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  • Nicolas Sarkozy, un nouveau livre « révélations »

    Nicolas Sarkozy, un nouveau livre « révélations »

    12 mois après la sortie de Passions, qui retraçait son parcours politique pour se conclure en 2007 avec son arrivée à l’Elysée, Nicolas Sarkozy est de retour en librairies, avec Le Temps des tempêtes (Editions de l’Observatoire). L’ancien président de la République nous dévoile ses deux premières années au pouvoir.

     

    Ce livre de 522 pages a été majoritairement écrit pendant le confinement et dans le plus grand secret.

    L’ancien chef de l’Etat livre les coulisses de son action à l’international. On découvre ainsi les arrières boutiques des sommets internationaux, celles de la libération des infirmières bulgares, ou encore ses relations avec Angela Merkel, qu’il qualifie de « bulldozer timide ». L’occasion de brosser des petits portraits à sa façon des différents leaders internationaux, qu’il a fréquentés dès son entrée à l’Elysée, de décrypter son action lors du krach financier de 2008, ou de livrer son analyse de la crise géorgienne.

    A noter, un rapide mea culpa sur cette phrase prononcée en 2007 lors du discours de Dakar, et qui avait choqué :

     

    « Le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez rentré dans l’Histoire. » Nicolas Sarkozy s’explique : « Si j’ai été mal compris, c’est donc que je me suis trompé. Il fallut un autre discours (…) pour rattraper cette erreur. Mais personne ne s’en souvient ! »

    La chancelière Angela Merkel dévoilée

    Nicolas Sarkozy livre aussi des anecdotes : il dépeint une Angela Merkel gourmande qui préfère se priver des petits-déjeuners en chambre au profit des buffets mieux garnis, ou relate le micro-combat livré face à Vladimir Poutine pour savoir qui obtiendra le dernier chocolat resté dans une assiette (au finish, aucun des deux n’osera le manger).

    Peu de politique intérieure, donc, contrairement à Passions, mais l’occasion quand même d’égratigner quelques politiques français. Premier visé et touché, le chiraquien Jean-Louis Debré. Leur détestation n’est un secret pour personne. « Il m’a toujours voué une haine tenace fondée sur une jalousie irrationnelle, mais assez fréquente chez cet homme. Sentiment au demeurant très étrange pour celui qui connut une carrière inespérée au regard de son peu d’intérêt pour les débats intellectuels ou programmatiques ».

     

    François Bayrou, un portrait au vitriole dans ce livre

    Piques récurrentes aussi contre François Hollande, ou Ségolène Royal. Mais sa cible préférée reste François Bayrou, sur lequel il écrit deux pages et demie au vitriol :

     « Son tempérament profond le portait à une détestation de tous ceux qui avaient réussi là où il avait lui-même échoué. Emmanuel Macron en fera à son tour, avant la fin de son quinquennat, l’amère expérience. »

    Pour Nicolas Sarkozy, François Bayrou a toujours trahi ceux qu’il a choisis.

    Nicolas Sarkozy va jusqu’à comparer le maire de Pau à l’abbé Frollo, le trouble et pervers personnage de Notre-Dame de Paris qui prône la rigueur et la morale tout en pratiquant l’absolu contraire.

    Autre personnage égratigné : Dominique Strauss-Kahn, dont les ambitions présidentielles ont été emportées par l’affaire du Sofitel, alors qu’il présidait le Fonds monétaire international. Nicolas Sarkozy écrit : « Aujourd’hui, j’avoue ne plus trop savoir qui est ce DSK que j’ai propulsé à la tête du FMI. Si c’était à refaire, je ne le referais pas. »

     

    Quelques confidences de Nicolas Sarkozy

    L’ancien président de la République dresse aussi un portrait peu flatteur de Nicolas Hulot, l’ancien ministre de l’Ecologie.

    « Formidable preneur d’images lorsqu’il produisait et animait Ushuaïa – on n’a jamais fait mieux depuis – et piètre ministre dès qu’il s’agit non plus de commenter mais d’agir. »

    Enfin, au-delà de ces règlements de compte, l’ancien président consacre quelques pages à son divorce avec Cécilia, sa deuxième vie avec Carla Bruni, son mariage et la façon dont il a vécu ces épreuves personnelles. Nicolas Sarkozy revient aussi sur son célèbre « Casse toi pauvre c.. ». Il se reproche d’avoir été grossier, d’être tombé dans un « piège de débutant ». « C’était entièrement de ma faute », écrit-il.

    Pour connaître la suite et en savoir plus sur son quinquennat, les affaires et tous les soubresauts de ses années au pouvoir, il faudra attendre le tome 2. l’été prochain ?

