Une analyse de 12 plans de relance soumis par des États membres de l’Union européenne, consultée par EURACTIV avant sa publication, indique que l’investissement proposé fera en sorte que le bloc sera radicalement en deçà des objectifs numériques qu’il s’est fixé pour la fin de la décennie.
L’analyse, menée par le géant du conseil Deloitte et qui devrait être publiée le 21 juin, se concentre sur les plans de relance de 12 États membres soumis à la Commission européenne afin de débloquer les fonds du fonds historique de relance post-pandémie du bloc.
L’étude examine dans quelle mesure les investissements proposés seraient suffisants pour atteindre les objectifs ambitieux de la décennie numérique définis dans la boussole numérique 2030 présentée par la Commission en mai.
Elle conclut que seule la fourniture de services publics en ligne est actuellement sur la bonne voie pour atteindre les objectifs de 2030. Les autres objectifs ne devraient pas être atteints dans les conditions actuelles.
Par exemple, les plans des 12 États membres ne fourniraient que 45 % des investissements nécessaires pour atteindre l’objectif de connectivité à haut débit de l’Union européenne d’ici à 2025, selon une estimation de la Banque européenne d’investissement (BEI).
Sam Blackie, associé chez Deloitte, a déclaré, avant la publication du rapport, que l’analyse s’était concentrée sur les plans de relance déjà soumis, car il n’existe pas de vue d’ensemble de tous les investissements numériques dans l’UE, les programmes de formation pouvant par exemple ne pas se limiter au développement des compétences numériques.
Investir dans la transition numérique
Le fonds de relance, destiné à atténuer les conséquences économiques de la pandémie de coronavirus, se compose de 672,5 milliards d’euros de prêts et de subventions, soit la plus grande mobilisation d’investissements publics de l’histoire européenne. Aux prix actuels, c’est cinq fois plus que ce que le plan Marshall américain a investi en Europe occidentale après la Seconde Guerre mondiale.
Pour accéder à ces fonds, les pays de l’UE doivent respecter certaines conditions, notamment investir au moins 20 % des fonds dans la transition numérique. Les carences numériques variant d’un pays à l’autre, les autorités nationales sont tenues de suivre les recommandations de la Commission.
« Si nous examinons les recommandations spécifiques à chaque pays, nous constatons le lien avec la transition numérique dans les recommandations qui concernent l’éducation et les compétences, la connectivité, la recherche et le développement, la numérisation des services publics et l’environnement des entreprises », a déclaré Maria Teresa Fabregas Fernandez, directrice du groupe de travail de la Commission sur la reprise et la résilience.
Ben Wreschner, responsable des affaires publiques chez Vodafone Group, a salué l’étude et espéré qu’elle encouragerait la Commission à faire en sorte que les États membres concentrent leurs investissements afin d’atteindre les objectifs.
« La transformation numérique est trop importante pour qu’une seule entreprise ou un seul secteur la porte sur ses épaules », a déclaré M. Wreschner, ajoutant qu’elle nécessite une « approche de partenariat ».
Il a également suggéré d’évaluer la transformation numérique d’un point de vue global grâce à l’indice de l’économie et de la société numériques (DESI), qui suit les progrès numériques des pays de l’UE, car « il ne sert à rien de construire une autoroute à sept voies si personne ne sait comment la conduire. »
Des lacunes
Pour Scott Marcus, Senior Fellow chez Bruegel, un groupe de réflexion économique basé à Bruxelles, le plan de relance ne doit pas être considéré comme un simple stimulus économique keynésien, mais « comme une opportunité historique de corriger certains des déficits de la société européenne dans les domaines clés de la numérisation et de la durabilité verte. »
Cependant, le rapport suggère que les États membres ne saisissent pas cette opportunité.
Par exemple, l’étude de Deloitte a révélé que les États membres regroupent généralement les financements destinés à stimuler la couverture de l’internet à haut débit gigabit ultra-rapide dans un cadre plus large d’infrastructure numérique, y compris le déploiement de la 5G, alors qu’il s’agit de deux objectifs distincts. Assurer la connectivité des zones rurales est également rarement mentionné dans les plans.
La formation négligée
Le niveau d’engagement en faveur du haut débit gigabit, c’est-à-dire des connexions internet capables d’atteindre des vitesses de téléchargement de 1 gigabit par seconde ou plus, varie considérablement d’un pays de l’UE à l’autre, l’Allemagne prenant l’engagement le plus ambitieux de parvenir à une couverture complète d’ici à 2 026.
Les compétences et la formation sont également négligées dans les plans. Le rapport prévoit qu’en l’absence d’intervention supplémentaire, seuls 58 % des adultes de l’UE posséderont des compétences numériques de base en 2030, ce qui est loin de l’objectif de 80 % fixé par la Commission.
Dans leurs plans, les douze pays analysés ont affecté 43 milliards d’euros à la formation et à la requalification de leur main-d’œuvre, ce qui ne concerne que deux millions de personnes, soit 3 % des travailleurs de l’UE.
L’un des principaux objectifs pour 2030 est le développement professionnel de 20 millions de spécialistes des TIC. Toutefois, dans leurs plans, seule la moitié des 12 pays ont alloué des fonds pour atteindre cet objectif, ce qui représente à peine 12 % des investissements proposés dans l’éducation numérique.
En ce qui concerne le soutien aux entreprises, les plans de relance proposent d’allouer un montant total de 39 milliards d’euros pour soutenir la numérisation des petites et moyennes entreprises (PME) et promouvoir l’adoption de la technologie en nuage.
Mais ce chiffre ne représente que 10 % du montant que les PME européennes investissent déjà chaque année dans la numérisation, selon les estimations de la BEI.
