Été 2026 : Le grand retour au pays ? – Les résultats de la consultation

Été 2026 : Le grand retour au pays ? – Les résultats de la consultation

Du 08 au 15 avril 2026, vous avez été 9 810 lecteurs à répondre à notre consultation annuelle. Avec une audience composée à 90 % de Français résidant hors de France, les résultats dessinent un portrait fascinant des intentions de voyage de notre communauté pour l’été à venir. Entre attachement viscéral à la « mère patrie », contraintes géopolitiques et enjeux de pouvoir d’achat, voici comment vous allez voyager cet été.

Partir ou ne pas partir ? Le dilemme de l'été 2026

La question de l’expatrié à l’approche des beaux jours est souvent la même : rentrer en France ou explorer le monde ? Pour cet été 2026, la réponse est nuancée.

Selon les chiffres collectés, 52 % d’entre vous prévoient de partir en vacances en juillet ou août 2026. Si le départ reste la norme pour une légère majorité, le taux de non-départ (48 %) est particulièrement élevé. Ce chiffre révèle que le potentiel de clientèle expatriée estivale reste important pour notre pays.

Cependant une part massive de la communauté choisit de renoncer, que ce soit par choix personnel ou par contrainte économique. L’environnement géopolitique a pesé sur vos décisions, bien que son impact reste mesuré pour la destination France. Près de 11,73 % des répondants ont explicitement renoncé à venir dans l’hexagone en raison des augmentations de coûts liées au contexte international, et 4,11 % ont annulé leurs vacances pour des raisons purement économiques découlant ou non de ces crises.

1. Intention de départ - 2. Impact des évènements au Moyen orient - 3. Destination des vacances
1. Intention de départ - 2. Impact des évènements au Moyen orient - 3. Destination des vacances

Néanmoins, la France conserve son statut de « valeur sûre » :

  • 44,72 % maintiennent leur voyage en France « comme d’habitude » malgré les événements.
  • 32,84 % ont choisi leur destination sans tenir compte de la crise.

Le sentiment global est que la France demeure une destination perçue comme sûre et habituelle pour la majorité d’entre vous. Ainsi, de la consultation, on peut conclure que le schéma dominant reste celui du retour aux sources. Pour ceux qui ont choisi de prendre des vacances, 51,69 % déclarent rentrer en France « comme chaque année ». Ce phénomène de « logique de homecoming » montre un ancrage profond des habitudes. Seuls 10,3 % prévoient de venir en France de manière exceptionnelle cet été.

Comment voyagerez-vous ?

Une fois la décision prise, la question du transport et de la gestion financière sur place devient centrale. Ici, les comportements se stabilisent autour de deux piliers : l’aérien et la carte bancaire.

Sans surprise pour une population expatriée, l‘avion reste le moyen de transport prédominant pour 46,84 % des voyageurs. Toutefois, la voiture suit de très près avec 40,12 %, ce qui souligne l’importance des trajets transfrontaliers pour les Français basés en Europe.

On notera également :

  • Le train, utilisé par 9,16 % des répondants.
  • Le bateau (3,67 %), qui bien que minoritaire, représente un segment non négligeable pour les liaisons insulaires ou régionales.
Mode de transport
Mode de transport

Une fois sur le sol français, il va falloir dépenser. Sur ce plan, l’expérience de paiement devient quasi exclusivement numérique et bancarisée. Le cash est devenu marginal, avec seulement 5,16 % de répondants prévoyant de tout payer en espèces.

Le paysage bancaire des expatriés en France se divise en deux profils types. En premier, le profil UE (37,3 %) avec des Français qui utilisent les cartes de leur pays de résidence européenne. Mais ils sont nombreux à être « attachés au compte français« . Parmi eux, 26,79 % ont, d’ailleurs, conservé leur compte bancaire en France malgré leur vie à l’étranger. 

Moyens de paiement
Moyens de paiement

A l’opposé, 15,87 % des résidents hors UE utilisent les cartes de leur pays de résidence. Ils ne sont que 5% à utiliser un compte français ouvert après leur départ en expatriation (comptes bancaires ou cartes co-brandées). Pourtant, 20% des répondants préféreraient avoir des moyens de paiements français, confirmant le besoin d’une expérience de paiement fluide et sans frais excessifs lors du séjour.

Un pouvoir d'achat à optimiser

Aussi, le volet financier de cette consultation révèle un paradoxe ! En effet, si les budgets sont confortables, l’optimisation fiscale via la détaxe reste un « angle mort » pour beaucoup.

Ce qui est dommage, surtout que le pouvoir de dépense des Français de l’étranger pour cet été 2026 est réel et significatif. Plus de la moitié des répondants prévoient un budget supérieur à 1 000 € par personne. Tandis que 22,22 % budgètent entre 1 001 € et 1 500 €, 8,12 % estiment qu’ils dépenseront entre 1 501 € et 2 000 €. Les plus aisés représentent 20,3 % des répondants avec un budget supérieur à 2 000 € par personne.

Budget vacances par personne
Budget vacances par personne

Mais l’enseignement le plus surprenant de cette étude et ce alors que l’éligibilité à la détaxe semble fréquente chez les voyageurs internationaux, son utilisation est loin d’être systématique.

Statut face à la détaxePourcentage
Utilisateurs actifs17,28 %
Éligibles, mais n'y pensent jamais18,36 %
Éligibles, mais trouvent cela trop complexe10,37 %
Éligibles, mais ne connaissent pas la procédure8,42 %
Non éligibles45,57 %

Au total, plus de 37 % des répondants pourraient bénéficier de la détaxe mais ne le font pas par manque d’information ou par crainte de la complexité administrative. Les commentaires libres des participants soulignent régulièrement ce besoin de simplification du parcours d’achat. Pourtant il est à noter qu’il existe désormais des applications qui simplifient la détaxe tout en garantissant un remboursement en 48h. En tant que lecteur, Lesfrancais.press, vous bénéficiez de conditions privilégiées avec l’app Skiptax et le code LFP26.

Eligibilité et usage de la détaxe
Eligibilité et usage de la détaxe

Nos recommandations

Pour cet été 2026, la France reste le port d’attache privilégié des expatriés. Pour transformer ce séjour en réussite, plusieurs leviers apparaissent :

  • Anticipation : Face à des budgets élevés, la recherche de flexibilité et d’assurances voyage devient une priorité.
  • Optimisation : Pour les résidents hors UE, il est temps de s’emparer du sujet de la détaxe. Un parcours guidé et des outils numériques peuvent transformer cette corvée en un gain de pouvoir d’achat substantiel.
  • Fidélité : La récurrence des séjours en France plaide pour le développement de services « fidélité » spécifiques aux expatriés (avantages bancaires, cashback ciblé voyage, offres de transport combinées).

Que vous fassiez partie des 52 % qui plient bagage ou de ceux qui restent, cette consultation montre que le lien avec la France, bien que parfois mis à l’épreuve par le contexte mondial, demeure le cœur battant de vos projets estivaux.

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