     

     

    On pensait avoir tout lu avec “Passions”. Rien que le titre nous renvoyait à un imaginaire torride où bons et mauvais sentiments côtoyaient à chaque page colère et affection. Du vrai, du pur Sarko, comme on l’aime, à la fois touchant, blessant, aimant, détestant, bref passionnant tant le Nicolas et le Sarkozy passe de l’homme au mythe, de la caricature au naturel.

     

    Si de 2012 à 2016, il nous envoyait des cartes postales en disant qu’il pensait à nous et qu’il reviendrait se plonger dans les bras de la France, il nous propose dorénavant sa cuvée annuelle, faites de paragraphes incisifs et de lignes bien trempées.

     

    A la différence des années précédentes, cette fois-ci, il nous informe que d’autres tomes viendront. « Le temps des tempêtes » n’est que le numéro 1 d’une série à 2, 3, 4 ou plus d’opus qui vont agrémenter nos prochains étés comme les films de la saga Star Wars venaient à notre rencontre au moment de Noël.

     

    Et alors ? Ne vaut-il pas un bon « Sarko » qu’un pâle roman d’été où une Ségolène raconterait ses pérégrinations sauvages et autres délires obsessionnels sur sa place indispensable dans le monde ? Vous connaissez déjà ma réponse.

     

    Je l’affirme sans honte, c’est avec une certaine délectation que je vais, dès sa sortie, me plonger dans ce « temps des tempêtes » et me laisser absorber par ce récit. Il faut avouer que l’auteur m’a déjà conquis il y a plusieurs années.

     

    J’ai hâte de retrouver mon capitaine. Celui, qui par un jour sombre, m’a donné la force de me relever. Il n’en fera pas état dans ses mémoires, mais derrière le Président, il y a un homme d’une générosité extraordinaire qui, pendant le temps de mes propres tempêtes, m’a montré le soleil et m’a mis sur le chemin de la vie retrouvée.

     

    Que ces quelques lignes lui soient dédiées !

     

    Jeremy Michel

    Délégué aux Français résidents d’Europe pour le mouvement Agir (Majorité présidentielle)

    Elu consulaire en Belgique

    Elu AFE pour le Benelux

     

  • Coronavirus : les restrictions s’accentuent dans le monde – Podcast Vidéo

    Coronavirus : les restrictions s’accentuent dans le monde – Podcast Vidéo

    Le coronavirus regagne du terrain en Asie et en Europe, où des restrictions sont à nouveau mises en place.

     

    Le gouvernement des Canaries en Espagne a eu l’idée d’un clip choc pour mieux respecter les gestes barrières.

    Pour la France, les frontières avec 16 pays dans le monde ont été fermées. En Espagne, certaines régions ont procédé à la fermeture des bars et autres clubs nocturnes. Tandis qu’en Belgique, les clients des restaurants doivent donner leur identité et leurs coordonnées.

     

    Un podcast vidéo de notre partenaire TV5 Monde

  • Retour en France : frontières fermées avec 16 pays

    Retour en France : frontières fermées avec 16 pays

    La frontière française est donc fermée avec 16 pays, sauf en cas d’exemption, c’est-à-dire s’il s’agit de passagers français ou de voyageurs étrangers mais ayant une résidence stable sur le sol français.

    Les tests de dépistage au Covid-19 vont être généralisés dans les aéroports français pour les voyageurs arrivant de 16 pays où le virus circule fortement, parmi lesquels les États-Unis, le Brésil, l’Algérie, l’Inde ou encore Israël.

    Le Premier ministre Jean Castex a annoncé, ce vendredi, la généralisation des tests de dépistage pour les voyageurs arrivant en France de 16 pays où le coronavirus circule fortement, dont les États-Unis, l’Algérie et le Maroc.

    Matignon a précisé, vendredi après-midi, la liste des 16 pays évoqués par le chef du gouvernement. Tous les voyageurs en provenance de ces pays devront donc « disposer d’un test attestant qu’ils ne sont pas porteurs du virus » à leur arrivée à l’aéroport parisien Roissy Charles-de-Gaulle. Le cas échéant, ils devront se faire tester directement à l’aéroport, et en fonction du résultat, ils pourront circuler librement ou être placés en quatorzaine sur décision du préfet.

     

    Voici la liste des 16 pays concernés par ces restrictions:

     

    « Il ne s’agit donc pas de flux massifs », a-t-il insisté, précisant pour ce qui concerne la généralisation des tests que le dispositif « va monter en puissance pour être totalement opérationnel dans les prochains jours », au plus tard le 1er août –  Jean Castex

     

    Cette annonce est-elle la première d’une nouvelle longue série ? La situation se dégrade à nouveau sur l’ensemble du continent européen.. Les relâchements estivaux constatés, et en particulier en France, risquent de couter très cher à l’économie cet autonome si un confinement important devrait être de nouveau mis en place.

