La Commission électorale centrale (CEC) bulgare ne peut pas modifier les résultats des récentes élections législatives malgré les preuves vidéo indiscutables de manipulation, a annoncé dimanche la présidente de la Commission, Kamelia Neykova.
Au cours de la semaine dernière, l’achat de votes et la falsification des résultats dans certaines circonscriptions lors des récentes élections législatives sont devenus un problème majeur en Bulgarie.
Le parti radical pro-russe Velichie a obtenu 3,999 % des voix, soit 29 voix de moins que les 4 % nécessaires pour entrer au parlement. Quelques jours après l’annonce des résultats, des séquences vidéo de la chaîne nationale BNT ont montré que le parti avait fait l’objet de discrimination lors du dépouillement des bulletins de vote.
Cependant, le résultat de Velichie n’a pas été modifié, ce qui favorise le parti GERB de l’ancien Premier ministre Boïko Borissov. Le responsable politique dispose ainsi d’un plus grand nombre d’options pour former un gouvernement.
« La correction des résultats inscrits dans le document électoral, sur la base des violations constatées par les images de la CEC, n’est pas possible en vertu de la loi », a expliqué la présidente de la CEC.
Elle a ajouté que le Parlement devrait modifier la loi pour permettre la modification des résultats, car cela pourrait se produire lors des prochaines élections.
La chaîne publique BNT a enquêté sur les élections dans la municipalité de Garmen, dans le sud-ouest de la Bulgarie, où des votes sembleraient avoir été attribués indûment au Mouvement des Droits et des Libertés, dirigé par l’homme d’affaires Delyan Peevski, sanctionné par les États-Unis et le Royaume-Uni pour corruption. Le parti est arrivé en quatrième position lors du scrutin, avec 11,5 % des voix.
L’ancien ministre de l’Intérieur Ivan Demerdzhiev a également participé activement au débat postélectoral, en fournissant des statistiques sur plus de 700 votes exprimés qui auraient été falsifiés lors du décompte des voix.
« Je ne peux pas croire qu’il y ait de tels membres des commissions électorales qui, avec un sentiment d’impunité, fassent de telles choses [fraude électorale], et que les autres membres de la commission de section ne voient pas ce qui se passe sous leurs yeux », a déclaré Kamelia Neikova.
Le parti Velichie a annoncé qu’il exigerait que les élections législatives soient déclarées illégales, et le groupe a reçu le soutien du parti populiste Il y a un tel peuple, qui est entré au Parlement grâce à ce scrutin.
Jeudi 31 octobre au soir, Boïko Borissov, chef du principal parti bulgare GERB, a promis aux ambassadeurs de l’UE présents à Sofia qu’il ferait tout ce qui est en son pouvoir pour former un gouvernement doté d’un mandat complet.
Boïko Borissov a remercié l’ambassadeur hongrois Miklós Boros, dont le pays assure la présidence de l’UE, d’avoir accueilli la réunion. « Au cours de la réunion, j’ai informé les ambassadeurs de notre lecture des résultats des élections législatives. Nous avons discuté des possibilités de stabiliser la Bulgarie dans toutes les sphères de la société et des défis auxquels la Bulgarie et l’Europe sont confrontées », a écrit le responsable politique sur Facebook.
Bonjour à toutes et à tous, vous écoutez le flash quotidien des expatriés du mercredi 06 novembre. Dans les titres de cette édition : Plus de budget pour les crises en Europe – France : Mardi noir pour l’emploi – USA : les binationaux ont voté
L’UE doit se préparer au pire
Outre l’implication des citoyens, l’ancien président finlandais, dans un rapport remis à la commission la semaine dernière, recommande d’affecter un certain pourcentage du budget de l’Union à la sécurité et la préparation aux crises. Il veut faire en sorte que les agences de renseignement partagent davantage d’informations au niveau de l’UE, tout en accordant aux forces de l’ordre l’accès aux données chiffrées et de prendre de nouvelles mesures pour dissuader les « guerres hybrides », telles que les cyberattaques.
Mardi matin, la direction du géant français du pneu Michelin a annoncé la fermeture de deux sites dans l’ouest de la France tandis que le distributeur Auchan a présenté un projet de plan social menaçant près de 2.400 emplois en France. Dans l’après-midi, Marc Ferracci, élu des Français de Suisse et actuel ministre de l’industrie a également qualifié la situation de la filière automobile de « préoccupante » devant les députés. Face à ce constat, il a mentionné des « réponses d’urgence » à apporter, à commencer par les restructurations qu’il souhaite traiter « avec l’exemplarité et les moyens qu’il se doit ». « Ces dernières heures, nous avons discuté avec l’ensemble des élus et la direction de Michelin, a-t-il indiqué. Dans les prochaines heures, nous allons mettre tout le monde autour de la table pour parler de la reprise des sites et pour trouver les options qui peuvent être envisagées à cette fin. ». A suivre
Ils ont voté
Lors de l’enregistrement de ce flash quotidien des expatriés, nous n’avions pas encore les résultats. Mais comme le monde entier, la rédaction est suspendue aux résultats de l’élection présidentielle américaine. Toute la journée, sur Lesfrancais.press, vous pourrez suivre les réactions des expatriés à ce résultat qu’on sait serrer. Harris ou Trump ? En tout cas, les binationaux ont voté comme les Américains et de leur choix dépend l’avenir de tous pour les 4 prochaines années.
