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  • Les indices européens loin derrière les Etats-Unis

    Les indices européens loin derrière les Etats-Unis

    La semaine a été marquée par la décision de la BCE de baisser de 25 points de base ses taux directeurs. Cependant, les investisseurs espéraient davantage, ce qui a influencé négativement le cours des actions. Le marché français, de son côté, est resté globalement insensible au feuilleton de la nomination du Premier ministre, tout en traînant sa peine loin des records de ses homologues américains.

    Les investisseurs attendent désormais la décision de la banque centrale américaine, la semaine prochaine, concernant une nouvelle baisse de ses taux directeurs.

    Dégradation de la note de la France

    L’agence de notation Moody’s a dégradé d’un cran la note de la dette française à Aa3 avec une perspective stable, contre Aa2 avec perspective négative dans sa dernière évaluation fin octobre. L’abaissement de la note de la France est selon l’agence justifié par le fait que « les finances publiques françaises seront affaiblies de manière substantielle dans les années à venir », car « la fragmentation politique devrait probablement empêcher une consolidation budgétaire significative ».

    Moody’s ne croit guère en la possibilité à ce qu’un gouvernement quel qu’il soit puisse améliorer la situation des finances publiques. L’agence craint qu’une spirale négative entre « déficits plus élevés, charge de la dette plus lourde et coûts de financement plus hauts ». Malgré tout Moody’s signale que la France possède des atouts, « une économie large, riche et diversifiée, la septième mondiale » La démographie demeure plus favorable que dans d’autres économies avancées.

    La dégradation de la note française intervient en plein changement de gouvernement. Sur le sujet des finances publiques, François Bayrou a lors de la passation de pouvoir avec Michel Barnier souligné qu’il était confronté à un « Himalaya budgétaire » et que les déficits et la dette posent un problème moral.

    La BCE : volontaire mais prudente

    Jeudi 12 décembre, la Banque centrale européenne a annoncé une nouvelle baisse de ses taux directeurs d’un quart de point. Le taux de dépôt s’établit désormais à 3 %, celui de la facilité de refinancement à 3,15 %, et celui de la facilité de prêt marginal à 3,4 %. Plusieurs grandes voix de la BCE, dont celle du gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, avaient plaidé pour un assouplissement plus marqué, à hauteur de 50 points de base. La faiblesse de la croissance européenne en cette fin d’année, combinée à la décrue de l’inflation, aurait pu justifier une baisse plus importante. D’autres banques centrales, comme celles du Canada et de la Suisse, ont d’ailleurs opté pour des baisses de 50 points de base. Cependant, la BCE a préféré la prudence, en tenant compte de l’amélioration conjoncturelle observée en novembre et de la légère reprise de l’inflation (2,3 % en novembre).

    Depuis juin, la BCE a effectué quatre baisses, réduisant le taux de dépôt d’un point. Dans son communiqué, l’institution a changé de ton, abandonnant la thématique des taux restrictifs pour combattre l’inflation. Désormais, elle envisage des taux neutres, voire accommodants, pour soutenir l’économie de la zone euro. Le débat porte sur le niveau d’atterrissage des taux estimé entre 1,5 % et 2 %.

    En cette mi-décembre, la zone euro traverse des incertitudes politiques majeures : la France et l’Espagne peinent à adopter leurs budgets pour 2025, tandis que l’Allemagne fait face à une crise gouvernementale. À l’international, le retour de Donald Trump constitue une source d’inquiétude.

    BCE VS FED
    BCE VS FED

    La zone euro, très dépendante du commerce extérieur – deux fois plus que les États-Unis –, pourrait souffrir du protectionnisme américain en 2025. Les économistes de la BCE anticipent une croissance de 0,7 % cette année et de 1,1 % en 2025 pour la zone euro. En revanche, la France et l’Allemagne sont exposées à un risque de récession. La reprise pourrait venir d’une hausse des salaires stimulant la consommation, bien que le marché du travail soit susceptible de se dégrader. Selon les prévisions, l’inflation devrait repasser sous la barre des 2 % en 2025 (1,9 %), ce qui représente une bonne nouvelle.

    La BCE mise également sur une augmentation progressive des investissements des entreprises, soutenue par l’atténuation des effets des politiques monétaires restrictives.

    En attendant la FED

    La Réserve fédérale américaine (FED) devrait réduire ses taux directeurs de 25 points de base la semaine prochaine. Outre cette décision attendue, les investisseurs seront attentifs au communiqué de presse pour interpréter les orientations de la banque centrale pour 2025.

    Si le positionnement pro-entreprise et anti-impôts de Donald Trump est perçu positivement, ses politiques commerciale et migratoire suscitent des inquiétudes, notamment quant à leurs effets sur l’inflation. Les investisseurs prévoient désormais un nombre réduit de baisses des taux en 2025 : soit deux, contre quatre initialement anticipées.

    Les indices américains creusent l’écart

    Le CAC 40 n’a pas réussi à enregistrer deux semaines consécutives de hausse. Après un gain de 2,65 % la semaine dernière, il perd cette semaine près de 0,5 %, clôturant à 7 409,57 points. Depuis le début de l’année, il recule de 2 %, alors que les grands indices internationaux progressent. Le DAX allemand a gagné plus de 21 % depuis janvier, l’Eurostoxx 50 progresse de 9,87 %, tandis que le S&P 500 et le Nasdaq affichent des hausses respectives de 27 % et 32 %.

    Ces divergences reflètent à la fois les différences de croissance économique entre l’Europe et les États-Unis et les anticipations sur la croissance future. Les valeurs américaines bénéficient de l’enthousiasme pour l’intelligence artificielle et de l’élection de Donald Trump, ce qui permet au Nasdaq et au S&P 500 d’atteindre de nouveaux records.

    Le pétrole à la hausse Les cours du Brent ont gagné près de 5 % cette semaine, s’échangeant à plus de 74 dollars le vendredi 13 décembre. Cette hausse s’explique par la volonté des Européens d’intensifier les sanctions contre la Russie et d’accroître la pression sur l’Iran. Mercredi 11 décembre, les membres de l’Union européenne ont décidé de sanctionner 50 navires supplémentaires de la « flotte fantôme », utilisée par la Russie pour contourner les restrictions sur ses exportations de pétrole. Composée d’environ 600 navires, cette flotte transporte près de 1,7 million de barils de pétrole par jour. Les États-Unis envisagent de rejoindre les Européens dans une application plus stricte des sanctions. De son côté, Donald Trump cherche à bloquer les exportations de brut iranien pour obtenir des concessions sur les projets nucléaires de Téhéran.