Pour la numérisation du secteur public, les douze pays ont alloué 26 milliards d’euros, ce qui a permis d’augmenter de 5 % les investissements dans les services publics.
Dix milliards d’euros supplémentaires ont été alloués à l’identification électronique et aux dossiers médicaux électroniques, bien que de nombreux pays n’aient pas mentionné ces services clés dans leurs propositions.
Au moment de la publication, quatorze États membres avaient soumis leurs plans de relance à la Commission.
La candidate ou le candidat LR à la présidentielle sera connu(e) en novembre. D’ici là, ils prévoient de sonder 15 000 Français de la droite et du centre.
Eviter la primaire
Au cours cette rencontre, trois décisions ont été actées : celui ou celle qui défendra les couleurs et les valeurs du parti dans ce marathon vers l’Élysée sera connu(e) courant novembre. D’ici là, il reviendra à Jean Leonetti (maire d’Antibes) de travailler à un processus de sélection du ou de la meilleure candidate. Il soumettra sa stratégie au bureau politique et au conseil national du parti Les Républicains en septembre. Par ailleurs, un panel de 15 000 personnes, « se reconnaissant dans les valeurs de la droite et du centre », sera interrogé en septembre et en octobre par l’Ifop.
Un candidat naturel ?
« Soit un nom écrasera le match, au terme de ces deux consultations, soit il nous faudra sélectionner différemment, selon les critères retenus préalablement » , explique Christian Jacob, le patron du parti. Une primaire est-elle envisageable, faute de candidat incontestable ? Plusieurs la réclament. Christian Jacob est plutôt sur le frein. « Les divisions nous ont conduits à l’échec en 2017. Le rassemblement doit primer. »
Oubliés donc le psychodrame en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, les claquements de porte d’Hubert Falco (Toulon) et de Christian Estrosi (Nice), les déclarations si clivantes de Guillaume Peltier ? « Il y a très peu de différences entre nous », assure Christian Jacob. Vraiment ?
Le décret gouvernemental a été publié le 7 juin . Il était temps le Pass Sanitaire s’applique dès ce 9 juin en France . Le gouvernement a précise le processus de vérification du document. Ce dernier pourra être présenté sur papier et smartphone, avec ou sans l’utilisation de TousAntiCovid.
Cependant pour ceux qui ont été vaccinés en Europe ou qui ont fait un test PCR dans l’Union européenne, les documents fournis par les autorités locales ou les laboratoires sollicités ne seront pas compatibles avec le système français avant le 21 juin, date du lancement technique du Certificat numérique européen. Sauf si vous êtes allé vous faire vacciner en France. Pour les autres, les accords se font pays par pays, pour les USA et le Royaume-uni, un accord est en cours de finalisation.
Un QR code indispensable
Le pass sanitaire se présente sous la forme d’un QR code individuel, qui atteste que la personne qui le présente emplit bien certaines conditions de vaccination ou de test PCR récents. Pour la vaccination, il est accordé deux semaines après la deuxième injection, deux semaines après l’injection unique pour les personnes ayant déjà eu le covid. Il est également accordé pour un test PCR ou antigénique négatif de moins de 48 heures, ou bien un test PCR ou antigénique positif de plus de deux semaines et moins de six mois (les personnes anciennement contaminées ayant un risque limité de réinfection dans ce cas).
Les personnes qui ne souhaitent pas utiliser l’application TousAntiCovid pourront imprimer leur QR code sur un document papier. Une pièce d’identité est exigée à côté du pass sanitaire pour attester de l’identité de la personne, a rappelé Cédric O. La personne qui scanne un QR code pour vérifier le pass sanitaire – à l’entrée d’un concert par exemple – n’a accès qu’au statut «vert» (pass valable) ou «rouge» (non valable), et n’a pas accès aux informations détaillées sur l’état immunitaire de la personne (vaccination ou non…), a également rappelé le secrétaire d’Etat.
Le QR code changera à partir du 21 juin pour se mettre en conformité avec le nouveau standard européen qui rentrera en vigueur le 1er juillet, permettant une utilisation dans toute l’Union européenne. Pour les personnes utilisant TousAntiCovid, le changement du QR code sera automatique. Les personnes utilisant une impression papier de leur QR code seront invitées à télécharger la nouvelle version sur le site de l’Assurance Maladie, a indiqué Cédric O.
À partir du 1er juillet, le pass sanitaire français pourra être utilisé dans l’Union européenne. De même, les pass sanitaires émis par les autres pays de l’UE pourront être utilisés en France, pour assister à un festival par exemple.
«Nous sommes parallèlement en discussion avec d’autres pays comme les pays du Maghreb ou les Etats-Unis afin de pouvoir avancer sur ce genre d’accord et faciliter les déplacements des Français vers l’étranger, et la venue de touristes étrangers en France»
Cédric O. Secrétaire d’Etat au numérique à l’AFP
Numérique ou Papier ?
Vous aurez donc le choix entre le numérique et le papier pour présenter votre Pass Sanitaire.
Avec une imprimante
Comme annoncé par le gouvernement, il est possible de présenter le QR Code sur papier ou depuis son smartphone. Dans le premier cas, il s’agit d’imprimer le document PDF récupéré sur Sidep ou Ameli, pour le présenter avant d’entrer dans un stade, d’accéder à un salon ou à une foire.
Notons que les deux types de documents affichent deux QR Code, le pass sanitaire et un second QR Code destiné à ceux qui désirent importer le premier dans l’application TousAntiCovid. Le QR Code faisant office de pass sanitaire est toujours souligné de la mention “2D-DOC”. Un code qui fait référence à la technologie de certification employée par le gouvernement.
