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  • Rugby : les Français du Japon aussi à la fête

    La fête de l’ovalie bat son plein ! Pour la première fois en Asie, à travers tout le Japon, la Coupe du monde 2019 enthousiaste locaux et visiteurs étrangers. Au point que les professionnels du tourisme nippon craignaient une pénurie … de bières.

    La France, qualifiée pour cette phase finale qui regroupe 20 équipes dont les redoutables All Blacks de Nouvelle-Zélande, les Wallabies australiens et les Springboks d’Afrique du sud, espère aller le plus loin possible dans la compétition, malgré des résultats ces dernières années mitigés.qui 

    Cette compétition est aussi l’occasion d’organiser la coupe du monde des parlementaires, des universités et des militaires qui ont permis à la France d’avoir une honorable troisième place.

    Les Français du Japon mobilisés pour l’événement

    Parmi la communauté française au Japon, 15 000 inscrits dans les consulats et 25 000 estimés sur place, l’événement est une occasion unique. Ils sont nombreux à être présents dans les stades, et les instituts français se mobilisent autour des matchs de l’équipe de France.

    Cette mobilisation puise ses racines dans les relations franco-japonaises qui remontent au XVIIème siècle et malgré des remous, notamment récents comme avec l’affaire toujours en cours autour de Carlos Ghosn , ils demeurent solides, comme en témoigna la visite du prince héritier, devenu depuis Empereur , en France et en particulier à Lyon, et au Japon celui récent du Président de la République

    Une population expatriée hétérogène

    Le Lycée français international de Tokyo

    Les Français du Japon ont, selon le conseiller consulaire  – AFE Thierry Consigny que nous avons contacté, tendance à s’expatrier sur la durée, contrairement à certains pays riverains. Beaucoup de jeunes expatriés, souvent franco-japonais, animent la communauté de leur esprit d’entreprise, dans le commerce, la distribution, les écoles de langue … Ce dynamisme est constaté aussi dans la démographie avec un lycée français international de Tokyo  qui compte jusque 5 classes par niveaux.

    Une des principales problématiques pour les Français du Japon est de pouvoir travailler dans de bonnes conditions. Il arrive fréquemment dans l’archipel de cumuler plusieurs emplois et très souvent, cette société patriarcale pousse l’épouse, une fois la famille agrandie, à quitter son emploi. Le choc culturel est cependant, selon M. Consigny, amoindri par la bienveillance de la population japonaise et l’intérêt, toujours fortement présent, pour la culture française.

    « la loi de la famille date de 130 ans, et le système judiciaire a parfois tendance à donner une interprétation littérale de la loi »  Thierry Consigny

    Plusieurs priorités pour les Français du Japon

    Thierry Consigny, conseiller Consulaire, et Conseiller AFE, Président de la Commission des Affaires Sociales

    Les précédentes élections consulaires, de 2014 et législatives de 2017, ont vu, sans surprise, un taux de participation extrêmement faible, légèrement au-dessus de 25%, et ce alors que la participation aux présidentielles a dépassé les 50%. Le vote électronique pourra en partie, espèrent les élus sur place, mobiliser l’électorat mais celui-ci est déjà majoritairement à moins de 30 kms des consulats de Tokyo et de Kyoto.

    Plusieurs priorités sont régulièrement mises en avant :

    le coût des frais de scolarité des Lycées et ce alors que le système des bourses est de plus en plus contraignant

    la difficulté pour les entrepreneurs qui ne maitrisent pas toujours la langue d’avoir accès à des financements, qu’ils viennent de banques ou de business angels.

    les séniors malades qui n’ont pas toujours pris les précautions nécessaires pour avoir accès à une protection adéquate

    la question, très délicate, des séparations entre les parents. Thierry Consigny, Président de la Commission des affaires sociales et des anciens combattants à l’AFE, nous rappelle à cet égard que « la loi de la famille date de 130 ans, et le système judiciaire a parfois tendance à donner une interprétation littérale de la loi ».

    https://twitter.com/i/status/1175634067649257472

    Plusieurs dizaines de pères français seraient ainsi coupés de leurs enfants suite à leur séparation d’avec la mère de ces derniers, causant drames familiaux et désarroi. la mobilisation est forte et touche tous les communautés d’expatriés comme en témoigne la manifestation du dimanche 22 septembre 2019 (vidéo ci-dessus)

    On est loin, très loin, de l’ambiance festive des stades…

  • Greta Thunberg à New York pour le sommet sur le climat – VIDEO BBC

    Dans un discours virulent à l’ONU, la jeune Suédoise Greta Thunberg a blâmé les dirigeants de la planète pour leur inaction contre le changement climatique, au début d’un sommet consacré à ce sujet à New York.

    « Je ne devrais pas être là, je devrais être à l’école, de l’autre côté de l’océan  Comment osez-vous ? Vous avez volé mes rêves et mon enfance avec vos paroles creuses. e fais pourtant partie de ceux qui ont de la chance. Les gens souffrent, ils meurent. Des écosystèmes entiers s’effondrent, nous sommes au début d’une extinction de masse, et tout ce dont vous parlez, c’est d’argent, et des contes de fées de croissance économique éternelle ? Comment osez-vous ! »

    Elle a, comme à chacune de ses interventions, répété les faits scientifiques confirmant le réchauffement accéléré de la planète, puis s’en est prise aux chefs d’Etats et de gouvernements présents au même sommet, auquel le secrétaire général de l’ONU l’avait invitée.

    « Vous nous avez laissés tomber. Mais les jeunes commencent à comprendre votre trahison », a dit Greta Thunberg. « Si vous décidez de nous laisser tomber, je vous le dis : nous ne vous pardonnerons jamais. Nous ne vous laisserons pas vous en sortir comme ça ».

    « Le monde se réveille, et le changement arrive, que cela vous plaise ou non. Merci », a-t-elle conclu, très applaudie dans la grande salle de l’Assemblée générale.

