Peguy Luyindula est une figure bien connue des amateurs du ballon rond hexagonal. Vainqueur de la coupe de France à deux reprises, en 2001 avec le RC Strasbourg et en 2010 avec le PSG, il remporta aussi, sous le maillot de l’Olympique Lyonnais, 3 championnats de France.
Il rejoint par la suite en 2013 les Red Bulls de New York auprès notamment de Thierry Henry et de Juninho. La grosse pomme qu’il n’a pas quitté après sa carrière footballistique, un Français de l’étranger bien dans sa ville et sa carrière post joueur professionnel. Rencontre
Lesfrancais.press : Comment s’est passée votre intégration à New-York, un choc culturel ?
Peguy Luyindula : L’arrivée fut plutôt facile, je venais déjà tous les ans à New York je connaissais bien la ville. Cependant il ne faut pas s’y tromper, la vie à New York est bien entendu très différente. C’est une ville où les gens n’ont pas le temps mais du coup cela a un grand avantage, on ne perd pas de temps.
New York a une forme de brutalité, avec une pression économique, du travail, de la performance. C’est vraiment le meilleur du meilleur, il faut toujours être au top.
Quel est votre quotidien et celui de votre famille à New York, les enfants sont au Lycée français ?
Au départ nous vivions à Manhattan. C’est un endroit passionnant mais frénétique, le coût délirant de l’immobilier fait que les voisins changent tout le temps. Depuis, nous avons traversé l’East River et nous sommes installés à Brooklyn, un quartier plus familial, avec des parcs, un endroit idéal pour élever des enfants.
Le Lycée français est parfait pour ceux qui ont comme optique de rentrer en France, ce qui n’est pas nécessairement notre cas, nous avons donc privilégié l’enseignement américain. Celui-ci est plus adapté pour intégrer les universités américaines, et qui sait, peut-être une de l’Ivy League. Nos enfants feront ce qui les rendra heureux mais autant leur donner le maximum de chances au départ. La compétition en la matière est importante ici, regardez ce scandale des pots de vins donnés par des célébrités hollywoodiennes pour le cursus de leurs enfants, c’est fou !
Et l’après foot, comment cela s’est-il passé ?
Je n’ai pas totalement quitté le foot. Tout d’abord j’ai repris la gestion du club local de la ville, Gien dans le Loiret, où j’ai grandi. C’est une ville avec une population assez précarisé, et notamment chez les enfants issus de l’immigration. J’espère, et j’essaye, leur transmettre certaines valeurs, au-delà de la question du football, de tolérance et d’ouverture d’esprit.
Et puis par ailleurs avec des associés, nous avons monté Sofive . C’est un réseau, aux Etats Unis, de salles de foot en intérieur. Nous avons 5 salles pour le moment dans le Maryland, la Pennsylvanie et New York. Le « soccer » commence très sérieusement à prendre aux Etats Unis, c’est un secteur d’avenir !
Face à une compétition prestigieuse, saluée par la presse lors de sa présentation le 18 avril dernier, faite de cinéastes de haut niveau ainsi que de réalisatrices et réalisateurs qui y accèdent pour la première fois, le Jury de la prochaine édition du Festival de Cannes (14-25 mai 2019) convie, sous la première présidence d’un cinéaste latino-américain, Alejandro Gonzalez Iñárritu, quatre femmes, et quatre hommes venant de quatre continents et issus de sept nationalités différentes.
Pierre Lescure et Thierry Frémaux : « Le Jury de Cannes est invité à voir des films réalisés parmi les plus grands cinéastes de l’époque – c’est encore le cas cette année. Toutes celles et ceux qui figurent en Compétition doivent aussi se savoir regardés par de grands artistes – c’est également le cas ! »
Le Jury dévoilera son palmarès le samedi 25 mai au cours de la cérémonie de Clôture.
LE JURY 2019
Président
Alejandro Gonzalez Iñárritu
Réalisateur, producteur & scénariste / Mexique
Alejandro González Iñárritu est un réalisateur, scénariste et producteur mexicain, né le à Mexico.
Dès son premier film sorti en 2000, Amours chiennes, qui révèle Gael Garcia Bernal, Iñárritu impose un style et une réalisation singuliers qui tapent dans l’œil d’Hollywood, qui le considère comme un réalisateur à surveiller. Après le succès de son premier film, il tourne deux suites aux États-Unis, 21 grammes en 2003 et Babel en 2006, qui auront tous deux un succès commercial inattendu, mais surtout un succès critique. Il reçoit, pour Babel, le Golden Globe du meilleur réalisateur, le Prix de la mise en scène du Festival de Cannes et deux nominations aux Oscars.
