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  • Français de l’étranger rentrant en France, les démarches à suivre – Vidéo et simulateur

    Plus de 2 millions de nos compatriotes vivent à l’étranger. Les « expats » font partie de la richesse de la France dans le monde, à travers leur travail entrepreneurial, le rayonnement culturel, la participation locale.

    Certains d’entre eux souhaitent cependant rentrer en France, plusieurs démarches à cet égard sont à entreprendre. Tour d’horizon.

    Les démarches avant le départ, du bon sens…

    Le Quai d’Orsay indique sur son site les démarches à faire avant de rentrer. Tout d’abord signaler son départ au Consulat, cela peut se faire en ligne sur la page dédiée

    Le Quai d’Orsay

    Trois démarches importantes:

    s’assurer que ses documents civils sont à jour. Comme l’indique le Ministère sur son site, il faut « Vérifiez que les événements familiaux survenus pendant votre séjour (naissance, mariage) ont bien été transcrits sur les registres d’état civil de l’ambassade ou du consulat territorialement compétent. En cas de divorce, une mention devra être apposée sur votre acte de naissance et votre acte de mariage. Si le divorce a été prononcé à l’étranger, il doit faire l’objet d’une vérification d’opposabilité du procureur de la République dont dépend l’officier d’état civil qui a célébré le mariage pour les mariages célébrés en France, et du procureur de la République près le tribunal de grande instance de Nantes pour les mariages célébrés à l’étranger »

    Signaler le changement d’adresse aux services postaux locaux

    Avoir en sa possession tous les documents utiles en France: cela inclue les certificats de travail, les bulletins de salaire et les avis d’imposition locaux. La raison est primordiale, éviter de voir l’administration fiscale réclamer ce qui serait alors une double imposition.

    Les démarches au retour, quelque soit votre situation professionnelle 

    Une fois de retour en France, plusieurs démarches sont à faire également. Pour les parents d’élèves, contacter les établissements, publics où privés, qui les accueilleront. Par ailleurs, s’assurer de la conformité des règles en matière de transferts d’animaux domestiques

    Les animaux de compagnie doivent être identifiables et vaccinés

    Les animaux de compagnie doivent être identifiables et vaccinnés

    Ils doivent être identifiés par un tatouage où une puce, être vaccinés contre la rage, avoir un passeport européen (pour les animaux dans l’UE) et quand ils viennent d’hors UE avoir subi un titrage sérique des anticorps antirabiques (examen de laboratoire effectué sur un prélèvement sanguin et permettant de s’assurer de l’efficacité de la vaccination de l’animal contre la rage) effectué dans un laboratoire agréé par l’Union européenne au moins 30 jours après la vaccination de l’animal et au moins trois mois avant son importation.

    Des règles s’appliquent également en terme de transfert d’un véhicule et de transferts de moyens de paiement. Les véhicules achetés hors UE doivent s’acquitter de la TVA française lors du retour. Dès lors, il faut soit lors de l’achat ne pas payer la TVA dans le pays d’achat, soit demander son renboursement lors du retour en France. Pas de droits de douane et de taxe quand l’on a résidé au moins 12 mois dans un pays de l’UE, avoir utilisé le véhicule à titre privé pendant au moins 6 mois avant le retour en France, et s’être acquitté des taxes douanières et fiscales dans le pays d’achat.

    Prendre sa retraite en France

    Enfin, un système existe pour ceux qui sont retraités et reviennent d’un pays de l’ Union européenne

    Un conseil du Ministère en l’occurence: « Il est conseillé d’adhérer volontairement auprès de la CRE (régime Arrco) et de l’IRCAFEX (régime des cadres Agirc) afin de continuer à acheter vos points de retraites complémentaires à partir d’un pays de l’Union européenne »

    Il est possible, par ailleurs de contacter, pour renseignements, le centre des liaisons européennes et internationales de sécurité sociales, le CLEISS

    Attention, le CLEISS est l’organisme public d’information sur la protection sociale à l’internationale, il n’administre ni ne traite pas de dossiers.

    Il informe sur les droits prévus, sur les règles juridiques, sur les démarches, en aucun cas il ne peut se substituer aux caisses de retraite.

    Si vous travaillez hors de France et vous êtes détaché, expatrié ou recruté localement ? En fonction de votre situation, vos droits au régime général de la Sécurité sociale française sont différents.

    L’Assurance Retraite française met à votre disposition une vidéo afin de comprendre le système.

    https://youtu.be/iPZda0KJjCI

    Il convient, donc, de demander un formulaire de demande de retraite auprès de l’organisme de retraite compétent et de le lui retourner complété. Votre organisme interlocuteur dépend de votre lieu de résidence.

    Si vous résidez dans un pays de la zone d’application des règlements européens, déposez votre demande soit :

    • auprès de la caisse de retraite de votre pays de résidence ;
    • auprès de la caisse de retraite de votre dernier lieu de travail.

    A noter

    Dans le cadre des règlements européens si vous avez été affilié à plusieurs régimes (français de base), le dernier régime d’affiliation doit jouer le rôle de « Régime pivot » entre les autres régimes français vis-à-vis du (des) régime(s) étranger(s).

    Si vous résidez dans un pays signataire d’un accord de Sécurité sociale déposez votre demande auprès de la caisse de retraite de votre pays de résidence.

    Si vous résidez dans un pays qui n’a pas signé d’accord de Sécurité sociale avec la France, vous pouvez télécharger votre Demande de retraite personnelle sur notre site et l’envoyer remplie à la caisse française où vous avez été affilié en dernier lieu.

    Si vous résidez en France, adressez-vous à la caisse (Carsat, Cnav, CGSS) de votre lieu de résidence.

    Nous vous conseillons de contacter la caisse compétente quelques mois avant la date que vous choisissez comme point de départ de votre retraite.

    A noter

    Si vous habitez à l’étranger pendant votre retraite, l’Assurance Maladie vous demandera chaque année un justificatif d’existence afin de pouvoir payer votre retraite. C’est une démarche essentielle. Si votre caisse de retraite ne reçoit pas le justificatif d’existence, le paiement de votre retraite est suspendu.