  • Mini-sommet à Malte pour sortir les sauvetages en mer de l’impasse

    Les ministres de l’Intérieur de cinq pays de l’UE se sont réunis lundi à Malte pour s’entendre sur un mécanisme de répartition automatique des migrants, un dispositif visant à mettre fin aux négociations au cas par cas à chaque sauvetage opéré en Méditerranée.

    Réunis pour une journée, les ministres de l’Intérieur allemand, français, italien, finlandais (en tant que président tournant de l’UE) et maltais ont élaboré un système qui permettra aux pays européens volontaires de se répartir de façon systématique les personnes secourues en mer, en particulier par les ONG.

    Le commissaire européen en charge des migrations, Dimitris Avramopoulos, a pris part aux travaux qui doivent déboucher sur un accord lors d’un Conseil « Affaires intérieures » début octobre à Luxembourg.

    Ardemment réclamé par l’Italie, qui accuse ses partenaires de ne pas l’avoir soutenue face à la crise migratoire, le mécanisme de répartition se veut temporaire dans l’attente de la renégociation du règlement de Dublin, qui confie le traitement des demandes d’asile au pays d’arrivée.

    Cette règle est jugée injuste parce qu’elle fait reposer, pour de simples raisons géographiques, le fardeau de l’accueil sur l’Italie, la Grèce, l’Espagne ou Malte, principales portes d’entrée des migrants.

    Soutenu par plusieurs pays, à commencer par la France et l’Allemagne, et coordonné par la Commission européenne, le nouveau système doit « garantir à l’Italie ou à Malte que leurs partenaires puissent rapidement prendre en charge les personnes débarquées et avoir une organisation plus solidaire et efficace », a déclaré mercredi le président français Emmanuel Macron, lors d’un déplacement à Rome.

    Paris et Rome, qui ont affirmé à cette occasion leur unité après des années de dissensions sur cet épineux dossier, défendront désormais au sein de l’UE « une position commune pour que tous les pays participent d’une façon ou d’une autre » à l’accueil « ou bien soient pénalisés financièrement », a expliqué M. Macron.

    Avec l’arrivée du nouveau gouvernement formé par le Parti démocrate (gauche) et le Mouvement 5 Etoiles (antisystème), l’Italie a assoupli sa politique migratoire après la série de mesures anti-migrants prises par l’ancien ministre de l’Intérieur, le souverainiste Matteo Salvini.

    Rome a ainsi rouvert ses ports que M. Salvini avait fermés aux navires de sauvetage en mer.

    Tourner la page

    « Nous devons faire sortir le thème de l’immigration de la propagande anti-europénne », a affirmé mercredi le Premier ministre italien Giuseppe Conte.

    Lors d’une réunion informelle en juin à Paris des ministres des Affaires étrangères et de l’Intérieur, une quinzaine de pays avaient donné leur accord à la création d’un « mécanisme de solidarité européen », dont huit (France, Allemagne, Portugal, Luxembourg, Finlande, Lituanie, Croatie Irlande) s’étaient dits prêts à y prendre part « de manière active ».

    Selon des informations de presse, la France et l’Allemagne accepteraient d’accueillir chacune 25 % des migrants secourus tandis que l’Italie en accueillerait 10 %.

    Si l’on sait déjà que seuls les pays volontaires intégreront le nouveau système, et qu’il ne concernera que les migrants arrivant par la mer, plusieurs interrogations subsistent.

    Il faudra savoir si la sélection entre les personnes éligibles au droit d’asile et les migrants dits « économiques », qui n’ont pas vocation à rester en Europe, sera effectuée dès l’arrivée à terre (comme le souhaite la France) ou dans le pays de destination.

    Un autre point à éclaircir est la notion de port sûr « le plus proche », prévue par le droit maritime international. L’Italie plaide pour une « rotation » des ports d’accueil (qui inclurait Marseille par exemple) pour soulager les pays du sud de l’Europe, mais la France se montre réticente à cette solution.

    Selon Matteo Villa, chercheur à l’Institut pour les études de politique internationale de Milan (ISPI), un accord qui ne concernerait que les migrants secourus en Méditerranée centrale « serait perçu comme inéquitable » par les pays d’arrivée se trouvant sur les deux autres routes, de Méditerranée occidentale (Espagne) et orientale (Grèce).

    « D’autant que contrairement à ce qui s’est passé depuis 2011, en 2019 c’est la route de Méditerranée centrale qui a été la moins concernée par les arrivées irrégulières », explique l’expert.

  • Les 4 chiffres clés du projet de budget 2020

    Cure d’amincissement de la fonction publique d’État, montant de la baisse d’impôt sur le revenu pour les ménages promise fin avril, niveau de croissance attendu pour 2020, prévision du déficit public : voici les chiffres clés du projet de loi de finances 2020 qui sera examiné vendredi 27 septembre en Conseil des ministres.

    Croissance ralentie, prévision de déficit, baisse d’impôt sur le revenu…  Voici les chiffres-clés du projet de loi de finances 2020 qui sera examiné vendredi en Conseil des ministres.

    1,3 %

    C’est le niveau de croissance que le gouvernement prévoit pour l’an prochain. C’est un peu moins que la progression de 1,4 % qu’il avait annoncée à Bruxelles au printemps, dans la lignée de celle attendue cette année.

    Le ministère de l’Économie et des Finances a notamment intégré le ralentissement qui touche déjà l’économie mondiale et européenne et les risques liés aux tensions commerciales.

    La croissance française devrait toutefois mieux résister que celle de nos voisins, Allemagne en tête, grâce à une demande intérieure soutenue par la consommation des ménages, les investissements des entreprises et la baisse du chômage.

