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  • Menaces de Trump sur le vin français, du bidon ?

    A peine revenu des commémorations du débarquement et de ses déclarations d’amour, Donald Trump a menacé de taxer les vins français.  Trump considère que « les Français font un excellent vin, mais les Etats-Unis aussi. » Sauf que la lutte est inégale, selon, Trump, car si les Etats-Unis laissent entrer les vins, les Français ne laisseraient pas entrer les vins américains.

    C’est vrai, les Etats-Unis sont le premier marché des vins français à l’exportation. C’est vrai, la France exporte 31 fois plus de vin aux Etats-Unis qu’elle n’en importe : 1.7 millions d’hectolitres exportés, 51.700 hectolitres importés. Ce qui semble, quoiqu’en dise Trump, logique. Il ne s’agit là que d’un rapport qualité/prix que l’on constate dans tous le sapys du monde…

    Pour les vins français, l’Allemagne représente le premier marché en volume (16%) et les Etats-Unis le second (12%), mais en valeur, les Etats-Unis, avec plus de 3 milliards d’euros, représente 18% des exportations, le Royaume-Uni 13% et l’Allemagne seulement 8%. Les américains privilégient le vin de qualité.

    La menace de Trump risque d’affecter aussi l’Italie, qui exporte, en volume, encore plus que la France (3.3 millions d’hectolitres) et l’Espagne (784.000).

    Contrairement à ce que dit Trump, la France ne fixe pas elle–même les taxes sur le vin ou les autres produits américains. C’est l’Union Européenne qui négocie et fixe les tarifs au nom des 28. Actuellement, les taxes varient de 5.3 cents et 14.9 cents par bouteille aux Etats-Unis en fonction de la nature du vin et du degré d’alcool, alors qu’elles sont de 11 à 29 cents en Europe. On est donc dans un montant de taxes inférieur entre 1 et 3%, ce qui est peu.

    D’ailleurs, les importations de vin américain ont considérablement augmenté en France et en Europe (200%) et l’Europe est le premier marché pour les vins américains. Une guerre commerciale en ce domaine ne fera donc pas de bien aux producteurs américains, ni aux consommateurs. On ne sait d’ailleurs quel effet réel elle pourrait avoir sur les prix.

    Les menaces de Trump s’inscrivent dans sa mécanique générale de négociations, qui commence toujours par des menaces,  au moment où doivent commencer les discussions commerciales entre l’Union européenne et les Etats-Unis. Or les produits agricoles, dont le vin, n’entrent pas dans le champ de la négociation. A la demande traditionnelle de la France, qui, de plus, a refusé de voter en faveur de l’ouverture de négociations. Ce qui est assez regrettable, puisque le plus important, c’est moins le montant des taxes, peu significatif par rapport aux variations des taux de change, que la reconnaissance des appellations d’origine.

    Que retenir des menaces de Trump ? Que l’image du vin français rejoint celle des voitures allemandes et des téléphones chinois dans l’imaginaire d’excellence de Trump. Vivement que Trump menace de taxer les voitures françaises et déclare la guerre à Qwant.

  • Macron prêt à soutenir Merkel à la présidence de la Commission

    Alors que les spéculations vont bon train sur la future présidence de la Commission européenne, Emmanuel Macron s’est dit prêt à soutenir la candidature de la chancelière allemande.

    Angela Merkel à la tête de l’exécutif européen ? Le scénario ne manque pas de séduire, alors que la chancelière allemande a d’ores et déjà programmé son départ en Allemagne, en quittant la présidence de son parti en décembre 2018 et renonçant de fait à sa propre succession à la chancellerie.

    Cette décision prise au lendemain d’un revers historique de la CDU aux élections régionales avait sonné le glas de l’ère Merkel, après quatre mandats.

    Mais alors que les Européens viennent d’élire leurs représentants pour les cinq prochaines années et que le mercato des hauts postes européens a commencé, Angela Merkel a reçu un soutien à une hypothétique candidature à la tête de la Commission européenne.

    Merkel présidente? 

    Lors d’une interview sur la  RTS (Radio Télévision Suisse), le président français Emmanuel Macron a estimé que « Jean-Claude Juncker a été un bon président de la Commission européenne. Il a fait des choix courageux, on a fait avancer les choses ».

