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  • Bayrou à Matignon : réactions de vos parlementaires Français de l’étranger

    Bayrou à Matignon : réactions de vos parlementaires Français de l’étranger

    Depuis le 4 décembre dernier et le vote en faveur de la censure du gouvernement Barnier, c’est le nom d’un nouveau Premier Ministre qui était attendu. Après plus d’une semaine d’attente, François Bayrou va donc s’installer à Matignon. Alors quelles sont les premières réactions de vos élus des Français de l’étranger ? Que pensent-ils de l’arrivée du Président du MoDem à la tête du prochain gouvernement ?

    François Bayrou Premier Ministre : des clivages chez les députés et les sénateurs

    Parmi les parlementaires représentant les expatriés, Frédéric Petit partage la même étiquette politique que le nouveau Premier Ministre. Aussi, pour le député MoDem des Français d’Allemagne, d’Europe centrale et des Balkans, cette nomination, il souhaite d’abord la placer dans une perspective constructive.  « On va enfin se mettre tous au travail pour le pays, l’Europe, et le monde, avec les plus de 300 parlementaires de l’assemblée nationale qui sont d’accord sur l’essentiel et sur l’effort à fournir ! » nous a-t-il directement confié.

    « On va enfin se mettre tous au travail pour le pays, l’Europe, et le monde, avec les plus de 300 parlementaires de l’assemblée nationale qui sont d’accord sur l’essentiel et sur l’effort à fournir ! »

    Frédéric Petit, député de la 7eme circonscription des Français établis hors de France

    La séquence politique que les Français viennent de vivre a été parsemée d’atermoiements, d’avancées, de reculs, de discussions, de négociations, … Tout cela peut effectivement apporter son lot d’inquiétudes chez nos compatriotes, où qu’ils vivent, et il faudra sans doute les rassurer rapidement.

    François Bayrou
    François Bayrou

    Quant à Eléonore Caroit, qui représente nos compatriotes d’Amérique latine et des Caraïbes, elle « souhaite » au prochain Premier Ministre « de réussir ». Joint directement par la rédaction Lesfrancais.press, la députée apparentée au groupe « Ensemble pour la République » présidé par Gabriel Attal à l’Assemblée nationale, a poursuivi en indiquant que les parlementaires « seront à ses côtés ».

    « François Bayrou, qui a toujours été très présent (…) dispose des qualités pour pouvoir faire cette synthèse difficile »

    Eléonore Caroit, députée de la 2eme circonscription des Français établis hors de France

    Elle a aussi ajouté que la « tâche du Premier ministre sera difficile de composer un gouvernement qui reflétera l’Assemblée afin de garantir une stabilité à notre pays ». Pour elle, « François Bayrou, qui a toujours été très présent (…) dispose des qualités pour pouvoir faire cette synthèse difficile ». Également apparenté au groupe « Ensemble pour la République » au Palais Bourbon, Stéphane Vojetta, se « réjoui(t) que l’on ait à nouveau un Premier ministre. »  Se plaçant également dans une perspective de reprises des activités pour le pays, le député des Français de la péninsule ibérique « espère qu’il formera son gouvernement et se mettra au travail dès que possible ».

    « François Bayrou, a souvent une vision éclairante sur la France et je souhaite qu’il réussisse à travailler sur la base de compromis pour élargir le socle de son gouvernement »

    Stéphane Vojetta, député de la 5eme circonscription des Français établis hors de France

    Concernant l’homme qui vient d’arriver à Matignon « François Bayrou, a souvent une vision éclairante sur la France et (je) souhaite qu’il réussisse à travailler sur la base de compromis pour élargir le socle de son gouvernement » a indiqué à notre correspondant Stéphane Vojetta. Enfin, il a aussi indiqué vouloir continuer ses activités « et sera(i) à Paris dès lundi pour travailler sur le Projet de Loi Spéciale afin de permettre le vote d’un budget ».

    Un temps pressenti pour occuper le poste de Premier Ministre, Roland Lescure, député des Français d’Amérique du Nord « félicite François Bayrou » et déclare qu’il « est l’homme de la situation, dans un moment où le pays a plus que jamais besoin de courage et de dialogue ». Quant à Marc Ferracci, ministre sortant de l’industrie et qui retrouve son mandat de député des Français de Suisse et du Lichtenstein, il « remercie Michel Barnier pour avoir servi le pays » et il transmet ses « félicitations à François Bayrou pour sa nomination comme Premier Ministre.» Anne Genetet, ministre de l’Education Nationale de Michel Barnier qui retrouve son siège de député des Français de l’étranger fait part de ses « chaleureuses félicitations à François Bayrou (…) Elu de terrain et homme de convictions, il sait combien l’Ecole est le cœur battant de notre République. » Du côté de Pieyre-Alexandre Angalde, député des Français du Benelux, celui-ci propose « à tous ceux qui sont attachés à l’Europe » de « s’engager pour la réussite du nouveau gouvernement. »

    « Je félicite François Bayrou. Il est l’homme de la situation, dans un moment où le pays a plus que jamais besoin de courage et de dialogue. »

    Roland Lescure, député de la 1ere circonscription des Français établis hors de France, ancien ministre

    Pour Olivia Richard, sénatrice des Français de l’étranger et membre du groupe centriste au Palais du Luxembourg, celle-ci nous a déclaré. « C’est le 4eme gouvernement avec lequel on va travailler en 1 an. J’ai donc appris à ne pas m’attacher aux personnes, mais à ce qui est possible de faire et de mettre en œuvre. En indépendante, ma vision est pragmatique (…). J’espère que ce sera plus un remaniement qu’un nouveau gouvernement car on a besoin de stabilité pour avancer ». 

    « Macron nomme à Matignon son premier grand soutien politique de 2017 (…) Triste jour pour la démocratie. »

    Mathilde Ollivier, sénatrice des Français(es) établis hors de France

    Mais du côté du parti « les écologistes », cette arrivée du Président du MoDem à Matignon est accueillie avec plus de distance.

    Matignon
    Matignon

    Ainsi, Mathilde Ollivier, sénatrice des Français(es) de l’étranger, également contacté par nos soins, a rappelé le post publié sur le réseau social BkueSky où elle a écrit : « François Bayrou, nouveau Premier Ministre. Donc Macron nomme à Matignon son premier grand soutien politique de 2017 ». Son message continu par « Macron marche une fois de plus sur les résultats de juillet en nommant un fidèle parmi les derniers fidèles. Triste jour pour la démocratie. »

    Yan Chantrel, sénateur du Parti Socialiste des Français de l’étranger est également sur cette ligne : « Tout ça pour ça. Alors que sa politique a été sanctionnée en juillet, Emmanuel Macron nomme un de ses premiers soutiens depuis 2017. Il s’obstine dans son déni démocratique ».

