Radio en direct
Choisissez une station puis lancez la lecture

Blog

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 31.10.2024

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 31.10.2024

    Bonjour à toutes et à tous, vous écoutez le dernier flash quotidien des expatriés de la semaine. En effet, le vendredi 1 novembre est férié en France et dans de nombreux pays. Dans les titres de l’édition du jeudi 31 octobre : Espagne : des inondations mortelles – L’heure de vérité aux Etats-unis – Pourquoi le premier novembre est férié ou pas ?

    Une nuit cauchemardesque à Valence

    Le sud-est de l’Espagne a été ravagé par des inondations monstres après le passage d’un orage diluvien. Au moins 72 personnes sont mortes, dont au moins quatre enfants, et des dizaines sont encore portées disparues. Les autorités ont ouvert une ligne téléphonique réservée aux personnes à la recherche de proches portés disparus (+34900365112). De nombreux villages demeurent ainsi coupés du reste du pays, auxquels les secours s’efforcent d’accéder. Selon El Pais, 150.000 personnes sont toujours privées d’électricité dans la région. Du côté des Frnaçais, très nombreux dans le pays, aucun mort n’est encore signalé, mais de nombreuses familles sont encore sans nouvelle de leurs proches qui résidaient dans l’arrière-pays valencien.

    Image des inondations mortelles en Espagne - ©AFP
    Image des inondations mortelles en Espagne – ©AFP

    USA : derniers jours de campagne

    C’est une des particularités électorales des Etats-Unis. Même si le jour de vote est le 5 novembre, la plupart des Etats autorisent le vote anticipé. Selon les différents décomptes, au moins 50 millions de personnes ont déjà voté au 30 octobre (52 millions selon Associated Press (AP), 55 millions selon l’Election Lab de l’université de Floride). Pour les Franco-américains indécis, vous pouvez retrouver deux interviews exclusives en français des représentants en France des candidats. Ils inaugurent la semaine américaine qui s’ouvre sur nos médias. Nous en reparlerons lundi.

    La politique étrangère dans la campagne présidentielle américaine ?

    La Toussaint fériée ou non ?

    Dans le monde demain, tout une partie du monde sera au repos. La différence entre ceux qui chôment et les autres ? Ils sont installés dans un pays de culture catholique. Ainsi, les Français, les Belges, les Italiens les Espagnols comme les Américains du sud ou les Portugais et les Brésiliens pourront donc, rester chez eux ce vendredi 1er novembre 2024. Mais pour les pays comme l’Angleterre, les USA, le Canada et l’Allemagne qui sont de culture protestante, la Toussaint n’est pas un jour férié.

    Fleurs sur des tombes
    Fleurs sur des tombes en France pour la Toussaint

    C’est tout pour cette semaine. On se retrouve lundi pour une nouvelle semaine de flashs quotidiens des expatriés. Belle fête de la Toussaint ou d’Halloween selon les goûts.   

    Écouter le bulletin quotidien des Français de l’étranger

  • Propriétaires en France ? quelles sont les nouvelles mesures fiscales

    Propriétaires en France ? quelles sont les nouvelles mesures fiscales

    Afin de lutter contre la crise du logement qui frappe le pays, les députés ont adopté, la semaine dernière, dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances (PLF) pour 2025 en séance, une série de mesures sur ce sujet particulièrement sensible. 

    Le Conseil des ministres avait autorisé, quelques heures plus tôt, Michel Barnier à utiliser le « 49.3 »  pour faire adopter ce budget sans vote, tout en conservant ou écartant les dispositions qu’il souhaite. Si le Premier ministre devait déclencher (ce qui est quasiment certain) l’arme constitutionnelle dans les jours qui viennent, les dispositions déjà votées par les députés devront donc être maintenues dans la loi de finances finale pour être appliquées l’an prochain.

    Fiscalité revue pour les locations de longue durée 

    « Fruits d’un long travail transpartisan », deux amendements identiques des députés Annaïg Le Meur (EPR, Finistère) et Iñaki Echaniz (PS, Pyrénées-Atlantiques) ont, d’abord, été validés par l’Assemblée afin de « rééquilibrer »  le dispositif fiscal en faveur des locations de longue durée.

    En ligne de mire, notamment, les locations de meublés touristiques qui « prolifèrent en France aux dépens des locations de longue durée ». Favorisés par une « distorsion »  de fiscalité, ceux-ci sont ainsi passés de 80 000 logements loués en courte durée en 2014, à 1,2 million actuellement.

    « Comment expliquer à nos concitoyens que les abattements fiscaux sont plus avantageux pour les locations de courte durée quand on manque de logements loués pour de plus longues périodes ? », a interrogé la députée du Finistère, en rappelant que « les revenus fonciers issus des locations nues bénéficient d’un abattement de 30 % avant calcul de l’impôt, quand on obtient 50 %, voire 71 %, pour les revenus issus de locations de courte durée ».

    Iñaki Echaniz (PS, Pyrénées-Atlantiques)

    Face à cette « concurrence déloyale », les députés se sont donc mis d’accord pour faire passer l’abattement forfaitaire sur les revenus issus de locations nues de 30 à 50 %.

    « Il s’agit de répondre à ceux qui ont besoin d’avoir un toit au-dessus de la tête, longtemps, pour que leurs enfants puissent aller à l’école, pour travailler »  en faisant « baisser les impôts, notamment ceux des petits propriétaires bailleurs dont l’investissement immobilier est vertueux puisqu’ils cherchent à loger des familles, des étudiants, tous ceux qui n’ont pas accès au logement social et font vivre nos territoires », a défendu Iñaki Echaniz.

