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  • Les marchés de Noël viennois : une institution de la convivialité

    Les marchés de Noël viennois : une institution de la convivialité

    C’est sans conteste un des plus beaux marchés de Noël d’Europe. Mais aussi le plus ancien puisque les livres d’histoire fixent au 6 décembre 1294  à Vienne la date de naissance de ce qui serait le premier marché de Noël de notre continent.

    Cette tradition vieille de 8 siècles a perduré jusqu’à nous. En effet, du 10 Novembre au 26 décembre 2024, la foule se presse autour des 14 marchés locaux qui donnent à la capitale autrichienne des allures de fête des lumières dans une atmosphère colorée et joyeuse, affairée et commerçante.

    Un marché qui naît au 13ème siècle et qui a essaimé en Europe germanique

    Au 13ème siècle quand naît le premier marché, il est dédié à Saint Nicolas, un évêque connu pour sa foi et sa pugnacité et qui aurait ressuscité trois enfants. C’est le point de départ de la tradition de la Saint Nicolas, la célèbre fête des écoliers qui est célébrée encore aujourd’hui dans de nombreux pays du Nord et du centre de l’Europe.

    Karlsplatz
    Karlsplatz

    Les marchés de Noël vont essaimer à partir de cette date dans l’espace germanique et en Europe centrale, Francfort revendiquant aujourd’hui le titre de plus grand marché de Noël, la ville de Prague disputant à Vienne la palme du plus beau marché européen. Ces derniers sont devenus un grand classique de la période des fêtes. Une formule commerciale éprouvée qui égaye chaque ville et parfois chaque village à grand renfort de cabanes en bois et de boissons qui réchauffent.

    L’Europe entière s’est emparée de la recette au point que l’on puisse s’interroger sur la fonction sociale de ces marchés. Ayant peu à peu perdu leur vocation religieuse initiale mais qui jouent souvent le rôle de trait d’union créateur de liens dans des sociétés européennes éprouvées par le COVID, le terrorisme islamique et la montée des extrêmes. Le marché de Noël serait-il un bain de jouvence, une parenthèse festive pour des européens inquiets le reste de l’année ?

    Une communauté française à Vienne qui fréquente ces marchés pour le lien qu’ils créent

    Nous avons voulu partir à la rencontre de membres de la communauté française de Vienne pour comprendre comment l’immense marché est perçu par ces résidents qui, pour ceux que nous avons rencontrés, se donnent rendez-vous au marché, y travaillent, le critiquent pour son aspect mercantile ou y prennent du bon temps un verre à la main.

    Pour Bertrand, installé à Vienne depuis 2001, « il y a de plus en plus de monde et de succès, cela commence de plus en plus tôt (fin novembre cette année). Cependant, il y a de moins en moins de neige et c’est plus commercial et touristique qu’avant, mais cela reste très sympa ». Ce responsable associatif  qui s’investit auprès de la branche locale de Français du Monde- ADFE fréquente le marché chaque année. Selon lui, « c’est une bonne occasion de se retrouver ensemble avant les fêtes. J’ai programmé un pot avec un groupe de français puis le lendemain un autre avec les membres de mon ancienne boîte ».

    Les six semaines festives autour des marchés génèrent pour la ville social-démocrate une manne financière importante. De surcroît, les cars et autobus rangés aux abords des lieux festifs attestent d’une clientèle européenne ou internationale qui vient là pour une convivialité gourmande et parfois alcoolisée.

    Karsplatz, artisanat et verre de Punsch

    Ici le traditionnel vin chaud laisse la place au « Punsch » une boisson ultra populaire qui ne doit cependant pas être confondue avec le punch des îles.

    Vanessa tient une échoppe sur Karlsplatz, La crêperie mobile. Elle nous renseigne sur la mystérieuse origine de ce Punsch local qui… n’a rien de germanique. « Ce mot vient du sanskrit qui veut dire 5, comme les 5 ingrédients de la boisson. Et en allemand le mot signifie davantage « mélangé ». Les marins anglais qui connaissaient les Indes l’ont servi de façon chaude en Angleterre alors qu’à l’origine elle était consommée froide ».

    Karlsplatz
    Karlsplatz
    Vanessa, la patronne de la crêperie mobile
    Vanessa, la patronne de la crêperie mobile
    la crêperie mobile pour vous régaler sur le marché de Karlsplatz
    La crêperie mobile pour vous régaler sur le marché de Karlsplatz

    Le marché des artisans est un lieu de rassemblement fréquenté par une foule dense en cette fin de samedi après-midi. Il se démarque des autres marchés concurrents de la ville comme un des plus anciens et entièrement dédié à l’artisanat. Vanessa y oeuvre depuis 21 ans. Elle a été choisie en 2003 pour tenir un stand où elle ne propose que des produits faits maison, autour de crêpes et galettes bretonnes. Ici l’association des artisans veille à ce que les produits soient bio. 

    Viennoise de naissance, Vanessa a appris auprès de sa famille bretonne son savoir-faire culinaire. Sur Karlsplatz chaque stand est individualisé, loin des cabanes en bois stéréotypées des autres marchés. « Le tourisme à Vienne est basés sur des sites historiques, autour de l’histoire de l’empire austro-hongrois. On vient à Vienne pour la nostalgie du temps passé. Mais c’est aussi un pays de montagne. Et les cabanes en guise de chalet rappellent cette coloration là, comme dans les autres pays germaniques ».

    La patronne de la crêperie mobile ne ménage pas son énergie et l’échoppe, qui occupe une place centrale sur le marché, rayonne de mille feux. Une adresse incontournable où une clientèle autrichienne et internationale se presse jusqu’à la fermeture prévue ici à 21h.

    Ambiance plus jeune au MuseumsQuartier

    Au MuseumsQuartier, l’ambiance est moins traditionnelle. Un lieu de rendez-vous pour les artistes et intellectuels, les étudiants et les anticonformistes qui boudent les marchés de l’hyper centre. Cet endroit permet, certes, de partager le traditionnel verre de Punch entre amis, mais sans succomber, du moins en apparence, à un mercantilisme que pointe Ingrid. Ici pas de cabane en bois mais un ensemble de tentes et pavillons qui contrastent un peu avec les autres marchés.

    Ingrid est une étudiante française originaire de Strasbourg.  Son parfait bilinguisme lui a permis de s’insérer pleinement dans le monde viennois qu’elle a découvert voilà trois ans en s’inscrivant pour des études d’art.

    Marché de MuséumsQuartier
    Marché de MuséumsQuartier
    Marché de MuséumsQuartier
    Marché de MuséumsQuartier

    « Les marchés de Noël sont devenus une grosse machinerie sans âme. Ils perdent peu à peu leur caractère populaire. À 5 euros le verre de Punsch, sans compter la consigne du verre qu’il faut ajouter, ce n’est  pas à la portée de toutes les bourses. Beaucoup de mes amis étudiants ne sortent pas à cette période de l’année où s’éloignent carrément du centre. On se demande où ce gigantisme nous mènera. En tout cas difficile de réellement créer du lien. L’entre soi demeure et c’est chacun son punsch dans son coin ».

