Radio en direct
Choisissez une station puis lancez la lecture

Blog

  • Ursula von der Leyen élue de justesse présidente de la Commission européenne

    Le Parlement européen a confirmé le 16 juillet la nomination d’Ursula von der Leyen à la présidence de la Commission européenne, lui donnant ainsi les rênes de l’exécutif pour cinq ans.

    La ministre allemande de la Défense et mère de sept enfants – et candidate surprise du PPE, choisie par les États membres fin juin – a réussi à convaincre une majorité de socialistes et libéraux au Parlement européen avec des promesses de réformes et d’actions pour le climat afin de devenir la première femme à la tête de la Commission.

    Elle a remporté 383 voix, soit neuf de plus que le minimum requis de 374 voix, lors d’un scrutin secret. 327 eurodéputés ont voté contre elle et 22 se sont abstenus ou ont voté blanc.

    À titre de comparaison, il y a cinq ans, Jean-Claude Juncker avait été élu avec 422 voix. La différence est qu’à cette époque, il n’y avait aucun doute sur le fait que l’ancien Premier ministre du Luxembourg obtienne le poste.

    Dans le cas d’Ursula von der Leyen, qui est une figure politique moins connue et n’était même pas Spitzenkandidat, l’incertitude planait jusqu’au dernier moment.

    Les trois principaux groupes politiques, le PPE, les S&D et Renew Europe, ont voté en faveur de la candidate proposée par les chefs d’État et de gouvernement, forgeant ainsi une majorité  nécessaire pour les années à venir. De leur côté, les Verts ont majoritairement voté contre Ursula von der Leyen.

    Ensemble, le PPE, les S&D et RE ont 442 eurodéputés dont certains se sont a priori rebellés. Des sources du groupe des socialistes estiment que 75 % des eurodéputés de centre gauche ont soutenu Ursula von der Leyen.

    À l’inverse, elle a obtenu le soutien du camp opposé. Juste avant le vote, le parti eurosceptique au pouvoir en Pologne, PiS, a annoncé qu’il voterait pour l’Allemande.

    Le succès d’Ursula von der Leyen peut s’expliquer par la souplesse dont elle a fait preuve ces derniers jours, en prenant en compte des idées politiques des socialistes, des libéraux et des verts, sans avoir toutefois pris d’engagements fermes sur toutes ces questions.

    Première conférence de presse

    Lors de sa première conférence de presse en tant que présidente élue, Ursula von der Leyen n’a pas caché son soulagement après ce vote palpitant. À la question de savoir si la courte majorité qu’elle a obtenue changeait les plans de son programme de travail, elle a répondu en voyant le verre à moitié plein : « en démocratie, la majorité est la majorité et je crois que je ne l’avais pas il y a deux semaines. »

    Elle a ajouté qu’elle comprenait la rancune des eurodéputés après l’abandon du processus de spitzenkandidaten, mais qu’il était aussi nécessaire de travailler avec les groupes politiques pour les convaincre et établir le programme de travail en fonction.

    « J’ai toujours voulu travailler pour l’Europe et pour l’UE », a-t-elle confessé. « Je me sens de retour à la maison. » « Je suis née Européenne, et j’ai grandi à Bruxelles, tout pour moi était européen dès le départ. »

    « Je suis arrivée assez tard en politiques et j’ai beaucoup appris dans le cabinet de Merkel », a-t-elle déclaré, tout en soulignant qu’elle n’aurait pas obtenu la confiance des eurodéputés sans l’expérience de ces 15 dernières années en tant que ministre dans le gouvernement d’Angela Merkel.

    À propos du Brexit, elle a tout d’abord évité de répondre à la question de savoir si un deuxième vote serait nécessaire pour confirmer sa nomination une fois que les eurodéputés britanniques seraient partis, mais face à l’insistance des journalistes, elle a finalement répondu par un simple non.

    Elle a ajouté qu’elle ne connaissait pas personnellement Jeremy Hunt et Boris Johnson, les deux candidats au remplacement de Theresa May, mais qu’elle suivrait une règle d’or : travailler de manière constructive avec celui qui sera le négociateur pour Londres.