  • Covid-19 et parcs d’attraction: une cohabitation compliquée

    Covid-19 et parcs d’attraction: une cohabitation compliquée

    Les aéroports aussi mettent en place des mesures strictes
    Les aéroports aussi mettent en place des mesures strictes

    Certains secteurs sont terriblement handicapés par la pandémie qui nous frappe depuis des mois. Particulièrement le secteur des loisirs et du tourisme. Les aéroports sont dans une situation très compliquée, les parcs d’attraction aussi.

    Comment combiner le tourisme de masse dont ils sont un exemple type et la distanciation physique qu’imposent les normes sanitaires?

    Disneyland soumis à un régime strict

    Disneyland Paris, premier parc d’attraction d’Europe, n’a par exemple rouvert que le 15 juillet. Et dans des conditions particulièrement strictes:

    -nettoyage renforcé

    -distanciation physique systématique y compris dans les fils d’attente

    -2000 points de distribution de gel hydroalcoolique

    -masques obligatoires pour tous, dès 11 ans

    Surtout, les parcs limitent l’accès, et la réservation est obligatoire. Du jamais vu pour un parc qui accueille en moyenne annuelle habituelle plus de 10 millions de visiteurs.

    Des mesures du même ordre s’appliquent aux autres parcs du groupe: en Floride, Californie, à Tokyo, Shanghai, Hong Kong

    Puy du fou, Parc Astérix, tous s’adaptent

    Les autres parcs français s’adaptent aussi. Le Parc Astérix, le Puy du fou, le Marineland d’Antibes, tous adoptent les mêmes mesures: réservation obligatoire, distanciation physique, masque obligatoire.

    « Disneyland Paris et son personnel sont entièrement mobilisés pour faire respecter les règles liées à la pandémie » selon le service presse du groupe

    Le Puy du Fou a rouvert, sous stricts conditions
    Le Puy du Fou a rouvert, sous stricts conditions

    Les Français de l’étranger peuvent rentrer en France. Ils doivent respecter certains aspects quand ils viennent de certains pays en dehors de l’espace européen mais rien ne leur interdit de rentrer dans l’Hexagone pendant la période estivale. Beaucoup souhaitent retrouver les lieux de divertissement, certains s’inquiètent cependant des mesures. Monique, sexagénaire qui retrouve la côte basque, refuse par exemple de retourner à la plage. « Il y a énormément de monde sur les plages. Personne ne respecte la distanciation » nous indique-t-elle.

    Les parcs peuvent-ils imposer ce qu’ils préconisent?

    Les parcs d’attraction peuvent-ils, eux, contrairement aux plages, faire respecter les mesures qu’ils imposent?

    « Disneyland Paris et son personnel sont entièrement mobilisés pour faire respecter les règles liées à la pandémie » nous a indiqué le service presse du parc. Dans les faits cependant, la coercition est forcément limitée par le fait que les personnels de ces parcs ne sont pas forces de police.

    Une chose est sûre: les parcs d’attraction ont particulièrement souffert avec la pandémie et ce alors que leurs marges sont déjà faibles. Le retour des touristes, des visiteurs, des familles, est souvent pour eux une question de survie.

     

     

  • Les eurodéputés s’opposent à l’accord laborieusement conclu par le Conseil européen

    Les eurodéputés s’opposent à l’accord laborieusement conclu par le Conseil européen

    Le Parlement européen a rejeté jeudi 23 juillet les décisions sur lesquelles les dirigeants de l’UE ont eu bien du mal à s’accorder lors de leur dernier sommet. Les eurodéputés ont notamment critiqué les coupes dans les programmes climatiques.

    Un article d’Euractiv Allemagne.

    Le Parlement européen a rejeté, à une large majorité, l’accord conclu par le Conseil sur le budget septennal de l’UE (le cadre financier pluriannuel, CFP) et le plan de relance. Les eurodéputés ont jugé que le compromis manquait d’ambition et ont critiqué les coupes dans les financements destinés au climat.

    Certains eurodéputés verts avaient exprimé leur déception en amont du débat.

    L’accord conclu par les dirigeants nationaux marque un « éloignement du Green Deal », écrit l’Allemand Michael Bloss. « L’Union européenne doit réduire son programme de soutien à l’acier sans émission de CO2. Le programme d’investissements pour l’avenir a été raboté de 30,3 milliards d’euros et se monte aujourd’hui 5,6 milliards d’euros. Le fonds de soutien aux régions charbonnières passe de 40 milliards d’euros à 10 milliards d’euros », déplore-t-il.

    Dans une résolution rédigée par les chefs de groupe mercredi 22 juillet, le Parlement a déclaré, entre autres, « nous pensons que les réductions proposées dans les programmes de transition des régions dépendantes du charbon vont à l’encontre de l’agenda du Green Deal ».