  • Suisse-UE, vers un accord de raison ?

    Suisse-UE, vers un accord de raison ?

    Le gouvernement suisse pourrait donner vendredi 20 décembre son feu vert à un ensemble d’accords bilatéraux âprement négociés avec l’Union européenne (UE), mais leur approbation par le parlement helvétique et les Suisses lors d’un vote populaire reste incertaine.

    « Aujourd’hui nous sommes arrivés à un stade où les deux parties contractantes sont de l’avis qu’il est temps de siffler la fin du match, dont le résultat, faute d’être brillant, a pour avantage de contenter à la fois Berne et Bruxelles », a commenté Gilbert Casasus, professeur émérite en études européennes à l’université de Fribourg, auprès de l’AFP.

    En mars, la Suisse a accepté de relancer des pourparlers avec l’UE, après y avoir brusquement mis un terme en 2021, non sans fâcher Bruxelles.

    Ces nouvelles négociations — que les parties veulent conclure cette année — visent à actualiser des accords bilatéraux existants et à en conclure de nouveaux (électricité, santé et sécurité alimentaire).

    Pour la fédération des entreprises suisses, ils « permettent à la Suisse de préserver les conditions d’accès aux marchés qui existent pour notre économie en Europe et de les développer dans des domaines importants ».

    UvL à Berne ?

    Les médias suisses, citant des sources diplomatiques, ont affirmé que toutes les questions étaient réglées — y compris les sujets sensibles tels que la libre circulation des personnes — à l’exception du montant de la contribution suisse au Fonds de cohésion européen pour aider certains pays à rattraper leur retard de développement.

    « Jusqu’à présent, quelque 200 réunions de négociation. Les dernières sont toujours les plus difficiles. Faisons en sorte que le travail paie », a indiqué cette semaine le commissaire européen chargé des négociations, Maroš Šefčovič, sur le réseau X.

    « Maintenant qu’un accord est en vue, nous espérons que la Suisse sera prête à aller de l’avant. Nous pensons avoir atteint un équilibre très délicat, qui devrait être apprécié comme tel par toutes les parties », a indiqué une source diplomatique européenne à Bruxelles.

    Le gouvernement suisse pourrait donner son accord vendredi, puis la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, pourrait venir à Berne avant Noël sceller la conclusion des négociations.

    Mais rien d’officiel n’a pour l’instant été annoncé.

    En mars, la Suisse a accepté de relancer des pourparlers avec l’UE. Ces nouvelles négociations — que les parties veulent conclure cette année — visent à actualiser des accords bilatéraux existants et à en conclure de nouveaux. @Shutterstock/Luca pbl
    En mars, la Suisse a accepté de relancer des pourparlers avec l’UE. Ces nouvelles négociations — que les parties veulent conclure cette année — visent à actualiser des accords bilatéraux existants et à en conclure de nouveaux. @Shutterstock/Luca pbl

    L’Union syndicale suisse (USS), la plus grande organisation de salariés, réclame des négociations supplémentaires, estimant que l’accord en l’état va détériorer la qualité des salaires en Suisse.

    Les négociations sur le rail et l’électricité inquiètent aussi les syndicats.

    La conclusion des négociations ne marquerait que le début d’une longue procédure parlementaire, qui sera suivie d’un vote populaire au résultat incertain alors que la droite radicale, incarnée par l’Union démocratique du centre (UDC), qui a conforté son statut de premier parti de Suisse aux législatives de 2023, est vent debout contre l’accord.

    « Épée de Damoclès »

    « La signature de cet accord n’est qu’une étape. Une difficile étape de montagne, suivie d’un long contre-la-montre, non moins difficile, et d’une arrivée finale qui au plus tôt aura lieu en 2027, sinon en 2028. Avec le risque, qu’à cette date, l’accord soit déjà obsolète », a expliqué Gilbert Casasus.

    « La ratification suisse par référendum constitue la plus grande épée de Damoclès qui pèse sur le sort de cet accord. Y aura-t-il un référendum où seule la majorité des suffrages exprimés sera requise ou un référendum nécessitant une double majorité, celle des électeurs et celle des cantons ? », a-t-il détaillé.

    La double majorité favoriserait le clan du non alors que les cantons de langue germanophone, plus nombreux, sont généralement plus frileux à l’égard de l’UE.

    L’UDC, historiquement plus enracinée dans ces cantons, bataille déjà ferme contre l’accord, affirmant qu’il « signifie la soumission totale de la Suisse à l’UE » car il prévoit la « reprise dynamique » du droit européen par la Confédération et l’établissement d’un « tribunal arbitral » en cas de différends.

    « C’est grotesque : si nous ne reprenons pas une réglementation européenne, l’UE nous considère comme avantagés » et, avec le tribunal, « nous autoriserions officiellement l’UE à nous punir », a accusé dans le journal Le Temps l’une des femmes les plus riches de Suisse, Magdalena Martullo-Blocher, à la tête d’Ems-Chemie.

    Également députée nationale, elle a repris le combat de son père, l’ancien chef charismatique de l’UDC Christoph Blocher, contre tout rapprochement avec Bruxelles. Une bataille qu’il avait remporté en 1992 lorsque les Suisses avaient rejeté l’adhésion à l’Espace économique européen lors d’un vote populaire.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 19.12.2024

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 19.12.2024

    Bonjour à toutes et à tous, vous écoutez le flash quotidien des expatriés du jeudi 19 décembre, consacré entièrement à l’actualité politique en France dans nos titres : Nicolas Sarkozy, définitivement condamné – La loi spéciale adoptée – François Bayrou recherche toujours ses ministres

    1 an sous bracelet électronique

    La Cour de cassation a rejeté mercredi le pourvoi de Nicolas Sarkozy dans l’affaire des écoutes, rendant définitive sa condamnation à un an de prison ferme sous bracelet électronique pour corruption et trafic d’influence, une sanction inédite pour un ancien chef de l’État. Jusqu’ici suspendue, cette peine, à laquelle s’ajoutent trois ans d’inéligibilité, est désormais applicable : Nicolas Sarkozy, 69 ans, va être convoqué devant un juge de l’application des peines qui devra déterminer les modalités de son bracelet électronique. La CDEH (Cour européenne des droits de l’homme) a été saisie selon son avocat mais ce n’est pas suspensif.