Comme le rappelait la CNIL mi-mai, les visiteurs peuvent choisir de ne pas dévoiler l’ensemble de la feuille affichant le pass sanitaire, notamment lorsqu’il s’agit d’une attestation vaccinale, révélant de fait son statut de vaccination. Une donnée de santé sensible. Auprès de BFMTV, l’Assurance Maladie a recommandé de plier le document pour ne laisser apparaître que le QR Code.
Il est évidemment possible de procéder autrement, en découpant la feuille, mais aussi en réalisant une capture d’écran du QR Code en question, puis en l’imprimant sur une feuille séparée.
En format numérique
l est également possible de ne présenter que la version numérique du pass sanitaire, notamment en passant par l’application TousAntiCovid. Cette dernière dispose d’une nouvelle fonction baptisée “Carnet”, accessible depuis la page d’accueil de l’application gouvernementale.
Pour s’en servir, il suffit d’ouvrir cette fonction “Carnet”, puis de scanner le second QR Code sur son attestation de vaccination ou son résultat de test. Lors du contrôle, il faut appuyer une fois sur le QR Code à l’écran, afin qu’il s’affiche sur fond blanc, sans aucune mention de la raison de sa validité et donc sans révéler le statut vaccinal de l’utilisateur.
Le décret publié ce 7 juin précise par ailleurs que le QR Code peut être présenté “sur l’application mobile TousAntiCovid ou tout autre support numérique au choix de la personne concernée”. Autrement dit: une présentation du fichier PDF téléchargé sur Sidep ou Ameli peut suffire, au même titre qu’une simple capture d’écran, voire une photo du QR Code en question.
Combien de consommateurs prennent réellement en compte leur empreinte écologique au moment de faire du sport en 2021 ?
Pour faire état du mouvement éco-responsable dans le domaine du fitness, une nouvelle étude Reebok. L’étude dévoile ainsi les villes les plus adaptées à l’exercice physique responsable en analysant notamment l’usage du vélo, le nombre de sentiers de randonnée et de course à pied, le nombre d’heures d’ensoleillement et l’empreinte carbone des équipements de sport.
2019 l’année du Sport féminin en France
EXERCICE DURABLE: LES VILLES LES PLUS VERTES POUR LES FANS DE FITNESS
Contraints par la crise de la Covid, les consommateurs ont dû adapter leurs habitudes d’entraînement et considérer des exercices physiques plus créatifs et souvent plus écologiques.
Le vélo, la course à pied et la marche ne sont que quelques-unes des nombreuses activités que les sportifs ont désormais intégrées à leur routine quotidienne pour rester en forme. Beaucoup se lancent dans de nouveaux passe-temps.
Ces nouvelles habitudes devraient se poursuivre sur le long terme, maintenant que beaucoup se sont adaptés au sport à domicile et hésitent à retourner à la salle de sport, cherchant des alternatives plus écologiques. La prise de conscience de l’impact environnemental des salles de sports continue de croître.
« De nombreuses salles de sport disposent d’une gamme d’équipements électriques, d’un éclairage et d’une climatisation à haute puissance, et certaines sont désormais ouvertes 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. La pratique d’exercices éco-responsables est gratuite et peut souvent être effectuées près de chez soi, tout en offrant l’avantage de s’exposer à l’air frais et à la vitamine D au printemps et en été. »
Dr Folusha Oluwajana, coach sportif et médecin généraliste
L’analyse de l’impact environnemental de l’exercice physique a révélé les 30 villes les plus adaptées à la pratique d’exercices respectueux de l’environnement. Prenant en compte une variété de paramètres allant de l’utilisation du vélo et des heures d’ensoleillement au nombre d’itinéraires de course et de randonnée.
LE TOP 20 DES VILLES LES PLUS ADAPTÉES À L’EXERCICE PHYSIQUE ÉCO-RESPONSABLE
Tokyo remporte la palme de la ville la plus écologique pour faire de l’exercice. Ce n’est pas une surprise car la ville affiche l’un des taux de criminalité les plus bas de l’étude, ainsi que plus de 1 500 parcours de course.
Sydney arrive en deuxième place, grâce à un nombre d’heures d’ensoleillement parmi les plus importants, 1 833 parcours de course à pied et 323 sentiers de randonnée.
« Nous ressentons souvent le besoin d’investir dans les derniers gadgets et équipements pour rester motivés et stimulés par l’entraînement. Revenez à l’essentiel, nous n’avons vraiment besoin que de notre corps. »
Abigail Ireland, performance strategist, souligne comment être plus respectueux de l’environnement lors de son entraînement
TOP 20 DES VILLES EUROPÉENNES LES PLUS ADAPTÉES À L’EXERCICE PHYSIQUE ÉCO-RESPONSABLE
Dans le classement, Londres est nommée capitale de l’exercice durable. La ville offre un grand nombre d’options d’entraînement écologique avec plus de 6 000 parcours de course à pied et 243 sentiers de randonnée. De plus, les Londoniens effectuent 5 724 recherches par mois sur le sujet, en particulier concernant des équipements de sport et d’exercice d’occasion ainsi que des machines de fitness d’occasion.
Copenhague suit de près en deuxième position, avec un pourcentage de cyclistes impressionnant de 39,69 %, ainsi que des taux de criminalité et de pollution inférieurs à la moyenne. Amsterdam se démarque également grâce à ses 1500 pistes de course et ses 45% de cyclistes.
Depuis une quinzaine d’années, le pessimisme gagne du terrain au sein des populations des pays avancés. Si au tournant du XXe siècle, après la chute du rideau de fer et avec l’ouverture de la Chine au monde, l’optimisme était de mise, le réchauffement climatique, les mutations technologiques, la mondialisation pèsent de plus en plus sur l’état des opinions.