C’est tout pour ce mercredi on se retrouve demain pour parler de la journée de lutte contre le harcèlement scolaire, un sujet qu’il peut être bon d’aborder cet après-midi avec les plus jeunes. Belle journée à toutes et à tous où que vous soyez.
Écouter le bulletin quotidien des Français de l’étranger
En vertu de l’article L452-2 du code de l’éducation, l’AEFE assure les missions de service public relatives à l’éducation en faveur des enfants français résidant hors de France. Elle peut accorder une aide à la scolarité aux « enfants de nationalité française scolarisés dans les écoles et les établissements d’enseignement français à l’étranger dont la liste est fixée par arrêté conjoint du ministre chargé de l’éducation et du ministre chargé des affaires étrangères » . Mais l’enveloppe budgétaire dédiée aux prises en charge des familles français résidantes hors de France et qui veulent faire scolariser leur enfant dans un établissement français, est-elle décidée par le parlement lors du vote de la loi de finances. Car si en France, le parlement définit une règle et le budget y adapté, c’est l’inverse pour les Français de l’étranger. Mais coup de théâtre, jeudi 31 octobre au soir, la commission des Finances, dont est membre le député des Français de l’étranger de la Xème circonscription, Karim Ben Cheïkh a voté un amendement décuplant les moyens de l’agence.
Le fonctionnement des bourses scolaires de l’AEFE
Pour la bonne gestion de ce dispositif unique pour un réseau scolaire international, l’AEFE travaille avec le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE), qui alloue des moyens budgétaires autorisés par la loi de finances, et avec les postes diplomatiques et consulaires à travers le monde comme nous l’avions indiqué
Pour l’année civile en cours, La dotation « Bourses scolaires « inscrite initialement au budget 2023 de l’Agence s’élevait à 100.4 M €. En outre, une enveloppe spécifique de 1.3M € avait été attribuée. Elle permet en effet de financer distinctement les coûts destinés à l’aide à la prise en charge, au bénéfice des familles boursières, des frais d’accompagnement en personnels (AESH) des élèves boursiers en situation de handicap.
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Ainsi, l’ensemble des personnes éligibles se partagent l’enveloppe, au plus, il y a de bénéficiaires au moins la prise en charge est élevée même s’il existe des dispositifs permettant de préserver les foyers les plus démunis. Et le profil des expatriés a radicalement changé en 15 ans, aujourd’hui, les familles sont de plus en en plus nombreuses. Et donc le nombre d’enfants l’est lui aussi, et rappelons que chaque petit Français a le droit à l’enseignement gratuit. Si le jeune ne vit plus en France, la France dispose d’écoles dans quasiment tous les pays. L’Espagne aussi d’ailleurs et le cout de la scolarité pour les jeunes Espagnols est modéré et n’excède pas 300 ou 400 euros l’année contre 8000 à 20 000 euros pour un jeune Français. Et pourtant, on le sait être Français c’est aussi et surtout être allé sur les bancs de l’école républicaine.
L’ambition de Karim Ben Cheïkh
C’est dans ce cadre que le seul député du Nouveau Front Populaire parmi les 11 sièges des Français de l’étranger, Karim Ben Cheïkh, a déposé un texte qui pourrait changer la donne.
Pour le député et son équipe, c’est une logique de « game changing », ils ont la volonté de refondre totalement le système avec un engagement fort.
L’objectif du parlementaire des Français du Maghreb et d’Afrique de l’ouest est « de garantir aux parents de ne pas consacrer plus de 25% de leur revenu aux frais de scolarité ».
Mais en cette période de disette budgétaire, est ce que cet amendement au budget, permettant doter de 125 millions d’euros supplémentaires soit 236 millions d’euros au total le budget des bourses scolaires en 2025, peut être réellement adopté ? En effet, il doit encore passer au Sénat, selon nos sources, il devrait y être adopté aussi. Mais le plus dur arrive, il y aura la commission paritaire qui fixera le texte et surtout le budget ne doit pas être adopté sous le régime du 49.3. En effet, si cette mesure constitutionnelle est déclenchée par Michel Barnier, alors c’est le texte soumis au début du mois d’octobre qui devra être adopté ou non. Et ce dernier ne prévoit pas une telle augmentation.
Avec la banalisation de l’apprentissage à distance et le développement de nouvelles formes de mobilité, l’enseignement n’en finit plus de se numériser. Quand on est Français ou francophone et que l’on vit hors de France, l’accès à un lycée français n’est pas toujours simple. Que ce soit par choix en raison de sa ville d’implantation ou à cause de son coût d’accès, de nombreux parents inscrivent leurs enfants dans une école du système scolaire du pays où ils résident. Aussi, il existe des alternatives permettant d’offrir un enseignement complémentaire en français. Dans ce domaine aussi, la piste du numérique tisse peu à peu sa toile.
