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  • Les expatriés – entrepreneurs

    Les expatriés – entrepreneurs

    Longtemps l’expatriation a rimé avec grands cadres envoyés soit à la conquête d’un marché soit pour prendre en charge une unité de production, dans tous les cas au service d’une grande entreprise. Autre situation qui fut longtemps courante, c’est l’expatriation fiscale… On en paie toujours les a priori. Mais aujourd’hui, l’expatriation c’est aussi et surtout des Français, de tous les jours, qui quittent la France soit par amour, soit par opportunité professionnelle au niveau local, soit pour créer leur entreprise. Aujourd’hui, on s’intéresse à cette dernière catégorie, les expatriés – entrepreneurs.

    La French Touch

    Il fut une époque, à la fin du 19ème siècle et au début du 20ème, où le savoir-faire industriel français a véritablement conquis le monde. De Ferdinand de Lesseps à Gustave Eiffel, les réalisations françaises ont étonné le monde. Renouer avec cette vision globalisée de l’entrepreneuriat est non seulement possible mais vital pour l’avenir économique de notre pays. Les entrepreneurs français ont un savoir-faire exceptionnel dans tous les domaines. Forts de leurs atouts, il sont de plus en plus nombreux à sortir du pré carré. La mobilité est un état d’esprit que les Français sont en train d’acquérir. Elle suppose de revenir aux fondamentaux de l’entrepreneuriat comme l’optimisme, le volontarisme et l’envie de repousser les horizons.

    Ainsi s’étendre en dehors des frontières françaises peut être une occasion de saisir de nouvelles opportunités. Le marché international est particulièrement réceptif aux offres des entreprises françaises. La French Touch est reconnue à travers le monde

    Dans une enquête conduite en avril 2020 par le Comité national des conseillers du commerce extérieur de la France (CNCCEF), 37 % de ces entreprises à l’étranger revendiquent la marque France et 52 % utilisent le savoir-faire français dans le domaine de la propriété intellectuelle. On les retrouve le plus souvent dans le consulting et l’audit, l’alimentation, les boissons (vins et spiritueux), l’informatique, ou l’hôtellerie-restauration.

    Des institutions au service des créateurs d’entreprises

    L’Etat français tente depuis des années de combler le déficit abyssal du Commerce extérieur, pour cela il a mis en place tout un écosystème pour accompagner les futurs entrepreneurs expatriés français qui travailleront avec l’hexagone.

    Team France Export

    Structurée autour de Business France, des régions, des Chambres de Commerce et d’Industrie et de Bpifrance, la Team France Export propose aux entreprises désireuses de se développer sur les marchés étrangers un ensemble complet de solutions, de la préparation à la projection à l’international.

    Ce dispositif repose sur une logique d’efficacité et de continuité du service public, depuis les Régions françaises, dans lesquelles sont constitués des « guichets uniques de l’export » qui orientent les entreprises vers les solutions répondant à leurs besoins, jusqu’aux marchés étrangers où un « correspondant unique Team France Export » leur apporte les prestations d’accompagnement adaptées.

    La Team France Export repose sur 13 guichets uniques régionaux, où 250 conseillers spécialistes de l’export apportent aux entreprises un conseil de proximité. À l’étranger, la Team France Export s’appuie sur un réseau de 750 conseillers répartis dans 65 pays.

    Les conseillers au commerce extérieur

    Les conseillers du Commerce extérieur de la France (CCE) mettent bénévolement leur expérience au service du développement de la France. Ils exercent au quotidien des actions concrètes en partenariat avec les acteurs publics et privés ayant un rôle dans la promotion et l’appui à l’internationalisation des entreprises françaises. Nommés par le Premier ministre, les CCE sont investis par les pouvoirs publics de quatre missions.

    Ils sont plus de 4500 femmes et hommes d’entreprise et experts de l’international au service du développement de la France depuis plus de 120 ans. Ils sont présents dans toutes les régions de France et dans plus de 150 pays.

    Business France

    Business France, agence nationale au service de l’internationalisation de l’économie française, accompagne les entreprises pour qu’elles réussissent à l’export. Elle prépare les entreprises ou les entrepreneurs en les mettant en relation avec des partenaires commerciaux sur les marchés cibles afin de favoriser la création de courants d’affaires et de pérenniser les exportations.

    Mais Business France assure, aussi, la veille de l’image et de l’attractivité économique de la France à l’international. L’agence propose et met en oeuvre une stratégie de promotion de la France, de ses territoires, entreprises et talents, et anime des réseaux d’influence sur le plan économique et international.

    Enfin, Business France assure la gestion du programme « Volontariat International en Entreprises » (V.I.E). Ce dernier permet aux entreprises françaises de confier des missions professionnelles à l’étranger (commerciales, techniques, ingénierie, marketing, finance, etc.) à de jeunes talents durant une période modulable de 6 à 24 mois.

    Proparco

    Filiale du groupe AFD dédiée au secteur privé, Proparco intervient depuis 45 ans pour promouvoir un développement durable en matière économique, sociale et environnementale.

    Proparco participe au financement et à l’accompagnement d’entreprises et d’établissements financiers en Afrique, en Asie, en Amérique latine ou encore au Moyen-Orient. Son action se concentre sur les secteurs clés du développement : les infrastructures avec un focus sur les énergies renouvelables, l’agro-industrie, les institutions financières, la santé, l’éducation… Ses interventions visent à renforcer la contribution des acteurs privés à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD), adoptés par la communauté internationale en 2015.