    Meublés de tourisme : « Redonner des outils aux maires »

    En parallèle, la ministre du Logement, Valérie Létard, a confirmé, hier, soutenir la proposition de loi transpartisane des deux députés. Visant à redonner du pouvoir aux maires et à s’attaquer à la niche fiscale « Airbnb », ce texte est très attendu par les élus locaux, mais – après avoir cheminé longuement et difficilement depuis son dépôt en février 2023 – il attend toujours de passer en commission mixte paritaire (CMP) depuis la dissolution décidée par Emmanuel Macron.

    Propriétaires en France ? quelles sont les nouvelles mesures fiscales
    Propriétaires en France ? quelles sont les nouvelles mesures fiscales

    La ministre a donc assuré, ce mercredi, sur Franceinfo, qu’il « va arriver avant la fin de l’année », en rappelant que son ministère a « fortement poussé pour réinscrire très vite ce texte à l’ordre du jour du Parlement ». « Il faut réduire les niches fiscales et donner aux maires des outils pour mieux maitriser les meublés touristiques à courtes durées », a fait valoir l’ancienne vice-présidente du Sénat.

    De la même manière, elle souhaite « remettre en route »  la proposition de loi du député MoDem, Romain Daubié, qui vise à encourager la reconversion de bureaux en logements. « On pourrait très bien imaginer de requalifier ces bureaux vacants en logements étudiants. C’est un chantier qui est devant nous et ça pourrait répondre à plusieurs problématiques », selon elle. Elle a, par ailleurs, assuré que l’exécutif « prendra des dispositions pour assouplir les règles »  s’agissant du ZAN. « Il y a plein de pistes possibles. Aujourd’hui, elles ne sont pas arrêtées, mais croyez-moi, foncier, logement, on a besoin d’assouplir les règles », a assuré la ministre. 

    Lutter contre les « culbutes spéculatives »

    Du côté de l’Assemblée nationale, il a été décidé de prolonger de trois ans, « jusqu’au 31 décembre 2027 », le dispositif Loc’Avantages (qui prévoit une réduction d’impôt au profit des propriétaires qui mettent leur logement en location dans le cadre d’une convention conclue avec l’Anah, sous condition de plafond de loyer), grâce à un amendement porté par Lionel Causse (EPR, Landes) qui étend également son bénéfice aux « propriétaires dont les revenus locatifs sont soumis au régime micro-foncier ainsi qu’aux logements meublés ».Afin de lutter contre les mécanismes de « culbutes spéculatives », les députés se sont aussi mis d’accord pour « conditionner »  l’exonération de la taxe sur les plus-values immobilières à « une durée de détention d’au moins cinq années comme résidence principale ». 

    « Particulièrement développées dans les zones touristiques où la tension locative entraîne depuis 20 ans une importante augmentation du prix des biens », ces « culbutes spéculatives »  permettent d’acheter puis revendre, dans un délai court, un bien immobilier en le déclarant comme une résidence principale pour échapper à la taxe sur les plus-values immobilières, a expliqué le député socialiste des Pyrénées-Atlantiques Peio Dufau, à l’origine de l’amendement.

    Les députés ont, par ailleurs, voulu mieux encadrer les opérations de « ventes à la découpe »  d’immeubles, en approuvant une taxation plus stricte des opérations de ce type lorsqu’elles génèrent une plus-value supérieure à 2 %. Alimentant « la hausse des prix de l’immobilier »  et rendant « l’accession à la propriété plus difficile pour de nombreux ménages », ces opérations – qui « génèrent souvent des marges significatives »  – se multiplient, « notamment dans les grandes agglomérations », et sont « un frein à la résolution de la crise du logement », souligne, dans son amendement, le député macroniste Jean Laussucq.

  • Pour le camp de Kamala Harris « Cette élection présidentielle ne concerne pas que les Américains »

    Pour le camp de Kamala Harris « Cette élection présidentielle ne concerne pas que les Américains »

    Écouter le podcast d’Amy Porter

    À quelques jours de l’élection qui désignera le prochain président ou la prochaine présidente des Etats-Unis, Amy Porter porte-parole du Parti Démocrate en France, revient sur cette campagne de tous les excès autant que sur les grands enjeux du scrutin.

    Kamala Harris et les sondages

    Entre Donald Trump et Kamala Harris, le cœur de l’Amérique balance. Selon les sondages, l’issue du scrutin est plus qu’incertaine mais Amy Porter n’a aucun doute. La candidate du parti démocrate sera la grande gagnante de l’élection du 5 novembre prochain. « Je pense que Kamala va gagner avec une marge assez confortable de 9 à 10 millions de voix » nous déclare notre invité. Et sur les estimations publiées récemment :  

    « Les nombreux sondages qui arrivent sur le marché sont faits par des sociétés qui ont été créées il y a trois semaines et qui donnent tous Donald Trump gagnant. »

    Amy Porter, Porte-Parole en France du Parti Démocrate

    L’effet recherché est évident selon la porte-parole : donner l’impression d’une victoire inévitable qui pourra être utilisée comme prétexte pour contester les résultats. Amy Porter retient néanmoins les études d’opinion menées par des cabinets établis qui donnent l’avantage à Kamala Harris.

    Un référendum pour les femmes

    Au-delà de cette hypothétique victoire, elle retient le profil des votants : « Les jeunes, les noirs, les latinos mais surtout, les femmes blanches sans diplôme qui ont très peu voté pour Biden ».

    « Aucune femme aux Etats-Unis, qu’elle soit républicaine ou démocrate, ne va voter contre ses propres intérêts. Et cette élection est un référendum pour les femmes et leur liberté. »

    Amy Porter, Porte-Parole en France du Parti Démocrate

    Amy Porter
    Amy Porter

    Un avant/après 21 juillet 2024 et des Français impliqués

    Pour autant, la mobilisation a-t-elle traversé l’Atlantique et touché les Américains résidant à l’étranger et en France en particulier ? Selon les services consulaires américains, 6 millions d’Américains en âge de voter vivraient à l’étranger dont 400 000 en France. Parmi ces électeurs potentiels, moins de 10% sont des votants. « La mission de Democrats Abroad est d’encourager un maximum de gens à voter en les aidant entre autres à demander leur bulletin de vote. » Amy Porter peut toutefois compter sur les adhérents, très motivés, de l’association. Elle a d’ailleurs vu un vrai basculement après le 21 juillet, date de l’annonce de la candidature de Kamala Harris. « Il y a eu un sursaut de mobilisation. Des gens qui viennent nous demander qu’est-ce que je peux faire, comment je peux vous aider.

    « On a même eu cette année ce qu’on n’a jamais eu, des Français qui sont venus nous demander comment ils pouvaient s’impliquer. Ça prouve que les résultats de cette élection ne concernent pas que les Américains. »

    Amy Porter, Porte-Parole en France du Parti Démocrate

    Par conséquent, la figure de Kamala Harris sera-t-elle suffisante pour consolider la base démocrate et convaincre les indécis face au mastodonte Trump ? Pour Amy Porter, le déficit de notoriété de la vice-présidente de Joe Biden était peut-être vrai avant le 21 juillet mais l’argument ne tient plus. « Je trouve qu’elle a mené une campagne sans faute. Elle a très rapidement récupéré l’équipe de Biden et toute la partie opérationnelle sur le terrain. Des gens vont frapper à la porte de tous les électeurs dans chaque circonscription, ils vont les appeler, envoyer des textos… Mais l’action sur le terrain est capitale. Et par rapport au camp adverse nous sommes 10 fois plus de bénévoles, 10 fois plus de gens passionnés. »

    Une campagne violente

    La campagne a été et reste très violente, dans les mots, dans les actes. Tentatives d’assassinat contre Donald Trump, insultes, intimidations, l’outrance et les actions antidémocratiques ont rythmé cette séquence politique inédite.

    Pourtant, Amy Porter réfute le fait que la campagne soit violente des deux côtés. « La campagne est très violente du côté de Donald Trump qui a traité Kamala Harris de tous les noms. Les démocrates font campagne sur une coalition très large de Bernie Sanders à Dick Cheney. On fait ça dans la joie et la bonne humeur. Nous sommes très sensibles aux paroles de Donald Trump qui incitent à la violence. On a très peur que beaucoup de gens n’acceptent pas sa défaite et passent à l’action après l’élection. » Un risque qui inquiète bien au-delà des Etats-Unis.

    D’où l’importance pour Amy Porter d’un vote pour le ticket Kamala Harris – Tim Walz. « Cette élection se résume à un seul mot : liberté. La liberté d’épouser la personne qu’on aime, la liberté de lire les livres qu’on a envie de lire et surtout la liberté de disposer de son corps notamment à travers le droit à l’avortement. Les Républicains vont être choqués par le nombre de femmes républicaines qui vont voter pour Kamala Harris. » Résultat le 5 novembre au plus tôt, si tout va bien.

  • Pour le camp de Donald Trump « Ce que l’on verra aux États-Unis se reproduira en France »

    Pour le camp de Donald Trump « Ce que l’on verra aux États-Unis se reproduira en France »

    Écouter le podcast de Nicolas Conquer

    Il reste désormais quelques jours avant la tant attendue élection présidentielle américaine, le 5 novembre prochain. Un scrutin qui cristallise les médias du monde entier et qui met sous le feu des projecteurs la profonde division de la société américaine, à l’aube de ce qui sera un tournant pour le pays. Alors que Donald Trump (républicains), est en remontée dans les sondages et donc au coude à coude avec Kamala Harris (démocrates), nul n’est capable de prédire avec certitude le scénario de l’élection.

    Les deux candidats, qui ne s’épargnent aucun coup, sont entrés dans la dernière ligne droite. Un money time particulier pour Nicolas Conquer, porte-parole de Donald Trump, en dehors des États-Unis. Lesfrancais.press a pu l’interroger, retrouvez son interview en intégralité dans ce podcast.

    Trump fatigué ?

    Nous avons interrogé Nicolas Conquer sur un éventuel état de fatigue de son candidat lors de cette dernière ligne droite et la réponse est sans détour : « Vos observateurs sont sans doute issus du camp de Kamala Harris. Quand je compare les agendas des deux candidats, je vois que Donald Trump est omniprésent aux événements. Contrairement à Donald Trump, Kamala Harris a fait faux bon au dîner de gala caritatif d’Alfred E. Smith (une première depuis 40 ans NDLR). Notre invité ajoute :

    « Donald Trump ne va pas prendre un seul jour de repos tant qu’il n’aura pas remporté cette élection. »

    Nicolas Conquer, porte-parole de Donald Trump, en dehors des États-Unis.

    Nicolas Conquer, porte-parole de Donald Trump, en dehors des États-Unis
    Nicolas Conquer, porte-parole de Donald Trump, en dehors des États-Unis

    Pour le représentant du candidat républicain, cette volonté fait que « cela se ressent dans les sondages. Les deux candidats ne sont pas au coude à coude quand on regarde de manière plus spécifique. Il y a une vraie dynamique et un vrai Momentum pour le candidat républicain. Cela montre que son travail de terrain va faire la différence. C’est ce qu’on avait vu en 2016 face à Hillary Clinton. Ce travail de terrain avait fait la bascule dans le money time, dans les 15 jours avant l’élection. Désormais les inscriptions sont terminées. Désormais, il faut mobiliser le vote par correspondance et s’assurer que les gens aillent voter car les sondages eux, ne votent pas ! »

    Le poids des Américains de l’étranger

    Ils sont 3 millions et pourraient peser. « On sent effectivement une meilleure prise en compte de ces votes des Américains à l’étranger. Ils sont tout autant américains et peuvent contribuer à une action politique en exprimant leurs droits de vote. C’est notre rôle en tant que porte-parole, de mobiliser ces élections et nous le faisons de façon non partisane. On facilite les démarches de tous. En 2000, les voix des Américains d’Israël avaient vraiment pesé dans la balance ». Ces électeurs vivant en dehors des USA ne sont donc pas oubliés dans la campagne, ni dans le programme électoral.  

    « Aujourd’hui, Donald Trump a des propositions qui concernent l’ensemble des Américains, républicains ou démocrates. Notamment l’abrogation du dispositif fiscal FATCA, un calvaire pour les Américains ou les binationaux hors U.S.A. »

    Nicolas Conquer, porte-parole de Donald Trump, en dehors des États-Unis.

    En effet, notre invité le déclare, « les obligations fiscales sont très intrusives et même injustes au regard de la loi et de la constitution. »  Nicolas Conquer considère que cette proposition est très incitative et mobilisatrice pour le candidat Trump.

    Fin du dispositif fiscal FATCA

    « Cette taxation basée sur la citoyenneté date de l’ère Obama. C’est pour cela que les démocrates ne veulent pas revenir dessus. C’est un totem. Seuls les États-Unis et l’Érythrée ont cette taxation. Et on voit maintenant que la France, dans sa folie fiscale, voudrait s’aventurer dans cette aberration sans nom. Il faut revenir de cette folie. Faire en sorte que cela n’aboutisse pas en France et faire en sorte que Trump soit élu et que l’on puisse abroger définitivement ce dispositif. » Nicolas Conquer enfonce le clou : « C’est une vraie proposition. Donald Trump est quelqu’un de parole. »

    Donald Trump remettrait-il en cause la binationalité ?

    La position du candidat Trump sur la binationalité est-elle claire ? Nous avons posé la question à son porte-parole, pour lui : « le RN est revenu de cette position. Il y a eu de vaines polémiques au moment des législatives. Concernant Trump, cela ne fait pas partie des problématiques évoquées comme étant celles sur lesquelles il faut revenir. »

    Quid de la durée des visas investisseurs E1 & E2 ?

    Sous le premier mandat de Donald Trump, la durée du visa « investisseur » pour les Français, les visas E1/E2, avait été réduite de 60 mois à 25. Un accord Macron-Biden a remis la durée de ce visa à 48 mois (en vigueur depuis novembre 2023). En cas de victoire de Donald Trump, cette durée pourrait-elle être remise une nouvelle fois en cause ? Pour le camp républicain « Les choses ne sont jamais gravées dans le marbre. Elles peuvent évoluer en fonction des différentes situations et d’accords qui sont à définir avec des avantages, des intérêts et des contreparties pour l’ensemble des parties. » Notre invité déclare ainsi,  

    « Je veux m’insérer dans le raffermissement de ce lien transatlantique entre la France et les États-Unis. De manière que ce couple soit fécond pour des raisons cultuelles, historiques et économiques. Peut-être que la durée actuelle est la bonne. »

    Nicolas Conquer, porte-parole de Donald Trump, en dehors des États-Unis.

    Dernière ligne droite avant le vote

    Jusqu’ici, les équipes de Nicolas Conquer incitaient aux inscriptions sur les listes, car les électeurs de l’étranger doivent le faire à chaque élection. « Il faut désormais faire prendre conscience des enjeux historiques de cette élection. Est-ce que l’on veut faire revivre un nouveau rêve américain avec la personnalité de Donald Trump ou est-ce que l’on veut sombrer dans un étatisme, dans un endettement et dans une crise migratoire sans précédent qui finalement va se transposer dans nos démocraties occidentales. Ce que l’on voit aux États-Unis va se reproduire plus tôt que tard en France et en Europe ! (…)  Aujourd’hui l’enjeu est de s’assurer qu’aucune voix ne manque, notamment celle des démocrates d’hier, comme l’étaient Donald Trump, Elon Musk et Bobby Kennedy Jr qui sont désormais sous la bannière des républicains. Avec des gens qui aspirent au bon sens plutôt qu’à l’idéologie wokiste, teinté de socialisme. » Réponse le 5 novembre prochain ?

  • La baguette française célébrée à Miami

    La baguette française célébrée à Miami

    Depuis novembre 2022, la baguette de pain est inscrite au patrimoine immatériel de l’Unesco. Considéré comme un emblème du patrimoine culturel français, ce produit a aussi traversé l’Atlantique. C’est en effet à Miami que ce savoir-faire tricolore a été dernièrement mis à l’honneur. Sous la houlette de sa présidente, Corinne Ouelhadj Engel, la French American Association of Crafts and Trades (FAACT FL), a ainsi organisé la 3eme édition de la Meilleure Baguette de Floride. Et comme les gourmands étaient également présents, un prix pour le meilleur croissant a aussi été décerné. Lesfrancais.press vous emmène au cœur de cette cérémonie placée entre diplomatie et gastronomie.

    Des ambassadeurs de produits français

    L’artisanat, le savoir-faire français et les bons produits attirent. C’est en effet plus de 500 personnes qui ont participé à ce moment de célébration de la tradition boulangère française organisé en Floride, à Miami. Le but de ce concours appelé « Best Baguette & Best Croissant » est d’une part de « proposer un moment culinaire inédit, mettant en avant les délices emblématiques de la boulangerie française », comme le soulignent les organisateurs, et, d’autre part, de récompenser la meilleure baguette et le plus succulent des croissants de Floride.

    Corinne Ouelhadj Engel avec les juges V. Girou, R.Dufour, L. Branlard et W. Leaman / @credit photo Loic Ercolessi
    Corinne Ouelhadj Engel avec les juges V. Girou, R. Dufour, L. Branlard et W. Leaman / @credit photo Loic Ercolessi
    De gauche a droite Corinne Ouelhadj Engel, Présidente de la FAACT, Steven Meiner, Maire de Miami Beach, Georges Berger, VP de la FAACT FL et Dominique Anract, President de la confédération des Boulangers et Pâtissiers de France/ @credit photo Loic Ercolessi
    De gauche a droite Corinne Ouelhadj Engel, Présidente de la FAACT, Steven Meiner, Maire de Miami Beach, Georges Berger, VP de la FAACT FL et Dominique Anract, President de la confédération des Boulangers et Pâtissiers de France/ @credit photo Loic Ercolessi

    C’est avec la bannière de la « French American Association of Crafts and Trades » crée il y a quatre ans, que la présidente, Corinne Ouelhadj Engel, a organisé cette 3eme édition. Originaire de la Bresse, cette Française est arrivée il y a plus de 17 ans aux Etats-Unis. Artisane pâtissière et maître confiturière, elle allie ainsi sa passion et son expertise, tout en œuvrant à l’image de la France aux Etats-Unis.

    « Nous sommes des locomotives pour ces produits français »

    Corinne Ouelhadj Engel, présidente FAACT FL

    Et ce ne sont pas uniquement les biens qui sont ainsi valorisés, mais aussi les métiers. En effet les établissements actuels « manquent d’employés en boulangerie et en pâtisserie. Alors ce concours, s’il demande beaucoup d’énergie pour son organisation, peut aussi créer des vocations » nous confie-t-elle.

    La baguette et le croissant : une histoire culturelle de la France

    Et de l’énergie, il en fallait pour dénicher les meilleurs artisans de la baguette et du croissant présents en Floride. C’est ainsi près de vingt candidats-artisans qui ont participé à cette soirée. Ils ont notamment pu partager leur savoir-faire et leur passion pour la boulangerie française. Chaque participant(e) a, dés lors, pu démontrer son expertise et savoir-faire dans la fabrication de baguettes et de viennoiseries et présenter ses créations sous l’œil attentif d’un jury d’experts professionnels.

    Le public gourmand du concours Best Baguette et Best Croissant / @credit photo Loic Ercolessi
    Le public gourmand du concours Best Baguette et Best Croissant / @credit photo Loic Ercolessi
    Le public gourmand du concours Best Baguette et Best Croissant / @credit photo Loic Ercolessi
    Le public gourmand du concours Best Baguette et Best Croissant / @credit photo Loic Ercolessi

    Et ce jury était composé de personnes de renoms de la boulangerie et de la gastronomie, à savoir Romain Dufour (directeur de la Chicago Chocolate Academy) et Valérie Girou (co-fondatrice de l’Organisation mondiale de la gastronomie). Laurent Branlard (Chef pâtissier et boulangerie au Seminole Hard Rock Hollywood, et double champion du monde de pâtisserie) et William Leaman (Fondateur de Bakery et vainqueur de la coupe du monde de la boulangerie en 2005) faisaient aussi partie de cette équipe de juges. Sans oublier la présence de Dominique Anract, Président des Boulangers et Pâtissiers de France. Bien évidemment, les visiteurs ont également eu l’occasion de participer à des dégustations gratuites et de rencontrer les artisans passionnés. Ce rapprochement entre consommateurs et professionnels était d’ailleurs crucial pour les organisateurs de cette soirée.  

    « Avec la baguette et le croissant, c’est aussi permettre aux Américains d’entrer dans notre histoire culturelle française »

    Corinne Ouelhadj Engel, présidente FAACT FL

    De la baguette à la diplomatie, il n’y a donc qu’un pas. C’est, entre autres, pour cela que le Maire de Miami Beach, Steven Meiner, a participé à cet événement. Il a même prononcé un discours. « Sa présence renforce le soutien aux artisans et aux petites entreprises qui jouent un rôle crucial dans l’économie locale. » En revanche,

    « Je suis déçue de n’avoir aucun soutien de la diplomatie française »

    Corinne Ouelhadj Engel, présidente FAACT FL

    C’est ainsi que le courrier qu’elle a notamment adressé à l’ambassade de France aux Etats-Unis a reçu une « réponse de politesse », comme on pourrait l’écrire en langage diplomatique. « Quel dommage ! ». D’autant plus que le chemin va aussi se poursuivre dans l’hexagone.    

    Une baguette de pain bientôt sur toutes les tables américaines ?

    En effet, les lauréats de cette 3eme édition de « Best Baguette & Best Croissant » vont venir en France, pour représenter la Floride, lors de l’événement « Fête du Pain 2025 ». Celui-ci se tiendra en mai 2025 sur le parvis de Notre-Dame, à Paris. D’ici là, leurs baguettes et croissants viendront réjouir les habitants des Etats-Unis. Et les perspectives sont intéressantes :

    « Quand je suis invitée pour le déjeuner ou le dîner, la baguette n’est pas encore sur toutes les tables aux Etats-Unis ».

    Corinne Ouelhadj Engel, présidente FAACT FL

    La présidente de la French American Association of Crafts and Trades – FL œuvre en ce sens. C’est une nouvelle habitude alimentaire que les Américains pourraient adopter.

    Les laureats 2024 Best Baguette Best Croissant Floride / @credit photo Loic Ercolessi
    Les laureats 2024 Best Baguette Best Croissant Floride / @credit photo Loic Ercolessi
    Best Baguette Best Croissant Floride / @credit photo Loic Ercolessi
    Best Baguette Best Croissant Floride / @credit photo Loic Ercolessi

    Un label qualité a d’ailleurs été dernièrement créé. Les artisans boulangers et/ou pâtissiers « peuvent l’apposer après une visite et l’agrément de l’association », association « composée de bénévoles » comme le rappelle sa présidente. Et même s’il reste du pain sur la planche, ce n’est pas non plus les ouragans qui s’abattent sur la Floride, une élection présidentielle américaine ou un manque de soutien de la part de la France qui va altérer l’énergie de Corinne Ouelhadj Engel. Les boulangers et pâtissiers peuvent compter sur elle et son association, nos papilles aussi.

    Les lauréats 2024 – FAACT Fl

    Meilleure Baguette : Meilleur Croissant
    1ère place : Olivier Rizk – Ficelle Bakery Olivier Rizk – Ficelle Bakery Miami
    2e place : Sandy Pesquero – Ritz Carlton Naples Lien Bruno – Lien Bruno Bakery Coral Gables
    3ème place : Mauricio Rodriguez – Sublime Crust Fort Lauderdale Yusel Montelogo – Baker 305
  • Le Canada décroche

    Le Canada décroche

    Les économies du Canada et des États-Unis sont étroitement liées. Chaque jour, les échanges commerciaux entre les deux pays représentent environ 2 milliards de dollars, et 400 000 personnes traversent leur frontière commune. Pendant longtemps, les deux économies ont évolué à un rythme similaire. Entre 2009 et 2019, le PIB américain a augmenté de 27 %, tandis que celui du Canada a progressé de 25 %. Pourtant, depuis la pandémie, une divergence apparaît. D’ici la fin de 2024, l’économie américaine devrait être 11 % plus riche qu’elle ne l’était cinq ans auparavant, alors que celle du Canada n’aura progressé que de 6 %.

    Un rythme de croissance comparable à l’Europe, plutôt qu’aux États-Unis.

    La différence est encore plus marquée si l’on tient compte de la croissance démographique. Le FMI prévoit que le revenu national par habitant du Canada, équivalent à environ 80 % de celui des États-Unis avant la pandémie, ne représentera que 70 % de celui de son voisin en 2025, soit le niveau le plus bas depuis plus de quarante ans. Si les dix provinces et les trois territoires du Canada formaient un État américain, ils seraient passés d’un niveau légèrement supérieur à celui du Montana, le neuvième État le plus pauvre des États-Unis, à un niveau légèrement inférieur à celui de l’Alabama, le quatrième État le plus pauvre.

    Le Canada suit désormais un rythme de croissance comparable à celui de l’Europe, plutôt qu’à celui des États-Unis. Le Canada a subi une récession plus profonde que les États-Unis après l’apparition de la Covid, en partie à cause de confinements plus stricts et plus longs. Son PIB a chuté de 5 % en 2020, contre 2,2 % aux États-Unis. Le rebond a été légèrement plus faible au Canada qu’aux États-Unis. Entre 2019 et 2022, le PIB canadien a progressé de 4 %, contre 5 % pour celui des États-Unis. Depuis, l’écart s’est creusé.

    Le Canada ne tire que partiellement profit du dynamisme de son voisin, les Américains achetant moins de produits canadiens qu’auparavant. De plus, la demande intérieure canadienne est pénalisée par la hausse des taux d’intérêt. Au Canada, la majorité des prêts hypothécaires sont fixés à cinq ans, ce qui les rend plus sensibles aux variations de taux. Aux États-Unis, les échéances sont souvent à trente ans, ce qui amortit ces fluctuations. Une grande partie des Canadiens ont donc vu leurs mensualités hypothécaires augmenter. Cette situation est d’autant plus difficile que les ménages canadiens sont plus endettés que ceux des autres pays du G7, consacrant en moyenne 15 % de leurs revenus au remboursement de leurs dettes, soit un point de pourcentage de plus qu’en 2019.

    Une diminution de la productivité

    La baisse de la croissance canadienne s’explique également par les mauvais résultats du secteur pétrolier. Représentant 16 % des exportations du pays, ce secteur a vu ses investissements diminuer depuis 2014. Aux États-Unis, après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les investisseurs ont financé de nouveaux gisements, faisant grimper la production américaine de près de 25 % depuis 2022, contre une hausse de 11 % au Canada. Ce pays fait également face à une diminution de la productivité qui freine sa croissance. Sur ce point, le pays ressemble davantage à l’Europe qu’aux États-Unis, qui ont bénéficié de l’essor des technologies de l’information et de la communication.

    Le Canada décroche / @adobestock
    Le Canada décroche / @adobestock

    Depuis la pandémie, le PIB par habitant du Canada a progressé plus lentement que celui de tous les autres pays du G7, à l’exception de l’Allemagne. Le Canada pourrait compenser ce manque de productivité par une immigration forte. Entre 2014 et 2019, sa population a crû deux fois plus rapidement que celle des États-Unis. Le pays a prouvé ces dernières décennies une grande capacité d’intégration des populations étrangères. En 2024, le Canada a connu sa plus forte croissance démographique depuis 1957. Cependant, de nombreux arrivants sont classés comme « résidents temporaires », notamment des travailleurs peu qualifiés et des étudiants.

    Une grande capacité d’intégration des populations étrangères

    Les nouveaux immigrés sont globalement moins qualifiés que les précédents et rencontrent davantage de difficultés à trouver un emploi. Ainsi, le taux de chômage au Canada est passé de 5,1 % en avril 2023 à 6,6 % en août 2024.

    Pour relancer l’économie, la banque centrale du Canada a réduit ses taux d’intérêt à trois reprises en 2024, les faisant passer de 5 % en mai à 4,25 %. Des restrictions à l’immigration ont été introduites, incluant un plafond pour les étudiants internationaux. Cependant, ces mesures ne résoudront probablement pas le problème chronique de productivité du Canada. Malgré le ralentissement de la croissance, le gouvernement canadien a maintenu des dépenses publiques modérées, avec un déficit public ne représentant que 1,1 % du PIB en 2023, contre 7 % aux États-Unis.

  • Tensions Chine-UE avant les droits de douane sur les véhicules électriques

    Tensions Chine-UE avant les droits de douane sur les véhicules électriques

    Pékin a sévèrement critiqué les efforts de la Commission européenne pour négocier des accords individuels avec les constructeurs automobiles concernés par son enquête anti-subventions sur les véhicules électriques, alors que l’entrée en vigueur des droits de douane définitifs prévue mercredi 30 octobre suscite de vives tensions.

    Dans une déclaration publiée lundi 28 octobre, le ministère chinois du Commerce a prévenu que toute tentative de Bruxelles de négocier directement avec les constructeurs automobiles chinois, y compris BYD, Geely et SAIC, compliquerait les efforts entrepris pour parvenir à un règlement négocié du différend commercial qui dure depuis un an.

    « Si la partie européenne mène des négociations séparées sur les engagements de prix avec certaines entreprises tout en négociant avec la partie chinoise, cela ébranlera la confiance mutuelle, interférera avec le processus global de négociation et ajoutera également des coûts administratifs au suivi de la mise en œuvre et à la supervision de l’accord sur les engagements de prix », a déclaré le ministère.

    La veille, le média affilié au radiodiffuseur public chinois CCTV Yuyuan Tantian avait publié une accusation à l’encontre de l’exécutif européen, qui aurait tenté de « contourner » le gouvernement central de Pékin en menant des discussions directes avec les constructeurs automobiles. Ces échanges auraient porté sur la possibilité d’éviter des droits de douane allant jusqu’à 35,3 % en vendant leurs véhicules à un prix minimum (autrement appelé « engagement de prix »).

    Ces critiques font suite à une réunion vidéo entre le commissaire européen au Commerce, Valdis Dombrovskis, et le ministre chinois du Commerce, Wang Wentao, survenue vendredi 25 octobre.

    Selon un résumé de la discussion par la Commission, Valdis Dombrovskis a « souligné » à son homologue chinois que les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) n’interdisaient pas à Bruxelles de mener des discussions avec des exportateurs individuels de véhicules électriques.

    Vendredi 25 octobre, le porte-parole de la Commission, Olof Gill, avait expliqué à Euractiv que Pékin savait depuis le début que Bruxelles avait légalement le droit de négocier avec des entreprises individuelles. La Commission a refusé toute demande de commentaire supplémentaire lundi 28 octobre.

    « Le gouvernement chinois veut contrôler les négociations, et la Commission travaille différemment », a commenté Alicia García-Herrero du think tank de politique européenne Bruegel.

    Alicia García-Herrero a ajouté que le désir de Bruxelles de négocier avec des entreprises individuelles est « logique », étant donné que chaque entreprise aurait reçu différents niveaux de subventions de la part du gouvernement chinois.

    Elle a souligné que les différences en matière de stratégie de négociation signifient également que les droits de douane seront presque certainement imposés définitivement mercredi, puisqu’une solution négociée semble désormais très improbable.

    « Je pense que les négociations ne vont nulle part, non seulement en termes de contenu, mais aussi de principe, car la Chine ne veut pas que les entreprises négocient », a-t-elle déclaré.