Si un milliard et demi de personnes en trente ans ont rejoint les classes moyennes dans les pays émergeants, sur la même période, au sein des pays avancés, celles-ci se sont éprises d’un sentiment d’insécurité économique et sociale. Au sein de ces pays, une part croissante de la population s’estime victime de la mondialisation. La remontée des inégalités sociales est de plus en plus mal vécue.
Un sentiment d’insécurité économique et sociale
Selon un sondage réalisé en 2020 par Edelman, au sein de l’OCDE, une majorité des personnes considérait que dans cinq ans la situation de leur famille serait amenée à se dégrader. Cette proportion est en constante augmentation depuis 2010. Moins d’un quart de la population française ou allemande pense que sa situation sera meilleure en 2025 qu’en 2020.
Dans les années 1970, malgré les deux chocs pétroliers, les gouvernements arrivaient, en moyenne, à conserver le soutien de la moitié de la population. Depuis 2012 les gouvernements en place arrive peuvent compter entre 30 et 45 % de la population.
La fragmentation de la société est de plus en plus marquée
Le ressenti sur la situation économique ou la confiance dans les pouvoirs publics diffère en fonction de son niveau de revenu et de formation initiale. L’écart entre les moins bien et les mieux lotis a été multiplié par trois entre 2012 et 2021. La fragmentation de la société est de plus en plus marquée. Les classes sociales les plus modestes expriment dans les enquêtes un rejet vis-à-vis des élites qui correspondent aux classes les plus aisés. Cette division des pays est source de conflits.
Ceux-ci sont alimentés par un réflexe identitaire. Dans un contexte de difficultés économiques et de changements rapides au niveau tant démographique que technologique, de plus en plus d’individus se tournent vers des groupes qui leurs sont familiers, qui partagent les mêmes valeurs et idées. Les réseaux sociaux en ligne facilitent l’agrégation de ces groupes qui ont remplacé le café du commerce, le marché ou le terrain de sport.
Dans les pays avancés, l’esprit de tolérance demeure dominant comme en témoigne l’acceptation par exemple de l’homosexualité (plus de 30 pays ont reconnu le mariage homosexuel). Dans la grande majorité des pays avancés, l’égalité homme/femme a progressé ces dernières années. Cet esprit est néanmoins de plus en plus en bute des groupes radicaux que ce soit sur le plan de la religion, des mœurs, de l’immigration ou même de l’écologie.
Tensions violentes, recul du pluralisme
Dans les pays émergents ou en développement, les tensions sont de plus en plus violentes se traduisant par un recul du pluralisme comme au Brésil, en Pologne ou au Nigéria. Internet, les réseaux sociaux, les algorithmes de traitement des données ont complètement modifié les systèmes d’information et la formation des idées politiques. 4 milliards sur 7,5 milliards de personnes accèdent tous les jours à Internet. Plus de 5 milliards possèdent un téléphone portable. Autrefois, la radio, la télévision rassemblaient les populations. La messe du 20 heures a rythmé pendant des décennies la vie des Français tout comme les matinales de RTL ou d’Europe 1.
La fabrique des opinions a changé
Aujourd’hui, les populations s’agrègent en de multiples communautés recevant des informations préfiltrées et répondant à leurs attentes. Dans les familles, l’information ne se consomme plus autour de la table de la salle à manger ou au salon mais de manière individuelle derrière un écran. La fabrique des opinions a profondément évolué. Le réactif, l’émotion l’emportent sur le rationnel. Certains craignent un enfermement au sein de groupes à tendance identitaire, d’autres une très forte volatilité en fonction des humeurs du moment. Les deux phénomènes ne sont pas contradictoires.
Les peurs se succèdent et peuvent modifier les comportements des électeurs. Le ressenti l’emporte sur les attachements. Depuis une dizaine d’années, les « fake news » se répandent comme des trainées de poudre au point qu’il devient difficile de donner crédit à toute nouvelle. Les fausses informations ont de tout temps existé, de l’affaire de la fausse mort de Napoléon en 1812 orchestrée par Malet aux rumeurs sur le Covid en passant par la dépêche d’Ems en 1870 et les libelles politiques sous la IIIe République. La capacité et la vitesse de diffusion ont été simplement démultipliées avec Internet.
Ingérences et fake news
En Inde, des fausses informations concernant des assassinats en masse de vaches, animaux sacrés, censés avoir été perpétrés par des musulmans débouchèrent sur des pogroms obligeant les pouvoirs publics à réagir dans l’urgence.
Les ingérences extérieures sont devenues de plus en plus importantes. La Russie ou la Turquie sont accusées de vouloir influencer les élections des pays démocratiques. Les États-Unis ont reconnu avoir écouté les conversations de chefs d’État et de Gouvernement de pays alliés en utilisant leurs capacités de contrôle d’Internet. Les mouvements terroristes utilisent les réseaux pour recruter et pour organiser des attentats. Internet permet logiquement un brassage des idées. Il offre à tout un chacun une fenêtre sur le monde.
Les démocraties sont sur la défensive
Pour autant, en 2020, selon l’organisation non gouvernementale de promotion de la démocratie Freedom House, les Internautes auraient connu une détérioration globale de leurs droits pour la dixième année consécutive. Depuis plusieurs années, les démocraties sont sur la défensive face aux régimes autoritaires comme ceux de Chine, de Russie ou de la Turquie. L’état de droit est menacé dans plusieurs pays classés parmi les démocraties comme la Hongrie, la Pologne ou la Bulgarie.
Au sein même des pays occidentaux, une part croissante des opinions adhèrent aux valeurs des régimes autoritaires. En France, selon un article du quotidien « Le Monde » du 9 juillet 2018, 46 % des jeunes de 18 à 35 ans estiment que d’autres systèmes politiques sont tout aussi bons que la démocratie, contre 28 % seulement chez les plus de 60 ans.
