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Élections consulaires 2026 Japon : François Roussel, candidat tête de liste « Engagé.es au Japon »

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Élections consulaires 2026 Japon : François Roussel, candidat tête de liste « Engagé.es au Japon »

Au Japon, 4 Conseillers des Français de l’étranger seront élus du 22 au 27 mai 2026 (vote en ligne) et le 31 mai à l’urne. François Roussel conduit la liste « Engagé.es au Japon », qui met en avant une double expertise franco-japonaise, un ancrage de terrain et une approche transpartisane centrée sur l’utilité concrète du mandat. Pour lui, ces élections ne sont ni symboliques ni secondaires : elles conditionnent l’accès aux droits, aux services consulaires et à la solidarité.

À quoi servent les élections consulaires ?

Lesfrancais.press : Que représentent pour vous les élections consulaires et qu’est-ce qui vous distingue des autres candidatures ?

François Roussel : « Ces élections sont un moment démocratique important. Une opportunité que les Français de l’étranger n’ont pas toujours conscience de tenir entre leurs mains. L’accès aux services consulaires, les bourses scolaires, les aides sociales, la protection en cas de crise : rien de tout cela n’est acquis. C’est le résultat de volontés, d’engagements, parfois de combats. Autant s’en saisir pleinement.

« L’accès aux services consulaires, les bourses scolaires, les aides sociales, la protection en cas de crise : rien de tout cela n’est acquis. »

François Roussel, candidat tête de liste « Engagé.es au Japon »

Ce qui nous distingue ? Nous ne sommes pas là pour figurer, ni pour porter l’agenda d’un parti. Ce qui nous a amenés à nous engager, c’est simplement le goût d’être utiles. Notre liste reflète aussi la vraie diversité de la communauté : de 31 à 83 ans, installés au Japon depuis 2 ans ou depuis plus de 50 ans. Cette pluralité n’est pas un détail : c’est ce qui nous permet d’embrasser tous les parcours, toutes les situations, tous les points de vue.

Notre force, c’est une double expertise française et japonaise, ancrée dans le terrain. Notre tête de liste est élu depuis plusieurs années, bilingue en japonais, rompu aux rouages des deux administrations, et répond chaque jour aux questions de nos compatriotes. Des liens solides avec des parlementaires et des conseillers des Français de l’étranger du monde entier complètent ce dispositif. Notre méthode : l’écoute, la proximité, le travail collectif. Sans attaques ni postures. Ces instances peuvent sembler lointaines. Elles changent pourtant concrètement la vie des gens. Nous l’avons vu. C’est cette conviction qui nous anime. »

Lesfrancais.press : Certains critiquent l’utilité même des conseillers des Français de l’étranger, jugés peu visibles et peu influents. Que répondez-vous à ceux qui estiment que ce mandat est inefficace ?

François Roussel : « Je préfère partir de ce que j’ai réellement pu faire plutôt que de défendre le mandat dans l’abstrait. Accompagner un compatriote dans une démarche bloquée depuis des mois. Relayer un problème précis auprès d’un parlementaire avec qui on a construit une relation de confiance. Contribuer à documenter des réalités que Paris ignorait. Tout cela existe, mais ne fait pas de bruit.

François Roussel, candidat tête de liste « Engagé.es au Japon
François Roussel, candidat tête de liste « Engagé.es au Japon

Le rôle est consultatif, c’est vrai. Moins visible qu’un élu local en France. Mais c’est aussi un échelon unique entre chaque personne et l’administration, entre chaque personne et ceux qui peuvent réellement peser sur les décisions. Quand on est confronté à une difficulté, une situation administrative complexe, une urgence, un droit qu’on ne connaît pas, on se tourne naturellement vers quelqu’un de confiance. C’est là que la différence se fait. Les retours que je reçois régulièrement de compatriotes me confirment que cette présence, même discrète, a pu changer concrètement les choses pour beaucoup d’entre eux. C’est ce qui nous donne envie de continuer, avec encore plus de présence et d’accessibilité. »

Quelles propositions pour les expatriés ?

Lesfrancais.press : Quels sont alors vos deux ou trois priorités principales pour les Françaises et Français de votre circonscription ?

François Roussel : « Trois priorités, ancrées dans ce que nous observons au quotidien, et un objectif transversal.

L’accessibilité de l’enseignement français et de l’enseignement du français. Tarifaire d’abord : trop de familles sont de fait exclues des lycées français. Géographique ensuite : il faut soutenir des antennes déconcentrées et ne pas abandonner les enfants hors système français. Chaque enfant devrait avoir accès à un apprentissage réel de la langue. Une grande enquête menée sous notre présidence lors du mandat précédent a ouvert des pistes. Le travail est à continuer, en incluant le handicap et le décrochage.

« Nous ne sommes pas là pour figurer, ni pour porter l’agenda d’un parti. Ce qui nous a amenés à nous engager, c’est simplement le goût d’être utiles. »

François Roussel, candidat tête de liste « Engagé.es au Japon

La visibilité des droits et l’aide aux démarches. La dématérialisation a trop souvent rimé avec déshumanisation. Des compatriotes se perdent avec France Connect, d’autres supportent des frais de transport faute de tournées consulaires suffisantes. Les dossiers complexes : successions, retraites, fiscalité, droit de la famille franco-japonaise, méritent un vrai travail de débroussaillage et une information proactive et compréhensible.

