Radio en direct
Choisissez une station puis lancez la lecture

Blog

  • Toujours plus de Français de l’étranger

    Toujours plus de Français de l’étranger

    Ce 21 février, comme chaque année, l’administration a communiqué le chiffre des Français inscrits au registre consulaire. Ils sont 9000 de plus à avoir fait la démarche permettant d’établir le nombre de Français de l’étranger, officiellement comptabilisés comme tel, à 1 692 978 contre 1 683 915 en 2023 (soit 9 063 inscrits supplémentaires).

    Le Benelux tacle la Suisse

    Comme toujours, c’est la première circonscription (Les États-Unis et le Canada) qui enregistre le nombre le plus élevé d’inscrits avec 259 288. Derrière, c’est la troisième circonscription soit les îles britanniques et les pays scandinaves avec 175 997 inscrits. Le Brexit étant passé par là, les Français habitant au Royaume-Uni, désormais, situé hors Union européenne, ont été nombreux à décider de s’inscrire au registre consulaire. Il vaut mieux être prévoyant. Car du côté des autorités britanniques, elles décomptent moins de Français qu’avant la concrétisation du Brexit. 

    La deuxième circonscription la plus peuplée est la IVème, soit le Benelux avec 174 164 inscrits. Plusieurs raisons à cela, le transfert de nombreuses sociétés financières via Amsterdam, qui ont conduit les Français de Londres à faire leurs bagages pour la capitale européenne du vélo. Mais c’est surtout le flux continu de travailleurs vers la Belgique qui explique cette hausse continue depuis quelques années. En effet, l’indexation des salaires a attiré de nombreux travailleurs comme ceux de la restauration ou du bâtiment. En sus, les patrons belges sont friands des formations et diplômes français qui ont la cote dans ce pays. Évidemment, la francophonie, partielle du pays, explique aussi cet engouement. 

    Et c’est donc la VIème circonscription (La Suisse et le Liechtenstein) avec 169 166 inscrits qui recule dans ce classement alors qu’elle fut longtemps juste derrière les USA. La raison ? Les restrictions à l’immigration, la fin de l’opacité bancaire, et le coût de la vie ! Car les Français travaillent toujours en Suisse, mais définitivement, ils préfèrent vivre en France avec leur salaire suisse. 

    La péninsule ibérique à la cote

    Chiffre étonnant, mais c’est bien dans la Vème circonscription, soit la péninsule ibérique (et Monaco) qui voit son nombre d’inscrits le plus augmenter. Cette croissance est due au profil des populations qui vont s’y installer. Si la fin du statut du Résident Non Habituel (RNH) au Portugal a légèrement tari le flux vers ce pays, l’Espagne a pris le relais. 

    Peu d’actifs ou de jeunes passent la frontière. Ce sont plus les retraités, attirés par la proximité de l’Espagne et par son faible coût de vie, qui partent s’installer au soleil. Et ces derniers sont plus attentifs aux consignes. Ils s’inscrivent donc plus facilement au registre consulaire et sur la liste électorale. 

    Les chiffres circonscription par circonscription

    Pour finir, nous vous diffusons le tableau officiel et le lien vers le décret. 

     CIRCONSCRIPTIONS ÉLECTORALES 

     INSCRITS AU 1er JANVIER 2024 

    1re circonscription

    259 288

    2e circonscription

    88 577

    3e circonscription

    175 997

    4e circonscription

    174 164

    5e circonscription

    110 460

    6e circonscription

    169 166

    7e circonscription

    129 011

    8e circonscription

    145 883

    9e circonscription

    155 611

    10e circonscription

    146 969

    11e circonscription

    137 852

    Total

    1 692 978


    Consulter le décret officiel

  • Envoi de troupes en Ukraine : Macron isolé

    Envoi de troupes en Ukraine : Macron isolé

    Emmanuel Macron seul contre tous. Au lendemain de sa déclaration fracassante sur l’Ukraine à Paris, ses alliés lui opposent une fin de non-recevoir.

    À l’issue d’une réunion à l’Élysée ce lundi 26 février presque deux ans jours pour jour après le début de l’invasion russe, Emmanuel Macron a déclaré que l’envoi de troupes occidentales en Ukraine ne pouvait pas « être exclu ». Le chef de l’État a reconnu qu’il n’y a « pas de consensus aujourd’hui pour envoyer de manière officielle, assumée et endossée des troupes au sol ». « Mais en dynamique, rien ne doit être exclu », a-t-il continué.

    Emmanuel Macron a encore assuré « assumer » une « ambiguïté stratégique ». Moins de 24 heures après avoir lâché cette bombe diplomatique, le chef de l’État semble à présent bien isolé.

    « Aucun soldat » ne sera envoyé, répond Berlin

    L’Otan n’a « aucun projet » d’envoi de troupes de combat en Ukraine, a ainsi commenté ce mardi à l’AFP un responsable de l’Alliance, au lendemain des déclarations du président français. Un désaccord très clair qui s’ajoute à la longue liste des alliés qui se désolidarisent de ses propos.