Jusqu’à l’avènement des réseaux sociaux, la constitution d’un parti politique, d’un syndicat était un processus lent reposant sur des personnalités reconnues autour de valeurs politiques clairement identifiées. La télévision avait déjà ébréché ce modèle à travers une personnalisation accrue. Avec Internet, comme la crise des « gilets jaunes » l’a prouvé, des groupes peuvent se former sans réel responsable, sans intermédiaire. Le parti n’est plus un lieu de constitution de l’expression publique. Il a cédé la place à des structures informelles, à des groupes sur des plateformes en ligne. La fragmentation des opinions s’accompagne d’une montée de la violence à l’occasion des manifestations, violence condamnée par ailleurs par une large majorité des populations.
La verticalité du pouvoir critiquée, la demande d’Etat amplifiée
La gouvernance est devenue un art d’une rare complexité. L’absence de consensus rend toute décision une épreuve. De plus en plus d’acteurs interviennent dans les processus décisionnels, les organisations non-gouvernementales, les associations, les lobbys, etc. Les institutions représentatives traditionnelles que sont les assemblées parlementaires sont de plus en plus contestées au point d’être mises en concurrence avec des conventions citoyennes composées de membres tirés au sort.
La verticalité du pouvoir est critiquée avec une demande croissante pour la prise en compte des intérêts locaux mais, dans le même temps, l’appel à l’État est incessant. Plus d’horizontalité mais avec une verticalité omnisciente, telle est la problématique à laquelle sont confrontés les gouvernements démocratiques. Ces derniers doivent également faire face à une demande importante de sécurité qui se traduit par un recours croissant aux techniques digitales de surveillance et de contrôle, techniques qui peuvent entrer en contradiction avec le respect des libertés individuelles.
Les régimes autoritaires sont, sur la durée, plus instables
Si depuis une décennie, les démocraties apparaissent à la peine, elles disposent d’atouts indéniables sur les régimes autoritaires. Leur résilience, leur capacité d’adaptation sont plus fortes. Même si elles sont divisées, les populations estiment appartenir librement à une communauté. Les régimes autoritaires sont, sur la durée, plus instables car ils dépendent d’un nombre réduit de responsables. La disparition du leader ouvre fréquemment des périodes d’instabilité. La corruption est, en règle générale, plus prégnante dans les régimes non-démocratiques, ce qui génère sur le long terme des tensions sociales et politiques. Le contre-exemple est la Chine dont le régime communiste se maintien au pouvoir depuis soixante-dix-ans. Dans trois ans, il dépassera la durée de vie du régime soviétique en URSS.
En matière d’innovations et de dynamisme économique, sur longue période, les démocraties sont jusqu’à maintenant plus performantes que les dictatures. Les premières ont peut-être besoin de la concurrence des secondes pour maintenir leur compétitivité et leur attractivité. La menace soviétique a été longtemps une source d’innovations technologiques voire sociales.
Le nouveau Président est arrivé au pouvoir par un coup d’Etat, pourtant le colonel Assimi GOITA s’est fait investir dans les formes ce mardi.
Il promet des élections transparentes, aux échéances prévues, et nomme Choguel Maïga Premier ministre. Depuis Bamako, correspondance de Kaourou Magassa.
Voilà une question qui angoisse nombre d’expatriés hors d’Europe, est ce que mon certificat Covid (de vaccination ou test PCR) sera reconnu une fois en Europe pour accéder aux territoires mais aussi obtenir les fameux Pass sanitaires qui se déploient dans toute l’Union Européenne.
Reconnaissance mutuelle
La Commission européenne est d’accord de discuter de la « reconnaissance mutuelle » des certificats Covid-19 délivrés aux citoyens des États-Unis et du Royaume-Uni, lorsque la réouverture des frontières aura lieu, a déclaré le commissaire à la justice, Didier Reynders. Un article d’Euroefe.
« Lorsqu’il sera possible d’ouvrir les frontières, les individus pourront d’abord voyager en Europe s’ils peuvent prouver qu’ils sont vaccinés, ensuite nous pourrons entamer des discussions sur une éventuelle reconnaissance mutuelle des certificats », a déclaré Didier Reynders devant la presse à l’issue d’un Conseil des ministres européens de la justice à Luxembourg, lundi 7 juin.
Le commissaire a rappelé qu’à partir du 1er juillet, il serait possible d’utiliser le certificat vert numérique de l’UE. Parallèlement, il a indiqué que les nouvelles recommandations européennes sur la manière de lever les restrictions de voyage étaient en cours de finalisation. Il espère que des progrès pourront être réalisés sur cette question durant cette semaine.
certificat vert numérique
Et les autres pays ?
Concernant les pays tiers, il a déclaré qu’aucune décision n’avait encore été prise au niveau européen sur la réouverture des frontières et qu’il était donc « prématuré » d’évoquer cette question.
Il a cependant ajouté que lorsqu’il serait possible d’ouvrir les frontières avec le Royaume-Uni et les États-Unis, il serait d’abord possible de voyager individuellement en détenant une preuve de vaccination complète. À la suite de quoi, « nous poursuivrons en discutant d’une éventuelle reconnaissance mutuelle d’un certificat semblable à celui dont nous disposerons au niveau européen ».
Il a ajouté qu’aux États-Unis, il n’était apparemment pas prévu de délivrer un certificat fédéral, « il faudra donc envisager d’autres moyens » de reconnaissance, sur lesquels il faudra plancher.
En mai dernier, l’UE a donné son feu vert à un certificat vert numérique qui, à partir du 1er juillet, permettra à son détenteur de compiler dans un seul document – physique ou numérique – des informations sur son état de santé concernant le coronavirus.
