Radio en direct
Choisissez une station puis lancez la lecture

Blog

  • Rapport de l’INSEE sur les transfrontaliers France – Belgique

    Le nombre de transfrontaliers entre la France et la Belgique est en baisse. Alors que la mobilisation contre le projet de réforme de la fiscalité des non-résidents ne faiblit pas, ceux qui sont concernés sont moins nombreux qu’auparavant dans le cas de la frontière franco-belge mais la situation est très variable selon que l’on soit transfrontalier d’un côté ou de l’autre.

    Ainsi, en 2017, 23 700 salariés résidant en France traversaient la frontière pour travailler en Belgique. Un chiffre en baisse de 10,5% en 4 ans.

    A l’inverse, 10 500 résidents belges travaillaient la même année dans les Hauts-de-France. Il s’agissait en l’occurrence d’une hausse de 14,2% en 4 ans également.

    Cette différence s’explique notamment en raison de la fiscalité qui touche les non-résidents mais qui est amenée à fortement évoluer

    Autre donnée importante : le nombre d’actifs en Belgique baisse plus rapidement que dans les Hauts-de-France. Il y aura d’ici 2030 63 000 actifs en moins outre-Quiévrain contre 17 000 pour la région française. À l’horizon 2030, les besoins en main d’œuvre devraient donc encore augmenter en Flandre belge, en raison des nombreux départs à la retraite des générations du baby-boom.

    Des échanges très nombreux et de longue date

    Dans les faits, les relations et les échanges entre les deux pays sont anciens. La construction européenne a ouvert les frontières, il est extrêmement facile pour un citoyen français de s’établir en Belgique et vice-versa.

    De nos jours, environ 150 000 Français sont enregistrés sur les listes consulaires en Belgique. Beaucoup sont cependant présents dans le royaume : beaucoup sont des binationaux et ne prennent pas la peine de s’inscrire, l’inscription n’est de toute façon pas obligatoire.

    L’immense CHU de Lille compte parmi son personnel de très nombreuses personnes vivant en Belgique

    Une part très importante de la communauté vit dans la région bruxelloise. Pour autant, une large communauté est aussi à la frontière et en particulier dans l’eurométropole Lille-Courtrai-Tournai.

    A cheval entre les deux pays, bassin industriel et où siègent plusieurs grandes entreprises, la métropole a aussi, à Lille, un immense CHU dont une partie non négligeable du personnel hospitalier vit de l’autre côté de la frontière.

    Quel avenir alors que la majorité actuelle a mis en place un plan pour une nouvelle fiscalité des non-résidents qui risque de mettre pour beaucoup très sérieusement à mal les avantages de vivre en Belgique ? Le rapport d’étude, qui devrait être publié durant la seconde moitié de 2020, apportera peut-être des réponses.

  • 4 français disparaissent avec leur avion dans les Caraïbes

    Un petit avion s’est abîmé en mer dimanche, au large de la Dominique, dans les Caraïbes. Un premier bilan fait état de quatre Français disparus, dont un adolescent de 16 ans. Les recherches, entamées dimanche soir, puis suspendues à cause de mauvaises conditions météo, se poursuivent ce lundi.

    L’appareil, un aéronef « modèle Piper type PA 28 », avait décollé de l’aéroport Charles Douglas de la Dominique, et devait se rendre en Guadeloupe. A bord, se trouvaient quatre personnes : un couple de 55 ans avec leur fils mineur de 16 ans, ainsi qu’un homme de 40 ans. Tous sont des ressortissants français.

    Pour l’heure, les recherches ont seulement permis de retrouver un sac à dos avec le passeport de deux des occupants et une sacoche vide portant l’indicateur radio de l’aéronef.

  • L’économie, les marchés et les virus

    Malgré des annonces contrastées sur l’évolution de l’épidémie de coronavirus et les résultats médiocres de l’économie allemande, les cours des actions ont repris leur marche en avant. Les investisseurs ont retenu avant tout les bons résultats des entreprises, gages d’une distribution importante de dividendes. L’indice Stoxx 600 des grandes valeurs européennes a atteint de nouveaux records vendredi 14 février tout comme le Dax de la Bourse de Francfort, qui se calcule dividendes réinvestis (le Cac 40 dividendes réinvestis n’est qu’à quelques points de ses sommets du 17 janvier). Les indices américains sont également à leur plus haut niveau.