    Macron
    Emmanuel Macron lors de la conférence à Paris ©AFP

    Londres et Madrid disent non aussi

    Londres non plus n’a pas suivi les positions tricolores sur la question. Le Royaume-Uni ne prévoit pas de « déploiement à grande échelle » de troupes en Ukraine en plus du « petit nombre » de personnes déjà sur place en soutien à l’armée de Kiev, a indiqué ce mardi Downing Street. « Un petit nombre » de personnes envoyées par le Royaume-Uni se trouvent déjà sur place « pour soutenir les forces armées ukrainiennes, notamment en termes de formation médicale », précise un porte-parole.

    Le gouvernement italien a, pour sa part, souligné que l’aide occidentale à l’Ukraine « ne prévoit » pas le déploiement de troupes européennes ou de l’Otan.

    De son côté, Madrid s’est dite « pas d’accord » avec l’idée d’envoyer des troupes en Ukraine. Varsovie et Prague ont également opposé une fin de non-recevoir à l’éventualité esquissée par Paris.

    Le Kremlin remarque l’absence de consensus

    Budapest, seule capitale parmi les Vingt-Sept à avoir maintenu des liens étroits avec Moscou après le lancement de l’invasion de l’Ukraine il y a deux ans et qui a bloqué un certain temps une nouvelle aide européenne à Kiev, a sans surprise affichée son opposition.

    Le Kremlin a quant à lui jugé qu’il n’était « absolument pas dans l’intérêt de ces pays » d’envoyer des soldats en Ukraine. Le simple fait d’évoquer cette possibilité constituait « un nouvel élément très important » dans le conflit, a ajouté le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, tout en notant qu’il n’y avait « pas de consensus » sur le sujet chez les Occidentaux.

    Interrogé sur le risque d’un conflit direct entre l’Otan et la Russie en cas de présence militaire en Ukraine, Dmitri Peskov a répondu que « dans ce cas, nous ne devrions pas parler de probabilité, mais d’inévitabilité ».

    Regarder le reportage de TV5MONDE

  • Que disent les balances commerciales des économies française et allemande? 

    Que disent les balances commerciales des économies française et allemande? 

    Depuis vingt ans, malgré des coûts salariaux similaires, la France accumule les déficits commerciaux quand l’Allemagne aligne des excédents. Les échanges des services ont permis de compenser le déficit des échanges de biens mais ce n’est plus le cas ces dernières années. 

    Depuis vingt ans, l’Allemagne dégage des excédents au niveau des échanges commerciaux de biens manufacturiers entre 200 et 350 milliards d’euros. La France est passée d’une situation d’équilibre à un déficit qui s’accroît d’année en année et qui dépasse désormais 80 milliards d’euros. 

    Pour la balance énergétique, l’Allemagne est légèrement plus déficitaire que la France qui dispose d’une électricité essentiellement d’origine nucléaire. En 2023, le déficit de la balance commerciale pour l’énergie a été de 80 milliards d’euros pour l’Allemagne et de 60 milliards d’euros pour la France. 

    L’Allemagne connait un déficit structurel pour ses échanges de produits agricoles et agroalimentaires, d’environ 10 milliards d’euros, quand la France dégage un excédent. Même s’il s’érode ces dernières années, ce dernier reste conséquent (environ 9 milliards d’euros en 2023).

    La France s’est spécialisée dans l’agroalimentaire et le tourisme

    La France, premier pays d’accueil pour les touristes étrangers, dégage une balance commerciale positive pour les services de voyages. Le solde a été positif de 20 milliards d’euros. A contrario, cette balance est fortement déficitaire en Allemagne d’environ 60 milliards d’euros, de nombreux Allemands prenant, en effet, leurs vacances à l’étranger. Pour les services hors voyages, l’excédent de la balance commerciale, en Allemagne comme en France, tend à disparaître. S’élevant à une vingtaine de milliards d’euros dans les années 2010, désormais il n’atteint plus que quelques milliards d’euros. 

    Les balances commerciales des deux premières économies de la zone euro diffèrent. Les excédents sont concentrés en France dans les secteurs du tourisme et de l’agroalimentaire quand, en Allemagne, ils sont avant tout réalisés par l’industrie. Cette situation est la conséquence d’une divergence en matière de spécialisation qui résulte de nombreux facteurs dont l’évolution de la demande intérieure. 

    balances commerciales
    ©Stockadobe

    L’Allemagne s’est renforcée dans l’industrie

    L’Allemagne étant confrontée, de longue date, au vieillissement démographique a été contrainte de développer les exportations de biens pour compenser la faiblesse de la demande interne. La France dont la population a continué de croître ces trente dernières années se caractérise par une demande interne plus soutenue occasionnant un recours plus important aux importations. De 2002 à 2023, la demande interne a augmenté de 32 % en France, contre 25 % en Allemagne. Cette dernière est donc contrainte de jouer la carte de l’exportation, a opté pour une montée en gamme de ses produits quand la France s’est cantonnée à des productions de gamme moyenne. 