Après le succès mondial de ce que l’on baptisera la « trilogie de la mort », en 2010 il tourne à Barcelone, un film sombre et fresque de l’arrière fond de la ville catalane, Biutiful, avec Javier Bardem prix d’interprétation à Cannes. En 2014 sort Birdman. Le film décroche de nombreuses récompenses, et Iñárritu reçoit en 2015 trois Oscars dont celui du meilleur réalisateur et du meilleur film (il est également producteur). En 2015 sort The Revenant, intégralement tourné en lumière naturelle avec Leonardo DiCaprio et Tom Hardy. Le film est une nouvelle fois un pari technique et Iñárritu réalise l’exploit de recevoir une deuxième année de suite l’Oscar du meilleur réalisateur.
Elle Fanning – Actrice / États-Unis
Mondialement connue, Elle Fanning fait ses débuts d’actrice dès l’enfance avec des films tels que Winn Dixie mon meilleur ami en 2005, Babel d’Alejandro Gonzalez Iñárritu en Compétition à Cannes en 2006, Phoebe in Wonderland en 2008 et Somewherede Sofia Coppola en 2010. Révélée au grand public en 2011 grâce à son rôle dans Super 8 de J. J. Abrams qui lui vaut un Spotlight Award au Festival du Film de Hollywood, elle a depuis incarné les rôles principaux dans Nouveau Départ (2011), Ginger & Rosa (2012), Maléfique (2014), 3 Generations (2015), 20th Century Women (2016) et Mary Shelley (2017). Elle revient en Compétition au Festival de Cannes en 2016 avec The Neon Demon de Nicolas Winding Refn puis l’année suivante avec Les Proies de Sofia Coppola. Elle a récemment tourné dans Galveston de Mélanie Laurent et dans Teen Spirit de Max Minghella.
Lauréate au FESPACO et Trophées francophones en 2015 pour son rôle dans L’Œil du Cyclone de Sékou Traoré, Maimouna N’Diaye grandit en Guinée-Conakry avant d’étudier en France et de devenir actrice sous la direction d’Otar Iosseliani dans La Chasse aux papillons (1992) et de Michel Ocelot à qui elle prête sa voix dans Kirikou (1996). Elle s‘installe ensuite en Côte d’Ivoire où elle rejoint la troupe de théâtre Ymako Teatri et réalise en parallèle des documentaires parmi lesquels Warbassanga (1998) et Tranches de Vie présenté au FESPACO en 2009 à partir de portraits faits pendant les drames qu’a connus le pays. Elle alterne en tant qu’actrice des rôles à la télévision, dans des courts et longs métrages : Bol d’amour de Jacques Trabi (2001), Jardin en automne (2005) d’Ottar Iosseliani, Une femme pas comme les autres de Abdoulaye Dao (2008) et récemmentÇa tourne à Ouaga de Irene Tassembedo. Elle a aussi fondé l’association Maimoundi.
Kelly Reichardt – Réalisatrice, scénariste & monteuse / États-Unis
Figure du cinéma indépendant américain encensée par la critique, Kelly Reichardt fait ses débuts en 1994 avec River of Grass. En 2006, son film Old Joyest le premier film américain à remporter un Tiger Award au Festival International du Film de Rotterdam. Elle réalise ensuite Wendy et Lucy, présenté au Certain Regard au Festival de Cannes en 2008, et nommé dans les catégories Meilleur film et Meilleure Actrice aux Independent Spirit Awards. Ses films suivants, La Dernière Piste et Night Moves, sont présentés tous deux à la Mostra de Venise en 2010 et 2013. Son dernier long métrage Certaines Femmes, projeté en avant-première au Festival du Film de Sundance en 2016, remporte le prix du Meilleur film au Festival du Film de Londres. Kelly Reichardt travaille en ce moment sur la post-production de son prochain film, First Cow.
Alice Rohrwacher – Réalisatrice, scénariste & productrice / Italie
Figure de proue du cinéma d’auteur italien, Alice Rohrwacher suit des études de Littérature et de Philosophie à l’université de Turin. Elle écrit et réalise son premier long métrage de fiction Corpo celeste en 2011, présenté à la Quinzaine des Réalisateurs où il remporte le Nastro d’argento du premier film. En 2014, Alice Rohrwacher revient à Cannes, cette fois en Compétition avec son second long métrage Les Merveilles (Le Meraviglie), dans lequel elle dirige sa sœur Alba et Monica Bellucci. Le film remporte le Grand Prix et la consacre comme une réalisatrice majeure de la nouvelle génération de cinéastes transalpins. À nouveau en Compétition avec son dernier film Heureux comme Lazzaro (Lazzaro Felice), ses talents d’écriture sont couronnés par le Prix du Scénario au Festival de Cannes en 2018.