    Dans une déclaration publiée lundi 28 octobre, le ministère chinois du Commerce a averti que toute tentative de Bruxelles de négocier directement avec les constructeurs automobiles chinois, y compris BYD, Geely et SAIC, compliquerait les efforts entrepris pour parvenir à un règlement négocié du différend commercial, qui dure depuis un an. ©GETTY IMAGES/KOIGUO
    Dans une déclaration publiée lundi 28 octobre, le ministère chinois du Commerce a averti que toute tentative de Bruxelles de négocier directement avec les constructeurs automobiles chinois, y compris BYD, Geely et SAIC, compliquerait les efforts entrepris pour parvenir à un règlement négocié du différend commercial, qui dure depuis un an. ©GETTY IMAGES/KOIGUO

    Le 18 septembre, Olof Gill, avait en effet annoncé que le 30 octobre était la « date limite absolue » pour l’imposition définitive des droits de douane, à moins qu’une solution négociée ne soit dégagée d’ici là.

    L’évaluation d’Alicia García-Herrero a été reprise par Philipp Lausberg, principal analyste politique au European Policy Centre, un autre think tank basé à Bruxelles.

    « L’approche de la Commission consiste à entrer dans les détails », a-t-il déclaré. « Elle essaie d’être aussi méticuleuse que possible, de faire les choses dans les règles et de ne pas donner l’impression qu’il s’agit d’une question politique, ce qui n’est pas le cas. Je pense que c’est une approche que les Chinois ne connaissent pas. »

    Dans l’ensemble, Philipp Lausberg estime que, même si Pékin prendra probablement des mesures de rétorsion contre l’application de droits de douane définitifs, la Chine ne peut pas se permettre une guerre commerciale en raison de la faiblesse de son économie.

    « La Chine est déjà confrontée à de nombreux problèmes, tels qu’une crise immobilière et le chômage, en particulier celui des jeunes », a-t-il expliqué. « Je ne pense donc pas qu’elle soit en mesure de faire déraper la situation vers une guerre commerciale ».

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 30.10.2024

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 30.10.2024

    Bonjour à toutes et à tous, vous écoutez le flash quotidien des expatriés du mercredi 30 octobre. Dans les titres de cette édition : Un partenariat d’exception avec le Maroc – Sahara occidental et Immigration – Et le fil d’ariane français

    Les deux pays vantent un « partenariat d’exception ».

    La France et le Maroc ont conclu, à l’occasion de la visite d’État d’Emmanuel Macron à Rabat qui a débuté lundi, des contrats et accords d’investissement dont le montant global atteindra « jusqu’à dix milliards d’euros », a annoncé la présidence française. Après un tête-à-tête, Emmanuel Macron et Mohammed VI ont signé une déclaration sur un « partenariat d’exception renforcé » censé concrétiser la réconciliation entre les deux pays. Le cabinet royal a évoqué, dans un communiqué, « le passage vers une nouvelle ère des relations fortes entre le Maroc et la France ». Mohammed VI a accepté l’invitation à se rendre à son tour en visite d’État en France – elle pourrait intervenir dès 2025.

    Emmanuel Macron et le Roi Mohammed VI ce 29 octobre 2024 à Rabat
    Emmanuel Macron et le Roi Mohammed VI ce 29 octobre 2024 à Rabat ©AFP

    Sahara occidental et lutte contre l’immigration clandestine

    Très attendu sur le Sahara Occidental, véritable « cause nationale » au Maroc, le président a réaffirmé que « le présent et l’avenir » de ce territoire disputé « s’inscrivent dans le cadre de la souveraineté marocaine », suscitant les applaudissements nourris des élus. Sur la lutte contre l’immigration illégale, qui constitue une « attente forte en France », le chef de l’État a appelé à une « coopération naturelle et fluide » avec le Maroc et à « davantage encore de résultats ». Le nouveau ministre français de l’Intérieur, Bruno Retailleau, qui a fait de ce sujet son cheval de bataille, a rencontré hier après-midi son homologue Abdelouafi Laftit pour établir une stratégie pour accélérer les retours de Marocains en situation irrégulière arrêtés en France.

    Bruno Retailleau au Maroc ©2M
    Bruno Retailleau au Maroc ©2M

    Un fil pour votre sécurité

    Le fil d’Ariane, vous connaissez ? Bien sûr, le mythe grecque du Minotaure dont les sacrifiés sont sauvés par l’ingénieuse Ariane qui laissant courir ce long fil a pu retrouver son chemin dans le labyrinthe. Mais quel rapport avec les Français de l’étranger ? Tout simplement comme dans la légende, l’État français vous propose de signaler votre présence dans tous les pays où vous résidez ou que vous traversez via un registre numérique. Pourquoi ? Là aussi, comme pour les Grecs, il peut être salvateur. Ce fil digital permettra aux autorités de vous inclure dans les dispositifs de secours en cas de catastrophes naturelles, de conflits, etc. Alors n’hésitez pas à vous inscrire via le site Lesfrancais.press ou les sites des consulats et ambassades.

    Le fil d’ariane, un outil trop méconnu

    C’est fini pour ce mercredi, on se retrouve demain pour un nouveau flash quotidien des expatriés. Belle journée à toutes et à tous .

    Écouter le bulletin quotidien des Français de l’étranger.

● Radio en direct
En pause