Les cours à distance face à l’évolution de la demande
Qu’il s’agisse d’entretenir sa pratique de la langue et de mieux connaître la culture française, de suivre un complément de formation ou un cursus complet, diverses plateformes ont adapté leur offre aux besoins des enfants d’expatriés. On peut commencer par citer l’organisme le plus connu, le CNED (Centre national d’enseignement à distance). Avec plus de 20 000 inscrits à l’international, il se targue d’être le premier opérateur de formation tout au long de la vie en Europe et dans le monde francophone. On peut aussi évoquer les plateformes Globeducate et Cours académiques de France, qui proposent de nombreux cours en ligne.
On ne s’expatrie plus à proximité d’un lycée français
Le lycée français en ligne (LyFEL) a fait sa première rentrée cette année. Ses cofondatrices, Valérie Sistac et Hélène Clamens, ont capitalisé sur leur carrière, menée à travers différents lycées français de l’étranger. La première comme documentaliste, et la seconde comme professeure de sciences économiques et sociales. De quoi engranger une large connaissance sur les différents systèmes scolaires existant à travers le monde, et mieux appréhender les spécificités du système français.
« Aujourd’hui, on ne s’expatrie plus comme on le faisait il y a quinze ans. On ne le fait plus à l’ombre d’un lycée français »
Valérie Sistac, co-fondatrice LyFEL
Une éducation française qui se distingue souvent par sa dimension « assez normée, c’est-à-dire avec beaucoup de méthodologies et de règles », explique Hélène Clamens. Valérie Sistac illustre le phénomène, en se rappelant sa propre expérience d’élève : « il m’arrivait de construire un raisonnement de mathématiques, d’arriver à un résultat qui était juste, et de ne pas réussir une épreuve, parce que je n’avais pas rédigé de la bonne façon ». Dans le même genre, elle évoque aussi les méthodes typiquement françaises que sont le commentaire composé, la dissertation ou l’analyse de textes.
Étudier à distance / @credit photo Lyfel
Selon Valérie Sistac, le projet du LyFEL répond à une évolution des pratiques des expatriés : « aujourd’hui, on ne s’expatrie plus comme on le faisait il y a quinze ans. On ne le fait plus à l’ombre d’un lycée français, il y a maintenant des expatriés français partout dans le monde. Et les élèves francophones ont de plus en plus la possibilité de passer des doubles diplômes ». Leur lycée en ligne s’adresse tant à des élèves français que francophones. L’idée est donc d’aider les élèves à anticiper un éventuel retour en France, notamment en les formant aux spécificités du programme scolaire français. Et pour être soutenus dans leurs ambitions, les élèves du LyFEL pourront aussi compter sur le soutien d’une marraine : Océane Sorel, une virologiste française, vulgarisatrice scientifique au parcours fort inspirant.
Le réseau des FLAM développe l’enseignement en ligne
Rachèle de Méo, professeure de français et directrice de l’association FLAM San Diego, est récemment revenue vivre en France. Avec mari et enfants, après de nombreuses années passées aux États-Unis. Alors que ses enfants rejoignaient une école américaine et qu’elle cherchait un moyen de continuer à favoriser leur apprentissage du français, une amie lui a appris l’existence des associations “FLAM” (Français langue maternelle). Destiné à appuyer les associations proposant des activités linguistiques et culturelles en français dans un cadre extrascolaire, le dispositif FLAM a été créé par le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères en 2001.
Un cours à distance / @credit photo Flam
Devant l’absence d’une telle association dans la ville, Rachèle de Méo initie en 2019 la création d’une FLAM à San Diego. Avant, elle avait enseigné le français langue étrangère dans deux universités de cette ville de Californie. Elle y avait expérimenté l’enseignement à distance, et avait dû passer une certification spécifique pour cela. De quoi lui donner quelques habitudes dans le domaine, ce qui n’a sans doute pas été de trop, au vu du contexte de la date d’ouverture de la FLAM, en 2020, en pleine pandémie du Covid. Pour cela, elle s’appuye sur son bagage universitaire, pour “former tous les professeurs à l’enseignement virtuel”, avec l’intervention d’une psychologue d’école. Cette dernière “continue de former les professeurs, pour des choses comme la concentration. Il y des mouvements des yeux qu’on peut faire, ou par rapport au temps que peuvent passer de jeunes enfants devant un écran, parce qu’on en a dès l’âge de quatre ans”.
« La première année d’enseignement en ligne, c’est la plus difficile, il faut se serrer les coudes. »
Rachèle de Méo, Flam San Diego
Maintenant que les confinements sont loin derrière nous, la FLAM continue de dispenser des cours virtuels, en plus de ceux en présentiel. Et ces cours en ligne sont aussi dispensés à des élèves vivant dans d’autres villes, à travers les États-Unis. En ce qui concerne les cours proposés, la directrice met l’accent sur la nécessité d’être à l’écoute des demandes des adhérents. Ainsi, la FLAM a ouvert récemment un cours “FLE” (français langue étrangère) en ligne pour adultes, à destination des conjoints non français.