    2,2 %

    Il s’agit du déficit public qui devrait être atteint l’an prochain. Après avoir franchi en 2019 le seuil des 3 % (3,1 %) exigé par les traités européens à cause de la transformation du crédit d’impôt compétitivité emploi en baisse de cotisations sociales, le gouvernement table sur une forte baisse l’an prochain.

    Il a toutefois dû revoir ses ambitions après les annonces du président de la République en réponse au mouvement des « gilets jaunes ». L’exécutif visait initialement 2 %.

    « C’est vrai que nous avions dit que nous le baisserions plus vite mais nous conduisons notre politique avec les réalités, pas avec de la comptabilité », a défendu le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin la semaine dernière dans un entretien au Parisien.

    La dette publique devrait à peine baisser en pourcentage du PIB, à 98,7 % l’an prochain, contre un bond à 98,8 % cette année.

    5 milliards

    C’est le montant de la baisse d’impôt sur le revenu pour les ménages promise fin avril par Emmanuel Macron à l’issue du « grand débat national » censé répondre à la crise des « gilets jaunes ».

    Cette baisse d’impôt permettra d’adoucir l’entrée dans l’impôt pour les nouveaux contribuables, avec une baisse de 3 points du taux d’imposition de la première tranche, qui concerne 12 millions de foyers, sur les 16,8 millions qui payent l’impôt sur le revenu.

    2 593

    La cure d’amincissement de la fonction publique d’État marquera le pas, avec 2 593 suppressions de postes prévues l’an prochain, contre 4 100 cette année (et 1 600 en 2018). En proportion de leurs effectifs, les ministères de la Santé et de la Transition écologique seront les plus mis à contribution.

    Le gouvernement entérine donc le fait qu’il n’atteindra pas l’engagement présidentiel d’Emmanuel Macron de supprimer 120 000 postes dans la fonction publique durant le quinquennat, dont 50 000 sur le périmètre de l’État (le reste concernant la fonction publique territoriale). Cet été, M. Darmanin évoquait le chiffre de 15 000 dans la fonction publique d’État.

  • Les salons de l’emploi francophone en Espagne arrivent – Un modèle à exporter?

    Le salon de Barcelone en est à sa 8ème édition

    Pour la 8ème fois se tiendra, le 30 octobre prochain, le salon de l’emploi francophone de Barcelone. Il sera précédé dans toute l’Espagne par 5 autres salons : à Saragosse le 26 septembre, Madrid le 9 octobre, Palma de Majorque le 14 octobre, Valence le 17 octobre et Malaga le 21 octobre.

    L’occasion, pour les chercheurs d’emploi francophones, d’être mis en relation avec des employeurs potentiels recherchant un profil qui inclue la maitrise de notre langue.

    Initié à l’origine par l’UFE, association proche politiquement des partis de droite, les salons résultent de la multitude de CV que l’association recevait au cours des ans. L’objectif est d’avoir un maximum de candidats et de partenaires via les salons et le site internet.

    8 000 candidats sont inscrits et 400 offres d’emploi sont présentes.

    Trois objectifs clairement définis

    Pierre-Olivier Bousquet, organisateur des salons en Espagne

    Pierre-Olivier Bousquet, conseiller consulaire à l’origine de ce projet que nous avons contacté, nous a indiqué les 3 objectifs de cette initiative :

    -Aider les francophones à trouver un emploi naturellement

    -Améliorer la mobilité transfrontalière, et à cet égard sont reçus des CV de nombreux endroits : d’autres territoires en Espagne, mais aussi d’Afrique, de Belgique et de France (Perpignan, Toulouse, Paris)

    -Augmenter l’apprentissage du français comme langue étrangère

    Un futur réseau européen de l’emploi francophone ?

    Les organisateurs ont une relation privilégiée avec l’Institut français de Barcelone et avec l’Alliance française. Leur structure, qu’ils visent à faire pleinement indépendante et reconnue d’utilité publique, ambitionne de créer un réseau européen.

    Bientôt un réseau international de l’emploi francophone?

    Plusieurs initiatives existent à cet égard dans d’autres pays : citons la plateforme emploi-Allemagne outre-Rhin, des initiatives en Italie , à Londres , aux Pays-Bas , et outre-Atlantique au Canada et aux Etats-Unis

    Un profil plutôt jeune, éduqué, et souvent avec déjà un emploi

    Le profil des candidats dans les salons espagnols est plutôt jeune, 50% ont entre 25 et 45 ans, éduqué, près d’un tiers avec bac +5, et 50% ayant déjà un emploi. 7 sur 10 sont prêts à déménager ou ont déjà déménagé pour un emploi.

    Une photographie de l’emploi du XXIème siècle : mobile, international, polyglotte. Si vous cherchez à travailler en Espagne, n’hésitez pas à participer à ces salons!

    Les salons en Espagne:

    SARAGOSSE > jeudi 26 septembre > 9h – 14h > La Azucarera, Calle Mas de las Matas, 20

    MADRID > mercredi 9 octobre > 10h – 18h > Saint Louis des Français, Padilla 9, métro Nuñez de Balboa

    PALMA DE MAJORQUE > lundi 14 octobre > 9h – 14h > Escola d’Hoteleria de les Illes Balears, Edificio Arxiduc Lluís Salvador, Ctra. Valldemossa, km 7,5

    VALENCE > jeudi 17 octobre > 10h – 18h > Lieu à confirmer

    MALAGA > lundi 21 octobre > 10h -18h > NH Málaga – Calle San Jacinto, 2

    BARCELONE > mercredi 30 octobre > 10h – 18h > L’Idem Barcelona, Ciutat de Granada 53-57, métro Llacuna

    inscriptions: ici

  • Courrier des lecteurs : « DES CONSÉQUENCES GRAVES NON ANTICIPÉES PAR NOS ÉLUS »

    DES CONSÉQUENCES GRAVES NON ANTICIPÉES PAR NOS ÉLUS

    La nouvelle loi de finances supprime à partir du 1/1/2020 l’aspect libératoire de la retenue à  la source appliquée aux non-résidents recevant un salaire ou une retraite de France, en conséquence leur taux d’imposition sera de 20% à partir du premier Euro de retraite au lieu de s’appliquer à 12% à partir de 14.605 Euros et 20% après 42.370 Euros comme maintenant.

    IL EN RÉSULTE QUE LES RETRAITES INFERIEURES À 16.220 EUROS/AN/FOYER FISCAL QUI ACTUELLEMENT NE SONT PAS IMPOSABLES LE SERONT ALORS À  20% ET, SUR 16.220 EUROS L’ÉTAT SUBITEMENT CONFISQUERA 3.000 EUROS.

    POUR UNE RETRAITE DE 24.000 EUROS/AN/FOYER FISCAL L’IMPOSITION SERA MULTIPLIÉE PAR 5,  SOIT UNE AUGMENTATION ASTRONOMIQUE DE 400%.

    La plupart des 1.5 millions de ces retraités sont peu fortunés et ils reçoivent une petite retraite car ils n’ont pas eu une carrière complète en France et des montants de retraite de base plus complémentaires de l’ordre de CES VALEURS SONT EXTRÊMEMENT REPANDUES.

    Ce calcul qui applique un taux minimum de 20% puis 30% sur les revenus de source française est fait par défaut par l’administration, mais le contribuable peut demander par option le  calcul du taux moyen mondial dans lequel les revenus de source étrangère sont pris en compte pour le calcul du taux appliqué ensuite sur les revenus de source française.

    Ce taux abusif par défaut fera que le taux moyen mondial qui est actuellement  demandé par exception par des retraités NR (non-residents) bien au courant des mécanismes d’imposition, devra être demandé en masse par les 1.5 millions de retraités, sans exception.

    Or, pour la plupart, cette demande est PRATIQUEMENT IMPOSSIBLE car Ils ne déclarent pas d’impôt dans leur pays de résidence puisque pour la plupart des pays les retraites ne sont imposables que là où elles sont versées et ces retraités âgées n’ont pas de revenus du pays de résidence.

    De ce fait, ils ne peuvent produire de pièces justificatives car ils sont complètement inconnus des services fiscaux.

    Par exemple aux Etats-Unis, qui est un des pays les mieux administrés du monde, si vous êtes dans ce cas, vous devez faire une demande écrite à l’administration fédérale en remplissant des formes compliquées avec souvent des allez, retour, mais pour l’administration de l’État de résidence il est impossible d’obtenir quoi que ce soit car vous êtes inconnus et n’avez pas de compte.

    Alors, qu’est ce que ca doit être dans les pays moins ben administrés ? Mme la députée Genetet qui est l’instigatrice de cette nouvelle loi le dit elle-même dans son rapport page 70 : « pour les contribuables ne bénéficiant d’aucun revenu à l’étranger, démontrer une absence de revenus à l’étranger est parfois particulièrement délicat, voire impossible ».

    Pour ceux qui déclarent des impôts dans le pays de résidence,ces retraités étant  par définition des personnes âgées qui ont l’habitude de la déclaration simple offerte par le prérempli seront hésitantes à faire cette demande plus compliquée, et s’ils là font, ne connaissant rien ou peu des accords bilatéraux, ils risquent de DÉCLARER DES REVENUS QUI NE DEVRAIENT PAS Y ÊTRE  comme les intérêts de compte épargne, des ventes d’actions du pays de résidence,  des pensions vieillesse ou d’invalidité versées par les caisses de sécurité sociale ou équivalent du pays de résidence.

    Si toutefois la demande du taux moyen peut être faite, et faite correctement malgré toutes ces tracasseries insurmontables, L’AUGMENTATION SERA ENCORE ÉNORME ET POURRA ALLER JUSQU’À 230% pour un retraité veuf touchant 24.000 € de retraite française,plus 12.000 €  de revenu du pays de résidence.

    DES FAITS PROVENANT DE HUIT DE NOS ÉLUS ET DU GOUVERNEMENT

    Cet énorme impact aété non-décrit, non-documenté, complètement ignoré, par Mme la députée Genetet, dans son rapport qui recommande la suppression de la retenue à  la source pour des raisons de simplification, ainsi que dans son amendement, qui a été le premier à demander cette suppression, et qui a été signé par les sept autres députés NR LERM.

    Par contre, dès le lendemain de la remise de ce rapport au 1erministre le 11 Septembre 2018Mme Genetet a écrit sur sa page Facebook :un article intitulé : « Retraités à l’étranger : rétablir la vérité! » dans lequel on peut lire : « Le rapport Genetet  ne propose PAS d’augmenter les impôts des retraités.

    Il est aussi écrit : « Le barème d’imposition de leurs pensions est incohérent et est défavorable aux petits revenus et favorise les hauts revenus ».

    Or ce barème permet d’éviter le taux minimum de 20% pour les revenus inferieurs à 42.370 € et il applique au-delà un taux minimum de 20 % puis 30 % sur le taux progressif a 5 tranches qui peut atteindre 45% pour les hauts revenus.

    Puis, au début des sessions à l’Assemblée Le journal les ÉCHOS ÉCRIT :« remplacer ce dispositif complexe par une retenue à la source non libératoire, c’est un système plus juste qui ne pénalise plus les revenus les plus faibles » en citant Mme Genetet et Mr. le député Holroyd (membre de  la commission des finances de l’Assemblée).

    De son coté, le Gouvernement a laissé publier un communiqué de l’AFP dans le FIGARO et LE REVENU qui écrivent : « le mécanisme de retenue à la source libératoire avec un taux d’imposition minimum de 20% appliqué sur les revenus de source française a été supprimé……Ces mesures sont prises « au bénéfice des Français de l’étranger », selon le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin ».