    Des propos qui font notamment référence au Fonds de transition juste (FTJ), que la Commission avait voulu faire passer de 7,5 à 40 milliards d’euros dans le cadre de l’aide déployée par l’UE pour faire face à la crise sanitaire, mais qui a été ramené à 17,5 milliards d’euros lors des négociations entre les dirigeants des États membres.

    La Pologne rafle la mise pour la transition énergétique

    De nombreux eurodéputés ont néanmoins accueilli favorablement la promesse du Conseil de réserver 30 % du budget et du fonds de relance aux dépenses climatiques. Le Parlement préconise d’y consacrer au moins 25 % des fonds, auxquels il faut ajouter 10 % pour la biodiversité.

    Si un accord est conclu à 30 %, jusqu’à 547,2 milliards d’euros pourraient être mis à disposition pour réaliser, au cours des sept prochaines années, des investissements contribuant à la réalisation des objectifs climatiques de l’UE. Mais cela ne serait pas suffisant. La Commission elle-même estime qu’au moins 1 460 milliards d’euros devraient être investis chaque année pour atteindre les objectifs climatiques actuellement définis pour 2030.

    On ignore cependant si les 30 % concernent à la fois le budget de l’UE et le fonds de relance, ou si cette part des investissements pourrait être couverte par un seul de ces deux instruments.

    De nombreux députés européens sont également préoccupés par l’absence de lignes directrices pour l’obtention de l’aide de l’UE. La Pologne, par exemple, qui est le seul pays de l’UE à ne pas avoir souscrit à l’objectif de neutralité climatique d’ici à 2050, a réussi à faire accepter au Conseil qu’elle aurait encore droit à au moins 50 % du Fonds de transition juste.

    Pour Peter Liese, porte-parole du Parti populaire européen sur les questions environnementales, c’est inacceptable. « Pourquoi un pays devrait-il recevoir de l’argent pour son abandon progressif du charbon s’il n’accepte pas l’objectif de neutralité climatique », souligne-t-il.

    Pomme de discorde

    L’eurodéputée allemande Delara Burkhardt (S&D) considère la proposition avancée pour le fonds de relance comme une pomme de discorde. Bien que la protection du climat soit ancrée dans la « facilité pour la reprise et la résilience » (RRF), pour laquelle le Conseil a alloué 672,5 milliards d’euros, la proposition ne constitue pas un succès complet.

    L’annexe au projet répertorie sept priorités, que les États membres peuvent pondérer différemment. Elles incluent notamment des investissements qui « contribuent efficacement aux transitions verte et numérique ».

    Delara Burkhardt craint que les États membres n’optent pour une combinaison de critères qui leur permettra de contourner toute forme d’action environnementale. « C’est notamment possible s’ils se concentrent exclusivement sur la transformation numérique. »

    La manière dont les centaines de milliards d’euros du fonds de relance seront contrôlés n’a pas encore été clairement établie. La seule exigence à se stade est que les États membres soumettent leurs plans d’investissement nationaux à la Commission. Ils devront s’appuyer sur leurs plans climatiques nationaux et sur le Semestre européen.

    La taxonomie européenne, un cadre d’orientation pour les investissements verts qui doit entrer en vigueur l’an prochain, n’est pas ancrée dans le plan de relance.

    Dans le projet de résolution du Parlement, les eurodéputés appellent la Commission à élaborer au plus vite une « méthode de suivi transparente, complète et pertinente », fondée sur la taxonomie.

    La Cour des comptes met en garde contre le laxisme des contrôles

    L’eurodéputé vert Rasmus Andresen a demandé que le Parlement et la Cour des comptes européenne se voient accorder un droit de veto sur l’approbation des plans d’investissement nationaux. Dans le passé, la Cour des comptes a déjà dénoncé à plusieurs reprises les méthodes d’inspection de la Commission.

    Dans un communiqué publié début juillet, les contrôleurs financiers avaient relevé que les dépenses de l’UE en matière de changement climatique avaient été surestimées jusqu’à présent, alors que les effets pervers des dépenses, notamment dans l’agriculture, n’avaient pas été suffisamment pris en compte.

    Mercredi 22 juillet, la Cour des comptes est allée plus loin. À propos de la précédente proposition pour le Fonds de transition juste, elle déclarait déjà que « le lien entre la performance et le financement [était] relativement faible ». Avec le « risque que le Fonds de transition juste ne contribue pas à mettre fin à la forte dépendance de certaines régions à leurs activités à forte intensité de carbone », a-t-elle souligné.

  • Un été sur Mars : la nouvelle course aux étoiles ! – Podcast Vidéo – TV5 Monde

    Un été sur Mars : la nouvelle course aux étoiles ! – Podcast Vidéo – TV5 Monde

    Objectif Mars !