    Quand on lui fait remarquer que pourtant elle vient de créer du lien en nous répondant, elle part d’un grand éclat de rire. Une interaction qui atteste que ces marchés créent de la bonne humeur collective malgré l’inflation, réelle, des prix.

    Les marchés préférés d’un conseiller des Français de l’étranger

    Autre son de cloche du côté de Patrick Ugo, enseignant au lycée français de Vienne et conseiller des Français de l’étranger. Ce viennois d’adoption qui habite la ville depuis 30 ans salue d’abord la qualité de vie locale, régulièrement reconnue d’ailleurs par les sites et classements spécialisés qui en font une des villes les plus sûres et agréable à vivre d’Europe. Les marchés de Noël sont partie intégrante de cette ville attractive. De plus, ils constituent une « véritable institution où on se retrouve avec des amis autour d’un Glühwein pour « créer du lien ».

    Marche de Rathaus
    Marché de Rathaus
    Marche de Rathaus
    Marché de Rathaus
    Marche de Rathaus
    Marché de Rathaus

    Patrick a d’ailleurs son propre classement des marchés. Lui qui recherche des lieux plus intimistes que l’hôtel de ville (Rathaus), très joli pour ses innombrables décorations, mais devenu à ses yeux « un simple marché touristique ». Il recommande le marché de Karlsplatz « entre petits commerçants et objets d’art », le Museumsquartier pour son ambiance jeune, et le Belvédère « plus décentré avec une vue remarquable sur le centre de Vienne ». Mention aussi aussi Spittelberg, «très joli et authentique avec ses rues pavées ».

    Ce rapide sondage auprès de nos compatriotes replace les marchés de Noël de Vienne au sein d’une métropole. Une ville qui sait marier tradition et modernité, divertissement populaire et recherche d’une culture plus raffinée. Il y a dans ces marchés la conjugaison de ces aspirations parfois contraires entre le plaisir d’être ensemble et le souci de ne pas être englouti dans la masse. Le bonheur de trinquer en se réchauffant au passage fait consensus. Tout comme le souhait de ne pas dépenser une fortune dans les cabanes en bois alors que Noël et les cadeaux à réaliser approchent à grand pas. Il nous reste à lever nos verres de Punsch à la santé de tous nos lectrices et lecteurs. Et enfin leur souhaiter de joyeuses fêtes de fin d’année, à Vienne ou ailleurs à l’étranger.

  • Si tous les tyrans du monde voulaient bien se donner la main

    Si tous les tyrans du monde voulaient bien se donner la main

    Vladimir Poutine, bonhomme, a accueilli Bachar Al Assad pour des raisons humanitaires. Bon cœur !  Bachar lui en veut un peu : il prétend que les Russes l’ont forcé à quitter le pays. L’ingrat ! C’est eux qui l’ont sauvé en bombardant les villes avec du gaz. Ils n’y peuvent rien, les Russes, s’ils ont perdu entre 600 et 700 000 hommes en Ukraine, au point de faire venir des Coréens. Franchement, on ne peut pas reprocher à Poutine de penser enfin un peu à lui ! Lui aussi a ses problèmes. Les Russes ont tenu la Syrie à bout de bras, avec l’Iran. Les Pasdarans ont été solidaires. Ils ont été les principaux stratèges de Syrie, les principaux fournisseurs d’armes, les principaux distributeurs de Captagon, la drogue fabriquée par la famille Assad. Ne jamais oublier de mettre un peu d’argent de côté, au cas où. Le Hezbollah aussi, a été solidaire, utile, bon revendeur grâce au port de Beyrouth. Mais l’armée israélienne les a réduits. Ils ont dû retirer leurs troupes de Syrie. Le Captagon se fait rare.

    Quand la trêve entre Israël et le Hezbollah a été conclue, avec les parrains américains et français, le « Parti de Dieu », excusez du peu, n’avait plus le cœur à se battre pour Assad. Les Turcs en ont profité pour dire à leurs amis d’Idleb de fondre sur Alep. La suite, on la connaît : l’armée s’est débandée, les rebelles, des ex d’Al Qaida, sont à Damas. L’Iran a retiré ses Pasdarans, la Russie a évacué sa flotte, les Turcs rient, mais rient jaune, parce que tout terroriste qu’il soit, le nouveau maître de Damas drague les Occidentaux, à tel point que cela en devient indécent. Les Israéliens ont détruit toute l’aviation syrienne et la défense aérienne. Le ciel est libre jusqu’en Iran.

    Seul Macron peut aller librement se faire engueuler à Mayotte.

    Ah, si tous les tyrans de la terre pouvaient se donner la main ! Rester solidaires comme Poutine et Assad ! Hitler, après l’attentat de juillet 44, avait accueilli un Mussolini dépressif. Et lui avait confié : « Vous êtes mon seul ami ». Émouvant, deux maudits se serrant dans les bras. Même Pol Pot avait besoin de l’épaule d’un ami, celle de Vergès ou de sa jeune cuisinière. Un tyran est toujours seul. Comme Caligula, Poutine fait goûter ses plats. Seul Macron peut aller librement se faire engueuler à Mayotte en offrant cinq milliards. Poutine n’ose aller sur le front de son « Opération spéciale ». Il tient ses généraux à cinq mètres. Le sort de Bachar a ému Poutine parce que ce pourrait être le sien. L’exil fut la sanction de Ben Ali, de Moubarak, du Shah, de Duvalier, de Marcos. Ce pourrait être la prison, comme Taylor, Milosevic, Al Bashir, ou l’exécution : Ceausescu, Saddam, Kadhafi…

    Ce qui compte, c’est l’humain. Saignant.

    Heureusement, il y a, quelle que soit l’idéologie, une confraternité des salopards. Kim Jung Un n’a pas hésité à aider Poutine. Khamenei non plus. Xi Jinping, le parrain des pauvres, aide à la fois Ali, Kim et Vlady. Foin des idéologies : il y a peu de connivence entre le nationalisme panrusse, bénie par le patriarche orthodoxe, la révolution islamique et le communisme chinois. Ce qui compte, c’est l’humain. Saignant. La grande chaîne de solidarité va plus loin : une guirlande de noël autour de la terre.  Loukachenko, Maduro sont des frères. Ortega un sage. Cuba un symbole. Tebboune un fidèle. La junte birmane une valeur sûre. Et les juntes africaines des bébés prometteurs en couveuse. L’amicale des tyranneaux permet à chacun de se sentir mieux compris, dans un monde plus sûr.

    Les imbéciles de l’histoire.

    « Il s’en sort bien, il pourra vivre, il a ce qu’il faut. Ce sont les petites mains du régime, ceux qui sont restés et n’ont pas pu fuir les imbéciles de l’histoire. » commente un réfugié syrien, après la fuite de Bechir. La famille Assad aura-t-elle le temps de dépenser ses milliards ? Et les pauvres imbéciles de tortionnaires des prisons d’Assad, que vont-ils devenir ? Jusqu’où est-on tortionnaire ? Le soldat qui refuse de torturer est torturé à son tour. La question demeure : comment se fait-il qu’un seul maître puisse oppresser des milliers, des millions ?

