Bonjour à tous, bienvenu dans le flash quotidien des expatriés du jeudi 14 décembre. Aujourd’hui, dans nos titres : les 40 ans de TV5MONDE – Cap sur la fusion nucléaire en France – Alerte au Covid dans l’hexagone
Une soirée pour ses 40 ans
TV5 Monde est une chaîne multilatérale francophone basée à Paris, associant les radiodiffuseurs publics de la France, de la Fédération Wallonie-Bruxelles, de la Suisse, du Canada, du Québec et, depuis 2022, de Monaco. Dans quelques jours, en janvier 2024, la référence télévisuelle de la Francophonie fêtera ses 40 ans ! Hier soir, à Paris, sous le pont Alexandre III, tout le PAF était réuni pour fêter par anticipation la vénérable institution mondiale.
40 ans – TV5MONDE – Photo
Le plan 2030 d’Emmanuel Macron
Le plan France 2030 vise à investir 54 milliards d’euros sur cinq ans pour « rattraper le retard industriel français, investir massivement dans les technologies innovantes ou encore soutenir la transition écologique », peut-on lire sur le site du ministère de l’Économie. À Toulouse, lundi dernier, le président de la République en a profité pour faire de nouvelles annonces en matière d’énergie et de décarbonations de l’industrie, pour « aller plus vite, plus fort dès la rentrée » avec « enfin une stratégie française et la réforme de notre stratégie européenne ». Bien que le potentiel de la fusion nucléaire soit important, cette technologie, en l’état de la science, ne devrait pas être opérationnelle avant plusieurs décennies. Dès lors, elle ne devrait pas participer à l’atteinte des objectifs de décarbonation pour 2030 ni même 2050.
fusion nucléaire
Le Covid-19 viendra-t-il ruiner les fêtes en France ?
À dix jours de Noël, l’épidémie connaît une nouvelle progression, bien qu’elle soit toujours difficile à mesurer en raison d’un nombre d’indicateurs plus limité qu’au plus fort de la pandémie. En médecine de ville comme à l’hôpital, l’activité liée au Covid a encore marqué une « légère augmentation », notamment pour les seniors, selon le dernier bulletin de Santé publique France, il y a une semaine. Rien qu’aux urgences, plus de 4.350 passages hebdomadaires pour suspicion de Covid ont alors été recensés, et plus de 1.820 hospitalisations ont suivi.
C’est tout pour ce jeudi on se retrouve demain pour le dernier bulletin des Français de l’étranger de la semaine ! Bonne journée à toutes et à tous !
TV5 Monde est une chaîne multilatérale francophone basée à Paris, associant les radiodiffuseurs publics de la France, de la Fédération Wallonie-Bruxelles, de la Suisse, du Canada, du Québec et, depuis 2022, de Monaco. Dans quelques jours, en janvier 2024, la référence télévisuelle de la Francophonie fêtera ses 40 ans ! L’occasion, pour nous, Français de l’étranger, de faire un point sur cette chaîne qui nous accompagne partout dans le monde.
Au service de la Francophonie
Sa mission, définie dans la « Charte TV5 Monde », consiste à servir de vitrine à l’ensemble de la Francophonie, à promouvoir la diversité culturelle, à refléter la dimension multilatérale de la chaîne, à favoriser les échanges de programmes entre les pays francophones et l’exportation internationale de programmes francophones. Concrètement, TV5MONDE est un lieu de coopération entre les radiodiffuseurs partenaires et participe à favoriser l’expression de la créativité audiovisuelle et cinématographique francophone.
Elle diffuse ses programmes par câble, satellite, TNT, IPTV, OTT dans plus de 200 pays et territoires dans le monde, couvrant 403 millions de foyers.
