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  • Souvenir Français, rendre hommage aux citoyens morts pour la France 

    Souvenir Français, rendre hommage aux citoyens morts pour la France 

    Comme chaque année, à l’occasion de l’armistice du 11 novembre 1918 qui concluait la première guerre mondiale, on met en lumière l’association le Souvenir Français. Cette dernière a été fondée en 1887 et reconnue d’utilité publique le 1er février 1906. Le Souvenir Français a pour vocation d’honorer la mémoire de tous ceux qui sont morts pour la France qu’ils soient Français ou étrangers.

    Dépôt du drapeau Anciens combattants 1914-18

    En France, il participe à toutes les cérémonies, à l’étranger, le Souvenir Français en est souvent à l’initiative.  Car hors de France, il existe plus de 1 000 lieux de sépultures de militaires français sont répartis dans 80 pays où 230 000 soldats sont inhumés.

     Monuments aux morts pour la France en opérations extérieures © SGA 2021
    Monuments aux morts pour la France en opérations extérieures © SGA 2021

    Ainsi, dans le monde entier, vous pouvez rejoindre les autorités consulaires et les gardiens de notre mémoire autour des monuments honorant les morts français qui se situent dans votre pays de résidence. De la Belgique au Vietnam, en passant par les USA ou au cœur du pacifique, des Français sont tombés pour notre liberté.

    Et depuis la seconde moitié du XXème siècle, c’est souvent sur des terres étrangères que nos hommes et femmes perdent la vie pour défendre notre mode de vie et nos valeurs.

    Un monument pour les Français morts hors de France

    Depuis 2019, un monument aux Morts pour la France en opérations extérieures (OPEX) existe. Il a été inauguré le 11 novembre 2019, à Paris, au cœur du jardin Eugénie Djendi (résistance, déportée et exécutée à Ravensbrück). Il rend, donc, hommage aux soldats Morts pour la France en opérations extérieures depuis 1963.

    Monuments aux morts de Ault dans la Somme (France) ©AFP
    Monuments aux morts de Ault dans la Somme (France) ©AFP

    Composé de deux éléments centraux, le monument représente 6 statues anonymes portant un cercueil invisible. Leurs uniformes symbolisent l’ensemble de la communauté militaire. Un mur porte le nom des militaires Morts pour la France en opérations extérieures depuis 1963. Signe de reconnaissance de la Nation, il offre ainsi un lieu de recueillement pour la communauté de défense, les familles et proches des militaires.

    Lors de vote prochain séjour, pensez à eux que cela soit à Paris ou dans la commune où vous passerez votre séjour, il y a plus de 35 000 monuments aux morts dans l’hexagone.

  • En Iran, nue contre le monde entier.

    En Iran, nue contre le monde entier.

    Mère célibataire, Ahou Daryaei, étudiante en littérature française, n’est pas une « femme à chat ». Elle n’en est pas moins méprisée. Cette jeune femme, vêtue de solitude, dans la foule du campus de l’université de Téhéran, le monde entier l’a vue. Battue parce qu’elle ne portait bien pas son voile, en protestation, elle s’est déshabillée, a déambulé en sous-vêtements en Iran.

    Personne ne l’a approchée. Sans doute parce qu’elle irradiait. Personne n’a rien dit. L’étonnement passé, les services de sécurité l’ont amenée vers une destination inconnue, pourtant connue de tous, la prison. Puis l’hôpital psychiatrique, vieille dénomination des centres de torture pour les régimes totalitaires. Vouloir être libre est folie.

    Il y a deux ans, une autre jeune femme, Mahsa Amini, portait mal son voile. Elle en est morte, en prison. D’immenses manifestations commencèrent cette « Révolution des femmes » peu à peu étouffée par la répression. Et par la guerre, car la guerre externe permet toute répression.

    Une guillotine spéciale pour les mains a été conçue.  

    Couvertes par le bruit des missiles, les autorités religieuses iraniennes ont exécuté en un mois 150 personnes. Depuis l’élection du nouveau président iranien, en juillet dernier, 386 exécutions officielles ont eu lieu. Des milliers de héros sont dans les geôles, comme la lauréate du prix Nobel, Narges Mohammadi. Trois Français sont détenus, otages d’Etat. Certains prisonniers sont condamnés à l’amputation, soi-disant pour vol, de la main droite. Une guillotine spéciale pour les mains a été conçue. S’exportera-t-elle comme les missiles livrés aux Russes ?

    Tel est le régime qu’a osé défier cette jeune femme. Des services secrets qui ont empoisonné l’eau des écoles de filles pour effrayer les mères, une théocratie militaire en guerre contre son propre peuple, en guerre partout où il peut l’être. La religion ? La corruption, la terreur et la guerre. Les Mollahs sont pour la guerre parce que toute guerre accroît la servitude.

    Mollahs et Ayatollahs ne sont pas seuls. Les Talibans ont mis toutes les femmes en prison. Il leur est interdit de chanter, de sortir, de dire de la poésie. Elles ont « le droit de parler », « à d’autres femmes », a précisé le « ministère de la propagation de la vertu et de la prévention du vice ». Quand la moitié d’un peuple est en prison, où est l’autre ? En prison, aussi. Hommes et femmes ensemble et séparés sont à la fois opprimés et oppresseurs. C’est possible, tant la passion de la soumission est forte. Pour les tueurs comme pour les tués, le meurtre est mortel.

    Propagation de la vertu et prévention du vice

    Les femmes et les enfants d’abord. Boko Haram interdit les écoles pour les filles, massacre, vend, comme Daech et ses petits, au Moyen-Orient et en Afrique. Le nouveau ministre de l’Intérieur libyen veut créer une police religieuse et imposer le voile à partir de neuf ans.

    La guerre contre les femmes s’arrêterait-elle au Moyen-Orient ?  En Chine, les femmes ont les mêmes droits que les hommes. La politique de l’enfant unique ayant déséquilibré la démographie, les filles étant plus souvent éliminées, il manque des femmes, au bureau politique comme dans les foyers. Des réseaux criminels en importent du Cambodge, du Laos, d’ailleurs. Est-ce le seul réseau de traite avec la complicité de l’Etat ?