    Le gouvernement a publié sur son site gouvernement.fr : « Le  Remplacement du mécanisme de la retenue à la source libératoire par le prélèvement à la sourcefait parti des mesures plus équitables, qui viennent rééquilibrer une inégalité devant l’impôt ». 

    Mr. Le Ministre Darmanin lui-même a dit dans l’hémicycle que : «l’amendement déposé par le gouvernement qui supprime la retenue à  la source libératoire est une  législation favorable aux non-résidents qui bénéficieront d’un dispositif de justice fiscale ».

    Tous ces FAITS, dont certains sont des infractions à l’article 4 du code de déontologie de l‘Assemblée, n’ont pas permis  à aucun de nos élus de comprendre que cette nouvelle loi pouvait impacter de la sorte  lesnon-résidents recevant une retraite de France, CETTE LOI A DONC ÉTÉ VOTÉE  PAR DES DÉPUTÉS QUI N’AVAIENT AUCUNE IDÉE DE CE SUR QUOI ILS VOTAIENT.

    Après que la loi aie été votée, en réponse à des non-résidents qui commencent à réagir, le 6 Juillet, dans une vidéoconférence public sur Facebook, Mme la députée Genetet déclare :

     « Les 1.5 millions de NR qui touchent une retraite française ont un fort déséquilibre très important entre le montant que payent les faibles revenus et les plus haut revenus  avec le système du PLAFONNEMENT à 20 % ce qui fait qu’avec les très hauts  et les hauts revenus ils payent très  peu d’impôt, alors que les faibles revenus EN PAYENT ÉNORMÉMENT ».

    Alors que, comme déjà décrit, les faibles revenus sont protèges jusqu’à 42.370 € du taux minimum  de 20%, et qu’Il n’existe pas de PLAFONNEMENT à 20% mais un MINIMUM de 20%, et que les hauts revenus sont dans la dernière tranche a 45%.

    Puis, dans un article dans «les francais.press » du 16 Septembre, Mme la députée Genetet écrit :« Il ne s’agit donc pas de défavoriserles contribuables non-résidents, c’est simplement qu’ils sont à l’heure actuelle PARTICULIÈREMENT FAVORISÉS, dans un SYSTÈME EXTRÊMEMENT AVANTAGEUX ».

    Alors que, Mme Genetet se repend partout depuis un an pour dire : LES FAIBLES REVENUS PAYENT ÉNORMÉMENT ».

    UN OBJECTIF POUR LEQUEL IL FAUT, CETTE FOIS, QUE NOS ÉLUS ANTICIPENT LES CONSÉQUENCES.

    L’objectif pour la prochaine loi de finances de Mme la députée Genetet suivie par tous les autres députés NR LERM  est le  RAPPROCHEMENT avec le régime d’imposition des résidents afin, dit elle, de rétablir de l’équité et de la justice fiscale.

    En premier lieu on peut observer que, jusqu’à présent, le résultat des actions de ces députés  est plutôt un ÉNORME ÉLOIGNEMENT avec des taux d’augmentation ASTRONOMIQUES.

    les retraites NR  n’ont pas accès aux services  et aides de l’État  offerts aux résidents tels que, la couverture maladie de la sécurité sociale, les nombreuses aides, locales, départementales, gouvernementales, de la Sécurité Sociale, des caisses de retraites, pour les personnes âgées avec ou non des conditions de dépendance ou d’handicap etc….. Ils n’ont pas accès non plus aux  crédits, déductions, réductions d’impôts pour aide d’un salarié à domicile, résidence en établissement d’hébergement, adaptation du logement etc…, qui malgré la soit disant convergence leurs seront toujours refusés car invérifiable de manière simple par la DINR.

    Par exemplele cout de la couverture médicale pour un retraité de 75 ans aux Etats-Unis peut atteindre 12.000 Euros /an et, est en moyenne  de 7.000 Euros/an  dans beaucoup d’autres pays.

    Un autre exemple, le crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile, peut aller jusqu’à 7.500 Euros pour un couple de retraités résidents, alors qu’un couple de non-résidentsn’y a pas droit.

    Au total cette différence de situation entre les retraités NR et les résidents  peut représenter des montants qui se chiffrent en dizaines de milliers d’Euros suivant les conditions personnelles de santé ou de dépendance et suivant le pays de résidence. Il n’est  pas possible de compenser cette différence par  des abattements, crédits, déductions d’impôt, car invérifiable par la DINR, elle est uniquement implémentable sous forme d’un montant global appliqué équitablement en fonction des revenus, c’est exactement ce qui était offert avec le barème spécifique libératoire associé à la retenue à la source. CECI MONTRE DONC, QUE POUR LES RETRAITÉS NR, CE CALCUL D’IMPOSITION N’ÉTAIT PAS INÉGALITAIRE ET QU’AU CONTRAIRE, ÉTAIT JUSTE ET ÉQUITABLE PUISQU’IL TENAIT COMPTE DE CES DIFFÉRENCES.

    Pour cette différence il est souvent répondu par ces élus que le payement d’un impôt n’engendre aucun droit en retour, et donc des prestations offertes ou non par l’État ne donnent pas le droit de demander un ajustement de l’impôt.

    Mais l’utilisation ou non d’un service n’est pas la bonne façon d’analyser le problème. Il faut l’analyser au niveau des FRAIS engendrés dans cette situation par rapport aux FRAIS dans la situation d’un résident, et il y a aujourd’hui de nombreux cas de règles impositions différentes correspondant à des situations ou les contribuables ont des FRAISdifférents. Tels que pour les :

    FRAIS PROFESSIONNELS POUR DES RÉSIDENTS DE MÉTROPOLE, pour les salariés, retraités, députés, sénateurs, fonctionnaires internationaux, journalistes, agriculteurs, sportifs, écrivains,  etc….

    FRAIS DE VIE POUR DES RÉSIDENTS HORS  MÉTROPOLE, réduction de 40% sur le montant de l’impôt à payer accordé aux résidents des DOM/TOM de Guadeloupe.