    Vous pouvez percevoir votre retraite sur votre compte bancaire français ou demander le virement directement sur votre compte bancaire à l’étranger. Consultez votre banque pour connaitre les frais bancaires associés.

    Le Simulateur mis à disposition par l’Etat Français

    La page du Gouvernement sur le retour en France vous permet de simuler votre situation et d’explorer tous les cas spécifiques. Un véritable outil pour amorcer votre retour en France

    Quelque soit votre situation, un ensemble de démarches sont à effectuer en amont, évidemment au plus vous devez transférer des actifs financiers ou sociaux au plus les démarches seront lourdes.

    Plusieurs éléments d’information à cet égard:

    La FAQ du CLEISS

    La page d’information du CLEISS

    La page de l’assurance retraite

  • France : Canicule, les records tombent – Carte interactive

    Cette journée du 25 juillet 2019 restera comme l’une des plus chaudes en France après la nuit de mercredi à jeudi, elle-même, la plus chaude de l’histoire des relevés météo.

    En effet, Météo-France a calculé pour cette nuit de mercredi à jeudi une moyenne minimale nationale de 21,4°C, soit 0,1°C de plus que la nuit la plus chaude de la canicule de 2003.

    En attendant, plusieurs villes ont pulvérisé leurs records de minimales cette nuit. Jamais elle n’a ainsi été aussi chaude dans le centre-ville de Bordeaux. La station Bordeaux-Paulin a enregistré une température minimale de 26,8 °C, bien loin devant les 25 °C de l’été 2006. Pareil à Lille, où le mercure n’est pas descendu sous les 23,2 °C, battant 22,5 °C d’une nuit de juillet 2007. D’autres records ont été battus à Toulouse, Cognac, Saintes, Auch…

    Troisième nuit la plus chaude dans la capitale

    Paris a connu sa nuit de juillet la plus chaude depuis 1976 avec 25 °C relevés à la station de Montsouris. Le record absolu, tous mois confondus, n’est en revanche pas battu : le mercure n’était pas descendu sous les 25,5 °C les nuits des 11 et 12 août 2003.

    A Lyon, le thermomètre n’est pas allé en dessous des 25,2 °C. Ce qui place la nuit de jeudi à vendredi sur la 3ème place du podium, derrière celle de mercredi à jeudi avec 25,3 °C et le record du 30 juin, 26 °C.

    Pics de température ce jeudi 25 juillet 2019

    À l’échelle du pays, ce jeudi sera la journée la plus chaude de la semaine, et peut-être même se rapprocher de la journée la plus chaude jamais enregistrée dans l’Hexagone

    Vingt départements placés en vigilance rouge, des températures prévues à plus 40 °C… Les autorités lancent des appels à la vigilance pour les personnes les plus fragiles mais aussi, si possible, d’éviter les déplacements non essentiels pour tous dans les départements les plus chauds.

    • A Paris, le record historique de juillet 1947 (40,4°C) vient d’être battu avec 41°C ! Les premiers records de chaleur absolus sont en train de tomber entre les Hauts-de-France, la Normandie et l’Ile-de- France : 36,4°C à Boulogne-sur-mer (35,4°C en 2015), 37,3°C au Touquet (36,2°C en 2006), 37,7°C à Lille (37,6°C en 2018), 38,5°C à Dieppe (36,3°C en 2013), 39,6°C à Melun (39,4°C en 2015).

    Grâce à la carte interactive ci-dessous, découvrez les villes qui ont battu leur record de température cette semaine en cliquant sur les petites icônes.

    record juillet Le record a été battu cette semaine
    record possible Le record pourrait être battu cette semaine
    record impossible Le record ne devrait pas être battu

     

  • Economie : Faiblesses et contradictions françaises

    La France demeure une des principales puissances économiques mondiales. Elle excelle dans plusieurs secteurs majeurs, tels que les transports dont l’aéronautique et l’espace, l’agro-alimentaire, la pharmacie, la banque, l’assurance, les travaux publics, etc. Depuis une génération, sa compétitivité s’est érodée avec, par voie de conséquence, un rapide déclin de son industrie. Le développement des services domestiques, services liés à la personne (tourisme, logistique, commerce) ne compense pas en termes de valeur ajoutée la réduction du poids de l’industrie.

    Déclin industriel et tentation du repli

    Les raisons du déclin industriel sont connues de longue date : l’insuffisance des investissements technologiques, le niveau médiocre de la formation, le poids des prélèvements obligatoires, le temps de travail, et la faible concurrence au sein de certains marchés. Face à ce constat, l’élaboration de solutions consensuelles est de plus en plus difficile. La tentation du repli et du protectionnisme semble gagner du terrain. À défaut de réactions, la voie semble être tracée.

    La France se caractérise également par ses mauvaises performances tant au niveau de la formation des actifs que pour celle des étudiants. Notre pays est distancé dans les classements PIAAC et PISA de l’OCDE en figurant respectivement aux 21e et 23e rang. Cette situation a de graves conséquences pour l’économie et le niveau de vie de la population.

    Faiblesse de la formation, faiblesse des salaires

    L’insuffisance de la modernisation a conduit à la faiblesse des gains de productivité. Même si les salaires réels

    augmentent plus vite que la productivité, les marges de progression des salaires sont réduites. Il en résulte de maigres augmentations du pouvoir d’achat, en partie obtenues grâce aux prestations sociales et, par ricochet, par un endettement croissant. Depuis 2008, l’écart entre les gains de productivité et les salaires réels est de plus de 5 points en faveur des seconds. Dans une grande partie des pays de l’OCDE, les gains progressent plus vite que les salaires.