    Dans ce but, Proparco finance des sociétés dont l’activité participe à la création d’emplois et de revenus décents, à la fourniture de biens et de services essentiels, ainsi qu’à la lutte contre le changement climatique.

    Les Chambres de Commerce et d’Industrie à l’international

    Fondée en 1907, CCI France International regroupe et anime 119 Chambres de Commerce et d’Industrie Françaises à l’International (CCI FI) dans 94 pays. CCI France International représente le réseau des 119 CCI FI auprès des pouvoirs publics , des CCI de France, des entreprises, des collectivités territoriales en France.

    Son rôle consiste ainsi à informer les CCI FI, favoriser la coopération et le transfert de savoir-faire entre elles. Elle assure également la formation des collaborateurs du réseau et la diffusion de bonnes pratiques professionnelles.

    Les freins au succès des expatriés

    S’il existe des organismes pour soutenir les Français au départ de France pour mettre en place des filières d’exportation depuis l’hexagone, une fois l’entreprise créée sur un sol étranger, les difficultés apparaissent.

    En effet, actuellement, il n’existe aucun label certifiant l’utilisation d’un savoir-faire français ou l’origine national d’un entrepreneur. Clairement, il est difficile pour un Français de faire valoir son acquis en France.

    Pire, car comme pour toute entreprise le nerf de la guerre, surtout au lancement, c’est la trésorerie, les entreprises fondées en dehors du territoire nationale sont exclues de fait de tout soutien financier émanant de l’Etat français (hors Proparco). Une logique qui peut se comprendre, au premier abord, car pourquoi les contribuables français devraient financer, à travers l’impôt, des sociétés qui paieront leurs taxes, charges sociales dans un pays tiers ? Pourtant, ce sont des entreprises qui vendent la marque France, qui font rayonner notre culture et notre savoir-faire. Et aujourd’hui, pour renforcer l’influence de notre pays tout en favorisant sa prospérité, on ne peut plus uniquement compter sur notre diplomatie.

    2 propositions de loi

    Une situation qui fut criante au cours de la pandémie. En effet, rares sont les Etats à avoir soutenu comme la France leurs entreprises pendant les confinements liés à la Covid-19. Ainsi selon un rapport d’une délégation sénatoriale, 30 % des patrons français résidant hors de France sont rentrés au pays au cours de la crise sanitaire.

    Made by French

    Pour y remédier, le Sénat réfléchit depuis plusieurs années à un dispositif. Cette réflexion s’est traduite dans une proposition de loi de la sénatrice des Français de l’étranger, Evelyne Renaud-Garabedian (ASFE-LR). Adopté en première lecture au Sénat, ce texte ouvre la voix à la création d’un label « Made by French ».

    Selon la sénatrice, grâce à ce statut, les entrepreneurs français à l’étranger pourront, si le texte est adopté, grâce au soutien des CCI, accéder aux mêmes outils financiers que les filiales de groupes français. À la fois auprès de Bpifrance avec des outils d’assurance prospection par exemple, ou auprès de banques françaises installées à l’étranger avec le financement de leur activité.

    Entrepreneur français à l’étranger 

    Du côté de la majorité présidentielle, Anne Genetet (députée de la XIème circonscription des Français de l’étranger) et Stéphane Vojetta (député de la Vème circonscription des Français de l’étranger) ont déposé une proposition de loi pour créer un label « Entrepreneur français à l’étranger » en mars 2021.

    Ce label serait attribué à toute entreprise ayant une gouvernance de nationalité majoritairement française ou un actionnariat de nationalité majoritairement française ou possédant un partenariat privilégié avec une entreprise de nationalité française. Là aussi, ce statut permettrait d’accéder à des dispositifs financiers ou d’accompagnement.

    Mais dans les deux cas, Bercy ne semble pas particulièrement enclin à ouvrir les vannes d’un financement de sociétés de droit étranger. Affaires à suivre…

  • FLAM Monde prend son envol

    FLAM Monde prend son envol

    Née fin 2021, la Fédération FLAM Monde est une association à but non lucratif qui fédère les associations pratiquant des activités « FLAM » (Français LAngue Maternelle) dans un cadre extra-scolaire. Elle regroupe les associations dans les pays de résidence qui se sont créées depuis quelques années pour proposer une alternative pour les plus jeunes au réseau AEFE afin d’apprendre à maîtriser la langue française.

    Des associations citoyennes

    Créés en dehors de tout cadre officiel, ces associations se sont donné pour mission d’enseigner et de maintenir le français chez les enfants et adolescents vivant à l’étranger qui ne sont pas scolarisés dans des établissements français. Ainsi leur objectif est d’aider ces enfants à parler et maîtriser cette langue maternelle alors qu’ils suivent une scolarité dans la langue de leur pays de résidence. 

    Fondées et organisées par des parents, les associations FLAM sont désormais reconnues dans le cadre du dispositif de soutien à la pratique du français langue maternelle mis en place par le Ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères (MEAE) et piloté par l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Étranger (AEFE).

    FLAM
    Action de l’association FLAM en Espagne en 2021

    Mutualisation des moyens

    La création de l’association de droit français, FLAM Monde, va permettre de mutualiser les outils pédagogiques comme d’uniformiser le niveau de formation dispensée.

