Bonjour à toutes et à tous, vous écoutez le flash quotidien des expatriés du mercredi 04 décembre. Dans les titres de l’édition : Michel Barnier face aux motions de censure – Fin de voyage en Arabie saoudite pour Emmanuel Macron – Loi martiale en Corée du Sud
La journée sera décisive.
La motion de censure contre le gouvernement du Premier ministre Michel Barnier sera débattue à l’Assemblée nationale mercredi 4 décembre à partir de 16 heures. La motion de censure déposée par l’alliance de gauche du Nouveau Front populaire a toutes les chances d’être adoptée mercredi avec les voix du RN. Quant à la motion présentée par le parti de Marine Le Pen, elle ne devrait inversement pas être appuyée par le NFP. À la veille du probable renversement du gouvernement, les ministres s’activent pour en dramatiser les enjeux. À l’instar du ministre de l’Économise, Antoine Armand, qui a déclaré au cours d’une interview sur France 2 : « c’est le pays qu’on met en danger ». Michel Barnier a également pris la parole depuis Matignon. C’est un premier ministre nerveux et qui semble avoir été usé jusqu’à l’os en seulement deux mois et demi qui a répondu aux questions de Gilles Bouleau et Anne-Sophie Lapix. Si c’est bien le vote des députés RN qui devrait le mettre dehors, Barnier a dénoncé le comportement des députés LFI à l’Assemblé et la motion de censure qui en émane, qu’il a taxé d’irrespectueuse, allant même jusqu’à en lire un extrait. Barnier a également dénoncé les surenchères de Marine Le Pen et l’absence d’écoute du PS : « J’ai appelé plusieurs dirigeants du PS. Avant même que j’ouvre la bouche, on m’a dit. On va voter la censure. »
Partenariat stratégique avec le prince héritier
Le président et le prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane (MBS) ont conclu lundi un partenariat stratégique tandis que ce mardi était consacré aux relations économiques avec un forum saoudo-français. Finalement, les deux dirigeants sont notamment « convenus de travailler de concert » à la préparation du Sommet sur l’Intelligence artificielle qui aura lieu en février à Paris, a précisé l’Élysée dans un communiqué. Ils sont aussi « convenus de fournir tous les efforts pour contribuer à la désescalade dans la région » du Moyen-Orient, secouée par plusieurs conflits. Pour autant, si plusieurs contrats sont en cours de négociation, comme l’acquisition de Rafales par l’armée saoudienne, aucune n’a été signé à l’occasion de ce déplacement. Ce mercredi Emmanuel Macron devrait prendre le chemin de Paris tandis que son ministre de la Défense se rend au Liban pour consolider le cessez-le-feu.
Le président sud-coréen, Yoon Suk Yeol, a déclaré, mardi 3 décembre, la loi martiale, affirmant que cette mesure était nécessaire pour protéger le pays des « forces communistes nord-coréennes ». L’armée, citée par l’agence de presse sud-coréenne Yonhap, a annoncé par la suite certaines des mesures mises en place dans le cadre de la loi martiale, dont l’interdiction des activités du Parlement et des partis politiques. Les médias et les éditeurs passent sous contrôle du commandement chargé de l’application de la loi martiale. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des hélicoptères de l’armée survolant le bâtiment. Cette intervention surprise a lieu alors que le Parti du pouvoir populaire (PPP) de M. Yoon continue de batailler avec le principal parti d’opposition, le Parti Démocrate, sur le projet de budget de l’année prochaine. Alors que certains en France évoquent le déclenchement de l’article 16 par Emmanuel Macron, la Corée du Sud l’a fait.
C’est sur ces sombres nouvelles qu’on referme ce flash quotidien des expatriés. On se retrouve demain pour une nouvelle édition, toute la rédaction se joint à moi pour vous souhaiter un très beau mercredi.
Écouter le bulletin quotidien des Français de l’étranger
Alors qu’Emmanuel Macron achève sa visite d’Etat en Arabie saoudite, le site Lesfrançais.press explore les liens qui unissent la France et l’Arabie saoudite. En effet, ils sont plus anciens et nombreux qu’on ne l’imagine. Déjà, il y a 180 ans, en 1839, l’ambassade de France prenait ses quartiers dans le vieux Djeddah. Aujourd’hui, il y a 3000 français à Djeddah et près de 7000 dans l’ensemble du Royaume. Il y a aussi des entreprises françaises bien intégrées et dynamiques : Total, Sanofi, Servier, Bouygues, Groupe Naval, ADPI, Michelin, Société Générale, Véolia, Engie, L’Oréal, Cartier, Louis Vuitton, et bien d’autres.
Une communauté très active
La communauté française en Arabie saoudite représente à peu près 7000 français, et c’est une population très active ! Dans les grandes villes, il y a de nombreux événements chaque semaine dédiée à la communauté française organisés par diverses associations. Il existe même un média français implanté localement Saudi Madame où vous retrouvez toutes les informations en Arabie Saoudite.
Évidemment, l’UFE est aussi présent et y a d’ailleurs développé une plateforme qui favorise les rencontres et les échanges entre les Français expatriés. Elle organise régulièrement des événements culturels, des activités sportives, des conférences et des soirées conviviales, qui renforcent les liens entre les acteurs de la communauté française. C’est aussi, l’occasion de renforcer son réseau professionnel en partageant expériences, conseils et bons plans.
