’ordre public », souligne le texte, et renforcera l’arsenal policier pour combattre les filières de passeurs, notamment en mer Méditerranée.

    « Nous devons être humains, accueillir en particulier ceux qui fuient les conflits, mais on doit aussi être rigoureux […] on ne peut pas accueillir toute la misère du monde », précisait le président Emmanuel Macron lors d’une interview fin septembre.

    Au niveau européen — où les Etats membres tentent de se mettre d’accord sur un nouveau pacte migratoire — il est estimé que 1,08 million de personnes étaient sur le territoire de manière illégale en 2022, soit une augmentation de 59 % par rapport à 2021, selon les données de la Commission européenne.

    projet de loi immigration
    Et le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, en charge du dossier, d’ajouter : « Je dirais qu’on doit désormais être méchants avec les méchants et gentils avec les gentils ». [MARTIAL TREZZINI/EPA-EFE]

    Risque « d’appel d’air »

    Mais c’est bien l’article 3 du projet de loi qui est au cœur de toutes les controverses, faisant des débats à venir un casse-tête politique pour l’exécutif.

    En effet, cet article crée une carte de séjour d’un an dédiée au « travail dans des métiers en tension ». Tout travailleur irrégulier embauché officieusement dans des secteurs économiques en tension, ou vivant dans une « zone géographique en tension », pourra bénéficier de cette carte de manière automatique.

    « Ce titre de séjour spécifique sera là pour régulariser une situation parce qu’on démontre qu’on travaille dans un métier en tension [mais] l’objectif, c’est bien que l’immigration économique reste une façon subsidiaire de répondre aux besoins », expliquait il y a déjà un an Olivier Dussopt, ministre du Travail, dans un entretien dans  Le Monde.

    Et le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, en charge du dossier, d’ajouter : « Je dirais qu’on doit désormais être méchants avec les méchants et gentils avec les gentils ».

    Chez Les Républicains (LR — droite) cependant, une telle mesure équivaut à un « appel d’air », analyse Bruno Retailleau, chef de file LR au Sénat, qui veut la supprimer sans attendre. Selon lui, il faut aller beaucoup plus loin dans la répression, en arrêtant notamment l’Aide médicale d’État destinée aux sans-papiers.

    En mai dernier, le trio de tête des LR Bruno Retailleau, Eric Ciotti, président du parti, et Olivier Marleix, président de groupe à l’Assemblée nationale, présentait un « contre-projet immigration », avec notamment « la tenue d’un référendum sur la politique migratoire » et « la possibilité de déroger à la primauté des traités et du droit européen […] quand les intérêts fondamentaux de la nation sont en jeu ».

    Ils menaçaient aussi de déposer une motion de censure si le projet de loi n’allait pas dans leur sens — une menace réitérée par M. Ciotti fin octobre, si l’article 3 est adopté par les parlementaires.

    Quant à Marine Le Pen, présidente du groupe Rassemblement national (RN — extrême droite) à l’Assemblée nationale, elle a déjà confirmé qu’elle ne votera pas le texte en l’état, car il « ne va pas apporter des outils supplémentaires pour expulser tous ceux qui, dans notre pays, représentent un danger ».

    Enfin, les groupes parlementaires membres de l’alliance des gauches Nupes ont affirmé vouloir déposer des amendements communs pour étendre le champ d’application de l’article 3, à rebours des oppositions de droite. « Je suis pour une régularisation de tous [les travailleurs irréguliers] qui ont un contrat à durée indéterminée », a notamment affirmé Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, sur France 2 mardi (31 octobre).

    Les sénateurs ont jusqu’au 14 novembre pour amender le projet de loi. Il arrivera ensuite en commission des Lois le 27 novembre, avant une séance publique prévue pour le 11 décembre.


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  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 07.11.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 07.11.23

    Bonjour à tous, ce mardi 07 novembre dans le flash quotidien des expatriés, 40 Français morts dans l’attaque du Hamas – Les frontaliers auront le droit à la prime inflation des collectivités territoriales –  La loi immigration au Sénat.

    Nouveau bilan dans le conflit entre Israël et le Hamas 

    La Première ministre Élisabeth Borne a indiqué ce lundi 6 novembre que 40 Français sont morts depuis les attaques du Hamas sur Israël le 7 octobre et que 8 sont disparus. La Première ministre a assuré que « la discussion, est en cours avec les autorités israéliennes mais aussi avec les partenaires de la région. Notre priorité, c’est la libération des otages ».