    Interrogée sur l’actuel déséquilibre géographique dans les postes clés, elle a répondu qu’elle ferait tout pour que l’Europe centrale et de l’Est soient correctement représentée dans sa Commission.

    Sur le fait que le parti polonais Droit et Justice l’ait soutenu, elle a seulement dit qu’elle ne savait pas qui avait voté pour elle et qu’elle voulait trouver une solution pour réduire les divisions entre Nord et Sud et entre Est et Ouest.

    Quant à la possibilité de voir arriver des commissaires eurosceptiques dans l’exécutif, comme le commissaire italien issu de la Lega de Matteo Salvini, elle a répondu de manière vague, en disant que le monde avait besoin d’une Europe active et forte et que la composition de la Commission serait la bonne pour la tâche à mener.

    Georgi Gotev et Gerardo Fortuna

    Un article publié sur le site de notre partenaire

  • Le Député Petit appelle à une consultation citoyenne sur le climat

    Frédéric Petit, Député des Français hors de France

    Le Député MoDEM de la 7ème circonscription des Français établis hors de France (Europe centrale et orientale) a été nommé co-rapporteur, avec le Député PS Alain David (4ème circonscription de la Gironde), de la préparation d’un rapport et d’une mission d’information. Ceux-ci porteront sur la problématique des « dérèglements climatiques et conflits ». Ce travail portera donc sur l’aspect géopolitique du changement climatique, les conséquences que celui-ci amènera et notamment la question en matière de conflits dans les zones particulièrement affectées.

    Il est très fréquent que les députés se voient attribuer de telles missions dans leur domaine de compétence. Le Député des Français de l’étranger est en l’occurrence membre de la Commission des Affaires étrangères, membre de la délégation française à l’assemblée parlementaire de l’organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et est intervenu à plusieurs reprises sur les questions de l’énergie et du climat.

    Un appel à manifestation d’intérêt (AMI) lancé aux citoyens français jusqu’au 15 août 2019

    Le Député a lancé un appel à manifestation d’intérêt auprès des Français pour travailler sur cette question, notamment sur sa page personnelle personnelle

    Cet appel est lancé auprès des experts en matière de climat, des conflits internationaux et des simples citoyens. Les réponses seront analysées et un groupe de réflexion sera mis en place courant septembre avec des réunions qui développeront des éléments de réponse qui seront pris en compte dans le rapport qui sera délivré par les rapporteurs en février 2020.

     

    Plusieurs engagements demandés aux participants 

    Le Député liste trois demandes à ceux qui souhaitent participer :

    effectuer des recherches, lectures et analyses thématiques afin d’enrichir le rapport d’information parlementaire

    participer à des échanges, par internet jusqu’à la remise du rapport, en février 2020.

    respecter la confidentialité des informations, données et documents qui seront partagés

    Ceux qui souhaitent participer sont invités à écrire au Député Petit à l’adresse [email protected] d’ici au 15 août. Cette problématique est un enjeu majeur des prochaines décennies et le fait que l’Assemblée Nationale se saisissent de cet enjeu montre, aussi, que la France compte continue une action particulièrement énergique dans le prolongement de l’accord de Paris sur le climat.

  • Ecologie : Nouvelle démission du Ministre – De Rugy, fin du feuilleton estival

    La démission de François de Rugy n’a pas complètement stoppé le flux des révélations. Dans des articles publiés en fin de journée, mardi 16 juillet, Ouest-France et Mediapart révèlent qu’il utilisait parfois les chauffeurs et véhicules dont il disposait dans le cadre de ses fonctions de président de l’Assemblée nationale puis de ministre pour des déplacements privés en Loire-Atlantique.

    Les deux médias expliquent notamment que la voiture de fonction de François de Rugy faisait régulièrement le trajet entre Paris et Nantes sans le ministre, qui prenait lui le train, afin de le conduire sur ses trajets en Loire-Atlantique, où il réside. Des déplacements privés, effectués notamment le week-end.