    Ce qui est facile, c’est l’obéissance. Tous les tyrans ont les mêmes polices, les mêmes méthodes, les mêmes crimes, les mêmes paranoïas, plus ou moins subtiles, violentes, inhumaines, efficaces. Ils ont conscience de provoquer chaque jour ce même miracle : se faire obéir. Ils savent que la norme, la logique, est de finir trahi, pendu, haï. Ils savent aussi que la plupart des hommes aiment les maîtres, chérissent l’obéissance. Les religions n’enseignent-ils pas l’obéissance comme une vertu ? L’Église n’en fait-elle pas un devoir ? L’Islam son nom : « soumission » (à Dieu) ? Le confucianisme sa règle ? L’esclave dit toujours « oui ».

    Comment se fait-il qu’un seul maître puisse oppresser des milliers, des millions ?

    La chaîne planétaire de l’amicale des tyrans, se tisse par les filets internes de chaque tyrannie. Des mille complicités. Ce qui effraye n’est pas l’incapacité de se rebeller, elle se comprend par la terreur. Ce qui effraie, c’est l’amour du maître, la fascination des idoles.

    Tous les complices se donnent la main. Le réflexe politique de base de base n’est pas la liberté, c’est la complicité ; faire partie d’un club, d’un parti, d’une chaîne de solidarité ; tel est l’attrait des organisations politiques, des sectes, des mafias. Voilà une famille, avec ses règles et ses hiérarchies ; voilà ton nid, fut-il de vipères.

    Ce besoin de cocon, aussi malsain soit-il, est la loi commune. Les régimes dits libéraux sont rares dans l’histoire, plutôt des anomalies. La grande solidarité des dictateurs tient à cela : Ils haïssent la démocratie, la méprise comme une bassesse, une maladie du « pouvoir pur ». Les démocrates, tous ceux qui jouissent des démocraties, devraient s’en rendre compte. Face à la chaîne des dictatures, fortifier l’alliance des démocrates.

    Ses armes sont plus puissantes que les geôles, parce que, la plupart des hommes savent aussi que leur sécurité est mieux assurée par la liberté que par la soumission. L’état de droit est le respect du droit de chacun.

    Faut-il exclure tout dialogue avec tout membre de la grande chaîne des tyrans ?

    À la fin, tout tyran périra, ses complices seront jugés. Faut-il exonérer le serviteur, le profiteur, le tortionnaire ? Amnistier, Jusqu’où ? Les Américains avaient chassé tous les cadres de Saddam. Le fondateur d’Al Nosra, nouveau maître de Damas, peaufine son amnistie.

    N’est-il pas un terroriste ? Faut-il l’exclure ?  Faut-il exclure tout dialogue avec tout membre de la grande chaîne des tyrans ? Dans un monde idéal, ce serait une évidence. Dans un monde idéal, il n’y aurait pas de tyrans, ni personne pour les admirer, les excuser, les suivre. L’étrange échec des démocraties s’explique parce que le pouvoir est naturellement tyrannique. Même si les peuples préfèrent la liberté, les dirigeants suivent la pente de l’oppression, comme en Russie, en Turquie, en Tunisie.

    Autant il faut mépriser leurs admirateurs dans les pays libres, autant dialoguer avec tous, les détacher, les flatter, briser cette chaîne de torture.

    Laurent Dominati
    Laurent Dominati

    Laurent Dominati

    a. Ambassadeur de France

    a. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press et de l’app bancaire France Pay

  • Nicolas Gavory au Fortuna Düsseldorf : « 50.000 spectateurs, ça met les frissons »    

    Nicolas Gavory au Fortuna Düsseldorf : « 50.000 spectateurs, ça met les frissons »    

    podcast foot - FC EXPAT

    FC EXPAT

    Le podcast dédié à la sphère football des français à l’étranger.
    Chaque épisode s’ouvre sur les dernières actualités puis vous propose une interview d’un joueur professionnel qui joue dans un championnat étranger. Nous donnons également la parole aux responsables des clubs de supporter installés pour nous expliquer comment ils arrivent à faire vivre leur passion loin de la France.
    Animé par Caroline Ettori et Jérémy Michel.

    Écouter le podcast avec Nicolas Gavory

    C’est outre-Rhin que vous emmène cette semaine le FC Expat. En effet, notre micro s’est posé du côté de Düsseldorf pour retrouver notre compatriote Nicolas Gavory. Arrière gauche au sein du Fortuna, club qui évolue en Bundesliga2, notre invité en est à son troisième pays d’accueil. Que retire-t-il de ses différentes expériences à l’étranger ? Comment se passe actuellement sa vie de footballeur en Allemagne ? D’autant plus que l’affluence dans les stades est importante. À domicile, 50.000 spectateurs poussent son équipe, « ça met les frissons » nous dit-il ! Enfin, nous avons aussi voulu savoir pourquoi…sa femme a plus d’abonnés que lui sur Instagram ? Bref, un numéro du FC Expat tout-terrain.

    Jouer aux Pays-Bas : un premier tremplin

    Arrivé dans la capitale de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie en 2022, Nicolas Gavory a auparavant officié en Belgique, au Standard de Liège, et aussi aux Pays-Bas, au sein du FC Utrecht. En France, le natif de Beauvais a porté le maillot de l’AJ Auxerre, celui de Béziers, et également la tunique du Clermont Foot. Parti relativement jeune à l’étranger, qu’est ce qui a poussé Nicolas Gavory a traversé la frontière ?

    « Le projet d’Utrecht m’a plu. Et jouer aussi dans des beaux stades comme celui de l’Ajax, du PSV,… C’était un bon tremplin. »

    Nicolas Gavory

    D’ailleurs, il garde un très bon souvenir de ce passage en Eredivisie (Ligue 1 Hollandaise), et il fait un « clin d’œil » à ses anciens coéquipiers au cours de ce podcast.

    Nicolas Gavory joueur du Fortuna Düsseldorf
    Nicolas Gavory joueur du Fortuna Düsseldorf

    Pour autant, déménager aux Pays-Bas était-il facile ? Quels souvenirs garde-t-il de ces premiers jours d’expatriation ? Le FC Expat a interrogé Nicolas Gavory sur ce point. « Ce n’est jamais simple » nous a-t-il confié. Mais une rencontre lui a permis de s’intégrer plus facilement. Découvrez laquelle en écoutant son interview.

    La Bundesliga allemande, le RDV de la rigueur

    Au cours de ce podcast, notre invité nous parle aussi de son passage à Liège, en Belgique et de son arrivée en Allemagne. De ces différentes expériences, y a-t-il un style de jeu qui se dégage ? Et quelles sont ses impressions depuis son arrivée au Fortuna Düsseldorf ?