    Prélèvements élevés, insuffisance des investissements

    Pour financer les dépenses sociales les plus importantes, les pouvoirs publics ont dû augmenter les prélèvements obligatoires qui représentent plus de 45 % du PIB. L’insuffisance des investissements technologiques, la faiblesse de la formation et le niveau élevé des prélèvements ont conduit à la désindustrialisation, aidée en cela par le manque de fonds propres et la taille réduite des entreprises françaises. Il en a résulté des pertes importantes d’emplois industriels, -22 % en vingt ans. Les capacités de la production manufacturière ont baissé de 11 % depuis 2007. Les emplois perdus ont été compensés par la création de services domestiques peu qualifiés assortis de salaires faibles.

    Le poids des dépenses de recherche et développement privées s’élevaient en 2018 à 1,2 % du PIB en France contre 1,8 % pour les États-Unis et 1,9 % pour l’Allemagne. Au Japon, ce taux est de 2,5 %. L’écart avec notre voisin allemand peut s’expliquer en partie par le caractère moins industriel de notre économie. Malgré tout, il apparait que notre pays a accumulé un retard certain tant au niveau des robots industriels que dans le secteur des technologies de l’information et de la communication. Le stock de robots industriels représente 1,4 % de l’emploi manufacturier en France contre 3 % au Japon, 2,8 % en Allemagne et 2,3 % aux États-Unis.

    L’investissement dans les technologies de l’information et des communications atteint 2 % du PIB aux États-Unis contre 1,25 % au Japon et 0,6 % en France. La moyenne de la zone euro hors France est de 1,25 % du PIB. Le retard pris dans la modernisation de l’économie et la désindustrialisation expliquent également la dégradation du commerce extérieur industriel (Source: INSEE).

    Un risque de déclassement, une absence de consensus

    Ce déficit n’a été qu’en partie compensé par l’excédent des services, en particulier du tourisme. Dès lors, la France est conduite à l’accumulation de la dette extérieure qui demeure supportable du fait de la participation du pays à la zone euro. Cette dette dépasse 20 % du PIB en 2018 quand notre solde était positif de 10 points en 2002.

    Sans modernisation rapide, un risque de déclassement menace la France. En effet, le positionnement sur des services dits domestiques ne peut amener qu’à un appauvrissement au moment où les charges publiques liées au vieillissement (retraite, santé, dépendance) augmenteront fortement dans les prochaines années. Ces vingt dernières années, l’économie s’est dégradée à un rythme assez rapide. L’absence de consensus sur les efforts à réaliser en matière de gestion publique rend complexe la sortie de la nasse.

    Une modernisation de l’appareil productif et une amélioration du système de formation combinées à une maîtrise des dépenses sociales apparaissent nécessaires mais ne trouvent qu’un faible écho au sein de l’opinion publique qui préfèrerait un recours au protectionnisme.

    Le débat enflammé sur l’accord de libre échange avec le Canada, pays de 37 millions d’habitants en a fourni la preuve.

  • Avec Boris Johnson, le Royaume-Uni fait un pas supplémentaire vers le « hard Brexit »

    Boris Johnson remplacera la Première ministre britannique Theresa May le 24 juillet après avoir confortablement remporté l’élection au sein du parti des conservateurs.

    Boris Johnson a été désigné leader du parti conservateur le 23 juillet avec 66 % des voix, contre 33 % pour son rival, le secrétaire d’État aux affaires étrangères, Jeremy Hunt. Au total, 159 320 membres du parti conservateur ont participé au vote.

    Dans un court discours de victoire, l’ancien maire de Londres a promis de « construire une grande société » et s’est engagé à réconcilier pro- et anti-Brexit.

    « Nous savons que nous pouvons y arriver », a-t-il déclaré, ajoutant que son slogan de campagne était « concrétiser le Brexit, unir le pays et vaincre Jeremy Corbyn, ce que nous allons faire ».

    « La campagne est finie, le travail commence. »

    Le résultat n’est pas surprenant puisque Boris Johnson était donné favori pour succéder à Theresa May depuis qu’elle a annoncé son intention de démissionner en mai dernier.

    Dans une campagne dominée par le Brexit, Boris Johnson et Jeremy Hunt avaient tous deux promis de sortir le Royaume-Uni de l’UE avec ou sans accord le 31 octobre.

    Malgré sa nette victoire au sein des membres du parti conservateur, Boris Johnson fera face aux mêmes difficultés que sa prédécesseure : il va devoir gouverner avec une faible majorité, un pays et un parti divisés. Lorsque le résultat a été annoncé, les militants de la campagne People’s vote, qui réclament un vote du peuple sur l’accord du Brexit, manifestaient devant la salle à Westminster.

    Pendant sa campagne, Boris Johnson a déclaré que chaque membre de son cabinet devra « se réconcilier » avec l’idée d’un Brexit sans accord, ce qui a poussé plusieurs ministres à démissionner, comme la ministre de l’Éducation, Anne Milton, qui s’est dite très inquiète de la gouvernance de Boris Johnson. « Je crois fermement que le parlement doit continuer à jouer un rôle central dans l’approbation d’un accord et que nous devons quitter l’UE de manière responsable. »

    Boris Johnson n’exclut pas la possibilité de suspendre le parlement, où une majorité de députés s’oppose à un Brexit sans accord, afin de forcer une sortie de l’UE le 31 octobre.

    « Il y a une majorité claire dans la Chambre des communes qui ne veut pas quitter l’UE sans un accord, et je pense que cela deviendra très clair cet automne », a indiqué le ministre de la Justice, David Gauke.

    Rory Stewart, secrétaire d’État au développement international, s’est joint au ministre des Finances, Philip Hammond et au ministre de la Justice, David Gauke, pour dire qu’il préférait démissionner avant que le nouveau Premier ministre ne prenne ses fonctions plutôt que servir dans son gouvernement.

    Le nombre de Tories rebelles expose Boris Johnson à un possible vote de défiance dans les prochains mois. Des élections générales à l’automne sont donc très probables.

    Le nouveau Premier ministre a promis de rapidement chercher à renégocier des parties de l’accord de retrait de l’UE, ce qui a été rejeté à maintes reprises par les dirigeants européens.