Enki Bilal Auteur de Bandes-dessinées, réalisateur / France
Auteur d’une trentaine d’albums de bandes-dessinées et de livres connus dans le monde entier, Enki Bilal est aussi réalisateur et peintre. Né dans la Yougoslavie de Tito, il rejoint la France, étudie un temps aux Beaux-Arts et fait ses débuts dans le journal « Pilote ». Il publie notamment Les Phalanges de l’Ordre noir, Partie de Chasse puis La trilogie Nikopol avec La Foire aux immortels, La femme piège (1986), Froid Equateur (1992), La Tétralogie du Monstre (1998 -2007). Couronné au Festival d’Angoulême de bandes-dessinées en 1987, Bilal réalise lui-même trois longs métrages : Bunker Palace Hotel (1989) Tykho Moon (1996) Immortel, ad vitam (2004). Parmi ses albums récents on compte La Trilogie du coup de sang (2009-2014) et le Tome 2 de son dernier opus Bug dont il prépare une adaptation pour une série filmée.
Robin Campillo Réalisateur – scénariste & monteur / France
Événement du Festival de Cannes 2017 avec son film 120 battements par minute, Robin Campillo est un cinéaste français né au Maroc en 1962. Dans les années 80, à l’IDHEC, il rencontre Laurent Cantet dont il co-écrit et monte plusieurs films : L’Emploi du temps en 2001, Vers le Sud en 2005 et Entre les Murs, Palme d’or au Festival de Cannes 2008, pour lequel il reçoit le César de la Meilleure Adaptation en 2009. Il réalise son premier long métrage Les Revenants en 2004. En 2013, son deuxième film Eastern Boys est présenté à la Mostra de Venise où il est récompensé du Prix Orrizzonti du Meilleur Film. Son dernier long métrage, 120 battements par minute, est présenté en Compétition au Festival de Cannes 2017 où il obtient le Grand Prix. Le film, encensé par la critique et le public, reçoit de nombreuses récompenses et fait le tour du monde.
Nommé quatre fois aux Oscars, Yorgos Lanthimos est un cinéaste grec, né à Athènes. Il se lance sur la scène internationale en 2009 avec son deuxième long métrage, Canine, qui remporte le Prix Un Certain Regard au 62e Festival de Cannes avant d’être nommé aux Oscars dans la catégorie Meilleur Film en langue étrangère. Son premier long métrage en anglais, The Lobster, sélectionné au 68e Festival de Cannes, y remporte le Prix du Jury puis est nommé pour l’Oscar du Meilleur Scénario. Il revient en Compétition en 2017 à Cannes avec Mise à mort du cerf sacré et remporte cette fois-ci le Prix du Scénario. Son dernier film, La Favorite, a reçu dix nominations aux Oscars, notamment celles de Meilleur Film et Meilleur Réalisateur et a valu l’Oscar de la Meilleure Actrice à Olivia Colman pour sa performance.
Paweł Pawlikowski – Réalisateur & scénariste / Pologne
Récompensé dans le monde entier, Paweł Pawlikowski est un cinéaste polonais d’abord reconnu pour ses documentaires primés dans les années 90 puis ses longs métrages Transit Palace(2001) et My Summer of Love (2004), lauréats de BAFTA et de nombreux prix. En 2011, il adapte le roman de Douglas Kennedy La Femme du Ve. En 2015, son film Ida, une œuvre très forte, obtient l’Oscar du Meilleur Film en langue étrangère, devenant ainsi le premier film polonais à remporter un Oscar. Son dernier film Cold War lui vaut le Prix de la Mise en scène au Festival de Cannes 2018 et des nominations dans les catégories Meilleur Réalisateur, Meilleure Photographie et Meilleur Film en langue étrangère à la 91e cérémonie des Oscars. Il a récemment reçu cinq récompenses aux European Film Awards 2018, dont Meilleur Film, Meilleur Réalisateur et Meilleur Scénariste.
Les rejets de gaz carbonique « énergétiques » des 28 ont baissé de 2,54% entre 2017 et 2018.
C’est une bonne nouvelle climatique. Entre 2017 et 2018, les émissions de gaz carbonique issues de la consommation d’énergie ont baissé. Dans une note publiée le 8 mai, Eurostat indique que les rejets de CO2 « énergétiques » des 28 ont baissé de 2,5% en un an.
Les baisses les plus élevées ont été relevées par Eurostat au Portugal (-9,0%), en Bulgarie (-8,1%), en Irlande (-6,8%), en Allemagne (-5,4%), aux Pays-Bas (-4,6%) et en Croatie (-4,3%). Avec une baisse de 3,5% (la première depuis trois ans!), la France ne fait pas trop mauvaise figure.
Hiver clément
Des hausses ont été enregistrées dans 8 Etats membres, dont la Lettonie (+8,5%), Malte (+6,7%), l’Estonie (+4,5%), le Luxembourg (+3,7%), la Pologne (+3,5%), la Slovaquie (+2,4%), la Finlande (+1,9%) et la Lituanie (+0,6%).