    Une mesure de « sécurité » selon son cabinet

    Le cabinet du ministre démissionnaire, qui a répondu à Mediapart, ne conteste pas cette pratique, mais la justifie par des « raisons de sécurité ». » Etre convoyé par son chauffeur dans ses déplacements privés permettait notamment de pouvoir l’« évacuer (…) en cas de menace avérée ». Le cabinet du ministre démissionnaire explique notamment qu’il reçoit « un grand nombre de menaces » depuis « l’arrêt du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ».

    Le 11 juillet, Le Parisien avait par ailleurs affirmé qu’un des chauffeurs de fonction de François de Rugy à l’Assemblée avait été sollicité pour des déplacements de proches du ministre, notamment « pour conduire le fils de [son épouse] Séverine Servat à l’école ».

    Interrogé par Mediapart sur le fait que ses chauffeurs du ministère aient également pu transporter des proches de François de Rugy, son cabinet a répondu qu’il arrivait qu’il soit accompagné « par son épouse, ses enfants, celui de son épouse, ou toute autre personne liée ou non à l’exercice de ses fonctions ». Mais aussi, « exceptionnellement, qu’un trajet commun dans Paris ait débuté ou se soit terminé avec son épouse et/ou ses enfants seuls, pour des raisons d’efficacité et de sécurité. »

    Le Parisien avait déjà affirmé en 2018 que, lors de son passage à la présidence de l’Assemblée nationale, François de Rugy avait demandé à bénéficier d’un troisième chauffeur de fonction.

  • Newyorkcity.fr :l’app pour les Francophones dans la Grosse Pomme

    Créée en 2003 – 2004 initialement autour du site newyorkcity.fr puis étendue avec une application disponible sur les smartphones (Eric’s New York)et une page Facebook , newyorkcity.fr est devenue au fil du temps une référence pour les Français et francophones de New York ainsi que les personnes de passage.

    Des fonctions différentes selon les supports

    La page Facebook, l’application et le site se complètent :

    Times Square

    Facebook : la page est constituée d’une communauté d’amoureux de New York. Son créateur Eric partage ses photos et conseils sur la page et répond à toutes les questions des voyageurs à propos de New York. L’objectif est d’inspirer tout le monde à venir à New York, de montrer la beauté de la ville et d’aider chacun à se sentir comme un vrai New-Yorkais. Les abonnés sont aussi tenus au courant des dernières tendances à faire et à voir dans la ville. Comme par exemple un nouveau café avec une cascade de chocolat !

    Site : ici sont partagées les informations sur la meilleure façon de planifier un voyage à New York avec des conseils personnels. Quelques exemples : la meilleure  pizza , les meilleures comédies musicales ainsi que les incontournables . Les voyageurs peuvent aussi y acheter leurs pass et billets pour par exemple, les matchs de sports ou les vols en hélicoptère.

    Application : l’aide est actualisée pour naviguer dans la ville. Elle s’utilise hors ligne et ont été ajoutées des cartes comme celle du métro par exemple. Vous pouvez facilement voir où se trouvent les attractions, les restaurants et les bonnes adresses. Y est même intégrée la localisation des toilettes publiques, ainsi que les points WiFi gratuits dans la ville.

    Une communauté française soudée à New York

    Plus de 35 000 Français vivent à New York, une population en constante hausse. C’est également 390 entreprises dans l’Etat donc près de 300 dans la seule ville de New York. La communauté peut compter sur la présence d’un Lycée français de prestige, d’ institutions culturelles , d’associations vivantes et dynamiques.

    C’est surtout une ville magique que le monde pense connaitre mais que des applications comme Eric’s New York permettent de découvrir et redécouvrir.

  • Quand l’Europe protège nos vacances – Accord UE/Airbnb

    Le réseau de coopération en matière de protection des consommateurs a procédé à une évaluation conjointe des pratiques et des conditions de service d’Airbnb, sous l’égide de la Commission européenne et sous la direction de l’autorité norvégienne chargée de la protection des consommateurs(Forbrukertilsynet). L’action a été lancée en juillet 2018.