TV5 Monde
Une famille francophone réunie dans TV5 Monde
D’abord, simplement appelé, TV5, la chaîne est créée à Paris le 2 janvier 1984, sous l’impulsion du ministère des Affaires étrangères français, alors dirigé par Claude Cheysson, par cinq chaînes de télévision publique francophones : les françaises TF1, Antenne 2, et FR3, la TSR suisse et la RTBF belge. Ces cinq partenaires sont à l’origine du chiffre « 5 » de TV5. La chaîne émet alors 3 heures par jour. En France, TV5 Monde commence à mettre à l’antenne lors de son inauguration commerciale de la télévision par câble à Cergy-Pontoise le 18 décembre 1985 avec RTL, TMC, Sky1, 2 chaînes locales, et quelques jours plus tard Canal J.
En 1986, le Consortium de Télévision Québec-Canada (CTQC) rejoint les cinq partenaires. L’année suivante, à la suite de sa privatisation, TF1 quitte l’actionnariat de TV5, mais continue cependant à lui fournir des programmes jusqu’en 1995. Le 1er septembre 1988, la chaîne TV5 Québec Canada qui émet depuis Montréal est créée. En 1989, TV5 se dote d’une rédaction et diffuse ses premiers journaux télévisés. À cette époque, la chaîne met aussi en place une présence humaine inter-programmes avec des speakers pour lancer les différentes émissions et faire la météo européenne. Ainsi, des présentateurs comme Jean-Marc Laurent ou Eve Biazzi y sont présents. En 1991, la chaîne émet 14 heures par jour en semaine et 18 heures le week-end.
En 1992, TV5 poursuit son extension extra-européenne avec le lancement de TV5 Afrique à destination de l’Afrique francophone, et TV5 Amérique Latine à destination de l’Amérique latine et des Caraïbes. La chaîne émet 24h/24 à partir de 1993, et lance son site internet en 1995. Ce site compte deux portails pédagogiques multilingues pour apprendre et enseigner le français gratuitement. Ils proposent des exercices interactifs ludiques, des vidéos et des articles pour les élèves, et mettent à disposition des enseignants différents contenus sur lesquels s’appuyer pour leurs cours.
En 1996, la zone de couverture de la chaîne s’élargit à l’Asie-Pacifique avec la création de TV5 Asie à la suite du lancement du satellite de télécommunications Asiasat 2 le 28 novembre 1995. En 1997, TV5 ouvre son premier bureau régional en Asie à Bangkok (Thaïlande). La chaîne s’étend ensuite aux États-Unis avec TV5 États-Unis et enfin au monde arabe avec TV5 Orient en 1998.
En 1999, TV5 passe au numérique et se voit régionalisée en 7 chaînes indépendantes : TV5 Afrique, TV5 Amérique Latine, TV5 États-Unis, TV5 Europe, TV5 Orient, TV5 Québec Canada et la nouvelle TV5 France-Belgique-Suisse. Cette dernière est issue de la scission du signal européen en deux : TV5 France-Belgique-Suisse à destination des pays francophones et TV5 Europe pour les autres. TV5 met en place une nouvelle programmation articulée autour de l’information avec des flashs toutes les heures, deux journaux télévisés de sa propre rédaction et la rediffusion des JT de ses actionnaires. Cette même année, le groupement d’intérêt économique (GIE), formé par La Cinquième et Arte France devient actionnaire de TV5 à hauteur de 12,5 %. TV5 diffuse quelques émissions d’Arte France qu’elle co-produit ou achète et réalise le sous-titrage en plusieurs langues.
Regarder la vidéo sur TV5 Monde
60 millions de téléspectateurs
Le nombre de téléspectateurs uniques s’élève à 59,6 millions par semaine en 2021, soit un niveau supérieur à 2020 (59,2 millions) malgré l’estompement de l’effet positif de la crise sanitaire sur les audiences, et l’évolution du panel de pays mesurés (la mesure de l’audience au Tchad s’est substituée à celle du Vietnam, se traduisant par une réduction de 0,4 million de téléspectateurs mesurés).
En Afrique francophone, l’audience hebdomadaire s’établit à 49,3 millions de téléspectateurs, en progression par rapport à 2020 (+2,6 millions) en cumul sur 14 pays. Ce résultat agrège les données d’audience de la déclinaison africaine de TV5 Monde et de la chaîne thématique jeunesse TiVi5 ciblant le public âgé de 4 à 14 ans, toutes deux en progression. En pourcentage, la chaîne jeunesse touche plus de la moitié du public cible (52%) chaque semaine, niveau stable par rapport à 2020, et en retrait de 5 points par rapport à 2019 en raison d’une concurrence accrue des acteurs étrangers, notamment Disney.