    Ainsi cette fédération va apporter un soutien logistique et pédagogique mais pas seulement, elle s’est aussi donnée comme mission de favoriser les échanges de bonnes pratiques entre associations et structures FLAM, aux profils souvent très variés. Enfin, elle s’attache à faire grandir le réseau dans sa globalité, renforcer ses savoir-faire, et promouvoir l’expertise FLAM, si unique dans le paysage éducatif.

    Pour cela FLAM Monde s’appuiera évidemment sur toutes les forces vives du réseau FLAM, les associations et bien sûr les fédérations régionales, telles que le Parapluie FLAM et FLAM USA, mais aussi tous les réseaux institutionnels des Français de l’étranger : les élus, les réseaux diplomatiques et administratifs ainsi que les acteurs de la vie politique.

    Une première rencontre pour créer des liens

    Les 2 et 3 juin, FLAM MONDE a organisé une rencontre au sein du Palais du Luxembourg, mis à disposition par le Sénat, afin de permettre aux membres qu’ils le pouvaient de se rencontrer et de tisser des liens pour optimiser la circulation des bonnes pratiques à travers les différentes antennes sur le globe.

    Au cours des deux journées, de nombreux ateliers étaient organisés afin de définir les principaux objectifs pour l’année à venir. Des rapports ont aussi été présentés afin de faire le bilan des six premiers mois opérationnels de la fédération. Enfin, les membres des associations présents à ce séminaire ont pu établir les pratiques de collaborations à distance.

  • Santexpat.fr : l’excellence de l’assurance santé française à l’international  

    Santexpat.fr : l’excellence de l’assurance santé française à l’international  

    La santé et les expatriés, voilà un sujet qui est souvent au coeur des problématiques rencontrées par les Français de l’étranger. C’est en quittant la France qu’on constate que son système de couverture santé est parmi les plus performants du monde. Alors comment faire pour conserver une assurance à la française quand on vit dans un autre pays ? CFE, assurance privée, les choix sont multiples. Afin de vous aider à dénicher l’offre la plus adaptée à votre situation personnelle, Santexpat.fr a développé un comparateur d’assurances performant, mais pas seulement. Désormais, le site propose une large palette de services que nous allons découvrir ensemble.

    Ecoutez le podcast avec Raphaël Le Bars

    Une société ancrée dans l’expatriation 

    Si le site Santexpat.fr peut nous proposer ses prestations, c’est avant tout car c’est une société connectée à la communauté des expatriés. Avec son équipe experte en santé internationale entièrement basée en France, Jean-Christophe PANDOLFI, PDG et ancien expatrié aux USA (Atlanta), Raphaël LE BARS, directeur distribution et partenariats et ancien expatrié en Ecosse et en Irlande, ont une connaissance approfondie des particularités des régimes de couverture sociale dans le monde.

    Accompagnés de 3 conseillers experts en assurance santé internationale, ils dénichent les meilleures opportunités du marché de l’assurance santé aux 4 coins de la planète.

    Une expertise reconnue

    C’est en s’appuyant sur leurs expériences que Santexpat.fr a pu se hisser comme première plateforme santé full digital pour les 3 millions de Français à l’étranger, dans plus de 200 pays.

    « Chez Santexpat.fr, notre mission est de protéger les Français partout dans le monde, c’est le #FrenchCareEverywhere« 

    Ainsi sur le site Santexpat .fr, vous pourrez retrouver plus de 300 offres d’assurances santé auprès de plus de 25 partenaires assureurs. L’équipe a ainsi pu créer des contrats exclusifs développés en collaboration avec les assureurs afin de s’adapter aux besoins « santé » des Français de l’étranger.

    Sur la plateforme totalement digitalisée de la tarification à l’utilisation, avec un parcours simple, vous bénéficierez d’un algorithme innovant qui sélectionnera pour vous les solutions les plus adaptées à votre profil et aux coûts de santé du pays d’expatriation. L’algorithme propose à chaque internaute un top 3 des solutions assurantielles adaptées en fonction des critères remplis (pays et composition familiale) sans oublier de prendre en compte vos impératifs budgétaires et ainsi afficher les offres au meilleur rapport qualité/prix.

    Mais le contact humain n’est pas oublié, bien au contraire, ce parcours numérique est couplé à un panel de téléconseillers experts en santé internationale que vous pouvez joindre facilement soit par chat, téléphone ou Whatsapp. Ils seront à vos côtés avant le départ, pendant l’expatriation et jusqu’au retour en France.

    Une digitalisation au service de l’assuré

    On le voit, Santexpat.fr ne tombe pas dans le piège d’une digitalisation loin des individus. Bien au contraire, la technologie est, ici, au service des expatriés.

    Moins de frais, plus de trésorerie

    Grâce à Santexpat.fr, vous pourrez donc bénéficier d’un remboursement accéléré grâce à des applications assurant un suivi des dépenses de soins (scan des factures, etc.) tout en permettant une dispense d’avance des frais de santé par paiement blockchain ou via une CB prépayée.

    En sus, Santexpat.fr propose des assurances sans co-paiement, sans franchise. Les offres d’assurances sélectionnées par Santexpat.fr sont valides dans l’ensemble des pays grâce à la capacité d’adaptation aux règles en vigueur dans le pays que l’équipe a su développer, riche des expériences (ex : proposer des solutions en conformité avec la réglementation américaine selon l’État de résidence).