    Guerre Israël-Hamas
    Guerre Israël-Hamas

    Prime inflation des collectivités territoriales 

    Ce 31 octobre le décret concernant la prime inflation des collectivités territoriales a été publié. Et alors que le décret pour les agents de l’Etat et hospitaliers imposait la résidence en France pour en être bénéficiaire, surprise,dans celui-ci les conditions ne prennent pas en compte le lieu de résidence mais uniquement les employeurs et le niveau de revenu. Une bonne nouvelle pour les nombreux frontaliers qui vivent hors de France tout en travaillant pour une collectivité territoriale. Petit bémol, le montant et les modalités de versement restent à la discrétion de l’autorité employeur soit la commune, le département ou la région. 

    Prime inflation
    Prime inflation

    Premier round pour la loi Immigration 

    Après des semaines d’atermoiement au sein du gouvernement, le projet de loi »pour contrôler l’immigration et améliorer l’intégration » est enfin arrivé au Sénat ce lundi. Titres de séjour pour les travailleurs sans-papiers, expulsions facilitées, niveau minimal en langue française pour obtenir une carte de séjour… Les sénateurs devraient renforcer les mesures coercitives avant que le texte soit présenté à l’Assemblée qui aura, comme toujours, le dernier mot. 

    projet de loi immigration
    Le ministre de l’Intérieur et des Outre-mer, Gérald Darmanin. (Geoffroy Van der Hasselt/AFP)

    C’est tout pour ce mardi, passez une belle journée où que vous soyez !

    Ecouter le bulletin des Français de l’étranger

  • Ségolène Royal : « Ce qui fait toute la différence : l’égo ou la bienveillance »

    Ségolène Royal : « Ce qui fait toute la différence : l’égo ou la bienveillance »

    Ségolène Royal est notre invitée pour Lesfrançais.press. En déplacement en Italie, elle présente son dernier livre « Refusez la cruauté du monde ! Le temps d’aimer est venu »* à l’Institut Français à Rome, ce mardi 7 novembre. Nous sommes allés à sa rencontre. Dans l’interview qu’elle nous a accordée, l’ancienne ministre nous livre sa vision du monde actuel et son ambition pour l’avenir.

    Jeremy Michel : « Votre livre est-il un cri d’amour ou une déclaration de faillite de la politique ? » 

    Ségolène Royal : « Les deux. Qu’est-ce que gouverner un peuple ? Comment construire une communauté de destins ? Ce qui domine aujourd’hui dans nos pays, c’est un fort ressentiment de déclin et la peur ne plus avoir de prise sur ses choix. Je décris dans ce livre, à travers de nombreuses années d’observation de la vie politique, depuis les sept années passées auprès du président François Mitterrand, puis dans l’exercice de mandats et responsabilités tant locales que nationales, qu’internationales, qu’il y a deux façons d’exercer le pouvoir : soit aimer le pouvoir pour le pouvoir et l’excitation qu’il produit, soit aimer les gens qui vous ont momentanément confié ce pouvoir. Ce qui fait toute la différence : l’égo ou la bienveillance. »

    « Les deux dangers qui menacent l’humanité aujourd’hui sont les armes nucléaires et les désastres climatiques »

    Jeremy Michel : « Les situations en Israël ou en Ukraine sont-elles la triste illustration de mauvaises décisions ? »

    Ségolène Royal : « La guerre est toujours un échec terrible de la condition humaine. La Paix, un idéal et une obligation toujours répétée, mais qui se heurte au constat de la faiblesse des pouvoirs diplomatiques face au pouvoir des armes, en particulier de la dissémination nucléaire. Et du pouvoir des profiteurs de guerre. Comme je l’écris dans mon livre, les deux dangers qui menacent l’humanité aujourd’hui sont les armes nucléaires et les désastres climatiques. Comme l’écrit le Pape François : l’équilibre de la terreur conduit à des relations empoisonnées entre les peuples. »

    « Les Français qui vivent à l’étranger devraient être davantage écoutés »

    Jeremy Michel : « Vous présentez votre livre à l’institut Français à Rome. Quel regard portez-vous sur la communauté française vivant hors de nos frontières ? »