En Europe, l’audience hebdomadaire de TV5 Monde s’établit à 5,3 millions de téléspectateurs, en baisse de 0,6 million par rapport à 2020, année exceptionnelle en raison du contexte sanitaire. L’audience hebdomadaire de TV5 Monde reste toutefois supérieure de 0,4 million par rapport à 2019.
TV5 Monde et les Français de l’étranger
Quand on a le mal du pays, rien de plus réconfortant que de retrouver un univers familier en allumant sa télévision. Et si aujourd’hui, il est possible via l’IPTV, Molotiv ou le satellite de retrouver les chaines françaises, TV5Monde reste LA chaîne des Français vivant à l’étranger. Lien indispensable avec notre culture, TV5Monde est reconnue par tous les expatriés comme un outil indispensable.
Pont avec la France mais aussi entre francophones, les 7 chaînes de TV5 Monde et la plateforme d’AVOD TV5MONDEPlus sont au cœur du quotidien des Français installés dans des pays non francophones ou loin des rivages de l’hexagone.
Chaque mois, nous vous proposons d’ailleurs de découvrir les programmes de la chaîne au sein de deux articles publiés sur notre site. A tout moment, vous pouvez découvrir les programmes en cours de diffusion ou à venir grâce au widget TV5 Monde. Les programmes affichés s’adaptent automatique à votre lieu de résidence.
TV5MONDEplus
TV5MONDEplus
Enfin, on ne pouvait pas ne pas évoquer l’avenir, le streaming ! Pour répondre aux enjeux du XXIème siècle et tenir la dragée haute aux géants américains, Yves Bigot, célèbre journaliste producteur et désormais Président du consortium international, a lancé en septembre 2020, TV5MONDEplus, une plateforme de streaming gratuite réclamée par le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre canadien Justin Trudeau, lors d’un sommet international.
Gratuite, mais avec de la publicité, et disponible sur le web, TV5MONDEplus répartit ses programmes sur onze catégories, à savoir cinéma, découverte, culture, arts de ville, divertissement, langue française, partenaires culturels, séries, fictions télé, environnement, mémoires, société, jeunesse et podcast.
Cette application donne accès à un vaste choix de séries, films, documentaires… En tout, plus de 4000 heures de programmes et de contenus francophones à télécharger sur TV5MONDEplus.com.
Si la très grande majorité des Français de l’étranger rentrent en France pour célébrer les fêtes de fin d’année, pour diverses raisons, ils sont aussi plusieurs centaines de milliers à réveillonner dans leur pays de résidence ! Mais alors, comment gérer ce moment charnière de l’année ?
Être en famille
Noël est une période de retrouvailles et c’est souvent la seule fête où toute la famille est réunie sous le même toit. En étant expatrié, il est relativement difficile de retrouver cette tradition familiale. Cependant, même si vous êtes loin de vos parents et de vos amis, vous pouvez toutefois rester en contact avec eux pendant le réveillon en profitant de la magie de la technologie. Grâce à Skype ou tout autre logiciel similaire de chat sur internet, vous avez non seulement l’occasion de parler avec vos proches restés en France, mais également de les voir en vidéo. Mais n’oubliez pas de tenir compte du décalage horaire, car s’il est minuit dans l’Hexagone, il est 7 heures du matin à Shanghai ou 19 heures à Lima.
À Noël, outre le plaisir de partager un copieux repas, les convives ont l’habitude de s’offrir des cadeaux. Ce n’est pas parce que vous êtes à des milliers de kilomètres de vos proches que vous devez déroger à cette tradition. Grâce à Internet, il est facile de passer commande de cadeaux et de les faire livrer au bon moment pour que chacun puisse recevoir un présent de votre part. Une manière de penser les uns aux autres malgré l’éloignement.