Le document restera en vigueur pendant un an et contiendra des informations indiquant si une personne est vaccinée, si elle a été infectée par le coronavirus au cours des six derniers mois, ou si elle a été testée négative lors d’un test PCR au cours des derniers jours.
Le scrutin des Consulaires a été long, 2 ans de campagne, du fait d’un report lié à la Covid-19, 3 jours de dépouillement, et encore quelques-uns pour bien analyser les chiffres. Lesfrancais.press a fait le tour des principales formations.
EELV, la nouvelle force motrice chez les expatriés
S’il doit y avoir un vainqueur, c’est sans contestation possible le parti Europe Ecologie Les verts (EELV). Avec près de 150 élus issus de leurs listes (alliés compris dont 52 issus du parti écologiste), ils deviennent la première force chez les expatriés.
Grâce à leurs 55 équipes qui se sont présentées aux suffrages des Français établis hors de France, EELV s’implante partout sauf en Afrique où comme le reconnait Alexandre Château-Ducos, responsable des Français de l’étranger au sein du parti écologiste, « le mouvement manque de militants sur ce continent« .
Alexandre Château-Ducos
Comme les autres personnalités en charge des Français de l’étranger, Alexandre Château-Ducos regrette la faible participation. Il déplore en particulier la méthodologie choisie pour le vote en ligne, pour lui « cela pourrait passer par un token ou la nouvelle carte d’identité ». En tout cas, les élus EELV militeront pour un retour du vote par correspondance et pour une augmentation du nombre de procurations. Pour Alexandre Château-Ducos, la priorité est « d’exploiter toutes les pistes pour augmenter la participation« .
Suivant le résultat de notre consultation où vous indiquiez à plus de 70% être prêts à vous déplacer pour élire un Consul (consultation du 03 au 06 juin 2021), nous l’avons interrogé pour savoir si ce désamour ne serait pas lié aux faibles pouvoirs concédés aux élus locaux ? Mais pour Alexandre Château-Ducos, « il ne faut pas confondre le rôle politique et le rôle administratif, cependant il faut faire évoluer les textes pour améliorer la relation. Nous devons devenir de vrais conseillers au lieu de juste être des informés« .
Du côté des prochaines élections, celles pour les Conseillers qui choisis par leurs pairs représenteront un regroupement de circonscriptions consulaires à l’Assemblée des Français de l’Etranger (AFE), et celles pour renouveler 6 sénateurs, EELV suit la même ligne que pour ces dernières élections : l’unité de la gauche autour de son mouvement. C’est dans ce cadre qu’ils souhaitent proposer une liste d’union à leurs partenaires. Les écologistes connaissent déjà les candidats qu’ils présenteraient sur une telle liste. Désignés par un vote militant, Alexandre Château-Ducos et Mélanie Vogel (basée à Bruxelles, elle travaille au sein des institutions européennes) sont sur les rangs pour participer au renouveau de la Gauche.
LREM confirme son implantation
Si le parti de la majorité présidentielle était le favori après le raz de marée de 2017, il ne remporte finalement que 76 sièges qui sont rejoints par 14 élus, qui s’étaient, eux, présentés sans étiquette pour finalement rejoindre LREM. Aussi, on note que les futurs grands électeurs sont principalement en Europe.
Pour beaucoup le rejet de LREM sur les autres continents s’explique du fait des motifs impérieux obligatoires pour rejoindre la France, en fin d’année 2020 et début d’année 2021. Anne Genetet, députée des Français d’Asie et d’Europe Orientale, responsable de la campagne des consulaires, ne nie d’ailleurs pas que ce fut une erreur.
« Le principe des motifs impérieux était indéfendable«
Anne Genetet, députée des Français d’Asie et d’Europe Orientale, responsable de la campagne des consulaires
Anne Genetet
Cependant pour elle, les raisons de ces résultats hétérogènes, qu’elle juge satisfaisants pour un parti qui n’existait pas aux dernières élections de 2014, prennent leur source justement dans la jeunesse de son mouvement. Du fait de la pandémie, Anne Genetet et d’autres membres du parti présidentiel, n’ont pu se rendre sur tous les continents pour mobiliser et recruter les militants indispensables pour mener les campagnes. C’est particulièrement le cas en Amérique du Sud, où LREM fait choux-blanc du fait d’une députée (ancienne LREM) qui a déserté le continent pour Paris et d’une absence de déplacement, ce qui est « un grand regret » pour Anne Genetet.
Si la faible participation est aussi une inquiétante nouvelle pour La République En Marche (LREM), les origines sont toutes autres pour la responsable des élections consulaires. En effet pour elle, « certains conseillers consulaires ne se sont pas saisis du mandat » ce qui n’a pas permis aux Français de comprendre les enjeux liés à ces postes.
De même pour le vote en ligne, s’il y a eu des dysfonctionnements, il faut chercher les responsables du côté de l’Assemblée des Français de l’Etranger qui avait en charge le test du dispositif déployé du 21 au 26 mai.
» Il faut chercher les responsables du côté des évaluateurs, dont l’Assemblée des Français de l’Etranger faisait partie, et qui n’ont pas su se mettre à la place de l’usager ».
Anne Genetet, députée des Français d’Asie et d’Europe Orientale, responsable de la campagne des consulaires
C’est d’ailleurs, le combat de cette mandature, pour LREM : permettre aux élus de travailler pour les expatriés et le plus régulièrement possible. Elle s’étonne de « cette assemblée (NDLR : l’AFE) qui ne travaille que 2 fois 5 jours par an et qui a dû attendre la pandémie pour découvrir la visioconférence ». Les élus sont prévenus, le gouvernement veut les mettre au travail.