    L’Europe joue la prudence

    Selon les prévisions économiques de l’hiver 2020 publiées par la Commission de Bruxelles le 13 février dernier, l’économie européenne devrait se maintenir sur une trajectoire régulière de croissance modérée. La zone euro connaît ainsi sa plus longue période de croissance soutenue depuis la création de l’euro en 1999. En 2020 et en 2021, sa croissance devrait être de 1,2 % identique à celle de 2019. Pour l’ensemble de l’UE, un léger recul de la croissance serait constaté à 1,4 % en 2020 et 2021, contre 1,5 % en 2019. Les prévisions du taux d’inflation (indice des prix à la consommation harmonisé) de la zone euro ont été relevées à 1,3 % pour 2020 et à 1,4 % pour 2021, soit une hausse de 0,1 point de pourcentage pour chaque année par rapport aux prévisions économiques de l’automne 2019. Cette révision à la hausse est liée à l’apparition de signes semblant indiquer que les hausses de salaires commencent à se répercuter sur les prix à la consommation, et à un léger relèvement des hypothèses de prix du pétrole.

    En raison de l’épidémie de coronavirus, celui-ci est néanmoins pour le moment en forte baisse. La prévision du taux d’inflation de l’ensemble de l’Union pour 2020 a également été relevée de 0,1 point de pourcentage, à 1,5 %. La prévision pour 2021 reste inchangée, à 1,6 %.

    La Commission considère que l’économie européenne pourrait bénéficier de politiques budgétaires plus expansionnistes et propices à la croissance, ainsi que des retombées positives de conditions de financement plus favorables dans certains États membres de la zone euro. Les autorités européennes ont listé les principales menaces qui pourraient remettre en cause leurs prévisions. Figurent parmi ces menaces l’évolution des relations commerciales américano-chinoises, les problèmes au Moyen Orient, le Brexit et le coronavirus. La Commission de Bruxelles estime que l’accord commercial de « phase 1 » entre les États-Unis et la Chine contribue à réduire dans une certaine mesure les aléas baissiers, mais le degré élevé d’incertitude qui entoure la politique commerciale des États-Unis empêche toujours une amélioration plus généralisée du climat des affaires. Elle souligne que les troubles sociaux risquent de peser sur la croissance en Amérique latine. En ce qui concerne les relations commerciales entre l’Union et le Royaume-Uni, si le hard Brexit n’est plus à l’ordre du jour, l’élaboration d’un accord avant la fin de l’année ne sera pas simple. L’épidémie de coronavirus « Covid-19 » constitue un nouvel aléa baissier compte tenu de ses conséquences pour la santé publique, l’activité économique et le commerce, en particulier en Chine. L’hypothèse retenue dans le scénario de référence est que le pic de l’épidémie sera atteint au premier trimestre, et que la propagation à l’échelle mondiale sera relativement limitée.

    L’Allemagne toujours à l’arrêt

    La croissance allemande a été presque nulle au cours du quatrième trimestre 2019, avec une progression du PIB de 0,0279 % par rapport au trimestre précédent, selon l’Office fédéral des statistiques. Sur l’ensemble de l’année, la croissance aura été de 0,6 %. Le gouvernement allemand comptait, il y a quelques semaines, sur une reprise de vitesse et une croissance de 1,1 % en 2020 et de 1,3 % en 2021. Le ralentissement de l’économie chinoise et les incertitudes liées au Brexit ont mis un terme, du moins pour le moment, à ses espoirs. Au mois de décembre, les exportations n’ont augmenté que de 0,1 %, après une baisse de 2,2 % en novembre. La production a reculé, de son côté, de 3,5 % en décembre, soit la plus forte baisse depuis la crise financière en 2009. Selon Stefan Schneider, économiste à la Deutsche Bank, l’épidémie pourrait coûter 0,2 point de croissance à l’économie allemande au premier trimestre 2020, a-t-il indiqué à Die Welt. L’Allemagne est par ailleurs confrontée à une fin de mandat difficile pour Angela Merkel qui doit gérer la crise survenue au sein de la CDU après les élections régionales en Thuringe, crise qui a abouti à la démission annoncée de sa présidente, AnnegretKramp Karrenbauer. Le difficile chiffrage de l’impact économique de l’épidémie L’épidémie en cours en Chine a et aura des conséquences sur l’économie mondiale. L’appréciation de son impact reste délicate d’autant plus que nul ne prédire sa durée. Les répercussions sont de plusieurs natures : sur la demande en Chine, les exportations, les importations, la rupture des chaînes d’approvisionnement.

    Il faut également prendre en compte les facteurs psychologiques. La demande peut être entamée par l’absence de confiance et les peurs générées par cette crise.

    Pour le moment, l’épidémie a peu de conséquences sur les marchés financiers qui après avoir encaissé le choc sont repartis à la hausse. Wall Street et le S&P500 ont atteint de nouveaux plus hauts historiques. Les indices européens enregistrent de bons résultats. En revanche et assez logiquement, l’indice de Shanghai est toujours aussi déprimé par rapport à son niveau antérieur à la crise.

    -1% en Chine, -0.3% en Europe

    La baisse des cours des matières premières (pétrole, cuivre) traduit l’anticipation d’un repli de la demande, essentiellement chinoise. Le produit régional brut de la province du Hubei, dont la capitale Wuhan constitue l’épicentre de l’épidémie, représente 4,2 % du produit national. Une forte contraction de la production au sein de cette province devrait se faire ressentir sur l’ensemble du pays. Une possible diminution d’un point de la croissance est envisagée si la crise perdurait jusqu’en avril/mai.

    Selon une étude du FMI, une baisse de la croissance chinoise de 1 % entraîne une contraction de 0,2 point de la croissance pour l’Union européenne à moyen terme. Pour les Etats-Unis, le déficit de croissance serait de 0,3 point et pour l’Asie de 0,7 point. La direction des études économiques de BNP Paribas évalue l’impact maximum sur la croissance à -0,3 % pour l’Europe en prenant en compte les effets indirects sur le commerce international.

  • Rencontre inédite entre Macron et les Verts allemands

    Emmanuel Macron a rencontré vendredi Robert Habeck et Annalena Baerbock, les deux dirigeants des Verts allemands qui ont le vent en poupe.

    Un article de notre partenaire, Euractiv.

    Le président français Emmanuel Macron a rencontré vendredi à Munich les deux populaires dirigeants des Verts allemands, dans un contexte d’érosion des partis traditionnels et alors que la chancelière Merkel est en bout de course.

    Le chef de l’État a dîné avec Robert Habeck — très populaire en Allemagne — et Annalena Baerbock peu après son arrivée à la conférence sur la sécurité de Munich, grand-messe annuelle des questions de défense, a précisé la présidence française.

    Le lieu de la rencontre n’a pas été rendu public, l’Élysée comme les Verts ayant opté pour la discrétion dans un contexte politique délicat en Allemagne.

    Tempête politique

    La chancelière Angela Merkel et son parti chrétien-démocrate (CDU) font face à une tempête politique depuis l’alliance d’élus locaux de cette formation avec l’extrême droite (AfD), qui a brisé un tabou en Allemagne pour la première fois depuis la fin du nazisme.

    Le parti écologiste est aussi un adversaire direct de la chancelière même s’il est susceptible de s’allier l’an prochain aux conservateurs de la CDU à la faveur d’un changement de majorité suite aux élections législatives prévues.

    « Il ne faut pas y voir une quelconque ingérence dans la situation politique de notre premier partenaire », assure-t-on à l’Élysée, en rappelant que le rendez-vous avait été pris avant les soubresauts actuels et même déjà programmé une première fois à Paris puis décommandé pour des raisons d’agenda.

    Relation de décryptages

    « Le président s’est toujours attaché à avoir avec l’Allemagne une relation de décryptage, de compréhension qui dépasse les canaux directs et uniques » qu’il peut avoir avec la chancelière, pointe la présidence.

    Les trois responsables politiques devaient s’entretenir des grands enjeux européens, des questions de sécurité et de la coopération franco-allemande, ont précisé leurs entourages.

    Emmanuel Macron, qui soigne son virage « écolo » depuis les élections européennes — il a dénoncé jeudi les effets dévastateurs du changement climatique depuis le massif du Mont-Blanc — partage avec les Verts son ambition d’une Europe plus puissante.

    « Nous attendons plus d’actes »

    « Nous saluons les questions que Macron pose pour l’Europe, son niveau d’ambition et les réponses allemandes et européennes qu’il attend », a ainsi déclaré à l’AFP Franziska Brantner, député chargée des questions européennes chez les Verts allemands.

    Les échanges risquent d’être plus tendus sur le programme du président en matière de lutte contre le changement climatique. « Dans ce domaine, nous attentons plus d’actes et surtout pas d’énergie nucléaire », a souligné Franziska Brantner.

    Emmanuel Macron poursuivra samedi son tour d’horizon du monde politique allemand à l’occasion d’un petit-déjeuner avec une trentaine de responsables de tous bords – sauf de l’AfD – avant de prendre la parole à la conférence sur la sécurité, où il est très attendu sur la dissuasion nucléaire et la défense européenne.

  • Nice : Lancement du Carnaval 2020 – la vidéo

    Pour l’ édition 2020 de son carnaval, Nice rend hommage aux plus célèbres stylistes du XXe siècle.

    https://youtu.be/-VBQxypKs0Y

  • De la lumière à l’ombre

    Dalle stelle alle stalle, disent les Italiens : des étoiles aux étables. C’est le destin de certaines stars, celui, aussi, des informations. Notre univers est un cimetière de passions médiatiques maltraitées de leur vivant, piétinées dans leur silence. Les sujets qui ont accaparé l’attention pendant plusieurs semaines, animé peurs et débats, sombrent dans l’effacement. Faut-il les sortir de leurs ombres ?

    Feux en Australie. Le gouvernement australien a été accusé, par son inaction dans la lutte contre le changement climatique, d’avoir alimenté les feux. L’Australie représentant moins de 1% des émissions de CO2, l’action d’un gouvernement ne pouvant jouer qu’à la marge et dans le temps, son influence sur le réchauffement climatique est epsilonesque.

    Ennemis de carnaval : Personne n’a songé àmettre l’Australie sous responsabilité internationale, comme l’avait proposé Macron pour l’Amazonie, ce à quoi s’est opposé le président brésilien à l’ONU, dénonçant cenéocolonialisme. Désormais, la France est désignée par l’Etat-major brésilien comme l’ennemi principal. Rassurons-nous, l’armée brésilienne n’a jamais mené de guerre depuis le 19ème siècle (sauf contre ses concitoyens). Dommage, car Nicolas Sarkozy avait conclu avec Lula un partenariat stratégique prometteur,notamment dans l’armement (sousmarin,navires, avions), désormais  caduc. L’Amérique latine est toujours la grande oubliée de la diplomatie française.

    Armes toujours : autre partenaire stratégique en froid avec l’Elysée, l’Egypte. 100 millions d’habitants. Elle boude les Français, et ne prolonge pas sa coopération militaire concernant les Rafales. Le Maréchal se plaint du double discours français : encouragement dans la lutte antiterroriste d’un coté, leçons sur les droits de l’homme de l’autre. Classique. Curieux, depuis le temps, qu’on se prenne encore les pieds dans le tapis.

    Rafales encore : l’armée de l’air française a mené, à partir du porte-avion Charles de Gaulle, un exercice de combat aérien avec l’armée israélienne, Rafales contre F16, sous les yeux des Russes ébahis. Personne n’en a parlé. L’exercice était une réussite. Et la coopération avec les Israéliens, notamment dans le domaine du renseignement fonctionne, heureusement. Le message est passé, auprès des Turcs, Syriens, Iraniens et autres. Combien de pays ont un porte avion ? Six. La France compte plus qu’on ne le croit. Quand elle sait ce qu’elle veut.