Si vous en avez les moyens, pourquoi ne pas faire venir vos parents et en profiter pour découvrir avec eux votre pays d’accueil ? De cette façon, vous faites d’une pierre deux coups. D’un côté, vous avez le plaisir de passer Noël avec les membres de votre famille et, d’un autre côté, vous pouvez visiter votre nouveau pays et connaître un peu plus sa culture, sa population et ses paysages.
Enfin, il reste encore une possibilité pour passer un joyeux Noël en famille à l’étranger. Utiliser ce temps de pause dans votre travail pour resserrer les liens avec votre petite famille sur place et, pourquoi pas, en profiter pour sillonner les routes de votre pays d’expatriation ou d’un pays voisin lors d’un voyage de découverte et de détente.
Comment célébrer les fêtes ?
Passer Noël ou le jour de l’an dans son pays d’accueil constitue souvent un dilemme pour la plupart des expatriés qui se demandent de quelle façon ils vont fêter l’évènement. Deux solutions s’offrent à vous : le Noël classique, comme vous le fêtiez en France ou le Noël exotique de votre nouveau pays.
Le plus simple est de célébrer ces moments de joie comme dans votre pays d’origine. En effet, la tradition de Noël est véritablement installée dans la majorité des pays de la planète. Même en Thaïlande qui est un pays bouddhiste à 95 %, les sapins, guirlandes et autres illuminations fleurissent aux abords des centres commerciaux où vous pouvez faire vos achats de Noël. Pareil pour le repas, si votre famille a l’habitude de manger de la dinde et des macarons au repas de Noël, vous en trouverez certainement dans une grande surface de votre nouvelle région, à moins d’habiter un village perdu au fond de l’Amazonie ou vous de trouver dans le bush australien !
Vous pouvez aussi profiter de ces fêtes de fin d’année pour sortir des sentiers battus en les célébrant comme la population locale. Cela vous donnera la possibilité de goûter à la nourriture préparée pour l’occasion et d’assister aux rituels et cérémonies qui entourent cette période. En voici quelques exemples :
Si vous passez Noël en Finlande, sachez que les festivités durent tout le mois de décembre pendant lequel les voisins ou les amis s’invitent pour chanter, bavarder ou jouer pendant les longues soirées. Là-bas, c’est une chèvre qui apporte les cadeaux aux enfants, les sapins de Noël sont donc décorés de figurines en paille représentant cet animal. Le dîner commence à 20 heures le 24 décembre, il est généreusement arrosé de « glögi », un vin chaud, épicé et sucré. Toute la famille part ensuite en traîneau rendre hommage aux ancêtres au cimetière avant d’assister aux offices à l’église ou au temple.
Ceux qui s’expatrient en Équateur peuvent admirer des défilés dansants dans les rues pendant le mois de décembre. C’est le « Paso del Niño » qui rend hommage à l’Enfant Jésus et auquel participent différents personnages déguisés. Le repas fastueux est agrémenté de « la chica de jora », une sorte de bière préparée localement, ou de vin, en fonction des familles.
Les expatriés de Nouvelle-Zélande vont vite réaliser que Noël ne rime pas toujours avec la neige et le froid. En effet, cette période coïncide là-bas avec l’été austral et ses grandes chaleurs. La nativité se fête sur la plage autour d’un barbecue, avec différents types de viandes, des pommes de terre frites et le « Kumara », une sorte de patate douce. Les Néo-Zélandais adorent également la cuisse de jambon cuit avec de l’ananas et le traditionnel « Pavlova » au dessert, composé de fruits frais, de meringue et de crème. Les sapins de Noël sont remplacés par le Pohutukawa, une fleur rouge écarlate.
Qu’importe le pays de votre expatriation, passer les fêtes de fin d’année à l’étranger va bouleverser vos habitudes et engendrer un choc culturel à toute votre famille. Il est primordial de transformer l’inconvénient d’un Noël loin de sa grande famille en avantage et en opportunité de découverte. Sous d’autres cieux, vous découvrirez une nouvelle façon de fêter la nativité ainsi que des traditions qui vous sont inconnues.