    « La nomination d’un nouveau Premier Ministre n’est pas tant la question de qui, mais pour quoi faire et comment ? »

    Hélène Conway-Mouret, sénatrice des Français(es) établis hors de France

    Au-delà de la personnalité de François Bayrou, Hélène Conway-Mouret, ancienne ministre, sénatrice des Français établis hors de France et membre du Parti Socialiste, le rappelait dans une publication hier sur X. « La nomination d’un nouveau Premier Ministre n’est pas tant la question de qui, mais pour quoi faire et comment ? » Et aujourd’hui elle exprime de la déception dans ce choix. Elle nous a d’ailleurs déclaré. « Il fallait un battant qui s’attache à redresser le pays. Quel bilan après son haut-commissariat au plan ? Et pourtant on aimerait tellement avoir un peu de stabilité et que ça marche « . Et que des réformes puissent avancer. Au sein des LR (Les Républicains), Ronan Le Gleut, sénateur pour nos compatriotes hors de France, se pose aussi la question des propositions. Il nous a ainsi partagé le fait que « le choix de participer ou non au gouvernement n’est évidemment pas un choix aussi simple qu’en septembre avec Michel Barnier. » Selon ce proche de Bruno Retailleau, « Les Républicains ont un devoir de responsabilité dans cette période. » Et nous a-t-il indiqué, « ce qui compte c’est la France, au-delà des personnes, c’est pourquoi le Premier ministre doit nous dire ce qu’il compte faire pour notre pays. En fonction de son projet, nous déciderons.« 

    D’ailleurs, les expatriés, seront-ils écoutés et entendus par le nouveau locataire de Matignon et la prochaine équipe de ministres qui se constituera dans les heures qui arrivent ? Marianne Magnin, la présidente du MoDem à l’étranger « accorde toute (sa) confiance à François Bayrou (…) en sa capacité à bâtir des compromis au-delà des clivages partisans (…) Une véritable source d’inspiration pour nous, Français vivant à l’étranger » nous a t-elle dit. Mais, espérons aussi que l’inverse se produise. Que le sujet des expatriés inspire également le prochain gouvernement. En effet, les thèmes concernant nos ressortissants vivant à l’étranger sont nombreux, et pas uniquement liés au budget. 

  • François Bayrou, Premier ministre, la France bloquée pour longtemps ?

    François Bayrou, Premier ministre, la France bloquée pour longtemps ?

    Alors que la France est confrontée à une crise budgétaire mais aussi de valeurs, sans oublier les industries à la traine et les agriculteurs dans les rues, Emmanuel Macron a nommé François Bayrou comme Premier ministre. Après Michel Barnier, c’est donc un autre enfant du baby-boom qui prend la tête du pays. Pourra-t-il apporter les réponses qu’exigent ce siècle et la mutation que vit notre pays tant sur un plan sociétal, économique qu’institutionnel !

    Le centre mou

    Certes, Bayrou coche quelques cases du moment : il a su flatter la Macronie sans jamais abandonner son camp d’origine, la droite parlementaire, non sans ménager la gauche et tout en maintenant des relations cordiales avec le RN. Il a émargé dans tous les partis de la droite et du centre depuis les années 90.

    Hélas, il va tout de même manquer à notre Premier ministre de circonstance quelques détails infimes pour réconcilier une France inquiète. En effet, il faudrait d’abord à François Bayrou démontrer qu’il a le souci de la France, celui du peuple français. Or, le président du MoDem a longuement démontré qu’il avait, avant tout, le souci de lui-même et de sa carrière politique, de son destin, de sa personne. Il n’a jamais prouvé qu’il était prêt à sacrifier tout cela par souci de la France et des Français – bien au contraire.

    Ainsi, ses opposants le font volontiers passer pour un homme certain de sa supériorité, doublé d’un amoureux du consensus plutôt que des changements d’ampleur. « Il est le génial inventeur du volontarisme d’atmosphère, une fumée que l’on sent toujours mais que l’on ne voit jamais », pointe dans son récent livre La Citadelle (Éditions Albin Michel) l’ancien ministre Jean-Michel Blanquer, qui l’accuse de choisir « le verbe plutôt que l’acte, l’apparence plutôt que la réalité, les joies de Narcisse plutôt que les travaux d’Hercule ».

    Le touche à tout de la République

    Ce père de famille nombreuse, qui fait le pèlerinage de Lourdes chaque année, n’a guère laissé le souvenir de ses combats sur le mariage pour tous, l’IVG ou le mariage homosexuel… En dehors de l’Europe, version régionale de la mondialisation destructrice des nations, on cherche en vain le fil rouge d’une carrière au centre mou.

    Désormais grand-père, Bayrou a tout vu, tout fait. Il a été conseiller général des Pyrénées-Atlantiques, député, président du conseil général, ministre de l’Éducation nationale de 1993 à 1997. Il a succédé au très centriste et très mou Pierre Méhaignerie à la tête du CDS, il a présidé l’UDF, fait un tour à Strasbourg comme député européen, occupé le ministère de la Justice sous Emmanuel Macron et Édouard Philippe (un mois et quatre jours !), occupé la mairie de Pau et le Haut-Commissariat au plan.

    Un CV de touche-à-tout de la République, avec deux postes de ministre seulement. Bayrou a suscité davantage de méfiance que de fidélité. « Il a été un très médiocre ministre de l’Éducation nationale, tranche un proche d’Éric Ciotti, joint par l’AFP, qui a de la mémoire. Il sait se vendre mais ne travaille pas, contrairement à Bruno Le Maire ou à Éric Woerth. » Même bilan au Haut-Commissariat au plan. « C’est un outil qui peut être extraordinaire si on connaît finement l’État, un outil d’anticipation, poursuit notre élu : il n’a pas su le raccrocher à l’administration. Rien sur la décentralisation. Bayrou réserve son talent à ses lecteurs… ». Espérons que désormais depuis Matignon, que François Bayrou fera désormais passer les Français devant.

    Matignon à tout prix ?

    Désormais comme premier ministre, François Bayrou a la mission de réussir là où son prédécesseur a échoué. Il a été désigné un vendredi 13. Et un 13 décembre, jour où le roi Henri IV, Béarnais comme lui et sujet d’une de ses biographies, est né en 1553 dans sa ville de Pau (Pyrénées-Atlantiques). Autant de signes pour ce catholique pratiquant, convaincu que ce sont « des étoiles mystérieuses qui nous conduisent » (SIC).

    Pour arracher au Président de la République sa nomination, François Bayrou a vanté le scénario d’un « pacte de non-censure ». Pas d’utilisation de la méthode forte du 49.3 au Parlement, contre l’engagement d’un maximum de groupes à ne pas renverser le gouvernement. Un travail immédiat sur des sujets consensuels comme l’éducation, et un peu de temps pour traiter les thèmes les plus polémiques, comme les retraites et l’immigration.

    Au Parlement, François Bayrou pense pouvoir rallier une partie de la gauche non-Insoumise à sa ligne « humaniste », pro-européenne et sociale-réformiste, malgré les attaques de plusieurs socialistes qui le dépeignent en « continuateur de la politique d’Emmanuel Macron ». Ou rappellent son approche conservatrice de plusieurs sujets de société, comme la légalisation de l’« aide à mourir », pourtant défendue avec convictions par le député MoDem des Français d’Europe central et des Balkans, Frédéric Petit.

    Le démocrate-chrétien compte aussi amadouer Marine Le Pen. La patronne des députés du RN, qui s’est toujours sentie respectée dans leurs échanges, n’a pas oublié qu’il lui a accordé son parrainage pour la présidentielle de 2022, au nom du pluralisme. Ni qu’il a critiqué la peine d’inéligibilité à application immédiate requise par le parquet, dans l’affaire des assistants parlementaires d’eurodéputés RN.

    François Bayrou et les Français de l’étranger

    Hors de France, le MoDem, comme feu l’UDF, n’a jamais été un acteur très présent. Leur faible implantation locale le démontre. En effet, les Français de l’étranger n’ont jamais été une population ciblée par le parti centriste qui, comme son fondateur, est plutôt enraciné dans les terroirs français. Une situation que regrettent les militants du parti centriste. D’ailleurs, seul un député MoDem, Frédéric Petit, a été élu parmi les 11 circonscriptions des Français de l’étranger mais uniquement grâce à une alliance avec le parti présidentiel dont il avait reçu aussi l’investiture.

    Dans le programme du MoDem, on ne trouve d’ailleurs aucune ligne sur les expatriés ou les Français nés hors de France. En fouillant sur le net, on peut découvrir une vidéo publiée par François Bayrou à l’occasion des Européennes, rien pour les législatives ou la présidentielle. Un désamour que lui rendent bien les Français de l’étranger, en effet, ils étaient moins de 500 à avoir regarder le message du chef de parti.

    Quel gouvernement ?

    Désormais, François Bayrou doit donc constituer un gouvernement. Une équipe qui pourra relever les défis et ne pas se faire censurer.

    Alors qu’on attendait un geste du PS, dans un courrier adressé au nouveau premier ministre, François Bayrou, Olivier Faure appelle au renoncement du 49.3 en échange d’une non-censure et annonce qu’il « ne participer[a] pas à [son] gouvernement et demeurer[a] dès lors dans l’opposition au Parlement ». Le PS demande également dans ce courrier, adopté à l’unanimité par le bureau national du parti, « la garantie que [le] gouvernement ne se placera en aucune manière sous la dépendance du Rassemblement national, ni ne reprendra à son compte son programme xénophobe ». Alors que La France Insoumise a décidé de sortir immédiatement la grosse artillerie. En effet, Mathilde Panot, présidente du groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale, a annoncé quant à elle, que LFI votera bien la censure du nouveau Premier ministre dès sa prise de fonction. Une position que pourraient suivre les Ecologistes, comme l’indique la patronne des écologistes Marine Tondelier. Celle-ci a estimé ce vendredi sur BFMTV que ses députés n’auront « d’autre choix » que de censurer le gouvernement de François Bayrou s’il ne change pas de politique économique et s’il garde Bruno Retailleau à l’Intérieur.

    Tandis qu’à droite, la relation conflictuelle entre François Bayrou et Nicolas Sarkozy plane, les Républicains hésitent sur l’attitude à suivre mais dans tous les cas, ils ne lui feront pas de cadeau. Du côté du Rassemblement national, la nomination du chef du MoDem est « un prolongement du macronisme ». Pour Marine Le Pen, la nomination du Premier ministre « ne pourrait mener qu’à l’impasse ». Sur X, la présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale demande à François Bayrou « d’entreprendre ce que son prédécesseur – Michel Barnier – n’a pas voulu faire : entendre et écouter les oppositions pour construire un budget raisonnable et réfléchi ».

    Alors dans quel vivier François Bayrou va-t-il pouvoir piocher pour constituer son équipe de choc. Car le nouveau gouvernement devra faire voter en urgence la loi spéciale pour permettre à l’Etat de fonctionner au-delà du 01 janvier, un vote qui devrait être consensuel. Mais derrière, il faudra rapidement proposer une loi de Finances pour 2024, mobiliser les Européens contre le Mercosur, s’atteler au dossier de l’immigration avant que la Commission européenne imposer son système européen, mais aussi bâtir une nouvelle alliance face au retour des impérialismes. Tout ça en menant tambours battants des réformes pour sauver notre protection sociale, relancer notre force créative, refonder notre diplomatie… Est-ce que François Bayrou, qui depuis sa nomination, fait appel à Mitterrand et à Henri IV pour signer sa gouvernance qui s’ouvre, pourra relever les défis de ce début de siècle. En tout cas, il ne faudra pas une réponse molle.

  • Parcoursup 2025 et les Lycées français à l’étranger

    Parcoursup 2025 et les Lycées français à l’étranger

    Bientôt bachelier ? C’est une nouvelle étape de la vie des jeunes Français de l’étranger qui s’amorce en ce mois de décembre. En effet, il est temps de préparer l’accès à la majorité, le départ du domicile familial pour commencer sa propre vie. Et pour certains, c’est le moment de choisir son orientation professionnelle. C’est donc l’heure du premier choix, celui de l’université ou école que le jeune expatrié va rejoindre. Pour ceux qui choisissent la France, c’est par le dispositif en ligne Parcoursup que l’aventure commence. Alors que le site Parcoursup reprendra du service quelques jours avant le début des vacances de Noël, nous vous proposons un petit guide pour les jeunes Français de l’étranger.

    Quelle formation choisir ?

    À partir du mercredi 18 décembre, les expatriés, qui veulent rejoindre la France pour continuer leurs études, pourront donc commencer à consulter la plateforme et surtout l’offre de formations. Pour rappel, tous les futurs bacheliers mais aussi ceux disposant d’un diplôme équivalent et disposant de la nationalité française peuvent, quoiqu’il arrive, s’inscrire sur Parcoursup et avoir accès à l’intégralité de la plateforme.

    Il ne s’agira pas encore de s’inscrire ou de faire vos vœux, mais il sera possible d’accéder à la carte des formations, qui répertorie celles qui participeront à la procédure. L’occasion de commencer à regarder leurs attendus (c’est-à-dire leurs critères d’admission), ainsi que les chiffres-clés comme leur capacité d’accueil, le nombre de candidatures l’année précédente, le taux de boursiers, taux d’élèves hors académie, etc. Le site l’Etudiant propose, d’ailleurs, un formulaire interactif qui permet de faire un premier tri en partant des envies du futur étudiant.

    Parcoursup
    Parcoursup

    Une fois les filières identifiées, il est impératif de se renseigner sur les modalités d’accès. En effet, que ce soit un BTS, un Bachelor ou un DUT, les établissements ont des règles spécifiques d’admission, comme le lieu de résidence des parents (pour les non-résidents, il faut donc regarder le taux d’élèves hors académie accepté), la moyenne annuelle, la présence de mention aussi sont des éléments qui peuvent varier d’un diplôme à l’autre mais aussi dans chaque centre de formation.

    Une fois ce travail préparatoire, n’oubliez pas l’administratif comme le certificat de Journée Défense et Citoyenneté, anticiper l’inscription à la Sécurité sociale avec une mutuelle étudiante, etc, il faudra patienter jusqu’au 15 janvier pour exprimer ses vœux.

    Les vœux : prendre le temps de la réflexion

    Mi-janvier, les choses sérieuses commencent. Les candidats pourront procéder à votre inscription sur Parcoursup en constituant son dossier. Mais surtout, ils pourront commencer à formuler vos vœux pour l’année prochaine.

    La plateforme sera ouverte jusqu’au 13 mars 2025 alors pas la peine de céder à la panique et de vous précipiter dès le mois de janvier. Ils ont le temps de mûrir leur réflexion pour faire leur choix.

    Car au-delà des règles générales à connaître (comme le nombre de vœux et de sous-vœux autorisés), il existe aussi des subtilités, comme pour les critères d’admission) entre les différents types de formations : on ne formule pas ses vœux de la même manière pour entrer en BTS ou à Sciences Po (IEP). Aux candidats de bien se renseigner en amont, pour optimiser approche et stratégie pour Parcoursup.

    Petit rappel pour les candidats à Parcoursup :

    • Ceux qui ont passé l’épreuve de baccalauréat de langue française au sein du réseau AEFE, vous devez saisir votre INE (identifiant national élève) que vous trouverez sur vos relevés de notes des épreuves anticipées du bac ou sur vos bulletins scolaires.
    • Si vous êtes un candidat qui n’est pas scolarisé dans un lycée français alors vous devrez cocher, tout simplement, la case « Je n’ai pas d’INE ».

    Quand le candidat connaitra son université ou école ?

    Entre le 14 mars et le 2 avril, les candidats devront en un peu moins de trois semaines confirmer leurs vœux en complétant leurs dossiers. Chaque établissement qui aura retenu votre candidature a ses propres exigences même si des éléments sont bien évidemment communs.

    Frise chronologique Parcoursup
    Frise chronologique Parcoursup

    Concrètement, vous devrez fournir les derniers éléments demandés pour que votre vœu soit bien transmis à la formation. Il s’agira principalement de rédiger les lettres de motivation pour les formations qui en demandent une, remplir les rubriques « Activités et centres d’intérêt« , « Préférences et autres projets », joindre les questionnaires d’auto-évaluations pour des vœux en droit, en sciences et en IFSI, etc.

    Si pour des raisons diverses, le candidat a loupé cette échéance, il pourra toujours formuler des vœux en phase complémentaire à partir du 11 juin 2025. Mais le choix sera moindre, puisque seules les formations proposant encore des places seront référencées.

    Enfin, les réponses définitives des établissements, universités, écoles ou autres, seront connues entre le lundi 2 juin et le jeudi 10 juillet 2025.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 13.12.2024

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 13.12.2024

    Bonjour à toutes et à tous, nous sommes le vendredi 13 décembre, et vous écoutez le dernier flash quotidien des expatriés de la semaine, dans nos titres : Sébastien Lecornu nommé Premier ministre – France consulaire pour tous en 2025 – Le vendredi 13 en France

    Emmanuel Macron travaille en solitaire

    Emmanuel Macron vient d’atterrir en France après sa journée en Pologne. Le président de la République a raccourci sa visite pour rentrer plus tôt à Paris ce soir, alors qu’il avait promis mardi soir aux ténors des partis politiques de nommer un Premier ministre « dans les 48 heures ». Mais à 19H30, le palais de l’Élysée a annoncé que le Premier ministre sera nommé, finalement, que ce vendredi matin. Un report alors que les trois favoris François Bayrou, Sebastien Lecornu et le député des Français d’Amérique du Nord Roland Lescure, ne font toujours pas consensus parmi les partis.

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 05.09.2024
    Hotel Matignon

    France consulaire sera totalement déployé en 2025

    En phase de tests, depuis quelques années, au fil des ans, le service France consulaire s’est déployé dans le monde entier. Ce service, basé à Paris, mais destiné à tous les Français de l’étranger, remplace petit à petit les accueils téléphoniques des consulats. Actuellement, France Consulaire répond à 99,9% des appels reçus (32.049 appels reçus en octobre 2024), avec un taux de décroché dans les 15 secondes de l’ordre de 99%. Les questions concernent principalement les demandes de passeports et de cartes nationales d’identité et l’inscription au Registre (50%), les démarches d’état-civil (24%) et les affaires sociales (3%). le 10 décembre, neuf nouveaux pays africains (la Côte d’Ivoire, le Libéria, le Sénégal, la Gambie, la Guinée Bissau, le Cap Vert, le Mozambique, l’Eswatini et la Mauritanie) ont rejoint ce service, ce qui porte à 80 le nombre de pays couverts, totalisant 97 postes diplomatiques et consulaires et 1.024.000 Français inscrits au Registre, c’est-à-dire 59% des Français résidant à l’étranger. L’objectif est que 100% des expatriés soient couverts à la fin de l’année 2025.

    France Consulaire : « couvrir l’ensemble des pays d’ici la fin 2025 »
    France Consulaire : « couvrir l’ensemble des pays d’ici la fin 2025 »

    Malchance ou chance ?

    Telle est la question en ce vendredi 13. En France, cette date est liée au vendredi 13 octobre 1307 où tous les Templiers de France sont arrêtés presque en même temps, au petit matin. Jour de malchance pour les moines soldats mais aussi journée faste pour Phillipe le Bel, alors roi de France. En effet en liquidant l’ordre religieux, il a aussi mis fin à la crise budgétaire du royaume, puisque ces derniers étaient les créanciers de notre couronne. C’est pour cela que dans notre pays, la date du vendredi 13 est connue comme une journée malchanceuse sauf pour les jeux d’argent où la date est, à l’inverse, une journée chanceuse.

    Les superstitions du vendredi 13 dans le monde
    Les superstitions du vendredi 13 dans le monde

    C’est tout pour cette semaine, on se retrouve lundi pour un nouveau flash quotidien des expatriés sûrement dédié aux nouveaux membres du gouvernement français. D’ici là passez un bon week-end où que vous soyez.

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

  • France Consulaire : « couvrir l’ensemble des pays d’ici la fin 2025 »

    France Consulaire : « couvrir l’ensemble des pays d’ici la fin 2025 »

    C’est en octobre 2021 que le service « France Consulaire » (SFC) a été lancé. Depuis cette date, les Français de l’étranger peuvent contacter ce centre d’appels téléphoniques dont la mission est de répondre aux questions générales de nos compatriotes établis hors de France. En outre, cela vise aussi à désengorger l’accès aux consulats. Ainsi, ces derniers peuvent davantage s’occuper des demandes individuelles de nos expatriés. Mais ce service à distance ne couvre pas encore les quatre coins de la planète. Cela reste cependant un objectif pour 2025. Comme l’est aussi de toujours améliorer la réponse aux usagers. Plus de 3 ans après sa création, lesfrancais.press fait le point avec celui qui pilote ce dispositif depuis Nantes. Marc Egret, secrétaire des affaires étrangères, chef de pôle du Service France Consulaire, répond ainsi à nos questions.

    Lesfrancais.press : « Pourriez-vous rappeler en quoi consiste le service « France consulaire » ? »

    Marc Egret : « Le Service France consulaire (SFC) a été mis en place en 2021 pour traiter les appels téléphoniques des Français de l’étranger concernant les démarches consulaires (hors visas). Il s’agit d’un des chantiers majeurs de la politique prioritaire du Gouvernement visant à améliorer la qualité du service rendu aux Français de l’étranger, dont la direction des Français de l’étranger et des affaires consulaires du ministère de l’Europe et des affaires étrangères a la charge. »

    Plus d'un million de Français à l'étranger peuvent contacter France Consulaire
    Plus d’un million de Français à l’étranger peuvent contacter France Consulaire
    Lesfrancais.press : « En décembre, neuf nouveaux pays d’Afrique ont rejoint le périmètre du service de réponse téléphonique « France consulaire », aujourd’hui combien de pays sont-ils intégrés ? »

    Marc Egret : « le 10 décembre, neuf nouveaux pays africains (la Côte d’Ivoire, le Libéria, le Sénégal, la Gambie, la Guinée Bissau, le Cap Vert, le Mozambique, l’Eswatini et la Mauritanie) ont rejoint SFC, ce qui porte à 80 le nombre de pays couverts, totalisant 97 postes diplomatiques et consulaires et 1.024.000 Français inscrits au Registre, c’est-à-dire 59% des Français résidant à l’étranger. »

    Lesfrancais.press : « À quelle date l’ensemble des pays sera-t-il couvert ? »

    Marc Egret : « L’objectif que nous poursuivons est une couverture de l’ensemble des pays du monde d’ici la fin de l’année 2025. »

    Lesfrancais.press : « Qu’est ce qui empêche encore aujourd’hui un déploiement global, un manque de budget ou des modalités techniques encore à développer ? »

    Marc Egret : « Le déploiement de SFC est progressif car l’intégration d’un pays nécessite un travail préparatoire important entre les équipes de SFC et chacun des postes concernés, afin de s’assurer que les téléconseillers disposent de données détaillées pour répondre aux usagers de la manière la plus efficace et la plus précise possible.

    « Nous avons à cœur de maintenir le niveau de qualité du service, en termes de délai et de qualité de réponse. »

    Marc Egret, chef de pôle du Service France Consulaire (SFC)

    Par ailleurs, nous avons à cœur de maintenir le niveau de qualité du service, en termes de délai et de qualité de réponse, au fur et à mesure du déploiement de SFC. Enfin, il convient d’identifier des solutions techniques qui peuvent varier selon les pays, en particulier depuis que SFC s’est développé au-delà de l’Europe. »

    Plus de 500 000 appels depuis la création de SFC
    Plus de 500 000 appels depuis la création de SFC
    Lesfrancais.press : « Quel est le délai moyen de temps de réponse d’un appel d’un de nos ressortissants à « France Consulaire » ? Et quelles sont les questions les plus fréquemment posées ?

    Marc Egret : « SFC répond actuellement à 99,9% des appels reçus (32.049 appels reçus en octobre 2024), avec un taux de décroché dans les 15 secondes de l’ordre de 99%.

    « Nous recevons cependant un grand nombre d’appels sur des questions de visas, qui ne relèvent pas du Service France consulaire »

    Marc Egret, chef de pôle du Service France Consulaire (SFC)

    Les questions concernent principalement les demandes de passeports et de cartes nationales d’identité et l’inscription au Registre (50%), les démarches d’état-civil (24%) et les affaires sociales (3%). Nous recevons cependant un grand nombre d’appels sur des questions de visas, qui ne relèvent pas de SFC, et il nous arrive aussi de réorienter les usagers vers d’autres administrations lorsque le ministère de l’Europe et des affaires étrangères n’est pas compétent, par exemple pour ce qui concerne les démarches de retour en France. »

    Lesfrancais.press : « Dans l’ensemble, quel est pour vous le bilan depuis la phase de lancement ? »

    Marc Egret : « Le bilan est très positif, à la fois pour les usagers et pour les postes. Du côté des usagers, les enquêtes effectuées auprès des appelants (en octobre 2024, 6.288 Français ont ainsi accepté de répondre à un sondage rapide à la fin de leur appel) montrent que le taux de satisfaction est de 91% pour la qualité de la réponse fournie, de 96% pour la qualité de l’accueil reçu et de 95% pour le délai d’attente.

    « Service France Consulaire c’est 80 pays couverts, totalisant 97 postes diplomatiques et consulaires et 1.024.000 Français inscrits au Registre, c’est-à-dire 59% des Français résidant à l’étranger.»

    De leur côté, les consulats sont déchargés de la réponse aux questions usuelles des usagers et le temps ainsi dégagé leur permet de se consacrer pleinement au traitement des dossiers individuels, à l’accueil physique des usagers en augmentant le nombre des rendez-vous, à l’assistance de proximité apportée aux Français et à la gestion des urgences.

    « Depuis sa création, SFC a reçu plus d’un demi-million d’appels (…) le taux de satisfaction est de 91% pour la qualité de la réponse fournie »

    Marc Egret, chef de pôle du Service France Consulaire (SFC)

    Je rappelle qu’en dehors des heures d’ouverture de SFC, nos consulats restent joignables aux numéros d’astreinte pour les urgences. Depuis sa création, SFC a reçu plus d’un demi-million d’appels 588.000 au total, et la qualité du service aux usagers, à laquelle nous sommes très attentifs, reste de haut niveau depuis le lancement du service. »

    Lesfrancais.press : « Et, au-delà de la couverture géographique, que reste-t-il encore à améliorer au sein de « France Consulaire » ? »

    Marc Egret : « Dans le cadre du nouveau marché pour la période 2024-2028, nous réfléchissons notamment aux possibilités que peut offrir le recours à l’intelligence artificielle pour offrir un service plus étoffé, par exemple sous la forme d’un serveur vocal interactif en dehors des heures d’ouverture du service ou d’une aide à la recherche d’information dans la base de connaissance pour les téléconseillers. Notre objectif principal reste celui de la satisfaction des usagers et nous sommes à l’écoute des remarques dont ils nous font part pour améliorer le service. »

  • Les superstitions du vendredi 13 dans le monde

    Les superstitions du vendredi 13 dans le monde

    Les vendredis 13, des dates qui suscite la superstition pour de nombreuses personnes dans le monde. Selon la culture, il s’agirait d’un jour porte-malheur, au cours duquel de nombreux événements malheureux auraient lieu ou inversement un jour de chance où il faut tout tenter. Pour les Français de l’étranger, on fait un petit tour des mythes du vendredi 13 dans le monde.

    Le vendredi 13 si rare ?

    Si l’année 2024 compte deux vendredis 13, comme l’an dernier, toutes les années ne comportent pas de « double vendredi 13 », puisqu’en 2025 il n’y en aura qu’un seul. Cependant, trois vendredis 13 peuvent être dénombrés par an, si et seulement si le premier jour de l’année est un jeudi, pour une année non bissextile ou si le premier jour de l’année est un dimanche, pour une année bissextile.

    Vendredi 13 : jour de chance
    Vendredi 13 : jour de chance

    Mais cela n’en fait pas une exception ou une rareté du calendrier. En effet statistiquement, le 13 du mois tombe plus souvent un vendredi qu’un autre jour ! Oh ! Pas de beaucoup mais depuis 400 ans il y a eu 688 vendredis 13 contre 687 mercredi ou dimanche 13, 685 lundi ou mardi 13 et 684 jeudi ou samedi. Ce n’est donc pas de là que viennent toutes les légendes du vendredi 13.

    Alors d’où viennent ces croyances ?

    Pourquoi un jour de la semaine ou un nombre peut-il évoquer la prudence et être associé à la bonne ou à la mauvaise chance ? Selon les historiens, la superstition du vendredi 13 aurait des racines profondes dans la culture et les croyances de l’Antiquité. Certains d’entre eux estiment qu’elle pourrait remonter à la mythologie nordique, où le treizième invité à une fête donnée par les dieux, Loki, était considéré comme un porte-malheur. D’autres suggèrent que la superstition du vendredi 13 pourrait être liée à la religion chrétienne, où le treizième invité à la Cène, Judas, était considéré comme le traître qui a livré Jésus aux Romains. Le vendredi étant le jour où Jésus a été crucifié, il est devenu associé à la malchance. Il est également possible que la superstition du vendredi 13 soit née de la combinaison de ces deux légendes et de nombreuses autres croyances liées à la malchance.

    D’autres explications sont possibles, ainsi les chercheurs en occident, on démontrait que, dans de nombreuses cultures, le chiffre 12 au bonheur, à l’ordre naturel des choses. Une année compte 12 mois, il fait jour pendant 12 heures et nuit pendant 12 heures également. La mythologie grecque et romaine compte aussi 12 dieux. Le 13 est vu comme l’élément perturbateur qui vient déséquilibrer l’ordre établi. Tandis que dans l’alphabet hébreu, la treizième lettreMem, est la première lettre du mot met, qui signifie mort

    Quoi qu’il en soit, cette superstition est devenue largement répandue au fil des siècles et est encore très présente dans de nombreuses cultures à travers le monde. En France, elle est renforcée en plus par l’Histoire. En effet, le vendredi 13 octobre 1307, tous les Templiers de France sont arrêtés presque en même temps, au petit matin. Rappelons que ces derniers étaient devenus une puissance qui s’opposait aux seigneurs et au Roi du fait de l’importance de son réseau et de ses avoirs dans le système bancaire naissant. Une puissance financière acquise grâce aux privilèges concédés par le Saint-Siège et aux dons des fidèles mais aussi avec les fruits des pillages liés aux croisades. Il y a plus de 600 ans, le Roi de France était trop endetté (sic), le budget du Royaume était (déjà) un casse-tête… Mais point de 49.3 à l’époque, Phillipe Le Bel a liquidé ses dettes avec ses créanciers. C’est ainsi qu’on explique que si en France, le vendredi 13 est un jour de malchance, il est aussi porte-bonheur pour jouer à la loterie, rappelant le jackpot royal de 1307. D’ailleurs, la Française des Jeux profite de l’occasion pour organiser un super-loto.

    Alors d'où viennent ces croyances ?
    Alors d’où viennent ces croyances ?

    Notons que certains pays échappent à cette superstition. En Italie, la superstition néfaste frappe le vendredi 17, XVII (en chiffres romains) étant l’anagramme de VIXI, le mot latin pour « j’ai vécu ».  En Asie de l’Est, ce sont les 4 du mois qui sont associés au mauvais augure, une superstition très commune, plus particulièrement en Chine, à Taïwan, au Japon et en Corée.

    À faire ou ne pas faire un vendredi 13

    Ainsi que ce soit pour une raison ou une autre, le vendredi 13 reste un jour spécial dans le monde entier. On vous présente quelques particularités étonnantes.

    Fenêtres inclinées aux USA

    L’histoire des Etats-Unis comporte une tradition de « chasse aux sorcières ». Visiblement dans certains États on se méfie encore de ces êtres « imaginaires » (ou pas). Ainsi, le vendredi 13, vous pouvez ainsi croiser des fenêtres un peu spéciales, baptisées « witch windows », littéralement « fenêtres de sorcières ». Selon une ancienne croyance, ces fenêtres inclinées empêcheraient les sorcières d’entrer en bloquant leur balai.

    Au Mexique, on ne passe pas le balai n’importe où !

    Au Mexique aussi, on se méfie des balais, mais pas des balais volants. Ainsi, un coup de balai mal placé un vendredi 13 peut vous empêcher de vous marier ! En effet, la superstition veut que si l’on passe le balai sous les pieds de quelqu’un le vendredi 13 on lui prédit le célibat à vie.

    Le mardi pour les Espagnols et en Amérique Latine

    Contrairement aux Français qui redoutent le vendredi 13, pour l’Espagne et l’Amérique latine, c’est le mardi 13 qui est un jour de malchance pour les voyages ou les mariages. Cette croyance remonterait à Marte, nom du dieu de la guerre en espagnol. En effet, mardi se dit “martes” en castillan. Mais cette superstition remonterait aussi à l’épisode biblique de la Tour de Babel : le châtiment divin provoquant la confusion des langues serait apparemment tombé un mardi 13…

    En Finlande, l’État fait de la prévention

    Les autorités de Helsinki profitent de ce jour redouté du calendrier pour organiser chaque année une campagne nationale contre les accidents de la route. Elle a eu lieu le vendredi 13 septembre pour 2024.

  • Les jeunes et l’information

    Les jeunes et l’information

    Le Crédoc a publié une radiographie sur l’accès à l’information des jeunes en se fondant sur les résultats du baromètre DJEPVA de 2024. L’étude souligne le rapport ambivalent des jeunes aux médias, de plus en plus attirés par les réseaux sociaux tout en se méfiant d’eux.

    Une jeunesse informée, mais à des rythmes disparates

    Près de quatre jeunes (15/30 ans) sur dix (37 %) déclarent suivre l’actualité quotidiennement, une proportion inférieure à celle de leurs aînés (69 % pour les plus de 30 ans). Les 15/17 ans témoignent d’une moindre curiosité que les 25/30 ans.

    Une jeunesse informée, mais à des rythmes disparates
    Une jeunesse informée, mais à des rythmes disparates

    L’influence familiale joue un rôle important dans le comportement des jeunes en matière d’information. 58 % des jeunes ayant grandi dans des familles accordant une grande importance à l’actualité suivent les informations quotidiennement, contre seulement 22 % parmi ceux dont le foyer était détaché de ces pratiques.

    Des écarts de genre et d’éducation

    Le rapport met en avant des disparités liées au genre. 40 % des jeunes hommes s’informent quotidiennement, contre 34 % des jeunes femmes. Ces écarts traduisent non seulement des intérêts différenciés : les hommes privilégiant les thèmes sportifs et technologiques quand les femmes s’orientent davantage vers la santé et les faits divers.

    Ils traduisent aussi des contraintes structurelles, notamment la répartition inégale du temps libre. Le diplôme joue également un rôle central. 48 % des jeunes diplômés de l’enseignement supérieur déclarent suivre l’actualité quotidiennement, contre 39 % pour ceux dont le niveau d’éducation est inférieur ou égal au baccalauréat.

    Une hiérarchisation des thèmes d’actualité différenciée

    La jeunesse montre des intérêts informationnels variés, bien que le sport (45 %) et les faits divers (39 %) dominent. Ces sujets, perçus comme accessibles et ancrés dans le quotidien, surpassent des thématiques plus complexes telles que la politique nationale (35 %) ou internationale (33 %).

    En comparaison, les adultes de plus de 30 ans privilégient les faits divers (59 %), suivis de près par la politique nationale (52 %) et l’environnement (45 %).

    Les sources d’information : l’omniprésence du numérique

    Les réseaux sociaux dominent les pratiques informationnelles des jeunes. 53 % d’entre eux les placent parmi leurs trois principales sources, loin devant la télévision (37 %). Cet engouement pour les réseaux sociaux n’empêche pas les jeunes d’avoir à leur encontre un regard critique. 75 % d’entre eux considèrent que ces plateformes diffusent davantage de fausses informations que les médias traditionnels.

    Les sources d’information : l’omniprésence du numérique
    Les sources d’information : l’omniprésence du numérique

    Les moteurs de recherche et les sites spécialisés complètent cette panoplie numérique, permettant un accès rapide et personnalisé à une grande variété de contenus.

    La recherche d’information : entre utilitarisme et diversité

    Au-delà de l’actualité, 91 % des jeunes déclarent avoir cherché des informations sur des thématiques de vie quotidienne au cours des douze derniers mois. Les recherches les plus fréquentes concernent :

    · la recherche d’emploi (25 %) ;

    · l’organisation de vacances (26 %) ;

    · la santé et la sexualité (22 %) ;

    · l’orientation scolaire et professionnelle (21 %).

    Les outils numériques sont utilisés en priorité pour la recherche d’information et dans des proportions plus importantes par rapport aux aînés. Le baromètre DJEPVA 2024 brosse un portrait nuancé des pratiques informationnelles des jeunes soulignant l’emprise du numérique et l’existence d’inégalités sociales importantes.

    Les défis futurs résident dans l’accompagnement éducatif, visant à développer un esprit critique face à la surabondance de contenus.

  • Emmanuel Macron à Varsovie pour parler Ukraine et États-Unis

    Emmanuel Macron à Varsovie pour parler Ukraine et États-Unis

    Le Premier ministre polonais Donald Tusk accueille le président Emmanuel Macron à Varsovie ce jeudi 12 décembre. Au menu des discussions : un point sur l’échange entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky qui a lieu le week-end dernier à Paris.

    Les deux dirigeants vont échanger sur « la question du soutien européen à l’Ukraine dans un nouveau contexte transatlantique, ainsi qu’en vue de la présidence polonaise du Conseil de l’UE au premier semestre 2025, » précise l’Élysée à Euractiv.

    Emmanuel Macron retrouve Donald Tusk et le président polonais Andrzej Duda pour revenir en détail sur la rencontre diplomatique entre les présidents américain et ukrainien samedi 7 décembre, en marge de la cérémonie de réouverture de Notre-Dame de Paris.

    Les deux hommes s’étaient entrevus une vingtaine de minutes, par l’entremise du président français, afin de discuter de la situation sur le front ukrainien.

    Donald Trump n’a jamais mâché ses mots à l’encontre de l’OTAN, et a, à plusieurs reprises, affirmé qu’il mettrait fin à l’invasion russe en Ukraine « en 24 heures » — sans jamais préciser sa pensée.

    La Pologne s'impose sur la scène européenne, alors que ses alliés du Triangle de Weimar sont englués dans des crises politiques nationales. ©MARCIN OBARA/EPA-EFE
    La Pologne s’impose sur la scène européenne, alors que ses alliés du Triangle de Weimar sont englués dans des crises politiques nationales. ©MARCIN OBARA/EPA-EFE

    L’envoyé spécial du président élu pour l’Ukraine et la Russie, Keith Kellogg, qui n’était pas à Paris, s’est dit prêt à entamer des « négociations difficiles » avec les deux parties afin de conclure un cessez-le-feu.

    Donald Tusk a par ailleurs affirmé ce mardi 10 décembre que les négociations de paix entre Kiev et Moscou pourraient commencer dès cet hiver.

    La Pologne s’impose sur la scène européenne

    Les chefs d’État et de gouvernement de plusieurs grandes puissances européennes — notamment la France, la Pologne, l’Allemagne et l’Italie, ainsi que le Royaume-Uni — n’ont eu de cesse d’essayer d’agir de manière unie pour mieux faire face à l’administration Trump et assurer un soutien inébranlable à l’Ukraine.

    En ce sens, la Pologne s’impose sur la scène européenne, alors que ses alliés du Triangle de Weimar sont englués dans des crises politiques nationales.

    En outre, Varsovie se distingue des autres États membres par ses dépenses en matière de défense, qui dépassent les 4 % de PIB — le plus haut taux, et de loin, au sein de l’OTAN. De fait, il devient un interlocuteur respecté et respectable aux yeux de Donald Trump, qui a juré de ne plus défendre tout membre de l’Alliance qui serait sous la barre des 2 % de PIB.

    Les deux hommes se connaissent d’ailleurs du temps où l’Américain en était à son premier mandat, durant lequel Donald Tusk était président du Conseil européen.

    Enfin, Paris voit en la Pologne un allié de taille dans sa lutte contre l’accord de libre-échange entre l’UE et les pays du Mercosur. Vendredi 6 décembre, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, annonçait avoir conclu un accord technique avec le bloc latino-américain : le texte consolidé doit maintenant être renvoyé aux capitales européennes pour analyse et concertations.

    La Pologne, tout comme la France, a déclaré qu’elle ne voterait pas pour approuver l’accord en l’état.

    Selon les informations de Gazeta Wyborcza, Emmanuel Macron et Donald Tusk auraient acté le principe d’une visite officielle à la marge du sommet de la Communauté politique européenne à Budapest début novembre. La dernière visite officielle du chef d’État français en Pologne remonte à février 2020.

    Frédéric Petit, député de la 6e circonscription des Français de l’étranger, a publié un communiqué de presse ce mercredi 11 décembre relatif à la visite officielle du président de la République à Varsovie.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 12.12.2024

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 12.12.2024

    Bonjour à toutes et à tous, nous sommes le jeudi 12 décembre, et vous écoutez le flash quotidien des expatriés, dans nos titres : Quel est le meilleur Lycée français du réseau AEFE ? – La gauche se divise sur le seuil de Matignon – Présidentielle ? Et si c’était en 2025

    Un palmarès indépendant pour le réseau AEFE

    Jusqu’à ce jour, aucun classement n’avait été établi sur les lycées français de l’étranger. C’est désormais chose faite. Le cabinet de soutien scolaire Averroès e-learning vient d’en publier un, proposant ainsi un palmarès des établissements du réseau de l’AEFE Mais quels sont les gagnants ? Pour le savoir direction le site Lesfrancais.press. Car il y a plusieurs catégories, plus de 1000 élèves ou non, et les podiums sont nombreux car en plus du classement mondial, il y a aussi un classement par région. Dans l’article, les fondateurs du cabinet nous expliquent aussi la méthodologie et les objectifs d’un tel dispositif.

    Palmarès des Lycées Français de l’Etranger : quels sont les gagnants ?

    Le Nouveau Front populaire implosera-t-il ?

    Depuis la chute de Michel Barnier, la gauche qui était parvenue à sceller une nouvelle alliance à la faveur des législatives surprises de l’été dernier, semble sur le point d’éclater. En cause: les points de vue divergents sur la sortie de crise politique. Une partie de la gauche a déjà choisi et espère contraindre Emmanuel Macron à nommer l’un des leurs. C’est le cas des socialistes et des écologistes présents autour de la table ce mardi après-midi avec le chef de l’État. Il faut dire que les députés socialistes sont désormais 66, soit seulement 5 de moins que La France insoumise. Du côté de la macronie, certains ont même sorti la calculette. En additionnant les voix du camp présidentiel, celles de LR, des députés LIOT et des socialistes, cette coalition rassemblerait 299 députés – soit 10 de plus que la majorité absolue.

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    Olivier Faure

    Et si Emmanuel Macron démissionnait ?

    C’est l’hypothèse testée par un sondage Ifop et publié ce mercredi 11 décembre. Une semaine pile après le renversement de Michel Barnier, le sondage commandé par Le Figaro magazine place Marine Le Pen largement en tête des intentions de vote pour le premier tour de la présidentielle si elle avait lieu dimanche prochain. Elle remporterait ainsi 38% des suffrages des personnes interrogées contre 20% pour Gabriel Attal s’il représentait le camp macroniste. Jamais la présidente des députés RN n’avait été testée aussi haut dans un sondage. L’écart serait moins important face à Édouard Philippe qui a déjà fait acte de candidature pour 2027. La présidente des députés RN récolterait 36% des voix contre 25% pour l’ex Premier ministre. La dernière vague de ce sondage, effectuée en septembre dernier, plaçait Marine Le Pen à 36% des suffrages. À gauche, Jean-Luc Mélenchon reste largement devant avec 12% des intentions de vote au premier tour parmi les personnes interrogées contre 5% pour le socialiste Olivier Faure. Vous voulez donner votre avis ? Participez à notre consultation en ligne disponible sur le site Lesfrancais.press du 12 au 18 décembre 2024.

    Emmanuel Macron

    C’est tout pour ce jeudi 12 décembre, on se retrouve demain pour le dernier flash quotidien des expatriés de la semaine. Belle journée à toutes et à tous !

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

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