Enseigner à distance
Sur le plan pédagogique, l’enseignement en ligne n’est pas forcément synonyme d’immobilité, explique Rachèle de Méo : “les professeurs font beaucoup d’activités physiques. Par exemple, ils vont dire aux enfants d’aller prendre quelque chose de rouge dans leur chambre. Comme ça ils ne sont pas tout le temps devant l’écran.”
Selon la directrice, “la première année d’enseignement en ligne, c’est la plus difficile, il faut se serrer les coudes”. Elle explique qu’il y a “beaucoup de travail en amont, car il faut mettre toutes les ressources en ligne, pour que les élèves y aient accès”, et que les années suivantes sont plus faciles.
Rachèle DeMeo, Directrice de la FLAM San Diego
Au sein de la FLAM, les classes sont de petite taille, ce qui permet un accompagnement “sur mesure” des élèves. Et le distanciel n’est pas un vain mot dans l’association, puisque seul un quart des enseignants enseignent sur San Diego, en présentiel. Les autres donnent leurs cours depuis Mexico, Marseille ou encore Lisbonne. Des professeurs qui se réunissent tous les deux mois, à distance. Ces pratiques d’enseignement à distance sont davantage rentrées dans les mœurs, depuis l’expérience des confinements où ils ont parfois dû faire office de professeur, constate Rachèle de Méo : “beaucoup de parents qui ne connaissaient peut-être pas le métier, ont pris un autre regard par rapport à l’enseignement. Ils ont moins un regard fermé, et on a aussi beaucoup plus de ressources maintenant”.
Une chose est sûre, au train où vont les choses, et à l’instar du monde de l’entreprise, le monde de l’éducation n’a sans doute pas fini de s’interroger sur le bon équilibre entre présentiel et distanciel.
Alors que les Américains sont appelés à désigner le 47e président de l’histoire des États-Unis ce mardi 5 novembre, les derniers sondages donnent Donald Trump et Kamala Harris au coude-à-coude.
Une longue attente qui s’annonce.
Les citoyens américains sont appelés à voter ce mardi 5 novembre pour élire le 47e président des États-Unis, successeur de Joe Biden. Mais contrairement à la traditionnelle annonce à 20 heures en vigueur dans l’Hexagone, aucune heure n’est fixée pour l’annonce des résultats aux États-Unis.
Alors que le duel Trump-Harris est très serré, le résultat de la présidentielle pourrait mettre du temps à être dévoilé, dans ce scrutin au mode indirect qui voit les électeurs voter pour des grands électeurs chargés ensuite de désigner le président.
En 2020, déjà, lors du dernier scrutin, il avait fallu attendre trois jours avant que les médias ne désignent Joe Biden comme le nouveau chef de l’État.
Une élection annoncée comme serrée
Cette situation pourrait bien se reproduire cette année. En cause, d’abord, le nombre d’électeurs, bien plus élevé qu’en France, avec 244 millions électeurs potentiels recensés cette année par le Bipartisan Policy Center, et l’étendue du pays, réparti sur pas moins de cinq fuseaux horaires différents.
Seconde raison, le scrutin s’annonce comme très serré. Le site de compilation de sondages Fivethirtyeight donne en effet ces derniers jours les deux candidats avec un écart de voix infime, situé dans la marge d’erreur.
L’agence de presse américaine Reuters rappelle qu’en 2020, Donald Trump disposait d’une nette avance dans certains États après le décompte des premiers milliers de voix, au point que les médias avaient parlé à l’époque d’un « mirage rouge », couleur du parti républicain, avant que Joe Biden ne finisse par l’emporter dans ces mêmes États une fois tous les bulletins dépouillés, un phénomène cette fois appelé « virage bleu », comme la couleur du parti démocrate.
Cette situation s’explique par le fait que les électeurs démocrates résident principalement dans les grandes villes très peuplées, mais aussi par le fait qu’ils soient plus nombreux à voter par correspondance. Or, ces modes de vote impliquent tous deux un décompte plus long.
Cette donnée est particulièrement cruciale, alors que le vote par correspondance est une pratique très fréquente aux États-Unis. En 2020, près de 90% des électeurs de l’Arizona avaient par exemple voté de cette façon. La tendance devrait être forte une nouvelle fois cette année. Fin octobre, 57 millions de personnes avaient déjà voté, selon l’Agence France-presse (AFP).
Le nombre de décès en France est passé de 519 000 en 2004 à 631 000 en 2023. Cette augmentation est imputable au vieillissement de la population. En 2024, selon le CRÉDOC, 67 % des Français ont vécu un deuil au cours des cinq dernières années, et 57 % des personnes interrogées ont déjà organisé des obsèques (contre 50 % en 2009). La crémation a progressé ces dernières années, représentant 42 % des décès en 2022 contre 28 % en 2009, et elle devrait devenir majoritaire d’ici la fin de la décennie. Une tendance qui se heurte au nombre insuffisant de crématoriums dans de nombreuses régions.