    Ségolène Royal : « Qui ne voit pas que l’équilibre du monde se transforme ? La réunion des BRICS face à « l’occident », perçu comme s’arrogeant le monopole de la morale au nom de la démocratie malgré les effroyables conflits de ce siècle, doit nous pousser à rechercher les coopérations mondiales dans ce qu’il y a de meilleur dans chaque civilisation et en respect de chacune d’entre elles. Et les Français qui vivent à l’étranger devraient être davantage écoutés, comme capteurs de l’évolution des mentalités, des idées reçues, du potentiel et des valeurs des pays où ils vivent. »

    Ségolène Royal
    Ségolène Royal ©Marianne Rosenstiehl

    « La question migratoire ne fera qu’empirer si le courage continue à manquer »

    Jeremy Michel : « La loi sur l’immigration arrive en débat. Le gouvernement doit-il consulter l’Assemblée des Français de l’étranger sur ce texte ? »

    Ségolène Royal : « Vous savez, la question migratoire ne fera qu’empirer si le courage continue à manquer, comme je le démontre dans mon livre, pour résoudre la crise écologique planétaire et ses conséquences dramatiques, surtout dans les pays les plus vulnérables, avec les déplacements massifs de population qu’elles entraînent : pollutions, inondations, sécheresses meurtrières, maladies, destruction de la biodiversité, effondrement des agricultures vivrières… Se pose la question vitale des choix de développement et de la lenteur du renoncement aux énergies fossiles, cause de cette crise. La Cop28 se déroule à la fin du mois aux Emirats arabes unis. Le bilan de l’application de la Cop21 que j’ai présidée, et de l’accord de Paris sur le climat, est inscrit à l’ordre du jour. On parle de finance verte, mais on sait que la frénésie du système financier mondialisé ralentit les mutations et repousse toutes les règlementations. Y aura-t-il un sursaut ? Les initiatives pour la paix et celles pour le climat sont liées. »

    « S’indigner c’est résister »

    Jeremy Michel : « Ségolène Royal, êtes-vous confiante en l’avenir ? »

    Ségolène Royal : « Je crois, comme Stéphane Hessel, grand résistant revenu de captivité, pour avoir aussi écrit ce livre comme une promesse que je lui avais faite, que s’indigner c’est résister. Et résister, c’est surmonter le pire des dangers : l’indifférence et le découragement. Il avait bâti le programme du CNR, Conseil National de la Résistance. Avec cette incroyable audace d’invention de la sécurité sociale, à une époque où l’on n’avait plus rien car tout était à reconstruire. Et il écrit dans son petit livre «Indignez-vous» quelque chose qui reste furieusement d’actualité : le pouvoir de l’argent, tellement combattu par la Résistance, n’a jamais été aussi grand, insolent, égoïste. L’écart entre les plus pauvres et les plus riches n’a jamais été aussi grand et la spéculation financière par définition détruit toutes les solidarités humaines et toutes les ressources naturelles, puisque sa loi consiste à détruire tout ce qui n’est pas immédiatement rentable.

    Oui, il y a d’autres solutions, c’est le rôle de la politique de les faire émerger et de les construire avec une juste autorité. Donc je crois que donner un désir d’avenir aux nouvelles générations est non seulement un possible, mais c’est aussi un devoir. Je leur fais confiance, car elles sont plus exigeantes et plus volontaires, en ce sens qu’elles ont le sens de l’urgence de l’essentiel. »

    * Editions du Rocher : Refusez la cruauté du monde ! – editionsdurocher.fr


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  • Prime inflation des collectivités territoriales : les non-résidents y auront droit

    Prime inflation des collectivités territoriales : les non-résidents y auront droit

    Lors de son discours de rentrée, à l’IRA de Lyon, ce 1er septembre, Stanislas Guerini promettait le versement « au mois d’octobre » de la prime de pouvoir d’achat exceptionnelle aux agents de l’État et de l’hospitalière qui y sont éligibles. Le décret précisant les modalités de cette prime, dont l’annonce avait été faite le 12 juin dernier, était paru au Journal officiel du 1er août. Dans celui-ci, l’une des conditions était que le bénéficiaire potentiel réside en France, excluant de fait les frontaliers et les détachés de l’Etat qui sont par essence non-résidents.