    Télémédecine

    Mais ce n’est pas tout, assuré ou non chez Santexpat.fr, le site pense à vous. Parler de ses problèmes de santé dans une langue étrangère n’est pas toujours facile. Pour y remédier, Santexpat.fr a créé un partenariat avec Medecin Direct qui vous permet de consulter un professionnel (du généraliste au spécialiste) français de n’importe où dans le monde et qui sera en capacité d’émettre une ordonnance valable dans votre pays de résidence. Tout est donc pensé pour vous permettre de retrouver un confort dans votre prise en charge à la jonction entre la couverture française et les impératifs locaux.

    santexpat

    Les entreprises

    Si le site dispose d’une large palette de services et d’options pour les particuliers, l’équipe a développé aussi tout un dispositif pour les entreprises qui ont besoin de détacher des salariés dans un pays tiers. Là encore, Santexpat.fr a pensé à toutes les situations et propose une prise en charge complète pour libérer la Direction des Ressources Humaines de la paperasse tout en garantissant une couverture complète aux salariés concernés. Tous les détails dans la brochure téléchargeable ci-dessous.

  • Qu’est-ce que le réseau mondial de certification sanitaire numérique de l’OMS ?

    Qu’est-ce que le réseau mondial de certification sanitaire numérique de l’OMS ?

    L’Organisation mondiale de la santé (OMS) et la Commission européenne ont annoncé le lancement du réseau mondial de certification sanitaire numérique de l’OMS (GDHCN), un outil qui s’appuie sur le système de certification numérique Covid-19 de l’UE.

    Le certificat Covid numérique de l’UE est entré en vigueur le 1er juillet 2021 et a pour objectif de prouver qu’une personne est vaccinée contre le coronavirus.

    Alors que la Covid ne représente plus une urgence de santé publique mondiale, comme l’a déclaré l’OMS il y a un mois, et que les Européens ont depuis longtemps oublié le certificat de vaccination, les outils n’ont pas été jetés aux oubliettes, bien au contraire.

    Le cadre, les principes et les technologies ouvertes du certificat sont maintenant repris par l’OMS pour construire le réseau mondial de certification sanitaire numérique. Selon un communiqué de presse de la Commission européenne, le but est de « permettre au monde de bénéficier de la convergence des certificats numériques ».

    Lundi (5 juin), Stella Kyriakides, commissaire européenne à la Santé, et Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, ont signé un arrangement administratif et une déclaration d’intention au siège de l’OMS à Genève, en vertu desquels l’OMS reprendrait le système de certification numérique Covid-19 de l’UE en juin 2023.

    L’objectif est « mettre en place un système mondial qui contribuera à faciliter la mobilité mondiale et à protéger les citoyens du monde entier contre les menaces actuelles et futures pour la santé », peut-on lire dans le communiqué.

    Deux ans après le lancement du système de certification numérique de l’UE, Mme Kyriakides s’est réjouie que « l’Organisation mondiale de la santé reprenne le cadre du certificat Covid numérique de l’UE ».

    « Grâce à ce partenariat historique avec l’OMS, nous renforçons l’innovation de l’UE dans le domaine de la santé numérique afin d’offrir une mobilité sûre à tous les citoyens du monde », a déclaré la commissaire à la Santé.

    Elle a ajouté qu’« il n’y a pas de meilleur partenaire que l’OMS pour faire avancer le travail que nous avons commencé dans l’UE et poursuivre le développement de solutions mondiales en matière de santé numérique ».

    D’après le communiqué de presse de la Commission, il « s’agit du premier élément constitutif du réseau mondial de certification sanitaire numérique de l’OMS (GDHCN), qui mettra au point un large éventail de produits numériques pour améliorer la santé de tous ».

    Le réseau de certification Covid-19 est opérationnel depuis le 5 juin. Jusqu’à présent, le cadre a été adopté par près de 80 pays.

    Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l’OMS, le 14 décembre 2022 (illustration). – FABRICE COFFRINI / AFP

    L’objectif est d’étendre le cadre

    L’OMS entend développer et étendre progressivement le système dans les mois à venir, en y intégrant des certificats numériques internationaux de vaccination, des carnets de vaccination systématique et des dossiers de patients internationaux.

    « L’OMS continuera à travailler avec toutes les régions pour faire en sorte que le réseau soit accessible à l’échelle mondiale, en intégrant les expériences et normes pertinentes d’autres pays et régions », a déclaré le Dr. Tedros lors de la cérémonie de lancement.

    Selon le communiqué de presse de la Commission européenne, cette « coopération repose sur les valeurs et principes communs de transparence et d’ouverture, d’inclusion, de responsabilité, de protection des données et de respect de la vie privée, de sécurité, d’évolutivité au niveau mondial et d’équité ».

    « Il est important de souligner que le respect de la vie privée est essentiel », a souligné le Dr. Tedros.

    « L’OMS n’aura accès à aucune donnée à caractère personnel relative à la santé, nous ne ferons que maintenir un répertoire des clés publiques qui peuvent être utilisées pour vérifier l’authenticité des dossiers médicaux électroniques d’un État membre », a expliqué le directeur général de l’OMS.

    Thierry Breton, commissaire européen au Marché intérieur, s’est dit « heureux que l’OMS s’appuie sur les principes de protection de la vie privée et la technologie de pointe du certificat de l’UE pour créer un outil mondial de lutte contre les futures pandémies ».

