Violences urbaines en France

Les policiers de Limoges ont été violemment pris à partie dans la nuit du 23 au 24 octobre. A Alençon, quinze véhicules incendiés dans la soirée du 26 octobre à Perseigne et tirs de mortiers ont été subis par la police.

Guet-apens à Limoges

Un guet-apens a été organisé contre les forces de l’ordre à Limoges ce week-end. Il s’est transformé en bataille rangée dans le quartier de Beaubreuil.

1h30 dimanche matin. Les pompiers sont appelés suite au signalement d’un véhicule en flammes sur la chaussée de la rue Rhin et Danube. Quelques minutes plus tard, comme la procédure l’exige, ils sont rejoints par des forces de police. 8 véhicules, 17 policiers nationaux, 6 municipaux.

Ils constatent en s’avançant dans la rue que des caddies enflammés barrent la route. Très vite, ils sont victimes de tirs de mortier et de jets de projectiles divers et variés. Ils répliquent par des tirs de LBD et de lance-grenade Cougar en direction d’une trentaine d’individus cagoulés ou masqués.

Il leur faudra deux heures pour ramener le calme et éteindre les différents incendies. Bilan de la nuit : un policier légèrement blessé à l’oreille. Pas d’interpellation, mais une enquête est en cours. Des violences qualifiées d’exceptionnelles par les représentants du commissariat de Limoges. Aucune interpellation, ni saisie de drogue importante n’a été opérée ces derniers jours qui justifierait ce guet-apens selon eux. 

Nuit agitée à Alençon pour les pompiers

Tirs de mortiers sur la police

Le quartier de Perseigne à Alençon, dans l’Orne est le théâtre d’une flambée de violence dans la nuit du mardi 26 au 27 octobre 2021.

Peu avant minuit, plusieurs voitures et utilitaires sont partis en flammes à plusieurs endroits du quartier : rue Jean-de-la-Varende, rue Victor-Hugo, rue Guillaume-le-Conquérant et place de la Paix, au pied de la tour Pascal ou encore rue Paul-Claudel. Au moins sept voitures ou véhicules utilitaires sont alors la proie des flammes.

De la fumée et des odeurs de voitures calcinées planent dans tout le quartier. « Les gens bougent leurs voitures pour ne pas se la faire cramer », explique Mohamed, un riverain, alors qu’une huitième voiture commence à se consumer rue JF-Kennedy. Un début de barricade a même été constituée rue Paul-Claudel.

Vers minuit et demi, plusieurs voitures sont garées en travers des rues principales, pendant que des jeunes gens de la cité, capuches sur la tête, cassent des vitres de voiture avant de jeter à l’intérieur des cocktails molotov.

Pendant que des guetteurs sont postés aux différentes entrées du quartier, une quinzaine de jeunes encapuchonnés sillonnent la cité, à pied ou en voiture. Une cinquantaine d’autres jeunes assiste à ces scènes, depuis les halls d’immeuble tandis que de nombreux habitants du quartier sont à leurs fenêtres pendant que les explosions de voitures en feu se font régulièrement entendre…

Les jeunes disent allumer les feux de voiture afin de caillasser ensuite les pompiers et provoquer l’arrivée des policiers pour en découdre avec eux.

Tirs de mortiers sur la police et les pompiers

Le Service départemental d’incendie et de secours (Sdis 61) a mobilisé des pompiers pour intervenir, mais ceux-ci ne pouvaient pas le faire sans l’appui des forces de l’ordre. Il est environ 1 h du matin quand les policiers et les gendarmes arrivent… Et sont aussitôt la cible de tirs de mortiers.

Une dizaine de véhicules de police et de gendarmerie sont sur place. Les pompiers essaient à leur tour d’intervenir… Mais essuient eux aussi des tirs de mortiers.

Retour au calme à 2h du matin

Armés de lanceurs de balles de défense (LBD), une vingtaine de policiers sont regroupés. Un peu plus loin, une trentaine de jeunes gens du quartier leur font face. Mais d’autres jeunes viennent calmer le jeu auprès des casseurs et, vers 1 h 30, ces derniers se dispersent.

Suivis par leurs véhicules, les policiers progressent à pied vers le centre de Perseigne, pendant que certains de leurs collègues arrivent par une autre entrée du quartier. Ce qui permet également aux pompiers d’intervenir à nouveau, sous la protection de la gendarmerie.

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