    Un ancien Président de la République sous bracelet électronique

    Après les députés, les sénateurs ont voté la « loi spéciale »

    Ce palliatif budgétaire, qui a été soumis en urgence après la censure du gouvernement de Michel Barnier, est définitivement adopté ce mercredi au Parlement après un ultime vote unanime du Sénat, déterminé à doter au plus vite le pays d’un budget pour 2025. Dans l’attente de la constitution d’un gouvernement de plein exercice autour de François Bayrou et surtout d’un véritable budget pour l’année 2025, le Parlement pare au plus pressé avec ce projet de loi atypique, qui autorise l’exécutif à prélever l’impôt et à emprunter pour financer l’Etat et la Sécurité sociale.

    Laurent Saint-Martin, ministre démissionnaire du Budget Sarah ©Meyssonnier / REUTERS
    Laurent Saint-Martin, ministre démissionnaire du Budget Sarah ©Meyssonnier / REUTERS

    Toujours pas de gouvernement

    François Bayrou a rencontré à l’Élysée, ce mercredi soir, Emmanuel Macron. Ils se sont entretenus pour avancer sur la composition du futur gouvernement. Car le nouveau casting gouvernemental devrait bientôt être dévoilé. Plusieurs noms sont déjà sur la table, de ceux qui resteraient comme Bruno Retailleau (Intérieur) à des nouveaux comme Gérald Darmanin (Affaires étrangères) ou Pierre Moscovici (Bercy). Mais les femmes se font rares dans cette liste, laissant craindre que la parité ne soit pas respectée. De l’autre côté de l’échiquier politique, à l’Assemblée nationale, le vice-président du Rassemblement national Sébastien Chenu a menacé François Bayrou de censure si ce dernier « ne tient pas compte des erreurs qu’a pu commettre Michel Barnier, tant sur la forme que sur le fond » dans la confection de son budget. Est-ce que ce nouveau gouvernement, pas encore formé, arrivera à faire adopter le budget 2025, rien n’est moins sûr !

    François Bayrou répondait aux questions des chefs de groupes à l'Assemblée nationale mardi 17 décembre 2024. © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
    François Bayrou répondait aux questions des chefs de groupes à l’Assemblée nationale mardi 17 décembre 2024. © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

    C’est ainsi que se termine le bulletin des Français de l’étranger du jeudi 19 décembre, on se retrouve demain pour le dernier flash quotidien des expatriés de l’année 2024. Beau jeudi à toutes et à tous où que vous soyez !

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

  • Un ancien Président de la République sous bracelet électronique

    Un ancien Président de la République sous bracelet électronique

    La Cour de cassation a rejeté mercredi le pourvoi de Nicolas Sarkozy dans l’affaire des écoutes, rendant définitive sa condamnation à un an de prison ferme sous bracelet électronique pour corruption et trafic d’influence, une sanction inédite pour un ancien chef de l’État.

    Recours à la CDEH

    Jusqu’ici suspendue, cette peine, à laquelle s’ajoutent trois ans d’inéligibilité, est désormais applicable : Nicolas Sarkozy, 69 ans, va être convoqué devant un juge de l’application des peines qui devra déterminer les modalités de son bracelet électronique. Il « se conformera évidemment » à sa condamnation définitive, mais saisit la CDEH (Cour européenne des droits de l’homme), a indiqué son avocat. Ce recours sera déposé « avant la fin de l’année« , a-t-il ensuite précisé face à la presse, estimant que la « jurisprudence » européenne est favorable à son client.

    « Pour la première fois, en France, une personne est pénalement condamnée sur le seul fondement de propos qui ont été surpris alors qu’il s’entretenait avec son avocat », dénonce l’avocat, qui conteste la légalité des écoutes dont Nicolas Sarkozy a fait l’objet.

    Trafic d’influence

    En mai 2023, Nicolas Sarkozy avait été condamné en appel pour corruption active sur magistrat et trafic d’influence active sur personne dépositaire de l’autorité publique pour avoir promis en 2014 d’aider Gilbert Azibert, à l’époque juge à la Cour de cassation, à obtenir un poste honorifique à Monaco.

    Nicolas Sarkozy
    Nicolas Sarkozy

    En échange, Gilbert Azibert devait fournir à Nicolas Sarkozy des informations confidentielles sur une procédure qu’il avait intentée auprès de la Cour de cassation. Gilbert Azibert et l’avocat Thierry Herzog, les deux autres prévenus dans ce dossier, avaient été aussi condamnés en appel à trois ans de prison dont deux avec sursis.

    Un autre procès en janvier

    Dans un communiqué publié mercredi, la Cour de cassation estime que les infractions de corruption, de trafic d’influence et violation du secret professionnel retenues contre les trois prévenus sont établies. « Les condamnations et les peines prononcées sont donc définitives« , indique la juridiction.

    Nicolas Sarkozy, premier ancien président de la Ve République condamné à de la prison ferme, a constamment rejeté les accusations à son encontre. Sa peine de prison ferme pourra être aménagée par le port d’un bracelet électronique à domicile. Cette décision de la Cour de cassation intervient à quelques semaines de l’ouverture, le 6 janvier, d’un autre procès visant l’ancien chef de l’Etat pour des soupçons de financement par la Libye de sa campagne présidentielle de 2007.

  • Les fêtes de fin d’année avec TV5MONDEplus

    Les fêtes de fin d’année avec TV5MONDEplus

    Nombreux sont les expatriés à rejoindre la France pour ces fêtes de fin d’année, mais tous ne peuvent pas forcément partir en cette période. Mais rester à la maison, ne veut pas forcément dire que les fêtes seront tristes. D’ailleurs, parfois, c’est la famille de France qui vient nous rejoindre dans notre pays de résidence. Mais qu’on soit seul ou accompagné, par moment, une pause évasion devant le petit écran est aussi enrichissant et l’occasion d’échanges avec nos proches. Et pour éviter de perdre son temps, on peut compter sur la direction des programmes de TV5MONDEplus.

    Les experts de de la seule plateforme francophone, gratuite et mondiale*, nous ont préparé un menu de fin d’année aux petits oignons. Nouveauté de l’année, TV5MONDEPlus a regroupé certains de ses programmes dans des collections thématiques qui facilite la navigation dans l’océan de programmes disponibles (plus de 7000 heures). Mais aussi, on découvrira des nouveautés comme la série formidable avec des talents extraordinaires dans tous les sens du terme. On fera aussi un tour dans le Grand Nord (c’est de saison), on laissera son esprit s’échapper en écoutant du bon jazz et on fera plaisir aux enfants avec les Schtroumpfs tout en rappelant de bons souvenirs aux parents avec cette première série d’animation diffusée en 1961.