Insuffisants pour atteindre les objectifs fixés par l’Accord de Paris, ces résultats ne sont pas le fruit des transitions énergétiques, mais plutôt de la clémence du climat. En France, les températures moyennes de cet hiver ont été de 0,6°C supérieures à la normale, indique Météo France.
Non-document
Sans hausse de son ambition climatique, l’Europe ne devrait pas améliorer ses performances climatiques. Signé par les gouvernements belge, danois, espagnol, français, luxembourgeois, néerlandais, portugais et suédois, un ‘non-document’ publié le 8 mai par Euractiv appelle l’UE à viser la neutralité carbone d’ici 2050. A l’origine de 42% des émissions de CO2 énergétiques de l’UE, l’Allemagne, l’Italie et la Pologne n’ont pas signé ce texte qui n’a pas été débattu lors du sommet européen informel de Sibiu. Une amélioration n’est sans doute pas pour demain.
Après avoir connu une forte augmentation dans les années 2014/2017, le nombre de demandeurs d’asile poursuit son repli au sein des États membres de l’Union européenne. Près de 333 400 demandeurs d’asile ont été enregistrés en 2018, un chiffre en baisse de près de 40 % par rapport à 2017 (533 000). En plus de ce nombre, les États membres de l’Union ont accueilli plus de 24 800 réfugiés réinstallés.
Les principaux bénéficiaires d’une protection ont été les citoyens de Syrie (96 100 personnes, soit 29 % du nombre total de personnes ayant obtenu un tel statut dans les États membres de l’Union), suivis par les citoyens d’Afghanistan (53 500, soit 16 %) et ceux d’Irak (24 600, soit 7 %).
L’Allemagne, premier pays d’accueil.
L’Allemagne reste de loin le premier pays d’accueil pour les demandeurs d’asile (40 % du total, soit 139 600). Ce pays est suivi de l’Italie (47 900) et de la France (41 400). Parmi l’ensemble des personnes ayant obtenu une protection en 2018 dans l’UE, 163 800 se sont vu octroyer le statut de réfugié (49 % de toutes les décisions positives), 100 300 une protection subsidiaire (30 %) et 69 300 une autorisation de séjour pour des raisons humanitaires (21 %).
Le taux d’acceptation de la demande varie en fonction des nationalités. Parmi les vingt premières nationalités des demandeurs d’asile sur lesquelles ont été prises des décisions en première instance en 2018, les taux de reconnaissance était 5 % pour les citoyens de la Géorgie à 88 % pour les Syriens et 83 % pour les Erythréens.
Près de 20 000 mineurs ont déposé une demande d’asile en 2018.
En 2018, 19 700 demandeurs d’asile sollicitant une protection internationale dans les États membres de l’Union européenne étaient considérés comme étant des mineurs non accompagnés. Ce chiffre est en baisse de 33 % par rapport à celui de 2017 (31 400). Il revient ainsi à un niveau inférieur à celui enregistré en 2014 (23 100). Entre 2008 et 2013,l e nombre de demandes était relativement constant, autour 12 000 par an. En 2018, au niveau de l’Union, les mineurs non accompagnés représentaient 10% de l’ensemble des demandeurs d’asile âgés de moins de 18 ans en 2018. En 2018, ces mineurs non accompagnés étaient majoritairement des garçons (86%). Trois-quarts étaient âgés de 16 à 17 ans (soit 14 800 personnes), tandis que ceux âgés de 14 à 15ans représentaient 17% des mineurs non accompagnés (3 400 personnes) et ceux de moins de 14 ans, 7% (1 400 personnes). Plus de la moitié des demandeurs d’asile considérés comme mineurs non accompagnés dans l’UE en 2018 étaient citoyens d’un des 6 pays suivants : Afghanistan (16 %), Érythrée (10 %), Pakistan et Syrie (7 %chacun) ainsi que Guinée et Irak (6 % chacun). 21 % des mineurs non accompagnés ont effectué leur demande en Allemagne et 20% en Italie. Les Afghans constituaient la principale nationalité des demandeurs d’asile considérés comme mineurs non accompagnés.
Le président de la République se félicite de la libération de quatre otages au Sahel, dont nos deux compatriotes, M. Patrick Picque et M. Laurent Lassimouillas
Les deux touristes français disparus depuis le 1er mai alors qu’ils étaient en vacances dans le parc de la Pendjari, au Bénin, ont été libérés. C’est ce qu’annonce l’Elysée dans un communiqué vendredi 10 mai. « Le président de la République se félicite de la libération de quatre otages au Sahel, dont nos deux compatriotes, M. Patrick Picque et M. Laurent Lassimouillas », peut-on lire. Une citoyenne américaine et une ressortissante sud-coréenne ont également été libérées. « Cette libération a pu être obtenue grâce à une opération militaire, conduite par les forces françaises dans la nuit de jeudi à vendredi, au nord du Burkina Faso », précise le communiqué.