    Qu’en est-il en Occident, quelque temps après Meetoo ? Le néo machisme de Poutine, qui dénonce l’Occident décadent, efféminé, a son pendant vainqueur avec Trump, avec son vice, Vance, qui moque les « femmes à chat ». La moitié de l’Amérique, leader du monde libre, d’applaudir. Après sa victoire, déferlent les messages misogynes sur les réseaux asociaux : « Votre corps nous appartient », scandent quelques « masculinistes ». Imagine-t-on Ulysse parler ainsi ? Et si l’on ne connaît pas Ulysse, Superman, John Wayne ?

    Le destin du monde est-il d’être gouvernés par des abrutis frustrés ou des barbus enturbannés ?

    Le destin du monde est-il d’être gouvernés par des abrutis frustrés ou des barbus enturbannés ? Oussama ben Laden avait plusieurs femmes. Il passait son temps à regarder des films pornos. Propagation de la décadence occidentale. À l’annonce du discours de victoire de Trump, les branchements sur Pornhub ont bondi de 15%, aussi bien dans les comtés Républicains que Démocrates. Ère de la pornographie politique ? Elon Musk a renommé Twitter « X ». Vulgarité et machisme s’affichent, demain s’affronteront, puisque la guerre contre les femmes s’épanouit dans la guerre.

    Quelle est la bataille ? La révolution mondiale féminine ? Au-delà : le corps, la liberté. Le corps est un objet politique. La violence s’exerce sur les corps. Quand on parle de droit, on commence par « l’intégrité de la personne humaine ». La première caractéristique de l’esclavage est de matérialiser le corps. On commence par les femmes.

    La liberté des femmes est odieuse à tout régime qui déteste la liberté. Les mollahs ne haïssent pas plus les femmes que les masculinistes complexés, ils haïssent l’idée occidentale de liberté, étrangère à leur culture comme elle est étrangère aux dirigeants chinois et à bien d’autres. La liberté, surtout celle des femmes,  est une idée « coloniale ».  Un tiers des pays du monde accepte la polygamie.

    Femmes libres ? Femmes occidentales, ou occidentalisées. La liberté des femmes, l’égalité entre les sexes, ne se déploient qu’à partir de la révolution industrielle. Aucune volonté, aucun plan : D’une part, l’idée de liberté a besoin de s’étendre à tous pour être défendue. Elle s’étend aux pauvres. Elle combat l’esclavage, le bannit, l’interdit, émancipe peu à peu les femmes, en Europe, puis dans le monde entier avec, paradoxe, l’expansion des empires coloniaux.

    D’autre part, l’amélioration matérielle des conditions de vie permet l’autonomie des femmes. Les corvées du linge, de l’eau, du foyer sont facilitées, voire disparaissent. Produits machistes peut-être, le lave-linge et la pilule libèrent. La ménagère de moins de 50 ans, cible publicitaire, retourne le consumérisme en capital de temps libre. La révolution matérielle accompagne, autorise la révolution de mœurs. Toute régression matérielle entraînera, entraîne déjà, la régression des mœurs : La preuve par la guerre.

    La plus grande révolution de l’histoire de l’humanité est la libération des femmes. 

    La guerre appauvrit, valorise le destructeur, transforme les femmes en victimes. Les viols sont des méthodes de guerre. Cette terreur enseignée aux femmes, aux hommes, n’est pas la « domination masculine ». Elle est l’asservissement des hommes et des femmes tout court.

    Régler les questions internationales par la guerre s’appuie sur une guerre interne contre les femmes. La plus grande révolution de l’histoire de l’humanité n’est pas la Révolution française, la bolchevique, l’anglaise, l’américaine, l’islamiste : elle est la libération des femmes. C’est le phénomène mondial des deux derniers siècles.

    L’image de cette étudiante, nue contre le monde entier, vue par le monde entier, est une arme. Pour la révolution permanente, la vraie. Si elle détruit le régime des mollahs, elle bousculera tous les régimes. C’est une révolution mondiale. Révolution sans frontière. Ahou Daryaei étudiait la littérature française. Éduquez les hommes, éduquez les filles. La majorité des étudiants chinois sont des Chinoises. Espoir.

    « Le monde doit savoir que si la guerre s’étend, ses effets nuisibles ne se limiteront pas uniquement à la région du Moyen-Orient », avertit le ministre iranien des Affaires étrangères. Aide-t-on suffisamment les Iraniennes ? Diffusez les images. Elles valent bien des missiles. Les Iraniennes sont en première ligne. La deuxième ligne, c’est vous.

    Laurent Dominati
    Laurent Dominati

    Laurent Dominati

    a. Ambassadeur de France

    a. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press et France Pay

  • Hélène Conway-Mouret : « notre diaspora est encore mal connue »

    Hélène Conway-Mouret : « notre diaspora est encore mal connue »

    Écouter le podcast d’Hélène Conway-Mouret

    Sénatrice des Français établis hors de France, Hélène Conway-Mouret est l’invitée d’« En toute confidence ». La membre du groupe Socialiste, Ecologiste et Républicain au sein de la Haute assemblée, réagit, entre autres, sur la victoire de Donald Trump aux Etats-Unis. L’avenir de la Défense européenne est aussi abordé dans cette interview, des avancées existent. Entre liberté et diplomatie comment s’organisent les déplacements hors de France de notre interlocutrice du jour ? C’est aussi ce que nous avons voulu savoir. Enfin, notre diaspora, Français de l’étranger, semble encore mal connue, nous déclare l’ancienne ministre. Or, on se prive ainsi, selon elle, « d’une dynamique » pour notre pays. Retrouvez l’intégralité de cette interview dans ce podcast Lesfrancais.press.

    Victoire de Trump : une chance pour l’Europe ?