Preuve du dynamisme des Français d’Arabie Saoudite, 5 écoles (3 affiliées au réseau AEFE) enseignent le français et le programme exigé pour les examens français. D’ailleurs, le français est également enseigné dans des établissements d’enseignement supérieur tels que l’Université du Roi Abdul Aziz, l’Université Effat et l’Université de technologie des affaires (UBT). Ainsi le français est enseigné à Djeddah à plus de 5000 personnes.
Des entreprises très bien implantées
Si les Français s’installent et prennent leur marque c’est que notre savoir-faire y est reconnu et que nos entreprises décrochent de nombreux marchés.
Pourtant l’Arabie saoudite n’est pas un partenaire privilégié dans l’économie française. En effet, seul 1 % de nos exportations annuelles est en moyenne destiné au territoire saoudien. Si ce chiffre a augmenté de 18 % en 2021, pour atteindre le montant de 2,7 milliards d’euros, le solde des échanges entre les deux pays reste pour la France déficitaire à hauteur de 556 millions d’euros, selon le dernier rapport publié par le gouvernement. Ce bilan s’explique par nos importations de produits pétroliers raffinés, l’Arabie saoudite étant notre principal fournisseur depuis 2013.
Mais si l’Arabie saoudite pèse peu dans nos exportations, cela n’empêche pas nos entreprises d’investir sur le territoire saoudien. Les sociétés françaises se portent bien puisque selon les derniers chiffres disponibles publiés par le groupe BNP Paribas, la France se hisse à la 3ᵉ place des investisseurs étrangers. Les secteurs les plus représentés sont principalement l’industrie chimique, les combustibles fossiles, les plastiques, l’immobilier et les machines. D’autres secteurs sont en expansion comme le tourisme, l’informatique et les transports, les énergies décarbonées, le commerce (cf. infra).
Jusqu’en 2020, les lois saoudiennes limitaient la présence française aux entreprises du CAC 40. C’est pourquoi moins d’une centaine de sociétés tricolores étaient installées sur place. Mais depuis le lancement du projet saoudien Vision 2030, la donne est en train de changer et des marchés sont aussi à prendre pour nos PME (petites et moyennes entreprises) et nos ETI (entreprise à taille intermédiaire). C’est d’ailleurs l’objet de la deuxième journée du Président de la République en Arabie Saoudite. Ce mardi, il s’est rendu au Forum saoudo-français sur l’investissement, organisé par l a plateforme « Invest Saudi ».
La création du Forum s’inscrit dans le prolongement des efforts réalisés dans les relations entre l’Arabie Saoudite et la France dans le domaine d’investissement, étant donné que la France constitue la plus grande source de flux d’investissements directs étrangers vers le Royaume parmi les pays du G20, avec plus de 11,2 milliards de riyals d’investissements directs en 2023, 503 licences délivrées pour les entreprises françaises, et 117 autorisations d’investissement dans le Royaume, en plus de 33 sièges régionaux pour des entreprises françaises en Arabie Saoudite. Les dirigeants des groupes de défense Dassault, Thales et Naval Group sont également présents avec le chef de l’Etat. Des discussions sont en cours pour l’acquisition d’avions de chasse Rafale par le royaume.
Un allié militaire ?
Car si on vend des Rafales à l’Arabie Saoudite, c’est que la diplomatie française y voit un allié potentiel. À cet effet, Emmanuel Macron a emporté dans ses valises présidentielles pour ce voyage d’État en Arabie saoudite, notre ministre des Armées, Sébastien Lecornu.
Car au cours de la première visite d’Etat, depuis celle de Jacques Chirac en 2006, Emmanuel Macron a signé un partenariat stratégique avec le prince héritier Mohamed Ben Salmane. Ce partenariat stratégique « permettra d’acter une nouvelle ambition, un socle renouvelé entre la France et l’Arabie Saoudite pour les dix prochaines années avec un plan de travail associé », a expliqué l’Élysée. Il s’agit pour la présidence de la République « de poser et d’acter un rehaussement de la relation au niveau d’un partenariat stratégique ». Car la relation entre Paris et Ryad reste erratique, notamment dans plusieurs dossiers liés à la défense.
« Le partenariat stratégique permet de poser un cadre de discussion beaucoup plus approfondi que celui que nous avions jusqu’alors entre la France et l’Arabie saoudite, c’est-à-dire qu’il met en place toute une série de partenariats sectoriels, de comités de discussion, et il prévoit notamment un dialogue politique rehaussé qui permettra d’impliquer de façon régulière nos ministres des Affaires étrangères et nos ministres de la Défense dans une discussion sur les affaires stratégiques qui concernent nos deux pays »,
Communique de l’Élysée.
Cependant, ce voyage ne sera pas l’occasion de signer ces grands contrats, dont certains sont encore dans des phases préliminaires (sous-marins). Pour l’Élysée, ce n’est donc pas une surprise : Riyad avait prévenu les sherpas que le président avait envoyé à Riyad, qu’aucun contrat dans le domaine de la défense ne serait signé. Et ce en dépit des souhaits de l’Élysée et des coups de bluff de certains sherpas pour forcer la main de Mohamed Ben Salmane (MBS).