    Des collections pour rien louper

    Zapper, naviguer, rechercher, que de temps perdu face aux grilles géantes des plateformes de streaming. TV5MONDEplus propose une solution, des collections thématiques.  Pour ces fêtes de fin d’année 2024, deux thèmes sont disponibles : « Voyages et Traditions », et Noël oblige, « A regarder en famille ».

    De 7 à 77 ans, tout le monde peut plonger dans cette dernière collection qui comprend une sélection de séries et films qui ravira petits et grands ! Vous serez transportés dans des aventures magiques et animées, des instants de rires contagieux et des spectacles hauts en couleur.  Une pluie de séries et films pour tous les âges, soigneusement choisis pour égayer vos moments en famille.

    À regarder en famille
    À regarder en famille


    https://www.tv5mondeplus.com/login

    Dans l’autre collection, on retrouve l’essence de TV5MONDE, les voyages et les cultures du monde. Ce cadeau fait à tous les passionnés de culture, d’aventures et de rencontres authentiques est disponible dès à présent. Vous partirez, ainsi, à la découverte des coutumes et traditions du monde De l’Afrique à l’Amérique, de l’Europe à l’Asie. Cette collection vous transporte à travers les continents pour dévoiler ces histoires, rituels et patrimoines vivants qui enrichissent notre planète. Embarquez pour un voyage riche en découvertes inspirantes, rencontres authentiques et histoires de populations attachées à leurs traditions.

    Voyages et Traditions
    Voyages et Traditions


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    Les Talents extraordinaires de TV5MONDEplus

    TV5Monde diffuse, depuis le mardi 3 décembre 2024, la mini-série Talents extraordinaires (6 x 10′) qui donne la parole à des artistes en situation de handicap. Elle se veut « une plongée à la fois intime, pédagogique et authentique dans le quotidien d’artistes sourds, malvoyants, paraplégiques ou encore trisomiques » qui ont tous réussi à surmonter de nombreux obstacles, souligne le communiqué. La série est produite par Gonzaï Média et réalisée par Sacha Trehorel, Margaux Deslandes et Aguérine Zar.

    Talents extraordinaires
    Talents extraordinaires

    Les épisodes sont désormais disponibles sur la seule plateforme francophone gratuite et francophone mondiale, TV5MONDEplus.


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    Casse-Noisette revu 5 fois

    Ballet classique et incontournable de la période de Noël, Casse-Noisette est bien sûr au rendez-vous sur TV5MONDEplus, mais l’œuvre a été confiée à 5 artistes francophones. Les 5 musiciens revisitent à leur façon le conte musical de Piotr Illich Tchaïkovski. Grâce à leur imagination et à leur créativité, ils expliquent comment comprendre la musique et comment fabriquer des personnes pour raconter une histoire et partir à la rencontre du jazz.

    Jazz Noizet
    Jazz Noizet


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    Oasis article

    Un documentaire est mis à l’honneur en ce mois de décembre. Consacré au pôle Nord, vaste étendue glacée entre mer et terre qui chapeaute l’Europe, l’Asie et L’Amérique. On y retrouve un hiver arctique impitoyable.

    L'Oasis arctique
    L’Oasis arctique

    Pourtant, contre vents et marées, des mammifères et des oiseaux marins parviennent à survivre dans ce milieu hostile. Des eaux libres jusqu’au centre de la banquise, où se réfugient les troupeaux de caribous, Kelsey Eliasson explore cet écosystème en compagnie d’experts des traditions inuites.


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    Pour les enfants

    On finit cette revue de fin d’année en pensant, évidemment aux enfants. Alors que les écrans diffusent images 3D dans tous les sens, TV5MONDEplus fait le pari de l’animation classique. Pour cela, la plateforme mondiale francophone fait appel aux parents puisqu’elle met à l’honneur pour ces vacances hivernales, les Schtroumpfs. Pas ceux en 3D que vous avez pu voir au cinéma, mais ceux de la première série d’animation diffusée en 1961.

    Les Schtroumpfs
    Les Schtroumpfs

    En 5 épisodes de 13 minutes, comme toujours, ils traverseront des aventures et devront cohabiter avec un dragon, apprendre à voler, triompher de Gargamel ou d’un œuf magique. Et comme dans les BD ils déploieront ce qui fait leur toujours force au sein de leur village : solidarité, optimisme et humour.


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  • Le réveillon au bord de l’eau en France

    Le réveillon au bord de l’eau en France

    Les Français de l’étranger sont nombreux cette semaine à prendre la route de la France. Que ce soit en famille ou avec des amis, les expatriés vont célébrer les fêtes avec leurs proches. Cette année, pour vous évader, on vous propose de prendre quelques jours pour vous en allant vous relaxer au bord de l’eau. Bien sûr, pas question de baignade ou de jeux en maillot sur la place, mais de beaux moments de détentes et tout ce qu’il faut pour faire le plein d’énergie zen… ou une belle fête pour célébrer l’arrivée de 2025 !

    Rennes, en Bretagne

    Il est bien connu que le réveillon de la Saint-Sylvestre représente, pour les bretons, et avant toutes autres choses, l’occasion rêvée de faire la fête ! Habituellement, les rues de Rennes vibrent alors au son des musiques de bar, des clubs et des boîtes de nuit, et un superbe feu d’artifices prend place peu avant minuit.

    Rennes
    Rennes

    Petite anecdote, la ville est souvent parmi les premières positions du classement des villes où il fait bon vivre. Son dynamisme et son patrimoine n’y sont pas pour rien ! Suivez le guide à la découverte des incontournables à voir et à faire à Rennes, s’il vous reste encore de l’énergie après avoir fait la fête.

    Saint-Tropez, dans le Var

    Au moment des fêtes de fin d’année, Saint-Tropez se pare de mille lumières. Une ambiance féerique s’installe alors sur toute la ville. À l’approche de minuit, un feu d’artifice est tiré depuis le vieux port, à admirer depuis un balcon ou un bateau… Depuis le village des stars, vous pourrez partir à la découverte des marchés de Noel classique de la Provence comme à Brignoles ou pousser un peu plus loin comme à Cannes.

    Saint Tropez
    Saint Tropez

    La ville, parée de ses plus belles lumières, offre une atmosphère à la fois glamour et chaleureuse. Partez flâner sur la Croisette, admirer les yachts illuminés et le reflet des étoiles sur la … De nombreux restaurants et bars organisent des soirées spéciales pour l’occasion. La cerise sur le gâteau ? Un superbe feu d’artifice embrasera le ciel à minuit pile le 31 !

    Nice

    Imaginez le tableau : la mer Méditerranée comme toile de fond, une brise marine, les palmiers de la Promenade des Anglais illuminés et l’effervescence de la Place Masséna… Voilà le décor de votre Nouvel An à Nice !

    Nice
    Nice

    Les rues s’animent, les terrasses se remplissent et les musiciens ambulants envahissent les places animées. Pour les gourmets, pourquoi ne pas opter pour un dîner dans l’un des restaurants étoilés de la ville avant de rejoindre les festivités en plein air ?

    Deauville, en Normandie

    Au premier abord, Deauville pourrait ne pas être un premier choix, et pourtant, ce n’est pas sans raison si elle figure dans ce top des villes françaises où passer le nouvel an. La ville accueille l’une des plus belles parades de France. Chaque 31 décembre aux alentours de 17h30, des musiciens, acrobates et danseurs déguisés viennent présenter leur spectacle en déambulant à travers tout Deauville !

    Deauville
    Deauville

    Autre avantage, la ville n’étant pas très grande, elle ne dispose pas de ligne de bus urbain. Ce qui veut dire qu’il vous sera facile de découvrir les principaux lieux d’intérêt touristiques à pied.

    Nantes

    Trouvez un billet de train pour Nantes et offrez-vous un nouvel an coloré ! Durant les fêtes de fin d’année, la ville mêle les lumières des décorations festives à celles de ses édifices emblématiques, à l’instar du château des Ducs de Bretagne. Pourquoi ne pas tenter une expérience immersive dans l’un des lieux alternatifs de la ville pour vivre une soirée avant-gardiste mémorable ?

    Nantes
    Nantes

    Alors que les cloches de la cathédrale sonnent minuit, un ballet de drones lumineux confère à la ville des allures futuristes. Une manière singulière et mémorable de marquer le passage vers une nouvelle année !

    Bordeaux

    La “Perle d’Aquitaine” est une évidence pour les amateurs de patrimoine, de vin et d’ambiance festive ! À Bordeaux, la célébration du Nouvel An prend tout son sens entre les superbes allées de Tourny, les quais illuminés de la Garonne et les ruelles intimes du vieux Bordeaux.

    Bordeaux
    Bordeaux

    La Place de la Bourse, agrémentée de son célèbre miroir d’eau, offre un cadre idéal pour accueillir les dernières heures de l’année en beauté. Pour l’occasion, les Bordelais aiment à se retrouver autour de bons plats, notamment dans les brasseries traditionnelles, avant de lever leurs verres de vin à minuit. Et n’oublions pas la Cité du Vin, qui sera votre point de départ idéal avant de lancer dans les festivités nocturnes !

  • « Plus facile de dissoudre l’Assemblée nationale que le peuple »

    « Plus facile de dissoudre l’Assemblée nationale que le peuple »

    La France compte 67 millions de sélectionneurs de l’équipe de France de football ou de gouvernements, à la nuance près que peu souhaitent réellement occuper l’une ou l’autre de ses fonctions. Les Français ont tous des avis tranchés que ce soit pour les joueurs devant être sélectionnés ou pour le choix des ministres. Ils demandent que les femmes et hommes politiques taisent leurs divergences et privilégient l’intérêt général. Le problème est que celui-ci est polyphonique et que nul n’est d’accord pour en définir les contours.

    Selon une enquête IFOP réalisée pour l’observatoire Hexagone visant à établir le budget idéal pour les Français, ces derniers ont majoritairement demandé une réduction des dépenses de retraite de 60 %, soit deux cents milliards d’euros, quand dans le même temps ils se sont opposés au report de l’indexation de 1,6 % des pensions en 2025 qui portait sur trois milliards d’euros. De même, unanimement, les Français réclament la suppression des niches fiscales à la condition qu’ils ne soient pas concernés. Ils demandent une augmentation des dépenses de santé, de sécurité, de défense, d’éducation, etc. mais refusent catégoriquement la réalisation d’économies. Le matin, en se levant, ils s’inquiètent de l’envolée de la dette publique tout en se répétant, dans la journée, qu’elle augmente depuis cinquante ans sans que cela ne change quoi que soit à leur vie. Ils en rejettent la responsabilité sur les autres, sur les élus jugés incompétents voire corrompus ainsi que sur les étrangers.

    Le déficit de travail cerné par les chiffres et visible à l’œil nu ne donne pas lieu à un réel débat.  

    Dans l’un ou l’autre cas, dédouanement en forme de déni et défaut de responsabilités vont de pair. Le déficit de travail cerné par les chiffres et visible à l’œil nu dans la gestion au quotidien de nombreuses activités ne donne pas lieu à un réel débat, chacun restant campé sur ses positions. De même, en matière de retraite, majoritairement les Français veulent abroger la réforme de 2023, voire revenir à l’âge légal à 60 ans. Revendication compréhensible mais dont le financement reste une arlésienne.

    Augmenter le coût du travail ne fera que et peser sur les rémunérations des salariés qui sont déjà faibles.

    Augmenter le coût du travail ne fera que dégrader un peu plus la compétitivité de l’économie française et peser sur les rémunérations des salariés qui sont déjà faibles au vu des comparaisons internationales. Augmenter les impôts, certes, mais avec un taux de prélèvements obligatoires de 45 % du PIB, les marges sont faibles. Tout comme l’idée de taxer les ultra-riches est amplement partagée avec comme limite qu’ils ne sont pas nombreux et qu’ils sont mobiles.

    Assemblée Nationale
    Assemblée Nationale

    L’autre voie serait de recourir à l’immigration permettant d’accroître le volume de travail, la croissance et les recettes publiques mais la population y est plutôt opposée.

    Les échanges commerciaux sont également un sujet où l’émotion l’emporte sur la raison. Une majorité de Français est opposée aux accords de libre-échange comme celui du Mercosur, mettant en avant leurs dangers pour l’emploi, pour l’agriculture ou pour la culture. Ces critiques ne sont pas nouvelles. Elles ont été de mise lors de l’adoption du Traité de Rome en 1957 et plus récemment lors de la mise en œuvre du traité avec le Canada. Pourtant, in fine, la France tire profit de ces accords en termes d’exportations et de production. Les invasions de bovins en provenance du Canada ou de Nouvelle Zélande n’ont pas eu lieu. Que les secteurs pouvant souffrir des traités de libres échange soient accompagnés, c’est logique, qu’ils en empêchent la signature en pénalisant d’autres activités l’est moins. L’Union européenne étant justement une Union, les Etats membres sont censés réaliser des concessions, ne pouvant faire, en permanence, prévaloir leurs seuls intérêts. La France a par ailleurs tout à gagner à ce que l’Allemagne exporte davantage vers l’Amérique latine car il ne faut pas l’oublier qu’elle est notre premier partenaire économique en Europe.