    Pas moins de 3 missions d’exploration cet été ! Mais pourquoi la planète rouge est-elle aussi convoitée ? les Chinois sont les nouveau concurrents avec une arrivée cet été d’une double mission. Zoom sur les ambitions spatiales de la Chine !

    Réponse avec l’astrophysicien Francis Rocard, et Pierre Brisson, président de « Mars Society Switzerland« , dans le Grand Angle de TV5 Monde.

  • Aéroports: cafouillages et distanciation

    Aéroports: cafouillages et distanciation

    [Addentum: cet article a été publié avant l’annonce additionnelle du gouvernement concernant les aéroports. Des tests seront obligatoires à partir du 1er août pour les passagers en provenance de 16 pays: Émirats Arabes Unis, États-Unis, Bahreïn, panama, Afrique du Sud, Koweït, Qatar, Israël, Brésil, Pérou, Serbie, Algérie, Turquie, Madagascar, Inde et Oman]

    Comme nous l’indiquions dans un précédent article, le retour en France par avion peut donner lieu à des situations très complexes. Vols annulés, « ghost fly », très grandes difficultés pour être remboursée sont nombreuses. Si la situation varie selon les territoires, elle est compliquée pour beaucoup! Quelle est la situation dans les aéroports? Elle n’est pas toujours simple.

    Les aéroports français à l’épreuve du déconfinement

    Orly est resté fermé 3 mois entiers
    Orly est resté fermé 3 mois entiers

    Les aéroports français ont fait face sans doute au plus grand défi de leur histoire. Orly a fermé trois mois, et n’est aujourd’hui encore que très partiellement opérationnel. Roissy fonctionne également au ralenti, tout comme Nice, Lyon… et ce en pleine saisons théoriquement touristique.

    « ils veulent mettre des mesures de prise de température mais en tout cas moi je n’ai rien vu » Daniel, passager Berlin – Paris

    Aéroports de Paris [ADP] nous a garanti avoir pris toutes les mesures de sécurité nécessaires. De fait, plusieurs procédures ont été mises en place:

    -distribution de gel hydroalcoolique

    -marquage au sol pour respecter les distances de sécurité

    -50% de sièges vacantes dans les terminaux

    -mise en place en priorité d’enregistrement sur les bornes automatiques

    Le port du masque est obligatoire dans l’ensemble des aéroports en France!

    Pour autant la sécurité est-elle toujours optimale? Pas selon des témoignages que nous avons recueilli.

    Toutes les compagnies n'appliquent pas les mêmes mesures
    Toutes les compagnies n’appliquent pas les mêmes mesures

    Daniel vient de rentrer en France depuis Berlin, via une compagnie low-cost: « ils disent [ADP NDLR] qu’ils veulent mettre des mesures de prise de température mais en tout cas moi je n’ai rien vu. »

    De fait ADP souhaite généraliser la pratique mais n’en est pas encore capable et si Air France par exemple pratique ses propres tests, ce n’est pas le cas, loin s’en faut, de toutes les compagnies.

    Des possibilités de retour en France

    Concrètement, pouvez-vous dans tous les cas rentrer en France? Les Français résidant à l’étranger ou de passage peuvent revenir dans l’Hexagone. PourcCeux qui viennent de pays de l’espace européen sans contrôles particuliers (États membres de l’Union européenne, Andorre, Islande, Liechtenstein, Monaco, Norvège, Royaume-Uni, Saint-Marin, Saint-Siège et Suisse), « aucune mesure spécifique, tout à fait comme avant la pandémie » nous confirme Daniel.

    Venant d’ailleurs, la situation est plus complexe. Pour un certain nombre de pays, il n’y a pas de restrictions non plus: Australie, Canada, Corée du sud, Géorgie, Japon, Monténégro, Maroc, Nouvelle-Zélande, Rwanda, Serbie, Thaïlande, Tunisie, Uruguay.

    Dans les autres cas, les voyageurs en provenance de l’extérieur de l’espace européen, se voient remettre à leur arrivée sur le territoire national, une information sur les conditions dans lesquelles une éventuelle quatorzaine volontaire peut être effectuée au domicile de leur choix ou, le cas échéant, dans une structure d’hébergement adaptée.

    « Un appel au civisme citoyen » nous indique ADP. « Une vaste blague » pour Daniel: « c’est la même chose en Allemagne, au Royaume-Uni…il n’y a aucun contrôle ».

    Ailleurs dans le monde, une grande variété de situations

    Ailleurs dans le monde, la situation est très diverse. « Au Japon les choses se sont déroulées de façon admirable » nous indique Thierry Consigny, élu français sur place. Son collègue Olivier Piton est également plutôt élogieux de la situation sur la côte ouest américaine malgré une crise sanitaire loin d’être maîtrisée.