    Dans les années 1970 et 1980, la faiblesse des taux de marges en France a empêché les entreprises de réaliser les investissements suffisants pour demeurer compétitives. Ces quarante dernières années, la France s’est spécialisée dans l’agroalimentaire et le tourisme en vertu de la théorie des avantages comparatifs. De son côté, l’Allemagne s’est renforcée dans l’industrie. De 2002 à 2023, la production manufacturière allemande a augmenté de 17 % quand celle de la France a baissé de 20 %.

    Un positionnement haut de gamme

    Les difficultés de l’économie allemande depuis 2022 sont liées aux surcoûts générés par la hausse des prix de l’énergie et par le ralentissement du commerce international, en raison de la montée du protectionnisme

    En revanche, l’Allemagne conserve un avantage de compétitivité du fait du positionnement haut de gamme de sa production. Ses entreprises disposent de capacités financières importantes leur permettant de traverser la crise et de se redéployer. La France dépend de plus en plus du tourisme et de l’agriculture. Dans le contexte actuel, cette spécialisation permet à la France d’avoir un taux de croissance supérieur à celui de l’Allemagne mais ces deux secteurs génèrent de faibles gains de productivité ce qui induit une croissance sur longue période faible.

  • Emmanuel Macron n’exclut pas l’envoi de troupes en Ukraine

    Emmanuel Macron n’exclut pas l’envoi de troupes en Ukraine

    27 chefs d’État et de gouvernement réunis à Paris lundi (26 février) pour une conférence de soutien à l’Ukraine se sont dits prêts à acheter des munitions produites dans des pays tiers. Emmanuel Macron a précisé que l’envoi de troupes en Ukraine ne pouvait être exclu.

    La conférence, organisée à l’Élysée, avait comme objectif de mettre en exergue « l’unité » des États engagés dans la défense de l’Ukraine, tout en se mettant d’accord pour « faire ensemble encore davantage et plus vite », a martelé M. Macron.

    « La Russie ne peut ni ne doit gagner cette guerre », représentant une menace tant pour l’Ukraine que pour la « sécurité collective » de l’Occident, a-t-il affirmé.

    Interrogé sur la possibilité d’envoyer des troupes sur le sol ukrainien, M. Macron a confirmé que le sujet avait été abordé lors d’un dîner de travail avec ses homologues.

    « Il n’y a pas de consensus aujourd’hui pour envoyer de manière officielle, assumer et endosser des troupes au sol. Mais en dynamique, rien ne doit être exclu ».

    Il n’a donné aucune précision quant aux pays qui seraient prêts à envisager une telle démarche, souhaitant garder une certaine « ambiguïté stratégique ».

    Les 27 chefs d’États, de gouvernements et de représentants ministériels présents se sont également mis d’accord pour acheter ensemble des munitions produites par des pays tiers, à l’instar des États-Unis ou de la Corée du Sud. Cela fait suite au plan du Premier ministre tchèque Petr Fiala présenté la semaine dernière.

    Les capacités de production européenne de munitions sont aujourd’hui à flux tendu, à tel point que l’Europe ne peut pas répondre seule aux besoins ukrainiens immédiats en matériel militaire.

    « De nombreux pays européens tentent d’augmenter leurs capacités de production, mais cela prend du temps. D’ici 2025, la production en Europe et en Ukraine pourra être suffisante, mais d’ici là, nous devons trouver une autre solution », a déclaré M. Fiala aux journalistes lundi.

    Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, alerte depuis des mois sur le manque de munitions dont souffre son armée.

    C’est la « priorité des priorités », a ajouté M. Macron. Un plan d’action doit être mis sur pied dans les dix prochains jours.

    Une telle décision marque un changement soudain dans la position de la France, qui refusait depuis des semaines de faire usage d’argent européen pour acheter des munitions à des pays tiers. Paris avait même demandé la mise en œuvre d’une clause « Buy European » — qui semble avoir été, pour cette fois-ci du moins, mise de côté.

    Ukraine
    « Il n’y a pas de consensus aujourd’hui pour envoyer de manière officielle, assumer et endosser des troupes au sol. Mais en dynamique, rien ne doit être exclu », a affirmé Emmanuel Macron lundi (26 février). [GONZALO FUENTES/EPA_EFE]

    Engagement imprudent

    La conférence intervient alors que le risque russe semble aller bien au-delà du seul enjeu ukrainien, et pourrait mettre à mal la sécurité internationale.

    « Tous les pays représentés autour de cette table [à la conférence] ont pu dire à travers la voix de leurs dirigeants ou de leurs ministres […] que d’ici à quelques années, il fallait s’apprêter à ce que la Russie [les] attaque », a souligné le président français.

