À l’occasion des élections consulaires de 2026, la liste « Les Français du Japon au Cœur », conduite par Jean‑Jacques Truchot, présente sa vision d’un mandat indépendant, ancré dans le terrain et fidèle à l’héritage de Thierry Consigny. Sans affiliation partisane, l’équipe revendique une approche pragmatique et de proximité, attentive aux réalités vécues par les Français établis à Tokyo comme en région. Accès aux services consulaires, information sur les droits, bourses scolaires et représentation équilibrée du territoire figurent au cœur de leurs engagements. Entretien.
À quoi servent les élections consulaires ?
Lesfrancais.press : « Que représentent pour vous les élections consulaires et qu’est-ce qui vous distingue des autres candidatures ? »
Jean-Jacques Truchot : « C’est simple : c’est le moment où les Français du Japon choisissent quelqu’un qui va vraiment se battre pour eux, pas depuis un bureau à Paris, mais ici. Ce qui nous différencie ? Pas d’étiquette politique, pas de calcul.
« C'est le moment où les Français du Japon choisissent quelqu'un qui va vraiment se battre pour eux, pas depuis un bureau à Paris, mais ici. »
Jean-Jacques Truchot, Liste « Les Français du Japon au cœur »
On s’inscrit dans ce que Thierry Consigny a construit, avec près de 20 ans de terrain derrière nous. Et pour la première fois, la liste est conduite depuis la province, tout en restant connectée à Tokyo. On parle à tout le monde, pas seulement à ceux qui sont bien installés dans le système. »
Lesfrancais.press : « Certains critiquent l’utilité même des conseillers des Français de l’étranger, jugés peu visibles et peu influents. Que répondez-vous à ceux qui estiment que ce mandat est inefficace ? »
Jean-Jacques Truchot : « Honnêtement, la critique est souvent juste. Le problème c’est que certains font croire qu’ils ont plus de pouvoir qu’ils n’en ont réellement, et les gens finissent déçus. C’est dommage.

Un conseiller, c’est un relais, pas un décideur. Mais quand on est vraiment ancré dans la réalité des gens, on peut faire des choses concrètes : faire remonter un problème, débloquer une situation, orienter vers le bon interlocuteur. C’est ça le mandat, et c’est déjà beaucoup. »
Quelles propositions pour les expatriés ?
Lesfrancais.press : « Quelles sont alors vos deux ou trois priorités principales pour les Françaises et Français de votre circonscription ? »
Jean-Jacques Truchot : « La première, c’est l’accès aux services consulaires. Tout le monde n’habite pas à côté d’un consulat. Il faut travailler à élargir les tournées, couvrir plus de villes, et avancer sur la dématérialisation pour que la distance ne soit plus un obstacle.
« Un conseiller, c'est un relais, pas un décideur. »
Jean-Jacques Truchot, Liste « Les Français du Japon au cœur »
La deuxième, c’est l’information sur les droits et les aides. AAH, AESH, retraite, etc : beaucoup de Français ne savent même pas qu’ils peuvent y avoir droit. Ce n’est pas leur faute, l’information circule mal. C’est exactement là qu’un conseiller peut être utile.
Et la troisième, inévitable : les bourses scolaires. La hausse des tarifs du LFIK et du LFIT avec la baisse des quotités, c’est une réalité dure pour les familles concernées. »
Lesfrancais.press : « La France, ses institutions et son administration vous semblent-elles bien appréhender la réalité vécue aujourd’hui par les Français de l’étranger ? »
Jean-Jacques Truchot : Franchement, non. Pas toujours. On le voit bien avec les bourses scolaires : des décisions sont prises loin, sans vraiment mesurer ce que ça implique concrètement pour les familles. C’est pour ça que le rôle du conseiller existe : mettre des visages et des situations réelles derrière les dossiers. Les réunions institutionnelles, sont utiles, mais elles ne suffisent pas à tout faire remonter. »
Comment éviter une forte abstention ?
Lesfrancais.press : « Malgré la possibilité de voter par internet pour les élections consulaires, l’abstention reste très élevée. Est-ce selon vous un problème d’information, de confiance… Ou un désintérêt pour ces élections ? Quelles actions concrètes envisagez-vous pour changer cette situation dans votre circonscription ? »
Jean-Jacques Truchot : « Il y a deux choses. D’abord, beaucoup ne savent tout simplement pas que ces élections existent. Les étudiants, les nouveaux arrivants, personne ne leur a expliqué.
« La seule réponse sérieuse c'est d'être présent tout le temps, pas juste en prévision de l'élection. »
Jean-Jacques Truchot, Liste « Les Français du Japon au cœur »
Et ensuite, certains ont perdu confiance parce qu’ils ont vu des candidats disparaître entre deux scrutins et réapparaître au moment des élections. On ne peut pas leur en vouloir. La seule réponse sérieuse c’est d’être présent tout le temps, pas juste en prévision l’élection : dans les écoles, dans les réseaux, dans les événements. Et tenir ses engagements. »
Pour les élections consulaires concernant les Français de la circonscription Japon, 4 Conseillers des Français de l’étranger sont à élire. Le scrutin se tiendra du 22 au 27 mai (12h heure de Paris) par Internet et le 31 mai à l’urne.
6 listes ont été déposées : (par ordre du tirage au sort, cliquez ici )
- Ensemble au Japon / Matthieu Séguéla
- Engagé.es au Japon / François Roussel
- Au service des Français du Japon / Jean-Marc Lisner
- Les Français du Japon au cœur / Jean-Jacques Truchot
- L’avenir en commun au japon / Viviane Sublime
- Union citoyenne_Français du Japon / Régis Galland
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Catya Martin a eu plusieurs vies. Après une carrière dans le groupe Dassault, elle s'envole avec sa famille pour Hong-Kong où elle se pique pour le journalisme et l'expatriation. Elle y crée Trait d'Union et est élue Conseillère consulaire en 2014 et 2021. Elle a créé aussi La French Radio Hong-Kong, partenaire du site Lesfrancais.press






