    « Un Brexit sans accord serait une tragédie, pour toutes les parties, pas seulement pour les Royaume-Uni », a déclaré le vice-président de la Commission européenne, Frans Timmermans. « Nous allons tous en pâtir si ça arrive. »

    Frans Timmermans a par ailleurs accusé Boris Johnson de « jouer un rôle » avec le Brexit. « Je vous invite à jeter un œil à ce qu’il écrit depuis des années. Il a mis beaucoup de temps à décider s’il était pour ou contre l’UE. »

  • Comment la GSA a remis en orbite le système Galileo

    C’est un véritable tour de force qu’a réussi la GSA, l’agence de l’Union européenne, qui gère les constellations Galileo et Egnos, pour relancer aussi vite le système Galileo avec succès. C’est elle qui a pris la décision de rebrancher le système Galileo avec le plein soutien de la commissaire Elżbieta Bieńkowska. La cause a été identifiée après la réinitialisation du système et la panne a pu être réparée. Au cœur du problème, un changement de logiciels par l’autorité de développement, en l’occurrence l’Agence spatiale européenne (ESA), dans les deux centres de contrôle de la constellation Galileo basés en Italie et en Allemagne. Une initiative qui a grandement perturbé le système en exploitation, notamment la synchronisation du système, selon nos informations.

    Résultat, la GSA, Spaceopal, la co-entreprise italo-allemande détenue par l’agence spatiale allemande (DLR) et Telespazio, et Thales Alenia Space ont dû reconfigurer le plus vite possible les sites pour les refaire fonctionner. L’enquête a donc permis d’éliminer un dysfonctionnement des antennes de synchronisation, un temps suspectées par l’ESA. Surtout, elle a quasiment exclu une cyberattaque (malware….) ou un acte malveillant, qui aurait perturbé le système Galileo.

    Un comité d’enquête indépendant

    Dès que l’incident a été déclaré, une commission de révision des anomalies a été convoquée et des procédures de récupération urgentes ont été activées dans les infrastructures Galileo concernées. Des équipes opérationnelles ont travaille sur des actions de récupération 24h/24h et 7 jours sur 7 pour restaurer les services de navigation et de synchronisation Galileo dès que possible. Sur la base des résultats des activités de dépannage, plusieurs éléments de l’infrastructure au sol ont pu être  réinitialisés.

    « Nous allons créer un comité d’enquête indépendant chargé d’identifier les causes profondes de l’incident majeur, a précisé la GSA dans son communiqué. Cela permettra à la Commission, en tant que gestionnaire de programme, de tirer les leçons de la gestion d’un système opérationnel regroupant plusieurs millions d’utilisateurs dans le monde, en collaboration avec l’Agence européenne de la sûreté de l’UE ».

    Ce comité d’enquête indépendant devrait permettre de faire la lumière sur ce qui s’est réellement passé et donc éliminer les fausses informations. Car déjà l’ESA semble chercher à se dédouaner en trouvant des boucs émissaires, comme Thales Alenia Space, fabricant des antennes de synchronisation. Ce qui semble illégitime puisque l’enquête a éliminé cette cause.

    Michel Cabirol

     

  • L’école privée française de Lisbonne-Seixal n’ouvrira pas cette année

    L’enseignement français à l’étranger, un réseau tentaculaire de centaines d’établissements, est complexe et surtout très varié. Outre l’AEFE et la mission laïque française, de très nombreux établissements privés existent, comme par exemple le récent réseau Odyssey . Une privatisation de l’enseignement français à l’étranger qui inquiète certains élus comme la Sénatrice Claudine Lepage

    Au Portugal, nos partenaires de la French Radio avaient eu l’occasion, le 15 avril dernier, d’interviewer Anne Gasser, qui ambitionnait alors d’inaugurer une école française à  Lisbonne-Seixal . Comme ils l’indiquent dans un récent  podcast , cette école n’ouvrira pas en raison d’un manque d’élèves.

    Entretien de Mélanie Pinto avec Serge Faure, proviseur du Lycée français Charles Lepierre de Lisbonne et avec Medhi Benlahcen, conseiller consulaire.

    La French Radio : Monsieur le proviseur Faure, avez-vous été surpris de cette nouvelle de la non-ouverture de l’école française à Lisbonne-Seixal ?

    Le Lycée Lepierre à Lisbonne

    Serge Faure – Lycée Français de Lisbonne : Je n’ai pas été totalement surpris car un projet d’ouverture d’école nécessite un peu plus de temps et cela a été fait un peu dans la précipitation. Et situé de l’autre côté du Tage [face à la ville de Lisbonne NDLR], cela ne concerne que quelques familles mais pas toutes. En retravaillant le projet, cette école pourrait peut-être ouvrir l’année prochaine mais là c’était un peu juste en termes de délais.

    Pouvez-vous faire quelque chose pour ces enfants qui étaient donc inscrits dans une école qui n’ouvrira pas ?

    Les familles concernées avaient d’abord contacté le Lycée français Charles Lepierre et s’étaient dirigées vers cette école car nous n’avions pas de place dans les niveaux demandés au Lycée. Depuis que nous avons appris cette non-ouverture, nous avons été contactés par une famille avec deux enfants, nous devrions être en mesure de proposer une place pour l’un. Pour l’autre nous devrons attendre la rentrée et voir les élèves inscrits au Lycée qui ne se présenteraient pas.

    Avez-vous des conseils pour les familles qui ne seraient pas en mesure de scolariser leurs enfants ?

    Il y a différents cas de figures, certaines familles sont également lusophones et ont la possibilité de s’inscrire dans un établissement privé portugais. Ceux qui parlent anglais peuvent aussi essayer du côté des écoles internationales même si elles sont elles aussi prises d’assaut. Pour les autres familles nous conseillons de s’inscrire au CNED, établissement public par correspondance et de se présenter et s’identifier régulièrement au Lycée Lepierre et si une place se libère nous leur proposerons mais nous ne pouvons pas l’indiquer avant la rentrée.

    Quelles sont les procédures pour ces familles en attente de placement, les dossiers à déposer ?

    Serge Faure, proviseur du Lycée français de Lisbonne

    Ce sont souvent des familles qui sont déjà dans notre base de données. A celles qui seront physiquement sur place à Lisbonne au 1er septembre, nous leur demandons de nous contacter par courriel expliquant la situation afin que nous puissions prendre leur cas en grande considération.

     

    Par ailleurs, Mehdi Benlahcen, conseiller consulaire de la péninsule ibérique, est monté au créneau et à écrit à l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger, l’AEFE, demandant un soutien. Nos partenaires de la French Radio ont également eu l’occasion de s’entretenir avec lui

     

    La French Radio : Bonjour M. Benlahcen, comment avez-vous appris la nouvelle de la non-ouverture de cette nouvelle école ?

    Mehdi Benlahcen : j’ai été contacté par une famille de parents d’élèves qui ont appris que l’école n’allait pas ouvrir et qui sont très inquiets à 1 mois et demi de la rentrée. Ils ont été informés directement par l’école, la raison étant l’insuffisance d’inscrits car seul 6 élèves ont été inscrits pour la rentrée 2019. Ce fut la douche froide pour les familles qui étaient encore à régler les frais de scolarité du 1er trimestre la semaine dernière.

    Que pouvez-vous faire pour eux, en tant qu’élu consulaire ?

    Mehdi Benlahcen, conseiller consulaire de la péninsule ibérique

    Dans leur malchance ils ont la chance de n’être qu’un petit groupe, 6 élèves, nous allons essayer de les faire inscrire au Lycée Lepierre et à la RedBridge School. J’ai entrepris des démarches en écrivant directement au directeur de l’AEFE pour essayer de voir ce qui pouvait être fait, je sais que la Sénatrice Claudine Lepage a également sollicité l’AEFE dans le même sens. Il y a une mobilisation de plusieurs élus.

    La décision est donc en attente, les familles auront-elles des nouvelles bientôt ? Comment les rassurer ?

    Il est difficile de les rassurer, certaines familles ont eu des réponses positives pour un de leurs enfants mais pas l’autre, il y a des familles qui n’ont pas de solution et il est étonnant que la décision de non-ouverture se fasse aussi tard.

     

    Cette question, locale, pose celle, plus globale, de l’enseignement français à l’étranger, notamment quand il est pratiqué par des acteurs privés. Les mauvaises surprises, à quelques semaines de la rentrée scolaire, pour les parents d’élèves seront, espérons le, isolées, pour que le maximum d’enfants puissent continuer à bénéficier du réseau français à l’étranger.

  • De Rugy – A t il démissionné pour rien ?

    François de Rugy a t il démissionné pour rien ?

    L’ex-ministre de la Transition écologique a quitté ses fonctions après des révélations sur des dîners fastueux à l’Hôtel de Lassay et les travaux dans son logement de fonction.

    l’Assemblée et le gouvernement ont exigé une enquête qui a été  rendues publiques ce mardi 23 juillet.

    La petite dizaine de dîners épinglés par Mediapart, lorsque l’ex-ministre de la Transition écologique présidait l’Assemblée en 2017-2018, étaient tous d’ordre « professionnel », avec journalistes et personnalités de la société civile, sait-on déjà de source proche de cette enquête demandée par l’intéressé lui-même. Le montant des travaux à l’Hôtel de Roquelaure – 63.000 euros dont 17.000 pour un dressing – était lui aussi justifié, dans un bâtiment du XVIIIe siècle nécessitant des prestataires spécialisés, d’après Le Parisien. Commandes, devis, factures : rien ne serait irrégulier au vu de cette inspection commandée par le Premier ministre.

    « Je m’exprimerai le moment venu », avait déclaré Rugy

    Ces révélations par Mediapart, ainsi que sur l’utilisation de frais de mandat pour payer des cotisations à son parti en 2013-2014, ont conduit le numéro deux du gouvernement à démissionner mardi dernier, tout en continuant de clamer son innocence. « La clarté sera faite dans les prochains jours », a promis Emmanuel Macron, interpellé samedi dans les rues de Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées) sur le cas Rugy. « On doit être attaché à la présomption d’innocence », a aussi plaidé le chef de l’Etat, soucieux de contenir la polémique estivale sur homard et grands crus, un an après le déclenchement de l’affaire Benalla.

    « Retour aux faits. Je m’exprimerai le moment venu », a tweeté François de Rugy en fin de semaine, après les premiers résultats de ces contrôles menés durant une dizaine de jours. « Un jour, il reviendra sur tout cela, sur cette folie médiatique », a-t-on développé dans l’entourage de l’ex-ministre, qui va redevenir député en août et prépare « d’arrache-pied sa contre-offensive avec son avocat ».

    Enquête impartiale et Bayer Monsanto

    Pour sa part, le journaliste d’investigation de Mediapart Fabrice Arfi met en doute les vérifications menées par le secrétaire général de l’Assemblée, qui a procédé à des auditions, dont celle volontaire de François de Rugy, et à l’examen de factures et listes d’invités. « Des dîners « professionnels » dont Mme Rugy a confirmé dans un entretien enregistré le caractère « amical » des invités, que François de Rugy qualifie d' »informels » et dont plusieurs convives ont réfuté l’aspect professionnel… La blague », a tweeté le journaliste.

    Reste que si rien d’illégal n’a été commis, des élus se placent sur le plan de la moralité, dont François de Rugy se faisait le chantre, au diapason de la macronie. « Le mélange des genres entre caisse privée et caisse publique n’est plus toléré », souligne l’ancienne magistrate et ex-élue EELV Eva Joly, selon qui « dans cette affaire, on ne parle pas de montants très importants » mais « c’est davantage une question de symbole ».

    De nouvelles « précautions » pour les politiques

    « On ne peut en rester là, il y a des précautions à prendre désormais », invite une source parlementaire LREM, alors que l’Assemblée a connu des avancées ces dernières années en matière de transparence, mais moins côté présidence. Côté gouvernement, Edouard Philippe pourrait préciser sa circulaire de mai 2017 qui demandait « l’exemplarité » aux ministres, leur préconisant un « comportement modeste ».

    « Les dépenses à caractère personnel ou familial ne peuvent évidemment être mises à la charge de l’Etat », était-il déjà inscrit. Le chef du gouvernement pourrait y ajouter des préconisations sur les travaux dans les logements de fonction. René Dosière, ex-député PS et actuel président de l’Observatoire de l’éthique publique, a préconisé dans Le Figaro « un poste de déontologue » au gouvernement. Pas d’« inquisition », mais « l’Etat accorde des avantages et en contrepartie, ceux-ci doivent être connus ».

  • Les Brexiters du Royaume-Uni veulent rejoindre les Etats-Unis

    Le roi Georges II, celui de la guerre d’Indépendance américaine, qui souffrait de maladies mentales, pourrait se satisfaire, post mortem, d’une réunification de fait entre les Etats-Unis et le Royaume-Uni.

    Le ministre du commerce extérieur, Liam Fox, discute avec la fille du Président américain, Ivanka, un futur traité de libre-échange entre les Etats-Unis et le Royaume. Le père d’Ivana a promis qu’en cas de Brexit sans accord, les Etats-Unis signeraient avec le Royaume le meilleur accord jamais conclu. On imagine mal les Américains modifier leurs législations internes, sur les produits agricoles, les normes industrielles, les services financiers, juridiques, informatiques pour faire plaisir au Royaume-Uni. Les Britanniques, qui rechignaient à être sous la dépendance des directives européennes, même s’ils participaient à leur élaboration, seront ravis de placre leur économie sous les lois du Congrès des Etats-Unis. Plus qu’une tutelle, un tel accord serait une OPA.  Une réunification d’avant le roi Georges et sa folie.

    Mais tout n’est pas si simple. Il se pourrait que Londres n’obtienne même pas ce statut préférentiel auquel les Brexiters semblent aspirer. Car le Royaume-Uni, comme les Etats-Unis, restent régis par les règles de l’OMC. Surtout, il n’est pas certain que les propositions du père d’Ivana Trump se réalisent.

    Quand l’Ambassadeur britannique à Washington, Kim Darroch explique : « Nous ne pensons pas que cette administration va devenir plus normale, moins dysfonctionnelle, moins imprévisible, moins divisée, moins maladroite, moins inepte diplomatiquement », dans un télégramme dont le secret s’est envolé, c’est aussi un avertissement sur la fiabilité des espoirs d’un accord privilégié avec els Etats-Unis. Soit, Donald Trump a réagi en traitant l’Ambassadeur d’ « idiot prétentieux » et de « dingue ». Mais cette réaction ne dit pas qu’il a tort.

    Trois ans après le référendum, on s’oriente de plus en plus vers un Brexit sans accord. C’est ce que promet Boris Johnson à ses partisans, si l’UE ne veut pas changer l’accord négocié. Il est donc fort possible que cela se produise. Et l’excitation des Brexiters est de rejoindre la grande Amérique, économiquement, politiquement. Churchill, pense Boris, n’aurait pas été contre.

    Washington créerait-elle un marché unique avec le Royaume-Uni ? Le nouveau traité pourrait au mieux s’inspirer de celui de l’Alena, modifié par Trump, avec le Canada et le Mexique. Ce serait évidemment la révolution pour l’économie du Royaume, dont l’essentiel des exportations est tourné vers l’Union Européenne. Selon le gouverneur de la Banque d’Angleterre, l’économie serait dans la tourmente. Les Ecossais et les Irlandais aussi.

    Chacun s’attend pourtant à ce que Boris Johnson soit nommé Premier ministre. Puis qu’il nomme Nigel Farrage Ambassadeur aux Etats-Unis comme cela se dit. Trump a dit que ce serait formidable.  Cela scellerait, outre l’alliance entre les Conservateurs et le Brexit Party pour les élections, celle de Donald et de Boris, celle du Royaume et de la République. Au grand contentement du roi Georges, le fou bien aimé, qui aurait pris Trump pour un parvenu et Johnson pour un dingue, lui qui serrait la main à un arbre en pensant qu’il s’agissait du roi de Prusse. « Les fous sont sages, les sages sont fous », écrivait Shakespeare.

     

  • Von der Leyen se range à la vision française sur la taxe carbone aux frontières

    Ursula von der Leyen a de grandes ambitions en ce qui concerne la protection de l’environnement. Certaines de ses idées sont depuis longtemps défendues par la France, mais snobées par l’Allemagne. Un article d’Euractiv Allemagne.

    La présidente élue à la tête de la Commission, Ursula von der Leyen, a fait de grandes promesses aux eurodéputés durant son discours à Strasbourg. Elle a souligné que la protection de l’environnement était sa «tâche la plus urgente».

    Pour cela, elle propose de mettre en place un « green deal » pour l’Europe qui débouchera sur la neutralité carbone d’ici à 2050.

    Pour financer la transition verte, elle propose de transformer une partie de la Banque européenne d’investissement (BEI) en une banque pour le climat afin de débloquer 1 000 milliards d’euros d’investissement pour la prochaine décennie.

    Elle veut aussi introduire un prix du carbone aux frontières pour s’assurer que les entreprises puissent se faire concurrence à armes égales, « sans qu’elles aient à déménager dans d’autres pays européens pour échapper aux prix du carbone ».

    Depuis 10 ans environ, les députés français flirtent avec l’idée d’une taxe carbone aux frontières sur les produits venant de pays tiers dont la fabrication a nécessité beaucoup d’émissions de CO2. L’idée derrière une telle taxe est de lier la protection du climat aux intérêts économiques et de maintenir la compétitivité de l’économie nationale face à des normes environnementales toujours plus élevées.

    Concessions à Macron ?

    En France, la taxe carbone aux frontières est soutenue par la plupart des partis politiques.