    En conséquence, les dirigeants se sont engagés à renforcer cinq « catégories d’action » : la défense cyber, la coproduction d’armes et de munitions en Ukraine, la défense des pays confrontés à une menace russe directe, en premier lieu desquels la Moldavie, le soutien à l’Ukraine sur sa frontière biélorusse avec des forces non militaires, et les opérations de déminage.

    Une nouvelle coalition d’États — un groupe de pays volontaires, qui rappelle la coalition pour l’artillerie, menée par la France — doit aussi être créée. Cette nouvelle coalition aura pour objectif de délivrer à l’Ukraine des armes permettant des frappes en profondeur, soit des missiles et bombes de moyenne et longue portée.

    En outre, M. Macron a réitéré son soutien à la proposition formulée en décembre par la Première ministre estonienne Kaja Kallas d’un nouvel emprunt européen commun pour la défense de l’Ukraine, qualifiant l’agression russe de « choc géopolitique […] qui justifie des mesures d’exception ».

    Ces annonces arrivent alors que la promesse de l’UE de produire un million de munitions d’ici le printemps 2024 n’a pas abouti : seule la moitié pourra être fournie à l’Ukraine d’ici mai. Plus tôt lundi, M. Zelensky estimait que l’Ukraine n’avait reçu que 30 % des munitions d’artillerie promises par les Européens.

    Cette promesse d’un million de munitions était « sans doute un engagement imprudent », a déclaré Emmanuel Macron.

    Les pays européens ont adopté début février un programme d’aide à l’Ukraine de 50 milliards d’euros sur quatre ans. Des accords bilatéraux de sécurité ont aussi été signés avec des États membres, dont la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, le Canada, le Danemark et l’Italie.

    En parallèle, un programme d’aide de 95 milliards de dollars (88 milliards d’euros) pour l’Ukraine, Taïwan et Israël est toujours bloqué au Congrès américain, tandis que l’ombre du candidat républicain Donald Trump plane sur la sécurité en Europe. Début février, il avait menacé de se retirer de l’OTAN s’il était réélu en novembre.


    Consulter la publication originale

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 28.02.24

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 28.02.24

    Bienvenue à tous, nous étions absents hier et nous tenions à nous en excuser, un incident lié à notre équipe a empêché de vous livrer l’édition du 27 février. Mais nous sommes bien de retour pour le flash quotidien des expatriés du 28 février 2024. Dans nos titres ce mercredi : Chute du budget dédié aux Français de l’étranger – Nouvelles règles de voyage à la SNCF – La France se prépare-t-elle pour la guerre ? 

    -5% pour les expatriés 

    La prévision de croissance de la France pour les prochains mois est donc revue à la baisse. Si bien que le 21 février dernier, le gouvernement, par décret, a annulé 10 milliards d’euros de crédits sur le budget 2024 qui avait été voté. Ainsi, c’est 5% en moyenne sur les crédits votés en faveur de nos compatriotes à l’étranger que les finances publiques viennent de récupérer par décret. Autant dire que cela a provoqué des interrogations. Toutes les réactions sur le site Lesfrancais.press.

    Coupes budgétaires

    Moins de bagages dans les trains 

    Lors de vos voyages en France, vous suivez les consignes du gouvernement pour une mobilité plus verte. Vous ne louez donc pas de voiture et vous privilégiez les trains. Et voilà que la direction de la SNCF donne une nouvelle raison de se détourner de ses wagons. En effet, désormais les bagages sont limités.. on s’aligne presque sur le lowcoast. Une période de tolérance est accordée jusqu’au 1er septembre. Pensez bien à vous renseigner sur les modalités propres aux TVGinoui, OuiGo et autres lors de vos réservations. 

    SNCF
    ©Stockadobe

    Emmanuel Macron veut envoyer des soldats en Ukraine ? 

    C’est la question que tout le monde se pose depuis la sortie du Président de la République de lundi 26 février. Face à une vingtaine de dirigeants internationaux réunis pour une conférence de soutien à Kiev, le chef de l’État a déclaré que “l’envoi de troupes au sol » « ne doit pas être exclu”. Depuis les chancelleries européennes démentent un tel projet et les oppositions se déchaînent en France. Tandis que Moscou prévient que les perdants seront les Occidentaux, laissant deviner qu’une riposte nucléaire serait possible. Une fois de plus les expatriés s’interrogent sur le cap diplomatique de l’Elysée alors que la France recule sur tous les continents. À suivre 

    Ukraine
    « Il n’y a pas de consensus aujourd’hui pour envoyer de manière officielle, assumer et endosser des troupes au sol. Mais en dynamique, rien ne doit être exclu », a affirmé Emmanuel Macron lundi (26 février). ©GONZALO FUENTES/EPA_EFE

    C’est sur ces notes guerrières, qui seront, on l’espère, vite oubliées, que nous concluons ce bulletin des Français de l’étranger. Belle journée à tous ! Où que vous soyez ! 