Lundi (11 décembre), le président de la République Emmanuel Macron a annoncé de nouveaux investissements dans la fusion nucléaire, l’hydrogène natif, le stockage d’énergie et la capture de carbone.
À l’occasion du deuxième anniversaire du plan d’investissement France 2030, Emmanuel Macron s’est rendu à Toulouse, dans les locaux du géant européen de l’aviation, Airbus.
Le plan France 2030 vise à investir 54 milliards d’euros sur cinq ans pour « rattraper le retard industriel français, investir massivement dans les technologies innovantes ou encore soutenir la transition écologique », peut-on lire sur le site du ministère de l’Économie.
À Toulouse, le président de la République en a profité pour faire de nouvelles annonces en matière d’énergie et de décarbonations de l’industrie, pour « aller plus vite, plus fort dès la rentrée » avec « enfin une stratégie française et la réforme de notre stratégie européenne ».
Nucléaire innovant
En matière de nucléaire d’abord, « nous avons besoin d’accélérer nos innovations de rupture », a déclaré M. Macron. Au-delà de la fission nucléaire, utilisé pour les grands réacteurs nucléaires, mais aussi les petits réacteurs nucléaires (SMR) en cours de développement, comme le SMR d’EDF NUWARD, le président de la République souhaite « explorer » la fusion nucléaire.
« Au-delà des SMR que nous avons beaucoup poussés, fusion et aimants supraconducteurs seront deux verticales que nous allons beaucoup encourager avec France 2030 et sur lesquelles je veux qu’on redouble d’efforts », a-t-il annoncé.
L’objectif est d’atteindre, d’ici à deux ans, « un niveau d’avancement aussi fort en relatif que sur les réacteurs innovants d’aujourd’hui », c’est-à-dire les SMR.
Bien que le potentiel de la fusion nucléaire soit important, cette technologie, en l’état de la science, ne devrait pas être opérationnelle avant plusieurs décennies. Dès lors, elle ne devrait pas participer à l’atteinte des objectifs de décarbonation pour 2030 ni même 2050.
Dans le même temps, le président de la République a insisté sur la nécessité de développer massivement les moyens de stockage d’énergie pour accompagner le développement des énergies renouvelables.
« Je veux qu’on accélère en effet le développement de moyens de stockage à moyen et long terme pour mieux gérer la flexibilité du système électrique qui est rendue nécessaire par le recours en particulier aux renouvelables et répondre à la croissance des besoins en électricité », a-t-il déclaré.
Pour tous ces enjeux, M. Macron veut « redoubler d’efforts ».
Le président français Emmanuel Macron prononce un discours lors de sa visite du site d’Airbus à Toulouse pour le suivi du plan d’investissement industriel France 2030, à Toulouse, France, le 11 décembre 2023. Le plan France 2030 a été lancé en octobre 2023 pour accroître la compétitivité de la France dans des secteurs industriels et technologiques clés. [EPA-EFE/Caroline Blumberg / POOL]
Hydrogène blanc
En parallèle, le chef de l’État a mentionné l’hydrogène. Objectif : accélérer la décarbonation de l’industrie et faire de la France « une plaque tournante du transport d’hydrogène ».
À cette fin, M. Macron a annoncé le déploiement de « financements massifs » pour explorer le potentiel de l’hydrogène blanc, naturel ou natif, c’est-à-dire l’hydrogène naturellement présent dans la croûte terrestre.
Son existence est connue depuis les années 1980, mais les premiers gisements potentiellement exploitables se sont fait jour en juin dernier, dans le bassin lorrain, au nord-est du pays, mais aussi dans les Pyrénées-Atlantiques dans le sud-est du pays, à la frontière espagnole.
Là-bas, M. Macron a rappelé que les autorités ont délivré le 3 décembre dernier le premier permis d’exploration d’hydrogène blanc en France.
Les espérances sont immenses, avec une ressource abondante coincée sous la surface de la Terre, peu chère et peu carbonée.
« En France, il est possible d’imaginer des quantités telles que le pays pourrait être exportateur », confirmait à Euractiv France Mikaa Blugeon-Mered, enseignant spécialiste de la géopolitique de l’hydrogène à Sciences Po, en juin dernier.