    « Fondée sur la stratégie de l’UE en matière de santé mondiale et la stratégie globale des États membres de l’OMS en matière de santé numérique, l’initiative fait suite à l’accord signé le 2 décembre 2022 par la commissaire Stella Kyriakides et le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, en vue de renforcer la coopération stratégique sur les questions de santé mondiales », est-il indiqué dans le communiqué de presse de l’UE.

  • La croissance, une question de sucre et de café

    La croissance, une question de sucre et de café

    À la fin de l’année dernière, les États-Unis ont été confrontés à un manque de médicaments pour traiter le trouble de l’hyperactivité, en particulier l’Adderall (une amphétamine) et le Ritalin (un stimulant du système nerveux central). Neuf pharmacies sur dix ont signalé des pénuries aux autorités sanitaires qui ont occasionné des problèmes à des dizaines de millions de patients. Au même moment, la productivité américaine, une des plus élevées au monde, a baissé de 3 %. Y aurait-il un lien de causalité ? Faute d’accès aux médicaments, les Américains seraient-ils devenus moins productifs ? Cette analyse nous invite à revoir la croissance sous l’angle des stimulants, une question de sucre et de café ?

    En 2021, plus de 80 000 Américains sont morts d’overdoses d’opioïdes.

    La consommation de substances psychotropes est de plus en plus considérée comme un frein à la prospérité. Selon une estimation de 2007, le coût de la toxicomanie aux États-Unis s’élèverait à 193 milliards de dollars, soit environ 1,3 % du PIB. Plusieurs économistes et démographes américains soulignent régulièrement que la consommation de drogues aux États-Unis a contribué à la baisse de l’espérance de vie et à une moindre croissance. 

    En 2021, plus de 80 000 Américains sont morts d’overdoses d’opioïdes. Les addictions génèrent des dépenses de santé et des pertes de recettes du fait de décès précoces. Mais cette vision contemporaine doit être relativisée. Les stimulants sont utilisés depuis la nuit des temps pour améliorer la productivité. 

    La consommation du sucre et du café jouerait un rôle positif en matière économique en augmentant la force physique et mentale tout en facilitant la concentration. La révolution industrielle à partir de 1750 a été rendue possible grâce à une amélioration de l’apport énergétique. L’augmentation des rendements agricoles a permis de nourrir convenablement une part plus importante de la population. 

    Un analgésique stupéfiant très puissant appartenant à la famille des opiacés (Toby Talbot/AP/SIPA)

    La diffusion du sucre a été un facteur non négligeable du décollage économique

    En outre, les gains de productivité de l’agriculture ont libéré une partie de la main-d’œuvre disponible qui a pu s’investir dans l’industrie. Robert Fogel, économiste lauréat du prix Nobel, estime que la diffusion du sucre a été un facteur non négligeable du décollage économique. Les importations de sucre des colonies britanniques auraient également contribué à améliorer les capacités énergétiques de la population. 

    Au Royaume-Uni, la consommation annuelle de sucre par personne est passée d’environ 5 livres par an en 1700 à 20 livres en 1800. Après 1800, les importations ont fortement augmenté. Le sucre est devenu alors un enjeu majeur de la géopolitique. Le blocus napoléonien a conduit les Français à développer le sucre de betteraves. 

    En France, à la fin du XVIIIe siècle, environ 10 % des personnes ne pouvaient pas travailler faute de nourriture. En Grande-Bretagne, en revanche, ce taux était alors de 3 %. Robert Fogel a ainsi noté que la croissance du PIB britannique était sept fois plus rapide que celle de la France. L’augmentation de l’énergie disponible pour le travail des personnes actives serait responsable d’environ un tiers de la croissance économique de la Grande-Bretagne aux XIXe siècle.

    Le café, un catalyseur des énergies et un facteur d’échanges 

    De son côté, le café a été un catalyseur des énergies en améliorant la concentration et en étant un facteur d’échanges. La consommation de café s’est accompagnée de l’ouverture de nombreux établissements – bars, cafés, restaurants, etc. – qui sont autant de lieux de convivialité. Ils permettent la diffusion des connaissances et sont propices au lancement de projets et d’innovations. 

    L’économiste Joel Mokyr de la Northwestern University a souligné l’importance d’une « culture de la croissance » pour expliquer l’industrialisation de l’Europe. Au cours de cette période, la science est devenue moins académique et plus axée sur la résolution de problèmes du monde réel. 

    Les cafés, que certains appelaient à l’époque des «universités à un sou», ont joué un rôle crucial dans la diffusion du progrès technique. Au début du XVIIIe siècle, le centre de Londres comptait jusqu’à 600 cafés. Le Marine Coffee House à Londres a été l’un des premiers lieux pour une série de conférences sur les mathématiques. Le London Chapter Coffee House était le lieu de rencontre préféré des membres de la Royal Society. Il réunissait les intellectuels et les savants britanniques. 

    Scientifiquement, il a été prouvé que la caféine augmentait à la fois l’attention sélective et l’attention soutenue quand l’alcool générait une euphorie de court terme à tendance dépressive.

    Le café, symbole de ce monde de travailleurs devant se lever tôt 

    L’industrialisation a obligé les travailleurs à respecter des horaires afin d’être au même moment sur leur lieu de travail. Les ouvriers se doivent d’être à l’heure faute de quoi les chaînes de production ne peuvent pas tourner. Le café est devenu un symbole de ce monde de travailleurs devant se lever tôt. 