    Les choses étaient donc bien balisées pour les agents concernés. En revanche, le flou régnait pour la fonction publique territoriale, non concernée par le décret. En l’absence d’informations, les organisations syndicales commençaient, en cette rentrée, à s’impatienter et à s’interroger sur le calendrier de versement de la prime, rappelant, comme Force Ouvrière, « l’urgence » de soutenir le pouvoir d’achat des agents territoriaux. La réponse est venue ce 31 octobre par la publication du décret les concernant. Et surprise, dans ce dernier, les conditions ne prennent pas en compte le lieu de résidence mais uniquement les employeurs et le niveau de revenu. Une bonne nouvelle qui a enflammé les réseaux sociaux des frontaliers dès le jeudi 2 novembre.

    Prime versée selon les souhaits de la collectivité à laquelle le fonctionnaire est rattaché

    Un texte qui ne réserve pas beaucoup de surprises en dehors du fait de ne pas exclure les Français qui résident hors de France. Du côté de Bercy, on explique que les fonctionnaires de collectivités territoriales sont, dans les faits, peu nombreux. En effet, seules les régions frontalières sont concernées, principalement à l’Est de l’hexagone.

    Du côté des autres modalités, conformément aux déclarations faites, en juin, par le ministre chargé de la fonction publique, la prime est créée dans le respect du principe de libre administration des collectivités territoriales : ne la verseront que les collectivités et les établissements publics qui le souhaiteront. Ceux qui l’institueront, devront, d’ailleurs, prendre une délibération à cet effet.

    Pour le reste, le décret est quasiment calqué sur le texte, déjà publié, qui s’applique dans les fonctions publiques d’État et hospitalière. En particulier, pour être éligibles à la prime, les agents devront avoir perçu une rémunération brute ne dépassant pas 39.000 euros sur la période du 1er juillet 2022 au 30 juin 2023 (soit 3.250 euros par mois). En sachant que la garantie individuelle de pouvoir d’achat (Gipa) et la rémunération issue des heures supplémentaires défiscalisées ne sont pas à prendre en compte. À noter aussi : si leur collectivité-employeur décide de verser la prime, les assistants maternels et assistants familiaux remplissant les conditions (notamment de revenus), la percevront.

    prime inflation
    Les sommes pouvant être attribuées varient de 800 à 300 euros

    Jusqu’à 800 euros de prime annuelle

    L’organe délibérant de la collectivité déterminera le montant de la prime, sans toutefois pouvoir dépasser des plafonds, fixés en fonction d’un barème identique à celui qui s’applique à l’État et aux employeurs hospitaliers. Les montants pouvant être alloués varient ainsi de 800 euros (pour les agents dont la rémunération est d’au plus 23.700 euros sur la période de référence) à 300 euros (pour les agents dont la rémunération est comprise entre 33.601 euros et 39.000 euros). Autre confirmation : la prime est cumulable avec « toutes primes et indemnités perçues par l’agent ».

    Mais, alors que le décret paru le 1er août prévoit un versement « en une seule fois par l’employeur public », le décret spécifique à la fonction publique territoriale offre la possibilité d’un versement « en une ou plusieurs fractions ».

    De ce fait, la prime, qui « sera versée au titre de l’année 2023 », pourra donner lieu à une attribution, « en partie, début 2024 », indique l’entourage du président du CSFPT, Philippe Laurent. Le gouvernement entend, ainsi, permettre aux collectivités d’ « étaler » la charge financière que représente l’octroi de la prime, comme l’ont demandé les représentants des employeurs territoriaux.


    Télécharger le décret

  • « Make it iconic », la campagne de la marque « France » est lancée 

    « Make it iconic », la campagne de la marque « France » est lancée 

    La campagne « MAKE IT ICONIC. Choose France » / « MARQUEZ LES ESPRITS. Choisir la France » a été lancée ce 30 octobre 2023 dans cinq pays. Cette action de communication voulue par Emmanuel Macron et pilotée par Catherine Colonna, ministre des Affaires étrangères et par Olivier Becht, ministre délégué au commerce extérieur et aux Français de l’étranger vise à amplifier le rayonnement et l’attractivité de l’Hexagone à l’échelle internationale.

    « Nous voulons ici relever un nouveau défi : faire que la France rayonne, attire et fasse rêver encore davantage »

    Catherine Colonna, ministre des Affaires étrangères et européennes

    Un slogan en anglais

    Un slogan, en anglais consacre donc le long processus de « nation branding » voulu par Emmanuel Macron : « Make it iconic », pour « Rendez-la emblématique ».