À terme, 3 millions de tonnes par an pourraient être produites.
Attention toutefois, les premières productions ne devraient pas être opérationnelles avant 2028 au moins.
Métaux critiques et capture du carbone
Cette ressource du sous-sol illustre un besoin de cartographie plus général du sous-sol, dont le président de la République souhaite un démarrage dès la mi-2024.
Pour l’industrie également, le président de la République n’a pas oublié de mentionner la capture, le stockage et l’utilisation du carbone, rappelant les objectifs de la stratégie française en la matière.
Des partenariats sont déjà en cours d’élaboration au niveau européen, notamment entre la France et la Norvège, pour transporter, depuis le continent, des quantités de carbone vers les eaux norvégiennes.
Mardi 5 octobre, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a présenté son étude Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA) sur le niveau des élèves de quinze ans. Cette huitième enquête est la première à mesurer le niveau scolaire après la pandémie. Près de 700 000 élèves de 15 ans dans 81 pays membres et partenaires de l’OCDE ont participé à l’enquête PISA 2022 sur les mathématiques, la compréhension de l’écrit et les sciences. Cette enquête comporte pour la première fois des données sur le bien-être et l’équité avant et après la pandémie de COVID-19.
Une baisse sans précédent, en partie due au Covid
Dans l’ensemble, l’enquête PISA 2022 a enregistré en moyenne une baisse sans précédent des résultats dans la zone OCDE. Par rapport à 2018, les résultats moyens ont reculé de 10 points en compréhension de l’écrit et de près de 15 points en mathématiques. La forte baisse des résultats en mathématiques est trois fois plus importante que les variations précédentes.
Cette baisse est particulièrement marquée dans quelques pays, dont l’Allemagne, l’Islande, les Pays-Bas, la Norvège et la Pologne, qui ont tous enregistré une baisse de 25 points ou plus en mathématiques entre 2018 et 2022. Selon l’OCDE, ce recul ne s’explique qu’en partie par la pandémie. La France occupe, comme en 2018, la 23e, place dans le classement PISA juste devant l’Allemagne. Elle devance les États-Unis (31e ).
L’OCDE souligne que de nombreux pays, dont le Cambodge, la Colombie, le Costa Rica, l’Indonésie, le Maroc, le Paraguay et la Roumanie, ont progressé dans l’ouverture de l’accès à l’éducation notamment en avançant à grands pas vers l’enseignement secondaire universel.
L’Asie en pointe
En mathématiques, Singapour et cinq autres systèmes éducatifs d’Asie orientale, à savoir Macao (Chine), Taipei chinois, Hong Kong (Chine), Japon et Corée, ont obtenu de meilleurs résultats que tous les autres pays. Ces mêmes pays et économies se classent en deuxième position au regard des résultats en sciences, avec l’Estonie et le Canada. En compréhension de l’écrit, l’Irlande a obtenu des résultats aussi bons que ceux du Japon, de la Corée, du Taipei chinois et de l’Estonie. Dix autres pays affichent à la fois un fort pourcentage d’élèves de 15 ans atteignant au moins un niveau de base en mathématiques, en compréhension de l’écrit et en sciences, et un niveau élevé d’équité socio-économique dans les résultats : le Canada, le Danemark, la Finlande, Hong Kong (Chine), l’Irlande, le Japon, la Corée, la Lettonie, Macao (Chine) et le Royaume-Uni.
Durant la pandémie de COVID19, la moitié environ des élèves des pays de l’OCDE ont été confrontés à la fermeture de leur établissement scolaire pendant plus de trois mois. Cependant, l’enquête ne montre pas de différence claire dans l’évolution des performances entre les systèmes éducatifs où les fermetures sont restées limitées, comme l’Islande, la Suède et le Taipei chinois, et ceux où elles ont duré plus longtemps, comme le Brésil, l’Irlande et la Jamaïque.