    La consommation de drogues comme la cocaïne, qui est un stimulant, est aujourd’hui fortement dénoncée en raison de ses conséquences pour la santé. La surconsommation de sucre est également devenue un problème de santé publique avec le développement de l’obésité et du diabète. La réduction de l’apport calorifique est devenue une priorité pour éviter l’apparition de maladies chroniques. 

    Ironie de l’histoire, l’industrialisation rendue possible par l’amélioration de l’alimentation a généré une société où cette dernière est devenue un problème.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 07.06.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 07.06.23

    Bonjour à tous, bienvenue dans le flash quotidien des Français de l’étranger de ce mercredi 07 juin. On revient sur la victoire par K.O du gouvernement sur les syndicats avant de se pencher une nouvelle fois sur le cas du Lycée français à Dubaï. On conclut cette édition en évoquant la catégorie aidée de la CFE. 

    Fin de partie pour la mobilisation contre la réforme des retraites

    C’est en tout cas le constat général au lendemain de la 14ème journée de manifestations, même si les syndicats ont annoncé des chiffres encore élevés, les images ont parlé. La mobilisation fut bien inférieure aux 600 000 personnes attendues sur tout le territoire, ils auraient été moins de la moitié. Un constat encore plus sévère chez les Français de l’étranger, même dans les bastions comme Barcelone ou Berlin, ils n’étaient qu’une poignée à se retrouver devant les grilles des consulats. Dans le réseau AEFE, les épreuves du Baccalauréat et du Brevet des collèges se sont déroulées sereinement, très peu de professeurs ayant débrayé. Prochaine et dernière étape, le vote du jeudi 08 juin d’une dernière loi qui propose d’abroger la réforme, mais elle n’a aucune chance d’être adoptée. 

    Retraites

    A Dubaï, une situation complexe 

    C’est ce qui ressort des articles publiés par Lesfrancais.press sur la gestion du Lycée Georges Pompidou et qui a amené à la publication d’un droit de réponse du Comité de gestion. L’association principale des parents d’élèves qui domine cette instance s’étonne que sa volonté de s’inscrire dans le droit des Emirats puisse provoquer des remous. Alors qu’évidemment personne ne reproche à l’établissement de se conformer aux lois du pays d’accueil, pour autant les conséquences de celles-ci pourraient être importantes, avec des contrôles sur les flux financiers renforcés qui pourraient mettre en difficulté les finances, déjà grevées, de l’établissement, autre point qui poserait problème c’est la place de la religion et le traitement des jeunes filles. Une affaire à suivre. 

    Lycée Français International Georges Pompidou à Dubaï
    Lycée Français International Georges Pompidou à Dubaï

    En difficulté financière ? Connaissez vous la catégorie aidée de la CFE ?

    On le sait, les systèmes de santé dans le monde sont loin d’apporter une couverture à la française. Il existe de nombreuses assurances privées, mais souvent chères. La Caisse des Français de l’Etranger, établissement ayant sous délégation une mission de service public, a créé une catégorie dite « aidée ». Ainsi sous conditions de ressources, il est possible de bénéficier de ce dispositif d’aide à l’accès à la couverture santé de la CFE. Celle-ci consiste en une prise en charge partielle de la cotisation de l’assurance maladie de la CFE. Tous les détails sur le site de la Caisse des Français de l’Etranger

    C’est tout pour aujourd’hui, bon mercredi à tous où que vous soyez ! 

    Ecoutez le bulletin des Français de l’étranger

  • Retraites : victoire par K.O du gouvernement ?

    Retraites : victoire par K.O du gouvernement ?

    Tandis que l’intersyndicale affirme ne pas «tourner la page», certains manifestants comme des responsables syndicalistes semblent avoir acté la défaite. A l’instar de Laurent Berger qui s’accorde à dire que « sur le sujet des retraites, et avec un décret à 64 ans qui est publié, ça devient de plus en plus compliqué». Du côté des Français de l’étranger, la mobilisation s’est aussi estompée ce 06 juin 2023.

    Mobilisation en chute libre

    Dans un contexte de faible engouement autour de cette 14e journée de manifestation contre la réforme des retraites, Sophie Binet a appelé les Français à se mobiliser. « Les suites dépendent du niveau de mobilisation aujourd’hui et de ce qu’il se passera le 8 », met-elle en avant. « Mais, ce qui est sûr, c’est que l’Intersyndicale va rester unie », assure la patronne de la CGT. 

    En France

    Mais la nouvelle tête d’affiche de la CGT n’a pas été entendue. Alors que les syndicats annoncent 300 000 personnes à Paris, les forces de l’ordre et les médias estiment que les manifestants étaient autour de 80 000 personnes.

    Manifestants devant la Madeleine à Paris le 06 juin 2023 ©AFP

    Même dans les bastions de la contestation, les chiffres sont les plus faibles enregistrés en près de cinq mois. À Nantes, ils étaient ainsi 8600 selon la police, 20.000 d’après les organisateurs – plus bas encore que le 11 mars, point bas du mouvement jusqu’à présent. Même chose à Rennes, où 5.500 à 10.000 personnes ont défilé, à Rouen (2900 à 6000), mais aussi plus au sud à Nice (1700 à 6500) et Perpignan (2000 à 4000). Quelques villes dépassent de peu leurs jauges minimales, mais suivent tout de même la tendance, comme Grenoble (5000 à 10.000) et Le Havre (3500 à 10.000). 