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

  • Ronan le Gleut : « baisser le budget du Quai d’Orsay, c’est une folie » 

    Ronan le Gleut : « baisser le budget du Quai d’Orsay, c’est une folie » 

    En toute confidence - podcast politique

    En toute confidence

    En toute confidence » est un podcast dédié à 100 % aux Françaises et Français de l’étranger.

    Tous celles et ceux qui façonnent la France dans le monde viennent répondre à nos questions. Ils nous partagent leur vision de l’expatriation et apportent leurs idées nouvelles et concrètes pour faciliter notre vie au quotidien. « En toute confidence », c’est votre espace de débat qui relie la France à ses compatriotes vivant à l’étranger.

    Animé par Caroline Ettori.

    En toute confidence reçoit Ronan Le Gleut, sénateur LR des Français établis hors de France, pour connaître sa position sur les coupes budgétaires décidées en cette fin février par Bercy. Pour le parlementaire de droite, dans le contexte international que nous connaissons, « baisser le budget du Quai d’Orsay, c’est une folie ». Au cours de cette interview, ce proche de Gérard Larcher nous explique pourquoi il tient ses propos.

    La diplomatie française attaquée

    Se basant sur de nouvelles prévisions de croissance diminuée, le gouvernement Attal vient en effet d’annuler 10 milliards d’euros de crédits sur le budget 2024 qui avait été adopté par la représentation nationale. Les sommes consacrées aux Français de l’étranger et à la diplomatie sont impactées par cette décision prise par décret le 21 février. C’est une baisse en moyenne de 5 % qui sera répercutée sur le financement des programmes en faveur de l’action extérieure de la France et de nos expatriés. C’est un « désarmement » selon l’ancien élu consulaire des Français d’Allemagne

    Les « mairies » des Français de l’étranger touchées

    Au cours de cette interview, le membre de la Haute Assemblée décortique les baisses imposées par le ministère des Finances. Ce sont les affectations en faveur des emplois dans le réseau consulaire qui seraient notamment visées par ces mesures. Ce choix budgétaire touche aux « mairies » des Français de l’étranger » et la vie pour nos compatriotes hors de France « en sera détériorée » déclare notre invité.

    En toute confidence
    Ronan le Gleut

    Ronan le Gleut interpelle le nouveau Ministre Franck Riester

    Lors de son entretien avec notre média, le membre du groupe Les Républicains au Sénat envoie un message au nouveau Ministre délégué des Français de l’étranger, Franck Riester. « Ne pouvez-vous pas agir pour amoindrir l’attaque très forte qui est faite sur nos consulats ? ». Ronan le Gleut interpelle également le nouvel arrivant dans l’équipe ministérielle du quai d’Orsay sur un autre « sujet d’inquiétude » concernant nos compatriotes vivant en dehors du territoire national. Vous découvrirez lequel en écoutant cet entretien.

    Statut de l’élu consulaire : une promesse de campagne tenue avec l’AMF

    Le groupe d’études « Statut, rôle et place des Français établis hors de France » du Sénat proposera prochainement une nouvelle feuille de route. Le principe de la « résidence d’attache » sera parmi les sujets qui seront traités. Lors de la campagne électorale des sénatoriales de septembre dernier, une autre promesse avait été mise sur la table par le candidat Le Gleut. Travailler avec l’AMF, l’association des maires de France, pour faire évoluer le statut de l’élu local des Français de l’étranger. Une réunion en marge de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) avait même été évoquée dans un document envoyé aux électeurs. Celle-ci devrait se tenir le mardi 19 mars.  

    Élections européennes, les Français de l’étranger tous concernés

    Enfin, les élections européennes sont également abordées dans cette interview. Les ressortissants Français vivant à l’étranger sont tous concernés par ce scrutin. Qu’ils vivent au sein de l’Union européenne, ou en dehors. Ils seront appelés à voter. 

    En toute confidence est en écoute sur plusieurs plateformes










  • Coupes budgétaires : nos expatriés sacrifiés ?

    Coupes budgétaires : nos expatriés sacrifiés ?

    En fin d’année 2023, le gouvernement se targuait des augmentations de crédits pour les Français de l’étranger. La loi de finances 2024 adoptée par les parlementaires confirmait cette promesse.

    Alexandre Holroyd
    Alexandre Holroyd

    Dans une interview accordée à notre média en décembre dernier, Alexandre Holroyd, député Renaissance de la 3ème circonscription des Français établis hors de France, nous l’affirmait : « La France est l’un des seuls pays au monde qui dédie autant de ressources à ses ressortissants à l’étranger. » 

    10 milliards d’euros de crédits annulés

    Mais l’avenir économique s’est assombri. La prévision de croissance de la France pour les prochains mois est donc revue à la baisse. Si bien que le 21 février dernier, le gouvernement, par décret, a annulé 10 milliards d’euros de crédits sur le budget 2024 qui avait été voté. Pourquoi ce choix ? Officiellement pour honorer l’engagement pris en faveur d’un déficit à 4,4 % du PIB cette année. Ces économies, il faut donc bien les trouver quelque part. Et puisque les sommes consacrées aux Français de l’étranger avaient été augmentées, ce que la loi avait prévu sur le papier, la calculatrice de Bercy en reprend une partie. 

    Les Français de l’étranger, victimes des choix budgétaires

    Ainsi, c’est 5% en moyenne sur les crédits votés en faveur de nos compatriotes à l’étranger que les finances publiques viennent de récupérer par décret. Autant dire que cela a provoqué des interrogations.

    Coupes budgétaires
    Renaud Le Berre

    Renaud Le Berre, Président Les Ecologistes de la Commission des Finances de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) a été un des premiers à partager son mécontentement. « Cette baisse est inquiétante et contredit les annonces et les promesses faites ». 

    Dans cette même déclaration, l’élu consulaire des Français de Barcelone ajoute que « le gouvernement revient sur ses engagements. Finalement, il continue sur la même trajectoire néfaste commencée depuis plus de 20 ans. Les Français et françaises de l’étranger seront les premières victimes de ces choix budgétaires. »

    Coupes budgétaires
    Florian Boheme

    L’annonce semble d’autant plus brutale qu’aucune concertation préalable n’a eu lieu. Florian Bohème, président PS de la commission des affaires sociales de l’AFE le confirme : il n’y a eu « aucune concertation, aucune annonce préalable » sur ces retraits budgétaires. Selon l’élu des Français du Cambodge, il s’agit d’un « grand renoncement pour les 3,5 millions de Français de l’étranger ».

    « Mépris pour les Français de l’Étranger »

    Du côté des LR, le tour de passe-passe financier n’est également guère apprécié.

    Coupes budgétaires
    Bertrand Dupont

    Bertrand Dupont, élu des Français du Brésil a déclaré que « le budget dédié à l’action extérieure de la France et aux Français de l’étranger est sacrifié par les Macronistes ». Le candidat à l’élection législative de 2022 poursuit son commentaire sur la situation en posant cette question : « Jusqu’à quand va-t-on supporter cette gestion désastreuse de notre pays et ce mépris pour les Français de l’Étranger ? »

    Au sein de la majorité présidentielle, on relativise cette ponction budgétaire.

    Coupes budgétaires
    Thierry Masson

    Thierry Masson, président du Groupe IDP (Indépendants, démocrates et progressistes) à l’AFE assure que « les annulations de crédit maintiennent pour tous ses programmes un budget en augmentation, y compris ceux alloués au réseau et au personnel consulaires ». Le conseiller des Français de Belgique «regarde parfois avec étonnement la capacité de certains responsables politiques à rendre aussi captivants leurs appels au sérieux budgétaire que leurs plaidoyers contre les coupes budgétaires».

    174.000.000 € vont être retirés du budget

    Entre les deux rives, celle des opposants et celle des défenseurs de la majorité, il y a bien une réalité. C’est plus de 174.000.000 € qui vont être retirés du budget global consacré aux Français de l’étranger. Cette somme correspond donc à environ 5% de la totalité des sommes. Alors quelles seront les actions directement impactées ? 

    AFE
    Mathilde Ollivier
    Coupes budgétaires
    Melanie Vogel

    Pour le moment, il est impossible de le savoir avec exactitude. Les deux sénatrices écologistes représentant nos compatriotes établis hors de France, Mathilde Ollivier et Mélanie Vogel, ont d’ailleurs écrit au nouveau Ministre délégué Franck Riester. Elles lui demandent « un rendez-vous afin d’échanger sur le financement » des programmes. S’adressant au membre du gouvernement Attal, celles-ci souhaitent aussi savoir « quelles sont les mesures que (vous) entendez prendre afin que ces annulations de crédits radicales ne se fassent pas au détriment de nos compatriotes de l’étranger, dont vous avez la mission de protéger et de servir. » 

    Un appel à la vigilance

    Frédéric Petit
    Frédéric Petit

    Frédéric Petit, député Modem, de la 7eme circonscription des Français établis hors de France « prend acte de ces annulations de crédits ». A l’instar des deux sénatrices citées précédemment, le membre de la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale souhaite aussi « rester vigilant » pour que ces décisions « ne remettent pas en cause les priorités définies par le gouvernement en matière de diplomatie culturelle et d’influence. »

    Coupes budgétaires
    Henri Zeller

    Ces chiffres revus à la baisse ne devraient cependant faire oublier un autre objectif que certains élus prône : l’efficacité. Henri Zeller, conseiller des Français de Berlin-Hambourg, souhaiterait que ce moment sur la refonte des crédits, amène d’autres réflexions : comment faire mieux et quelles nouvelles solutions organisationnelles ? 