    Evidemment, certains pourraient rêver de courir en solitaire mais ils seront rapidement prisonniers des réalités, le poids de l’économie française ne dépassant guère les 3 % du PIB mondial.

    Un monde globalisé où l’illusion d’un isolement protecteur n’a plus sa place

    En démocratie, les divisions sont naturelles le pluralisme étant une de ses caractéristiques fondamentales. Les forces politiques sont amenées à s’en nourrir tout en s’en extrayant pour fixer une ligne. Le Parlement est logiquement un lieu d’expression et de dépassement de ce pluralisme. La démocratie suppose de la part de ses acteurs le respect des institutions, des différents pouvoirs et des opinions. Il suppose de leur part de la vertu. L’Assemblée nationale, dans son actuelle tripartition, représente assez fidèlement la fragmentation de la société française. La démocratie française, riche de son pluralisme et de ses débats passionnés, demeure confrontée à une double exigence : celle de concilier l’intérêt général avec des aspirations souvent contradictoires, et celle d’agir avec lucidité dans un monde globalisé où l’illusion d’un isolement protecteur n’a plus sa place.

    Comme l’écrit Ivo Andrić dans Le Pont sur la Drina : « Le pont ne jugeait pas ceux qui le traversaient, qu’ils soient victorieux ou vaincus. Il offrait simplement son passage. » Ce pont, symbole de permanence et de lien, illustre l’essence même de la démocratie : un espace où les divisions et les divergences peuvent coexister, mais où un passage commun doit toujours être trouvé. La démocratie exige de ses acteurs un effort constant pour dépasser les postures partisanes et intégrer une réalité complexe où les sacrifices collectifs s’avèrent souvent nécessaires pour maintenir un équilibre fragile. À l’image de ce pont, elle doit résister aux torrents des passions humaines tout en unissant les rives d’une société fragmentée, offrant à chaque génération l’opportunité de construire et de transmettre, plutôt que de céder aux divisions. Plus qu’un régime politique, elle reste un exercice permanent de réconciliation entre les aspirations individuelles et les nécessités collectives.

  • Le protectionnisme américain : un « nouveau coup » à l’économie européenne

    Le protectionnisme américain : un « nouveau coup » à l’économie européenne

    Le renforcement du protectionnisme américain sous l’administration Trump pourrait porter un coup à la confiance des consommateurs de l’UE dans l’économie, et le taux de croissance de la zone euro — déjà faible — pourrait en pâtir, a averti la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, lundi 16 décembre.

    La cheffe de la BCE a déclaré lors d’un discours prononcé à Vilnius, en Lituanie, que l’« inertie » des dépenses des ménages était principalement due à l’inflation élevée observée ces dernières années, qui a poussé les consommateurs à « adopter une approche prudente en matière de dépenses » en dépit de l’augmentation des salaires réels.

    Alors que l’atténuation des pressions sur les prix entraînerait normalement une « dissipation »de cette prudence, la promesse de Donald Trump, qui réintègrera la Maison-Blanche en janvier, d’imposer des droits de douane élevés sur toutes les importations américaines pourrait renforcer le pessimisme des ménages européens et donc affaiblir davantage l’économie de la zone euro, a-t-elle noté.

    « Ce pessimisme concernant les revenus réels est largement alimenté par l’inflation passée, et devrait donc en principe se dissiper au fur et à mesure que l’épisode de forte inflation s’éloigne […] Mais l’incertitude géopolitique croissante pourrait porter de nouveaux coups dans la confiance des ménages », a-t-elle expliqué.

    « Si les États-Unis — notre principal marché d’exportation — prennent un virage protectionniste, la croissance de la zone euro risque d’en pâtir », a souligné la présidente.

    De plus en plus d’Européens s’inquiètent des conséquences du retour de Donald Trump à la tête des États-Unis sur l’économie de la zone euro, déjà ébranlée par les faibles niveaux d’investissement, les prix élevés de l’énergie et la faiblesse de la demande intérieure et extérieure.

    Donald Trump, qui a qualifié le terme « droit de douane » (tarif en anglais) de « plus beau mot du dictionnaire », s’est engagé à imposer des droits d’au moins 10 % sur toutes les importations américaines. Selon les estimations de la banque d’investissement Goldman Sachs, cela pourrait entraîner une baisse de 1 % du PIB de la zone euro.

    Outre la baisse du niveau de confiance des consommateurs dans l’économie, les mesures proposées par le républicain affecteront directement les exportateurs européens, a prévenu Christine Lagarde.

    Des perspectives économiques peu réjouissantes

    Les remarques de Christine Lagarde font suite aux multiples révisions à la baisse des perspectives économiques de la zone euro que la BCE a effectuées au cours de l’année écoulée.

    La semaine dernière, la BCE a ramené ses prévisions de croissance annuelle du PIB pour la zone euro à seulement 0,7 %, soit 0,1 point de pourcentage de moins que ses précédentes prévisions de septembre et 1,1 point de pourcentage de moins que ce qu’elle avait prévu en juin 2023.

    Le président américain Donald Trump assiste à un meeting de campagne pour s'adresser aux Pennsylvaniens préoccupés par la menace de la Chine pour l'agriculture américaine à la ferme familiale Smith le 23 septembre 2024. © WIN MCNAMEE / Getty Images via AFP
    Le président américain Donald Trump assiste à un meeting de campagne pour s’adresser aux Pennsylvaniens préoccupés par la menace de la Chine pour l’agriculture américaine à la ferme familiale Smith le 23 septembre 2024. © WIN MCNAMEE / Getty Images via AFP

    Christine Lagarde a expliqué que la moitié des « erreurs » de la BCE dans ses récentes projections de croissance étaient dues à des taux d’investissement plus faibles que prévu, eux-mêmes causés par les effets plus importants que prévu de la politique monétaire restrictive de la BCE et des prix élevés de l’énergie.

    Elle a également noté qu’un quart de ces erreurs résultaient des niveaux de consommation plus faibles que prévu, de nombreux ménages de l’UE gardant à l’esprit les fortes hausses de prix déclenchées par l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

    « L’inertie de la consommation est frappante alors que les conditions d’une reprise sont réunies », a affirmé la présidente de la BCE, soulignant les niveaux d’emploi « historiquement élevés » et l’augmentation des salaires réels.

    La politique monétaire à la rescousse ?

    Toutefois, Christine Lagarde a laissé entendre que les taux de croissance de la zone euro seraient probablement stimulés par le fait que la BCE est entrée dans un processus qui implique une baisse des taux d’intérêt au cours des prochains mois.

    La semaine dernière, la BCE a abaissé son taux d’intérêt directeur à 3 % : il s’agit de sa quatrième réduction de taux cette année. Certains analystes s’attendent à ce que les taux descendent jusqu’à 1,5 % d’ici la fin de l’année prochaine.

    L’inflation globale dans la zone euro est actuellement de 2,3 % : bien en dessous du pic de 10,6 % atteint en octobre 2022, et à peine au-dessus du taux cible de 2 % de la BCE.

    « Avec le processus de désinflation bien engagé et les risques de baisse de la croissance », le fait de devoir maintenir les taux « suffisamment restrictifs aussi longtemps que nécessaire » n’était « plus justifié », a-t-elle expliqué.

    Christine Lagarde a également noté que les effets des politiques américaines sur l’inflation de la zone euro étaient « impossibles » à prévoir, en raison des « mesures de rétorsion » que l’UE pourrait prendre et des « fluctuations des taux de change et des prix des produits de base ».

    « L’effet net de la fragmentation des échanges et des droits de douane sur l’inflation reste incertain, car il implique des hypothèses qu’il est impossible d’anticiper avec précision », a-t-elle conclu.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 18.12.2024

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 18.12.2024

    Bonjour à toutes et à tous, nous sommes le mercredi 18 décembre, et vous écoutez le flash quotidien des expatriés, dans nos titres : Urgence sanitaire à Mayotte – Du nouveau pour les bourses scolaires – Bayrou, seul face à tous

    À Mayotte, la solidarité s’organise

    Mayotte « est totalement dévastée » après le passage du cyclone Chido et « 70% des habitants ont été gravement touchés » selon le ministre de l’Intérieur démissionnaire Bruno Retailleau qui s’est rendu sur l’archipel. Le président du conseil départemental de Mayotte, Ben Issa Ousseni, prévient que l’archipel « risque une crise sanitaire » alors que l’accès à l’eau n’est pas encore assuré, qu’une « famine » est redoutée de même que la prolifération d’épidémies. Le bilan humain n’est toujours pas établi et ne le sera pas avant plusieurs jours quand les routes auront rouvert. Le bilan sera également difficile à déterminer en raison des inhumations rapides des corps prescrites par la religion musulmane pratiquée par une partie de la population de Mayotte. Si vous désirez faire un acte de solidarité avec ces Français de l’océan Indien, la fondation de France permet de faire des dons via Paypal ou ApplePay, en clic depuis le bout du monde vous pouvez apporter votre pierre.

    Appel aux dons

    Le dossier pour les bourses scolaires se digitalise

    L’AEFE annonce ce mercredi 18 décembre la mise en place d’un nouveau dispositif pour déposer son dossier de demande de bourse scolaire pour les enfants inscrits dans un établissement homologué par l’agence pour l’enseignement français à l’étranger. Pas de panique, il sera toujours possible de récupérer un dossier imprimé au consulat et de se faire assister par un agent. Mais pour ceux qui se sont informés en amont, pensez à contacter vos élus locaux, ou qui renouvellent leur demande, c’est une bonne nouvelle. Plus de déplacement, un formulaire à remplir et des documents à scanner ou à photographier. Pour autant, le parcours ne sera pas modifié. Le conseil consulaire local comme les associations de parents d’élèves garderont voix au chapitre avant que la décision définitive soit prise au sein de la commission nationale, dont la dernière réunion s’est tenue la semaine dernière.

    Bourses scolaires : la digitalisation du dépôt des dossiers

    Le Premier ministre était seul pour répondre aux questions des députés

    C’est décidément une période propice aux premières dans le domaine politique et institutionnel. Ce mardi, lors des traditionnelles questions à l’Assemblée nationale, François Bayrou était seul pour répondre aux parlementaires. Sans gouvernement nommé et avec des ministres démissionnaires mis en place par Barnier, François Bayrou n’avait pas le choix. Et la séance fut difficile pour lui. En pleine crise à Mayotte, le nouveau Premier ministre était lundi soir, alors que la cellule de crise se tenait autour d’Emmanuel Macron, à Pau où il tenait son conseil municipal. Une situation lunaire que les députés de tous bords ont largement commentée à travers leurs questions. Répondant à la députée insoumise Mathilde Panot, François Bayrou a défendu sa présence au conseil municipal de Pau, en déclarant « J’étais à ma place de citoyen ». Une réponse qui laisse le chemin libre à ses opposants qui dénonce la déconnexion de François Bayrou du reste de la société.

    François Bayrou répondait aux questions des chefs de groupes à l'Assemblée nationale mardi 17 décembre 2024. © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
    François Bayrou répondait aux questions des chefs de groupes à l’Assemblée nationale mardi 17 décembre 2024. © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

    C’est ainsi que se termine le bulletin des Français de l’étranger du mercredi 18 décembre, on se retrouve demain pour un nouveau flash quotidien des expatriés. Beau mercredi à toutes et à tous !

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

  • À Mayotte, la solidarité nationale s’organise

    À Mayotte, la solidarité nationale s’organise

    Mayotte est le dernier territoire devenu un département. C’était le 31 mars 2011. TOM (Territoire d’outre-mer) ou DOM (département d’outre-mer) ça peut vous sembler identique, mais non, en tant que département Mayotte est pleinement intégrée à la République et à la Nation indivisible à la différence des TOM qui organisent la vie sur leur territoire de façon autonome. Mais que ce soit DOM ou TOM, ils sont tous Français et donc à Mayotte, comme ailleurs en France, c’est la solidarité nationale qui s’organise pour porter secours à nos compatriotes.

    Au cœur du cyclone

    Le cyclone intense Chido a traversé l’île de Mayotte, samedi 14 décembre, avec des vents dévastateurs. L’œil du cyclone a abordé le nord de la Grande-Terre vers 11 h, samedi, au niveau de la ville de Bandraboua pour ressortir environ 30 minutes après vers la ville d’Acoua sur la côte nord-ouest. Le mur de l’œil a concerné la Petite-Terre ainsi que les régions nord et centre de la Grande-Terre.

    Sur l’ensemble du territoire, les rafales observées ont dépassé les 180 km/h voire plus de 200 km/h dans le mur de l’œil du cyclone. On a relevé dans le mur de l’œil 226 km/h à Pamandzi et 194 km/h avant rupture de la réception des données à Coconi.

    Gendarmerie Nationale @AFP
    Gendarmerie Nationale @AFP

    Des rafales approchant 250 km/h ont pu être atteintes sur le nord de Petite-Terre et la moitié Nord de Grande-Terre, concernées par le passage du mur de l’œil, qui est la zone théorique des vents maximaux.

    Le cumul de pluie le plus élevé sur la durée de l’épisode est de 176,4 mm relevé à la station de Vahibé dans les hauts de Mamoudzou.

    Des conséquences ravageuses

    Les scènes apocalyptiques sont visibles aux quatre coins de l’île, dont la majeure partie demeurait dimanche sans électricité, ni réseau mobile. À la Vigie, quartier de Petite-Terre lui aussi en hauteur, les cases en tôle ont été arrachées du sol, comme si elles n’avaient jamais existé.

    Ne restent que des objets personnels noyés par les fortes pluies et la boue argileuse. Deux personnes y ont perdu la vie. À mesure que le cyclone tournoyait au-dessus de Mayotte, les comparaisons avec des événements plus anciens se sont égrenées : d’abord le cyclone de 1984, puis celui de 1934… Pour finalement conclure que « ce territoire n’a jamais vécu une telle catastrophe », des mots du géographe Saïd Saïd Hachim sur le plateau de France TV.

    Gendarmerie Nationale @AFP
    Gendarmerie Nationale @AFP

    Même à Mamoudzou, seule ville à avoir retrouvé un réseau téléphonique parcellaire, les dégâts sont conséquents. Des toits d’habitations « en dur » se sont envolés, tout comme des lampadaires, des barrières, des arbres. L’une des barges qui relie Petite-Terre à Grande-Terre s’est échouée à côté du marché couvert, où les stands culinaires des « mamas brochettis » se sont volatilisés. La plupart des habitants ont dû compter sur la musada, l’entraide traditionnelle, pour se réfugier chez la famille ou les voisins qui habitaient un logement plus solide ou en contrebas. Plusieurs vidéos montrent des jeunes bien équipés aidants les plus âgés à se mettre à l’abri.

    Même les bâtiments publics ont subi des dégâts. Le centre hospitalier de Mayotte a été inondé et déplorait 14 morts ce week-end, ainsi que de nombreux patients dans un état grave. La caserne de pompiers de Kawéni a perdu l’un de ses toits et « l’aéroport n’a plus de balisage, ni de tour de contrôle », ont signalé les autorités, précisant qu’il « est en état de marche pour les vols militaires ».

    Depuis ce week-end et jusqu’à mercredi, « près de 800 personnes doivent arriver à Mayotte », a indiqué le ministre démissionnaire de l’Intérieur Bruno Retailleau. Mais les personnels, le matériel et les denrées en provenance de La Réunion, notamment, ne peuvent pas encore être acheminés de l’aéroport de Petite-Terre jusqu’en Grande-Terre, faute de barges en état de marche.

    Des besoins vitaux

    Trois jours après la catastrophe, la priorité est d’assurer les « besoins vitaux » des habitants en eau et en nourriture, a insisté Bruno Retailleau, alors que l’archipel manque encore de tout. « On risque une crise sanitaire« , a alerté Ben Issa Ousseni, le président du Conseil départemental sur la chaîne Mayotte la 1ère.

    La moitié de la population mahoraise sera approvisionnée en eau d’ici jeudi et les trois quarts « d’ici la fin de la semaine », a assuré la préfecture de Mayotte dans un point de situation. « Le réseau d’eau est en train d’être rétabli par la société mahoraise des eaux (SMAE). La SMAE a prévu de pouvoir approvisionner en eau 50% de la population d’ici 48h. Elle pourra approvisionner 75% de la population d’ici la fin de la semaine », écrit la préfecture dans son communiqué.

    Gendarmerie Nationale @AFP
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    « Les grandes et moyennes surfaces ont commencé à rouvrir », indique également la préfecture. « Le préfet invite chacun et chacune à faire preuve de civisme et de modération dans les achats pour que chacun puisse avoir accès à des vivres », ajoute la préfecture.

    Entre 70 et 75% du réseau routier départemental et national était dégagé, ce mardi midi. L’électricité est encore en cours de rétablissement, alors que 80% du réseau de téléphonie mobile reste indisponible. Dans le même temps, les services de l’État ont lancé plusieurs types de recensement : des victimes, des besoins sanitaires et des besoins en logement (hébergement d’urgence, structures sociales…).

    Renforts et matériels

    Les avions militaires enchaînent les allers-retours entre La Réunion et Mayotte. Une course contre la montre pour apporter des renforts matériels sur l’île sinistrée. Parmi les priorités, l’envoi des bâches pour rétablir les habitats dévastés. Le pont aérien a également permis le transfert de Mahorais vers l’île de La Réunion pour se soigner. Une question de survie pour certains, puisqu’à Mayotte, premier désert médical en France, seul un centre de dialyse reste fonctionnel après le passage du cyclone. Il ne peut pas accueillir tous les malades.

    Gendarmerie Nationale @AFP
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    Face à l’urgence de la situation, des renforts humains sont également envoyés, avec la mobilisation de 1 500 civils et militaires. À Libourne (Gironde), des sapeurs sauveteurs de la sécurité civile s’apprêtaient à rejoindre Mayotte dans la matinée du mardi 17 décembre. La mobilisation dépasse également les frontières. Les États-Unis ont indiqué être prêts à offrir une aide humanitaire.

    Bilan difficile

    Pour le moment, le bilan encore très provisoire fait état de 22 morts, a indiqué mardi sur franceinfo le maire de Mamoudzou, Ambdilwahedou Soumaila, citant les dernières données collectées auprès du centre hospitalier de Mayotte. Il est toujours très compliqué d’établir un bilan complet et définitif en raison des nombreuses personnes disparues, des difficultés d’accès à certaines zones et des morts enterrés immédiatement par les familles. Le bilan « n’est pas encore établi », a souligné François Bayrou. Le Premier ministre a également évoqué « 200 blessés graves » et « 1.500 blessés qui sont en urgence relative ».

    Dès ce mardi soir, un couvre-feu va être mis en place sur l’archipel, de 22 heures à 4 heures, pour des raisons de sécurité, a annoncé le ministère de l’Intérieur. Emmanuel Macron va aussi décréter « un deuil national » et se rendra sur place « dans les prochains jours« .

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