Au cours de cette intervention, « deux militaires ont trouvé la mort au combat, le maître Cédric de Pierrepont et le maître Alain Bertoncello, tous deux officiers mariniers au sein du commandement des opérations spéciales ».
Dans la zone euro (ZE19), le taux de chômage corrigé des variations saisonnières s’est établi à 7,7 % en mars quand il s’élevait à 8,5 % un an auparavant. Il s’agit du plus faible taux enregistré dans la zone euro depuis septembre 2008. Au sein de l’Union Européenne, le taux de chômage s’est établi à 6,4 % en mars, en baisse par rapport au taux de 7,0 % de mars 2018.
1.9% en Tchéquie
Il s’agit du plus faible taux enregistré dans (répétition) l’Union depuis le début de la série mensuelle sur le chômage en janvier 2000. Douze États sur les vingt-huit de l’Union européenne ont un taux de chômage inférieur à 5 %. Parmi les États membres, les taux de chômage les plus faibles en mars figurent la République tchèque (1,9 %), en Allemagne (3,2 %) et les Pays-Bas (3,3 %). Les taux de chômage les plus élevés ont quant à eux été relevés en Grèce (18,5 % en janvier 2019), en Espagne (14,0 %) et en Italie (10,2 %). Au sein des États membres de l’Union européenne, il y a un rapport de 1 à 10 entre le taux le plus faible et le plus élevé.
Les écarts sont encore plus marqués entre les régions. Les taux les plus faibles ont été enregistrés dans les régions de Prague (1,3 %) et Sud Ouest (1,5 %) en Tchéquie ainsi qu’en Moyenne-Franconie (1,8 %). À l’autre extrémité de l’échelle, les taux de chômage les plus élevés ont été relevés à Mayotte (35,1 %) à Ceuta (29,0 %), une ville autonome espagnole et dans la région de Macédoine occidentale (27,0 %) en Grèce.
L’outre mer en crise
Parmi les dix régions ayant le plus fort taux de chômage, quatre sont espagnoles, trois sont françaises et trois sont grecques. Avec des taux supérieurs à 20 %, les régions d’outre-mer françaises sont confrontées à un problème structurel de chômage de masse qui, à plus ou moins court terme, pourrait déboucher sur une crise sociale de grande ampleur. Ces régions dépendent massivement des prestations sociales, ce qui conduit la population à demander leur revalorisation, rendant le retour sur le marché du travail de plus en plus difficile. La situation est d’autant plus préoccupante que le taux de chômage des jeunes atteint des niveaux extrêmement élevés. Ainsi, à Mayotte le taux de chômage des moins de 25 ans est de 61 %, celui de la Guadeloupe est supérieur à 55 % quand la moyenne européenne est de 15,2 %.
Les plus faibles taux de chômage des jeunes ont été relevés notamment dans la région Haute-Bavière (4,0 %) en Allemagne et Sud- Ouest(4,1 %) en Tchéquie ainsi que dans les deux régions allemandes Stuttgart et Weser-Ems(4,3% chacune). Hormis les deux régions françaises précédemment citées, le chômage des jeunes des moins de 25 ans est le plus élevé dans les régions de Melilla (66,1 %) et de Ceuta (62,4 %) en Espagne. Autre sujet d’inquiétude dans les régions d’outre mer française, le chômage de longue durée est la règle. Près de 82 % des demandeurs d’emploi le sont depuis plus d’un an à Mayotte. C’est également le cas pour 71 % des chômeurs guadeloupéens.
En moyenne, dans les régions européennes, le chômage de longue durée concerne 43 % des demandeurs d’emploi. Les plus faibles proportions de chômage de longue durée ont été enregistrées dans la région de Gloucestershire, Wiltshire et Région de Bristol/Bath au Royaume-Uni (12,1 %), dans la macro-région méridionale Silésie en Pologne et dans la région suédoise Norrland supérieur (12,5 % chacune). L’acuité de la question du développement économique des régions d’outre-mer françaises qui rassemblent plus de 2,1 millions d’habitants ne pourra que s’accroître dans les prochaines années. Pour le moment leur appartenance à l’Union européenne et l’harmonisation des prestations avec la métropole garantissent une égalité relative de traitement mais n’a pas permis l’émergence d’une croissance équilibrée et pérenne nécessaires à un rattrapage économique.
L’Etat n’a pas été créé pour protéger les citoyens mais pour les contraindre. C’est ce que l’on entend par « monopole de la violence légitime ». Par une perversion de ce besoin de légitimité, l’Etat en est venu, aussi, à défendre les citoyens. D’où ce que l’on appelle « état de droit ». Ce raccourci permet de mieux comprendre l’actualité récente : La justice espagnole a permis à Carles Puigdemont, le leader indépendantiste catalan, de se présenter aux élections européennes du 26 mai prochain. Après l’avoir contraint à l’exil et emprisonné d’autres élus indépendantistes. Elle craignait un recours devant la justice européenne. Elle a bien fait.