Avec la baisse de la pratique religieuse en France au cours des cinquante dernières années, les obsèques et, plus largement, le rapport à la mort ont profondément évolué, tant au niveau des cérémonies que des rites funéraires.
Moins d’un Français sur deux souhaite une cérémonie religieuse pour ses propres funérailles.
L’éloignement accru de la religion entraîne un changement de comportement pour l’organisation des obsèques. En 2024, 58 % des personnes interrogées se déclarent proches d’une religion, contre 75 % en 2009, selon le CRÉDOC. Moins d’un Français sur deux souhaite désormais une cérémonie religieuse pour ses propres funérailles.
Selon le CRÉDOC, en 2024, 30 % des Français souhaitent une cérémonie très intime sans composante religieuse, contre 23 % en 2009. Pour leurs propres funérailles, 29 % des plus de 40 ans désirent de la musique personnalisée et 22 % des lectures de texte et d’hommage au sein d’une cérémonie civile. Ces attentes ont plus que doublé en quinze ans. Ces souhaits sont plus fréquents chez les personnes qui envisagent la crémation et celles âgées de 40 à 60 ans.
Les personnes ayant vécu un deuil au cours des dernières années sont également nettement plus sensibles à la présence de musiques personnalisées et de textes d’hommage. En revanche, les personnes âgées de 80 ans ou plus et celles envisageant une inhumation sont nettement moins nombreuses à souhaiter ce type de pratiques.
De nombreux lieux de souvenirs
En 2024, seulement un tiers des plus de 40 ans avait prévu de se rendre dans un cimetière pour honorer des proches. Par rapport à 2009, cette pratique est en recul de 12 points. En 2024, 29 % des plus de 40 ans déclarent ne pas se rendre au cimetière ou s’y rendre moins d’une fois par an, contre 21 % en 2009.
@adobestock
Avec le développement des crémations, d’autres lieux permettent d’entretenir la mémoire du défunt. Ainsi, 34 % des Français concernés par cette pratique choisissent, pour se recueillir, un lieu précis qui leur rappelle la personne (contre 20 % en 2009). De plus, 26 % choisissent de se rendre sur le lieu où les cendres ont été dispersées (+7 points par rapport à 2009). Enfin, 13 % des Français dont un proche a opté pour la crémation ont aménagé un endroit au sein de leur logement pour se rappeler la personne, contre 9 % en 2009.
À l’opposé, parmi les personnes ayant un proche inhumé, la tombe demeure le premier lieu d’entretien du souvenir (41 %).
Une ouverture mesurée aux nouvelles techniques funéraires
Les techniques alternatives à la crémation et à l’inhumation, comme l’humusation, l’aquamation (dissolution du corps du défunt dans une eau alcaline, sans rejet de gaz carbonique dans l’atmosphère) ou la plongée du corps dans l’azote liquide (promession), demeurent largement méconnues en France. Spontanément, 83 % des interviewés ne peuvent nommer aucune méthode alternative à la crémation et à l’inhumation. Interdites en France, l’humusation et l’aquamation sont autorisées dans certains États américains. L’humusation a également été testée en Belgique. Selon le CRÉDOC, 13 % des personnes interrogées se déclarent éventuellement prêtes à recourir à l’aquamation et à la promession pour leurs propres obsèques, et 20 % à l’humusation. Les personnes âgées de 40 à 49 ans montrent un intérêt légèrement plus important pour ces techniques.
Pour plus de la moitié des personnes interrogées, ces techniques sont perçues comme s’inscrivant dans l’évolution de la société (60 %). Environ une personne sur deux estime qu’elles permettent de limiter l’impact environnemental d’une sépulture et répondent au besoin d’élargir les options funéraires. Les 40-69 ans et les cadres sont plus nombreux à être favorables à ces nouvelles techniques.
Les conséquences de la pandémie par rapport aux obsèques
Un Français sur cinq accordent davantage d’importance à l’organisation d’une cérémonie lors du décès d’un proche qu’avant la pandémie (15 %) et ressent davantage la nécessité de se réunir au moment du décès et des obsèques (21 %). Les employés et les ouvriers sont surreprésentés parmi les personnes partageant cette opinion.
En juillet 2023, 28 % des Français déclaraient que la dégradation de l’environnement figurait parmi leurs deux principales préoccupations. Dans ce contexte, 59 % des personnes interrogées estiment qu’il est important de prendre en compte la dimension écologique des obsèques. Cependant, selon l’enquête du CRÉDOC, seuls 15 % en feraient l’un des principaux critères de choix au moment du décès, une préoccupation plus fréquente chez les femmes, les 40-59 ans et les cadres.
Depuis une quinzaine d’années, les pratiques funéraires des Français ont évolué, influencées par des facteurs sociaux et culturels profonds. La pandémie de Covid-19 a renforcé la place du deuil et des obsèques dans l’esprit de la population, un phénomène accentué par le vieillissement de la société. Avec l’augmentation du nombre de décès et le développement rapide de la crémation, les Français se tournent davantage vers des cérémonies intimes et personnalisées moins marquées par des rituels religieux.
Les données du dernier baromètre CSNAF-CRÉDOC montrent que les cérémonies d’adieu tendent à se dérouler dans un cadre plus restreint, où la musique et les hommages personnels jouent un rôle majeur. Cette recherche d’intimité se prolonge au-delà de la cérémonie elle-même. De plus en plus de personnes privilégient des lieux de mémoire alternatifs, comme un site précis rappelant le défunt ou l’endroit où ses cendres ont été dispersées. Ces changements illustrent un déplacement des obsèques de l’espace public religieux vers des espaces privés et personnels, traduisant une évolution marquée des attentes des Français vis-à-vis des rituels funéraires.
Dans son rapport sur le renforcement de la préparation civile et militaire de l’Union européenne (UE) présenté mercredi 30 octobre, l’ancien président finlandais Sauli Niinistö affirme que les citoyens européens devraient être activement impliqués dans la préparation aux crises, telles que les guerres, les catastrophes naturelles et les pandémies.
Ces dernières années, « nos existences ont été secouées par une pandémie, la guerre a fait son retour sur le sol européen, et les phénomènes météorologiques extrêmes sont devenus monnaie courante sous l’effet du changement climatique », a déclaré la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, lors de la présentation des conclusions du rapport mercredi.
« L’Europe prend conscience que [ces] crises […] ne sont ni des cas isolés ni des situations transitoires [mais] plutôt le reflet de failles plus profondes et de bouleversements géopolitiques, climatiques et technologiques majeurs. Face à ces changements, nous nous sommes contentés de réagir. Mais nous devons faire davantage encore. […] La préparation doit faire partie de la logique sous-jacente de toutes nos actions et porter sur l’ensemble des menaces et des risques possibles », a-t-elle affirmé.
Le rapport de Sauli Niinistö, commandé par Ursula von der Leyen en mars dernier, s’inspire largement de la stratégie de défense nationale de la Finlande et adopte une vision large de la sécurité, qui va bien au-delà de la défense militaire.
En effet, outre l’implication des citoyens, l’ancien président finlandais recommande d’affecter un certain pourcentage du budget de l’Union à la sécurité et la préparation aux crises, de faire en sorte que les agences de renseignement partagent davantage d’informations au niveau de l’UE, d’accorder aux forces de l’ordre l’accès aux données chiffrées et de prendre de nouvelles mesures pour dissuader les « guerres hybrides », telles que les cyberattaques.
Participation des citoyens
« La participation des citoyens est un élément essentiel de la sécurité en Finlande », a expliqué Sauli Niinistö lors d’une conférence de presse à Bruxelles mercredi.
Il appelle notamment à des campagnes d’information du public afin que « les ménages de l’ensemble de l’UE soient préparés à une autosuffisance de base d’au moins 72 heures dans différents types d’urgence ». Les États membres devraient fournir des lignes directrices sur des questions telles que la constitution de stocks, les évacuations et les situations impliquant des menaces chimiques, biologiques, radiologiques ou nucléaires.
Selon Sauli Niinistö, les citoyens devraient également savoir comment accéder aux services médicaux ou à la scolarisation en cas d’urgence, et des dispositions spéciales devraient être prises pour les personnes âgées, les malades chroniques, les personnes handicapées et les femmes enceintes.
Le rapport appelle aussi à investir dans « l’éducation des citoyens aux risques », en abordant des sujets tels que « la cybersécurité, les risques de catastrophe et la désinformation ».
Coopération en matière de renseignement
Sauli Niinistö recommande par ailleurs « un service de coopération en matière de renseignement à part entière au niveau de l’UE ».
Toutefois, le responsable politique finlandais ne préconise pas que l’UE crée sa propre agence d’espionnage. Il souligne en outre que ce service de coopération devrait éviter « d’imiter les tâches des organismes nationaux de renseignement des États membres, y compris en ce qui concerne leur rôle dans la collecte de renseignements ».
Ursula von der Leyen a précisé mercredi que cela impliquerait de s’appuyer sur l’actuel Centre de situation et du renseignement de l’UE (INTCEN), plutôt que la création d’une nouvelle structure.
Des diplomates de l’UE ont confié à Euractiv que les agences de renseignement des États membres partageaient déjà des données entre elles, mais selon leurs propres conditions, en fonction de ceux en qui elles ont confiance. Lors de la conférence de presse mercredi, Sauli Niinistö a reconnu que cette confiance devait être « construite ». Si un État membre n’est pas digne de confiance, « il s’agit d’une atteinte à l’intégrité de l’UE », a-t-il ajouté.
Une autre recommandation liée au renseignement concerne le chiffrement des données. L’ancien président finlandais estime qu’il devrait y avoir un « cadre solide pour l’accès légal aux données chiffrées » afin de lutter contre « l’espionnage, le sabotage et le terrorisme, ainsi que la criminalité organisée ». Cet accès devrait être rendu possible « sans porter atteinte à la cybersécurité », a-t-il poursuivi.
L’accès aux données chiffrées est un sujet délicat en Europe. En effet, le chiffrement puissant dit « de bout en bout » — fourni par des services très répandus, tels que WhatsApp et Signal — complexifie le travail de la police et des services de renseignement amenés à poursuivre des individus qui recourent au chiffrement pour commettre des délits graves.
Mais les entreprises technologiques et les défenseurs de la vie privée affirment qu’il n’est pas possible de donner accès aux données chiffrées des criminels sans réduire le chiffrement pour toutes les autres personnes.
Par exemple, ils affirment que les « portes dérobées » (back doors en anglais), qui permettent aux fournisseurs de services de déchiffrer les informations sur demande (de la police ou des services de renseignement par exemple) pourraient être exploitées par des pirates informatiques.
« Nous n’utilisons pas de portes dérobées », a insisté Sauli Niinistö mercredi à Bruxelles, tout en refusant de préciser comment les données chiffrées devraient donc être rendues accessibles.
La dissuasion par le « déni » et la « punition »
Sauli Niinistö suggère des mesures de dissuasion contre les guerres hybrides comme les cyberattaques ou le sabotage d’infrastructures critiques. Pour cela, il propose deux approches : « la dissuasion par le déni et la dissuasion par la punition ».
La première consiste à rendre « aussi difficile que possible l’action des services de renseignement hostiles dans l’UE », peut-on lire dans le rapport. Les États membres devraient échanger des informations sur les « faiblesses qui représentent une menace plus large au sein de l’Union » et l’Union devrait quant à elle mettre en place un « réseau anti-sabotage ».
La deuxième approche consiste à identifier les « vulnérabilités des adversaires et leur vulnérabilité aux contre-mesures de l’UE ». En d’autres termes, il s’agit de s’assurer que Bruxelles peut frapper chaque adversaire là où cela fait le plus mal en cas de nécessité.
Une autre composante de l’approche « punitive » consiste à « nommer et dénoncer » les auteurs d’attaques hybrides, y compris par l’utilisation publique de renseignements qui ne sont plus confidentiels.
Cependant, un diplomate de l’UE a confié à Euractiv que l’identification publique des responsables peut être risquée, car elle peut créer une pression politique du côté adverse et entraîner des représailles.
Budget et industrie de la défense
Le rapport de Sauli Niinistö évoque aussi plus largement la politique budgétaire et industrielle de l’UE.
Il recommande notamment d’allouer un pourcentage minimum du budget de l’Union à la sécurité et la préparation aux crises.
« […] Tous les instruments pertinents dans tous les secteurs devraient affecter un certain montant aux actions de préparation dans leurs domaines respectifs, de sorte que, par exemple, au moins 20 % du budget global de l’UE contribue à la préparation de l’UE en matière de sécurité et de crise », peut-on lire dans le rapport.
L’ancien président finlandais mentionne, entre autres, la nécessité de renforcer l’industrie européenne de la défense. En mars, la Commission européenne a déjà proposé un plan de 1,5 milliard d’euros pour l’industrie de la défense.
Il a également soutenu l’idée d’un bouclier européen de défense aérienne, que plusieurs pays de l’UE appellent de leurs vœux et que la présidente de la Commission a approuvé en mai. Le rapport appelle aussi à une coopération plus étroite entre l’UE et l’OTAN.
Bonjour à toutes et à tous, vous écoutez le flash quotidien des expatriés du mardi 05 novembre. Dans les titres de cette édition : Election day aux USA – Les cadeaux de Karim Ben Cheïkh – Le Goncourt 2024
Donald Trump aux portes de la Maison Blanche ?
Huit ans après avoir créé la surprise en remportant l’élection présidentielle face à Hillary Clinton, le magnat de l’immobilier devenu bête politique pourrait bien faire son retour au pouvoir ce 5 novembre. À la veille du scrutin, le républicain est au coude-à-coude dans les sondages avec son adversaire démocrate, la vice-présidente Kamala Harris. Une course serrée qu’il est persuadé de pouvoir remporter. « Ensemble, nous nous allons nous battre, nous battre, nous battre. Et nous allons gagner, gagner, gagner! », répète-t-il comme un mantra dans ses meetings.
125 millions pour les bourses scolaires et 25 pour la CFE
Karim Ben Cheïkh a fait adopter jeudi dernier tard dans la soirée deux amendements par la commission des finances de l’Assemblée nationale. Un premier qui devrait plus que doubler l’enveloppe budgétaire des bourses scolaires pour « garantir aux parents de ne pas consacrer plus de 25% de leur revenu aux frais de scolarité » selon son équipe contactée par la rédaction. Le deuxième devrait faire passer la dotation de l’État à la Caisse des Français de l’étranger de 300 000 euros à 25 millions d’euros. Cependant, il n’est pas question de sortir le champagne, en effet, ces textes doivent passer le Sénat, puis l’Assemblée et survivre à un éventuel 49.3. Mais au moins, le député des Français du Maghreb et de l’Afrique de l’Ouest, seul parmi les 11 représentants des Français de l’étranger, le seul issu du NFP, pourra dire qu’il aura essayé.
Bruno Fuchs, Naima Moutchou, Estelle Youssouffa et Karim Ben Cheikh représentant l’Assemblée nationale et leurs homologues marocains le 30 octobre lors du voyage présidentiel à Rabat
Houris de Kamel Daoud
C’est le livre couronné par le plus ancien et le plus prestigieux des prix littéraires en France ce 04 novembre. Présenté comme grand favori, l’auteur et ancien journaliste franco-algérien de 54 ans a été choisi par le jury du Goncourt au premier tour, récoltant six voix, contre deux pour Hélène Gaudy, une pour Gaël Faye, lauréat du Renaudot, et une pour Sandrine Collette, a annoncé le président de l’Académie Goncourt, l’écrivain Philippe Claudel.
C’est tout pour ce mardi on se retrouve demain avec le nom du nouveau leader des Etats-Unis d’Amérique. Merci pour votre fidélité au flash quotidien des expatriés. Belle journée à toutes et à tous où que vous soyez.
À Valence et dans sa région, nos compatriotes vivent une terrible épreuve. Quel est leur moral ? Comment s’organisent-ils ? Quel est le ressenti de nos expatriés sur place ? Faut-il rester ou partir ? Pour cela nous avons interrogé Stéphane Vojetta, député, rattaché au groupe Ensemble pour la République à l’Assemblée nationale. Il représente, entre autres, les Français d’Espagne au Palais Bourbon. Au cours de ce podcast, le parlementaire fait un point sur la situation en cours, entre colère et solidarité.
Le nombre de disparus : une certaine opacité des autorités espagnoles
Face aux dégâts liés aux inondations et au nombre de morts qui ne cesse de croître, comment, moralement, les Français sur place surmontent-ils la situation ? Les habitants de Valence et sa région ont été pris par surprise. Les conséquences ne semblent pas avoir été non plus anticipées. Aussi, pour Stéphane Vojetta, « nos compatriotes partagent les mêmes préoccupations et frustrations que la population espagnole. » Il y a une « défaillance dans la réponse des autorités publiques.» poursuit-il. Et même si, pour le moment, aucun Français n’est à compter parmi les personnes décédées, certains de nos compatriotes sont encore recherchés, combien sont-ils ?
« La liste des disparus n’est plus actualisée par les autorités espagnoles, pourquoi cette opacité ? »
Stéphane Vojetta, député des Français d’Espagne
Cette catastrophe, à quelques centaines de kilomètres de la frontière française, rappelle aussi que l’inscription au dispositif Ariane est plus que recommandée quand on quitte le territoire national. Sans cette information, il est difficile de connaître le nombre exact de nos compatriotes qui séjournaient dans la région.
Rupture d’approvisionnement, pénurie, absence de communication, quelques jours après les inondations à Valence, les autorités espagnoles peinent à rétablir la vie normale. Des Français sont toujours recherchés.
La solidarité s’organise, notamment avec la Société de Bienfaisance de Valence
Alors que la colère gronde et que les autorités ne répondent pas aux attentes des habitants, c’est tout une solidarité qui s’opère. Les associations françaises sur place sont en action, et notamment la Société de Bienfaisance à Valence qui est mobilisée. C’est une association bien connue du consulat, et qui est au plus près de nos compatriotes.
« La solidarité se met en place pour se substituer à l’action publique, et notre communauté française y prend toute sa part »
Stéphane Vojetta, député des Français d’Espagne
Des vivres et du matériel de première nécessité ont ainsi été achetés par la Société de Bienfaisance de Valence, distribués ensuite sans distinction de nationalité. Alors que le spectre des épidémies se déploie sur la région, quel conseil partage Stéphane Vojetta aux Français sur place ? Convient-il de partir ou bien de rester ? Écoutez la réponse du député dans ce podcast.
Les leçons à tirer pour la France, notamment sur la résidence de repli ?
Enfin, la France pourrait aussi tirer des leçons de ce qui se passe avec ces inondations meurtrières en Espagne. Le système des îlotiers pourrait être mis à jour ? Et qu’en est-il du débat sur la résidence de repli ou d’attache ? Jusqu’à maintenant, les propositions pour créer ce statut étaient, pour la plupart liées, à une liste de pays dits « dangereux » ou « à risque ». L’Espagne n’en faisait jamais partie.
« Les catastrophes peuvent arriver n’importe où. Il faudra relancer le débat sur la résidence de repli. »
Stéphane Vojetta, député des Français d’Espagne
Pour la France, d’autres leçons de cette catastrophe seront à tirer. Le député de la 5eme circonscription des Français établis hors de France se rendra d’ailleurs à Valence dans les prochains jours. En attendant, vous pouvez écouter en intégralité son interview sur Lesfancais.press dans laquelle Stéphane Vojetta fait le point sur les inondations en Espagne.