    FRAIS DE VIE POUR DES REVENUS PROVENANT DES DOM/TOM :réduction pour les non-résidents du taux minimum de 20% puis 30% sur les revenus de source métropolitaine  qui sont ramenés respectivement à 14,4 % et 20 % pour les revenus de source des départements d’outre-mer.

    FRAIS PROFESSIONNEL POUR DES NON-RÉSIDENTS, le gouvernement  a conservé la retenue à la source LIBÉRATOIRE pour les Artistes non résidents

    le gouvernement en regard de la constitution et du principe de non-discrimination mis en œuvre par les juridictions européennes. applique donc des règles d’imposition différentes pour des situations différentes, de FRAIS PROFESSIONNELS OU DE VIE pour des résident de MÉTROPOLE DES DOM/TOM OU DES  NON-RÉSIDENTS, Il se doit alors aussi de le faire pour des situations différentes pour des frais de SANTÉ POUR DES NON-RÉSIDENTS.

    C’est un problème pour lequel les Députes  et Sénateurs connaissent très bien la solution, puisque ils profitent  de régimes d’impositions très différents par rapport aux autres citoyens au regard de leur situation de FRAIS professionnels différents et qui, de ce fait, devrait être facilement résolu.

    Jean Calvignac, non-résident retraité, établi aux Etats-Unis. Lecteur Lesfrancais.press 

  • La France, le pays le plus généreux matière de santé

    Selon le Ministère des Solidarité et de la Santé, les dépenses de santé en France (évaluées à travers la consommation de soins et de biens médicaux – CSBM) ont atteint 203,5 milliards d’euros en 2018 (8,6 % du PIB). La consommation par habitant est de 3037 euros par habitant en moyenne. La consommation de soins a augmenté de 1,5 % en 2018, soit moins qu’en 2017 (+1,7 %) et qu’en 2016 (+2,1 %), notamment en raison du ralentissement de la consommation des soins hospitaliers. Les soins de ville ont été le premier contributeur à la croissance des dépenses de santé.

    En France, les dépenses de santé sont élevées 

    Les parts prises en charge par la Sécurité sociale et organismes complémentaires augmentent respectivement, diminuant ainsi la participation des ménages. La consommation de soins hospitaliers, qui représente 46% des dépenses de santé, a augmenté de 0,8% (après +1,6% en 2017), tandis que la consommation de soins de ville a progressé de +2,9%, après +2,6 % en 2017. Cette dernière explique plus de la moitié de la croissance de la CSBM alors qu’elle n’en représente qu’un quart du total. La consommation de médicaments délivrés en ville (16% de la CSBM) a baissé de 0,2% tandis que celle des autres postes de dépenses (transports sanitaires, optique, etc.) a augmenté de 3,9%.

    Mais le reste à charge pour les ménages est faible

    En 2018, la participation des ménages aux dépenses de santé continue de diminuer. Leur reste à charge a été de 7,0% de la CSBM en 2018, après 7,5% en 2017 et 7,7% en 2016. Cette baisse résulte à la fois de la progression de la part des dépenses prises en charge par la Sécurité sociale (78,1%) et de celle des organismes complémentaires (13,4%). L’évolution de la part de la Sécurité sociale qui a progressé de 0,2% en moyenne par an entre 2009 et 2018 est principalement liée à la forte progression du nombre de patients pris en charge à 100% au titre des affections de longues durées (ALD). La hausse de la part prise en charge par les organismes complémentaires (+0,3% en 2018) s’explique notamment par une meilleure prise en charge de l’optique et des soins dentaires à la suite de la généralisation de la complémentaire santé d’entreprise depuis 2016.

    200 milliards dont 14 milliards payés direcetment

    En définitive, la participation directe des ménages aux dépenses de santé s’élève à 14,3 milliards d’euros en 2018, soit 214 euros par habitant et par an. Ce montant moyen varie selon le profil des personnes (âge, état de santé, etc.).

    La France fait partie des pays de l’Union européenne où la dépense courante de santé est la plus élevée (11,3 % du PIB) tandis que la part de reste à charge des ménages est la plus faible des pays de l’OCDE (9 % de la DSCi).

    La dépense courante de santé au sens international (DSCi) recouvre la CSBM majorée notamment des dépenses de soins de longue durée et des subventions au système de soins. Ce concept, harmonisé entre pays de l’OCDE, est utilisé pour établir des comparaisons internationales en matière de dépenses de santé.

    Au cours de la période récente, la croissance des dépenses de santé en France est restée stable (+1,4 % en moyenne entre 2009 et 2017) alors qu’au sein des pays de l’UE-15 les dépenses ont accéléré (+2,0 % en moyenne entre 2013 à 2017, après -0,1 % en moyenne entre 2009 et 2013).

  • Emmanuel Macron à New-York pour l’Amazonie

    Le président de la République française  relaiera encore son message de mobilisation pour l’Amazonie lors du sommet climat des Nations unies à New-York, du 23 au 24 septembre. Et il va se présenter à la tribune avec des alliés de poids. 230 grands investisseurs mondiaux, représentant 16 200 milliards de dollars d’actifs sous gestion, se sont engagés à lutter contre la déforestation et les feux de forêts en Amazonie.

    Au rang des signataires, on compte Amundi, Aviva, BNP Paribas, la Caisse des dépôts (dont Novethic est une filiale), Calpers, le fonds de pension de l’église d’Angleterre, HSBC ou encore Mirova. « C’est avec une profonde inquiétude que nous suivons la crise croissante de la déforestation et des incendies de forêt au Brésil et en Bolivie. En tant qu’investisseurs, qui ont l’obligation fiduciaire d’agir dans le meilleur intérêt à long terme de nos bénéficiaires, nous reconnaissons le rôle crucial que jouent les forêts tropicales pour lutter contre le changement climatique, protéger la biodiversité et assurer les services écosystémiques« , écrivent-ils dans un communiqué commun.