En outre, ODAS, la société intermédiaire qui représente les intérêts des français dans le Royaume, est en conflit avec le chantier naval saoudien Zamil dans le cadre d’un contrat obtenu via ODAS par le chantier naval français CMN (19 navires intercepteurs, dont neuf fabriqués par Zamil). Jugée indésirable par Mohamed Ben Salmane depuis 2015, ODAS refuse de livrer les navires tant que l’Arabie Saoudite ne paie pas les trois premiers navires pourtant remis à la marine saoudienne. Ce qui fait désordre dans la relation bilatérale.
Ce 4 décembre est la journée internationale de la banque ! Et oui cela existe ! Pour être honnête c’est tout récent. En effet, elle a été promulguée par l’ONU (résolution 74/245) le 19 décembre 2019 ! À cette occasion, on fait le point sur l’environnement bancaire pour les non-résidents. Suivez le guide pour expatriés !
Le système international bancaire
Pour commencer, il est important de comprendre le système international bancaire, si on peut l’appeler ainsi. Car ce dernier n’existe pas vraiment, les relations bancaires à l’échelle mondiale sont certainement davantage le résultat d’une histoire que d’une construction pré-réfléchie. Le « système international bancaire » repose sur un équilibre incertain entre des entités supranationales et des instances nationales. La plupart des instances de régulation financière internationales ne sont pas construites sur le modèle de l’OMC (pour le commerce) qui repose sur un traité et dont les décisions engagent les États signataires. En matière de régulation financière, il n’y a pas de sanctions multilatérales pour les États qui ne suivent pas les accords obtenus au sein de ces institutions.
D’autre part, le système est bâti sur une subdivision en trois secteurs (banque, assurance et titres financiers) qui ne reflète plus la réalité des marchés financiers. Le résultat est un « dispositif à trois jambes » extrêmement complexe qui combine une grande variété d’institutions et de comités aux responsabilités parfois entrecroisées, sans logique d’ensemble et sans hiérarchie clairement établie.
Cette absence de cadre mondial explique les nombreux freins auxquels sont confrontés les Français de l’étranger que ce soit en France, dans leur pays de résidence ou pour voyager. Cependant, petit à petit, avec la globalisation des acteurs, le développement du nomadisme professionnel et une liberté de circulation qui tend à se développer au sein de certains groupes régionaux, des institutions historiques ou nouvelles commencent à proposer des solutions.
Trouver une banque dans son pays de résidence
Bien que non-obligatoire, il est fortement conseillé d’ouvrir un compte dans son pays de résidence.
En effet, votre employeur devra verser votre salaire, et il faudra aussi payer les dépenses courantes. Elles devront être réglées, avec un compte local (abonnement téléphonique, par exemple). Hors zone Euro, c’est indispensable.
De même, si vous souhaitez créer une entreprise en expatriation, un compte bancaire local sera obligatoire.
Mais alors comment choisir ? L’idéal si cela est possible est de choisir un réseau présent dans de nombreux pays et aussi et surtout en Europe. Ainsi, si vous êtes aux USA, il est conseillé de se tourner vers Bank of America qui, disposant d’une filiale dans la Zone SEPA, pourra réaliser vos transferts internationaux bien plus rapidement et à faible coût que les autres établissements qui sont cantonnés au SWIFT, désormais de moins en moins accepté en France comme dans toute la zone Euro. En Afrique, Bank of Africa propose directement en ouvrant un compte chez eux de mettre à votre disposition un compte français (SEPA avec IBAN en FR) et ainsi faciliter la gestion de vos comptes et des dépenses d’un continent à l’autre.
Mais, elles sont encore peu à avoir ainsi construit des mécaniques fluides, cependant les groupes français comme la BNP, la Société générale ou encore le Crédit agricole disposent en général de filiales dans les pays francophones ou incontournables économiquement. Ces succursales hors de France peuvent aussi apporter des solutions adaptées aux Français de l’étranger.
Et en France ?
Avoir un compte bancaire en France parait être une évidence quand on a toujours vécu dans l’hexagone. Mais si on est né à l’étranger ou quitte le pays pour une longue période, les banques françaises sont rapidement beaucoup moins accueillantes.
Ainsi, la meilleure solution pour les expatriés français consiste à ne pas clôturer les comptes bancaires qu’ils détenaient en France avant leur départ. Cependant, la banque peut de son initiative fermer le compte. Et cela se produit régulièrement, en moins de 10 ans, plus de 400 000 comptes ont été fermés selon une étude du Sénat français.
Pourquoi ? Les raisons sont nombreuses. Tout d’abord commerciales, les institutions ne peuvent commercialiser aux non-résidents toute une série de produits et souvent parmi les plus rentables. En sus, avec l’échange automatique des données fiscales entre les pays désormais bien instauré, les expatriés représentent une charge de travail supplémentaire difficile à facturer aux clients. Ainsi, pris en tenailles, le Français de l’étranger se retrouve souvent victime d’une fermeture arbitraire.