    Interrogé sur la pertinence d’une candidature d’Angela Merkel à la succession du Luxembourgeois, le président français a d’abord botté en touche.  « Je ne vais pas m’engager pour Angela Merkel pour qui j’ai beaucoup d’amitié », a-t-il répondu au journaliste, avant d’ajouter : « Le voudrait-elle, je la soutiendrais ».

    Dans la course à la présidence de la Commission européenne, Emmanuel Macron a fait savoir qu’il souhaitait un candidat avec une expérience significative et une forte personnalité. Un prérequis qui disqualifie aux yeux de Macron la candidature de l’Allemand Manfred Weber, spitzenkandidat de la droite.

    « l’Europe a besoin de visages, de personnalités fortes, de gens qui ont une crédibilité personnelle et les compétences pour remplir les postes qui sont les leurs » a-t-il rappelé dans cette interview accordée en marge de sa venue à Genève pour les 100 ans de l’Organisation internationale du Travail.

    Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, rencontrera le président français, Emmanuel Macron, à Paris le 27 mai, dans le but de placer des socialistes et sociaux-démocrates aux postes clés de l’UE. Les négociations commencent.

    Le soutien annoncé de Macron intervient alors que les négociations vont bon train à Bruxelles pour répartir les postes clés de l’UE, dont la présidence de la Commission européenne.

    De son côté, la chancelière allemande n’a pas fait montre d’un intérêt pour se positionner à Bruxelles. Cette dernière a même réitéré son soutien à Manfred Weber, le candidat de sa famille politique.

    Ce qui n’est pas le cas d’Emmanuel Macron, qui a plusieurs fois affirmé son opposition au système de spitzenkandidaten, préfèrant le système précédent de négociation entre chefs d’État et de gouvernement.

    Les hypothèses sur le candidat qui pourrait bénéficier du soutien français sont donc nombreuses. Le nom du français Michel Barnier, actuel négociateur du Brexit, a circulé, ainsi que celui de la commissaire à la concurrence, la Danoise Margrethe Vestager. Plus surprenant, celui de l’ancienne ministre de l’Économie de Nicolas Sarkozy et actuelle directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a également été cité.

    Enfin, le candidat des socialistes et démocrates et actuel bras droit de Jean-Claude Juncker, Frans Timmermans, fait aussi parti des candidats potentiels.

    Cécile Barbière

    Un article publié sur le site de notre partenaire

  • Travail frontalier : la Suisse devant le Luxembourg pour les Français.

    360 000 résidents dans des zones frontalières françaises (à 25 kilomètres d’une frontière) travaillent dans l’un des huit pays limitrophes (Belgique, Luxembourg, Allemagne, Suisse, Italie, Monaco, Espagne et Andorre). Les habitants des pays voisins sont bien moins nombreux à venir travailler en France (environ 10 000).

    L’intensité du travail frontalier dépend de la situation du marché du travail dans les pays limitrophes et du niveau des salaires. Les reliefs et le facteur linguistique pèsent également sur le nombre de frontaliers.

    La Suisse est la première destination des travailleurs frontaliersen captant près de la moitié des actifs en emploi sortants (179 200 personnes en 2015). Elle est suivie du Luxembourg qui en accueille un sur cinq, puis de l’Allemagne (un sur huit) et la Belgique (un sur dix). Les pays du Sud, en raison d’un taux de chômage plus élevé ou de l’existence de barrières montagneuses, attirent moins de travailleurs en provenance de France, à l’exception de Monaco. La Principauté capte 7 % des actifs en emploi sortants, soit 25 900 personnes. Le nombre de travailleurs frontaliers vers l’Espagne, l’Italie et Andorre est très faible.

    En Suisse, au Luxembourg et en Belgique, le nombre de navetteurs progresse plus vite que le nombre d’emplois entre 2010 et 2015, signifiant un poids croissant des Français au sein de la population activede ces pays. La situation est inverse en Espagne. En Allemagne, le nombre d’emplois augmente plus vite que le nombre de travailleurs frontaliers français. L’Allemagne est concurrencée par la Suisse et le Luxembourg qui offrent de meilleures rémunérations et posent moins de problèmes linguistiques.

    En Allemagne et en Belgique, les navetteurs français travaillent plus fréquemment dans l’industrie que dans les autres pays, tandis que le secteur tertiaire domine partout ailleurs, notamment au Luxembourg et à Monaco. En Allemagne, les travailleurs frontaliers venant de France sont nettement plus âgés : 21 % ont 55 ans ou plus, contre 11 % en moyenne pour les frontaliers tous pays de travail confondus.