L’enquête révèle également que c’est la disponibilité des enseignants pour aider les élèves qui en avaient besoin qui a représenté le principal déterminant des résultats en mathématiques à l’échelle de l’OCDE. Les scores dans cette matière sont supérieurs de 15 points en moyenne chez les élèves qui indiquent avoir bénéficié de l’aide de leur professeur. Ces élèves apparaissent également plus à l’aise que leurs camarades avec l’apprentissage autonome et à distance.
Malgré cela, un élève sur cinq seulement au total déclare avoir reçu, en 2022, une aide supplémentaire de la part de ses enseignants dans certains cours. Environ 8 % n’ont jamais ou presque jamais reçu de soutien supplémentaire. L’enquête met également en lumière l’évolution rapide des effets de la technologie sur les résultats scolaires des enfants.
Selon les résultats du PISA, une utilisation modérée d’appareils numériques à l’école est associée à de meilleurs résultats scolaires, mais cela dépend de la technologie utilisée pour favoriser, et non freiner, l’apprentissage. En moyenne dans les pays de l’OCDE, les élèves qui passent jusqu’à une heure par jour sur des appareils numériques pendant leurs loisirs obtiennent des scores en mathématiques supérieurs de 49 points à ceux des élèves qui y consacrent entre cinq et sept heures par jour, après prise en compte du profil socio-économique des élèves et des établissements.
L’effet des téléphones sur la concentration
En moyenne dans l’OCDE, 45 % des élèves se disent nerveux ou anxieux si leur téléphone n’est pas à proximité, et 65 % indiquent être déconcentrés par l’utilisation d’appareils numériques dans au moins certains cours de mathématiques, pourcentage qui dépasse 80 % en Argentine, au Brésil, au Canada, au Chili, en Finlande, en Lettonie, en Mongolie, en Nouvelle-Zélande et en Uruguay.
Les élèves déclarant être déconcentrés par d’autres élèves utilisant des appareils numériques dans certains, la plupart ou tous les cours de mathématiques ont obtenu 15 points de moins aux tests de mathématiques du PISA que ceux qui le sont rarement. Cela équivaut à un déficit de trois quarts d’année scolaire, même en tenant compte du profil socio-économique des élèves et des établissements.
La dégradation du niveau des élèves français se poursuit
Les résultats en France baissent plus fortement que la moyenne de l’OCDE. En mathématiques, le niveau des élèves recule de 21 points, et de 19 points en compréhension de l’écrit par rapport à 2018. Pour les sciences, l’OCDE ne relève en revanche, aucun changement significatif. La France demeure dans la moyenne des pays de l’OCDE dans les trois domaines étudiés (mathématiques, compréhension de l’écrit et sciences).
La France n’est pas la seule à connaître une diminution de sa notation. L’Allemagne, la Finlande et la Norvège enregistrent des baisses plus importantes. Certains pays résistent mieux comme l’Estonie, l’Autriche ou l’Irlande. Le Japon réussit même à améliorer ses résultats.
En France, la baisse concerne tous les élèves, les plus en difficulté comme les meilleurs. Entre 2012 et 2022, la France a vu sa part d’élèves très performants baisser de 5,5 points et celle d’élèves peu performants augmenter de 6,5 points. Ces évolutions sont « plus accentuées » que dans la moyenne de l’OCDE. Seul un élève sur deux déclare que son professeur s’intéresse aux progrès de chaque élève dans la plupart des cours. 59 % des élèves indiquent que le professeur continue à expliquer jusqu’à ce que les élèves aient compris.
Pénurie de professeurs
La pénurie de professeurs est un véritable problème en France. Elle a augmenté de 50 % par rapport à 2018 et affecte le niveau des résultats. En 2018, 17% des élèves étaient dans des établissements confrontés à des pénuries d’enseignants entravant l’instruction. En 2022, cette proportion est de 67 %. Cette hausse est la plus importante de l’OCDE (+50 points, contre une moyenne de +21 points).
Parmi les rares satisfactions figure la stabilisation des inégalités en France lors de ces dix dernières années mais elles demeurent parmi les plus importantes de l’OCDE. En mathématiques, l’écart entre les élèves les plus favorisés et les moins favorisés est plus important que dans le reste de l’OCDE.