    Les mots choisis se veulent évocateurs de l’audace, notion retenue pour incarner l’esprit français. Auparavant, cette formule avait été utilisée par la marque de cosmétiques OPI et, très récemment, par le fabricant d’appareils photos Nikon.

    La campagne sur ce thème, fruit d’une réflexion sur la marque « France », qui a mobilisé le conseiller spécial du président Frédéric Michel à l’Élysée et le directeur du Service d’information du gouvernement (SIG) Michaël Nathan à Matignon, est donc lancée aux États-Unis, au Canada, en Inde, aux Émirats arabes unis et en Allemagne. Le reste du monde devrait suivre au fil des années. Une campagne d’affichage dans les aéroports, les quartiers d’affaires des métropoles internationales et dans la presse internationale débute dès ce mois de novembre.

    Pour l’anecdote, l’expression, « MAKE IT ICONIC » figurait déjà dans un tweet posté par le chef de l’État, le 7 juin 2023. Ce message présidentiel était destiné au grand basketteur américain LeBron James, qui était invité à donner le coup d’envoi des 24 heures du Mans.

    Make it iconic
    La campagne « MAKE IT ICONIC. Choose France » / « MARQUEZ LES ESPRITS. Choisir la France » a été lancée ce 30 octobre 2023

    Des stars comme ambassadeurs

    Conçu comme un outil de soft power, le lancement de la campagne « make it iconic » a coïncidé avec l’ouverture au public de la Cité internationale de la langue française, inaugurée lundi 30 octobre par Emmanuel Macron à Villers-Cotterêts.

    Par ailleurs, plusieurs personnalités françaises ont été sollicitées pour prêter leur image, en association au slogan. Le footballeur Kylian Mbappé, capitaine des Bleus, le designer Philippe Starck, le jeune cuisinier Mory Sacko, né d’un père malien et d’une mère sénégalo-malienne, ainsi que la Franco-Américaine Roxanne Varza, directrice de la Station F, font notamment partie du casting.

    Des objectifs multiples

    Avec cette campagne, le gouvernement déploie cinq grands axes de communication :

    • L’axe économique qui souligne le développement économique, technologique et écologique de la France, une « économie qui trouve la juste mesure entre compétitivité et durabilité » ;
    • L’axe touristique qui met en lumière la spécificité touristique de la France, avec « la richesse des paysages » mais aussi son « état d’esprit résolument humaniste », un tourisme « éclairé, engagé et respectueux de l’environnement » ;
    • L’axe gastronomique qui relève la possibilité en France de « faire le choix d’une agriculture et d’une gastronomie innovantes qui réconcilient le bon et le bien » ;
    • L’axe culturel, éducatif et scientifique qui promeuvent l’accès à une culture et à un système éducatif « qui réveillent les consciences », une formation intégrant « les enjeux d’aujourd’hui et de demain » et une culture « en mouvance », dialoguant avec l’international pour propulser les jeunes talents ;
    • L’axe partenarial qui appuie l’engagement de la France « au service d’un monde plus juste et plus durable », dans la mesure où sont offertes des « solutions partagées, avec un fort impact environnemental et social, pour les biens communs de l’humanité ».

    Son objectif global est de « générer de la préférence et de la considération auprès d’un public de leaders d’opinion », au moyen de trois grands temps forts : une campagne d’affichage dans une sélection de lieux à forte influence (aéroports, quartiers d’affaires, bâtiments de représentation de la France à l’étranger) avec une reprise en digital, une forte présence dans les grands salons internationaux et sur les réseaux sociaux pour relayer la campagne et la réalisation d’un film prévu au premier semestre 2024.

  • Le déclin des États-Unis attendra 

    Le déclin des États-Unis attendra 

    Avec les sanctions prises par les États-Unis à l’encontre de la Russie et de la Chine, les dirigeants de ces deux pays, rejoints par d’autres dont ceux du Brésil, ont décidé de ne plus investir dans ce pays et de s’engager dans un processus de dédollarisation. Plus d’un an après le déclenchement de la guerre en Ukraine, force est de constater que les États-Unis demeurent le pays refuge pour l’ensemble du monde et que leur attractivité est intacte.

    Les États-Unis, en période de troubles, sont la valeur refuge par excellence

    Les flux de capitaux financiers vers les États-Unis, achats de Treasuries et d’actions, par les non-résidents restent très importants. Au total, ces achats représentent 4 points de PIB. Depuis deux ans, ils ne sont aucunement en baisse. Les États-Unis, en période de troubles géopolitiques, sont la valeur refuge par excellence. Ils ont l’avantage d’être éloignés des théâtres d’opérations, Ukraine ou Proche-Orient. 