    Les travailleurs frontaliers en Belgique et au Luxembourg sont au contraire les plus jeunes. Une partie des navetteurs est constituée de nationaux de ces pays installés en France. Ils choisissent notre pays pour bénéficier de conditions de logement moins onéreuses et d’équipements collectifs plus développés. C’est particulièrement le cas des ressortissants espagnols, qui représentent deux tiers des navetteurs vers l’Espagne. Les Allemands et les Belges sont aussi relativement nombreux dans ce cas (respectivement 25 % et 16 % des navetteurs).

    Les Suisses choisissent plus rarement de vivre en France tout en travaillant dans leur pays d’origine (7 %). Les Luxembourgeois et les Monégasques sont extrêmement rares dans cette situation (à peine 1 %). À Monaco, au Luxembourg et en Suisse, la proportion de résidents français dans l’emploi total est la plus élevée. Dans la Principauté, la grande majorité des emplois sont occupés par des résidents français, 19% dans le Grand-Duché et 7% en Suisse (jusqu’à 28% à Genève).

    La Suisse et le Luxembourg attirent aussi de nombreux travailleurs venus de Belgique et d’Allemagne. Au Luxembourg notamment, tous les secteurs sont fortement concernés, à commencer par l’industrie où les frontaliers venant de France occupent 30% des emplois. En Suisse, les emplois industriels comptent également une part importante de travailleurs frontaliers (12%). En Allemagne, les poches de concentration du travail frontalier se situent au niveau de la Sarre (5% d’actifs en provenance de France dans l’emploi à Sarrebruck et 4% à Sarrelouis), ainsi qu’à l’Est du Rhin (5% à Rastatt et 4% à Baden-Baden).

    Les zones frontalières sont censées connaître une expansion plus rapide que dans le reste de la France en raison des rémunérations plus élevées dont bénéficient les résidents et d’un fort taux d’emploi. Un pouvoir d’achat élevé favorise la création d’emplois dits présentielspour couvrir les besoins de la population. Cette situation est constatée dans les zones proches de Genève (Genevois français, Annecy, Chambéry, Le Chablais) et à Saint-Louis près de Bâle.

    Les zones d’emploi proches du littoral espagnol (Bayonne, Perpignan) et celles des grandes agglomérations de Lille et Strasbourg bénéficient aussi d’une dynamique emploi-population positive, mais qui n’est pas nécessairement liée à leur position frontalière. Dans l’ensemble de ces zones, l’emploi présentielaugmente entre 2010 et 2015.

    L’effet des travailleurs frontaliers est moindre pour les territoires limitrophes du Luxembourg et de la Belgique (hors Lille). Les retombées économiques du travail frontalier ne sont pas nettes pour les Ardennes, la Moselle ainsi que pour les zones montagneuses du Jura, des Alpes et des Pyrénées.

  • Le bac, c’est aussi chez les Français de l’étranger

    Dans l’Hexagone, les épreuves du baccalauréat arrivent à grands pas. Dans les réseaux Français de l’étranger, les épreuves ont parfois commencé ou sont planifiées comme c’est notamment le cas au Portugal, au Liban et à Pondichéry.

    Des épreuves conçues en France et corrigées numériquement

    Les lycéens Français de l’étranger font et feront l’objet d’épreuves qui sont conçues en France dans les cas où ils suivent le cursus de l’éducation nationale. Les thématiques seront naturellement, en raison du décalage horaire, différentes de celles de l’Hexagone.

    Une autre possibilité est de passer le baccalauréat international. Dans les cas français, les copies sont par la suite numérisées. Une dématérialisation qui commença dans les établissements de la zone Asie-Pacifique et qui concerne désormais 100% du réseau de l’AEFE, 30 000 élèves en première et terminale et 3000 enseignants. Il s’agit d’un système qui passe par un serveur sécurisé en France et qui permet de donner plus de temps aux correcteurs qu’avec l’acheminement classique.

    Un réseau d’excellence reconnu comme tel

    Le réseau Français de l’étranger se caractérise par ses excellents résultats au baccalauréat. En 2018 au sein du réseau AEFE par exemple, les résultats furent de 97,3 % de réussite dont 76 % avec mention. Un succès qui pousse parfois les élites locales à inscrire leurs enfants dans les établissements français, et ce notamment quand les lycées locaux sont parfois défaillants.