    En effet, le règlement de l’UE relatif à la coopération en matière de protection des consommateurs réunit les autorités nationales compétentes en la matière au sein d’un réseau européen d’application de la législation. En vertu de ce règlement, une autorité nationale dans un État membre peut demander l’assistance d’autres autorités dans un autre État membre pour mettre fin à une infraction transfrontière au droit des consommateurs de l’UE.

    Et ainsi solliciter par une autorité nationale, la coopération europééne peut être activée pour faire respecter différents actes constitutifs de la législation de l’UE en matière de protection des consommateurs, comme par exemple la directive sur les pratiques commerciales déloyales, la directive sur les droits des consommateurs ou la directive concernant les clauses abusives dans les contrats.

    Ces vacances d’été, les Européens obtiendront tout simplement ce qu’ils voient lorsqu’ils réservent leurs vacances.

    Et c’es donc dans ce contexte que ce 15 juillet, la Commission européenne a annoncé qu’à la suite de négociations avec Airbnb, la plateforme avait amélioré et pleinement clarifié la manière dont elle présente les offres d’hébergement aux consommateurs, lesquelles sont désormais conformes aux normes fixées par la législation de l’UE en matière de protection des consommateurs.

    Vĕra Jourová

    Vĕra Jourová, commissaire pour la justice, les consommateurs et l’égalité des genres, a déclaré: «Ces vacances d’été, les Européens obtiendront tout simplement ce qu’ils voient lorsqu’ils réservent leurs vacances. La comparaison et la réservation d’un hôtel ou d’un logement en ligne ont permis aux consommateurs d’effectuer une réservation de manière simple et rapide. Désormais, les consommateurs peuvent également avoir la certitude que le prix qu’ils voient en première page sera le prix réel à payer. Je me réjouis qu’Airbnb se soit montrée disposée à coopérer avec la Commission européenne et les autorités nationales chargées de la protection des consommateurs afin d’améliorer le fonctionnement de sa plateforme. J’attends des autres plateformes qu’elles lui emboîtent le pas.»

    C’est un enjeu important pour Airbnb, en effet l’Europe représente son principal marché en terme de lieux de location. Les capitales européennes, Paris, en tête, occupe de nombreuses places du podium.

    En conséquence, Airbnb a répondu à toutes les demandes formulées par la Commission européenne et les autorités nationales chargées de la protection des consommateurs, à l’initiative de l’autorité norvégienne de protection des consommateurs, pour mettre ses pratiques et conditions de vente pleinement en conformité avec les règles de l’UE en matière de protection des consommateurs.

    Les principales améliorations et modifications apportées sont les suivantes:

    • dans leurs recherches d’hébergement avec des dates sélectionnées, les utilisateurs voient le prix total sur la page de résultats, incluant tous les frais et suppléments obligatoires applicables (tels que les frais de service, les frais de nettoyage et les taxes locales). Désormais, ils ne risquent plus de découvrir des frais obligatoires aux pages suivantes;
    • Airbnb indique clairement si une offre d’hébergement est mise sur le marché par un hôte privé ou par un professionnel;
    • Airbnb fournit sur son site internet un lien facilement accessible à la plateforme de règlement en ligne des litiges ainsi que toutes les informations nécessaires relatives au règlement de litiges.

    Airbnb a également revu ses conditions de service, dans lesquelles elle:

    • précise que les utilisateurs peuvent introduire un recours contre Airbnb devant les tribunaux de leur pays de résidence;
    • respecte les droits légaux fondamentaux des utilisateurs à poursuivre un hôte en justice en cas de dommages corporels ou autres;
    • s’engage à ne pas modifier unilatéralement les conditions sans en informer clairement les utilisateurs au préalable et sans leur donner la possibilité d’annuler le contrat.

    La commission et Airbnb a donc publié une brochure (uniquement en anglais, à ce jour) reprenant les concessions données aux autorités européennes, vous pouvez la consulter ICI.

  • Australie – Mystère du français disparu : des os retrouvés sur une plage

    Erwan Ferrieux, français de 21 ans et le Britannique Hugo Palmer, 20 ans, ont été vus pour la dernière fois en février à Shelly Beach, une plage pittoresque située à environ 400 kilomètres au nord de Sydney. Lundi 15 juillet, la police a annoncé que des os humains retrouvés par des pêcheurs à la mi-juin, sont probablement ceux du jeune touriste français.