    Élue pour la première fois sénatrice des Français de l’étranger en 2011, Hélène Conway-Mouret a été réélue en 2017 et en 2023. Entre 2012 et 2014, elle devient membre du gouvernement de Jean-Marc Ayrault. Elle y occupe le poste de Ministre déléguée chargée des Français de l’étranger. C’est sous son impulsion que seront notamment créés les conseillers consulaires, c’est-à-dire les élus locaux qui représentent nos expatriés dans leurs pays d’accueil. Vice-Présidente du Sénat de 2018 à 2020, Hélène Conway-Mouret est aujourd’hui Vice-présidente de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées au sein de la Haute-Assemblée.

    Hélène Conway-Mouret saluant les militaires de larmée de lair
    Hélène Conway-Mouret saluant les militaires de l’armée de l’air

    Cette semaine a été marquée par l’élection présidentielle américaine. La victoire électorale aux Etats-Unis de Donald Trump interpelle l’ancienne ministre, mais sous la forme d’un « wake up call ». Le signal envoyé par cette élection devrait nous permettre « de ne pas rester dans notre petit cocon » déclare-t-elle au cours de cette interview. En effet, pendant des décennies « nous nous sommes tournés vers l’allié américain (…) en acceptant beaucoup de choses » partage notre invitée, or,

    « Avec Donald Trump, qui incarne l’imprévisibilité, nous n’avons pas le choix. Le moment est enfin arrivé pour les Européens d’être un peu plus solidaires, et de constituer un bloc fort ».

    Hélène Conway-Mouret, sénatrice des Français établis hors de France

    D’ailleurs, la sénatrice avait posté un message en ce sens sur le réseau social X quelques instants après l’annonce de la victoire du milliardaire américain. Elle appelait notamment à faire « de la victoire de Donald Trump une chance pour l’Europe pour accélérer l’intégration de son marché intérieur, réduire ses dépendances, s’équiper pour assurer sa sécurité et défense,… »

    Défense européenne : une volonté politique enfin activée ?

    Avec le retour de Donald Trump dans le bureau ovale, la sécurité du vieux continent est un des enjeux sur la table. « Sans sécurité, on peut oublier tout le reste » nous dit Hélène Conway-Mouret. Cette dernière est une spécialiste reconnue des questions militaires. Elle avait ainsi coproduit un rapport au Sénat sur la « Défense européenne : le défi de l’autonomie stratégique ».

    Hélène Conway-Mouret s'exprimant dans l'hémicycle du Sénat

    Hélène Conway-Mouret s’exprimant dans l’hémicycle du Sénat

    Au cours de notre entretien, notre invitée constate que l’Europe a avancé su ce sujet. En effet, la (prochaine) Commission européenne devrait créer un portefeuille spécifique « Défense ». C’est le lituanien Andrius Kubilius qui devrait s’en occuper, il est actuellement le commissaire européen désigné. En effet, les auditions au Parlement européen ont lieu en ce moment.

    « Concernant la défense européenne, il existe déjà des instruments pour aller plus en avant (…) C’est une volonté politique qui permettra de les activer ».

    Hélène Conway-Mouret, sénatrice des Français établis hors de France

    Dans ce contexte, le ministre actuel des armées au sein du gouvernement de Michel Barnier, Sébastien Lecornu, est-il un soutien efficace ? La sénatrice nous partage sa position au cours de ce podcast.

    Une parlementaire entre diplomatie et liberté de ton

    Sénatrice des Français de l’étranger, Hélène Conway-Mourey se déplace régulièrement hors de France à la fois pour rencontrer nos compatriotes expatriés, mais aussi pour échanger avec les autorités politiques des pays d’accueil. Ce fut le cas récemment aux Émirats Arabes Unis. Alors comment s’organisent ses déplacements ? Sont-ils coordonnés en amont avec le Ministère des Affaires étrangères en France ?

    « En tant que parlementaire, nous avons une liberté de parole plus grande que dans l’exécutif » Hélène Conway-Mouret, sénatrice des Français établis hors de France

    Hélène Conway-Mouret, sénatrice des Français établis hors de France

    C’est ce travail que nous explique notre invitée au cours de cette interview. Entre diplomatie et liberté de ton. Ces déplacements seront aussi des expériences utiles pour aborder la discussion budgétaire qui s’ouvre au Sénat. 

    Une diaspora française à l’étranger encore mal connue

    Lors de notre échange, et à l’aube de l’examen de la Loi de Finances 2025 au Sénat, notre interlocutrice du jour que regrette les Français de l’étranger ne soient jamais une priorité. « Ce qui est d’ailleurs dommage » indique-t-elle.

    Hélène Conway-Mouret à la tribune du Sénat

    Hélène Conway-Mouret à la tribune du Sénat

    Au regard des chiffes sur la table, « les baisses budgétaires ne sont pas une bonne nouvelle ». Autre point, quand on analyse les montants du commerce extérieur, la sénatrice souhaiterait que « notre diaspora soit aussi plus sollicitée » pour aider la France à l’extérieur de ses frontières. Mais,

    « Cette diaspora est mal connue, des clichés nous collent encore (…) or c’est méconnaitre que nos Français à l’étranger sont comme les Français en France »

    Hélène Conway-Mouret, sénatrice des Français établis hors de France

    Cependant, il est aussi important de rappeler que « la France est un des seuls pays à assumer encore une présence administratrice, éducative, économique » en dehors de ses frontières. Mais, pour Hélène Conway-Mouret, tous ces instruments « ne sont toujours pas suffisamment activés pour créer une dynamique ».

  • Cap sur la COP29 avec TV5MONDEplus

    Cap sur la COP29 avec TV5MONDEplus

    A l’occasion de la COP 29  du 11 au 22 novembre – Conférence de Bakou de 2024 – sur les changements climatiques, TV5MONDEplus propose une sélection de programmes dédiés à la thématique environnementale.