    A Bruxelles, à Berlin, à Londres, c’est globalement similaire avec la situation en France. Une situation à laquelle nous devons nous habituer. A vos masques et bon retour en France!

  • En Europe, l’énergie verte produit plus d’électricité que les combustibles fossiles

    En Europe, l’énergie verte produit plus d’électricité que les combustibles fossiles

    Pour la première fois, les sources d’énergie renouvelable ont dépassé le charbon, le pétrole et le gaz en matière de production d’électricité au sein de l’UE, selon une analyse récente.

    Un article de notre partenaire, Euractiv.

    Les énergies éolienne, solaire, hydraulique et la bioénergie ont produit 40 % de l’électricité des 27 États membres au cours du premier semestre 2020, selon Ember, un groupe de réflexion sur le climat qui tente d’accélérer la transition énergétique mondiale. Elles ont ainsi dépassé les combustibles fossiles, qui représentaient 34 % de l’énergie produite.

    De ce fait, les émissions de carbone générées par l’électricité ont diminué de près d’un quart lors des six premiers mois de cette année.

    Dave Jones, analyste en chef chez Ember, considère ce cap comme un « moment symbolique » pour la transition énergétique en Europe. Il souligne qu’il y a neuf ans, les combustibles fossiles produisaient deux fois plus d’électricité que les sources renouvelables au sein de l’UE.

    Demande et offre en diminution

    Alors que la demande européenne en électricité a diminué de 7 % à cause du COVID-19, la production de celle-ci à partir de sources renouvelables a augmenté de 11 %, en grande partie grâce aux nouvelles installations éoliennes et solaires qui ont généré un cinquième de l’électricité du bloc — un record. Au Danemark, l’éolien et le solaire ont produit 64 % de l’électricité du pays.

    Parallèlement, l’utilisation des énergies fossiles pour générer du courant a chuté de 18 %. Le charbon, dont la production a diminué dans tous les États membres, représente la cause principale de cette baisse.

    Le charbon abandonné ?

    Le Portugal, notamment, a fait chuter sa production d’électricité au charbon de 95 %, ce qui a permis d’avancer de deux ans la fermeture de centrales normalement prévue en 2023. En Espagne, la production d’énergie au charbon s’est effondrée de 58 %, et ce avant même que le pays ne ferme la moitié de ses centrales fin juin.

    C’est en Allemagne que l’industrie charbonnière a été la plus durement touchée par la réduction de la demande et a connu la plus forte baisse en valeur absolue. La Pologne, quant à elle, a produit plus d’électricité à partir du charbon que son voisin occidental et autant que les 25 autres États membres réunis — une première historique pour le pays.

    La semaine dernière, le gouvernement polonais a présenté un plan de sauvetage de son secteur minier, affecté par la baisse de la demande, les alternatives moins chères et des pertes financières. Le pays n’a pas établi de calendrier pour abandonner progressivement le charbon et doit encore s’engager à atteindre l’objectif européen de neutralité carbone à l’horizon 2050.

    Cela n’a pas empêché Bruxelles d’accorder la moitié des fonds européens pour la transition énergétique à Varsovie.

    Selon Dave Jones, la Pologne est l’un des États membres les plus touchés par la baisse de la demande. Son électricité est aussi la deuxième plus chère d’Europe, raison pour laquelle les importations et l’énergie renouvelable finissent par affecter la production domestique de charbon.

    Le gaz aussi touché

    La production de gaz, pour sa part, a chuté de 6 % à travers l’Europe. Des diminutions ont été enregistrées dans 11 États membres, en particulier en Espagne et en Italie.

    Selon Dave Jones, il était devenu « inévitable » que l’énergie verte dépasse les combustibles fossiles, après que l’éolien et le solaire ont produit plus d’électricité que le charbon en 2019. « Mais le COVID-19 a sans doute accéléré le processus de quelques années », affirme-t-il.

    Désormais, la tendance ne peut que se poursuivre. « Chaque année, de nouvelles énergies renouvelables sont mises sur le marché. Il ne s’agit pas d’un événement ponctuel — il n’y aura pas de retour en arrière », souligne l’analyste, même si la pandémie a considérablement ralenti la construction de nouvelles infrastructures éoliennes et solaires.

    D’après Dave Jones, l’UE a maintenant l’occasion d’utiliser les 1800 milliards d’euros de son budget sur sept ans et de son plan de relance pour accélérer la transition énergétique et accomplir son objectif climatique.

    « L’éolien et le solaire ont augmenté, mais pas assez que pour atteindre les niveaux que nous devons voir [au cours de la prochaine décennie] », déclare-t-il. Si l’UE revoit à la hausse son objectif de réduction des émissions, pour atteindre une baisse de 55 % en 2030 par rapport aux 40 % actuels, elle devrait « déployer deux à trois fois plus d’énergie éolienne par an au cours [des dix prochaines années] qu’elle ne l’a fait au cours des dix dernières », ajoute l’analyste.

  • L’UE conclut un pacte de relance historique, mais coupe dans son budget et recule sur l’État de droit

    L’UE conclut un pacte de relance historique, mais coupe dans son budget et recule sur l’État de droit

    Il aura fallu l’un des plus longs sommets de l’histoire du Conseil européen pour que les 27 pays de l’UE trouvent finalement un compromis sur un fonds de relance de 750 milliards d’euros et un budget à long terme. L’accord final, conclu le 21 juillet, réduit le financement de certains chantiers prioritaires de l’Union.

    Formulée par Charles Michel, le président du Conseil, la proposition qui a finalement été couronnée de succès a pris forme à l’issue de discussions marathon. Elle reflète, dans une certaine mesure, une grande partie des demandes formulées par les pays frugaux – l’Autriche, le Danemark, les Pays-Bas et la Suède, ainsi que la Finlande.

    Un fonds de relance à 750 Milliards…

    Si la taille du fonds de relance a été maintenue à 750 milliards d’euros, le rapport entre les subventions et les prêts a fait l’objet d’un rééquilibrage. Avec, à la clé, des conséquences majeures sur des programmes primordiaux de l’UE, dont certains constituent le fondement des priorités actuelles de la Commission européenne.

    Cela dit, étant donné que les pays frugaux s’étaient catégoriquement opposés à la création du fonds et, en particulier, à l’inclusion de transferts d’argent directs, une proposition finale de 360 milliards d’euros de prêts et de 390 milliards d’euros de subventions peut néanmoins être saluée comme un résultat décent.

    …dans un climat tendu.

    Lors d’une conférence de presse qui a eu lieu à l’aube du 21 juillet, Charles Michel a souligné que « ce [furent] des négociations difficiles, en des temps difficiles pour tous les Européens. C’est un bon accord, un accord solide, l’accord qu’il fallait aux Européens maintenant. Je crois qu’il sera considéré comme un moment charnière dans le parcours de l’Europe ».

    La chancelière allemande Angela Merkel – dont le pays assure la présidence tournante de l’UE – a souligné que « l’Europe [avait] montré sa capacité à faire œuvre pionnière dans une situation très particulière. Nous avons jeté les bases financières de l’UE pour les sept prochaines années ».

    Le président français Emmanuel Macron a déclaré lors de la même conférence de presse qu’il s’agissait d’« une réunion au sommet dont je suis certain que les conséquences seront historiques ». Il a ajouté que la coopération franco-allemande avait été cruciale pour sceller l’accord.

    Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a affirmé pour sa part que « l’une des pages les plus brillantes de l’histoire européenne a[vait] été écrite » et a salué l’accord comme « un authentique plan Marshall ». Mais son homologue néerlandais, Mark Rutte, a refusé d’admettre qu’il s’agissait d’un accord historique.

    Le diable est dans les détails

    L’Italie – le pays le plus durement frappé par l’épidémie de coronavirus – apparaît comme le plus grand bénéficiaire du pacte. Elle devrait se voir octroyer 127 milliards d’euros de prêts et plus de 82 milliards d’euros de subventions.

    Les quatre pays frugaux ont pour leur part bénéficié de rabais plus importants dans le cadre de leur contribution au budget européen.

    Les 500 milliards d’euros que la Commission – restée relativement passive durant le sommet – destinait initialement aux subventions ont été ramenés à 250 milliards. Mais comme ces subventions étaient liées à des programmes clés financés par le budget de l’UE, les coupes ultérieures vont aussi avoir un impact sur leur volume.

    En insistant pour réduire la part des subventions, les pays frugaux ont eux-mêmes porté atteinte à leur objectif de moderniser le budget dans son ensemble.

    Le Fonds de transition juste apparaît comme l’un des grands perdants de la tractation. Ce trésor de guerre de la Commission destiné à la lutte contre le changement climatique a été ramené de 40 milliards d’euros à seulement 10 milliards d’euros. Preuve que les politiques environnementales sont tombées bien bas dans l’échelle des priorités au cours des négociations.

    Le climat au coeur du financement

    L’accord final a maintenu la disposition selon laquelle seuls les pays qui ont souscrit à l’objectif européen de neutralité climatique d’ici à 2050 pourront prétendre à un financement complet.

    Le fonds de relance est destiné à faire face aux répercussions d’une pandémie sans précédent, mais le seul instrument destiné à soutenir le secteur de la santé a été totalement abandonné. Quant au programme « Horizon Europe », conçu pour favoriser l’innovation, il a également subi de sévères coupes.