La lutte contre l’isolement. Rupture professionnelle, séparation, vieillissement loin des proches : ces situations restent souvent invisibles. Nous voulons renforcer les relais de proximité et imaginer de nouvelles formules d’entraide, sans étiquette, pour que chacun puisse y participer en confiance.

Et un objectif qui conditionne tout le reste. Les Français au Japon sont déjà largement plus de 20 000 en comptant les binationaux, mais beaucoup ne sont pas inscrits au registre consulaire. Faire de l’objectif 20 000 inscrits en 2032 une grande cause du mandat, c’est aussi le moyen d’obtenir mécaniquement plus de moyens consulaires : des tournées plus fréquentes, un guichet à Kyoto, peut-être une ouverture le samedi à Tokyo. »

Lesfrancais.press : La France, ses institutions et son administration vous semblent-elles bien appréhender la réalité vécue aujourd’hui par les Français de l’étranger ?

François Roussel : Il y a une bonne volonté réelle. Mais elle bute régulièrement sur une méconnaissance sincère de ce que vivent concrètement nos compatriotes.  
Comment une administration qui n’a jamais eu à composer avec un système de résidence japonais, ou à expliquer à un employeur local ce qu’est la protection sociale française, pourrait-elle concevoir intuitivement des procédures adaptées ? C’est une question de distance, et parfois d’indifférence structurelle à ce qui ne rentre pas dans les cases standards.

Cet écart se ressent dans des détails qui ne sont pas anodins : des formulaires qui supposent une adresse en France, des délais calés sur le calendrier hexagonal, des critères d’éligibilité aux aides conçus sans penser aux expatriés. Et plus profondément, une difficulté à reconnaître comme normaux des parcours qui le sont pourtant : les binationaux, les couples mixtes, les indépendants, les seniors isolés. C’est précisément le rôle des conseillers que de combler cette distance. Pas avec des pétitions générales, mais avec des arguments documentés, des cas précis, une présence régulière dans les instances où ces arbitrages se font. Un travail de fond, peu visible, mais indispensable.

Comment éviter une forte abstention ?

Lesfrancais.press : Malgré la possibilité de voter par internet pour les élections consulaires, l’abstention reste très élevée. Est-ce selon vous un problème d’information, de confiance… ou un désintérêt pour ces élections ? Quelles actions concrètes envisagez-vous pour changer cette situation dans votre circonscription ?

François Roussel : « Au Japon, je suis convaincu au contraire que la participation aux consulaires battra des records en 2026. L’institution n’a jamais été aussi connue, jamais autant de compatriotes n’en ont compris les enjeux. Et selon que vous élisez quelqu’un mû par un agenda personnel ou politique, ou quelqu’un dont la priorité est d’être accessible, à l’écoute, et capable de vous répondre en japonais comme en français, la différence est grande.

« Au Japon, je suis convaincu que la participation aux consulaires battra des records en 2026. »

François Roussel, candidat tête de liste « Engagé.es au Japon

L’abstention, c’est aussi une question mécanique. Près d’un quart des inscrits sur la liste électorale consulaire n’ont pas renseigné d’adresse email : ils sont électeurs, mais passent à côté de la quasi-totalité des informations sur les élections. C’est un chantier concret, immédiat.

Plus largement : aller chercher les compatriotes là où ils sont : associations, réseaux professionnels, établissements scolaires. Multiplier les communications communes des quatre conseillers, comme ce fut plusieurs fois le cas notamment sous ma présidence, les enquêtes, les occasions de donner leur avis. L’expérience le montre : quand on les consulte, ils participent. Nous proposons aussi d’organiser une réunion publique des quatre conseillers chaque année, pour rendre compte collectivement, sans autre agenda que celui de nos compatriotes.

Notre ambition ultime : que les quatre conseillers élus, quelle que soit leur liste d’origine, coopèrent sincèrement dans l’intérêt de toutes et tous, sans exception. C’est possible. C’est nécessaire. C’est ce que nous nous engageons à faire. »

Pour les élections consulaires concernant les Français de la circonscription Japon, 4 Conseillers des Français de l’étranger sont à élire. Le scrutin se tiendra du 22 au 27 mai (12h heure de Paris) par Internet et le 31 mai à l’urne.

6 listes ont été déposées : (par ordre du tirage au sort, cliquez ici )

  1. Ensemble au Japon / Matthieu Séguéla
  2. Engagé.es au Japon / François Roussel
  3. Au service des Français du Japon / Jean-Marc Lisner
  4. Les Français du Japon au cœur / Jean-Jacques Truchot
  5. L’avenir en commun au japon / Viviane Sublime
  6. Union citoyenne_Français du Japon / Régis Galland

Auteur/Autrice

  • Catya Martin

    Catya Martin a eu plusieurs vies. Après une carrière dans le groupe Dassault, elle s’envole avec sa famille pour Hong-Kong où elle se pique pour le journalisme et l’expatriation. Elle y crée Trait d’Union et est élue Conseillère consulaire en 2014 et 2021. Elle a créé aussi La French Radio Hong-Kong, partenaire du site Lesfrancais.press

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