Artus Galiay, un candidat expatrié plein d'énergie

Artus Galiay, un candidat expatrié plein d'énergie

Artus Galiay est candidat pour le parti Les Républicains et ses alliés (UDI/Nouveau centre) sur la circonscription des Français établis dans les îles britanniques et en Scandinavie. Alors que les candidatures parachutées se sont multipliées dans de nombreuses circonscriptions, ici c’est un Français expatrié depuis toujours qui va solliciter les voix de ses compatriotes le 05 juin. En effet, Artus Galiay est né en Inde près de Pondichéry où il y a vécu pendant 6 ans. Ensuite, la carrière de ses parents l’a amené à rejoindre les bancs d’une école européenne à Bruxelles, où il y passa son adolescence. Doué pour les études, à 18 ans, il entame un double cursus à Sciences Po Paris et à la London School of Economics au Royaume-Uni où il s’installa en 2010.

Un lien fort avec la France

Malgré son parcours personnel, Artus Galiay a un vrai lien puissant avec son pays, la France. C’est d’ailleurs par patriotisme qu’il s’engage dès 2010 à l’UMP qui deviendra Les Républicains, mais pas seulement. Le jeune candidat (34 ans) est aussi animé par un ensemble de valeurs comme le travail, la méritocratie, l’équilibre entre la responsabilité collective et l’épanouissement individuel sans oublier la justice sociale.

Dans la première partie du podcast, il détaille son parcours professionnel, à Londres, en Allemagne, etc. Il revient aussi sur un évènement qui l’a amené à s’engager pour la France, le Brexit. En 2018, il rejoint l’équipe de Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France, comme conseiller dédié aux conséquences du départ du Royaume-Uni de l’Union européenne. Depuis 2020, il représente la région Hauts-de-France auprès des autorités britanniques. Une expérience qu’il mettra au service de la Nation afin de rétablir une relation apaisée avec le Royaume-Uni. L’occasion pour lui de revenir sur les décisions prises par Emmanuel Macron et les conséquences néfastes qu’elles ont eues sur les liens tissés au fil des siècles entre les deux pays. Des conséquences qui ont touché de plein fouet les Français installés outre-Manche.

Des crises mal gérées avec le Royaume-Uni

Artus Galiay fait le bilan des 5 ans du mandat d’Emmanuel Macron. Il commence évidemment par la crise sanitaire et la mise en place des dispositifs aux frontières et en particulier l’imposition de « motifs impérieux » pour rejoindre la France.

Une disposition, comme il nous le rappelle, que le Conseil d’Etat a déclaré illégale et à laquelle il a été mis fin par deux fois. Artus Galiay regrette que la contestation soit venue des citoyens mobilisés qui ont porté l’affaire devant la juridiction administrative, tandis que le député Alexandre Holroyd, issu de la majorité présidentielle, acceptait ces mesures pourtant discriminatoires.

Autre crise pour laquelle Artus Galiay regrette la mauvaise gestion française, celle qui touche les migrants. Alors que les noyés se multipliaient, les autorités françaises et britanniques se renvoyaient la balle, il pense que le député avait comme mission de rétablir la communication entre les deux gouvernements. Artus Galiay, à travers son mandat, veut servir ses concitoyens expatriés mais aussi tout simplement la France.

Des enjeux locaux : transports et éducation

Si le candidat a une vision géopolitique de son mandat, il veut aussi prendre en main les problématiques locales. Dans la dernière partie du podcast, il revient sur la circulation entre les deux pays. Alors que des compagnies de transports abandonnent des lignes secondaires (sur d’autres villes que Paris et Londres) et que l’Eurostar vit une période d’instabilité, Artus Galiay s’engage à travailler avec les compagnies et les autorités compétentes au maintien d’un accès facile à tous les territoires français et à un coût maîtrisé. Pour cela, il compte soutenir et encourager de nouveaux opérateurs à circuler entre nos deux pays via le tunnel sous la Manche.

Autre sujet pour lequel, il se passionne : la transmission du français. Le candidat Les Républicains désire démocratiser l’accès à l’éducation française, et pour cela il a mis en place des projets pilotes avec des établissements locaux afin de créer des classes bilingues au sein de l’Education britannique. Grâce à ces expériences, il veut établir un modèle qui sera facile à dupliquer dans tous les pays de sa circonscription, sans grever les budgets des familles ou de l’Etat. Une idée qui a le mérite aussi de s’inscrire dans une démarche globale pour faire rayonner la francophonie.

Défendre les Français de l’étranger

En fin de podcast, Artus Galiay revient sur la nomination de l’ancienne Ambassadrice de France, Catherine Colonna, au poste de ministre des Affaires étrangères. L’occasion pour lui de dévoiler sa pensée sur les liens entre les expatriés, la francophonie et le commerce extérieur qu’il voudrait voir réunis dans un même portefeuille au service de la défense des Français de l’étranger.

Enfin, on conclut ce podcast en revenant sur la Présidentielle qui a vu la candidate des LR, Valérie Pécresse, être sanctionnée par une défaite sévère. Comment dans ces conditions exister à l’assemblée et arriver à réaliser les projets annoncés ? Avec réalisme, Artus Galiay sait qu’il devra travailler depuis les bancs de l’opposition mais pour lui l’intérêt général primera et il compte sur son expérience de « régulateur financier » pour transformer ses projets en réalisations. Et dans cette tâche, il sera aidé par Khadiatou Diallo. Artus Galiay la connait depuis près de 10 ans, cette Franco-Britannique est une vraie entrepreneuse dans l’âme, avec de beaux projets mettant en valeur le « Made in France ».

« Je suis française et britannique, j’aime mes deux pays, et je souhaite renforcer les liens économiques entre eux, notamment à travers la promotion des produits et marques « Made in France » et « Made in UK ». Les entrepreneurs ont un rôle vital à jouer pour reconstruire l’amitié franco-britannique. »

Khadiatou Diallo, suppléante d’Artus Galiay

Ecoutez le podcast avec Artus Galiay

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Auteur

  • Ancien cadre chez Sanofi, Jérémy Michel est expatrié à Bruxelles où il est Président du Conseil consulaire. Aujourd'hui il partage sa vie entre le journalisme et une académie destinée aux Hauts potentiels, enfants comme adultes.

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