    Le financement de la politique de voisinage et le dispositif de soutien à la solvabilité – un fonds de 26 milliards d’euros destiné à soutenir les entreprises privées économiquement viables – ont tous deux été abandonnés.

    Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission, a jugé « regrettable » la suppression de l’instrument de solvabilité, mais elle a néanmoins salué l’ensemble de l’accord comme étant « un grand pas vers la reprise ».

    Une grande partie des bisbilles diplomatiques portait sur la façon dont le fonds devrait être administré. Des désaccords sont survenus au cours du weekend sur la manière la plus appropriée de résoudre d’éventuels problèmes une fois que l’argent aurait commencé à circuler.

    Afin de bénéficier du fonds, les pays devront présenter un plan national de réformes fondé sur les recommandations du Semestre européen qui devront être évaluées par la Commission européenne et approuvées par le Conseil de l’UE à la majorité qualifiée.

    Néanmoins, pour répondre à la demande néerlandaise d’instaurer un contrôle plus strict, Charles Michel a mis en place un « frein de secours ».

    Grâce à ce dispositif, tout pays pourra saisir le Conseil s’il estime un autre pays coupable d’« écart grave ». Les versements seraient alors gelés jusqu’à ce qu’une décision finale soit prise.

    L’État de droit au second plan

    L’idée de lier le respect de l’État de droit aux paiements a été considérablement édulcorée dans l’accord final, et ce, après plusieurs tours de négociations.

    D’après certaines sources diplomatiques, l’Allemagne, la France, le groupe de Visegrad (la Hongrie, la Pologne, la République tchèque et la Slovaquie), la Lettonie et les « frugaux » ont planché sur une proposition rédigée par le Premier ministre letton Arturs Krisjanis Karins. Le texte a été adopté par acclamation.

    Même si le texte comprend une référence à l’article deux des Traités (TUE et TFUE), qui intègre les principes de l’UE, celle-ci vise à assurer « la protection des intérêts financiers de l’UE ». La formulation est également plus vague que la version déjà diluée de Charles Michel.

    Le texte original faisait référence à un système « visant à remédier aux insuffisances manifestes et généralisées en matière de bonne gouvernance des États membres concernant le respect de l’État de droit lorsque cela est nécessaire pour protéger la mise en oeuvre [des dispositions] du budget de l’UE, y compris le [fonds de relance] « NextGenerationEU » et les intérêts financiers de l’Union ».

    Le compromis final souligne « l’importance de la protection des intérêts financiers de l’UE » et de l’État de droit. Il propose aussi l’introduction d’un régime de conditionnalité « afin de protéger le budget » et « NextGenerationEU », l’instrument de relance de la Commission européenne.

    Toutefois, Ursula von der Leyen est restée catégorique sur le fait que la base de l’accord était saine. « Le document est très clair à ce sujet, l’engagement en faveur de l’État de droit et de la protection des intérêts financiers de l’UE l’est également. »

    Les médias pro-gouvernementaux en Hongrie ont rapidement salué ce qu’ils perçoivent comme une victoire du Premier ministre Viktor Orban lors du sommet. Celui-ci a refusé que la conditionnalité de l’État de droit n’apparaisse de façon plus marquée dans l’accord final.

    Assumer les responsabilités

    Selon la proposition initiale de la Commission européenne, les remboursements de la dette devaient pouvoir être totalement couverts par un ensemble de nouvelles « ressources propres », notamment une taxe numérique, une taxe sur les déchets non recyclés et une taxe sur les transactions financières (FTT).

    L’accord du Conseil évoque la plupart des suggestions faites par l’exécutif européen et il confirme le fait que la Commission devra en préciser les contours au cours des trois prochaines années.

    La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a salué cet aspect particulier de l’accord et le fait que la question des remboursements soit désormais « étroitement » liée aux ressources propres.

    « Concernant de nouvelles ressources propres, la Commission européenne fera des propositions lors du premier semestre 2021. Notamment sur un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières et sur une taxe numérique qui devraient être instaurés au plus tard le 1er janvier 2023 », stipule le texte.

    En revanche, il est peu probable que ces propositions obtiennent l’unanimité. D’autres solutions devront alors être envisagées si le sérail politique souhaite exempter les prochains budgets à long terme des obligations liées au remboursement de la dette.

    Selon un diplomate européen proche du dossier, certains États membres de l’UE envisagent d’enclencher le mécanisme de coopération renforcée prévu dans les Traités, permettant à au moins neuf États membres d’adopter des politiques dans le cadre de la « coalition des volontaires ».

    Malgré un accord au niveau européen, les instruments budgétaires devront désormais recevoir l’assentiment des députés européens. Le président du Parlement européen, David Sassoli, a répété que l’institution opposerait son véto si l’accord ne répondait pas aux attentes.

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