    « C’était une demande clé de notre parti. Nous sommes ravis que la présidente allemande de la Commission européenne s’attèle à ce dossier. Surtout pour l’Allemagne qui est un grand pays exportateur, ce ne sera pas une mesure facile », a déclaré François-Xavier Bellamy, eurodéputé français des Républicains (LR).

    Berlin n’a pas encore eu le temps de se faire à l’idée et les rumeurs indiquent que les annonces d’Ursula von der Leyen sont une concession faite à Emmanuel Macron, qui l’aurait fait rentrer dans la course à la présidence.

    « Sa vision n’est pas purement inspirée de la France. Elle se dirige vers ce que les Verts réclament en Allemagne et est influencée par le débat national », assure Nicolas Berghmans, chercheur en politique climatique pour le groupe de réflexion français, l’IDDRI.

    Une taxe difficile à mettre en place

    L’Allemagne débat depuis des mois de la mise en place d’un prix national du carbone, quelque chose que la Suède, le Royaume-Uni et la France ont déjà mis en place. Les chrétiens démocrates allemands (CDU) s’y opposent encore.

    Dans un rapport publié par des experts économiques la semaine dernière, les conseillers du gouvernement envisagent pour la première fois une taxe carbone aux frontières. « En théorie c’est une idée attrayante, mais difficile à mettre en place », écrivent-ils.

    Le ministère de l’Économie allemand est quant à lui un peu plus prudent. Contacté par le quotidien TAZ, il affirme qu’il n’est pas encore possible d’évaluer une taxe européenne.

    La Commission européenne a aussi répété à l’envi qu’introduire une taxe carbone sur les produits importés dans l’UE serait difficile à mettre en œuvre.

    Par ailleurs, la politique fiscale est une compétence nationale, ce qui signifie qu’un accord nécessiterait l’unanimité parmi les États membres.

    Tous les accords commerciaux de l’UE, ainsi que le système d’échange de quotas d’émissions (ETS), devraient aussi être adaptés.

    Dans le même temps, les autorités et entreprises devront s’atteler à la tâche difficile et précise de mesurer l’empreinte carbone de chaque produit ou groupe de produit pour les taxer à leur importation.

    Crainte de tensions commerciales

    L’industrie est prête à agir pour atteindre les objectifs climatiques, mais les entreprises auront d’autant plus besoin de mesures protectrices.

    « Les partenaires de l’industrie s’accordent à dire que nous ne pouvons pas être des leaders économiques sans protéger notre économie », soutient Joaquim Lang, directeur de la Fédération des industries allemandes (BDI).

    Cette dernière craint toutefois que les règles de l’OMC soient violées. Elles établissent que les produits similaires, quelle que soit leur fabrication, doivent être taxés de la même façon. Ainsi, l’UE ne pourrait pas taxe des micro-ondes produits en Chine différemment que ceux produits en République tchèque.

    « L’UE peut, bien sûr, se fixer des objectifs climatiques ambitieux, mais des taxes aux frontières seraient probablement perçues comme des mesures protectionnistes par les pays tiers », craint Joaquim Lang. L’industrie craint donc que cela ne plonge l’UE dans de nouveaux conflits commerciaux.

    Changement dans le débat

    Le débat a toutefois pris un nouveau tournant. Dernièrement, le lobby du patronat européen, BusinessEurope, auquel appartient le BDI, a pour la première fois soutenu l’idée d’une taxe carbone aux frontières.

    Un document de stratégie datant d’avril indiquait que les règles de l’OMC permettaient la mise en place d’une telle taxe. L’UE doit cependant se pencher de manière minutieuse sur le côté pratique de la mise en œuvre avant d’adopter cette mesure.

    Les règles de l’OMC fournissent en effet plusieurs exceptions pour des taxes spéciales. L’une d’elles s’applique aux mesures qui permettent de protéger « les ressources naturelles épuisables ». La taxe carbone serait donc juridiquement possible, selon un rapport du groupe de réflexion CEPS, en 2010.

    Aubaine pour la croissance

    Quid de la proposition d’Ursula von der Leyen pour une banque européenne pour le climat ?

    « D’une certaine manière nous avons déjà ça avec la Banque européenne d’investissement (BEI). Il serait donc logique d’accroître les investissements sur la protection environnementale plutôt que de créer une nouvelle institution. Ce serait une solution plus pragmatique », assure Nicolas Berghmans.

    Au moins 25 % du financement de la BEI est déjà investi dans la lutte contre le changement climatique, et la Banque prévoit de prêter environ 100 milliards de dollars à des projets liés au climat d’ici à 2020.

    Selon Bloomberg, Ursula von der Leyen a déclaré à Renew Europe, le groupe des libéraux au Parlement européen, que la neutralité climatique s’accompagnait d’immenses opportunités de croissance.

    Si l’UE était la première à investir dans des investissements verts, des obligations vertes et la recherche et la technologie », elle pourrait devenir un modèle mondial, a-t-elle ajouté.

    Reste à savoir si les promesses d’Ursula von der Leyen sur le climat vont convaincre les autres chefs d’État et de gouvernement. Un accord sur une taxe carbone aux frontières ne semble pas encore à portée de main.

    Aline Robert et Florence Schulz

  • Canicule en France

    Il fait de nouveau très chaud sur la France, l’hexagone est pris dans un flux d’air chaud remontant de la péninsule ibérique. Cette masse d’air caniculaire s’étendra à l’ensemble du territoire.

    Ce lundi, les températures maximales ont, ainsi, gagné une dizaine de degrés par rapport à la veille sur le Sud-Ouest. La masse d’air chaude et sèche à l’origine de cette hausse spectaculaire du mercure a gagné peu à peu le nord.

    Ainsi Météo France a placé 38 nouveaux départements en vigilance orange canicule, soit un total de 59 départements, les températures continuent de grimper les prochains jours en France avec des pics possibles à 41 degrés localement. Les départements concernés sont : Ain (01), Allier (03), Ardèche (07), Ariège (09), Aveyron (12), Aube (10), Cantal (15), Charente (16), Charente-Maritime (17), Cher (18), Corrèze (19), Côte-d’Or (21), Creuse (23), Dordogne (24), Doubs (25), Drôme (26), Eure-et-Loir (28), Haute-Garonne (31), Gers (32), Gironde (33), Indre (36), Indre-et-Loire (37), Isère (38), Jura (39), Landes (40), Loir-et-Cher (41), Loire (42), Haute-Loire (43), Loiret (45), Lot (46), Lot-et-Garonne (47), Maine-et-Loire (49), Haute-Marne (52), Mayenne (53), Nièvre (58), Puy-de-Dôme (63), Pyrénées-Atlantiques (64), Hautes-Pyrénées (65), Rhône (69), Haute-Saône (70), Saône-et-Loire (71), Sarthe (72), Savoie (73), Haute-Savoie (74), Paris et petite couronne (75-92-93-94), Seine-et-Marne (77), Yvelines (78), Deux-Sèvres (79), Tarn (81), Tarn-et-Garonne (82), Vienne (86), Haute-Vienne (87), Yonne (89), Territoire-de-Belfort (90), Essonne (91) et Val-d’Oise (95).

    Dès mardi 23 juillet, la circulation différenciée sera mise en place en région parisienne, mais aussi à Lyon. A Paris et sa petite couronne, «Seuls les véhicules munis d’une vignette Crit’Air de classe 0, 1 et 2 seront autorisés à circuler» entre 05h30 et minuit à l’intérieur d’un périmètre bien précis annonce la Préfecture de police dans un communiqué.

    En effet, les minimales seront le plus souvent comprises entre 20 et 25 °C, tandis que les maximales seront comprises entre 36 et 42 °C.

    L’air très chaud venu du sud-ouest gagnera jusqu’à l’extrême nord du pays entre mercredi et jeudi. Les températures pourraient atteindre mardi les 40 °C dans la vallée de la Loire, voire les dépasser mercredi et surtout jeudi (on prévoit 41 °C à Paris jeudi 25, alors qu’au plus chaud de l’épisode de fin juin on n’avait atteint que 36,5 °C le samedi 29/06). Les valeurs maximales atteindront les 41/42 °C, même si une pointe très locale à 43 °C n’est pas complètement à exclure.

    Ces températures devraient commencer à baisser significativement vendredi par l’ouest du pays.

    Si vous passez vos vacances en France, il faut donc prendre des mesures pour vous protéger:

    Les personnes fragiles – enfants, personnes âgées, femmes enceintes, travailleurs à l’extérieur – sont particulièrement vulnérables. Ainsi, les pouvoirs publics sont en alerte. La mairie de Paris va déclencher le niveau 3 sur 4 du plan canicule dès lundi 24 juin, indique RTL.

    Au niveau national, le ministère des Solidarités et de la Santé indique qu’une plateforme téléphonique d’information du public « Canicule Info Service » sera également ouverte à partir de lundi matin.

    Ce numéro vert, accessible au 0 800 06 66 66 (appel gratuit depuis un poste fixe en France, du lundi au samedi de 9h à 19h) permet d’obtenir des recommandations sur la conduite à tenir en cas de fortes chaleurs.

    L’été dernier, la canicule avait provoqué environ 1 500 morts de plus qu’une année normale.

    Il existe quelques attitudes à adopter pour mieux se protéger des effets de la chaleur, comme le rappellent les autorités sanitaires, notamment via le site de Santé Publique France.

    Personnes âgées : ne pas les laisser isolées

    Le ministère de la Santé invite toute personne ayant des personnes âgées dans son entourage à les inciter à s’inscrire sur la liste mise à leur disposition par chaque mairie afin de recevoir le soutien de bénévoles.

    Prenez de leurs nouvelles très régulièrement. Soyez solidaires des plus démunis, notamment des personnes sans domicile et incitez-les à accéder à des lieux réfrigérés.

    Enfants : attention au soleil et à la noyade

    Il faut absolument veiller à protéger en permanence les enfants et nourrissons de la chaleur. Ainsi, évitez les sorties aux heures les plus chaudes, faites-les boire régulièrement, couvrez-les de chapeau et lunettes de soleil et n’oubliez pas la crème solaire).

    Ne les laissez jamais dans une pièce mal ventilée ou un véhicule, même pendant une très courte durée.

    Les pouvoirs publics mettent aussi en garde contre les risques de noyades, alors que celles-ci sont en nette augmentation et notamment chez les moins de 13 ans. Gare au choc thermique en cas de forte différence de température entre l’eau et l’air.

    Travailleurs : buvez beaucoup (mais pas d’alcool)

    Il est conseillé aux travailleurs, en particulier dans le secteur du bâtiment et des travaux publics, de boire beaucoup d’eau et plusieurs fois par jour. Mais il faut proscrire l’alcool !

    Les autorités rappellent aussi aux aux employeurs « d’évaluer les risques et de prendre les décisions qui s’imposent, notamment l’aménagement des horaires afin de limiter l’exposition des salariés aux températures les plus fortes de la journée et le report des tâches pénibles ».

    Rafraîchir son intérieur et rester au frais

    Pour conserver un environnement frais à l’intérieur de votre logement, pensez à maintenir les volets et fenêtres fermés durant la journée, au plus fort de la chaleur, et de bien aérer le soir et la nuit quand le mercure redescend.

    Vous pouvez aussi disposer un linge mouillé devant le ventilateur ou la fenêtre, il aidera à diffuser de la fraîcheur dans la pièce. Pensez à éteindre si possible vos appareils électriques et à débrancher ceux qui sont en veille : ils génèrent également de la chaleur.

    Santé Publique France incite en outre à ne pas sortir aux heures les plus chaudes de la journée, à éviter l’exercice physique et de se mouiller le corps, ou au moins le visage, plusieurs fois par jour.

    Pour suivre en temps réel l’évolution des prévisions météo, consultez la carte de vigilance de Météo France mise à jour aux moins deux fois quotidiennement.