    Risques financiers et systémiques

    Cette résolution ne propose pas encore de désinvestir d’entreprises exposées au risque de déforestation, mais leur donne une feuille de route à suivre. D’une part, il s’agit de « mettre en œuvre publiquement une politique sans déforestation, incluant la chaîne d’approvisionnement« . Ensuite, il faut « mettre en place un système de surveillance et de vérification transparent permettant aux fournisseurs de se conformer à la politique de la société en matière de déforestation« . Enfin, les entreprises doivent publier un « rapport annuel sur l’exposition au risque de déforestation« .

    « Les investisseurs institutionnels reconnaissent de plus en plus que la déforestation crée des risques financiers matériels, y compris des risques pour la réputation et la réglementation des entreprises, et qu’elle exacerbe le risque systémique dans les portefeuilles« , a déclaré Mindy Lubber, PDG de Ceres, une ONG américaine. Pour Fiona Reynolds, présidente des PRI, « les investisseurs reconnaissent le rôle essentiel qu’ils jouent pour accélérer de toute urgence les actions visant à aider les sociétés touchées par cette tragédie et à prévenir de futurs désastres environnementaux de cette ampleur« .

    Mobilisation Politique

    Lundi de New York, le président français lancera « un appel à la mobilisation » pour la forêt amazonienne avec notamment ses homologues chilien Sebastian Pinera et colombien Ivan, a indiqué jeudi l’Elysée.

    Cette réunion, qui se veut « consensuelle », fait suite à celle ayant réuni début septembre sept pays de la région en Colombie pour protéger la plus grande forêt tropicale du monde dévastée par des incendies pour lesquels le président brésilien Jair Bolsonaro a été sévèrement mis en cause par Emmanuel Macron. Aucune rencontre n’est prévue entre les deux dirigeants à New York.

    La France « est aussi un pays amazonien », a rappelé l’Elysée, avec le territoire d’outre-mer de Guyane qui compte aussi une vaste superficie amazonienne.

    Lundi, Emmanuel Macron participera également au sommet sur le climat organisé par l’ONU, qui sera « l’occasion d’affirmer notre ambition climatique », selon la présidence.

    A New York, où seront rassemblés de très nombreux dirigeants internationaux, le chef de l’Etat aura une série de réunions bilatérales, notamment avec l’Américain Donald Trump ou le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas. Il s’exprimera mardi devant l’assemblée générale pour la troisième fois depuis le début de son mandat.

    Depuis le début de l’année, plus de 60 000 feux se sont déclarés dans la forêt amazonienne, principalement au Brésil et en Bolivie. Cela représente une augmentation de 47 % par rapport à l’année précédente. Par ailleurs, d’autres forêts tropicales sont durement touchées en Afrique et Indonésie. Autant d’incendies qui font peser un poids considérable sur la biodiversité et les puits de carbone que représentent ces écosystèmes.

  • Gilets Jaunes : La 45ème – Retraite, climat, problèmes sociaux… La convergence ? – Vidéo

    Un groupe d’un millier de manifestants radicaux de l’ultra-gauche et des « gilets jaunes » se sont mêlés au cortège de la Marche pour le climat, samedi à Paris, et des heurts ont éclaté avec les forces de l’ordre. 

    Des tensions ont éclaté samedi à Paris, lors d’une journée marquée par trois manifestations. En parallèle de la 45ème journée de mobilisation des « gilets jaunes », se déroulent également la Marche pour le Climat ainsi qu’une manifestation contre la réforme des retraites – et les Journées du Patrimoine. Des « black blocs » se sont mêlés au cortège défilant pour la planète dans l’après-midi et des incidents ont éclaté avec les forces de l’ordre.

    Les informations à retenir :

    • Un millier de « gilets jaunes » et de manifestants de l’ultra-gauche s’est mêlé à la Marche pour le climat, qui a réuni 15.000 personnes
    • Un « black bloc » s’est formé et des heurts ont éclaté avec les forces de l’ordre
    • 163 interpellations étaient recensées à 18 heures et 99 personnes étaient toujours en garde à vue

    La Marche pour le climat dégénère

    La concomitance des défilés faisait craindre des débordements aux autorités, à raison : la Marche pour le climat, qui s’est élancée à 14h30 du centre de la capitale, a été émaillée d’incidents et de violences. Vitrines cassées, banque dégradée, barricades de fortune incendiées… des « exactions » ont été commises dès le début de la marche, où 1.000 manifestants « radicaux », « gilets jaunes » et militants d’ultra-gauche, ont été signalés par la préfecture de police.

    Les ONG Greenpeace et Youth For Climate, qui font partie des organisateurs de la marche pour le climat samedi à Paris, ont même appelé les manifestants à quitter le cortège en raison des violences qui ont éclaté. « Ne prenez aucun risque et quittez la Marche pour le climat. Les conditions d’une marche non-violente ne sont pas réunies », a tweeté Greenpeace, en dénonçant « l’envoi de lacrymogènes sur des manifestants non-violents et des familles ». « Nous dénonçons l’envoi de gaz lacrymogène sur des manifestants pacifistes et des familles de la part des forces de l’ordre », a plus tard ajouté l’ONG sur le réseau social.

    Greenpeace France

    @greenpeacefr

    Réaction de Greenpeace à la

    View image on Twitter

    « Quarante-cinq minutes après le départ, les forces de l’ordre ont projeté sans sommation plusieurs grenades de désencerclement dans le cortège », a de son côté affirmé à l’AFP une porte-parole d’ANV-COP21. « Les manifestants ont dû faire marche arrière, ils sont stupéfaits, sous le choc », a-t-elle poursuivi en dénonçant « une réaction complètement disproportionnée des forces de l’ordre ». Selon une journaliste de l’AFP, les forces de l’ordre ont également tiré sur le Boulevard Saint-Michel avec des lanceurs de balle de défense (LBD), arme controversée responsable de nombreuses blessures lors de précédentes manifestations des « gilets jaunes ».