    Le Lycée français de New York

    Cela pose aussi la question de l’avenir des lycées, pour lesquels sont envisagées des hausses des subventions et une plus grande implication du secteur privé, et ce alors que le Président a annoncé son ambition de doubler le nombre d’élèves.

    Un nouveau bac pour 2021

    Une évolution pour les années futures sera le nouveau baccalauréat à partir de la promotion 2021. L’objectif, plus de contrôle continu, une filière unique pour l’enseignement général et un grand oral. Une petite révolution pour une vieille institution qui fera certainement l’objet de nombreux débats.

  • UE : 13 pays sur 28 en plein emploi

    UE : 13 pays sur 28 en plein emploi

    Dans la zone euro, le taux de chômage corrigé des variations saisonnières s’est établi à 7,6% en avril 2019, en baisse par rapport au taux de 7,7% de mars 2019 et au taux de 8,4% d’avril 2018.

    Le taux le plus bas depuis août 2008

    C’est le taux le plus bas enregistré dans la zone euro depuis août 2008. Dans l’ensemble de l’Union, le taux de chômage s’est établi à 6,4% en avril 2019, inchangé par rapport au taux de mars 2019 et en baisse par rapport au taux de 7,0% d’avril 2018. Il s’agit du plus faible taux enregistré dans l’Union depuis le début de la série mensuelle sur le chômage en janvier 2000.

    Parmi les États membres, les taux de chômage les plus faibles au mois d’avril ont été enregistrés en République Tchèque (2,1%), en Allemagne (3,2%) et aux Pays-Bas (3,3%).

    13 pays sur 28 ont un taux de chômage inférieur à 5%. Les taux de chômage les plus hauts ont quant à eux été relevés en Grèce (18,5% en février 2019), en Espagne (13,8%) et en Italie (10,2%). La France, avec un taux de chômage de 8,7%, se situe toujours au-dessus de la moyenne de la zone euro.

    Notre pays figure au quatrième rang des pays à plus fort taux de chômage. Sur un an, le taux de chômage a baissé dans tous les États membres, à l’exception du Luxembourg et de la Pologne où il est resté stable, tandis qu’une augmentation a été enregistrée au Danemark (de 5,2 à 5,3%). Les baisses les plus marquées ont été observées en Grèce (de 20,6 à 18,5% entre février 2018 et février 2019), en Estonie (de 6,0 à 4,1% entre mars 2018 et mars 2019) et en Espagne (de 15,6 à 13,8%).

    À titre de comparaison, le taux de chômage aux États-Unis s’est établi à 3,6%, en baisse par rapport au taux de 3,8% de mars 2019 et au taux de 3,9% d’avril 2018.

    Croissance : la France en-dessous de la moyenne

    Au cours du premier trimestre 2019, le PIB corrigé des variations saisonnières a progressé de 0,4% dans la zone euro et de 0,5% dans l’Union Européenne par rapport au trimestre précédent, selon Eurostat. DE 0.2% seulement pour la France. Au cours du quatrième trimestre 2018, le PIB avait augmenté de 0,2% dans la zone euro et de 0,3% dans l’Union. Au cours du premier trimestre 2019, le PIB des États-Unis a progressé de 0,8% par rapport au trimestre précédent (après +0,5% au quatrième trimestre 2018). Par rapport au même trimestre de l’année précédente, le PIB a progressé de 3,2% (après +3,0% au quatrième trimestre 2018)

    Sur le premier trimestre 2019, le nombre de personnes ayant un emploi a augmenté de 0,3% tant dans la zone euro que dans l’Union. Sur un an, la hausse est de 1,3% dans la zone euro et de 1,2% dans l’Union.

  • Qui  pour remplacer Ahmed Gaïd Salah en Algérie ?

    Qui pour remplacer Ahmed Gaïd Salah en Algérie ?

    Le report de l’élection présidentielle en Algérie était prévu. Aucun candidat sérieux n’était apparu, aucun consensus ne s’était dégagé. Cela pouvait faire le jeu du Général Salah, le confortant en son pouvoir, à la condition que la foule des manifestants se contentent des  boucs émissaires qui leur étaient offert, le plus emblématique étant le frère du presque immortel Bouteflika, son frère Saïd. Les hommes d’affaires proches de Bouteflika, et leur famille, comme Mahieddine Takhout (automobile et transports), Ali Haddad (BTP), Kouninef (génie civil), ont aussi été arrêtés. Mais cela n’a pas suffit à dédouaner Salah.

    Le Ramadan non plus n’a pas calmé les foules. Les protestataires savent que les corrompus désignés par le général sont de la même eau  que lui, ils appartiennent tous, sinon  au même clan, en tout cas au même « système ». Un Système qui a ruiné l’économie algérienne, qui consacre 25% de son budget à l’armée, celle-ci contrôlant, directement ou indirectement l’essentiel de l’économie, totalement tributaire des prix du gaz et du pétrole.

    Les manifestants ont déjà obtenu deux victoires : le départ de Bouteflika, le report de l’élection. Ce qui évite l’illusion d’une nouvelle marionnette en guise de changement. Et la constitution, deux fois ignorée, est de fait suspendue. Le pouvoir actuel en Algérie est donc un pouvoir de fait, celui de l’armée. Auparavant, si le régime, celui du FLN, celui de Bouteflika, s’appuyait sur l’armée, celle-ci n’était pas en première ligne. Les généraux, comme Gaïd Salah, s’enrichissaient, mais n’étaient pas les plus en vue, ni les plus voyants. Désormais, ils sont en pleine lumière.

    Et ils sont divisés. L’arrestation des généraux Tartag et Toufik, des services de renseignements, pouvoir rival de celui de l’armée, ne signifie pas une division au sein de l’institution militaire mais traduit une vraie crainte de la part de Salah. Etre débarqué et trahi comme il débarqua Bouteflika. Comme sa stratégie, celle d’apparaitre comme un chevalier blanc, a échoué, certains officiers le voient comme un obstacle à un retour à la normale. Il est  la prochaine cible des manifestants, la troisième victoire qu’ils attendent. Salah le sait, d’où sa réaction.

    D’autant militaires, moins politiques, veulent éviter un conflit entre le peuple et l’armée. Comme dans beaucoup de pays, ils adhèrent à cette idée que l’armée incarne le peuple et l’intérêt supérieur de la nation. Beaucoup d’officiers ne veulent pas être entrainés dans une répression. Cela, les manifestants le savent, car ce ne sont pas des islamistes qui manifestent, mais les enfants de ceux qui sont aux commandes du régime.

    Toute la difficulté est de trouver un remplaçant au Général Salah. Le problème était le même avec Bouteflika. Qui permettra d’assurer un équilibre entre les centres de pouvoir ? Qui permettra de calmer le jeu ? Qui ferait consensus au sein de l’armée ? Personne. A moins que quelques officiers, trop jeunes pour avoir trop profité des prébendes, ne se passe de l’autorisation de leurs ainés. C’est possible. Le prix du pétrole a baissé. Mauvais signe. Le mandat du Président par intérim Abdelkader Bensalah, qui n’a même pas osé se rendre au stade pour la remise de la coupe d’Algérie, se termine théoriquement le 9 juillet.

     

  • Coupe du monde : les Bleues enflamment le cœur des Français(e)s

    Près de 10 millions de téléspectateurs sur TF1 avec 44% de part d’audience, 11 millions si l’on ajoute le score sur Canal +, le match inaugural de la coupe du monde féminine dans un Parc des Princes archi-comble a réuni au-delà de toutes les espérances.

    Remportant très facilement, 4-0, le match contre les Sud-Coréennes, les Françaises qui bénéficient d’une couverture médiatique inédite pour une équipe féminine, sont en train déjà de réussir un pari de taille : faire entrer le football féminin dans le cœur des Français.

    Les Bleues ont continué mercredi 12 juin sur leur belle lancée en battant la Norvège 2-1. Elles semblent en bonne voie pour se qualifier pour les 8èmes de finale.

    Le football féminin populaire aux Etats-Unis, jusqu’ici beaucoup moins en France

    Aux Etats-Unis, dont l’équipe est largement favorite de cette compétition, le football féminin est populaire, et depuis longtemps. 3 titres mondiaux et 4 médailles olympiques, les joueuses ont su faire du « soccer » féminin un vrai succès sportif et populaire quand il est resté – relativement- anecdotique chez les boys.

    Jamais sous la 2ème place du classement FIFA depuis leur apparition lors des JO d’Atlanta en 1996, les joueuses américaines peuvent compter sur une fédération impressionnante avec plus de 15 millions de joueuses, soit la moitié des joueuses dans des clubs dans le monde.

    En France en revanche, la greffe a mis plus longtemps à prendre. Les différences salariales avec les bleus sont

    Amandine Henry

    d’ailleurs criantes. La capitaine Amandine Henry est rémunérée 360 000 € par an. Une somme importante mais infiniment moindre que ses homologues masculins Griezmann ou M’Bappé. Surtout, de nombreuses joueuses ne peuvent pas vivre de leur sport.

    Une coupe qui est déjà un succès sur les écrans et dans les stades

    La quasi-totalité des matchs affichent complet ou de très forts taux d’affluence. Nul doute que le match France-Norvège mercredi 12 juin sur TF1 à partir de 21 heures sera particulièrement suivi, ce qui a d’ailleurs poussé la première chaine à très significativement augmenter le coût des spots publicitaires.

    Dans le sport comme dans de nombreux secteurs, l’argent est le nerf de la guerre. Accompagné de l’engouement populaire naissant, il pourrait faire du football féminin français un nouveau pilier du sport hexagonal. Avec en ligne de mire bien sûr une victoire à la coupe jouée à domicile.

  • Début de la campagne pour la succession de Theresa May

    Début de la campagne pour la succession de Theresa May

    Les principaux candidats à la tête du Parti conservateur britannique, et donc au poste de Premier ministre, ont lancé leur campagne officielle pour succéder à Theresa May et mener à bien le Brexit.

    Le grand favori, l’ancien ministre des Affaires étrangères Boris Johnson, s’est engagé à réduire les impôts des classes moyennes et supérieures.

    Sa promesse de relever de 50 000 livres (56 000 euros) à 80 000 livres (près de 90 000 euros) par an le seuil à partir duquel les travailleurs commencent à payer 40% d’impôt sur le revenu fait lundi la une de la presse britannique.

    Le coût de cette mesure est estimé à 9,6 milliards de livres (10,8 milliards d’euros) par an, et serait financé par l’argent mis de côté dans le budget pour faire face aux conséquences du Brexit, rapporte le Daily Telegraph.

    Onze candidats espèrent succéder à Theresa May à la tête du Parti conservateur dont celle-ci a officiellement démissionné vendredi, n’ayant pas réussi à fédérer les Britanniques derrière son plan de sortie de l’Union européenne.

    Les candidats doivent être soutenus par huit autres parlementaires conservateurs, un seuil quatre fois plus élevé que par le passé. Les parlementaires conservateurs procéderont ensuite à plusieurs tours de scrutin pour réduire le nombre de candidats.

    Outre Boris Johnson, partisan d’un durcissement des négociations avec Bruxelles et d’un Brexit d’ici au 31 octobre quelles que soient les circonstances, le chef de la diplomatie britannique Jeremy Hunt, partisan d’une approche plus souple vis-à-vis de Bruxelles, figure parmi les favoris.

    Lundi, Jeremy Hunt a dit espérer un nouvel accord avec l’UE, ajoutant que si cela n’était pas possible, il quitterait sans accord l’Union « le cœur lourd ».

    « D’après mes conversations avec les dirigeants européens, il est clair pour moi qu’un accord doit être conclu, ils veulent que nous formulions des propositions », a-t-il dit.

    Dominic Raab, qui défend une ligne dure, mène sa campagne sur le thème « Bâtir une Grande-Bretagne plus juste ».

    Johnson ne veut pas payer la facture

    Il a déclaré lundi que le Royaume-Uni devrait quitter l’UE le 31 octobre même si cela signifie un retour aux règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

    « Nous ne serons pas pris au sérieux à Bruxelles si on ne dit pas clairement que nous nous en tiendrons aux conditions de l’OMC au cas où l’UE refuserait de bouger », a-t-il dit.

    Il a cependant assuré souhaiter un accord afin d’assurer le Brexit d’ici la fin octobre. « Je suis le Brexiter sur lequel vous pouvez compter. Je veux un accord mais si l’obstination de l’UE nous force à partir (aux conditions de l’OMC) nous pourrions puiser dans les 39 milliards de livres budgétisés pour l’accord de Brexit pour aider les entreprises à traverser ce qui constitue sans aucun doute une transition. »

    Matt Hancock, qui exclut de quitter l’UE sans accord, a promis quant à lui un « nouveau départ » pour le pays, avec une campagne favorable aux entreprises, visant à atteindre de nouveaux électeurs chez les jeunes.

    Andrea Leadsom a proposé, elle, « une sortie contrôlée » de l’UE et le ministre de l’Intérieur Sajid Javid a souligné que sa priorité était un Brexit avec accord.

    Boris Johnson a menacé ce week-end de ne pas payer la facture du Brexit s’il devient Premier ministre, dans le but d’obtenir un meilleur accord de sortie de l’Union européenne, ce qui lui a valu dimanche une réponse cinglante de la France.

    « Je pense que nos amis et partenaires doivent comprendre que l’argent sera conservé jusqu’à ce que nous soyons plus au clair sur ce qui nous attend. Pour obtenir un bon accord, l’argent est un excellent solvant et un très bon lubrifiant », a-t-il déclaré au Sunday Times.

    La « facture du Brexit » correspond à la part des engagements financiers que Theresa May a accepté en décembre de verser aux prochains budgets européens, soit une somme de 35 à 39 milliards de livres (39 à 44 milliards d’euros).

    Ne pas acquitter cette facture, c’est comme faire défaut sur sa dette souveraine, a estimé la France.

    Un article publié sur le site de notre partenaire

  • Tensions à Hong-Kong autour d’une loi polémique

    Tensions à Hong-Kong autour d’une loi polémique

    Plus d’un million de personnes ont manifesté à Hong-Kong contre une loi d’extradition vers la Chine extrêmement controversée et ce alors que se déroulent les commémorations du 30ème anniversaire de Tian’anmen. Forte de 25 000 résidents, la communauté française sur place est vigilante. Rencontre et explications avec Catya Martin, élue consulaire et rédactrice en chef du magazine francophone

     

    Depuis la rétrocession à la Chine en 1997, Hong-Kong bénéficie d’un statut particulier pour 50 ans « Un pays, deux systèmes ». Les tensions sont aujourd’hui palpables entre cette ancienne colonie britannique et l’empire du milieu. Les pressions sont fortes pour imposer, bien en avance, de nouvelles règles.

    Carrie Lam, Cheffe de l’exécutif de Hong-Kong

    La Cheffe de l’exécutif, Carrie Lam, est confrontée à une contestation de masse et unique depuis les manifestations de Tian’anmen en 1989 où près de 1,5 millions de personnes avaient manifesté. Le 10 juin, ce sont près de 1 million de personnes qui ont protesté contre la loi d’extradition proposée par le parlement hongkongais (LegCo).

    « Cette mesure concerne tous les résidents, expatriés inclus. »

    Cette loi permettra à la Chine continentale de demander à Hong-Kong l’extradition de toutes personnes considérées

    Catya Martin – Elue consulaire Hong-Kong et Macao

    comme suspects et donc jugées en Chine, en dehors du cadre législatif local. Les Hongkongais craignent, avec cette loi, une véritable remise en cause de leurs libertés. Cette mesure concerne tous les résidents, expatriés inclus.

    C’est un climat d’inquiétude qui s’instaure pour tous. Le territoire de Hong-Kong a toujours été considéré comme une porte vers la Chine avec une réelle sécurité juridique et économique permettant à chacun de pouvoir vivre en toute sérénité. La présence renforcée de la Chine, bien avant 2047, se fait sentir chaque jour de plus en plus.

    Cette loi peut aussi avoir un impact sur les accords bilatéraux signés par Hong-Kong (ex. les mesures de rétorsions US contre la Chine pourraient être élargies le 20 juin à Hong-Kong ?

    « Si les élus utilisent leur temps à bon escient, et qu’il leur en faut plus, il y aura la possibilité d’envisager une rallonge. Cependant, s’ils utilisent leur temps pour créer le chaos, je réduirais le temps de débat » Andrew Leung, Président du Parlement

    Le débat pour cette loi, au parlement, a été réduit à 61 heures, permettant qu’elle soit votée et en vigueur le 20 juin. « Si les élus utilisent leur temps à bon escient, et qu’il leur en faut plus, il y aura la possibilité d’envisager une rallonge. Cependant, s’ils utilisent leur temps pour créer le chaos, je réduirais le temps de débat », a indiqué, Andrew Leung, le Président du parlement (LegCo).
  • Vacances d’été, les Français en pointe.

    Vacances d’été, les Français en pointe.

    Entre 1964 et 2018, la proportion de Français qui partent chaque année en vacances est passée, selon l’INSEE, de 43% à 66%. Les personnes nées entre 1940 et 1944 ont été les premières à connaître un fort taux de départ. L’habitude de partir en vacances s’est ensuite diffusée de génération en génération. Actuellement, ce sont les jeunes retraités qui partent le plus. L’arrivée progressive des générations nombreuses des baby-boomers à l’âge de la retraite devrait conforter ce « tourisme des seniors » dans les années à venir.

    Plutôt la mer

    Pour leurs vacances d’été, les Français privilégient nettement le bord de mer, où ils passent 46% de leurs nuitées. Ils résident majoritairement en hébergement non marchand (chez la famille, les amis ou dans leur résidence secondaire). Leurs activités favorites sont la promenade, la plage, ainsi que la visite de villes, de monuments ou de sites naturels.

    Selon une étude de l’IPSOS, en 2019, 69% des Français (stable par rapport à 2018) ont annoncé leur volonté de départ en vacances cet été contre 63% des Européens (soit -1 point par rapport à 2018). Le taux le plus élevé est enregistré en l’Autriche (70%). Avec une moyenne de deux semaines, les Français sont les Européens qui partent le plus longtemps durant les vacances d’été.

    À l’échelle mondiale, ils sont devancés par les Brésiliens qui comptent partir 2,2 semaines. 17% des Français pensent partir au moins trois semaines durant l’été 2019, 39% deux semaines et 29% au maximum une semaine.

    Longues vacances pour les Français et les Brésiliens

    En 2019, les Français devraient consacrer pour leurs vacances, en moyenne 2 201 euros (+10 % par rapport à 2018). Ils sont précédés par les Allemands (2 467 euros). En moyenne, les Européens devraient dépenser 2019 euros. 56% des Français partiront en vacances en France. Ce choix national est le plus élevé d’Europe.

    Après l’Hexagone, les destinations favorites des Français sont l’Espagne (16%) suivie par l’Italie (10%) et le Portugal (7%). 62% des vacanciers préfèrent le littoral contre 24 % la campagne et 23 % la montagne. Ces dernières années, la campagne et la montagne progressent dans les destinations de Français. 71 % des Français comptent se déconnecter cet été et plus particulièrement se déconnecter d’Internet.

    Au niveau européen, la France se positionne en deuxième position (après le Royaume-Uni) dans le classement des pays qui se déconnectent le plus (76%). 15% déclarent avoir déjà fait du tourisme écologique, axé sur la découverte et le respect de la nature, en évitant les activités touristiques entraînant des nuisances pour l’environnement (notamment le transport).

    2200 euros en moyenne

    Pour leurs vacances, les Français privilégient à 44%, la location de résidence saisonnière. Ce mode d’hébergement, au niveau des préférences, est en progression depuis plusieurs années (3 points pour la seule année 2018). La moyenne européenne s’établit, quant à elle, à 34%. Les Européens, les Américains et les Brésiliens choisissent l’hôtel comme principal mode d’hébergement.

    Les jeunes Français de moins de 35 ans anticipent moins leurs vacances (26% réservent moins d’un mois à l’avance) que les seniors de 65 ans (seulement 15%). Plus d’un tiers des seniors de plus de 65 ans (32%) favoriseront une destination estivale qu’ils connaissent déjà alors que le critère le plus important pour les moins de 35 ans repose sur le choix des activités sur place (27%). L’étude démontre que les « millennials » français préparent leurs vacances en utilisant les possibilités offertes par Internet. Ainsi, ont-ils recours aux avis des autres voyageurs (13% contre 6% des séniors) et aux photos présentes sur Internet (11% contre 3%). Ils privilégient à 71% les locations saisonnières sélectionnées sur Internet. 39% pratiquent l’échange gratuit. 38% ont déjà loué une chambre chez l’habitant contre 22% pour les autres Français.

    Aventures et assurances

    94% des Français déclarent disposer au moins d’une garantie d’assurance pour partir en vacances, soit un taux de couverture supérieur à la moyenne européenne (85%). Les éléments essentiels d’une assurance voyage pour les Français sont le transport médical d’urgence (63%), l’annulation de voyage (59%), et la couverture médicale (56%). Pour voyager en dehors de leur propre pays, les Européens continuent à privilégier la France, l’Espagne et l’Italie. En 2019, la France est la destination privilégiée par 32% des Belges et par 12% des Espagnols.

    En France, Disneyland est le premier site payant visité par les touristes. Ce parc devance le Musée du Louvre et le Domaine du Château de Versailles.