    Hors de France

    Alors que les partis d’opposition, en particulier ceux affiliés à la NUPES, appelaient à manifester devant les ambassades et consulats à Barcelone, Londres, etc, ils ne furent qu’une poignée dans chacune de ces villes à rejoindre les organisateurs.

    L’exception qui confirme la règle fut Berlin où 70 personnes se sont rassemblées devant l’ambassade de France de 18 à 19h avec des discours tenus par la candidate NUPES Asma Rharmaoui-Claquin, ainsi que par des membres d’IG Metal et ver.di, les plus grands syndicats allemands.

    Enfin à Madrid, une trentaine de Français ont manifesté avec enthousiasme et détermination leur opposition à la réforme des retraites. Mais globalement, les Français de l’étranger comme ceux de métropole semblent résignés. Pour autant, le responsable UNSA, Adrien Guinemer, nous a transmis la réaction de son syndicat depuis Dijon où les responsables syndicaux sont en congrès.

    « L’UNSA réunie en congrès à Dijon participe à la manifestation intersyndicale contre la réforme des retraites. Les député•es doivent se saisir de la chance qui leur est donnée cette semaine. Emmanuel Macron peut encore écouter son peuple qui dit Non à cette réforme. « 

    Adrien Guinemer, chargé de mission « Hors de France » : AEFE, MLF, MEAE Secteur : trésorerie, numérique, communication et HdF

    Ce fut aussi le cas d’un des responsables de LFI en Espagne, Youssef Hanayen, qui constate aussi une baisse de la mobilisation mais qui tient à la relativiser. En effet, hors de France, il est plus que difficile de mobiliser sur de tels sujets nationaux.

    « Même si on rassemble moins de monde à cause notamment des épreuves du bac, cela reste des chiffres très corrects quand on sait que même lors des élections on a parfois du mal à rassembler une vingtaine de curieux… « 

    Youssef Hanayen, un des responsables de LFI en Espagne

    En effet, dans les établissements AEFE, les syndicats contactés n’ont même pas pu nous communiquer des chiffres concernant les débrayages. Une situation qui s’explique par les épreuves du Baccalauréat et du Brevet des collèges qui étaient organisées dans une partie du réseau des établissements scolaires hors de France ce 06 juin 2023.

    Adrien Guinemer, chargé de mission « Hors de France » : AEFE, MLF, MEAE Secteur : trésorerie, numérique, communication et HdF accompagné d’autres responsables dans la manifestation à Dijon ce 06 juin 2023

    Moins de violences

    Du côté des violences, les cortèges clairsemés n’ont pas permis aux Black Blocs de se lancer dans leurs opérations de destruction dans les rues de France. Mais une anecdote a été retenu par les médias nationaux.

    En effet, lundi, Adrien F., 20 ans, comparaissait après l’agression du petit-neveu de Brigitte Macron, Jean-Baptiste Trogneux. Sur les trois prévenus, il est le seul à avoir été relaxé de ces faits commis en mai à Amiens. Ce mardi, il a été interpellé à Paris durant la manifestation contre la réforme des retraites…

    Et maintenant ?

    « La lutte continuera« , a promis Jean-Luc Mélenchon mardi à Paris depuis la manifestation contre la réforme des retraites, même s’il a admis ne pas savoir « sous quelle forme« , appelant une nouvelle fois les syndicats à associer les partis aux décisions.

    « D’une manière ou d’une autre, cette lutte va trouver son prolongement« , a-t-il déclaré. « Les jeux ne sont pas faits« , a insisté l’Insoumis. « Je préfèrerais une organisation plus ample où les syndicats acceptent de collaborer avec les organisations politiques » pour « travailler ensemble« , a-t-il ajouté.

    Pour la CFDT, comme pour d’autres instances, cette 14e journée de mobilisation « est la dernière évidemment sur la question des retraites dans ce format-là« , mais elle doit servir à « montrer la force du mouvement syndical pour relever les défis qui sont devant nous« , notamment « le pouvoir d’achat, les salaires, le logement, les conditions de travail« , a ajouté Laurent Berger, le patron de la CFDT.

    Cependant, une dernière date s’impose dans le calendrier, jeudi 08 juin, la proposition de loi portant sur l’abrogation du nouvel âge légal de départ à la retraite, 64 ans, sera présentée aux votes des députés. Avec peu de chances d’être adoptée.

  • Le Lycée Français International Georges Pompidou à Dubaï : le droit de réponse du CDG

    Le Lycée Français International Georges Pompidou à Dubaï : le droit de réponse du CDG

    Nous avons publié le jeudi premier juin, un article intitulé « 4 Lycées Français en péril », dans lequel nous évoquions la situation complexe du Lycée Français International Georges Pompidou à Dubaï. Le Conseil de gestion de l’établissement nous a fait parvenir un droit de réponse que nous publions ci-dessous.

    Nous tenions, nous aussi, à amener des précisions. En effet, l’association qui gère l’établissement via le fameux Conseil de gestion indique que nous aurions pris cette dernière pour une association dissidente, pourtant nous écrivions dans ledit article que celle-ci est en charge du Lycée : « … Conseil de gestion, organe pilotant une association réunissant les parents d’élèves, qui gère le foncier et le bâti accueillant l’établissement ». De fait, elle est aussi partie prenante de la gestion quotidienne, nous tenions à nous excuser si la formulation n’était pas assez claire. Pour rappel le terrain a été offert par les autorités.