    A la fin de la journée, le nombre de manifestants était malgré tout estimé à 15.000 par le cabinet Occurrence. En parallèle, quelque 15.000 personnes ont aussi défilé dans les rues de Paris contre la réforme des retraites voulue par le gouvernement, à l’appel du seul syndicat Force Ouvrière, avant un autre défilé organisé par la CGT mardi.

    Des groupes de « gilets jaunes » bloqués par les forces de l’ordre

    Plusieurs centaines de personnes se revendiquant des « gilets jaunes » étaient par ailleurs rassemblées à Paris, dès samedi matin, dans différents points de la capitale. Un important dispositif de sécurité était déployé et le préfet de police de Paris avait, comme à son habitude, pris un arrêté d’interdiction de manifester, dans de larges secteurs de la capitale.

    Des manifestants, la plupart sans gilets jaunes mais se revendiquant de ce mouvement social né le 17 novembre 2018, ont ainsi été bloqués dans la matinée par les forces de l’ordre dans le quartier de la gare Saint-Lazare. Ces dernières ont tiré une fois du gaz lacrymogène pour disperser les manifestants, qui ont ensuite gagné les Champs-Elysées. Les forces de l’ordre ont également dispersé environ 300 personnes qui tentaient de se rassembler place de la Madeleine à l’appel d’Attac et Solidaires.

    Selon une source policière, les forces de l’ordre avaient pour mission d’intervenir rapidement dès que des attroupements se formaient. « On a mis en place des stratégies de mouvement pour contourner ces black blocs qui ont pu se former mais qui ont été rapidement dissous », a expliqué Christophe Rouget, secrétaire général adjoint du Syndicat des cadres de la sécurité intérieure (SCSI), samedi soir sur Europe 1.

    À 18 heures, les forces de l’ordre avaient procédé à 163 interpellations et 395 verbalisations dans des périmètres interdits aux manifestants. 99 personnes se trouvaient toujours en garde à vue.

    150.000 manifestants en France selon les ONG

    D’autres marches ont eu lieu en France, en général dans le calme. A Lyon, environ 5.000 personnes se sont rassemblées dans la matinée dans le centre, selon la préfecture du Rhône. A Strasbourg, ils étaient 3.600, selon la police.

    A Bordeaux, de 5 à 800 « gilets jaunes » selon des journalistes de l’AFP ont commencé à défiler avec la manifestation pour le climat selon un mot d’ordre de « convergence ». Mais ils sont partis dans une direction opposée au bout de 500 mètres. Au total, les ONG revendiquent plus de 150.000 manifestants dans toute la France.

    Regarder la Vidéo du 20h de TF1

  • America! Les traces françaises en Amérique #2 Du Pont de Nemours

    Quel destin que celui de la famille du Pont de Nemours. Anoblie en France en 1783, juste avant la révolution, elle s’établie rapidement, pour cette raison, dans le Delaware aux Etats-Unis en 1800.

    2 ans plus tard, un membre de la famille, Eleuthère Irénée du Pont de Nemours, créa l’entreprise qui porte aujourd’hui encore leur nom. Initialement usine de poudre à canon, la société est devenu un géant mondial de la chimie, mettant notamment au point le nylon, le téflon et le lycra. Avec 65 000 salariés dans le monde et près de 40 milliards de dollars de chiffre d’affaires, le groupe demeure un des acteurs majeurs du capitalisme américain.

    Un départ en Amérique après la terreur

    Eleuthère du Pont de Nemours

    Famille huguenote sans fortune mais avec une éducation, les du Pont de Nemours, Eleuthère et son père Pierre Samuel en particulier, subirent le contexte particulièrement dur de la terreur. Défendant, physiquement, le roi et Marie-Antoinette lors du siège des Tuileries le 10 août 1792. Ils n’échapperont à la guillotine qu’en raison de la chute de Robespierre.

    Ils quitteront finalement la France en 1800 pour le nouveau monde et la jeune république américaine. Pierre Samuel y travailla avec le gouvernement et en particulier le Président Thomas Jefferson. Il engagea également une brillante carrière de diplomate entre la France et les Etats-Unis, tout comme son second fils Victor Marie, consul de France aux Etats-Unis.

    Une famille patricienne de la Nouvelle-Angleterre

    Devenus richissimes avec l’explosion de l’industrie chimique, les du Pont de Nemours sont vite devenus une figure symbolique des familles patriciennes enrichies avec la révolution industrielle, à l’instar des Rockefeller,  et autres Vanderbilt.

    Une usine DuPont dans les années 30

    La famille multiplie les propriétés, les engagements caritatifs, les mondanités. La famille compta une célèbre tenniswoman, Margaret Osborne du Pont, de nombreux diplomates et hommes d’affaires et même un contre-amiral pendant la guerre de sécession.

    Tout cela explosa quand un héritier de la famille, John du Pont, milliardaire misanthrope paranoïaque reclus dans un des domaines de la famille, assassina froidement Dave Schultz, lutteur et ancien champion olympique dont il gérait la carrière en 1997.

    John du Pont, reconnu coupable d’un assassinat en 1997

    Evidemment condamné, il mourut en prison en 2010. Son histoire a fait l’objet d’une adaptation avec Steve Carell dans le rôle-titre.

    Aujourd’hui le groupe DuPont demeure un acteur essentiel dans son secteur. Désormais associé à Dow Chemical, il fait depuis l’objet de polémiques, à l’instar de ses concurrents, concernant son impact environnemental. La famille du Pont de Nemours, qui en est désormais éloignée, continue pour sa part à vivre son « american dream ».

     

     

     

     

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