    « La mentalité allemande, la rigueur, cela m’allait bien »

    Nicolas Gavory

    Alors qu’il n’évolue pas encore au sein de l’élite allemande, Nicolas Gavory explique que « la deuxième division allemande est attrayante ». L’ambiance, l’affluence dans les stades, le niveau des équipes,…tout cela favorise la qualité de cette compétition professionnelle, et son intérêt d’y jouer.

    Nicolas Gavory et un de ses coéquipiers
    Nicolas Gavory et un de ses coéquipiers

    À domicile, pas moins de 50.000 personnes se rendent au stade Merkur Spiel-Arena pour supporter le Fortuna Düsseldorf. Quant à la ville, « c’est plutôt sympa d’y vivre ». Et Nicolas Gavory progresse aussi dans son apprentissage de la langue de Goethe. Au cours de ce podcast, notre compatriote revient également sur la joie qu’il a eu de porter le maillot de l’équipe de France dans les catégories jeunes. « Être appelé en bleu, c’est une fierté (…) Quand on est gamin, c’est un rêve » nous partage t-il.

    Instragram : ma femme a plus d’abonnés !

    Dans les arrêts de jeu du FC Expat, une question un peu décalée est toujours posée à notre invité. En regardant sur les réseaux sociaux, nous nous sommes aperçus que l’épouse de Nicolas Gavory avait plus du triple d’abonnés que notre invité… Comment vit-il cette situation ?

    « Cette question au sujet d’Instagram va fait rire ma femme (…) je vais vous expliquer… »

    Nicolas Gavory

    Pour savoir pourquoi Aurélia, l’épouse de notre invité, est plus présente sur les réseaux que lui, et que son nombre d’abonnés décolle… écoutez l’intégralité de ce podcast. Le FC Expat, l’émission qui donne la parole à nos footballeurs expatriés.

    FC Expat est en écoute sur plusieurs plateformes












  • Les spectacles à voir pendant les fêtes

    Les spectacles à voir pendant les fêtes

    Et bien sans surprise, ils font comme leurs compatriotes hexagonaux :  Ils font la fête et sortent, ils cherchent les meilleurs plans de spectacle, de cinéma, ou de divertissement en tout genre. Après une année 2024 que l’on imagine intense, enthousiasmante, parfois pénible ou maussade, voici le temps des rires et des chants. Non pas dans l’île aux enfants (référence à Casimir que seuls les cinquantenaires comprendront), mais plutôt aux quatre coins de notre pays. 

    Car nous n’ignorons pas que nombre d’entre vous profitent des fêtes de fin d’année pour rejoindre un temps la mère patrie. Heureuse parenthèse française dédiée à la récupération ( une bonne sieste après un repas plantureux et arrosé), à la visite de Mamie, de Tonton, de Tata et de toute la sainte.  Autant dire qu’avant ou après ce marathon familial et les repas caloriques en farandole, un petit spectacle à voir seul ou avec les enfants vous fera du bien.

    De plus, notre sélection se veut subjective mais de qualité, amusante mais pas désolante, rassembleuse mais pas pleurnicheuse (la sélection spéciale névrose et neurasthénie sera pour une prochaine fois).

    Le Roi Lion, vous en reprendrez bien une ration.

    Commençons par l’incontournable des fêtes, l’animal hirsute préféré des enfants, le lion le moins sanguinaire de la terre, celui qui ne règne pas depuis l’Elysée mais depuis sa lointaine savane,  j’ai nommé sa majesté le Roi Lion. Nous vous l’offrons cette année au cinéma, en spectacle, ou …aux petits oignons pour ceux qui auraient l’idée saugrenue de vouloir le cuisiner.

    « Mufasa : Le Roi Lion » est sorti le 18 décembre sur vos écrans et raconte une histoire légendaire qui est antérieure au récit des aventures de Simba le roi Lion que vous avez découvert depuis maintenant plus de 25 ans au cinéma. Ici il est question de Mufasa, un lion orphelin et isolé qui va faire la rencontre fortuite de Taka, héritier d’une lignée royale. Ce « couple désaccordé » va se retrouver rapidement entouré d’une bande d’indésirables avec qui ils partiront à l’aventure, menacé par un méchant adversaire qui veut leur nuire. Une histoire classique mais traitée avec un mélange d’intrépidité et d’humour, de poésie et de grâce.

    Mufasa
    Mufasa

    Quant à ceux qui aiment les comédies musicales et raffolent de Simba le Roi Lion, une chance vous est offerte de redécouvrir la belle histoire de sa majesté en vous rendant en majesté au théâtre Mogador.

    En effet, ce spectacle est un must qui a été acclamé par plus de 110 millions de personnes dans le monde depuis sa création en 1997 dans la foulée du film de Disney. Il est un succès pour ses costumes chatoyants, pour les couleurs éblouissantes d’une mise en scène qui plaira aux adultes comme aux enfants. Danse, acrobatie, mouvement entrainant et histoire épique, divertissement garanti pour tous.

    Spectacle le Roi Lion
    Spectacle le Roi Lion

    Laura Laune, « Glory Alléluia », une tournée de 37 évènements en France

    Un seul conseil à vous donner : Dépêchez-vous de réserver. La jeune comique à l’humour noir et décapant part en tournée dans l’hexagone et les DOM-TOM et nombre de dates sont déjà complètes. Son talent a explosé au plan médiatique et elle fait désormais office de valeur sure de l’humour. Tous les thèmes y passent en commençant bien sûr par les relations hommes-femmes ou le sexe sous toutes ses coutures. Elle s’est fait connaitre pour son air de blonde ingénue aux répliques trash, un art du contraste qui fait mouche et une belle capacité à explorer les travers d’une époque en toute liberté de ton.

    Laura Laune
    Laura Laune

    Avez-vous la Haine ?

    La Haine le spectacle musical, part d’un postulat tragique : Jusqu’ici rien n’a changé de la situation des banlieues et de la jeunesse qui s’y désole et s’y révolte. Le film de Mathieu Kassovitz, sorti en 1995, avait inventé trois personnages, Vinz, Hubert et Said pour résumer le malaise de ces banlieues sous tension jusqu’à l’explosion. De la bavure policière jusqu’à l’embrasement final, la réalité hexagonale a parfois rattrapé la fiction. Le spectacle célèbre les trente ans de la sortie du film à travers une tournée en France et à l’international. Il est un mélange heureux de chant et de danse, dans un rythme haletant et pour un public amateur de show intense et faisant sens. Le propos engagé et lucide du film ne sera pas démenti car « le plus dur ce n’est pas la chute, c’est l’atterrissage ».

    La Haine
    La Haine

    Souchon père et fils

    La formule père fils sur scène, ils l’ont déjà éprouvée voilà 4 ans. 100 dates et un tel succès qu’ils remettent cela. Pierre Souchon et Alain Souchon, accompagnés d’Ours (il y avait une telle quantité de blagues possibles avec un tel patronyme de scène que je décide de m’abstenir par égard pour notre rédacteur en chef), pour des concerts un peu partout en France et notamment le 7 et 8 janvier au Casino de Paris pour les chanceuses et les chanceux qui seront dans les parages.

    Souchon Père & Fils
    Souchon Père & Fils

    Clara Luciani enflamme le mois de janvier

    Les fêtes c’est aussi en janvier. Et nous ne pouvions terminer ce panorama festif sans évoquer l’interprète de « la Grenade » et ses textes engagés et féministes qui illumineront le début d’année dans une tournée française qui s’annonce endiablée.

    Cette modeste sélection vous aura donné peut-être quelques envies de bouger pour digérer la bûche.

    Clara Luciani
    Clara Luciani

    Vous avez échappé à d’autres spectacles plus saugrenus que mon rédacteur en chef et son adjoint n’ont pas validés. Je pense notamment à un fabuleux numéro de dressage d’Ours, avec un pingouin ventriloque et un castor amateur de ping-pong en tournée exclusive dans le Puy-de-Dôme.

    Dommage. Ce sera pour la sélection 2025 j’espère.

    D’ici là, bonnes fêtes.

  • Patrimoine économique de la France : 8,1 fois le PIB

    Patrimoine économique de la France : 8,1 fois le PIB

    En 2023, le patrimoine économique national qui regroupe le patrimoine des ménages, des sociétés non-financières, des sociétés financières et des administrations publiques, s’élevait, selon l’INSEE, à 18 674 milliards d’euros, en recul de 4,2 % après huit années de croissance. Il représente 8,1 fois le produit intérieur net de l’année, en base 2020. En moyenne, entre 2014 et 2022, la progression avait été de 4,8 %. La baisse de 2023 est imputable à la diminution des prix immobiliers, tandis que, dans le même temps, les actifs et passifs financiers ont progressé.

    La diminution des prix de l’immobilier

    Les prix des biens immobiliers ont reculé de 3,9 % en 2023, selon l’indice INSEENotaire. La diminution des prix des terrains a atteint 13,7 %, tandis que les bâtiments ont connu une augmentation de 3,8 %. De 2016 à 2021, les terrains bâtis constituaient le principal facteur de croissance du patrimoine total. En 2022, dans un contexte de fortes perturbations du marché immobilier, la très légère contraction du prix des terrains avait été plus que compensée par la hausse des prix de la construction.

    En 2023, les actifs et les passifs financiers nationaux ont progressé après leur baisse en 2022 (+5,9 % et +6,0 %, respectivement, après -2,3 % et -2,6 %). Cette évolution s’explique par la hausse de la valeur des actions et parts de fonds d’investissement. Les flux nets d’acquisitions d’instruments financiers ont toutefois contribué un peu moins aux variations des actifs et des passifs financiers qu’en 2022 (contributions de +2,1 points à l’actif et +2,2 points au passif en 2023, contre +2,4 points à l’actif comme au passif en 2022).

    Ces évolutions se reflètent dans tous les secteurs institutionnels, avec des disparités liées à la nature de leurs avoirs et de leurs engagements financiers.

    Globalement, le patrimoine financier net de l’économie nationale s’est replié en 2023 à -410 milliards d’euros, après -324 milliards d’euros en 2022.

    Diminution du patrimoine des ménages en 2023

    Le patrimoine des ménages représente l’essentiel du patrimoine économique national (78,0 %). En 2023, il a diminué en valeur de 0,9 %, après -0,1 % en 2022. En fin d’année, il s’élevait à 14 567 milliards d’euros, soit environ 8,8 fois le revenu disponible net des ménages. La baisse de 2023 s’explique par la diminution du patrimoine non financier des ménages (-4,9 %, après +4,0 %), évalué à 9 758 milliards d’euros. La valeur des biens immobiliers qui représentent 91,3 % des actifs non financiers des ménages a reculé de 4,7 %, après +4,0 % en 2022, sous l’effet d’une forte baisse des prix des terrains bâtis (-14,1 %, après -0,8 %), tandis que la valeur des bâtiments a continué de progresser (+3,9 %, après +8,8 %).

    Le patrimoine financier net des ménages a progressé de 8,3 % en 2023, atteignant 4 809 milliards d’euros, après une baisse de 8,3 % en 2022. Avec la hausse des taux d’intérêt, l’allocation de l’épargne a évolué. Les flux nets de placements des ménages se sont établis à 74 milliards d’euros pour les produits de taux, soit près du double des placements en produits de fonds propres (actions et assurance vie en unités de compte), qui ont atteint 38 milliards d’euros. La progression des encours en numéraire et dépôts des ménages a ralenti (+2,6 %, après +4,5 %). Les flux se sont davantage orientés vers des produits réglementés et des dépôts à terme, mieux rémunérés, au détriment des dépôts à vue et des livrets ordinaires qui ont enregistré des décollectes.

    @adobestock
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    Les placements sous forme d’actions et de parts de fonds d’investissement ont augmenté de 10,4 %, contre -6,7 % en 2022. L’assurance vie et les droits à pension, représentant 29,1 % des actifs financiers totaux des ménages, ont progressé de 4,9 %, après une baisse de 13,1 % en 2022. Les fonds en assurance vie en euros ont bénéficié de flux positifs. Au passif des ménages, les crédits ont ralenti (+1,1 %, après +4,9 %). Les flux nets, principalement composés de crédits immobiliers, sont passés de 84 milliards d’euros en 2022 à 22 milliards d’euros en 2023.

    Le patrimoine des sociétés : 3 300 milliards d’euros en 2023

    En fin d’année 2023, le patrimoine des sociétés non financières (SNF) a diminué de 367 milliards d’euros (-10,0 %) pour s’établir à 3 297 milliards d’euros, soit 17,7 % du patrimoine économique national. Quant au patrimoine des sociétés financières (SF), il s’est réduit à 25 milliards d’euros (0,1 % du patrimoine économique national). Le patrimoine non financier de 379 milliards d’euros a été presque contrebalancé par un patrimoine financier net de -354 milliards d’euros.

    Le patrimoine net des administrations publiques (APU) en recul en 2023

    Cette même fin d’année, les actifs bruts des administrations publiques s’élevaient à 4 493 milliards d’euros, tandis que leurs passifs atteignaient 3 706 milliards d’euros. Le patrimoine net des administrations publiques a reculé de 27,5 %, après une forte hausse en 2022. Il s’établissait à 786 milliards d’euros, soit 4,2 % du patrimoine économique national.

    Cette baisse résulte à la fois de la diminution des actifs non financiers et de l’augmentation de l’endettement. Le patrimoine non financier des administrations publiques a diminué de 107 milliards d’euros en 2023 pour s’établir à 2 790 milliards d’euros. Il est composé principalement de terrains, bâtiments et monuments peu cessibles. Les terrains bâtis (85,6 % du patrimoine non financier des APU) ont reculé (-13,0 %, après +0,8 %), malgré une hausse de 35 milliards d’euros des constructions non résidentielles (bureaux, gymnases, écoles, musées, etc.), ces dernières largement détenues par les collectivités locales (69,5 % en 2023).

    Le patrimoine financier net des APU s’est établi à -2 004 milliards d’euros en 2023, après -1 812 milliards d’euros en 2022. Les actifs financiers ont progressé (+2,0 %, après – 3,5 %), portés par une hausse des actions et fonds d’investissement (+12,5 %, après – 6,9 %), tandis que les dépôts et numéraires ont chuté (-19,4 %, après -8,2 %). Le passif financier des APU a augmenté de 6,4 % en 2023, après une baisse de 9,3 % en 2022. Les titres de créance, principal mode de financement des APU, ont progressé (+9,0 %, après -13,1 % en 2022).

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 20.12.2024

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 20.12.2024

    Bonjour à toutes et à tous, vous écoutez le dernier flash quotidien des expatriés de l’année 2024, dans les titres de cette dernière édition avant les vacances :  Emmanuel Macron à Mayotte – Les Français de l’étranger ne veulent pas d’une présidentielle anticipée – Fin du procès de Gisèle Pelicot

    Le Président de la République est à Mayotte 

    Emmanuel Macron est arrivé jeudi matin sur l’île. Dès son arrivée, le chef de l’État a été interpellé par des Mahorais lui demandant de rester plus longtemps qu’une seule journée. Et il les a entendus et finalement il restera dans l’archipel français de l’océan Indien dévasté par le cyclone Chido, afin de se rendre vendredi dans des zones plus éloignées du chef-lieu, Mamoudzou. Ce jeudi, après un vol de reconnaissance en hélicoptère du territoire sinistré, le président Emmanuel Macron s’est entretenu avec les élus locaux au centre hospitalier de Mayotte à Mamoudzou. Avec lui, plus de 4 tonnes de fret et des unités de secouristes et de maintien de l’ordre sont arrivées pour rétablir la sécurité et les services de base dans ce département d’Outre-mer. 

    Emmanuel Macron à Mayotte ce 19 décembre 2024 ©AFP
    Emmanuel Macron à Mayotte ce 19 décembre 2024 ©AFP

    61% des expatriés contre une présidentielle anticipée 

    Alors que Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen clament sur tous les toits qu’ils sont prêts pour une présidentielle anticipée, nous vous avons demandé votre avis dans une consultation tenue sur le site Lesfrançais.press du 12 au 18 décembre à laquelle 9411 personnes ont répondu. Et sans surprise, les Français de l’étranger soutiennent Emmanuel Macron puisqu’ils ne veulent pas de présidentielle anticipée. Mais si celle-ci devait se tenir, près de 30% d’entre eux avouent être convaincus par aucun candidat, juste derrière 26% des consultés déclarent qu’ils voteraient pour le successeur de la ligne politique du chef de l’État actuel. Tous les résultats sur Lesfrancais.press et la French Radio.

    Élection présidentielle anticipée / @lesfrancais.press
    Élection présidentielle anticipée / @lesfrancais.press

    20 ans de réclusion pour le mari de Gisèle Pelicot

    Alors que l’affaire des viols de Mazan a bouleversé le pays, et même au-delà, et que des dizaines de personnes se sont retrouvées ce jeudi devant le tribunal d’Avignon, Gisèle Pelicot a exprimé sa « gratitude la plus profonde à toutes les personnes qui m’ont soutenue tout au long de cette épreuve » alors que le tribunal venait de rendre son verdict dans cette affaire hors normes. Si le mari a été condamné à la plus forte sanction, les 50 coaccusés ont été condamnés, eux, à des peines allant de 3 à 15 ans. L’ensemble des peines prononcées est en deçà des réquisitions du ministère public qui avait demandé des peines de 4 à 18 ans de prison. Aucun acquittement n’a été prononcé mais certains faits ont été requalifiés en atteintes sexuelles ou en tentative de viol.

    Gisèle Pelicot à la sortie de l'audience ce 19 decembre 2024 ©AFP
    Gisèle Pelicot à la sortie de l’audience ce 19 decembre 2024 ©AFP

    C’est ainsi que se termine le dernier bulletin des Français de l’étranger de l’année 2024. Passez un bon vendredi 20 décembre, et surtout de belles fêtes en France ou dans votre pays de résidence ou ailleurs. Nous, on se retrouve le lundi 06 janvier pour une nouvelle année de flashs quotidiens des expatriés. Toute la rédaction se joint à moi pour vous souhaiter de belles vacances ! A très vite  

    Ecouter le bulletin des Français de l’étranger

  • Présidentielle, et si on remettait ça en 2025 ?

    Présidentielle, et si on remettait ça en 2025 ?

    Destitution, c’est le mot d’ordre de la France insoumise depuis la mi-août. Le parti fondé par Jean-Luc Mélenchon dénonce depuis des semaines le « coup de force » du président de la République, accusé de ne pas respecter le résultat des élections législatives. Et depuis quelques jours, on entend la même musique à l’opposé de l’échiquier politique. En effet, Marine Le Pen déclarait encore ce 18 décembre qu’elle se préparait à une élection présidentielle anticipée. Et vous, les Français de l’étranger, qu’en pensez-vous ? C’est une des questions qu’on vous a posées du jeudi 12 décembre au mercredi 18 décembre. Vous avez été 9 411 à y répondre, merci pour votre fidélité.

    Macron n’est pas le problème

    En tout cas, c’est l’avis de la majorité des gens qui ont répondu à notre consultation. En effet, ils sont 61 % à être opposé à la tenue d’une élection présidentielle. Ils ne sont que 39 % à vouloir tourner la page du macronisme.

    Élection présidentielle anticipée / @lesfrancais.press
    Élection présidentielle anticipée / @lesfrancais.press

    On le savait, les Français de l’étranger adhèrent largement à la vision du Président de la République, les élections législatives et le quasi-carton plein des candidats du bloc central l’avaient démontré. Notre consultation vient, une nouvelle fois, conforter cet état de fait.

    Le vote à l’urne privilégié

    Mais le poids des Français de l’étranger ne pourrait freiner une dynamique présidentielle si la tendance qui se développe parmi nos compatriotes résidant dans l’hexagone finit par l’emporter. Le capharnaüm de la nomination de François Bayrou ne laisse pas espérer une sortie de crise institutionnelle rapide. Alors qui sait ce qu’il pourrait advenir dans les prochains mois.

    Intention de vote / @lesfrancais.press
    Intention de vote / @lesfrancais.press

    C’est pour cela que nous avons interrogé les participants sur leur mobilisation en cas d’élection présidentielle anticipée. Et même s’ils ne sont pas d’accord, les expatriés restent des citoyens engagés et ils seraient donc 86 % à voter en cas de convocation. 

    Mode de vote / @lesfrancais.press
    Mode de vote / @lesfrancais.press

    Et ils choisiraient à 65 % de voter à l’urne (rappelons que le vote en ligne n’est pas possible pour l’élection présidentielle).

    Des corps politiques désenchantés

    Logiquement, nous avons demandé aux répondants de nous indiquer quelle famille politique ils soutiendraient en cas de présidentielle anticipée. Et la surprise c’est que le premier parti que choisiraient les expatriés est à inventer. En effet, 29 % des consultés ont déclaré être convaincus par aucun candidat ou parti.

    Derrière, en cohérence avec les premiers résultats, c’est le candidat successeur de la ligne politique d’Emmanuel Macron qui arrive en tête avec 26 % des intentions de vote.

    Pour quel candidat ? / @lesfrancais.press
    Pour quel candidat ? / @lesfrancais.press

    Pour les autres partis, on note que le Rassemblement national, même s’il progresse sur les dix dernières années, ne convainc toujours pas et plafonne à 10 %. Il se positionne entre les LR et le PS. Les héritiers des partis du XXème siècle ne trouvent pas grâce aux yeux des Français de l’étranger.

    Enfin, on note un recul de la France insoumise et des Écologistes, qui avaient pourtant fait de fortes percées lors des consulaires, peut-être que les Français de l’étranger leur attribuent la paternité du chaos ambiant…

  • Plongez dans la magie des fêtes avec une promenade immersive à Londres

    Plongez dans la magie des fêtes avec une promenade immersive à Londres

    Londres, parée de ses habits de lumière, scintille en cette période de l’année. Les décorations somptueuses, les traditions séculaires et l’ambiance festive transforment la capitale anglaise en un véritable écrin de magie. C’est dans ce décor enchanteur que Christian Michel invite les visiteurs à vivre une immersion unique dans l’esprit de Noël à l’anglaise.

    Ainsi, ce guide francophone, installé à Londres depuis plusieurs années, propose une balade intimiste en petit groupe, idéale pour découvrir les coutumes britanniques qui font la richesse des fêtes de fin d’année. Pour le mois de décembre, il dévoile une expérience inédite.

    Plus qu’une visite guidée, c’est une véritable immersion que je vous offre”, confie-t-il avec enthousiasme. “Nous admirerons de magnifiques illuminations, c’est certain ! Mais nous explorerons aussi des traditions plus discrètes : les chants de Noël, les cartes, les calendriers de l’Avent, les plats emblématiques, les spectacles, les concerts et même les décorations qui enchantent les foyers britanniques. Vous découvrirez tout ce qui fait le charme de Noël au Royaume-Uni.” Lesfrancais.press a pu parcourir, pour vous, cette promenade féerique.

    Un parcours atypique pour un guide passionné

    Christian Michel n’était pourtant pas destiné à cette carrière de guide. Originaire des Ardennes, il arrive à Londres en 2016 dans le cadre d’une année sabbatique, avec l’intention de perfectionner son anglais et d’explorer la vie culturelle locale. Mais très vite, cette ville aux mille facettes devient son nouveau point d’ancrage. “Ici, j’ai un peu recommencé une vie”, sourit-il.

    Christian Michel
    Christian Michel

    Avant de s’installer outre-Manche, Christian menait une carrière riche dans l’administration publique et le secteur culturel. Titulaire d’un DESS en administration locale et culturelle, il a passé sept ans comme chargé de mission à la mairie de Bourges, puis sept autres comme directeur de cabinet du président de la Chambre de commerce et d’industrie du Vaucluse, à Avignon. Ces expériences lui ont permis de se familiariser avec le lien social, la vie économique et culturelle, ainsi que la gestion de projets visant à améliorer le quotidien des habitants.

    Cependant, malgré ces réussites, il ressent peu à peu une certaine usure. Sensible aux notions d’échange et de transmission, il décide de se tourner vers un métier plus en phase avec ses aspirations personnelles.  Déjà guide bénévole depuis l’âge de 18 ans, il trouve à Londres un terrain idéal pour donner un nouveau souffle à sa carrière. Ce qui devait être un séjour de six mois se transforme alors en une véritable reconversion.

    Une expérience qui séduit

    Aujourd’hui, Christian propose bien plus qu’une simple visite. Ses balades commentées plongent les visiteurs dans l’histoire, les traditions et l’âme de Londres, à Noël comme tout au long de l’année. Entre anecdotes captivantes et secrets méconnus de la capitale anglaise, il offre un moment d’évasion et de découverte qui séduit autant les curieux que les amoureux de la période des fêtes.

    Alors, pourquoi ne pas vous laisser tenter ?

    Tombé amoureux de Londres

    Quand Christian Michel s’installe dans la capitale anglaise en 2016, il ne sait pas encore que Londres va devenir bien plus qu’une étape dans son parcours. Ce qui devait être un séjour temporaire pour améliorer son anglais se transforme rapidement en une véritable histoire d’amour avec cette ville aux multiples facettes. Mais il lui fallait trouver sa place.
    Dès 2017, j’ai commencé à faire des visites guidées. Je faisais des visites à la Cathédrale de Westminster et dans différents musées”, raconte-t-il.

    En effet, passionné par le partage de l’histoire et de la culture, il décide d’en faire une véritable activité. Parallèlement, il enseigne comme professeur particulier et développe des visites thématiques pour « De Gaulle in London », une organisation française basée dans la capitale. “J’ai proposé des visites en français sur le Général de Gaulle ou Winston Churchill.”

    Décorations de Noël à Londres
    Décorations de Noël à Londres

    Mais c’est en 2018 que Christian franchit une étape supplémentaire en créant ses propres circuits, centrés sur l’histoire de la présence française à Londres. Puis, avec la pandémie, il élargit son offre pour toucher un public plus large, notamment des touristes venus découvrir la ville. Il lance ainsi des balades originales, comme « Découvrir Londres et comprendre les Anglais en un tour », une expérience enrichissante qu’il propose régulièrement.
    Face à l’engouement des visiteurs pour la période des fêtes, il imagine ensuite « Esprit et Traditions de Noël à Londres », une promenade festive qui séduit les Français curieux de plonger dans les coutumes britanniques.

    Compétition et originalité dans les visites guidées

    À Londres, la concurrence est rude lorsqu’il s’agit de visites guidées, en particulier durant la période de Noël. De nombreux circuits en anglais et en français s’articulent autour des illuminations et des traditions festives. “En anglais, il y a beaucoup plus de diversité. Par exemple, des visites sur le Noël victorien et l’univers de Charles Dickens, ou des circuits exclusivement dédiés aux illuminations, pour montrer les plus belles de Londres,” explique Christian Michel.

    C’est en observant cet engouement qu’il trouve son angle unique. “Moi, quand je fais des visites guidées, c’est avant tout pour partager des connaissances et explorer la vie des Anglais,” souligne-t-il. Son approche va bien au-delà des décorations scintillantes. Il met un point d’honneur à transmettre une dimension culturelle.

    Quand je donne des cours, c’est pour présenter la vie et l’identité française à des Anglais ou des non-francophones. Et quand je guide des visites, c’est pour révéler la vie des Anglais, leur culture, leur quotidien, à des Français qui viennent découvrir Londres.” C’est ainsi qu’est née son idée d’une visite plus culturelle, qui plonge les participants dans l’esprit et les traditions de Noël. “Noël, c’est différent dans les deux pays, et je voulais mettre en lumière ces spécificités qui font toute la richesse de cette fête.”

    La visite : une immersion dans l’esprit de Noël à Londres

    Pour préparer cette visite, Christian Michel a minutieusement recensé toutes les traditions de Noël typiquement britanniques, du Christmas Pudding aux Mince Pie, sans oublier les célèbres Christmas Carols.  “Le parcours suit les plus belles illuminations de Londres, mais l’objectif va bien au-delà des décorations lumineuses. Que font les Anglais à Noël ? Que mangent-ils ? Ce sont des questions fréquemment posées par les visiteurs français”, explique-t-il. 

    La visite commence à Covent Garden et se termine à Oxford Circus, s’étalant sur environ trois heures et un parcours de 5 kilomètres (3 miles). En petit groupe de huit participants maximum, l’expérience privilégie la proximité et la souplesse, permettant des échanges plus conviviaux et un meilleur confort de déplacement. “Nous passons devant de nombreux lieux emblématiques, tous revêtus de leurs habits de Noël, arpentez des places et des rues décorées de superbes illuminations, entrons dans des magasins pour découvrir leurs spécialités et décorations festives. Ensuite, nous traversons un marché de Noël pour nous imprégner des saveurs typiques de la saison et apercevons des théâtres pour évoquer les grands classiques des fêtes en Angleterre. Nous parlons aussi des églises et de leurs nombreuses festivités, très prisées à cette époque de l’année.” précise t-il quand il décrit le parcours choisi.

    Covent Garden
    Covent Garden

    En plus de ses visites de Noël, Christian organise des tours dans des quartiers comme Soho ou South Kensington, où il s’adresse à un public plus local, composé de Français et d’expatriés, mais aussi de scolaires Anglais et d’élèves apprenant le français. “Ces visites permettent de découvrir la culture française à Londres, notamment à travers l’architecture et l’histoire du quartier,” ajoute-t-il.

    Les visites de Noël sont organisées jusqu’au 30 décembre, principalement durant les week-ends. Les dates du 20, 21 et 23 décembre sont déjà très demandées. En véritable ambassadeur de l’Entente Cordiale, Christian Michel se donne pour mission de tisser des ponts entre la France et l’Angleterre, en mettant en avant les richesses culturelles et historiques de chaque pays.

    Une expérience inoubliable à Londres

    Passionné de traditions de Noël ou simplement curieux de découvrir Londres sous un autre angle, la visite de Christian Michel vous garantit une immersion authentique dans l’esprit des fêtes à l’anglaise. Entre culture, histoire et magie des illuminations, cette expérience unique est à ne pas manquer si vous êtes à Londres durant la saison des fêtes.
    Alors, prêt à plonger dans le tourbillon magique de Noël ? Réservez vite votre place et vivez Noël comme les Anglais !


    Covent Garden


    Informations & visite

  • Les pays les plus endettés en 2024

    Les pays les plus endettés en 2024

    La fin d’année arrive, les classements compilant les données de l’année vont surgir pendant les prochaines semaines. De notre côté, on a décidé de vous présenter celui des pays les plus endettés. Vu de loin, le déficit français semble impalpable, mais en le comparant à celui d’autres pays, on commence à comprendre pourquoi, en France, le sujet du budget 2025 est si difficile à aborder. Car comme vous l’aurez deviné notre pays est sur le podium. On verra aussi pourquoi notre déficit n’est plus tenable, et la raison est plus une question de maitrise de l’économie qu’un réel décrochage économique.

    Nous voulions aussi préciser que ce classement, réalisé par un média français, prend en compte la dette extérieure, composée de la dette publique, mais également de la dette privée, qui concerne les entreprises implantées dans le pays.

    États-Unis

    Une dette record. Avec 32.900 milliards de dette extérieure accumulée au cours des années, les États-Unis sont largement en tête du classement des pays les plus endettés au monde. 

    Les pays les plus endettés en 2024 @adobestock
    Les pays les plus endettés en 2024 @adobestock

    Le président de la banque centrale américaine, Jerome Powell, a notamment qualifié la dette publique américaine d’« insoutenable », alors que la question de l’insolvabilité se pose outre-Atlantique.

    Royaume-Uni

    Le Royaume-Uni est le second pays au monde le plus endetté et le leader européen en la matière, avec une dette privée et publique de 8.700 milliards de dollars. Le royaume britannique a vu sa dette publique s’envoler au cours de l’année 2023, dépassant à elle seule les 100 % du PIB.

    Japon

    Pays asiatique le plus endetté au monde, le Japon est le troisième pays le plus endetté à l’échelle mondiale, avec une dette à hauteur de 4.340 milliards de dollars au mois de juin 2023. Reportée à chaque habitant, cette dette, qui représente 98,4 % du PIB japonais, n’est que de 34.832 dollars par habitant.

    Pays-Bas

    Les Pays-Bas se trouvent en quatrième position au classement mondial des pays les plus endettés. Le pays d’Europe de l’Ouest possédait, au mois de décembre 2022, une dette extérieure de 3.790 milliards de dollars, soit environ 381 % du PIB national. Cela représente un montant de 215.569 dollars par habitant.

    En France, un cap majeur franchi en 2023

    La France accumule officiellement, depuis le 30 juin 2023, près de 3.300 milliards de dollars de dette extérieure, ce qui représente 112,5 % du produit intérieur brut. Cette dette est principalement impactée par la dette publique du pays, à hauteur de plus de 3.000 milliards de dollars.

    Pourquoi le déficit français est insoutenable ?

    Le chiffre français parait dérisoire face aux autres États, en particulier quand on le compare avec celui des Pays-Bas qui ne dispose pas de la surface diplomatique ou militaire de la France.  Mais le problème réside, surtout, dans l’impuissance chronique des gouvernements successifs à respecter les objectifs pourtant modestes des lois de finances. En effet, la divergence entre déficit attendu et réalisé n’a jamais été aussi forte. Paris, sous procédure pour déficit excessif depuis juillet dernier a dû soumettre à Bruxelles un plan pluriannuel de réduction de son déficit le 20 septembre avant d’obtenir in extremis un délai supplémentaire au 31 octobre. Et ce budget, rejeté par l’Assemblée nationale, qui a été accepté par la Commission européenne. Que se passera-t-il si le budget, voté dans les prochaines semaines, s’en éloigne trop.

    @adobestock
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    La gravité de la situation commence à être prise en compte par les agences de notation mais elle l’est déjà par les marchés obligataires puisque la France emprunte désormais à 5 ans non seulement à un taux plus élevé que le Portugal et l’Espagne mais même que la Grèce. Ils remplissent ainsi un rôle très utile de lanceurs d’alerte que n’a jamais su assumer le Haut Conseil des finances publiques depuis sa création par le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance de 2012. Mais la responsabilité est aussi du côté de la Commission européenne qui a elle aussi toujours fait preuve de laxisme vis-à-vis des dérives budgétaires françaises.