Mais LREM va-t-il pouvoir peser ? Avec 90 élus éclatés sur la planète, hormis en Europe, on imagine mal comment des membres de la majorité présidentielle pourront truster les places de l’AFE ou pourront s’imposer dans le collège des 12 sénateurs des Français de l’Etranger, alors que le parti d’Emmanuel Macron n’espère au mieux qu’un sénateur cet automne.
LR résiste mais…
Pour Ronan Le Gleut, sénateur des Français de l’étranger (non renouvelable cet automne), « ceux qui avaient tout à perdre c’était les LR, mais on a bien résisté ». Et il a raison, alors qu’on les annonçait en recul partout, ce ne fut pas le cas.
« Si c’était le Grand Chelem en 2017 pour Macron, on n’ a absolument pas eu de Grand Chelem en 2021 »
Ronan Le Gleut, sénateur des Français de l’étranger LR
En Afrique (Niger, Tchad) et au Moyen-Orient (Arabie saoudite, Liban), mais aussi en Asie (Hong-kong, Japon) comme en Europe (Moscou, Lisbonne), les LR ont su préserver leurs élus voir ont réussi dans quelques circonscriptions à amplifier leur présence.
Ronan Le Gleut
Malheureusement, cela ne compense pas les pertes en Suisse, en Belgique, en Espagne, etc. Cependant le parti Les Républicains aligne plus de 100 élus ce qui, normalement, lui garantit un sénateur et d’envisager un deuxième siège. Sauf si l’Alliance Solidaire de Jean-Pierre Bansard, qui a capté de nombreux électeurs traditionnellement attachés au parti de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy joue le trublion comme en 2017. En effet, avec un peu plus de 30 élus, Jean-Pierre Bansard pourrait aller picorer parmi les grands électeurs LR pour obtenir le nombre de voix indispensables à son éventuelle élection fin septembre au Palais du Luxembourg. Mais le parti premier d’opposition en France (les LR) est confiant dans sa capacité à regrouper les forces de Droite et du Centre. C’est leur « ambition » pour Ronan Le Gleut.
Le sénateur fait aussi un bilan sans concession des causes qui ont conduit à une si faible participation :
« L’explication vient de la faiblesse des prérogatives des élus, donc les gens votent peu. Les gens se mobilisent quand les élus ont un vrai pouvoir d’incidence sur leur quotidien. il faut acter que le conseil local ait un vrai pouvoir sur le STAFE, les bourses, etc. Il faut acter l’idée qu’on donne ce pouvoir. «
Ronan Le Gleut, sénateur des Français de l’étranger LR
Ronan Le Gleut souligne, en parallèle, les nombreuses embuches qu’ont dû affronter les candidats lors de ces élections. En effet, de multiples défauts de communication, comme l’affichage du nom complet des listes lors du vote électronique, l’absence des numéros de celles-ci sur l’écran, ont porté préjudice aux mouvements et ce quelle que soit leur orientation politique. Pour les électeurs, ce fut aussi un peu (beaucoup?) compliqué avec la fermeture de nombreux centres de vote que déplore l’élu.
« Il y a eu une surprise des candidats sur la présentation de leurs listes. Cela aurait dû être communiqué aux candidats avant le choix du nom de liste. Je regrette les fermetures nombreuses des bureaux de vote, la démocratie mérite un maximum de bureaux de vote et l’urne ne doit pas être remplacée par le vote électronique«
Ronan Le Gleut, sénateur des Français de l’étranger LR
Le PS, l’autre surprise
On continue notre tour d’horizon avecleParti Socialiste. Avec 54 élus, la direction de la fédération des Français de l’étranger peut remercier ses militants pour leur mobilisation. Avec les élus sous l’étiquette « Français du Monde », un sénateur socialiste est largement à leur portée et leur rôle dans la constitution des listes, qui seront présentées, pour l’AFE sera central afin d’assurer une nouvelle majorité à la Gauche.
Cécilia Gondard
54 élus c’est moins qu’en 2014, mais ce score satisfait la présidente de la fédération socialiste Cécilia Gondard. Elle sort, elle aussi, renforcée par sa réélection en Belgique. La situation lui permettra de peser dans la constitution d’une éventuelle liste commune avec EELV et LFI aux sénatoriales à laquelle les socialistes ne sont pas opposés.
Une union qui pourrait, donc, faire l’affaire de la présidente du Comité fédéral des Français établis hors de France du Parti socialiste, empêtrée dans une dissidence menée par Ségolène Royal et le président de son groupe dans l’actuelle AFE, Mehdi Benlahcen, qui, lui, ne fut pas réélu au Portugal. Du coup, Mme Royal est à la recherche de colistiers tandis que la fédération retrouve sa légitimité.
Sur la participation, pour Cécilia Gondard, la problématique des centres de vote est majeure. En effet, la réduction de leur nombre, combinée à la fermeture des agences consulaires (indispensables pour établir les procurations), explique en partie la faible participation.
Mais ce n’est pas tout, tirant leçon du premier mandat, elle espère que pendant celui qui s’ouvre, les travaux des élus consulaires seront vraiment pris en compte par l’administration parisienne.
« Paris ne prend pas en compte les avis des Conseils consulaires, le dernier mot devrait revenir au terrain »
Cécilia Gondard, la présidente du Comité fédéral des Français établis hors de France du Parti socialiste
L’autre problème qu’elle soulève, c’est l’inexistence de contrôle des campagnes à l’étranger, comme cela existe lors des élections en France. Aujourd’hui en dehors du pays, pour les législatives comme pour les consulaires, il n’y aucun réel encadrement sur l’utilisation des couleurs nationales, des slogans mais aussi sur les fonds utilisés alors que les élections sont elles aussi soumises au règlement. Mais bizarrement, la commission, habituellement en charge de vérifier les comptes de campagne, n’a pas reçu mandat pour les scrutins tenus en dehors du territoire national. Pour le Parti Socialiste, il est impératif de traiter en égalité tous les électeurs français.