Emprisonner des élus parce qu’ils ont organisé un référendum illégal est une mauvaise politique, qui s’est traduite par un renforcement de l’indépendantisme catalan aux dernières élections. Reconnaitre un droit européen qui garantit les droits des citoyens, est un atout considérable de l’Europe et des citoyens face aux Etats. Cela ne veut pas dire que l’Europe est favorable à l’indépendance de la Catalogne, elle a plutôt prouvé le contraire, tout simplement parce qu’elle reste une création des Etats. Mais elle renforce l’état de droit dans chaque Etat, c’est-à-dire la soumission de l’Etat au droit, et notamment des droits des citoyens. Cela n’est pas toujours simple. Ni en Espagne, ni en Hongrie, ni en Pologne, ni en Bulgarie, ni en Roumanie … ni en France. Le Conseil constitutionnel a heureusement censuré dernièrement une disposition de la loi anti casseurs qui aurait permis aux préfets d’interdire de manifestation certaines personnes. On connait cela en Azerbaïdjan et en Russie. L’Etat est assez fort, s’il est bien dirigé, pour éviter les débordements. Ce n’est pas la loi qui est faible, c’est la pratique, et le commandement.
De ces turbulences, de ces contestations qui ici et là prenne le tour de revendications indépendantistes, en Espagne, mais aussi en Italie ou en Ecosse, de ces demandes d’Etat forts en Hongrie ou en Pologne, de ces Jacqueries, en France, peut-on conclure à la crise de la démocratie ou à celle de l’Etat ? Evidemment. Mais connait-on des périodes pendant lesquelles les démocraties ne furent pas en crise ? Et connait-on des périodes où les Etats ne furent pas contestés? L’Histoire récente de l’Europe, avec ses soixante millions de morts sur le dernier siècle, suffirait à s’en convaincre, sans avoir besoin d’y ajouter les guerres civiles de Chine, des Indes, de Russie, d’Afrique, etc.
Toute vie politique n’est que gestion de crise. Celles que nous vivons sont d’autant plus passionnantes qu’elles promettent non de sanglantes victoires mais de nouveaux horizons : l’Europe est le continent où la primauté du droit peut l’emporter sur les abus de pouvoir, où la démocratie, toujours imparfaite, peut amortir et régler les conflits, où les intérêts nationaux peuvent être surmontés par des solidarités obligés.
L’Espagne, le Portugal, la Grèce, l’Irlande revivent. Douloureux, mais pas si mal. La crise de la démocratie en Europe, la crise de l’Etat nation, la crise de l’Europe, c’est angoissant, inquiétant, mais à y bien regarder, c’est aussi une chance. Les Etats n’ont plus le droit de faire n’importe quoi, ni de la monnaie, ni de la police, ni du droit. Enfin, presque.
On rétorquera que cela n’empêche pas les fonctionnaires de Bruxelles de faire n’importe quoi. C’est parfois vrai. C’est oublier qu’ils ont sous surveillance des … Etats. En fait, on n’évite jamais les erreurs et les outrecuidances du pouvoir, national et européen, que par les interstices provoqués par les contre pouvoirs.
L’Europe n’est pas que la mise en commun de politiques communes, elle n’est pas qu’un grand marché, elle est une harmonisation des droits, une zone d’élaboration progressive de l’état de droit. C’est pourquoi les accords de libre échange, les réglementations sur internet, les droits d’auteurs, les normes techniques sont aussi importantes. Face aux autres grands ensembles, Etats-Unis, Chine, Russie (si c’est encore un grand ensemble), Inde (si elle le devient), la fabrique du droit est un atout plutôt qu’une faiblesse. L’Europe ne sera pas un super Etat. Personne n’en veut. Ni super impôt, ni super armée, ni super budget. Mais elle peut être cette zone de droit stable et cohérent qui permet justice et stabilité. L’Etat du droit, en somme. Si l’Europe devenait la source du droit mondial, faudrait-il s’en plaindre ?
Il y a les élections européennes, il y a l’après élection. Le Parlement, certes, changera. On sait déjà que personne n’y aura la majorité. Que les « Eurosceptiques » enregistreront un progrès, sans contester la majorité d’ « Euroconstructifs. » Parmi ces derniers, le Parti Populaire Européen sera prééminent. Ce qui signifie, avec des alliances, notamment avec les Ecologistes, les libéraux et les sociaux-démocrates, que la prochaine Commission devrait correspondre à un compromis entre ces différentes forces. Et un compromis entre les Etats.