Le climat de discipline est moins favorable en France
Les élèves français se disent plutôt heureux – ils se situent entre 7 et 10 sur une échelle de satisfaction entre 0 et 10. Ils sont aussi moins anxieux en 2022 qu’en 2012 à l’idée d’avoir de mauvaises notes en mathématiques (64 % sont inquiets, contre 73 % en 2012). Seuls 34 % sont tendus avant de réaliser un devoir de mathématiques, contre 51 % il y a dix ans. Dans les classes, notamment en cours de maths, le climat de discipline est toujours moins favorable aux apprentissages en France, comme en 2018. La moitié des élèves (30 % seulement en moyenne dans l’OCDE) déclare qu’il y a du bruit et de l’agitation dans la plupart des cours de maths.
De fait, 42 % des élèves n’écoutent pas ce que dit leur professeur, et 41 % ne peuvent commencer à travailler que bien après le début du cours. 30 % des élèves français indiquent être distraits en cours par l’utilisation d’appareils numériques – les leurs ou ceux des autres.
En France, plus d’un élève sur cinq déclare avoir subi une situation de violence scolaire plus d’une fois par mois durant l’année qui a précédé le test PISA. Les filles sont davantage touchées. Et les zones rurales (33 %) sont plus concernées que les grandes villes (19 %).
Lundi, la Cour suprême de l’Inde a validé la décision du premier ministre Narendra Modi de mettre fin au statut semi-autonome du Cachemire.
Le premier ministre indien Narendra Modi a immédiatement salué cette décision qu’il a qualifiée d’«historique». C’est «une lueur d’espoir, la promesse d’un avenir meilleur et un témoignage de notre détermination collective à construire une Inde plus forte et plus unie», a affirmé le dirigeant nationaliste hindou sur X (ex-Twitter).
La Cour suprême de l’Inde a en outre ordonné lundi la tenue d’élections dans le Jammu-et-Cachemire l’an prochain, estimant que celui-ci devait être mis sur un pied d’égalité avec les autres États indiens «au plus tôt et dès que possible», avec un scrutin à organiser d’ici le 30 septembre 2024. La révocation de l’autonomie limitée du Cachemire s’est accompagnée de l’imposition d’un pouvoir direct de New Delhi, d’arrestations massives, d’un bouclage total de cet État et d’une coupure des communications qui ont duré des mois, l’Inde ayant renforcé ses forces armées dans la région pour contenir les manifestations.
Cette décision a été contestée par les partis politiques du Cachemire favorables à l’Inde, par l’ordre des avocats local et par des particuliers, ce qui a abouti au verdict de lundi. La politique musclée du premier ministre Modi a été très controversée au Cachemire, mais elle a été largement célébrée dans toute l’Inde, l’insurrection qui a fait des dizaines de milliers de morts pendant des décennies s’étant en grande partie calmée.
Chaque année, au cours de la session de rentrée des assemblées du parlement, le Gouvernement présente un projet de budget pour l’année suivante. Il est composé de deux textes, un PLF et un PLFSS, composés chacun de plusieurs parties dont plusieurs concernent les Français de l’étranger. Alors que l’Assemblée nationale l’a déjà adopté via un 49-3, le projet vient de terminer son parcours législatif, via un vote solennel au Sénat purement formel, l’Assemblée nationale primant dans notre Constitution. On fait le point pour les Français de l’étranger.
Les grandes lignes nationales
Avant de se pencher sur les programmes qui concernent les expatriés et leur famille, on vous récapitule les 4 axes qui sont développés dans le budget 2024 de la Nation française.
Accélérer la transition écologique
Emmanuel Macron et son gouvernement, largement encouragés par les autorités bruxelloises, ont mis en place plusieurs mesures afin de soutenir la réindustrialisation verte, la rénovation des bâtiments et les transports durables. En parallèle, ils ont acté la sortie des dépenses fiscales « brunes » (qui entraînent de la pollution).
Lutter contre l’inflation
Si en France, comme dans la très grande majorité des pays du monde, il n’est pas question d’indexer les salaires (dispositif inflationniste par excellence), