A la veille du vote des Américains pour désigner le ou la nouvelle présidente des USA, les sondages sont plus serrés que jamais entre la vice-présidente démocrate et l’ancien chef d’État républicain ce lundi 4 novembre. Le successeur ou la successeuse de Joe Biden pourrait ne pas être connue immédiatement après la fermeture des bureaux de vote.
Donald Trump toujours plus loin dans l’outrance.
En meeting ce dimanche à Lititz, dans l’Etat-clef de Pennsylvanie, Donald Trump a suscité une nouvelle polémique, par une de ces déclarations délibérément agressives dont il est spécialiste. Faisant référence au vitrage blindé désormais installé autour de lui, après avoir été victime de deux tentatives d’assassinat, il a observé que pour l’atteindre «il faudrait tirer au travers» de la tribune de presse. Puis il a ajouté «cela ne me dérange pas», comme pour signifier que la sécurité des journalistes ne lui importait guère. L’équipe de campagne du républicain a publié un communiqué dans la foulée, pour affirmer que les propos du candidat avaient été mal interprétés, car celui-ci voulait en fait dire que les médias étaient «eux-mêmes en grand danger, et qu’ils auraient dû eux aussi disposer d’un écran de protection en verre». «Je n’aurais pas dû partir» de la Maison Blanche, a aussi déclaré Donald Trump à Lititz. L’ancien président n’a jamais reconnu sa défaite électorale de 2020.
Les projections pour les élections présidentielles aux Etats-Unis
A J-2, un choix inédit pour Harris.
Après plus de cent jours de campagne et des centaines de discours, la candidate démocrate a choisi dimanche, pour la première fois, de ne pas mentionner le nom de son rival, Donald Trump, lors d’un meeting dans le Michigan. Une manière de se tourner vers l’avenir et de donner une touche «entièrement positive» et unificatrice à son argumentaire final, a indiqué un responsable de sa campagne.
Présidentielle américaine : les sondages sont-ils fiables ?
Ça bombarde dans tous les sens. A quelques jours de la fatidique date du scrutin de l’élection présidentielle américaine, mardi 5 novembre, les sondages défilent sans cesser. Certains s’accordent, d’autres se contredisent. En 2016, les sondages américains accordaient la victoire à Hillary Clinton. En 2020, ils attribuaient une avance délirante à Joe Biden. Pour l’élection de 2024, les instituts ont tenté d’apprendre de leurs erreurs pour se perfectionner
Le déplacement du chef de l’Etat, Emmanuel Macron, au Maroc a aussi donné l’occasion à ce dernier d’échanger avec la communauté française vivant dans ce pays. Un moment particulier a donc été programmé dans l’agenda. C’est au sein de l’Ambassade de France à Rabat que cette rencontre a pu s’organiser. Parmi les invités, se trouvaient les Conseillers des Français de l’étranger. Lesfrancais.press a interrogé l’un d’entre eux, Fouad Housni. Celui-ci, élu consulaire sous l’étiquette de l’ADFE-Français du Monde (mouvement plutôt classé à gauche), partage ainsi son bilan sur la venue du président de la République française. Pour lui, ce déplacement est certes historique pour la relation avec la France et le Maroc, mais les préoccupations quotidiennes de nos expatriés ne doivent pas, pour autant, être oubliées.
Un geste de reconnaissance bilatérale
Lesfrancais.press : « Quel bilan faites-vous de la visite d’Etat du Président Macron au Maroc ? »
Fouad Housni : « Je fais un bilan extrêmement positif de la visite du président de la République au Maroc. Après trois ans de relations plus que délicates, je me réjouis de constater aujourd’hui, au terme d’une visite historique, un rapprochement inédit et un partenariat renforcé entre nos deux pays dans plusieurs domaines stratégiques, notamment la sécurité, l’économie, l’écologie, la migration, la culture et l’éducation.
Au terme de cette visite d’Etat historique, je fais donc également le bilan de l’émergence actée d’un partenariat Maroc-France renforcé : la visite d’État du Président Emmanuel Macron au Maroc marque un tournant significatif dans les relations franco-marocaines, symbolisant une ère de rapprochement et de partenariat renouvelé. Après une période de tensions diplomatiques, les échanges récents témoignent d’un engagement sincère de la France et du Maroc à bâtir une relation basée sur la coopération, le respect mutuel et une vision partagée de l’avenir. »
Lesfrancais.press « En tant que Franco-Marocain, considérez-vous que cette visite officielle du président de la République française soit aussi un message de reconnaissance de la France envers le Maroc ? »
Fouad Housni : « Cette collaboration étroite et multidimensionnelle vient renforcer le rôle central du Maroc en tant qu’acteur clé en Afrique du Nord et en tant que partenaire privilégié de la France dans la région. La reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur le Sahara par le Président Macron en Juillet dernier, et les accords signés dans le cadre de cette visite, démontrent l’importance de cette relation pour les deux pays.
« Je me réjouis de constater aujourd’hui, au terme d’une visite historique, un rapprochement inédit entre nos deux pays. »
Fouad Housni, Conseiller des Français de l’Étranger – Marrakech, Maroc
Emmanuel Macron lors de son discours devant la communauté française à Rabat (@credit Fouad Housni)
Ce geste symbolique et politique, bien accueilli par les Marocains, témoigne d’une avancée majeure et d’un alignement stratégique sur des questions sensibles. Les deux pays ouvrent un nouveau chapitre de leur histoire, et une pleine reconnaissance la position stratégique du Maroc. »
Renforcer les liens franco-marocains
Lesfrancais.press : « Au cours de ce déplacement, le Président Emmanuel Macron s’est exprimé devant la communauté française au Maroc lors d’un discours à l’ambassade de France, était-ce pour vous l’occasion de lui remonter des problèmes de nos expatriés vivant au Maroc ? »
Fouad Housni : « Oui, cette visite est aussi une opportunité pour nous, représentants des Français de l’étranger et de l’association Français du Monde (ADFE), de rappeler certaines doléances de notre communauté, qui mérite d’être pleinement soutenue dans son rôle d’ambassadrice de la France à l’international.
Président Macron lors de la rencontre avec la communauté française à Rabat (@credit Fouad Housni)
À l’occasion de la rencontre du 30 octobre dernier entre le Chef de l’Etat et les principaux représentants de la communauté française installée au Maroc, Français du Monde Maroc a remis au Président un courrier détaillant les préoccupations et attentes de nos concitoyens. Ainsi, plusieurs sujets de préoccupation nécessitent une attention accrue de l’État français »
Lesfrancais.press : « Quels sont donc ces sujets de préoccupations, de notre communauté française au Maroc, que vous avez partagés avec le président de la République, Emmanuel Macron ? »
Fouad Housni : « Tout d’abord, la question de la protection sociale. Beaucoup de nos concitoyens en situation de précarité – notamment les personnes âgées, handicapées ou à faibles revenus – peinent à accéder aux aides nécessaires.
« Si l’État ne renforce pas son soutien financier à la Caisse des Français de l’étranger (CFE), c’est l’ensemble du système de protection sociale des Français de l’étranger qui risque de se détériorer. »
Fouad Housni, Conseiller des Français de l’Étranger – Marrakech, Maroc
Les budgets alloués à ces aides diminuent et on enregistre un nombre croissant de Français vivant sans couverture sociale car ils ne peuvent assumer les coûts élevés de la Caisse des Français de l’Étranger (CFE). Si l’État ne renforce pas son soutien financier à la Caisse des Français de l’étranger (CFE), c’est l’ensemble du système de protection sociale des Français de l’étranger qui risque de se détériorer.
Fouad Housni lors de la visite du President Macron à Rabat (credit photo F Housni)
Ensuite, la question des allocations handicapées, actuellement menacées d’être soumises à des conditions de ressources, suscite des inquiétudes légitimes. Les familles françaises ayant des membres handicapés supportent déjà d’importants frais médicaux au Maroc et seraient gravement impactées par cette mesure. L’impact financier de leur retour en France serait encore plus élevé pour l’État.
« Les moyens dédiés aux consulats et aux services de proximité se sont réduits, et la digitalisation des démarches, bien que bénéfique, a éloigné certains citoyens de leur administration. »
Fouad Housni, Conseiller des Français de l’Étranger – Marrakech, Maroc
Sur le plan de l’éducation, il est crucial que le réseau de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) renforce la qualité de sa formation. Les établissements français au Maroc, longtemps symboles d’excellence, sont aujourd’hui concurrencés par des écoles privées et risquent de perdre leur rôle de tremplin social et d’influence diplomatique.
Enfin, l’accès aux services publics est un autre défi. Les moyens dédiés aux consulats et aux services de proximité se sont réduits, et la digitalisation des démarches, bien que bénéfique, a éloigné certains citoyens de leur administration, surtout ceux ayant besoin de services spécifiques comme les questions notariales ou sociales.»
Lesfrancais.press : « Vous avez également souhaité appeler l’attention du Chef de l’Etat français sur l’importance du rôle de notre communauté vivant à l’étranger, et plus particulièrement au Maroc ? »
Fouad Housni : « Les Français résidant au Maroc jouent un rôle clé dans la diplomatie d’influence de la France, et il est important qu’ils se sentent soutenus et traités comme des citoyens à part entière. Ils souhaitent que leur statut de Français de l’étranger soit perçu non pas comme un privilège, mais comme une opportunité pour la France de rayonner à l’international. Pour que les Français de l’étranger soient de véritables ambassadeurs de la France, ils ont besoin d’un soutien fort et de l’attention continue de leur gouvernement.
Les Français du Maroc « souhaitent que leur statut de Français de l’étranger soit perçu non pas comme un privilège, mais comme une opportunité pour la France de rayonner à l’international. »
Fouad Housni, Conseiller des Français de l’Étranger – Marrakech, Maroc
Cette visite renforce notre optimisme quant à l’avenir des relations franco-marocaines. Mais elle est aussi l’occasion de souligner des préoccupations essentielles pour la qualité de vie et la dignité des Français du Maroc, afin que notre communauté puisse pleinement jouer son rôle de relais du soft power français.
Rencontre d’Emmanuel Macron avec la communauté française du Maroc (@credit photo Fouad Housni)
Pour la communauté française établie au Maroc, ce déplacement ouvre bien entendu des perspectives de soutien et d’amélioration des services consulaires, ainsi que des solutions aux préoccupations locales. Enfin, cette visite aura permis d’amorcer une nouvelle dynamique dans les relations entre la France et le Maroc, et je suis confiant que cette ère de coopération permettra aux deux pays de renforcer leur partenariat, au bénéfice de leurs citoyens respectifs. »
Après avoir dû faire face à une grave crise entre 2010 et 2012, l’Espagne connaît, ces dernières années, un rebond économique. Son taux de croissance a été de 2,5 % en 2023, contre 0,4 % pour la zone euro. En 2024, il pourrait être proche de 3 % contre moins de 1 % en zone euro et ce malgré les inondations. Cette performance surprend compte tenu des fondamentaux de l’économie espagnole. Certains économistes doutent, dès 2025, de la pérennité du modèle de croissance quand d’autres estiment que le pays sait exploiter au mieux ses avantages comparatifs.
Entre 2010 et 2012, le PIB de l’Espagne s’était contracté de plus de 5 points. En 2015, le pays avait réussi à compenser ce recul. Depuis 2017, la croissance espagnole est toujours supérieure à celle de la zone euro (hors période covid). Depuis 2012, elle est même deux fois plus élevée que la moyenne européenne. Au premier semestre 2024, la croissance annualisée de l’Espagne sur le premier semestre était de 3,2 % en Espagne, contre 1,2 % en zone euro.
Le dynamisme du secteur touristique
L’Espagne connaît une forte progression de son PIB grâce au dynamisme de son secteur touristique. Le pays a su profiter du rebond post covid. En 2023, il a accueilli 85,1 millions de touristes internationaux, soit une augmentation de 18,7 % par rapport à 2022. Parmi les principales régions visitées figurent la Catalogne (21,2 millions), les Baléares (16,9 millions), les Canaries (16,4 millions) et l’Andalousie (14,3 millions). Les recettes tirées du tourisme sont plus élevées en Espagne qu’en France. Sur les 100 millions de touristes étrangers en France, 20 sont simplement en transit. Par ailleurs, la durée moyenne des séjours est plus longue en Espagne qu’en France. La dépense moyenne par touriste par séjour est de près de 1 200 euros pour la première contre 650 euros pour la seconde.
De ce fait, les recettes globales atteignent 100 milliards d’euros pour l’Espagne contre 64 milliards d’euros pour la France. (données 2023, sources Egatur pour l’Espagne et INSEE et Atout France pour la France). La contribution au PIB du tourisme est de 12 % du PIB en Espagne, contre 3 % en France. Chez la première, la reprise touristique a permis la création de plus d’un million d’emplois dans les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration. Le tourisme assure 13 % de l’emploi total.
Un soutien européen majeur
L’Espagne est l’un des plus grands bénéficiaires du plan de relance européen, avec plus de 69,5 milliards d’euros de subventions approuvées jusqu’en 2026. À la fin de 2023, environ 35 % de ces fonds avaient déjà été déboursés, alimentant des projets stratégiques dans les infrastructures, la digitalisation et la transition verte.
De son côté, la France devrait percevoir, au total, 37 milliards d’euros sachant que le premier bénéficiaire en Europe est l’Italie avec 80 milliards d’euros. Selon les estimations de la Banque d’Espagne, le plan NextGenerationEU pourrait augmenter le PIB espagnol de 2 % d’ici à 2024 grâce à l’investissement public. Environ 50 % des fonds sont alloués à des projets de transition énergétique, confortant la position de l’Espagne en tant que principal producteur d’énergies renouvelables d’Europe.
En France, l’usage des fonds européens a été moins structurants qu’en Espagne en raison d’une politique de saupoudrage. Une part non négligeable des crédits a été utilisée pour financer des projets de réhabilitation déjà programmés. En 2023, l’Espagne disposait de 68 GW de capacité installée en énergies renouvelables, avec une augmentation annuelle moyenne de 10 % depuis 2020. L’énergie solaire et éolienne représente plus de 40 % de la production électrique, permettant de réduire la dépendance aux importations d’énergie. Les investissements dans le secteur des énergies renouvelables ont dépassé 15 milliards d’euros entre 2021 et 2023. Ils sont à l’origine de la création d’environ 100 000 emplois directs et indirects. Cette politique a permis à l’Espagne d’économiser 5 milliards d’euros en importations de gaz et de pétrole en 2023.
Réforme du marché du travail
Le gouvernement espagnol a mené des réformes du marché du travail permettant une réduction des contrats temporaires, passant de 24 % en 2021 à 19 % en 2023. En conséquence. Le taux de chômage en Espagne, historiquement élevé, est passé de 15,5 % en 2021 à 11,3 % en août 2024. Le salaire minimum a fortement progressé ces derniers mois, une augmentation qui a soutenu la demande intérieure. Entre 2018 et 2023, le salaire minimum interprofessionnel a, en effet, progressé de 47 %.
L’Espagne a réussi à maintenir la compétitivité de son économie, ce qui lui permet d’accroître ses exportations en particulier de voitures et de produits agroalimentaires ainsi que de produits chimiques. L’Espagne produit 2,2 millions de voitures contre 1,4 million pour la France. L’Espagne exporte une grande majorité des voitures produites, quand la France se contente d’en vendre à l’étranger 350 000.
Faiblesses et handicaps de l’économie espagnole
Les atouts de l’Espagne ne sauraient masquer plusieurs faiblesses. Comme la France, l’Espagne souffre, depuis 2017, d’un recul de la productivité du travail. De 2019 à 2024, celle-ci a diminué de 5 %, ce qui pèse négativement sur la croissance. Cette baisse de la productivité est imputable à une spécialisation sur des activités à faible valeur ajoutée. Les gains de productivité sont faibles dans les services, tout particulièrement dans le tourisme. L’Espagne est également pénalisée par la faiblesse de son système éducatif qui contribue également au déclin la productivité.
Les compétences de la population active sont également faibles. Le nombre de diplômés de l’enseignement supérieur y est plus faible en moyenne qu’au sein de la zone euro. Les dépenses de Recherche-Développement sont faibles en Espagne. En 2023, elles s’élevaient à 1,3 % du PIB, contre 2,3 % en France et 3,1 % en Allemagne.
Même si l’Espagne a conservé un secteur industriel plus important que la France, elle est confrontée au déclin de ce dernier. Le poids de l’industrie automobile recule tout comme celui de l’industrie des biens intermédiaires. La production de l’industrie automobile a diminué de plus de 5 % entre 2019 et 2024. Ce recul est pour le moment compensé par les activités touristiques. La balance commerciale de celles-ci est excédentaire de plus de 4 % du PIB mais la croissance de ce secteur n’est pas sans limite.
Le surtourisme est dénoncé par un nombre croissant d’Espagnols. À Barcelone, des mesures ont été prises pour réduire le nombre des locations saisonnières. À Málaga, des autocollants hostiles aux touristes sont apparus. Aux Baléares, des manifestations contre la sur-fréquentation des plages et l’exploitation des ressources naturelles se sont multipliées. À Saint-Sébastien, les groupes touristiques sont désormais limités à 25 personnes dans les zones sensibles. Séville envisage aussi de faire payer l’accès à la Place d’Espagne aux visiteurs non-résidents.
Les inondations tragiques de Valence souligne les dangers de la suburbanisation même si cette ville a dans le passé déjà connu de tels évènements. En 1973, plus de 300 décès avaient été comptabilisés lors d’évènements similaires.
« Macron bafoue le droit international », « une visite sur le dos du peuple sahraoui » : la presse algérienne a critiqué avec virulence la visite d’État d’Emmanuel Macron au Maroc, où le président français a apporté un soutien appuyé à « la souveraineté marocaine » sur le Sahara occidental.
Cette ex-colonie espagnole, dont le Maroc contrôle près de 80 % et qui fait l’objet d’un conflit depuis un demi-siècle entre Rabat et les indépendantistes du Front Polisario, soutenus par Alger, est considérée comme un « territoire non autonome » par l’ONU.
Sous le titre « Macron bafoue le droit international », le quotidien francophone El Watan a rappelé que le soutien renforcé, annoncé fin juillet par Paris à un plan d’autonomie du territoire proposé par Rabat « n’est pas passé sans conséquence en Algérie, provoquant une profonde crise entre les deux pays ».
Pour El Watan, avec son discours devant le Parlement marocain mardi 29 octobre où il a estimé que « le présent et l’avenir » du territoire « s’inscrivent dans le cadre de la souveraineté marocaine », « Macron en remet une couche… au risque de sectionner définitivement le fil d’Ariane qui le retient encore à Alger ».
Pour El Watan, avec le discours d’Emmanuel Macron devant le Parlement marocain mardi 29 octobre où il a estimé que « le présent et l’avenir » du territoire « s’inscrivent dans le cadre de la souveraineté marocaine », « Macron en remet une couche… au risque de sectionner définitivement le fil d’Ariane qui le retient encore à Alger ». / @EPA-EFE/JALAL MORCHIDI
El Watan a rappelé qu’Alger a retiré « avec effet immédiat » son ambassadeur à Paris dès l’annonce française de fin juillet, dénoncée par l’Algérie comme contribuant à « consolider le fait accompli colonial [marocain] dans ce territoire ».
« Marché de dupes »
Le quotidien a cité des représentants sahraouis insistant sur la tenue d’un référendum d’autodétermination sous l’égide de l’ONU, décidé lors d’un cessez-le-feu en 1991 mais jamais organisé.
Pour le site d’information TSA, le rapprochement entre la France et le Maroc « s’est fait sur le dos du peuple sahraoui et sous l’impulsion des lobbies français hostiles à l’Algérie ».
Toutefois, pour ce média francophone, en contrepartie du soutien apporté au Maroc, M. Macron « devra repartir les valises presque vides » et il s’agit d’un « marché de dupes » car la position française sur le Sahara occidental est « symbolique, sans aucune valeur juridique ».
« La récente décision de la Cour de justice de l’Union européenne annulant les accords agricoles et de pêche entre le Maroc et l’UE est venue rappeler à tous que la souveraineté sur les territoires, ce ne sont pas les États qui la décrètent ».
« Quant au Maroc, ce n’est pas lui faire injure de dire qu’il n’a pas grand-chose à offrir » à la France car « le royaume n’est ni un marché de consommation ni un Eldorado pour les entreprises françaises », selon TSA.
Pour le quotidien arabophone Ecchorouk, proche du pouvoir, de « tous les objectifs que Macron a construits dans ses relations avec Alger, aucun n’a été atteint ».
Et « malgré les tentatives de rapprochement du président français avec l’Algérie depuis 2020 […] Paris continue de perdre les quelques intérêts économiques qui lui restent ».
Bonjour à toutes et à tous, vous écoutez le flash quotidien des expatriés du lundi 04 novembre. Dans les titres de cette édition : Espagne, des Français toujours recherchés – Bourses scolaires : un amendement qui change la donne – USA : dernières heures
Français expatriés ou de passage à Valencia ?
Avez-vous pensé à vous signaler aux autorités ? Tandis que les secours sont toujours à la recherche de victimes potentielles, le député des Français établis dans la péninsule ibérique, Stéphane Vojetta, appelle les ressortissants français susceptibles d’avoir été signalés disparus par leurs proches à se manifester. Ces personnes sont invitées à appelées le 00 34 900 365 112, le numéro d’urgence mis à disposition par la communauté de Valence pour signaler la disparition de proches dans les inondations. Quatre jours après la catastrophe, les autorités espagnoles se gardent bien pour l’heure de donner le chiffre exact de personnes portées disparues, jugé trop fluctuant. La tâche est tout aussi délicate pour estimer le nombre éventuel de Français parmi les disparus.
Rupture d’approvisionnement, pénurie, absence de communication, 3 jours après les inondations à Valence, les autorités espagnoles peinent à rétablir la vie normale. Des Français sont toujours recherchés.
Un amendement pour les bourses
Un amendement visant à renforcer le budget destiné à l’aide à la scolarité des enfants français inscrits dans les établissements du réseau de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) a été adopté le 31 octobre au soir. Ce dernier augmente le budget de 6,5 millions pris sur l’enveloppe « soutien » du programme 105. Les perspectives pour 2025 laissent craindre une hausse importante des coûts des frais de scolarité, en raison notamment de la dégradation économique engendrée par les crises mondiales et locales, ainsi que par l’inflation.
1/3 des Américains ont déjà voté
Les observateurs notent un engouement pour le vote par anticipation pour ce scrutin du 5 novembre. L’équivalent d’un tiers du total des votants de l’élection de 2020 s’est déjà exprimé. Les raisons invoquées sont multiples : craintes de troubles le jour du vote, pas de temps d’attente dans les bureaux… mais il est difficile de prévoir l’effet de ce scrutin anticipé sur l’issue du scrutin présidentiel. Au niveau du pays, plus de 70 millions de personnes ont déjà voté par anticipation, selon les données de l’Université de Floride, un rythme inférieur au record enregistré en 2020 durant la pandémie de Covid-19, mais qui montre tout de même l’implication des Etats-Unis, signale l’Agence France presse.
Kamala Harris à Raleigh, en Caroline du Nord, le 26 mars 2024 et Donald Trump à Atlanta, en Géorgie, le 27 juin 2024. – Andre Caballero-Reynolds, Brendan Smialowski / AFP
C’est tout pour ce lundi, on se retrouve demain pour un nouveau flash quotidien des expatriés. Belle journée à toutes et à tous
La guerre commerciale est déclarée. L’Union Européenne a décidé de taxer les véhicules chinois de 30%. « Enfin ! » disent ceux qui accusent l’Europe de naïveté. Les naïfs ne sont pas ceux que l’on croit : L’Europe, marché ouvert, est excédentaire depuis des lustres, ceci expliquant cela. La Chine se venger sur le Cognac. Elle annule, surtout, les investissements industriels qu’elle envisageait en Europe.
Les difficultés de l’industrie automobile européenne viennent-elles de Chine ou d’un interventionnisme incohérent ? L’Europe interdit à terme les voitures thermiques, subventionne les véhicules électriques, mais taxe l’électricité, qu’elle subventionne aussi, selon le vent, ou les cas. Très fort. La Chine, elle, ne subventionne pas les achats mais la production. C’est plus malin.
Acheter à bas prix des voitures subventionnés par le PCC serait un supplice chinois.
L’erreur, ce n’est pas le commerce, mais la subvention. Le débat est déjà dépassé. La production de voitures électrique en Chine, grâce aux économies d’échelle, est déjà inférieure à celle des voitures thermiques. Les constructeurs européens peuvent résister un moment : Le poids des ventes intercontinentales dans le marché automobile ne dépasse pas 15%. Juste le temps d’innover. Là est la clé. Tesla, qui ridiculise les groupes européens, c’est du chinois ?
Après tout, si les Chinois veulent payer les acheteurs européens, pourquoi ne pas en profiter ? Autant d’économies. Hier, acheter à bas prix les textiles indiens était du colonialisme. Aujourd’hui, acheter à bas prix des voitures subventionnés par le PCC serait un supplice chinois. Tout cela ne veut pas dire grand-chose, si ce n’est lobbying et démagogie.
Même en l’absence de réciprocité sur les tarifs ou les subventions, l’échange favorise toujours le développement économique. Il dégage des marges pour de meilleurs investissements.
En cas de guerre commerciale, la bonne attitude est de … ne pas entrer en guerre.
Il n’y a pas de vainqueur dans une guerre commerciale, qui est, au contraire de la concurrence, une fermeture. Si les Etats-Unis, avec Trump, s’engagent dans une guerre commerciale, l’économie mondiale souffrira.
Les pays pauvres paieront, les riches aussi. « Quel que soit le vainqueur, si la fragmentation du commerce international s’aggrave, l’effet négatif sur l’activité économique mondiale sera notoire. Ces pertes s’élèvent à 9 % du PIB dans le cas d’un scénario sévère de découplage complet. » prédit Christine Lagarde, patronne de la BCE.
Quelle réponse à une guerre commerciale ? Après les premières mesures de taxation de Trump, en 2018, les Chinois ont exporté leurs produits vers des pays tiers (Vietnam, Cambodge, Philippines, Inde, Mexique) qui les réexportent vers les États-Unis. Les importations des Etats-Unis en provenance de Chine ont baissé, celles venant du reste de l’Asie ont augmenté. En cas de guerre commerciale, la bonne attitude est de … ne pas entrer en guerre.
Dans une guerre commerciale, personne ne peut être totalement défait, il ne peut jamais y avoir de vainqueur. La Chine a conclu des accords bilatéraux couvrant 46% de ses échanges. Son tarif douanier moyen, de 7,5%, est presque aussi bas que celui de l’UE (5,1%). Sont-ils naïfs, eux aussi, les Chinois ?
Considérer la Chine comme un adversaire géopolitique ne fait pas du commerce une arme. Une guerre commerciale ne dissuadera pas la Chine de mettre au pas Taïwan, ne limitera pas les investissements militaires chinois. Au contraire, le divorce économique alimentera les conflits périphériques. La course aux armements, l’activation de réseaux parallèles, mercenaires et pirates dans les circuits de distribution matériels et immatériels seront amplifiées. La recherche de l’assurance nucléaire pour des pays tiers sera stimulée feront de l’Iran, le Pakistan et la Corée du Nord des partenaires stratégiques pour les pays tiers.
Soit, le « doux commerce » ne garantit pas la paix, mais il suppose une coopération internationale, et un minimum de sécurité porté en commun.
L’activation de réseaux parallèles, mercenaires et pirates dans les circuits de distribution matériels et immatériels.
Le commerce comme arme suppose pirates et surarmements. Généralement, ce sont plutôt les régimes policiers qui se méfient du commerce, ils craignent que les produits ne transportent des idées. Que les démocraties, sociétés ouvertes, se ferment est un signe de maladie.
Hélas, dans les démocraties, la démagogie l’emporte sur le bon sens et même l’intérêt. Les plus grandes entreprises américaines réalisent plus de 40 % de leurs revenus à l’étranger, 60 % dans le secteur technologique. 41 millions d’emplois américains sont liés au commerce international. Et les voilà qui trépignent pour une guerre commerciale.
L’Europe suit cette rhétorique guerrière, au nom de la « souveraineté ». Concept flou qui légitime toute intervention de l’Etat au secours des lobbys ou d’une clientèle. Une chaîne de magasins a été jugée « stratégique » : Des Canadiens voulaient s’en emparer. Halte là ! Toute la classe politique s’est précipitée pour garder le Doliprane, médicament dont le principe actif, découvert en 1880, libre de tout brevet, est fabriqué en Chine. En parallèle, NovoNordisk, un laboratoire danois, avec deux médicaments révolutionnaires, dépasse la capitalisation boursière de LVMH et investit 2,1 milliards en France. Sauver le Doliprane (plutôt son emballage) ou créer de nouveaux médicaments ? Où sont les stratèges ? Qui sont les naïfs ?
Tout est stratégique, ou peut le devenir. Rien, pas même le papier, l’encre, le crayon, ne peuvent être produits sans composants fondamentaux venus d’ailleurs.
« Souveraineté », concept flou qui légitime toute intervention de l’Etat au secours des lobbys ou d’une clientèle.
Souveraineté sanitaire, souveraineté alimentaire sont des slogans émouvants, et mouvants. Ne va-t-on pas manquer de médicaments et mourir de faim ? L’UE exporte 230 Milliards de produits agricoles et en importe pour 180 milliards. Évidemment, comme pour le gaz, toute perturbation mondiale a un impact immédiat sur le prix.
Comment stabiliser les prix ? La réponse n’est pas dans la « souveraineté » mais dans la sécurité alimentaire. Elle se construit en diversifiant les sources, par la multiplication des échanges. Contrairement aux recommandations guerrières, multiplier les accords de libre-échange, baisser le droit de douane, lever les quotas donne le plus large accès au meilleur prix, notamment pour l’alimentation. La stabilité des prix et l’approvisionnement sont mieux garantis par la libre circulation et la concurrence que par les douanes, taxes et frontières.
Fermer le marché dans lequel certains sont bien installés, au bénéfice de qui ? La recherche de la « souveraineté alimentaire » est brandie, elle est l’expression de situations acquises et d’oligopoles.
Soit, le fait de produire localement ne doit pas être pénalisé par des normes plus sévères pour les producteurs locaux ; c’est une question de normes internes, pas d’échange.
Vendre le local est plus rentable électoralement que d’expliquer le libre-échange. Surtout dans un climat où se dénoncent pêle-mêle globalisation, cosmopolitisme et migrations. Chacun veut sa frontière. Sa barrière. Sa douane. Le Michigan aux Michiganians et Saint Tropez aux Tropéziens. Fameux Michiganians qui vont décider du sort du monde entre Trump et Harris !
Tout cela n’est ni théorique, ni risible. C’est l’enjeu de l’élection américaine, des voitures électriques, du Mercosur, des médicaments du futur, du char franco-allemand. Tout est commerce international, alliance, coopération, appauvrissement, enrichissement, guerre ou paix.
Si la guerre commerciale devait être déclarée au monde, la division des Européens serait vite une débandade.
Si le monde entre dans une phase de guerre commerciale, alors il faut vite trouver des alliés, comme l’Amérique du Sud, l’Indonésie, l’Inde, et tous ceux qui peuvent adhérer au tiers parti. Rester, au sein de l’Europe, unis. La France et l’Allemagne ont, sur les voitures chinoises comme sur le Mercosur, des divergences. Chacun cherche des alliés au sein de l’Europe pour contrer l’autre. C’est l’inverse du pacte fondateur européen entre la France et l’Allemagne. Si la guerre commerciale devait être déclarée au monde, la division des Européens serait vite une débandade.
Rester unis, multiplier les accords, ne pas céder à la guerre. Du point de vue géopolitique, il y a plus de chances de voir les régimes adverses s’effriter par le désir d’un mode de vie à l’occidentale que terrorisés par la pénurie.
Une guerre commerciale ne peut amener à la défaite de l’un ou de l’autre, seulement à l’appauvrissement.
Laurent Dominati
Laurent Dominati
a. Ambassadeur de France
a. Député de Paris
Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press et France Pay
D’après le dernier bilan des services de secours, diffusé samedi soir, 213 personnes sont mortes à cause des pluies diluviennes qui se sont abattues dans la nuit de mardi à mercredi. Avec 210 morts, la région de Valence a été la plus durement frappée. Deux personnes ont par ailleurs péri dans la région voisine de Castille-la-Manche et une en Andalousie (Sud). Aucune victime française n’est à déplorer pour l’instant, mais de nombreux Français de passage, nous étions en période de vacances scolaires en France, manquent toujours à l’appel. Si les autorités consulaires sont mobilisées sur ces cas, les Français d’Espagne ne sont pas en reste, ils se sont organisés autour de la Société de Bienfaisance de Valence pour collecter denrées, vêtements, et fonds pour nos compatriotes et bien sûr toutes les victimes quelle que soit leur nationalité. Être résident d’un pays c’est aussi partager le destin des nationaux sur place.
Une année de précipitation
D’après l’agence météorologique espagnole, il est tombé dans certaines localités l’équivalent « d’une année de précipitations » en quelques heures. Ce déluge est lié à un phénomène de « goutte froide », une dépression isolée en haute altitude qui provoque des pluies soudaines et extrêmement violentes qui durent parfois plusieurs jours. Ce phénomène météorologique, assez fréquent en automne sur la côte méditerranéenne espagnole, est très probablement aggravé par le réchauffement climatique, selon les scientifiques.
Les autorités s’attendent à ce que le bilan s’alourdisse encore, alors que les carcasses de voitures accumulées dans les tunnels et les parkings souterrains des zones les plus touchées sont désormais méthodiquement examinées.
Samedi soir, le président conservateur de la région de Valence, Carlos Mazon, a annoncé une batterie d’aides économiques et promis le retour de l’ordre, alors que des actes de pillage ont été signalés dans plusieurs magasins, entraînant l’interpellation de 82 personnes. « Il y a des gens qui ont pu se sentir seuls, désemparés, peu protégés et je le comprends », a reconnu l’élu. Mais « nous allons venir en aide à tous les foyers » qui en ont besoin, a-t-il dit. « Nous sommes confrontés au défi de notre vie et nous allons trouver les solutions ».
Les autorités mises en accusation
La région de Valence n’avait pas encore terminé de compter ses morts dans les terribles inondations survenues mardi 29 octobre au soir que déjà la colère a commencé à monter contre la gestion de la crise par le gouvernement local. La raison ? Ce n’est qu’à 20 heures, mardi, que les Valenciens ont reçu une alerte sur leurs téléphones leur demandant de ne pas sortir de chez eux. A cette heure-ci, le sud de la ville avait déjà sombré dans le chaos, la rocade de Valence, la V30, et la route de l’Albufera, la V31, commençaient à être inondées et à recouvrir entièrement les roues des voitures, obligeant les usagers à abandonner sur place leurs véhicules et chercher refuge à leurs risques et périls. Les communes alentour étaient déjà dévastées.
Des critiques rejetées par Carlos Mazon, le Président de la Généralité valencienne, qui assure avoir suivi le protocole en vigueur et qui a mis en avant samedi « l’esprit de solidarité de la population » de sa région face à l’adversité. Mais après les inondations, les autorités pourraient être mises encore à défaut alors que les scientifiques, comme la population, s’inquiètent des risques sanitaires. Les coulées de boue pourraient provoquer des maladies. À Chiva, l’une des localités les plus touchées, le risque est palpable pour les habitants et ceux venus les aider.
Des Français toujours recherchés
Tandis que les secours sont toujours à la recherche de victimes potentielles, le député des Français établis dans la péninsule ibérique, Stéphane Vojetta, appelle les ressortissants français susceptibles d’avoir été signalés disparus par leurs proches à se manifester.
« Si les personnes se savent portées disparues mais sont saines et sauves, il faut qu’elles appellent le numéro qui a été mis en place (…) afin de se faire éliminer de cette liste ».
Le député des Français établis dans la péninsule ibérique, Stéphane Vojetta, sur BFMTV
Ces personnes sont invitées à appelées le 00 34 900 365 112, le numéro d’urgence mis à disposition par la communauté de Valence pour signaler la disparition de proches dans les inondations. Quatre jours après la catastrophe, les autorités espagnoles se gardent bien pour l’heure de donner le chiffre exact de personnes portées disparues, jugé trop fluctuant. La tâche est tout aussi délicate pour estimer le nombre éventuel de Français parmi les disparus.
Une solidarité exemplaire
À Paiporta, commune du sud de Valence, une rangée de volontaires, équipés de raclettes, tentent d’évacuer l’eau qui subsiste devant les habitations. Cette scène on la retrouve dans toutes les villes et tous les villages touchés par les inondations et dans les files de volontaires, on retrouve de nombreux binationaux ou Français expatriés dans la région. Ils sont plus de 4000 à vivre dans les zones touchées.
Et évidemment, cet élan spontané de la population, on le retrouve au sein des instances consulaires et s’exprime au sein de l’association « Société française de Bienfaisance de Valence » (SFB). Au quotidien, en collaboration avec l’agence consulaire, la SFB participe aux rapatriements des Français de passage en situation précaire. L’association vient également en aide aux familles françaises qui la sollicitent lors de leur emménagement à Valence, en les guidant dans leurs démarches. Elle accompagne aussi les familles qui présentent des dossiers de bourses scolaires pour leurs enfants. De la même manière, elle contribue aux diverses commissions de bourses et aux réunions de la Caisse de Solidarité du Lycée français de Valence, apportant un soutien financier supplémentaire lorsque les circonstances l’exigent et que le Lycée français ne peut pas, à lui seul, faire face à tous les frais.