    Disposant de loin de la première armée du monde et de moyens financiers conséquents, leur permettant de financer leurs alliés, les États-Unis sont privilégiés par les investisseurs. Le dollar est, sans contestation possible, la première monnaie de réserves au monde. Sa part dans les réserves de changes mondiales est de 59 % quand celle de l’euro se situe autour de 22 %. 

    Sur le plan financier, les États-Unis peuvent compter sur la profondeur de leur marché. La capitalisation boursière représentait, en 2022, 160 % du PIB et l’encours des obligations plus de 200 % du PIB. La zone euro ne dispose pas d’un marché unifié de capitaux aussi importants. Son marché demeure segmenté. Les investisseurs étrangers choisissent les États-Unis en raison de la forte rentabilité des entreprises américaines, autour de 15 % (ROE). 

    Les aides publiques à l’investissement sur le territoire américain attirent également de nombreux capitaux (Inflation reduction act). Les investisseurs optent également pour les États-Unis en raison des taux d’intérêt qui y sont plus élevés qu’au Japon ou en Europe. 

    La baisse des taux d’intérêt qui devrait intervenir en 2024 ne devrait pas, néanmoins, changer la donne compte tenu de la croissance soutenue de l’économie américaine. Lors de ces quatre dernières années, elle est deux fois plus importante que celle de la zone euro. La désinflation est plus nette que dans les autres pays industrialisés, ce qui constitue un point positif pour les investisseurs.

    Croissance, la course en tête

    L’économie américaine n’en finit pas d’étonner. Elle déjoue les pronostics et semble insensible à la hausse des taux d’intérêt. Au troisième trimestre, la croissance du PIB des États-Unis en rythme annualisé a atteint 4,9 % (+1,2 % par rapport au trimestre précédent), selon les estimations provisoires du gouvernement publiées ce jeudi. Ce résultat est supérieur aux prévisions des analystes qui pariaient sur un taux de 4,7%. 

    Au deuxième trimestre, la croissance en rythme annuel était de 2,1 %. La croissance loin de ralentir, accélère. La récession maintes fois annoncée, demeure une menace fantôme. Pour le département du Trésor, le PIB est « en voie de retrouver la tendance de croissance prépandémique »

    A la différence de ceux du vieux continent, les ménages américains maintiennent un fort niveau de consommation en puisant dans leur cagnotte covid. Lors du dernier trimestre, ils ont dépensé plus en loyers, en dépenses de santé, en voitures, en services financiers, en restauration, en loisirs qu’au deuxième trimestre.

    Déclin des Etas-Unis
    Les flux de capitaux financiers vers les États-Unis par les non-résidents restent très importants

    L’immobilier surmonte la hausse des taux

    Les investissements des ménages sont en forte croissance, laissant penser que l’immobilier surmonte la hausse des taux. Ils ont augmenté de 12 % au troisième trimestre et de 30 % en un an. Ce rebond s’explique par les offres promotionnelles des promoteurs immobiliers destinées à compenser le coût des prêts hypothécaires, leurs taux atteignant désormais 8 %. 

    Si l’investissement dans l’industrie est en recul, il reste, néanmoins, à un haut niveau. De leur côté, les dépenses du gouvernement fédéral ont progressé plus vite au troisième trimestre qu’au deuxième tandis que celles des États et des collectivités locales décéléraient. Les exportations ont progressé.

    Déclin des Etas-Unis
    Malgré les prédictions des Cassandre, les Etats-Unis demeurent une puisssance économique inoxydable

    L’économie américaine est inoxydable

    L’économie américaine est inoxydable. Elle résiste à la hausse des taux d’intérêt, à la fin du moratoire sur le remboursement des prêts étudiants, à la remontée du prix de l’essence, aux grèves dans l’automobile et dans le cinéma, à la crainte d’un blocage des dépenses fédérales en raison de l’instabilité politique du Congrès («shutdown»), à la crise au Proche-Orient. Les créations d’emplois ont été supérieures aux attentes en septembre avec 336 000 postes nets de plus. 