    Trois os avaient été retrouvés dans les eaux avoisinantes, non loin de l’endroit où avait été retrouvée la voiture de location des deux jeunes gens quatre mois plus tôt. Les effets personnels et les papiers d’identité des deux touristes se trouvaient à l’intérieur du véhicule.

    Les os de la même personne

    « Les comparaisons ADN effectuées sur les trois os retrouvés en juin ont confirmé qu’ils provenaient du même homme », a expliqué à la presse le commissaire Paul Fehon. « D’après les comparaisons ADN, nous pensons [qu’ils appartiennent] à Erwan Ferrieux. » Les tests ont également révélé que ces os appartenaient à la même personne.

    Un os plus petit a été retrouvé dans la même zone dimanche. La police a cependant déclaré qu’il était trop tôt pour confirmer s’il provenait de l’un des deux disparus.

    Les enquêteurs avaient interrompu leurs recherches aériennes et en mer pour retrouver les jeunes gens cinq jours après leur disparition le 17 février.

  • Spatial militaire : la France passe à une doctrine offensive pour mieux protéger ses satellites

    15

    La France change de doctrine spatiale militaire. En tant que chef des armées, le Chef de l’État Emmanuel Macron a donné samedi soir dans les jardins de l’Hôtel de Brienne son feu vert pour ce changement de doctrine. De défensive, la doctrine spatiale devient offensive. Le président a fait court, très court. Ses mots ont été pesés au trébuchet. « La nouvelle doctrine spatiale et militaire qui m’a été proposée par la ministre (des armées Florence Parly, ndr), que j’ai approuvée, permettra d’assurer notre défense de l’espace et par l’espace », a-t-il indiqué. « Nous renforcerons notre connaissance de la situation spatiale, nous protégerons mieux nos satellites, y compris de manière active », a-t-il assuré. Clairement, la France se donne les moyens de riposter quand elle sera attaquée ou anticipera une attaque. Pour l’heure, elle n’en a pas encore la possibilité, faute d’armes disponibles dans les armées.

    La France doit « répondre aux défis qui se posent dans les domaines terrestre, maritime et aérien, mais aussi dans les nouvelles zones de confrontation que sont l’espace cyber ou l’espace exoatmosphérique », a rappelé Emmanuel Macron lors d’un discours au ministère des Armées.

     À Florence Parly de décliner la nouvelle stratégie spatiale

    Pour autant, le président a affirmé que « les nouveaux investissements indispensables seront décidés ». Emmanuel Macron a promis que « l’effort budgétaire pour notre défense sera tenu », en référence à la Loi de programmation militaire (LPM) 2019-2025, qui prévoit une hausse des crédits aux armées. Il a toutefois laissé le soin à Florence Parly d’annoncer prochainement la traduction concrète des orientations stratégiques du président pour mieux se défendre contre les éventuelles attaques des grandes puissances spatiales mondiales (Etats-Unis, Chine, Russie). En septembre 2018, elle avait d’ailleurs accusé les Russes d’un acte d’espionnage contre le satellite militaire franco-italien Athena-Fidus en 2017. « La guerre des étoiles est bien autre chose qu’une fiction », avait-elle asséné.

    « L’utilisation autonome et non contestée de l’espace passe par une connaissance et un contrôle de ce qui s’y passe », avait rappelé le 18 juin lors du 53ème Salon aéronautique du Bourget la ministre des Armées.

    Florence Parly va donc s’appuyer sur les travaux réalisés par son ministère fin 2018. Ils ont permis d’identifier les menaces et d’y répondre sur le plan capacitaire aussi bien sur les segments sol et spatial mais aussi sur les liaisons de données entre le sol et l’espace, et dans la partie logicielle. Ces segments peuvent faire l’objet de menaces plus ou moins graves, qui vont de l’espionnage au déni de services en passant par la neutralisation d’un satellite. Ainsi, le ministère a mis des priorités sur les menaces, à la fois les plus graves et les plus probables.

    Un commandement de l’espace créé

    Emmanuel Macron a confié à l’armée de l’air les opérations spatiales. « Pour donner corps à cette doctrine et pour assurer le développement et le renforcement de nos capacités spatiales, un grand commandement de l’espace sera créé en septembre prochain » au sein de l’armée de l’Air qui « deviendra à terme l’armée de l’Air et de l’Espace », a-t-il expliqué lors de la traditionnelle réception donnée par le ministère des Armées à la veille du défilé sur les Champs-Elysées. Basé à Toulouse, ce grand commandement ne fera que remplacer l’actuel commandement interarmées de l’espace (CIE), piloté par le général Michel Friedling, qui va rester le patron des opérations spatiales.

    La LPM actuelle prévoit un budget de 3,6 milliards d’euros pour le spatial de défense. Il doit notamment permettre de financer le renouvellement des satellites français d’observation CSO et de communication (Syracuse), de lancer en orbite trois satellites d’écoute électromagnétique (CERES) et de moderniser le radar de surveillance spatiale Graves. Florence Parly a annoncé au salon du Bourget qu’elle avait décidé début juin de lancer les études de deux nouveaux programmes spatiaux : Iris, qui succédera à CSO, est destiné à renouveler la capacité d’observation optique et Céleste, qui remplacera CERES, renforcera les capacités de renseignement d’origine électromagnétique de la France. Deux programmes pour garder « toujours l’avantage, pour que nos armées conservent leur supériorité sur le terrain », avait fait valoir la ministre.

    Un article de notre partenaire

  • Les pays préférés des expats, et les villes les plus chères

    L’étude HSBC Expat Explorer, dans sa 12ème édition, vient de dévoiler la liste des pays qui attirent le plus les candidats à l’expatriation. Plusieurs critères essentiels : le niveau de vie, les perspectives d’emplois et la vie familiale.

    35% des jeunes actifs s’expatrient pour augmenter leur salaire, et 66% sont propriétaires d’un bien immobilier. L’Hexagone attire peu pour cette raison, environ 8% des expatriés. En revanche, 75% des sondés sont attirés par le capital culturel de la France.

    Les Français de l’étranger les moins satisfaits de leur pays d’accueil

    La Suisse, pays préféré des expatriés

    Signe inquiétant pour les Français hors de France, seul 49% d’entre eux estiment avoir amélioré contre 65% de l’ensemble des expatriés. Les 5 pays qui attirent le plus les expatriés en 2019 sont la Suisse et ses hauts revenus, Singapour, notamment pour l’excellence de son système scolaire, le Canada, l’Espagne et la Nouvelle-Zelande pour la qualité de vie. La France n’est pas dans le top 10.

    Double interrogation donc, pourquoi la France n’arrive pas à attirer les talents du monde et pourquoi les Français de l’étranger sont moins satisfaits que les autres de leur expatriation?

    Les villes les plus chères en Asie

    Concernant le coût de la vie, l’Asie domine largement avec Hong Kong, Tokyo, Singapour et Séoul aux 4 premiers rangs. Zurich complète ce classement. Le renchérissement du dollar explique en partie que San Francisco, New-York et Los Angeles soient dans le top 20.

    Singapour, une des villes les plus chères au monde pour les expatriés

    Paris à l’inverse est passée de la 34ème à la 47ème place des villes les plus chères. Lyon est 123ème. Notons enfin que les villes les plus chères ne sont pas forcément situées dans les pays les plus riches. Ainsi N’Djamena, au Tchad, est à la 11ème place des villes les plus chères, devant notamment Genève, Tel-Aviv et Dubai. Kinshasa est 22ème. Cela ne concerne bien sûr pas les locaux mais les expatriés qui ont tendance à chercher des denrées très rares dans ces pays et à vivre dans des logements sécurisés de standing.

  • 14 juillet – Le défilé

    Le défilé militaire du 14 juillet, moment de communion entre les français sous uniformes (militaires, policiers, pompiers, etc.) et la société civile. Cette parade militaire est organisée chaque année depuis 1880 à Paris. C’est le gouverneur militaire de Paris qui est responsable de l’organisation. Comme chaque année, la France invite d’autres puissances à partager ce moment. Cette année, c’est l’embryon de l’armée européenne qui a les honneurs des champs-élysées avec les composantes allemandes, portugaises, belges, espagnoles, anglaises.

    Le président Emmanuel Macron a, donc, ouvert dimanche les festivités du 14 juillet en descendant les Champs-Elysées à bord d’un « command car » avant le début du traditionnel défilé militaire, placé cette année, comme évoqué ci-dessus, sous le signe de la coopération militaire européenne.

    Emmanuel Macron et le général François Lecointre à bord d’un « command car » /REUTERS/Charles Platiau
    Emmanuel Macron et le général François Lecointre à bord d’un « command car » /REUTERS/Charles Platiau

    Sifflets et Gilets jaunes

    Des sifflets émanant de Gilets jaunes ont été entendus sur le passage du chef de l’État, dont c’est le troisième défilé depuis son élection en mai 2017. Un groupe d’une quarantaine de manifestants, se revendiquant Gilets jaunes, a tenté de forcer une rangée de CRS sur la grande avenue parisienne, avant d’être encerclé par les forces de l’ordre, selon une journaliste de l’AFP présente sur place.

    Des Gilets jaunes crient en direction du cortège du chef de l’Etat. /AFP/Philippe LOPEZ
    Des Gilets jaunes crient en direction du cortège du chef de l’Etat. /AFP/Philippe LOPEZ

    La veille au soir, quelques dizaines de manifestants, dont certains portaient des Gilets jaunes, avaient fait entendre leur voix devant l’Hôtel de Brienne, où Emmanuel Macron prononçait un discours, en visant le ministre de la Transition écologique François de Rugy, épinglé par Mediapart pour des dîners fastueux lorsqu’il était président de l’Assemblée nationale.

    Un défilé «européen»

    Après avoir entamé vers 10h la revue des troupes sur la célèbre avenue parisienne aux côtés de son chef d’état-major, le président a rejoint la tribune présidentielle place de la Concorde, où l’attendaient plusieurs dirigeants européens, dont Angela Merkel, ainsi que son épouse Brigitte Macron, et des membres du gouvernement dont François de Rugy, en proie à une polémique à rebondissement.

    Emmanuel Macron et les dirigeants européens à la tribune présidentielle/AFP/Alain JOCARD
    Emmanuel Macron et les dirigeants européens à la tribune présidentielle/AFP/Alain JOCARD

    Pour cette édition 2019 du défilé, la France a convié une dizaine de pays européens partenaires de son armée. « Ce sera là un beau symbole de l’Europe de la défense que nous sommes en train de construire. C’est, vous le savez, une priorité de mon mandat », a fait valoir samedi le chef de l’Etat français dans un discours devant la communauté militaire.

    Outre la chancelière allemande, objet d’inquiétudes après avoir été prise ces dernières semaines de crises de tremblement, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker et le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, figuraient parmi les 11 invités européens du président français. Ils sont conviés à déjeuner à l’Elysée. La Première ministre britannique démissionnaire Theresa May, initialement annoncée à Paris, était représentée par le vice-Premier ministre David Lidington.

    L’homme volant en apéritif

    Lors de l’animation inaugurale, plusieurs innovations -drones, engins robotisés – ont été mises à l’honneur. Puis, devant la foule massée au coeur de la capitale, le champion du monde de jet-ski français Franky Zapata a offert un époustouflant spectacle futuriste en volant debout, fusil en main, à plusieurs dizaines de mètres au-dessus des Champs-Elysées sur son « Flyboard », un engin de son invention.

    Ce « Flyboard », plateforme volante propulsée par cinq réacteurs à jet d’air, intéresse les forces spéciales françaises pour « différentes utilisations, par exemple une plateforme logistique volante ou bien une plateforme d’assaut », selon la ministre des Armées, Florence Parly

    .

    Puis ce fut le tour du défilé aérien, ouvert par l’emblématique panache de fumigènes bleu-blanc-rouge de la Patrouille de France, et qui intégrait notamment un avion de transport A400M allemand et un C130 espagnol.

    69 avions, 4300 militaires

    Le défilé à pied a lui débuté avec les emblèmes des dix pays participant à l’Initiative européenne d’intervention (IEI) — née il y a un an sous l’impulsion du président Macron: France, Belgique, Royaume-Uni, Allemagne, Danemark, Pays-Bas, Estonie, Espagne, Portugal et Finlande.

    Parmi les hélicoptères au-dessus de Paris figuraient deux Chinook britanniques. Le Royaume-Uni, qui met actuellement à disposition de l’armée française trois hélicoptères de transport lourds au Sahel, vient de prolonger son engagement jusqu’en juin 2020.

    Lionel BONAVENTURE /AFP
    Lionel BONAVENTURE /AFP

    Au total, quelque 4.300 militaires, 196 véhicules, 237 chevaux, 69 avions et 39 hélicoptères ont été mobilisés.

    Conclusion émouvante

    Le défilé s’est achevé sur un émouvant tableau composé de blessés des armées françaises, actuellement engagées sur de multiples théâtres, du Moyen-Orient au Sahel.

    Trois pensionnaires des Invalides en fauteuil roulant ont défilé place de la Concorde aux côtés de trois militaires récemment blessés en opérations, rejoints par des sportifs blessés de guerre, sous les applaudissements nourris de la foule. Le président français et la chancelière allemande ont quitté la tribune pour échanger avec eux. Le couple Macron s’est ensuite entretenu avec les familles des militaires morts ou blessés au combat.

     

  • Jeremy Corbyn enfin favorable à un nouveau référendum sur le Brexit

    Les travaillistes, le plus grand parti d’opposition du Royaume-Uni, soutient finalement un second référendum sur le Brexit, mettant ainsi fin à plusieurs années d’incertitude et de tergiversations.

    Dans un email envoyé aux membres du parti le 9 juillet, le chef de file des travaillistes, Jeremy Corbyn, estime que « quiconque deviendra le nouveau Premier ministre devrait avoir le courage de confronter son accord ou l’absence d’accord (de divorce avec l’UE) à un vote populaire ».

    « Dans ces circonstances, je veux clairement affirmer que le Labour (parti travailliste) fera campagne pour rester dans l’UE face à un Brexit sans accord ou un accord conservateur qui ne protège pas l’économie et l’emploi », a ajouté le chef du parti travailliste britannique.

    Jeremy Corbyn a fait l’objet de critiques récurrentes de la part des députés et membres de son parti pour sa position équivoque sur le Brexit. Ils lui reprochent de proposer un projet de Brexit alternatif dans lequel le Royaume-Uni resterait dans une union douanière permanente de l’UE, ou l’option d’une élection générale.

    Le maintien dans l’union douanière a toutefois rapidement été écarté lors des discussions multipartites avec le gouvernement de Theresa May pour trouver un compromis après le rejet de l’accord de retrait par les députés.

    Même si la plupart des membres et députés du parti travailliste soutiennent une adhésion à l’UE, un grand nombre de députés du parti ont été élus dans des circonscriptions où la population a majoritairement voté en faveur du Brexit en juin 2016. En référence à ces tensions, Jeremy Corbyn a concédé que le Brexit avait « divisé nos communautés et parfois même notre parti ».

    La position confuse du parti est largement responsable du déclin des travaillistes à 14 % lors des élections européennes de mai. La moitié des 500 000 membres du parti s’est tournée vers d’autres partis pro-européens comme les Verts et les libéraux démocrates.

    Les membres du parti conservateur éliront leur nouveau leader et Premier ministre le 22 juillet et tant le favori, Boris Johnson, que son rival Jeremy Hunt, ont promis de sortir le Royaume-Uni de l’UE le 31 octobre, avec ou sans accord.

    Les deux candidats ont aussi exclu l’option d’élections anticipées ou celle d’un second référendum. Cependant, faire passer un Brexit sans accord pousserait rapidement les partis d’opposition à soumettre une motion de censure pour renverser le gouvernement et organiser des élections anticipées.

    Benjamin Fox

    Un article publié sur le site de notre partenaire