    Dans le cadre de la COP 29, la France va rappeler son engagement de fortement réduire sa consommation d’énergies fossiles d’ici à 2030, avec en ligne de mire la diminution de 50% de ses émissions brutes de gaz à effet de serre par rapport à 1990, a annoncé le gouvernement en présentant lundi sa feuille de route pour l’énergie et le climat d’ici à 2050.

    La part des fossiles (pétrole, gaz..) tombera dans sa consommation finale à 42% en 2030 contre 60% en 2022, selon la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), feuille de route de la politique énergétique française sur les années à venir, avec la Stratégie nationale bas-carbone (SNBC). Elle devrait ensuite tomber à 30% en 2035 et à zéro en 2050.

    Ailleurs dans le monde, les initiatives se multiplient et sont saluées par tous même si elles entrainent de profonds changements dans notre mobilité et nos modes de vie. Ce mois-ci avec TV5MONDEplus, on explore les points de vue sur le combat climatique aux 4 coins de la planète…francophone.

    GÉNÉRATIONS CARBONE – Création originale TV5MONDEplus – mini-série

    6X5′ – Réalisation & scénario : Laura Ghazal

    Tantôt satirique, tantôt poétique, cette série met en scène les paradoxes de chacun face aux enjeux climatiques et écologiques avec pour ambition de renouer le lien entre les générations. Boomers, millennials, génération Z…tout le monde y passe!

    Regarder la bande annonce



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    CARBONE – Magazine – Québec – Radio-Canada

    12×16′ – Radio-Canada – Réalisation : Julien Robert, Martin Barry

    De la vulgarisation scientifique aux enjeux du quotidien, une émission pour nous aider à faire des choix plus éclairés en matière d’environnement.

    CARBONE
    CARBONE


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    Y’a pas de planète B – Magazine – Belgique

    Saison 2024 – 15 épisodes – 15′ – RTBF

    Nous sommes abreuvés d’informations, de chiffres, de faits liés à l’état de la planète. Mais que sait-on vraiment ? Réponses précises aux questions climatiques qu’on se pose, avec humour et légèreté.

    Y'a pas de planète B
    Y’a pas de planète B


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    VAINCRE L’IMPOSSIBLE – Documentaire – Suisse

    2023- 51′ – Réalisateurs : Arno Bitschy et Marina Wutholen

    La forêt brésilienne est le poumon vert de la planète. Mais chaque année, des millions d’hectares sont décimés. Rencontre avec deux femmes aux parcours radicalement différents qui s’engagent pour sauver la forêt atlantique : Anita Studer est biologiste suisse, fondatrice de Nordesta ; Hamangai Marcos Melo Pataxó est activiste brésilienne.


    Vaincre l'impossible
    Vaincre l’impossible


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    CINÉMA POUR LE CLIMAT

    7 films

    Plongez dans 7 œuvres qui abordent la problématique climatique en français et sous tous ses angles. De « Vino Veritas », « La ligne de partage des eaux »,  ou « Deux jours avec mon père », « Nénette » à « Octobre », il y en a pour tous les goûts.

    7 films Cinéma pour le climat
    7 films Cinéma pour le climat


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  • Israël : Deux gendarmes mis à terre dans un lieu administré par la France

    Israël : Deux gendarmes mis à terre dans un lieu administré par la France

    Un incident diplomatique entre la France et Israël a émaillé jeudi la visite à Jérusalem du ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot quand des policiers israéliens sont entrés «armés» et «sans autorisation», selon lui, sur un site religieux appartenant à la France. « Cette atteinte à l’intégrité d’un domaine placé sous la responsabilité de la France est de nature à fragiliser les liens que j’étais pourtant venu cultiver avec Israël, dans un moment où nous avons tous besoin de faire progresser la région sur le chemin de la paix », a-t-il souligné devant la presse.

    Eléona

    Construit sur la grotte dite « du Pater », où le Christ, selon la tradition, aurait enseigné le Notre Père (Pater noster, en latin) à ses disciples, il fait partie des quatre domaines nationaux français à et près de Jérusalem, avec le Tombeau des rois, la basilique Sainte-Anne et l’ancienne commanderie croisée d’Abou Gosh avec leurs églises romanes. « Le domaine de l’Eléona (…) est un domaine qui non seulement appartient à la France depuis plus de 150 ans, mais dont la France assure la sécurité », a affirmé le ministre. 

    Capture d'écran de l'émission France 5 avec la vidéo de l'interpellation des gendarmes ©France Télévision
    Capture d’écran de l’émission France 5 avec la vidéo de l’interpellation des gendarmes ©France Télévision

    L’Eléona « est un lieu saint », a expliqué à l’AFP le père Laurent, recteur de la basilique Sainte-Anne. « Ici, en Israël, les lieux saints sont des lieux particulièrement protégés. On n’entre pas avec des armes. Par ailleurs, c’est un domaine français », a-t-il ajouté

    «Ne me touche pas»

    Juste après le départ du ministre, un nouvel incident a impliqué des policiers israéliens en uniforme et deux gendarmes français en civil, a constaté une journaliste de l’AFP.

    Lors d’un échange très tendu, les policiers israéliens ont empoigné l’un d’eux en le jetant au sol avant de l’emmener dans une voiture de police. Le gendarme, qui s’était identifié, a hurlé plusieurs fois « Ne me touche pas ! », selon la journaliste de l’AFP.

    Les deux gendarmes ont été ensuite relâchés et un responsable de la police leur a expliqué qu’ils n’étaient pas en uniforme et qu’ils n’avaient pas montré leur carte professionnelle. « Ils savent que nous travaillons au consulat général de France », lui a répondu l’un des deux agents du consulat en montrant les policiers qui l’avaient interpellé. La police israélienne a affirmé dans un communiqué que « deux individus, au départ non identifiés » avaient « refusé l’entrée du site aux agents israéliens chargés de la sécurité du ministre ».

    Emmanuel Macron lors de son voyage en 2022 ©AFP
    Emmanuel Macron lors de son voyage en 2022 ©AFP

    Le 22 janvier 2022, la visite du président français Emmanuel Macron avait également été marquée par une bousculade devant la basilique Sainte-Anne. Le président avait lancé en anglais à un policier israélien « I don’t like what you did in front of me » («Je n’aime pas ce que vous avez fait devant moi»). L’incident le plus connu reste celui de 1996, quand le président Jacques Chirac s’était aussi emporté contre des soldats israéliens qui l’encadraient de trop près en lançant « Do you want me to go back to my plane ? » (« Voulez-vous que je remonte à bord de mon avion ? »), avant d’exiger que les militaires sortent du domaine de Sainte-Anne.

    L’ambassadeur d’Israël convoqué

    Après cet incident diplomatique où la police israélienne a pénétré « armée » et « sans autorisation », selon le ministre des affaires étrangères, sur un site appartenant à la France, le Quai d’Orsay a fait savoir qu’il allait convoquer l’ambassadeur d’Israël à Paris.

    Pour autant, Israël a nié être à l’origine de cette crise survenu jeudi à Jérusalem, tandis que le chef de la diplomatie française voulait se rendre sur un site appartenant à la France.

  • « Ziad Khoury : l’enfant du Liban devenu Préfet »

    « Ziad Khoury : l’enfant du Liban devenu Préfet »

    Un Préfet, grand serviteur de l’Etat, et un homme animé d’un profond idéal républicain. Si l’on devait résumer la personnalité de Ziad Khoury et sa carrière en allant au plus pressé, voilà ce que l’on pourrait dire de lui. Mais ce français né à Beyrouth en 1969 nous offre un visage plus kaléidoscopique à travers un récit passionnant qui relate l’entièreté d’une vie débutée dans les déchirures de la guerre du Liban et poursuivie sur les bancs de Sciences Po Paris et de l’ENA, où ce travailleur infatigable va partir à la conquête des sommets de l’Etat.  A la lecture de « Préfet, Des montagnes du Liban au service de la République » on découvre un jeune homme tendre et studieux doté d’un tempérament solitaire  et romantique, et l’on part ensuite sur les traces  d’un moine soldat qui entre dans la préfectorale comme on rentre dans un ordre laïc. Cette administration prestigieuse née sous l’Empire et qui est une des pierres angulaires de notre République va lui offrir une carrière et même mieux, une mission élevée : Il rappelle que l’Etat n’est pas le seul gardien de l’ordre public mais aussi le garant de la cohésion nationale. Sous sa plume on découvre donc un vif plaidoyer contre tous les séparatismes et les communautarismes. ZIad Khoury qui se désole d’un Liban gangréné justement par ces forces centrifuges, mettra toute son énergie pour assurer les missions hexagonales qui lui sont confiées, celles de Sous-préfet puis celles enfin de Préfet qu’il découvre à travers le Département de la Haute-Saône. Son passage prolongé à Bruxelles, auprès des institutions européennes comme de la représentation diplomatique permanente de la France lui font également appréhender les mécanismes subtils de la machine de la Commission européenne comme le jeu des nations face à la nécessité de l’Union.

    Un livre passionnant pour ses réflexions sur la France et son cheminement à travers les coulisses de la préfectorale

    Si le livre est savoureux c’est pour le dévoilement des coulisses de la préfectorale, pour ses réflexions sur la France, sa réalité actuelle et son avenir, mais aussi pour des pages passionnantes sur la mission du Préfet au service de la sécurité de l’Euro de football 2016 et pour un découpage en chapitres vifs et instructifs. Le récit se dévore grâce à une plume alerte et inspirée qui donne de la chair à une vie administrative tout sauf bureaucratique.

    Les parenthèses narrant une vie amoureuse contrastée et une vie maritale heureuse montrent que le Préfet a su fendre l’armure et nous livrer ses émois d’homme, ses espoirs comme ses déceptions, tout en narrant des pages conclusives autour d’une escapade américaine en solitaire, un moment de réflexion imposé par le caractère écourté de sa dernière mission comme coordinateur de la sécurité des Jeux Olympiques.

    Couverture du livre de Ziad Khoury "Préfet - Des montagnes du Liban au service de la République"
    Couverture du livre de Ziad Khoury « Préfet – Des montagnes du Liban au service de la République »

    Un Préfet à lire, un homme à découvrir, un sens de l’Etat qui honore l’homme et le haut-fonctionnaire.


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    Echange avec le Préfet Ziad Khoury

    Boris Faure : Votre récit, c’est celui d’un haut fonctionnaire, d’un républicain qui a le sens aigu de l’Etat, mais aussi d’un franco-libanais qui a connu enfant la terrible guerre fratricide d’un pays gangréné par le clientélisme et le communautarisme. Camus disait que ses universités étaient tout autant les terrains de foot que les scènes de théâtre, j’ai le sentiment que l’expérience de la guerre puis de l’enracinement en France comptent autant que Sc-Po Paris (où vous rentrez à 17 ans à peine) et l’ENA dans votre formation personnelle. Comment digère-t-on l’expérience douloureuse de la guerre pour en faire une force motrice ?

    Ziad Khoury : « Vivre son enfance dans la guerre puis l’exil ne peut pas être neutre. Parce que mes parents nous ont toujours protégé, parce qu’il y a un goût exacerbé de vivre chez les Libanais, je n’avais pas pleinement réalisé jusqu’à récemment l’impact souterrain d’une telle situation. J’en ai pris la mesure avec le recul de l’âge, ce qui a été une des raisons de ce récit. Ma jeunesse m’a conduit à une forme de détermination à vouloir réussir quels que soient les obstacles, à vouloir vivre un rêve français, et à prendre pour cela le chemin du service de l’État, à rebours de mon milieu culturel, afin de servir l’intérêt général et ce qui doit nous rassembler. »

    Boris Faure : En tant que stagiaire ENA vous rencontrez Jacques Chaban-Delmas qui vous engagera d’un ton solennel à bien servir la France. Est-ce que jusque-là vous estimez avoir servi pleinement votre pays d’adoption et quels sont vos fiertés et vos regrets ?

    « J’ai toujours cherché à conjuguer la diversité de mon parcours professionnel avec la recherche d’un sens et le maintien d’une cohérence, celle du service de la France, qui était justement le message de Jacques Chaban-Delmas. J’ai fait de mon mieux, en travaillant beaucoup. Mais les réussites sont toujours collectives et, comme dans tous les destins, laissent une part au hasard. Je suis fier d’avoir contribué au succès d’évènements aussi complexes que l’EURO 2016 de football, dans le contexte de l’état d’urgence du fait de la menace terroriste, ou les Jeux de 2024, un défi sans précédent. Mais je suis tout aussi fier des projets que j’ai pu faire aboutir dans mes fonctions préfectorales, souvent dans une France rurale mal connue mais très attachante. Les regrets, nous en avons toujours. J’essaie surtout d’éviter les aigreurs. Et il reste du temps. J’ai notamment regretté mon départ trop rapide de mes fonctions de préfet de la Haute-Saône puis de l’Aisne. »

    Un livre sur la France et un plaidoyer pour l’intégration

    Boris Faure : Dans ce livre il y a d’abord le parcours d’un préfet, un grand serviteur de l’Etat qui ne se ménage pas à la tâche.  Et on voit aussi se dessiner le portrait plus intime d’un homme sentimental en filigrane. Un jeune amoureux passionné puis un époux accompli fier d’une famille nombreuse et d’une vie maritale assumée malgré les contraintes de la vie préfectorale. Vous avez su fendre l’armure dans ce récit et si vous n’hésitez pas à parler de vos amours privés vous êtes plus elliptique sur les déboires de votre dernière affectation à la sécurité des jeux olympiques. Est-ce une forme d’élégance face au sort contraire que ce soit quand cette amoureuse à la beauté flamboyante vous quitte ou quand votre destin professionnel est empêché par des manoeuvres en coulisse ?

    Ziad Khoury : Ce livre n’est pas autobiographique, ce serait à la fois prétentieux et contraire à ma vision de l’existence, qui ne réside pas dans la mise en scène. Il s’agit d’abord d’un livre sur la France qui cherche, par un récit personnel concret, d’étayer un plaidoyer pour l’intégration, la méritocratie et le service de l’État, autant de concepts en danger. J’essaie d’illustrer par mes expériences la volonté d’une France forte et rayonnante, d’une République des citoyens, qui peut tout changer. Le livre se lit, dans le strict respect de mon devoir de réserve et de discrétion, comme une narration en « caméra subjective », que j’espère prenante et qui permet de mieux appréhender des réalités méconnues, comme le rôle d’un préfet, le fonctionnement des institutions européennes, l’organisation d’un grand événement sportif ou la gestion de crises. Les quelques aspects non professionnels, que j’évoque surtout au début, ne sont présents que parce qu’ils éclairent des ressorts de ma trajectoire et, pour les histoires de jeunesse, une part de mon acculturation. Enfin, je n’ai pas voulu faire de ce livre, même partiellement, le vecteur d’un quelconque règlement de comptes. Il s’agit d’un récit honnête et positif. J’aime beaucoup cette phrase de Françoise Sagan : « Ce n’est pas parce que la vie n’est pas élégante qu’il faut se conduire comme elle ». Et je dois dire que la vie a été pour moi, jusqu’à présent, plutôt élégante.

    Boris Faure : Les pages européennes du récit sont denses à l’image de vos différentes affectations à Bruxelles, auprès du secrétariat général de la Commission ou à la représentation permanente de la France. Vous évoquez ce défi européen de concilier Nation et Union. Comment réussir pleinement ce projet politique élevé ?

    Ziad Khoury : « Il est très difficile de répondre dans une interview à une question aussi vaste. Le chapitre qui y est consacré essaie d’apporter des éléments de réflexion sur la base de la description de mes expériences européennes « de l’intérieur ». Il faut d’abord, me semble-t-il, reconnaître que l’avenir de la France dépend d’elle-même, mais passe aussi par l’Union européenne. Il faut ensuite vouloir l’affirmation d’une Europe capable de défendre ses intérêts, sans conduire ses ressortissants à devoir choisir entre Europe et Nation, à devoir renoncer aux éléments essentiels de leur mode de vie. En réalité, l’Union européenne doit être, d’une certaine manière, plus politique, sur ses compétences et ses objectifs, comme plus opérationnelle, avec de grands projets de coopération et des outils pour peser. La France porte ce message, mais le système institutionnel comme l’élargissement de l’Union européenne conduisent à une équation très complexe. »

    La cohésion nationale est un combat fondamental et que le communautarisme peut être un poison lent.

    Boris Faure : J’ai particulièrement apprécié votre propos contre les séparatismes qui minent la République, ce souci d’à la fois respecter la dignité de chacun, notamment religieuse, mais de ne rien céder sur notre socle de valeurs. Au moment où s’ouvre le procès des complices de l’assassinat de Samuel Paty, comment l’homme de valeurs que vous êtes vit-il les menaces sur la cohésion nationale que représentent les communautarismes agressifs à l’école ?

    Ziad Khoury : « Mon expérience personnelle a toujours nourri ma conviction que la cohésion nationale est un combat fondamental et que le communautarisme peut être un poison lent. Notre devoir de citoyen, comme la mission de l’État, est d’abord d’œuvrer en faveur de ce qui unit, sur la base de notre Histoire et de nos valeurs, qui sont aussi émancipatrices. L’éducation nationale y tient un rôle central, et doit être soutenue et respectée, sans transiger en son sein ni autour d’elle. »

    Portrait de Ziad Khoury
    Portrait de Ziad Khoury

    Le football, sans ses excès, est un formidable trait d’union social.

    Boris Faure : Il y a des pages plus légères qui évoquent le bonheur de l’amateur de football qui va assister aux matchs à la Beaujoire avec le préfet qui partage comme lui une passion pour le ballon rond. On voit aussi tout votre professionnalisme de passionné qui assume la responsabilité de l’organisation de la sécurité de l’Euro 2016 qui se déroule en France. On sent une immense adrénaline à travers ces lignes. Pouvez-vous nous livrer quelques mots de ce préfet – supporter au sujet de cette expérience qui fait rêver ?

    Ziad Khoury : « Le football, sans ses excès, est un formidable trait d’union social. Son organisation relève pour sa part de logiques politiques, économiques et sportives. C’est dans ce contexte que s’est inscrite la préparation de l’EURO 2016, troisième évènement au monde, malheureusement pimentée par une menace terroriste qui s’était nettement accrue en 2015. Il n’est pas si courant que son travail coïncide avec sa passion, dans mon cas celle du sport. J’ai pu vivre cette expérience au plus haut niveau, avec l’organisation des plus grands évènements sportifs, y compris pour d’autres sports que le football comme la coupe du monde de rugby en France en 2023. Voir les coulisses et les acteurs, c’est magique, que l’on soit préfet ou gamin. »

    Il existe un aspect sacerdotal dans ce métier

    Boris Faure : Vous citez à de nombreuses reprises De Gaulle et ses mémoires de guerre. Il avait su s’appuyer sur un préfet illustre, Jean Moulin, pour structurer la résistance intérieure alors que la France était sous la botte nazi. Le sort des préfets est-il de servir en acceptant tous les sacrifices qu’exigent le service de l’Etat et les circonstances ?

    Ziad Khoury : « L’honneur des préfets est de servir l’État et le gouvernement, avec loyauté, avec engagement mais aussi dans le respect de leur mission constitutionnelle et historique. Il existe effectivement un aspect sacerdotal dans ce métier, qui implique des sacrifices élevés mais apporte avant tout beaucoup d’accomplissements. En raison de sa difficulté et de l’abnégation qu’il exige, ce ne peut pas être un métier de simple casting ou hasard. Il nécessite le respect de la fonction, non seulement par celui qui l’occupe, mais aussi par le pouvoir politique. Se pose aussi depuis de nombreuses années la question des leviers à la disposition des préfets, face à des attentes en réalité croissantes, de même que celle de nouveaux équilibres avec les aspects personnels liés aux évolutions générationnelles. Je ne crois pas que les parcours peuvent encore être linéaires, dans l’intérêt même du bon exercice de la fonction.« 

    Boris Faure : Le dernier chapitre m’a surpris. Une escapade américaine en solitaire. Un moment pour reprendre son souffle et s’éloigner un temps de la France, de son Etat et de ses serviteurs, bien ou mal intentionnés. Cette « escapade américaine » au sens où elle a constitué un moment heureux dédié à l’écriture, est-elle symboliquement définitivement derrière vous et une nouvelle mission au service de l’Etat se prépare-t-elle ?

    Ziad Khoury : « Le dernier chapitre, qui est un carnet de route rédigé en temps réel, sans retouche, est un peu singulier, mais l’occasion d’une échappée plus littéraire, qui parle du destin et de la vie. C’est aussi une transition vers un avenir qui reste à écrire, mais dans lequel je demeurerai un serviteur de la France. Je suis aujourd’hui tourné, avec un enthousiasme intact, vers des défis qui devraient se préciser bientôt. »

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 08.11.2024

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 08.11.2024

    Bonjour à toutes et à tous, vous écoutez le dernier flash quotidien des expatriés de la semaine. Dans l’édition de ce 08 novembre : 25 millions d’Euros pour la CFE – Retour sur la journée de lutte contre le harcèlement – Trump a fait gagner 50 millions à un Français

    Solidarité nationale avec la CFE

    Jeudi dernier, Karim Ben Cheïkh, le député des Français de la Xème circonscription, membre de la commission Finances de l’Assemblée nationale, a fait adopter par celle-ci un amendement signant le retour de la solidarité nationale pour la sécurité sociale des expatriés, la Caisse des Français de l’étranger. Une somme de 25 millions d’euros devrait être versée à la CFE afin de couvrir ses missions de service public. Ce financement exceptionnel permettra à l’organisme de prévoyance de préparer sereinement une nouvelle réforme. Mais rien n’est encore fait, l’amendement doit encore passer le Sénat et survivre à un éventuel 49.3.

    CFE : le retour de la solidarité nationale ?

    À l’AEFE aussi on se mobilise contre le harcèlement scolaire

    Dans une interview sur Lesfrancais.press, la direction de l’AEFE décrypte et le phénomène et nous donne les clés en cas de problème dans un établissement. Ainsi, Une procédure de signalement et de coordination est bien établie au sein de l’AEFE, permettant aux chefs d’établissement de collaborer étroitement avec les postes diplomatiques et les autorités locales. Cette coordination assure une réponse rapide et appropriée en fonction de la nature de chaque situation. Par ailleurs, une communication générale est réalisée tous les ans et des documents ressources sont mis à disposition des personnels sur l’Intranet du réseau et accessibles toute l’année. Tous les détails dans l’article dédié.

    @AEFE

    Elon Musk n’est pas le seul grand gagnant de la victoire de Donald Trump 

    Comme le rapporte le Wall Street Journal, un Français, qui se présente comme spécialiste des marchés financiers et souhaite rester anonyme, a misé une fortune sur des scénarios de victoire de Donald Trump. Après avoir mis sur la table 30 millions de dollars (28 millions d’euros), il devrait en retirer environ 80 millions (74 millions d’euros), à mesure que les résultats finaux de l’élection présidentielle américaine sont en train de se confirmer. Soit un joli bénéfice de 50 millions de dollars (46 millions d’euros) réalisé sur le site Polymarket.

    @AFP
    @AFP

    C’est tout pour cette semaine, je souhaite à tous ceux qui habitent dans un pays victorieux de la première guerre mondiale un agréable long week-end. Et on se retrouvera tous mardi 12 novembre pour un nouveau flash quotidien des expatriés. Beau week-end à toutes et à tous !

    Écouter le bulletin quotidien des Français de l’étranger

  • CFE : le retour de la solidarité nationale ?

    CFE : le retour de la solidarité nationale ?

    Jeudi dernier, quel jeudi faste pour Les Français de l’étranger, Karim Ben Cheïkh, le député des Français de la IXème circonscription, membre de la commission Finances de l’Assemblée nationale, a fait adopter par celle-ci un amendement signant le retour de la solidarité nationale pour la sécurité sociale des expatriés, la Caisse des Français de l’étranger.

    Une initiative transpartisane

    Tout commence, il y a près d’un an quand Karim Ben Cheick et Eleonore Caroit coorganisent une réunion entre le bureau de la CFE et des parlementaires des deux Assemblées.

    L’objectif de cette rencontre était de sensibiliser les députés et sénateurs au statut de la CFE, ses missions et son mode de financement. En effet, on entend ici et là que la Caisse des Français de l’étranger est une entreprise privée, qu’elle est richement subventionnée. Mais qu’en est-il ?

    Comme bon nombre de nos acteurs sociaux, en effet, la CFE est une entreprise de droit privé. Mais elle n’a pas d’actionnaire, elle est pilotée par un conseil d’administration composé d’élus locaux et nationaux, de représentants des affilés et bien sûr de son administration de tutelle soit la Sécurité sociale. Alors pourquoi un statut différent ? La principale raison, c’est l’autonomie de la CFE. En effet, cette dernière, à la différence de la branche maladie nationale, ne peut être en déficit et ne peut puiser dans les fonds publics pour se financer comme elle ne peut faire appel à l’endettement public.

    Et pourtant, comme les Caisses départementales (CPAM), la Caisse des Français de l’étranger à des paradigmes identiques au service public. En effet, la CFE ne filtre pas ses affiliés, à la différence des assurances privées, il n’y a pas de questionnaire et quel que soit la maladie, un Français sera accepté sans condition. Et même mieux, si le foyer français ne dispose pas de revenus suffisants, les affiliés sont pris en charge dans la catégorie aidée.

    Isabelle Frej, Présidente de la CFE
    Isabelle Frej, Présidente de la CFE

    « Notre ADN, c’est d’accepter tout le monde tout en veillant à notre équilibre financier ».

    Isabelle Frej – Président de la Caisse des Français de l’étranger

    Après cette rencontre, les démarches ont été mises en pause pour cause de la dissolution. Depuis la prise en fonction des nouveaux élus, la présidente de la CFE, Isabelle Frej, a réactivé ce réseau avec la simple ambition de faire parler du cas de la Caisse des Français de l’étranger.

    La CFE en danger ?

    Autre bruit de couloir, nourri un peu plus par le chiffre important attaché à l’amendement soit 25 millions d’euros de financement pour de la CFE, celle-ci serait danger immédiat. Et contactée par notre rédaction, Isabelle Frej est affirmatif « Non, mais on ne peut pas continuer à augmenter les cotisations et/ou baisser les prestations pour pérenniser l’équilibre de la caisse ».

    Car, on l’a vu plus haut, la CFE ne peut finir dans le rouge. Alors comment fait-elle ? Dotée par une caisse de prévoyance publique d’un large capital lors de sa création, la direction financière de la sécu des expats jongle entre les placements autorisés, le niveau de tarification et de remboursement et les services externalisés comme internalisés. Une situation qui ne peut être pérenne.

    « La solidarité nationale doit être mieux partagée »

    Isabelle Frej – Président de la Caisse des Français de l’étranger

    Surtout que des dépenses liées à ses missions de services publics sont mal compensées par l’Etat jusqu’à présent. Pour exemple, la catégorie aidée est prise en charge à hauteur de 700 000 euros (380K€ de crédits votés et le delta sur les reliquats des autres budgets sociaux dédiés aux Français de l’étranger) en 2024 pour un coût de 4 300 000 euros. C’est donc ces injustices qui font porter le poids de la solidarité nationale aux seuls affiliés de la CFE que l’amendement défendu par Karim Ben Cheïkh veut corriger.

    Pérenniser l’autonomie de la CFE

    Mais donner un cadre pérenne à la Caisse des Français de l’étranger, la direction ne veut pas simplement faire appel à la solidarité nationale. Car elle a les moyens de prospérer seule si son cadre réglementaire lui est adapté. Pour permettre de penser cette réforme sereinement, le financement exceptionnel, voté jeudi 31 octobre, viendrait compléter les efforts de l’entreprise pour commercialiser ses offres.

    Car si elle n’est pas une administration, elle en subit, en partie, les règles. Alors que la CFE dispose de larges réserves, qui la préservent donc d’un défaut rapide que les mauvaises langues anticipent, qu’elle pourrait placer dans une gamme de produits financiers sécurisés mais plus rémunérateurs que ceux actuellement autorisés par les règles administratives

    Autre point qui grève l’avenir financier de la CFE, la gestion des contrats contractés avant 2019. En effet, la loi prévoit qu’à ces derniers ne pourront pas être réévalués dès 2025 écoulée. Mais comment financer la couverture de contrats qui ne sont plus indexés sur le barème de la sécurité sociale et qui ne prend pas en compte l’explosion des coûts de santé dans le monde.

    Pour ces deux points, il faudra mobiliser les parlementaires, un défi qu’Isabelle Frej est prête à relever avec l’équipe de la CFE. Mais déjà, avec les députés concernés, la Caisse des Français de l’étranger va continuer son travail de sensibilisation afin d’accompagner cet amendement tout au long du parcours législatif qui l’attend. Car si elle a été adopté en commission, il doit l’être aussi en séance plénière de l’Assemblée nationale (le 12 novembre), au Sénat et survivre à un éventuel 49.3 en étant repris par le gouvernement. Mais comme nous le précise, Isabelle Frej, « quel que soit le résultat, la CFE a été entendue cette année ». Espérons qu’elle soit plus qu’entendue.

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