LFI confirme les résultats de 2017
On conclut avec La France Insoumise qui confirme son entrée dans le jeu politique des Français de l’étranger. Avec 49 élus, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon s’approche du score des Socialistes et confirme ainsi la dynamique née en 2017 avec des résultats surprenants aux législatives, même si le mouvement n’avait remporté aucun siège.
Pour Florence Poznanski, co-animatrice des Français de l’étranger à la France Insoumise, LFI poursuivra sa stratégie de fédération populaire adoptée pour les élections consulaires qui a apporté de bons résultats ce printemps pour les élections de cet automne. Elle explique son bilan positif par les choix de campagne adoptés par LFI autour des renforcements des actions citoyennes et écologiques. Les circonscriptions où LFI a fait ses meilleurs scores sont justement celles où ces dynamiques locales ont pu le mieux s’enraciner, par exemple en Amérique Latine. Elle en regrette d’autant plus la faible mobilisation qui a limité leurs résultats. Pour elle, il faut repenser l’accès à ces élections, en cessant de fermer des bureaux de vote même si le vote par Internet le complète. Il faut aussi faire plus d’efforts pour impliquer les Français binationaux qui ne maitrisent pas le français.
« Tous les Français de l’étranger n’ont pas le même rapport avec le pays, et la démocratie française. Plus de 50% des Français en Amérique latine ne sont pas nés en France et ne maitrisent pas la langue. «
Florence Poznanski, Responsable des expatriés à La France Insoumise
Des élus renouvelés pour une communauté diversifiée
Les élections consulaires ont donc bien redistribué les cartes, avec une prédominance de la Gauche autour d’EELV, suivie de LREM. Il est bien loin le temps où les expatriés se baladaient entre « les Français du Monde » (une association mondiale qui a longtemps porté les socialistes) et l’UFE (son pendant pour les conservateurs). Cependant, ces résultats annoncent aussi des campagnes pour les Législatives de 2022 plus compliquées qu’en 2017 pour le parti d’Emmanuel Macron.
Couvre-feu à 23 h, réouverture des salles de sport et de restaurant, qu’est-ce qui attend les expatriés qui rentrent au pays. Lesfrancais.press ont fait le point pour vous.
Ce 9 juin 2021 marque l’avant-dernière phase du déconfinement français. Cette date sonne le retour à une vie sociale presque normale. Une vie sociale qui va être facilitée par un couvre-feu repoussé à 23 heures et par l’ouverture de nouveaux lieux et un allègement des contraintes sanitaires.
Restaurants, bars et cahier de rappel
Au vu de l’engouement suscité par la réouverture des terrasses, nul doute les restaurateurs et leurs clients se retrouveront en intérieur ds que possible. Le 19 mai dernier, plusieurs professionnels avaient fait l’impasse sur cette réouverture, arguant d’une faible rentabilité et d’une météo normande pas toujours propice à la convivialité en plein air.
A partir, donc, de ce mercredi 9 juin, les propriétaires de bars et resturants peuvent de nouveau accueillir leurs clients en salle avec une jauge de 50 % et une limite de six personnes par table. Les terrasses, elles, peuvent être utilisées à leur pleine capacité (ce qui n’était pas le cas jusqu’à présent, contrairement à ce qu’on pouvait voir).
Ce jour marque aussi l’apparition dans ces établissements (mais aussi dans les salles de sport) du cahier de rappel. Concrètement, clients et usagers seront invités à communiquer leurs coordonnées pour être recontacté si un cas de covid était signalé au sein de l’établissement. Ce cahier de rappel pourra prendre la forme classique d’un cahier papier ou numérique, en scannant un QR code à l’entrée via l’application TousAntiCovid.
Festivals, concerts, comment en profiter ?
Si les rassembelements de plus de 10 personnes restent interdits sur la voie publique (à l’exception des visites guidées), il en va tout autrement des grosses manifestations culturelles.
Ce mercredi 9 juin, les festivals de plein airpeuvent de nouveau avoir lieuen configuration assise avec une jauge de 65 % jusqu’à 5000 personnes. Les cinémas, théâtres et autres salles de spectacle sont soumises aux mêmes règles, tout comme les salons et foires (jauge de 50 % pour ces derniers). Votre voyage en France sera ainsi propice à l’enrichissement culturel et à la transmission aux nouvelles générations de la culture française.
Pour flâner dans les magasins, les marchés couverts, les musées ou bien encore les bibliothèques, les contraintes sanitaires sont également allégées à partir de ce mercredi 9 juin : la jauge d’accueil est fixée à 4 m2 par client/usager.
Pass Sanitaire, comment l’obtenir ?
Pour les évènements de plus de 1000 personnes, le Pass Sanitaire vous sera demandé.
Pour rappel, le Pass sanitaire français peut se retrouver sous la forme d’un document papier ou de l‘application TousAntiCovid (rubrique « Mon carnet ») attestant d’une non contamination à la covid-19 via un de ces documents :
une attestation de vaccination complète soit 2 semaines après la 2e injection de Pfizer, Moderna ou AstraZneca, 4 semaines après une injection Janssen, 2 semaines après une injection pour les personnes ayant eu la covid.
une attestation de test négatif RT-PCR ou antigénique de moins de 48 heures (QR code du laboratoire à charger dans l’app)
le résultat d’un test RT-PCR ou antigénique attestant d’un rétablissement de la Covid, datant d’au moins 15 jours et de moins de 6 mois.(QR code du laboratoire à charger dans l’app)