En parallèle, les banques en ligne se sont développées. Si au départ, elles étaient ouvertes à tous, depuis 2 ans les modalités ont changé. Ainsi, N26 et Revolut ne fournissent plus de compte avec un IBAN FR aux non-résidents en France. Boursobank avait carrément fermé ses inscriptions aux non-résidents pendant quelques mois en ce début d’année avant de le permettre à nouveau mais au compte-goutte. Tandis qu’Hello Bank est désormais fermée aux non-résidents dans l’UE et les derniers « players » qui acceptaient les non-résidents, My French Bank ou Orange Bank ont mis fin à leur activité.
@adobestock
Mais des acteurs classiques ont décidé tout de même de rester sur le terrain des non-résidents. Comme la BNP qui dispose d’une agence dédiée à Paris ou la BRED (groupe BPCE) et son service Planet + ou la banque Transatlantique (filiale du CIC), mais elles sont souvent réservées à ceux qui disposent de (gros) actifs en France.
Pourtant, le marché reste dynamique, avec le groupe BPCE et votre site d’actualité, Lesfrancais.press, qui ont décidé de révéler le pari en lançant au cours de l’été 2024, une application ouverte à tous (même à ceux qui résident aux USA), sans condition de revenu, France Pay. Si l’offre est payante (dès 15€/mois ou 159€/an), elle se veut complète en livrant cartes et compte émis en France, ouvrant les mêmes possibilités que pour les résidents. En sus, France Pay permet d’alimenter son compte instantanément avec une carte bancaire locale et proposera dans quelques semaines une nouvelle solution de transferts internationaux, rapides (en 1h, 7/7) et peu onéreux (1% max du montant de la transaction). Partenaire de la Caisse des Français de l’étranger, les affiliés à la sécurité sociale des expatriés, bénéficient d’une remise de 20% sur les frais annuels ou mensuels et peuvent ainsi être remboursés plus rapidement que lorsque la CFE doit faire un virement SWIFT. Enfin, l’app bancaire du groupe des Banques Populaires et des Caisses d’Épargne et du site Lesfrancais.press offre aussi tout une série de services utiles pour les expatriés comme la détaxe, les conseils fiscaux et bientôt la téléphonie comme la télémedecine.
Que choisir quand on est un nomade digital ?
Quand on est Français de l’étranger, on peut avoir simplement poser ses valises dans un autre pays où on y vivra comme un natif mais ils sont de plus en plus nombreux à avoir la bougeotte. La digitalisation du travail et l’évolution des usages a permis à toute une nouvelle classe de travailleurs d’émerger : les nomades digitaux. Armés de leur ordi, ils parcourent le monde tout en travaillant. Un employeur en France, une résidence dans un pays favorable fiscalement et une valise en bandoulière ! Mais alors quel compte bancaire choisir dans ce cas ?
Car s’ils ont un compte en France ou dans leur pays de résidence fiscale, celui-ci peut ne pas être adapté à ce style de vie. Dans une configuration classique, c’est la porte ouverte aux frais de change excessifs, aux frais de paiement ou de retraits..
@adobestock
Pourtant sur le marché, il existe de nombreuses solutions qui vous permettront de faire des économies. Ainsi, dans ce cas, vous pouvez vous tourner vers N26 ou Revolut. En effet, ce compte ne sera pas le principal, vous n’avez donc pas besoin d’être attentif au pays d’émission de la carte ou du code de l’IBAN.
Chez N26, vous obtiendrez une carte et un IBAN allemand tandis que chez Revolut les moyens de paiement sont liés à la Lituanie mais surtout vous obtiendrez, dans les deux établissements, une carte qui aura de nombreux avantages pour ces situations spécifiques. Ces deux banques en ligne vous proposent des formules sans aucun frais à l’étranger mais accessibles à partir de 9,99€ par mois. C’est à vous de calculer si vos voyages sont assez fréquents pour couvrir cette dépense récurrente.
Les négociations sur le climat à la COP29, qui se sont tenues à Bakou au mois de novembre 2024, ont porté principalement sur le financement de la transition écologique dans les pays émergents et en développement. Le « nouvel objectif collectif quantifié » (NCQG) est censé remplacer l’ancien objectif de 100 milliards de dollars fixé lors de la COP21 à Paris. Cet objectif n’a pas été atteint en raison de la crise liée au Covid-19, de la décision de Donald Trump de retirer les États-Unis de l’Accord de Paris adopté le 12 décembre 2015, et plus largement des réticences des pays occidentaux à financer les pays en développement. Les pays du G77 avec la Chine en tête ont réclamé 1 300 milliards de dollars d’aides annuelles, somme jugée inacceptable par les Occidentaux. Ces derniers ont proposé vendredi 22 novembre une somme de 250 milliards de dollars par an. La discussion de cette enveloppe a amené les participants de la COP29 à reporter sa clôture.
Une négociation entre 250 et 1300 milliards par an
La question du financement de la transition écologique des pays en développement est un enjeu majeur dans la lutte contre le réchauffement climatique. Pour estimer les besoins financiers des pays en développement dans le domaine climatique, les économistes identifient trois principaux volets. Le premier concerne les fonds publics nécessaires pour stimuler les investissements privés dans les énergies renouvelables. Le deuxième volet inclut les compensations versées aux pays pauvres pour fermer les centrales à charbon tout en préservant les forêts tropicales, qui stockent le carbone. Le troisième regroupe les besoins liés à l’adaptation des pays au réchauffement climatique, notamment face à l’élévation du niveau des eaux. La priorité est accordée au développement des énergies renouvelables.
@adobestock
La Commission pour la transition énergétique (ETC), un groupe de réflexion réunissant des entreprises privées basé à Londres, estime que les investissements annuels dans les pays en développement (hors Chine) doivent tripler pour atteindre 900 milliards de dollars, afin d’empêcher une hausse des températures mondiales de plus de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels. La majeure partie de ces investissements devra provenir des gouvernements et du secteur privé, mais les subventions vertes des banques de développement devront également augmenter, passant de 50 milliards de dollars actuellement à 144 milliards de dollars par an.
Pour encourager les investissements, les négociateurs de la COP29 privilégient des dispositifs de garanties aux prêteurs et investisseurs permettant de couvrir les pertes potentielles. Cette technique est de plus en plus utilisée dans le cadre de l’aide internationale. En février, la Banque mondiale a annoncé un fonds pour doubler les garanties de prêts d’ici 2030, atteignant 20 milliards de dollars. Les banques régionales de développement se sont également regroupées pour fournir des assurances aux projets verts et assouplir les calendriers de remboursement.
Des accords bilatéraux pour faciliter des retours sur investissements
Pour accélérer l’abandon par les pays en développement des centrales électriques au charbon, les pays occidentaux sont invités à verser des aides directes. L’ETC évalue les besoins à 300 milliards de dollars d’ici 2030 pour soutenir la transition énergétique. Au total, les aides des pays riches nécessaires pour réussir la transition écologique devraient atteindre 500 milliards de dollars par an jusqu’en 2030. Une partie de ces fonds ne serait pas directement dépensée, car les garanties servent principalement de filet de sécurité. La répartition des aides et des garanties reste une question épineuse. La mise en place d’accords bilatéraux pourrait compliquer le suivi des engagements globaux et favoriser certains États au détriment d’autres. Les pays riches chercheraient à maximiser leurs retours sur investissement en exigeant que les fonds servent à acheter leurs équipements. Une alternative serait la création de nouvelles institutions multilatérales pour superviser la distribution locale des aides. Cependant, le contexte actuel n’est pas favorable au multilatéralisme.
La Banque mondiale se voit un avenir durable
Les pays en développement se montrent de plus en plus réticents à passer par ces institutions, perçues comme invasives et bureaucratiques. Le recours à la Banque mondiale apparaît comme la solution la plus pragmatique. Avec ses capacités d’analyse et son expérience, elle semble mieux placée pour assurer une distribution efficiente des aides. L’institution pourrait également accroître légèrement ses emprunts sur la base de ses fonds propres sans affecter sa note de crédit. Le 15 octobre, Ajay Banga, président de la Banque mondiale, a annoncé une réduction de son ratio de fonds propres de 19 % à 18 %, libérant ainsi 15 milliards de dollars par an. Malgré tout, pour remplir ses missions, la Banque mondiale a besoin d’une augmentation de capital.
La Chine conditionne son soutien à un rééquilibrage des pouvoirs au sein de l’institution, ce que les États-Unis refusent catégoriquement, s’opposant à tout renoncement à leur droit de veto. La réduction des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial ne pourra être réalisée que si les pays émergents et en développement s’engagent pleinement. Ces derniers considèrent que les pays occidentaux sont responsables historiques du réchauffement climatique depuis 1750 et qu’ils doivent supporter une part significative de la transition écologique. Ils ont ainsi récusé la proposition de 240 milliards d’euros d’aide annuelle des pays dits avancés.
Selon une enquête publiée jeudi 28 novembre par la Table ronde des industriels européens (ERT), la confiance des chefs d’entreprise de l’Union européenne (UE) dans les perspectives économiques du continent a fortement chuté au second semestre 2024.
Alors que les tensions économiques au niveau mondial pourraient fortement impacter l’économie européenne, la Table ronde des industriels européens — un groupe d’intérêt rassemblant des entreprises du continent — note une dégradation de la confiance des entreprises, passée de 58 à 47 (sur 100) entre le premier et le second semestre de cette année. Elle franchit la barre des 50, qui sépare symboliquement l’optimisme du pessimisme.
Selon les dirigeants d’entreprises interrogés, les barrières commerciales qui se multiplient et l’instabilité politique mondiale sont des menaces pour leurs affaires. 84 % d’entre eux considèrent cette fragmentation comme l’un des trois principaux dangers et 55 % la considérant comme le risque principal.
Seuls 9 % des chefs d’entreprise soutiennent l’imposition de droits de douane pour protéger l’industrie européenne de la concurrence chinoise, tandis que seuls 4 % approuvent l’octroi de subventions aux entreprises.
« [Les chefs d’entreprises] veulent des marchés ouverts et fonctionnels », explique pour Euractiv Maria Demertzis, analyste au Conference Board Europe, le centre de recherche qui a développé la méthode de mesure utilisée dans l’étude. « Ils veulent [un marché ouvert et fonctionnel] à l’intérieur et à l’extérieur de [l’UE]. »
L’enquête de l’ERT intervient dans un contexte de frictions commerciales croissantes entre Bruxelles, Pékin et Washington — des tensions qui, selon certains, pourraient dégénérer en de véritables guerres commerciales quand Donald Trump sera de retour à la Maison-Blanche en janvier prochain.
Le nouveau président américain s’est en effet engagé à imposer des droits de douane de 60 % sur les produits chinois, ainsi que des droits de douane « universels » de 10 à 20 % sur les importations d’autres pays.
Pour Maria Demertzis, il est toutefois peu probable que Donald Trump mette en œuvre ces propositions, expliquant qu’il s’agit surtout de déclarations électoralistes.
Ce dernier pourrait cependant utiliser le bâton des droits de douane afin de forcer le continent à investir en matière de défense et à acheter du gaz naturel liquéfié (GNL) américain.
« Il va probablement négocier pour obtenir plus de revenus [de] l’Europe », souligne-t-elle. « Je ne me prononcerai pas sur l’ampleur de ce phénomène. »
Le rapport Draghi
L’enquête de l’ERT montre qu’une grande majorité de patrons soutient aussi l’appel de l’ancien président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, à stimuler la compétitivité de l’Union, en approfondissant le marché unique et en réduisant le fardeau règlementaire qui pèse sur les entreprises.
Ilham Kadri, vice-présidente de l’ERT, a déclaré que l’enquête mettait en évidence la conviction des chefs d’entreprise que « la mise en œuvre complète du rapport Draghi [sur la compétitivité de l’Union] sera transformatrice, fournissant une plateforme pour faire de l’Europe la destination la plus attrayante pour l’investissement ».
L’étude de l’ERT s’inscrit dans un climat de craintes généralisées concernant l’économie européenne, qui souffre des prix élevés de l’énergie, de faibles niveaux d’investissement et d’une faible demande.
Selon les dernières prévisions de la Commission européenne, le PIB de l’UE ne progressera que de 0,9 % cette année, soit un tiers du taux de croissance des États-Unis.
La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a annoncé mercredi 27 novembre que la première initiative majeure de sa nouvelle Commission serait une « boussole pour la compétitivité » s’appuyant « sur les trois grands piliers » économiques présentés dans le rapport Draghi, à savoir l’innovation, la décarbonation et la sécurité.
« Le premier [pilier] devra combler l’écart qui nous sépare des États-Unis et de la Chine enmatière d’innovation. Le deuxième est l’élaboration d’un plan conjoint pour la décarbonation et la compétitivité. Troisièmement, il s’agit de renforcer la sécurité et de réduire les dépendances », a expliqué la cheffe de l’exécutif européen.
S’exprimant avant l’approbation de sa nouvelle équipe par le Parlement européen, Ursula von der Leyen a fait écho à l’appel de Mario Draghi en faveur d’un environnement plus favorable aux entreprises et d’une plus grande intégration des marchés.
« La grande force du marché unique est qu’il remplace la myriade de normes et de coutumes nationales par un ensemble unique de règles. Nous devons donc revenir à ce que le marché unique fait de mieux, [c’est-à-dire] faciliter les affaires dans toute l’Europe. », a-t-elle déclaré.
Bonjour à toutes et à tous, vous écoutez le flash quotidien des expatriés du mardi 03 décembre. Dans les titres de l’édition : Michel Barnier joue son va-tout ! – Le Sénégal et le Tchad tournent le dos à la France – Visiter Notre Dame pendant les vacances
49.3 et Censure
L’Assemblée nationale a démis le gouvernement de ses fonctions. Une majorité de députés devraient voter la motion de censure déposée qui sera examinée mercredi. En conséquence, le budget de la sécurité sociale, loi de finance sur laquelle Michel Barnier a décidé d’engager sa responsabilité, sera rejeté. Une situation qui aura des conséquentes concrètes. Ainsi, 380 000 foyers français supplémentaires seront assujettis dans l’impôt sur le revenu, parce que le barème n’aura pas suivi l’inflation, et 17 millions de Français paieront plus également. Aussi, il n’y aura pas d’augmentation des budgets des ministères de l’Intérieur, de la Justice et des Armées ou des moyens alloués à la direction des Français de l’étranger. Enfin, certains alertent sur un risque d’impossibilité d’emprunter sur les marchés financiers. On en reparlera sûrement toute la semaine.
Dernier acte de la Francafrique
Dans la nuit du jeudi 28 au vendredi 29 novembre, quelques heures après la visite du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, au Tchad qui semblait s’être déroulée sans incident, la nouvelle est tombée, sans préavis, les autorités tchadiennes ont décidé « de mettre fin à l’accord de coopération en matière de défense » signé avec Paris en 1966. Après le Mali, le Burkina Faso et le Niger, d’où la France a été chassée par les juntes militaires qui y avaient pris le pouvoir, elle est désormais priée de retirer ses troupes du Tchad, souvent présenté comme le pilier de sa présence militaire au Sahel, mais aussi du Sénégal. Car peu avant le Tchad, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye avait annoncé dans une interview au Monde qu’il « n’y aurait bientôt plus de soldats français » dans son pays. Le recul de la France sur ce continent se confirme donc.
À Paris pendant les vacances ?
Si c’est le cas, sachez que depuis aujourd’hui, il est possible de réserver sa place pour visiter la cathédrale Notre de Dame de Paris. Le lieu historique sera ouvert du lundi au vendredi à tous, de 15h30 à 22 heures, et de 15h30 à 20 heures les samedis et dimanches. « Pour réduire (le) temps d’attente sur le parvis », le site explique qu’il est préférable de « réserver un accès gratuit.
C’est sur cette petite touche touristique qu’on referme ce flash quotidien des expatriés. On se retrouve demain pour une nouvelle édition, d’ici là portez-vous bien où que vous soyez !
Écouter le bulletin quotidien des Français de l’étranger
L’Assemblée nationale a démis le gouvernement de ses fonctions. Une majorité de députés devraient voter la motion de censure du gouvernement qui sera examinée mercredi. En conséquence, le budget de la sécurité sociale, loi de finance sur laquelle Michel Barnier a décidé d’engager sa responsabilité, sera rejeté. Mais, cette situation, que le pays n’avait pas connue depuis 1962, entraînera de nombreux blocages. On les détaille pour les Français de l’étranger qui seront eux aussi frappés par ces conséquences.
49.3, Mention de censure, Kezako ?
Pour ceux qui ne souviennent plus de notre constitution, on fait un petit point rapide de droit constitutionnel. En France, le pouvoir est incarné par le Président de la République mais si ce dernier préside, c’est, comme la Vème constitution le précise, le Premier ministre qui gouverne. Nommé par le premier des Français, le locataire de Matignon est cependant responsable devant les élus de la Nation.
Ainsi, le gouvernement ne peut exercer pleinement ses fonctions sans la confiance d’une majorité de députés. Et vous le savez, les Français ont décidé d’envoyer une assemblée divisée au Palais Bourbon en juillet dernier. En pleine crise budgétaire, alors que les députés ne semblaient pas enclins à suivre la proposition de loi de Finances sur la Sécurité sociale, Michel Barnier a décidé de dégainer l’article 49.3 de la constitution.
Ce mécanisme permet au gouvernement de faire passer une loi sans vote à la condition qu’aucune motion de censure ne soit adoptée par une majorité de députés. Et c’est donc ce pari que le Premier ministre issu du groupe Les Républicains a pris ce lundi 02 décembre. Un pari qui s’annonce perdu, le Nouveau Front Populaire et le Rassemblement national ayant annoncé leur décision de la voter.
Un Shut Down à l’américaine ?
La France n’aura donc plus de Premier ministre, à partir de mercredi, et pas de budget pour l’année 2025. Beaucoup, marqués par les « Shut Down » vécus par le gouvernement fédéral américain a plusieurs reprises, imagine le pire.
Mais non, la France n’est pas les USA. En effet, dans un tel cas, l’article 45 de la loi organique relative aux lois de finances permet au nouveau Premier ministre, ou à l’actuel, M. Barnier alors démissionnaire (au titre de la gestion des affaires courantes), comme G. Pompidou à l’automne 1962, de déposer, avant le 19 décembre, un projet de loi de finances spécial permettant de percevoir les impôts existants, les dépenses étant ouvertes par décrets du Premier ministre, sur la base des crédits votés (reconduction des crédits de paiement de l’exercice 2024). Évidemment, un tel projet devrait être adopté, en l’espace de quelques jours, comme ce fut le cas en décembre 1979, dans des circonstances totalement différentes, par le Parlement, afin de permettre la continuité de la vie nationale.
Si, au soir du 31 décembre, malgré ces diverses possibilités, aucun projet de loi de finances n’était adopté, il ne resterait plus que deux portes de sortie : soit ressusciter, avec l’accord du Conseil constitutionnel, le vieux système des douzièmes provisoires, que ni la Constitution, ni la LOLF ne prévoient, soit réactiver une disposition constitutionnelle endormie depuis plus de 60 ans : l’article 16 de la Constitution, car la situation internationale, notre défense, et le fonctionnement de l’État l’exigeraient. Le recours à l’article 16 de la Constitution serait la solution la plus extrême et demeure une hypothèse sans garantie d’acceptabilité juridique.
Quant à la démission du Chef de l’État, que certains prônent depuis les plateaux des chaînes d’informations en continu, bien que sa portée politique soit évidente à la lumière de la crise du 6 février 1934, elle ne résoudrait en aucun cas l’équation financière.
Mais des conséquences concrètes pour tous
Si la situation amène à reconduire le budget 2024, mécaniquement 380 000 foyers français supplémentaires seront assujettis dans l’impôt sur le revenu, parce que le barème n’aura pas suivi l’inflation, et 17 millions de Français paieront plus également. Parmi les foyers potentiellement impactés, il y a tous les Français de l’étranger qui ont choisi de ne pas activer, pour leurs revenus imposables en France, l’option fiscale du prélèvement forfaire au profit d’un alignement sur les barèmes des résidents.
Parmi les autres conséquences avancées par les ministres au fil de ces derniers jours, on notera l’annulation de d’augmentation des budgets des ministères de l’Intérieur, de la Justice et des Armées ou des moyens alloués à la direction des Français de l’étranger.
Aussi, il n’y aura pas de nouvelles mesures en faveur des agriculteurs non plus. Exit aussi les nouvelles mesures fiscales comme la contribution des grandes entreprises et des très hauts revenus.
Cependant, les conséquences du rejet du budget de la Sécurité sociale sont plus incertaines. En effet, il n’y a rien dans les textes, ni dans la Constitution, ni dans la loi organique pour encadrer cette situation. En tout état de cause, un rejet aurait une conséquence directe : les nouvelles mesures, celles qui sont prévues dans son édition 2025, comme la revalorisation des retraites et la baisse des exonérations patronales, ne pourraient pas s’appliquer.
Interrogé par LCP, le rapporteur du budget de la Sécurité sociale à l’Assemblée nationale, Yannick Neuder (Droite républicaine), met lui aussi en garde contre les conséquences de cette impossibilité d’emprunter sur les marchés financiers : « Sans PLFSS, il n’y a pas d’article 13, et sans cet article 13, il n’y a pas de budget pour les hôpitaux, plus de financement pour les retraites, plus de remboursement des soins pour les patients. » Et le député de prévenir que sans nouvel emprunt, l’Acoss et la CNRACL ne disposeraient que de deux ou trois mois de trésorerie. Il faut aussi oublier les amendements sur la CFE et pour les bourses scolaires… Enfin, Sophie Primas devra elle aussi quitter ses fonctions de Ministre déléguée aux Français de l’étranger, sauf surprise. Elle n’aura pas eu le temps de déployer son programme.
Ce week-end a eu lieu le Téléthon 2024. En France, dans quasiment les 33 000 communes des évènements au profit de l’opération caritative se sont déroulés permettant de collecter 80 millions d’euros au profit de l’Association Française pour la Myopathie (AFM). Mais à l’étranger aussi, les Français se sont mobilisés. Petit tout non exhaustif des actions des expatriés pour le Téléthon 2024 à l’étranger.
Le Téléthon c’est quoi ?
Le Téléthon est né en France en 1987, il s’agit d’une vaste opération de collecte de fonds contre les maladies génétiques et neuromusculaires .
Le Téléthon c’est une mobilisation exceptionnelle pour vaincre la maladie. Un élan de solidarité unique avec ses 5 millions de participants, le Téléthon donne à l’AFM-Téléthon les moyens de mener le combat contre la maladie.
Contraction de deux mots (télévision et marathon) En France, le Téléthon est organisé par l’Association Française contre les Myopathies (AFM ) qui lutte contre les maladies génétiques neuromusculaires (myopathies, myotonie de Steinert) essentiellement , mais aussi sur d’autres maladies génétiques rares.
Des évènements aux 4 coins de la planète
Si on n’a pas encore retrouvé le dynamisme d’avant la pandémie, le Téléthon peut toujours compter sur la mobilisation du réseau des Lycées et écoles de l’AEFE. Ainsi, tout au long de la semaine des Lycées français du monde, les enfants et le corps professoral ont relevé de multiples challenges. A l’instar des élèves du cycles 2 du Lycée Français International Samuel Beckett en Irlande, ils ont travaillé ensemble pour le Téléthon en participant à un grand jeu de construction pour la tour la plus haute en Kaplas. Malgré le « sérieux de l’enjeu », les enfants se sont bien amusés et ont montré un vrai sens de la coopération. À Prague, l’Association des Parents d’élèves avait, elle, organisé un « goûter festif » vendredi après-midi.
Marion Lovell Virte, présidente du Téléthon FDETéléthon Irlande AEFE 2024Telethon Bangkok 2024Téléthon Prague 2024
Tandis qu’à Pékin, on a mis les petits plats dans les grands pour organiser une soirée caritative. Au sein de l’écrin d’un des hôtels Intercontinental de la capitale chinoise, soutenus par une pluie de sponsors, les Français se sont donné rendez-vous samedi soir pour clore en beauté leur Téléthon. Un succès, toutes les places étaient prises et les bénéfices seront versés à l’association. D’ailleurs, à Wuhan aussi, 130 personnes se sont retrouvées pour dîner au profit de l’AMF afin de se remettre des 2 tournois de pétanque organisés par les élèves et les professeurs du lycée géré par la Mission laïque française.
Ainsi l’art de la cuisine française fit un carton l’Empire du milieu mais la gastronomie française est une référence partout. Ainsi à Rabat au Maroc ou à Istanbul en Turquie, les expatriés se sont aussi retrouvés, cette fois dans des restaurants porte-drapeaux de notre culture gourmande, pour des diners caritatifs.
23 pays pour le Téléthon des expatriés 2024
En tout, les Français de l’étranger se sont mobilisés dans 23 pays et pas seulement pour manger. Certains ont donné de leur personne comme en Thaïlande. Là-bas, l’association Bangkok Accueil, pour la première année, a rejoint les bénévoles du Téléthon. Et ils ont donné de leur personne, que ce soit en marche active, marche rapide ou en Zumba ;-), les participants ont réalisé 1,075,808 pas pour la bonne cause.
Que ce soit en dinant, en jouant, en pratiquant du sport ou pour toute autre initiative, les Français de l’étranger ont répondu présent pour ce Téléthon 2024. On en profite pour remercier Marion Lovell Virte, qui préside la section Hors de France du Téléthon. Grâce à sa mobilisation et à son dévouement, sans oublier son équipe de bénévoles, le Téléthon de la coordination 99 continue son expansion. Bravo à tous !