    Concernant l’adaptation à la loi des émirats, en effet, ce sont les parents qui disposent de l’autorité sur l’établissement via le Conseil de gestion qui ont demandé la mise en conformité de leur association au droit local via la création d’une nouvelle structure. Cette succession d’associations reste un montage périlleux qui pourrait être mal interprété soit par l’AEFE soit par les autorités de Dubaï. Cependant, il est évident que nous souhaitons la bonne réussite de ces opérations pour le bien des élèves.

    Dans l’article auquel le Conseil de gestion a décidé d’apporter un droit de réponse, nous ne faisions pas référence aux tensions qui ont pu exister ou existent encore sur l’encadrement religieux, pour autant nous avions, en effet, dans un autre article traité cet angle.

    Concernant la dénonciation de la convention que le Conseil de gestion indique comme étant mensongère, nous tenons à préciser que tant du côté de l’AEFE que des parents la situation semble pourtant se confirmer. Ce 04 juin, dans un groupe Whatsapp réunissant les parents d’élèves, une mère de famille s’inquiétait encore des conséquences.

    « Avoir perdu la convention, c’est un fait maintenant que nous devons malheureusement tous accepter pour le moment mais espérer maintenant négocier un partenariat sain et solide avec de bonnes bases, je doute que cela puisse se faire dans l’harmonie avec le même CDG démissionnaire qui a lui-même rompu les négociations de convention avec l’AEFE elle-même.« 

    Une mère de famille dans le groupe Whatsapp dédié au Lycée ce dimanche 04 juin

    Cependant les réponses du Conseil de gestion laissent apparaître encore des zones d’ombre. Nous continuerons donc l’enquête en retenant leur proposition de se joindre à nos investigations. C’est ensemble que nous travaillerons au mieux pour créer le cadre le plus adapté à l’expatriation des Français et ce où que ce soit dans le monde.

    Rentrée scolaire au Lycée

    Droit de réponse du Conseil de gestion du Lycée Français International Georges Pompidou à Dubaï

    Le Conseil de gestion du Lycée Français International Georges Pompidou souhaite apporter des clarifications concernant l’article intitulé « 4 Lycées français en péril ».

    L’article présente une vision partielle, incomplète et fausse de la situation au sein de notre établissement, résultant d’une insuffisance manifeste d’investigation.

    La simple lecture des statuts de l’association du LFIGP, disponibles sur le site de l’établissement, aurait permis de comprendre que le lycée est un établissement à gestion parentale. L’association qui exerce cette mission n’est donc pas une association de parents dissidents mais réunit bel et bien la totalité des parents d’élèves. Ce sont ces mêmes parents d’élèves qui désignent, chaque année, le Conseil de gestion. Cet organe n’est pas uniquement chargé du foncier et du bâti de l’établissement mais assure l’existence, la sécurité et la continuité du bon fonctionnement de l’établissement, sous le contrôle de l’autorité de tutelle, l’Ambassade de France, ainsi que sa gestion financière.

    En tant que tel, le Conseil de gestion est donc soumis au droit local des Emirats Arabes Unis et, dans ce cadre, ce sont toujours ces mêmes parents d’élèves qui ont décidé en AGE de l’affiliation à la CDA (Community Development Authority) afin de créer une association de droit local et de maintenir son caractère non-lucratif.

    De simples recherches sur les sites officiels des Emirats Arabes Unis auraient permis de comprendre que la CDA ne poursuit aucun but religieux mais est une autorité gouvernementale créée dans le but de réglementer et de superviser le secteur associatif et communautaire de l’émirat de Dubaï et que l’affiliation de toute association exerçant sur le territoire émirati est obligatoire, sauf à se voir interdire tous flux financiers, et notamment le règlement des dépenses de personnel. Loin de présenter un risque juridique et financier pour les parents d’élèves, cette affiliation a au contraire sécurisé l’établissement.

    De la même manière, le Conseil de gestion a alerté l’AEFE quant à l’obligation de renégocier la convention qui lie l’établissement à l’Agence, afin de se conformer au droit local.

    Une simple demande aux membres du Conseil de gestion aurait permis à l’auteur de l’article d’obtenir le courrier du Conseil de gestion du 17 février 2023 aux termes duquel sont clairement exposés, d’une part, les points en discussion entre l’établissement et l’AEFE et, d’autre part, le souhait de parvenir à une solution satisfaisante de renouvellement de la convention.

    La mention de la dénonciation de l’actuelle convention par le Conseil d’établissement extraordinaire du 20 février 2023 est donc purement mensongère.
    Enfin, une simple demande de précisions aux membres du Conseil de gestion aurait permis de comprendre que s’il est vrai que notre établissement a connu des déficits chroniques par le passé, le Conseil de gestion élu en 2020, et depuis lors renouvelé par les parents d’élèves, a pris la mesure du phénomène et alerte en vain depuis mai 2021 l’AEFE sur les dysfonctionnements constatés.

    Engagés dans une gestion rigoureuse de nos ressources, nous avons nommé, en accord avec l’AEFE, une General Manager, volontairement indépendante de l’Agence, et donc garante de la transparence de la gestion.

    Nous avons traversé la tête haute toute cette période de transition, malgré les multiples défis qui nous ont été lancés et nous abordons aujourd’hui la rentrée prochaine sereinement, dotés d’une structure conforme et saine.

    Nous vous remercions de prendre en considération ces clarifications et nous restons ouverts au dialogue constructif.

    Le Conseil de gestion

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