    Faire mieux avec moins ?

    Pour ce proche de la majorité actuelle, il est par exemple temps de dissocier les pays pour mieux cibler les actions pour nos compatriotes résidant à l’étranger. Ainsi, distinguer les Etats protégés par des systèmes d’inflation maîtrisée et les autres qui sont plus touchés par des augmentations galopantes renforcerait la pertinence de certaines initiatives consulaires par exemple. Ce serait aussi le moment de donner plus de pouvoirs délibératifs aux élus. Ainsi, cela pourrait diminuer certains coûts engendrés par l’administration, surtout quand des doublons s’opèrent, notamment lors de la discussion sur les bourses scolaires. Pour l’élu d’outre-Rhin, prenons l’opportunité de cette situation budgétaire pour moderniser certaines actions sur le terrain. 

    Franck Riester
    Franck Riester

    Le nouveau ministre des Français de l’étranger, Franck Riester, entendra-t-il cet appel ? Il étudie pour le moment l’impact et la ventilation de ces annulations d’engagements de crédits. D’ores et déjà, sa première intervention lors de la prochaine session plénière de l’AFE, est attendue. Nul doute qu’il reviendra sur ces différentes questions. Lesfrancais.press sera présent pour vous informer des débats et des décisions.    

  • A Bruxelles, la colère des agriculteurs européens

    A Bruxelles, la colère des agriculteurs européens

    Près de 1000 tracteurs ont convergé à Bruxelles depuis toute l’Europe, alors que les ministres de l’agriculture européens se réunissaient. Ces derniers ont demandé à la Commission de travailler sur la PAC, mais aussi les accords commerciaux, le Pacte vert et l’importation des produits ukrainiens.

    Aller plus vite et plus fort

    Réunis lundi à Bruxelles, les ministres européens de l’Agriculture ont salué les récentes propositions de la Commission européenne aux agriculteurs mais l’ont pressé d’aller plus loin encore et plus vite. Les représentants des Vingt-Sept s’étaient rassemblés dans la capitale belge pour échanger sur les moyens de répondre à la crise agricole dans un climat de très forte tension, alors que les agriculteurs ont envahi le quartier européen le matin, provoquant des débordements.

    Depuis des semaines, ils dénoncent la surcharge administrative de l’Europe, contestent ses accords commerciaux, ses lois climatiques ou encore son soutien à l’Ukraine pour vendre ses céréales.

    Bruxelles
    ©MaxPPP

    Seule à détenir l’initiative législative au sein de l’Union européenne (UE), la Commission a déjà envoyé des gages. Elle a notamment proposé jeudi dernier de simplifier un certain nombre de règles de la politique agricole commune (PAC) ciblant l’obligation du maintien des prairies permanentes, l’interdiction de sols nus pendant les périodes sensibles ou encore les obligations de jachères. Elle veut aussi réduire les contrôles des exploitations agricoles.

    Regardez le reportage de TV5MONDE

  • NextGeneration, une étape qui en appelle d’autres! 

    NextGeneration, une étape qui en appelle d’autres! 

    La création du fonds de relance de l’Union européenne a fêté son troisième anniversaire le 19 février dernier. Connu sous le nom de « NextGeneration », ce fond pluriannuel d’un montant de 832 milliards d’euros, soit 5,2 % du PIB de l’Union européenne est financé par l’émission d’obligations de l’Union européenne. Ces émissions constituent une des initiatives prises par les Européens au moment de la pandémie de covid. 

    Ce mode de financement a été qualifié d’hamiltonien en référence à Alexander Hamilton, le premier secrétaire au Trésor américain, qui, à la fin du XVIIIe siècle a organisé la fédéralisation budgétaire des États-Unis. L’initiative européenne de 2021 reste ponctuelle, les États d’Europe du Nord étant opposés à la mise en place d’un budget de nature réellement fédérale. 

    NextGeneration, une nouveauté !

    A la différence des autres plans européens, les crédits de NextGeneration ont été attribués, non pas en retenant le poids des États membres au sein de l’Union européenne, mais en fonction de critères économiques et sociaux plus larges. Ces crédits alloués à travers ce plan ont ainsi représenté 16 % du PIB pour la Grèce, 12 % pour la Roumanie, 11 % pour l’Italie 6 % pour la Pologne, 2,5 % pour la France, 1 % pour l’Allemagne et 0,6 % du PIB pour le Pays-Bas

    Un objectif de redistribution interne

    Les aides ont profité aux États qui étaient menacés par des taux d’intérêt élevés en raison de leur endettement élevé. L’idée était que les pays les plus riches soutiennent ainsi les pays les plus pauvres. Malgré la fin de la politique monétaire accommodante et les rachats d’obligations d’État par la banque centrale, les taux d’intérêt n’ont pas divergé au sein de l’Union. Ce calme sur les marchés obligataires s’explique également par les déclarations de la BCE en vertu desquelles cette dernière pourrait être amenée à intervenir pour empêcher tout écartement des taux. 

    Un objectif de relance économique

    Le deuxième objectif de NextGeneration était de contribuer à la reprise économique après la récession liée au Covid. Au départ, des experts et des responsables politiques ont ouvertement critiqué la Commission, considérant que le financement d’infrastructures était un mauvais choix. Ces derniers auraient préféré une action en faveur de la consommation. Ils ont également jugé que la mise en œuvre du plan était lente. Dans les faits, la lenteur de la Commission et l’option « investissement » se sont avérées bénéfiques. Une relance par la consommation aurait alimenté l’inflation comme cela a été constaté aux États-Unis. 

    Compte tenu des mesures prises par les différents gouvernements, le pouvoir d’achat des ménages a été maintenu durant la crise sanitaire. En outre, ces derniers ont augmenté leur effort d’épargne de manière contrainte durant les confinements. La mise en œuvre relativement lente des plans de relance a atténué également les effets inflationnistes. Aux États-Unis, les plans de relance de Donald Trump puis de Joe Biden ont provoqué de nombreuses pénuries notamment pour les matériaux de construction. 

    Nextgeneration
    ©Commission européenne – 2021

    Un objectif de transformation écologique

    Le troisième objectif de NextGeneration était d’accélérer la transformation verte et numérique de l’économie européenne. Les autorités européennes ont dû surveiller et contrôler l’usage des crédits pour éviter leur gaspillage et leur utilisation à d’autres fins que prévues. Certains États ont affecté une partie des crédits à des investissements ayant des liens assez éloignés de la numérisation et de la transition énergétique. L’Italie a tenté de financer la construction d’un stade en recourant au plan européen. Si ce projet a été refusé, elle a néanmoins réussi à financer des équipements sans lien direct avec les objectifs assignés par la Commission. Le gouvernement italien a ainsi utilisé une partie des fonds reçus pour la création de garderies. La France a été critiquée pour avoir réparti les crédits obtenus sur de nombreux projets et avoir financé des opérations de restauration programmées bien avant la crise sanitaire. 

    La totalité des ressources prévues par le plan européen n’ont pas été utilisées, trois ans après son lancement du fait d’un nombre insuffisant de projets répondant aux conditions posées par les autorités de Bruxelles. 

    Ces dernières souhaitaient également que le plan NextGeneration serve de catalyseur pour l’engagement de réformes structurelles dans les domaines de la concurrence, de la santé, de l’aménagement du territoire ou du système judiciaire. Peu d’États ont mis en œuvre de telles politiques. 

    La France a mené une réforme des retraites mais n’a pas rationalisé son système complexe de collectivités territoriales.

    Une arme en faveur de la démocratie en Europe

    Enfin, la Commission européenne a utilisé le plan NextGeneration pour faire pression sur plusieurs États comme la Hongrie ou la Pologne qui ont tendance à ne plus respecter les règles communes. Ces deux pays ont remis en cause certains principes européens dans les domaines de la liberté de la presse, de l’indépendance de la justice ou du droit de la concurrence. L’obtention des crédits est conditionnée au respect des textes européens. 

    L’arrivée au pouvoir de Donald Tusk au poste de Premier ministre en Pologne devrait améliorer sensiblement les relations avec la Commission et permettre au pays d’accéder, à nouveau, à l’ensemble des financements européens. Pour la Hongrie, la situation est plus compliquée. Viktor Orbán tente de monnayer son soutien au plan d’aide à l’Ukraine de 50 milliards d’euros. Il espère ainsi que les crédits européens de son pays, une vingtaine de milliards d’euros, débloqués sans avoir à réaliser les avancées attendues par les autres États membres sur le terrain des valeurs démocratiques. L’Union européenne a consenti à verser 10,3 milliards d’euros à la Hongrie en décembre sur les vingt qui ont été gelés. 

    Pour la poursuite des émissions d’obligations européennes Le plan NextGeneration a permis à l’Union européenne d’intervenir de manière fédérale dans le financement de projets d’équipements. Ce fonds de relance de 832 milliards d’euros a constitué une avancée mais il est amené à disparaître. Or, la transition énergétique exige, d’ici le milieu du siècle, des sommes importantes, plusieurs milliers de milliards d’euros. Un financement européen permettrait de réduire les coûts d’investissement pour de nombreux États et de mettre en place un politique énergétique cohérente au niveau des 27 États membres. 

    La poursuite d’émissions européennes en euros crédibiliserait le rôle de la monnaie commune. Ces émissions augmenteraient la profondeur du marché financier européen et contribueraient à son unification. Enfin, elles seraient l’expression d’un budget européen permettant de lutter contre des crises asymétriques. Ce budget offrirait la possibilité aux autorités européennes de venir en aide, de manière ciblée, à tel ou tel pays en fonction des difficultés que ce dernier pourrait rencontrer.

● Radio en direct
En pause