    Les prévisionnistes parient sur une croissance de 2,2 % en 2023 et de 1,1 % en 2024. Pour autant, les Cassandre prévoient un ralentissement de la croissance dans les prochaines semaines avec la disparition de la cagnotte covid et la poursuite de la baisse de l’investissement sur fond de taux d’intérêt élevé.

  • Européennes 2024 : la droite limite la casse, la gauche radicale et les nationalistes progressent, selon nos projections

    Européennes 2024 : la droite limite la casse, la gauche radicale et les nationalistes progressent, selon nos projections

    Si les élections européennes avaient lieu aujourd’hui, le Parti populaire européen (PPE) continuerait de dominer les autres groupes politiques au Parlement européen en dépit de son léger recul, selon la dernière projection d’Europe Elects et Euractiv, qui montre également une bonne progression des groupes La Gauche et Identité et Démocratie.

    La droite se stabilise…

    Bien qu’il ait perdu trois sièges par rapport à ses 176 sièges actuels, le Parti populaire européen (PPE) de centre-droit continue de dominer les projections au Parlement européen, se remettant d’une perte de 16 sièges dans les projections du mois d’août.

    Les partis nationaux qui composent le groupe politique du PPE ont progressé dans les sondages au cours du mois dernier dans des pays tels que l’Estonie, la Slovénie et l’Allemagne.

    En Espagne, où les élections viennent d’avoir lieu, le Parti populaire (PP) est passé de 21 à 23 sièges par rapport à août en raison de l’environnement politique instable du pays et des négociations controversées du gouvernement socialiste sortant avec les partis séparatistes catalans.

    En Pologne, la Coalition civique (KO) et le Parti paysan polonais sont en lune de miel post-électorale, le PPE gagnant quatre sièges par rapport au mois d’août, avec respectivement 17 et deux sièges.

    Une baisse en trompe l’œil pour les socialistes

    Contrairement au PPE, l’Alliance progressiste de centre-gauche des socialistes et démocrates (S&D) a régressé de cinq sièges par rapport aux projections du mois d’août, qui prévoyaient un gain de trois sièges par rapport aux 141 sièges actuels.

    Mais cela peut être attribué principalement au fait que le parti socialiste européen (PSE) et les socialistes et démocrates (S&D) ont récemment expulsé le Smer et le Hlas, deux partis slovaques accusés de dériver vers la droite.

    Leur exclusion a donc complètement effacé des projections le gain de sept sièges que les deux partis auraient engendré au S&D.

    Le Parti démocrate (PD) italien devrait également perdre trois sièges par rapport aux dernières projections.

    Le PPE a sa plus grande avance sur le S&D depuis février 2021, même si l’écart diminue d’un siège par rapport à la différence actuelle de 35 sièges.

    Quant au groupe libéral-centriste Renew Europe, il a gagné trois sièges par rapport aux projections du mois d’août, mais devrait en perdre huit par rapport à son nombre actuel de sièges au Parlement européen, issu des élections de 2019.

    Les principaux gains des libéraux se concentrent en Allemagne, en République tchèque et en Finlande. Le Parti libéral-démocrate (FDP) et le Freie Wähler allemands devraient gagner un siège par rapport aux projections du mois d’août, qui les estimaient déjà à huit sièges, tandis que le parti tchèque ANO et le parti finlandais Suomen Keskusta devraient obtenir respectivement 10 et 2 sièges.

    En Italie, le parti Azione entre dans les projections avec quatre nouveaux sièges. Cependant, à ce stade, l’émanation italienne de Renew flirte avec un score proche le seuil de qualification, ce qui pourrait aussi entraîner une absence totale d’élus.

    En France, le parti d’Emmanuel Macron, Renaissance, est en recul net, tout en restant la deuxième force politique du pays et l’un des principaux pourvoyeurs de sièges pour le groupe Renew.

    Avec ces résultats, la majorité sortante du PPE, du S&D et de Renew Europe demeure avec un total combiné de 404 sièges sur 720.

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    Eu,Election.,European,Union,Parliament,Seats,And,A,Voting,Box [Shutterstock/rawf8]

    Les forces radicales progressent, les écologistes reculent encore

    Toutefois, le groupe politique européen qui a le plus progressé est le groupe de gauche radicale La Gauche (The Left), qui obtiendrait sept sièges supplémentaires, les portant à 45.

    L’essentiel de ces sièges seraient français, d’après nos estimations : en particulier, le Parti communiste français pourrait faire son entrée au Parlement européen, avec quatre sièges, tandis que La France insoumise, menée par Manon Aubry, obtient un siège supplémentaire (huit au total).