Signes : Michel Barnier s’est récemment prononcé pour la liste « Les Républicains », tout en expliquant qu’il fait sans aucun doute partie de la minorité de cette famille qui entendait rassembler, à sa création, toutes les familles de la droite et du centre. Les Républicains, c’est le PPE. Personne ne sera Président de la Commission sans le PPE. Mais le PPE, c’est aussi l’Allemagne. Et Angela Merkel. Qui, elle, a fait une déclaration pour refuser toute alliance avec les « populistes », c’est-à-dire la Ligue italienne, le FN français, et quelques autres. Ce qui signifie que Merkel compte toujours sur l’alliance, qui a cours en Allemagne, entre sociaux démocrates et conservateurs. Compte tenu de l’affaiblissement de la gauche dans toute l’Europe, celle-ci ne pourra pas prétendre à des postes d’importance. Restent les Libéraux et les écologistes, qui négocieront au prix fort leurs soutiens, sans prétendre non plus aux premiers rôles, à moins qu’une fleur ne leur soit faite au Parlement, ce qui serait étonnant. Mais tout est possible.
Résultat : Les relations d’Angela Merkel avec les pays d’Europe centrale et du Nord, ainsi qu’avec la France, lui permettent d’envisager avec tranquillité la succession de Donald Tusk à la Présidence du Conseil Européen. Personne ne pourrait s’opposer à elle. En quelque sorte, si elle le décide, ce sera elle. Ce qui renforcera les chances de Michel Barnier comme Président de la Commission. Le candidat du PPE, est en effet l’allemand Manfred Weber. Impossible d’avoir deux Allemands. D’autant que l’idée selon laquelle ce sont les partis qui désignent le candidat à la Présidence de la Commission n’a jamais été avalisée par les Etats. Il faudra donc un candidat issu du PPE, équilibrant une présidence allemande du Conseil, accepté par tous les Etats, et notamment la France. Or la France a déjà dit oui à Barnier. Ce que les lecteurs de « lesfransais.press »savent depuis longtemps.
a Journée de l’Europe célèbre la paix et l’unité en Europe.
Le 9 mai 1950, sur proposition de Jean Monnet, Robert Schuman, ministre des Affaires étrangères français, fait une déclaration historique dans le salon de l’Horloge du Quai d’Orsay : il appelle à la mise en commun sous une autorité internationale des productions française et allemande de charbon et d’acier.
La Journée de l’Europe est célébrée chaque année le 9 mai dans tous les pays européens pour rendre hommage à ce moment fondateur que fut le 9 mai 1950. C’est au Conseil européen de Milan, en juin 1985, que les Etats membres se sont mis d’accord sur cette date symbolique.
Robert Schuman, 9 mai 1950
“L’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes créant d’abord une solidarité de fait”.
Pourquoi une telle coopération ?
Les pays européens peinent à effacer les ravages de la Deuxième Guerre mondiale, qui avait pris fin cinq ans plus tôt. Résolus à empêcher un autre conflit aussi dévastateur, les gouvernements allaient pourtant faire le pari audacieux qu’avec la mise en commun de certains intérêts économiques, toute guerre entre la France et
l’Allemagne, historiquement rivales, deviendrait, selon Robert Schuman, “non seulement impensable, mais matériellement impossible”.
La réunion des intérêts économiques contribuera à relever les niveaux de vie et sera un premier pas vers une Europe plus unie, pense-t-on alors. La CECA est ensuite ouverte à d’autres pays membres.
La déclaration affirme: “L’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble: elle se fera par des réalisations concrètes créant d’abord une solidarité de fait.”
Et après ?
Six pays répondent à cet appel et créent, par le traité de Paris du 18 avril 1951, la Communauté économique du charbon et de l’acier (CECA) : l’Allemagne, la Belgique, la France, l’Italie, le Luxembourg et les Pays-Bas. Au cours du même Conseil européen, les pays de l’Union européenne se dotent d’autres symboles de leur unité : un drapeau à douze étoiles et un hymne européen.
Qui célèbre la Journée de l’Europe ?
Pour célébrer la Journée de l’Europe, les institutions de l’Union européenne ouvrent leurs portes au public début mai à Bruxelles et Strasbourg. Les bureaux locaux de l’Union en Europe et dans le monde organisent un éventail d’activités et de manifestations pour tous les âges.
Chaque année, des milliers de personnes participent à des visites, des débats, des concerts et d’autres événements lors de cette journée destinée à mieux faire connaître l’Union européenne.
La Commission a une nouvelle fois abaissé ses prévisions de croissance pour la zone euro en 2019 et 2020, dans un contexte d’incertitudes sur le commerce mondial et l’éventualité d’un Brexit sans accord.
