Ecologie : Nouvelle démission du Ministre - De Rugy, fin du feuilleton estival

La démission de François de Rugy n’a pas complètement stoppé le flux des révélations. Dans des articles publiés en fin de journée, mardi 16 juillet, Ouest-France et Mediapart révèlent qu’il utilisait parfois les chauffeurs et véhicules dont il disposait dans le cadre de ses fonctions de président de l’Assemblée nationale puis de ministre pour des déplacements privés en Loire-Atlantique.

Les deux médias expliquent notamment que la voiture de fonction de François de Rugy faisait régulièrement le trajet entre Paris et Nantes sans le ministre, qui prenait lui le train, afin de le conduire sur ses trajets en Loire-Atlantique, où il réside. Des déplacements privés, effectués notamment le week-end.

Une mesure de « sécurité » selon son cabinet

Le cabinet du ministre démissionnaire, qui a répondu à Mediapart, ne conteste pas cette pratique, mais la justifie par des « raisons de sécurité ». » Etre convoyé par son chauffeur dans ses déplacements privés permettait notamment de pouvoir l’« évacuer (…) en cas de menace avérée ». Le cabinet du ministre démissionnaire explique notamment qu’il reçoit « un grand nombre de menaces » depuis « l’arrêt du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ».

Le 11 juillet, Le Parisien avait par ailleurs affirmé qu’un des chauffeurs de fonction de François de Rugy à l’Assemblée avait été sollicité pour des déplacements de proches du ministre, notamment « pour conduire le fils de [son épouse] Séverine Servat à l’école ».

Interrogé par Mediapart sur le fait que ses chauffeurs du ministère aient également pu transporter des proches de François de Rugy, son cabinet a répondu qu’il arrivait qu’il soit accompagné « par son épouse, ses enfants, celui de son épouse, ou toute autre personne liée ou non à l’exercice de ses fonctions ». Mais aussi, « exceptionnellement, qu’un trajet commun dans Paris ait débuté ou se soit terminé avec son épouse et/ou ses enfants seuls, pour des raisons d’efficacité et de sécurité. »

Le Parisien avait déjà affirmé en 2018 que, lors de son passage à la présidence de l’Assemblée nationale, François de Rugy avait demandé à bénéficier d’un troisième chauffeur de fonction.

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  • redactionafp

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