C’est donc tout naturellement que les élus consulaires comme le député Stéphane Vojetta, appellent les Français qui veulent s’impliquer à se tourner vers Christiant Berret et son équipe de la SFB pour participer utilement aux travaux de déblayage, aux distributions de vivres, etc. L’association a d’ailleurs lancé un appel aux dons ce samedi 02 novembre 2024.
« Initiatives Expats » pose cette semaine son micro en Afrique. C’est en effet depuis la Côté d’Ivoire que nous répond Astrid Dessi-Foulon, la présidente d’Abidjan Accueil. Outre les actions proposées par cette association, au cours de cette interview, le focus est mis sur une activité qui bénéficie du soutien direct de l’Etat Français. En effet, à travers l’aide du STAFE (soutien au tissu associatif des Français à l’étranger), c’est l’insertion professionnelle des conjoints expatriés qui est facilitée. Ce projet, appelé PIPAA, comment fonctionne-t-il ? Peut-il aussi donner des bonnes idées à d’autres structures ? Pour tour savoir, écoutez ce podcast Lesfrancais.press
Abidjan accueil : un projet associatif pour répondre à l’expatriation
Ayant vécu à Paris, Astrid Dessi-Foulon quitte la capitale française pour le Ghana en 2018. Après quatre ans passés dans ce pays, notre invitée part pour la Côte d’Ivoire en 2022. Juriste de formation, elle préside l’Accueil Abidjan depuis 2023. Cette structure est aussi rattachée à la FIAFE (Fédération internationale des accueils français et francophones d’expatriés). « Accueillir, Informer, Divertir, Ecouter, Rassembler » c’est le slogan qui figure en une du site internet d’«Abidjan Accueil», alors comment cette association fait-elle pour répondre à toutes ces promesses ?
« C’est un travail d’équipe de neuf bénévoles qui mettent en œuvre le projet associatif d’Abidjan Accueil » Astrid Dessi-Foulon, présidente d’Abidjan Accueil
Astrid Dessi-Foulon, présidente d’Abidjan Accueil
Ce projet associatif « répond aux besoins identifiés des expatriations » nous informe la présidente de la structure locale.
Equipe d’Accueil Abidjan
Et c’est en écoutant le podcast que vous connaîtrez l’ensemble des thématiques et des activités proposées. Celles-ci allient, entre autres, tourisme, bien-être, emplois, club professionnel, …et même un club « moto ».
Conjoint suiveur ou conjoint indispensable ?
Hommes, femmes et enfants sont donc les bienvenus au sein d’ « Abidjan Accueil ». La plupart du temps ce « sont des adhésions familiales » nous dit la présidente. Dans un grand nombre de cas, l’expatriation est liée au travail. Si le mari ou la femme part pour exercer son activité professionnelle, la personne qui partage sa vie, l’accompagne. On parle alors souvent du conjoint ou de la conjointe suiveur/suiveuse. Mais pour « Abidjan Accueil », la dénomination est autre :
« Pour nous le conjoint suiveur, nous l’appelons le conjoint indispensable. C’est lui qui va porter la famille. »
Astrid Dessi-Foulon, présidente d’Abidjan Accueil
C’est donc tout naturellement vers cette personne que se tournent les actions de l’association. Et d’ailleurs, une initiative spécifique leur est totalement consacrée, et, de surcroît, celle-ci est aidée par l’Etat français.
Le STAFE pour soutenir l’insertion professionnelle : le PIPAA
Accueil Abidjan au consulat général
Cette contribution de l’Etat permet, entre autres, d’accompagner la réalisation d’initiatives dont l’objet est de nature soit éducative ou caritative, ou bien encore culturelle ou socio-économique. C’est dans cette perspective qu’« Abidjan Accueil » a soumis un dossier portant sur l’emploi.
« En 2023, c’est la première fois qu’Abidjan accueil a présenté une demande de STAFE, pour développer le PIPAA »
Astrid Dessi-Foulon, présidente d’Abidjan Accueil
C’est ainsi que le PIPAA a donc pu voir le jour. L’objectif est d’ « aider à l’insertion professionnelle des adhérent(e)s qui suivent leur conjoint(e) expatrié(e) ». Ce qui est proposé est notamment un coaching emploi, avec bilan de personnalité et de motivation. Par la suite, il s’agit d’orienter les participantes sur le marché de l’emploi en Côte d’Ivoire. 9.643 € ont ainsi été accordés pour cette action. Cette somme finance la moitié du montant total du projet, l’autre moitié étant abondée par l’association et également par les personnes bénéficiaires.
Fiafe 40 ans
Ce type de projets pourrait être développé dans d’autres pays. Des « initiatives Expats » sont aussi encouragées au sein du réseau des Accueils partout dans le monde. C’est ainsi que la FIAFE (Fédération internationale des accueils français et francophones d’expatriés) a créé un groupe interne, « Parlons Stafe », pour échanger sur différentes expériences.
Pour conclure cette interview, nous avons demandé à Astrid Dessi-Foulon, notre invitée, ce qu’il faut absolument visiter en Côte d’Ivoire. Pour découvrir sa réponse, et aussi mieux connaître l’ensemble des activités d’Abidjan Accueil et son projet PIPAA soutenu par le STAFE, écoutez l’intégralité de ce podcast, « Initiatives Expats », la série qui parle des expatriés engagés.