    La Gauche italienne (SI/Sinistra Italia) entre également dans les projections avec un nouveau siège, et le parti AKEL de Chypre gagne également un siège supplémentaire.

    À la droite de la droite, tandis que les Conservateurs et Réformistes européens (ECR) gagnent 15 sièges pour un total de 80 — deux de moins que les projections du mois d’août —, le groupe d’extrême droite Identité et Démocratie (ID) gagne 16 sièges pour un total de 76, soit trois de plus que les projections du mois d’août.

    En ce qui concerne ID, l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) progresse de deux sièges supplémentaires depuis le mois d’août, pour un total de 23. Même progression pour le Parti pour la liberté (PVV) néerlandais en gagne également deux (cinq au total) et que le Rassemblement national de Marine Le Pen en gagne un, pour un total de 24.

    Cela compense la dégringolade de la Ligue (La Lega) italienne de Matteo Salvini, qui continue de perdre des électeurs au profit des Frères d’Italie (Fratelli d’Italia) de la Première ministre Giorgia Meloni, et n’obtiendrait désormais que 8 sièges.

    Dans le même temps, le Groupe des Verts/Alliance libre européenne (Verts/ALE) poursuit également sa spirale descendante, perdant encore un siège dans cette projection. La perte nette atteindrait ainsi 21 sièges.

    Alors que l’Europe verte (Europa Verde) italienne entrerait dans la projection avec deux sièges, les deux sièges des Verts luxembourgeois ont complètement disparu, un développement qui suit leurs résultats catastrophiques aux élections nationales d’octobre.

    Pour l’heure, les Verts français peinent également à rééditer le succès des élections de 2019, ce qui aggrave le bilan du groupe du Parlement européen.

    L’eurodéputé allemand Damian Boeselager peut pousser un soupir de soulagement, car Volt Deutschland est aujourd’hui estimé à un siège.

    Les récents changements soulignent la nature dynamique de la politique européenne, les politiques nationales modifiant de manière significative la composition du Parlement européen et les préférences des électeurs continuant à changer au fur et à mesure que les pays naviguent dans leurs paysages politiques changeants.


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  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 06.11.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 06.11.23

    Bonjour à tous nous sommes le lundi 06 novembre et vous écoutez le flash quotidien des expatriés dans nos titres : Un théâtre français en danger à Londres – Israel, le Hamas et la Paix dans le monde, les résultats de notre consultation – Bilan d’une semaine de tempêtes en France 

    Les Français de Londres se mobilisent pour une troupe de comédiens 

    Un théâtre français à Londres est menacé d’expulsion. Des associations caritatives et des entreprises, dont Act’in Theatre, compagnie fondée et dirigée par une Française, risquent d’être expulsées pour les fêtes de fin d’année. Une pétition qui a déjà réuni plus de 50 000 signatures est en ligne ! Sur le site Lesfrancais.press retrouvez l’interview d’une des fondatrices de la troupe française ! 

    Act’in Theatre
    Act’in Theatre

    10 000 Français de l’étranger ont répondu à notre consultation 

    Et on les en remercie surtout qu’ils ont été très consciencieux avec y consacrant plus de 7 minutes. On y apprend qu’ils sont 88% à considérer le Hamas comme un groupe terroriste mais aussi qu’ils s’inquiètent pour la concorde civile en France, pour plus de 60% des répondants il y a un vrai risque d’embrasement. Découvrez les réponses aux 7 questions sur votre site d’actualités

    Ciaran et Domingos ont frappé la France 

    L’hexagone a été fortement secoué par la tempête Ciaran, qui s’est abattue sur le quart nord-ouest du pays mercredi 1er et jeudi 2 novembre. Deux morts et près d’une cinquantaine de blessés, arbres et toitures arrachés, des foyers encore privés d’électricité ce lundi matin. Surtout qu’elle fut suivie d’une autre tempête, Domingos, moins intense mais qui a ralenti les opérations de rétablissement des réseaux et entraîné la mort d’un agent d’Enedis en train de réparer une ligne électrique. 

    Capture satellite de la tempête Ciaran au dessus de la France le 02 novembre 2023 ©Meteo France

    C’est tout pour ce lundi, on se retrouve demain pour une nouvelle édition dédiée aux Français de l’étranger.

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger