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  • Demission de Laurent Wauquiez: désarroi aussi chez les LR Français de l’étranger

    Demission de Laurent Wauquiez: désarroi aussi chez les LR Français de l’étranger

    Laurent Wauquiez sur le plateau de TF1

    La démission de Laurent Wauquiez de la présidence du parti Les Républicains ce dimanche 2 juin sur le JT de TF1 est la conséquence des résultats catastrophiques du parti de la droite aux européennes le 26 mai dernier. Avec 8,5% des scrutin, LR a en effet fait le pire score historique de la droite française depuis la création de la Vème République, tous scrutins confondus, et ce alors que la participation était en forte hausse.

    Après un court mandat à la tête de LR, et alors que la liste de François Xavier Bellamy n’a pas convaincu, M. Wauquiez assume la responsabilité de la défaite et en prend acte à travers sa démission.

    La liste LR également laminée chez les Français de l’étranger

    Le résultat des élections européennes chez les Français de l’étranger a vu un score globalement nettement favorable à la liste Renaissance soutien du Président de la République.

    Près de 18% des personnes inscrites se sont prononcées, un chiffre faible mais en nette hausse par rapport aux précédents scrutins. Parmi eux, 36,84% ont voté pour la liste Renaissance, 20,52% pour EELV, 8,33% pour LR et seulement 7,10% pour le Rassemblement National.

    Un ancrage qui clairement va des écologistes à LREM, en ligne avec les législatives qui avaient donné 10 députés sur

    Une participation massive a été constatée dans les bureaux de vote et notamment à Hong Kong

    11 à Emmanuel Macron pour les Français de l’étranger. Parmi quelques circonscriptions, citons notamment le consulat de New York ou les Français ont voté à près de 51% pour la liste Renaissance, suivie d’EELV à 16,94%. Les Républicains sont à la 4ème place à 7,32%. Parmi les autres résultats, notons Hong Kong et Macao qui ont vu la liste présidentielle à 54,4%, et LR à la troisième place à 11,4%.

    Les Républicains ne sont en tête presque nul part, avec quelques exceptions et notamment la circonscription Tel Aviv – Haifa ou ils obtiennent le premier résultat avec 41,48% des voix.

    Les élus LR de l’étranger inquiets

    Chez les cadres de la formation de droite, et notamment chez les élus des Français de l’étranger, une certaine inquiétude pointe. Georges-Francis Seingry, élu consulaire LR en Belgique nous faisait récemment part de sa tristesse et sa déception au moment des résultats. Il soulignait cependant que, selon lui, « François Xavier Bellamy a fait une remarquable campagne, défendant sans tabou les valeurs de la droite républicaine, avec un discours sans compromis ni renoncements« .

    Pour Catya Martin, élue à Hong Kong, le point positif est celui de la participation en forte hausse. Les Français de l’étranger ont en effet été plus nombreux à se mobiliser que d’habitude. Il reste cependant clair qu’ils ont plébiscité d’autres formations. Les débats, au sein de LR, ne font que commencer.

    Le Secrétaire national des Républicains de l’étranger, Christophe Frassa, a indiqué être « déçu mais pas abbatu » dans un courrier aux Français de l’étranger.Il annonçait alors vouloir analyser les résultats « à tête reposée« . Laurent Waquiez vient de faire une partie de cette reflexion.

  • Cinéma: Rocketman, la genèse d’une rock-star

    Cinéma: Rocketman, la genèse d’une rock-star

    Une fantaisie biographique. Voilà comment décrire le film sur la vie d’Elton John, « Rocketman ». La drogue, le sexe, ses costumes extravagants et ses hits passent en revue pour décrire la vie d’un des artistes qui a vendu le plus de d’albums de l’histoire.

    Le film s’intéresse à la carrière de la légende de la pop anglaise de ses débuts à l’Académie Royale de musique à sa rencontre avec le parolier Bernie Taupin.

    Taron Egerton joue Elton John

    Dexter Fletcher (« Eddie the Eagle ») est le réalisateur qui a sauvé le film « Bohemian Rhapsody » après les problèmes sur le tournage de ce dernier. « Rocketman » est diffèrent, très diffèrent de l’hommage à F. Mercury. C’est plus un musical, le chant fait partie des dialogues et  des situations. La chronologie n’a pas d’importance, la fantaisie est plus relevante. Surtout le film, qui a été produit par Elton John lui-même, n’évite pas les grands scandales, on le voit sombrer dans l’alcool, la drogue, la solitude et ses amours ratés.

    La vie d’Elton John est remplie d’histoires incroyables et la façon de raconter sa vie exubérante devient un spectacle rythmé ce que réusit Dexter Fletcher avec…dextérité.

    Taron Edgerton est magnétique comme Elton John. Il interprète le chanteur parfaitement, aidé par un maquillage convainquant, l’acteur gallois, est incroyablement charismatique et fantasque. Jamie Bell joue parfaitement le compagnon de route avec un Richard Madden tordu comme amant et manager de la star.

    Un article publié sur le site de notre partenaire :

  • Eté ou plus au Canada pour les jeunes français de l’étranger ?

    Eté ou plus au Canada pour les jeunes français de l’étranger ?

    Crée en 2001, le Programme Vacances-Travail (PVT) mis en place entre la France et le Canada est un succès majeur et la preuve des liens particuliers qui unissent les deux pays et en particulier avec la province francophone.

    Celle-ci toujours en quête de séduire plus de jeunes à venir faire leur vie dans cette Amérique « française » a su argumenté auprès de l’administration fédérale et c’est donc 15 000 places qui s’ajoutent aux 10 000 usuelles.

    Mais qu’est ce donc que le PVT ?

    Le PVT, qui est l’une des catégories de l’initiative Expérience Internationale Canada (EIC), permet aux français de moins de 35 ans d’explorer le Canada tout en y travaillant pour une durée maximale de 24 mois.

    Pour obtenir un Visa Vacances-Travail au Canada, vous devez :

    • avoir entre 18 et 35 ans à la date de la demande de PVT,
    • être de nationalité française et résider en France métropolitaine, Guadeloupe, Guyane, Martinique, Réunion, Mayotte ou Saint-Pierre-et-Miquelon,
    • être titulaire d’un passeport français valable pour toute la durée du séjour,
    • ne pas avoir déjà bénéficié d’un Visa Vacances-Travail pour le Canada ou avoir déjà participé deux fois à l’initiative EIC (les personnes qui ont bénéficié du PVT avant 2015 peuvent toutefois partir à nouveau en PVT),
    • posséder l’équivalent de 2 500 CAD,
    • disposer d’une assurance santé et rapatriement valide pour la durée du séjour (attendez l’acceptation de votre dossier pour souscrire votre contrat d’assurance),
    • disposer d’un billet retour ou de ressources suffisantes pour en acheter un.

    Le Visa Vacances-Travail pour le Canada est valable pour une durée maximale de 24 mois et n’est pas renouvelable.

    Faire une demande de Visa Vacances-Travail pour le Canada

    Le Canada fixe chaque année des quotas pour chaque pays participant au Programme Vacances-Travail. En 2019, c’est donc 25 000 places qui ont été réservées aux jeunes Français.

    La demande de PVT s’effectue entièrement en ligne, en plusieurs étapes.

    1. Utilisez l’outil interactif Venir au Canada et répondez au questionnaire pour savoir si vous êtes admissible à l’EIC. À la fin du questionnaire, un code de référence personnel s’affiche. Pensez à le noter, il vous sera demandé par la suite.

    2. Créez un compte MonCIC, qui sert pour tous les profils et toutes les demandes en ligne.

    3. Si vous êtes admissible, créez gratuitement un profil EIC en ligne. Pensez à vous munir de votre passeport et de votre code de référence personnel reçu via l’outil Venir au Canada.

    4. Soumettez votre profil pour la catégorie Vacances-Travail. Vous serez ensuite placé dans le bassin de candidats pour cette catégorie pour une durée d’1 an, ou jusqu’à ce que le quota de la catégorie soit atteint. Attention : une fois que votre profil est soumis, vous ne pourrez plus le modifier. Pour effectuer des modifications, vous devez retirer votre profil et en soumettre un nouveau (procédure à suivre ici)

    5. Tout au long de l’année ont lieu des « rondes d’invitations » durant lesquelles les candidats au PVT seront sélectionnés aléatoirement. Si vous êtes choisi, vous recevrez un message dans votre compte MonCIC qui vous indiquera les prochaines étapes à suivre. Vous aurez 10 jours pour accepter l’invitation EIC. À compter de votre acceptation, vous disposerez de 20 jours pour faire votre demande de permis de travail.

    6. En suivant les étapes indiquées, vous pourrez effectuer une demande de permis de travail en ligne. Il vous faudra remplir le formulaire sur internet, payer les frais de participation à EIC (150 $CAN) ainsi que les frais de détenteur de permis de travail ouvert (100 $CAN). Vous devez payer ces frais par l’intermédiaire de votre compte MonCIC. Le délai de traitement de votre demande sera de 8 semaines maximum.

    7. Si votre demande est approuvée, vous recevrez une lettre d’introduction au point d’entrée (PDE) dans votre compte MonCIC. Lors de votre arrivée au Canada, vous devrez être en mesure de présenter cette lettre à un agent des services frontaliers au point d’entrée (aéroport, frontières terrestres, etc.), accompagnée des justificatifs demandés : passeport, preuve de fonds, preuve d’assurance-maladie, billet de départ du Canada (ou une preuve de fonds suffisants pour acheter un tel billet).

    Pour visualiser d’un seul coup d’oeil la procédure de demande de PVT Canada , téléchargez l’aperçu proposé par le gouvernement du Canada.

  • Michel Serres, le philosophe de la « Petite Poucette » est mort

    Michel Serres, le philosophe de la « Petite Poucette » est mort

     

    « Il est mort très paisiblement à 19h entouré de sa famille »

    Le philosophe Michel Serres, figure intellectuelle familière du grand public, est décédé samedi à l’âge de 88 ans, a annoncé à l’AFP sa maison d’édition, Le Pommier.

    « Il est mort très paisiblement à 19h entouré de sa famille », a déclaré son éditrice Sophie Bancquart. Passionné notamment par l’écologie et l’éducation, l’académicien s’est intéressé à toutes les formes du savoir, anticipant les bouleversements liés aux nouvelles technologies de la communication.

    L’académicien, par ailleurs professeur à l’université californienne de Stanford, était encore invité sur franceinfo dimanche 26 mai dans l’émission « Questions politiques ». Il a animé une chronique sur franceinfo, baptisée « le sens de l’info » pendant 14 ans.

    Il avait reçu le prix Médicis pour Les Cinq sens en 1985, mais son principal succès populaire est arrivé deux décennies plus tard, en 2012, quand Petite Poucette s’était vendu à 270 000 exemplaires. Rien avoir avec les contes de fées, ce titre était un clin d’oeil à la maestria avec laquelle certains utilisent leurs pouces pour taper sur leurs portables…

    Son dernier livre, « Morales espiègles », était paru en février.

    AFP, publié le samedi 01 juin 2019 à 21h56

  • Boris Johnson poursuivi pour ses mensonges sur le Brexit

    Boris Johnson poursuivi pour ses mensonges sur le Brexit

    Boris Johnson, qui a de grandes chances de devenir le prochain Premier ministre britannique, est appelé à comparaître devant la justice pour ses mensonges liés au Brexit.

    Boris Johnson, qui a mené à bien la campagne « Vote Leave » (pour la sortie de l’UE) lors du référendum de 2016 sur le Brexit, a répété à maintes reprises que la contribution hebdomadaire du Royaume-Uni à l’UE était de 350 millions de livres et que cette somme pouvait être utilisée pour financer le Service de santé national à la place.

    Le message s’est répandu tout au long de la campagne et a même été placardé sur les bus de campagne de « Vote Leave » faisant le tour du pays.

    Cette affirmation des 350 millions a été dénoncée par l’autorité britannique des statistiques, qui la décrit comme « un abus évident des statistiques officielles ». « Les déclarations qui ont été faites sont des accusations non fondées et je ne trouve aucune donnée qui les étayent », a déclaré la juge de district, Margot Coleman, le 29 mai.

    « J’accepte que les fonctions publiques qu’occupe M. Johnson lui concèdent un statut mais celui-ci s’accompagne d’influence et d’autorité », soutient-elle. « Je suis convaincue qu’il y a suffisamment d’éléments de preuve pour établir à première vue qu’il s’agit d’une question qui doit être tranchée devant le tribunal. »

    L’audience préliminaire aura lieu au tribunal correctionnel de Westminster, puis l’affaire sera renvoyée devant le tribunal de la couronne pour être jugée.

    L’affaire a été portée devant les tribunaux par l’homme d’affaires Marcus Ball, qui a levé 200 000 livres pour payer une poursuite privée grâce à du crowd-funding. Selon lui, Boris Johnson a délibérément menti sur le coût de l’adhésion du Royaume-Uni à l’UE.

    Lewis Power QC, qui représente Marcus Ball, a qualifié l’attitude de Boris Johnson durant la campagne du référendum d’à la fois « irresponsable et malhonnête ».

    Délit de « mensonge au public »

    En cas de succès de cette affaire, ce sera la première fois qu’un député en exercice sera poursuivi pour « mensonge au public », ce qui est considéré comme une faute dans l’exercice de fonctions publiques, un délit dans le droit commun britannique.

    Pour sa part, Boris Johnson a recruté une équipe d’avocats pour le défendre, dirigée par Adrian Darbishire QC. Ce dernier a annoncé la semaine dernière que son client réfutait totalement les accusations portées contre lui. Selon lui, la plainte contre Boris Johnson est « une manœuvre politique ». « Cette affaire doit son existence à la volonté d’individus comme M. Ball de saper le résultat du référendum. »

    Boris Johnson, qui a occupé le poste de ministre des Affaires étrangères de Theresa May avant de démissionner en juillet dernier à cause de ses projets de Brexit, est actuellement le favori pour succéder à la Première ministre dans la course à la direction du parti conservateur qui débutera officiellement le 10 juin et qui devrait durer plusieurs mois.

    L’affaire en cours risque d’apporter de l’eau au moulin de ses détracteurs.

    « Étant donné que Johnson veut être le prochain Premier ministre de ce pays, il est normal qu’il soit tenu responsable des mensonges qu’il a proférés en 2016 », a déclaré Ed Davey, ancien ministre du Cabinet qui se présente pour la direction des libéraux démocrates.

    Cependant, peu d’experts s’attendent à ce que les perspectives de leadership de Johnson soient compromises par l’affaire au sein d’un parti conservateur largement eurosceptique.

    « Une place spéciale en enfer »

    Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a ouvertement critiqué ceux qui ont menti lors de la campagne pour que le Royaume-Uni quitte l’UE.

    Lors du sommet des dirigeants de l’UE qui s’est tenu mardi, il a déclaré que le Brexit était un « vaccin contre la propagande anti-UE et les fausses informations » et qu’il a permis de réduire les niveaux de désinformation anti-UE diffusée comme moyen de déstabiliser le bloc.

    En février, Donald Tusk a déclaré qu’il y avait une « place spéciale en enfer » pour les défenseurs du Brexit qui n’avaient pas conçu un plan réaliste pour la sortie du Royaume-Uni de l’UE.

    Benjamin Fox et Samuel Stolton

    Un article publié sur le site de notre partenaire

  • Quelques gilets jaunes continuent de manifester.. Pause estivale ou fin du mouvement ?

    Quelques gilets jaunes continuent de manifester.. Pause estivale ou fin du mouvement ?

    Quelque milliers de « gilets jaunes » manifestent dans le calme en France samedi pour la 29e journée de mobilisation depuis le début du mouvement, qui semble clairement marquer le pas.

    « Justice sociale, justice fiscale », « anti, anti, anticapitaliste », « Macron démission pour un monde meilleur »

    D’après les chiffres du ministère de l’Intérieur, qui sont toujours contestés par les « gilets jaunes », 2.600 manifestants ont été dénombrés dont 1.300 à Paris, soit un peu moins que la semaine passée.

    « Justice sociale, justice fiscale », « anti, anti, anticapitaliste », « Macron démission pour un monde meilleur » pouvait-on lire et entendre dans les cortèges.

    Mais certains manifestants n’hésitent plus à afficher leur blues. Comme Josiane mobilisée dès la première heure depuis le mois de novembre et présente dans les rues de Toulouse, l’une des places fortes du mouvement, où seules quelques centaines de personnes étaient réunies samedi.

    « C’est la première fois qu’il y a si peu de monde à Toulouse, ça me fait mal au cœur. Le gouvernement, le pouvoir, ils sont trop forts, au final on n’a rien gagné et en plus on s’est fait insulter et taper dessus », déplore cette retraitée.

    Après des mois de mobilisation variable, attirant de plusieurs dizaines de milliers à plus de 280.000, les dernières semaines ont en effet montré un essoufflement de la mobilisation : le 18 mai, ils étaient environ 15.500 à travers la France, et 12.500 le 25.

    Pourtant beaucoup dans les cortèges gardent espoir.

    « On ne lâche rien ! Les médias disent que le mouvement est mort mais c’est faux », affirme Sandrine 53 ans, de Massy-Palaiseau, auxiliaire familiale, présente chaque samedi depuis le 17 novembre. « On est hyper résistants. Il y aura peut-être un petit creux pendant l’été, mais en septembre ça va repartir de plus belle ».

    « Le mouvement va continuer », abonde Luca, 48 ans, également dans le cortège parisien qui imagine « à long terme des organisations de démocratie directe au niveau local » issues du mouvement.

    « Pour continuer à venir, il faut vouloir aller au-delà, penser un peu politiquement, structurer l’élan qu’a été les +gilets jaunes+. Mais pas dans un parti, en tout cas », estime Jean-Marc, 64 ans, enseignant à la retraite, de Créon, dans la grande banlieue de Bordeaux.

    « répression policière ».

    Pour lui les « quelques mesurettes du gouvernement ont pu donner un peu d’oxygène à certains, mais la souffrance est toujours là. Des gens au point de rupture, j’en vois toujours ».

    Même constat à Montpellier pour Eric, 61 ans, qui est balayeur pour la ville: « J’ai grandi en HLM. Depuis tout petit, je constate trop d’inégalités. Je suis +gilet jaune+ depuis que je suis né, et encore pour longtemps. Même si ça dure encore deux ans, je serai là ».

     Des manifestants qui dénoncent tous par ailleurs la « répression policière ». 

    Cette semaine le procureur de Paris a assuré que des policiers seraient jugés pour violences lors des manifestations, suscitant la colère des organisation syndicales de la police.

    « Cela reste de la communication, l’arbre qui cache la forêt et je pense que l’on est loin du compte donc j’appelle tous les blessés à aller porter plainte », a commenté Jérôme Rodrigues, figure du mouvement, qui a lui-même perdu un œil le 26 janvier.

    Selon le procureur de Paris, 171 enquêtes ont été confiées à l’inspection générale de la police nationale (IGPN) et trois à l’inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN). Les investigations sont désormais terminées pour 57 d’entre elles et le parquet doit décider d’éventuelles suites judiciaires.

    Depuis le début du mouvement le 17 novembre, 2.448 personnes ont été blessées côté manifestants et 1.797 parmi les forces de l’ordre, selon des chiffres du ministère de l’Intérieur arrêtés au 13 mai.

    AFP, publié le samedi 01 juin 2019 à 18h59

  • Un français du Brésil replante 2 millions d’arbres

    Un français du Brésil replante 2 millions d’arbres

    On vous démontre dans nos nombreux articles que l’Homme  est celui qui détruit la Nature. Et pourtant, nous vous invitons, cette fois, également à découvrir qu’il peut réaliser des miracles  pour notre belle planète et réparer les horreurs des autres.

    Aujourd’hui, nous vous racontons l’histoire de Sebastião Ribeiro Salgado, un photo-journaliste franco-brésilien qui est à l’origine d’un véritable exploit qui lui a pris plus de 30 ans. À cette époque, le reporter revenait d’une mission en Afrique de l’Est où il documentait les horreurs du génocide au Rwanda.

    À la suite de cette expérience traumatisante, Salgado est rentré au Brésil avec pour projet de reprendre le ranch d’élevage de sa famille à Minas Gerais, une région qui, dans ses souvenirs, était réputée pour abriter une forêt tropicale luxuriante. Malheureusement, une fois sur place, il a découvert une région dévastée par la déforestation. Seul 0,5% de la surface de cette forêt de près de 710 hectarespossédait encore des arbres. Pire encore : toute la faune avait disparu.

    Alors, avec sa femme Lelia, Sebastião s’est lancé dans un projet d’envergure : replanter entièrement la forêt. Et pour soutenir cette cause qui paraissait impossible, le couple a créé en 1998 l’Instituto Terra, une organisation environnementale dédiée au développement durable. Le projet a pris plus de 20 ans mais le couple, aidé par l’association, a métamorphosé ce terrain aride et hostile pour redonner vie à la forêt paradisiaque qui existait autrefois.

    Aujourd’hui, la Nature a repris ses droits ; la faune et la flore ont repeuplé cette forêt de nouveau luxuriante composée aujourd’hui de 2 millions d’arbres. Désormais, le territoire comprend 293 espèces d’arbres, 172 espèces d’oiseaux, 33 de mammifères et 15 d’amphibiens et de reptiles. Et au delà de la faune et de la flore, le projet a eu un impact considérable sur l’écosystème et le climat. En plus de réintroduire des plantes et des animaux dans la région, il a permis de faire émerger des sources d’eau jadis asséchées et il a eu un impact positif sur les températures locales.

    Un magnifique projet qui prouve que, même si l’Homme est connu pour sa capacité à tout détruire, il peut aussi faire preuve de bon sens et d’ambition pour des projets meilleurs… qui méritent d’être largement plus connus. Une belle histoire à partager autour de vous !

     

  • Souplesse démocratique européenne

    L’Europe n’est pas morte, la démocratie non plus, loin de là. Toujours des surprises et des contradictions, comme il se doit dans des systèmes démocratiques. Au final, malgré tout, une certaine sagesse chez les peuples d’Europe.

    1. Les Européens ont voté plus que d’habitude.

    Les Français ont voté comme la moyenne des Européens : Un peu plus de 50%, presque 51%. Le meilleur score, en France, depuis 1994. Un score voisin de celui des législatives, supérieur à celui des élections départementales ou régionales. En Europe, la participation est la plus forte depuis 1989. Le pays où l’on vote le plus, la Belgique : 89%, le vote y est obligatoire. Celui où l’on vote le moins, la Slovaquie. Même si la participation traduit une sorte d’européanisation de la vie politique, les élections européennes restent des scrutins nationaux.

    1. Les élections restent nationales.

    Ici les Sociaux-démocrates l’emportent (Pays-Bas) ; là ils disparaissent (Italie). Les populistes l’emportent (France, Italie, Royaume-Uni), mais la majorité reste franchement pro européenne. Le duopole Conservateurs-Socialistes perd la majorité, mais plutôt au profit des Libéraux et des Verts, eux aussi pro européens. En Grèce la droite revient, en Espagne elle fond. A chaque fois, la configuration politique l’emporte sur un mouvement général continental.

    1. le PPE reste central, libéraux et écolos progressent.

    Un  point reste certain : difficile de construire une majorité sans le PPE. La vague eurosceptique  s’étiole, d’autant plus que certains partis eurosceptiques, comme la Ligue italienne ou le Rassemblement national français ne prône plus l’abandon de l’Euro et encore moins la disparition de l’Union Européenne. L’extrême droite cale au Pays Bas, en Slovaquie ou en Finlande. Au Royaume-Uni, le parti du Brexit l’emporte, mais les partis anti Brexit aussi. Globalement, pas de vague eurosceptique.

    1. L’écologie remplace le socialisme comme critique du système.

    Le phénomène majeur, plus encore que l’affaiblissement du PPE, qui reste le parti le plus important en Europe, est l’affaissement continu de la gauche socialiste. Comme si les conséquences de la Chute du mur de Berlin n’en finissait pas de démonétiser les héritiers du socialisme. La contestation du système capitalisme s’appuie de plus en plus sur la critique écologiste, seule à proposer un défi parfois radical et utopiste.

    1. En France, tout le monde, ou presque, redevient plus ou moins européen.

    Même le Rassemblement national ne réclame plus de Frexit. Le score du parti de Le Pen ne bouge par rapport au dernier scrutin. Pas plus que ne change le score des Ecologistes. La nouveauté, c’est l’effondrement des partis anciens. Les Socialistes survivent à peine. Les Républicains, eux qui ont fait l’Europe, avec De Gaulle, Pompidou, Giscard, Chirac, Sarkozy, entrent dans l’histoire, c’est-à-dire le passé, avec 8%, une misère. Mais représentent-ils encore la droite qui fit l’Europe ? L’opposition Macron-Le Pen fonde-t-elle les clivages à venir ? Pas sûr. Une décomposition peut en cacher bien d’autres. Et chaque élection peut apporter sa nouvelle vague.

    1. Les Français de l’étranger amplifient les mouvements.

    LREM est largement en tête (36%), puis les Ecologistes (20%). Enfin Les Républicains 8% et le Rassemblement National 7% à droite,  Place publique (PS) 6% et  LFI 5% à gauche apparaissent presque marginaux. Cela laisse augurer de drôles de rivalités et recompositions pour les élections consulaires à venir en 2020. Les anciens partis, les anciennes structures, paraissent dépassés. Les sortants s’affolent.

    Au final, tout change. Et pourtant, l’axe central reste stable. De la diversité nait l’équilibre. C’est la marque de l’Europe, une chance.

    Finalement, avec ses contradictions, ses errances, ses insuffisances, l’Europe apparait bien plus stable que les empires qui méprisent sa supposée faiblesse. Et plus démocratique. C’est que la démocratie, avec sa souplesse et ses révolutions paisibles, est d’une incroyable souplesse. Et force.

    Laurent Dominati 

    A. Ambassadeur de France
    A. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press

  • Expatriation et mode, portrait d’une entrepreneur française à Bruxelles

    Sophie Thomas est une femme particulièrement dynamique ! Née à Limoges, ayant grandi à Paris, cette ancienne mannequin, qui vécut aussi au Brésil, est depuis 30 ans en Belgique.

    Après s’être occupée des relations presses d’une entreprise de prêt à porter, Sophie Thomas a décidé, suite à sa rencontre avec la designer belge Katrin Lesenborghs, passée par les arts visuels de l’école de la Cambre, de se lancer dans une nouvelle aventure de l’entreprenariat en lançant Pianeta Blu. Leur « bébé » reprend des chemises de bonne facture pour les transformer en robes casual chic.

    Des pièces uniques, à un prix démocratique

    Les pièces, toutes conçues dans un atelier à Bruxelles à partir de chemises qui leur sont offertes, sont chacune unique, tout comme leur prix, 75 €. Le modèle de vente passe par la vente en ligne et les « réunions tupperware » avec aussi comme objectif de vendre dans les « pays de soleil ».

    Les deux associées, aidées par le fils de Katrin passé par l’école de commerce Belge Solvay Business School, aident « les églantiers », association à Braine l’Alleud qui aide les femmes en difficulté et qui bénéficiera des ventes des robes.

    Il s’agit de faire du nouveau avec du vintage, le tout en circuit local. Un modèle très à la mode dans une société qui prend conscience des limites du modèle globaliste.

    De nombreux Français s’installent à Bruxelles et en Belgique en général et se lancent dans l’entrepreunariat. La proximité géographique, de nature de marchés et linguistique facilitent ce processus. Pour autant, il serait éronné de penser que la Belgique fonctionne comme la France. Mme Thomas, présente sur le Royaume depuis des décennies, est cependant une fin connaisseuse du marché local.

    Le concept vous intéresse? Vous pouvez écrire à Sophie à l’adresse suivante: [email protected]

  • Budget européen

    l’Allemagne représente 14,1 % des recettes de l’UE en 2017, la France  11,7 % (soit environ 16 milliards d’euros), puis l’Italie (8,6 %), le Royaume-Uni (7,6 %) et l’Espagne (5,8 %)

    La majorité des recettes de l’UE, 145 milliards d’euros en 2018, provient des pays membres sous la forme d’un pourcentage calculé sur leur RNB (revenu national brut) et d’une taxe sur la valeur ajoutée.  le budget de l’Union européenne est principalement couvert par cinq pays : l’Allemagne qui représentait 14,1 % des recettes de l’UE en 2017, la France avec une part qui s’élevait à 11,7 % (soit environ 16 milliards d’euros), puis l’Italie (8,6 %), le Royaume-Uni (7,6 %) et l’Espagne (5,8 %). La part du Royaume-Uni va disparaitre avec le Brexit, même si l’accord conclu mais pas ratifié entre le R-U et l’UE prévoit une contribution pour l’accès au marché européen te une soulte pour les programmes engages avec le RU.

    Le budget est ensuite réparti entre les États membres. La France récupère ainsi environ 13,5 milliards et fait partie des contributeurs nets (soit 2,73 milliards d’euros). Alors que les États les moins développés de l’Union européenne sont en revanche bénéficiaires.
    En 2018, le budget total de l’UE était d’environ 160 milliards d’euros et le principal poste de dépenses concernait le développement durable et les ressources naturelles (dont l’agriculture), soit 37 % du budget. Suivent ensuite les actions liées à la cohésion économique, sociale et territoriale (34,7 %) ainsi qu’à la compétitivité, la croissance et l’emploi (13,7 %).

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