Les mauvais indicateurs se multiplient sur le Vieux continent. Alors que les économies allemande et italienne ont connu une année 2018 douloureuse, la Commission européenne dans ses prévisions de printemps, a révisé ses chiffres à la baisse pour le produit intérieur brut (PIB) européen. En zone euro, les économistes de l’institution basée à Bruxelles annoncent une croissance de 1,3% en 2019 et 1,6% en 2020 contre 1,9% et 1,7% à l’automne dernier. Tous les pays de l’union monétaire vont connaître un ralentissement hormis la Grèce entre 2018 et 2019. L’exécutif européen table désormais sur une hausse du PIB de 1,2% en 2019, et 1,5% en 2020, pour l’ensemble des 19 pays ayant adopté la monnaie unique, après 1,9% en 2018.
Du côté de l’Union européenne (UE), les projections ont également été revues à la baisse. Pour 2019 et 2020, les experts de la Commission prévoient 1,5% et 1,7% contre 1,9% et 1,8% précédemment. Alors que les chefs d’État doivent se réunir à Sibiu en Roumanie le 9 mai prochain pour évoquer l’avenir de l’UE, ces prévisions décevantes pourraient encore fragiliser ce continent, ébranlé par la montée des populismes à la veille des élections européennes.
Pour ses dernières semaines de mandat avant le renouvellement des états-majors au sein des institutions européennes, le commissaire aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, a déclaré : « Ce ralentissement devrait être plus prononcé qu’on ne le prévoyait l’automne dernier, en particulier dans la zone euro, en raison d’incertitudes entourant le commerce mondial et de facteurs nationaux dans les grandes économies de l’UE. Les fondamentaux économiques de l’Europe restent solides et nous continuons de recevoir de bonnes nouvelles, en particulier sur le front de l’emploi. La croissance devrait progressivement rebondir au second semestre de cette année et en 2020. »
L’économie allemande tourne au ralenti
Cette révision à la baisse repose en grande partie sur l’essoufflement de l’économie allemande. Dans le détail, le PIB de la première puissance européenne pourrait passer de 1,5% à 1,1% entre 2018 et 2019 contre 1,7% et 1,8% lors des prévisions d’automne. Les difficultés de l’industrie allemande rencontrées en 2018 semblent se poursuivre. Les exportations allemandes de véhicules ont particulièrement souffert des normes antipollution et des tensions sur la scène du commerce international. Le modèle de l’économie allemande fortement exposée aux aléas du commerce mondial pourrait encore caler cette année si les discussions entre les États-Unis et la Chine s’enveniment une nouvelle fois.
Les prévisions pour l’économie italienne ont également été révisées à la baisse. Pour 2018 et 2019, l’organisation européenne table désormais sur 1% et 0,2% contre 1,1% et 1,2% à l’automne dernier. L’économie italienne est entrée en récession en fin d’année 2018 et devrait encore connaître de sérieuses difficultés cette année malgré la politique de soutien budgétaire mise en oeuvre par le gouvernement populiste. Le déficit public italien devrait quant à lui atteindre 2,5% du PIB en 2019, puis 3,5% en 2020, selon la Commission, tandis que l’Italie a annoncé un déficit de 2,4%, réduit à 2,1% en 2020. En conséquence, selon Bruxelles, la dette publique italienne devrait atteindre des niveaux record : 133,7% en 2019, puis 135,2% du PIB, contre 132,2% l’an passé.
Pour le Royaume-Uni, les révisions sont légèrement orientées à la hausse malgré toutes les incertitudes liées au Brexit. La Commission européenne anticipe 1,4% en 2018 et 1,3% en 2019 contre 1,3% et 1,2% précédemment. L’organisation internationale précise tout de même que « c’est une hypothèse purement technique d’un maintien du statu quo dans les relations commerciales entre l’Union post-Brexit et le Royaume-Uni. Il s’agit là d’une hypothèse servant uniquement à l’élaboration des prévisions et sans influence aucune sur le processus en cours dans le cadre de l’article 50 ».
Des prévisions en baisse pour l’économie française
Si la France devrait mieux s’en sortir que l’Allemagne et l’Italie cette année, la Commission européenne a révisé à la baisse ses prévisions de croissance pour le PIB tricolore. La croissance devrait passer de 1,5% en 2018 à 1,3% en 2019 contre 1,7% et 1,6% à l’automne dernier.
« La demande intérieure devrait monter en puissance et contribuer à la croissance du PIB en 2019 et 2020 », explique la Commission dans une note spécifique à la France. « La consommation des ménages devrait accélérer progressivement au-delà de 2019 grâce à l’augmentation des salaires nominaux qui devraient booster le revenu disponible et au ralentissement de l’inflation ».
Les mesures socio-fiscales annoncées par le gouvernement le 10 décembre dernier devraient « soutenir le pouvoir d’achat des foyers les plus modestes qui ont une forte propension à consommer ».Au niveau du chômage, le taux au sens du bureau international du travail (BIT) devrait passer de 9,1% en 2018 à 8,8% en 2019 et 8,5% en 2020