    La guerre ? Parle-t-on encore de la guerre annoncée en Iran ? Toutes les semaines, pourtant, l’aviation israélienne attaque des bases militaires de pasdarans. Plus personne n’évoque la destruction de l’avion ukrainien. Ni de représailles iraniennes. Le Liban ruiné et ses manifestants sont oubliés, avec un gouvernement sous l’emprise du Hezbollah. La France avait accueilli une conférence des donateurs. Pour quoi faire ? Renforcer une tête de pont iranienne en Méditerranée ? Savoir ce qu’on veut.

    La paix ? Le plan Trump est débordé par le coronavirus. Avec la Chine en quarantaine, ses faux chiffres, ses vraies alarmes et un pétrole à moins de 60$ le baril, qui s’intéresse encore au Moyen-Orient en Amérique ?

    Paix et guerre civile au Maghreb : le maréchal Haftar et le néocolonialisme turc n’intéressent plus. L’Algérie a fait savoir qu’elle ne voulait pasde soldats étrangers en Lybie, (Sauf les mercenaires russes). Le nouveau Président, qui croit avoir été élu, a fait condamner à nouveau Saïd Bouteflika et les anciens généraux de l’armée. Saïd a expliqué longuement en quoi GaïdSalah était un traître, ce que l’on savait déjà. Et le terrorisme recommence à frapper l’Algérie.Peut-être un début de solution pour le Sahel : quand l’Algérie se sentira vraiment concernée,peut-être agira-telle de façon plus ouverte et sincère avec la France.

    Sahel silence : après l’émotion, après les menaces, après les sommets, plus rien. L’armée française a un peu plus de moyens. Pas assez pour gagner une guerre qualifiée de « sans fin »par le chef d’Etat Major. La vraie question : comment nourrir les 240 millions d’habitants qui peupleront le Sahel d’ici 2050 ? L’armée française au milieu, vraiment?

    Les sujets oubliés reviendront. Dans l’urgence, l’émotion, la superficialité. C’est la règle. Ecouter les nouvelles, écouter le bruit de fonds, prêter l’oreille à ce dont on ne parle plus. Pour être un citoyen averti, il faut être musicien. La manipulation, ce n’est pas tant ce qui est dit que ce qui ne l’est pas.

    Dernier exemple franco-européen : Le Président fait un discours remarqué à l’Ecole de guerre, évoquant la dissuasion française et propose un dialogue stratégique avec les Européens (l’Allemagne). Il annonce 37 milliards pour la modernisation de l’arme nucléaire, et salimitation à 300 têtes. Pourquoi 300 têtes ? A-t-on besoin de plus de têtes que la Chine, qui en a 280 ? Contre qui ? Les Russes en ont 6500. Combien dépensent-ils pour ce stock, sachant que le budget militaire russe dépasse d’à peine 12 milliards le budget militaire français ? 37 milliards, 300 têtes, voilà la ligne Maginot des années cinquante. Pendant ce temps, Le gouvernement ferme Fessenheim. Et annoncevouloir fermer 10 autres centrales. Sont-elles dangereuses ? Les Américains prolongent leur centrales jusqu’à 80 ans. Russes, Chinois, indiens en projettent de toute taille. La France s’accroche au nucléaire militaire et rechigne au civil, malgré ITER. Ascension du Mont Blanc, Ecole de guerre, Fessenheim, manipulation des symboles et absence de cohérence. Attention : Delle stellealle stalle, cela vaut moins pour les sujets mis sous le boisseau que pour les hommes au sommet.

  • Joachim Son-Forget, député des Français de Suisse, face à Morandini – Des explications insolites en vidéo

    Il s’explique, mais il ne s’excuse pas.

    Alors qu’une vidéo à caractère sexuel attribuée à Benjamin Griveaux circule dès jeudi 13 février sur les réseaux sociaux, conduisant à son retrait de la course aux municipales ce vendredi, elle a reçu un grand coup de projecteur le soir même, notamment par un retweet du député ex-LREM Joachim Son-Forget, qui compte près de 60 000 abonnés sur Twitter.

    Face à Jean-Marc Morandini, le député n’affiche aucun regret et ne prononce pas d’excuse. Face caméra, il s’est retranché derrière une prétendue volonté de dénoncer des manœuvres, saupoudrée de complotisme. « Je ne regrette pas le retweet, mais les manœuvres en cours », s’est-il justifié, en se plaignant que « la macronie se couche pour la deuxième fois devant l’extrême gauche, après l’affaire Benalla »(que le député a tenté en vain de faire entrer à l’Assemblée comme assistant parlementaire).

  • Buzyn, ministre de la santé, quitte le Coronavirus pour devenir candidate à Paris pour LREM

    Deux jours après que Benjamin Griveaux a abandonné la course à la Mairie de Paris à la suite de la diffusion sur Internet de vidéos intimes, La République en marche (LRM) lui a trouvé une remplaçante : Agnès Buzyn. L’actuelle ministre de la santé a annoncé dimanche 16 février à l’Agence France-presse (AFP) qu’elle se présentait dans la capitale sous l’étiquette du parti présidentiel aux élections municipales de mars. « J’y vais, j’en ai envie. J’y vais pour gagner », a-t-elle déclaré.

    « Je souhaite aujourd’hui partager avec les Parisiennes et les Parisiens mon désir de rejoindre la campagne municipale de Paris : j’aime Paris, je la connais, j’y suis née, j’y habite depuis toujours, et je pense avoir beaucoup à apporter à toutes celles et tous ceux qui, comme moi, y vivent au quotidien », écrit-elle dans une lettre d’intention, transmise à l’AFP.

    Elle a été désignée par la commission nationale d’investiture de LRM, précise Franceinfo. Et le bureau exécutif du parti présidentiel doit officialiser dimanche soir sa désignation, ajoute un conseiller de l’exécutif à l’AFP. Dès lors qu’elle sera officiellement investie, Mme Buzyn assure qu’elle quittera ses « fonctions ministérielles tant le surcroît d’activité intense, notamment lié à la gestion du coronavirus, demande une implication totale ».

    Coronavirus, hôpital public et retraites

    Alors que le débat agité sur les retraites démarre lundi dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, le parti souhaitait trouver le plus rapidement possible un remplaçant à M. Griveaux, dans une séquence municipale globalement compliquée. Les réunions se sont succédé tout le week-end pour parvenir à désigner un successeur.

    Vendredi encore, Agnès Buzyn affirmait sur France Inter qu’elle ne « pourrait pas » être candidate en raison de son agenda « très chargé ». Son départ du ministère de la santé et des solidarités interviendra en effet alors que les dossiers sur son bureau sont nombreux, entre la crise du coronavirus mais aussi la situation de l’hôpital public et le débat parlementaire sur les retraites, où elle devait tenir le banc du gouvernement aux côtés du secrétaire d’Etat Laurent Pietraszewski.

    A 58 ans, l’ancienne médecin et ex-présidente de l’institut national du cancer hérite d’une mission difficile. Avant son retrait spectaculaire vendredi, Benjamin Griveaux n’arrivait qu’en troisième position dans les sondages, derrière la maire socialiste sortante Anne Hidalgo et la candidate des Républicains Rachida Dati.

    En parallèle, l’enquête ouverte samedi à la suite du dépôt d’une plainte contre X par M. Griveaux se poursuit. L’artiste russe Piotr Pavlenski, qui a revendiqué la diffusion des vidéos à caractère sexuel, et sa compagne, soupçonnée d’avoir été la première destinataire de ces images, étaient en garde à vue dimanche pour « atteinte à l’intimité de la vie privée » et « diffusion sans l’accord de la personne d’images à caractère sexuel ». L’étau semble se resserrer pour le député à l’origine de la propagation de la vidéo, Joachim Son-Forget, élu par les Français de Suisse en 2017. A l’Assemblée Nationale, où ses ennemis sont nombreux suite à ses différentes sorties contestées, on parle de levée d’immunité.. 

● Radio en direct
En pause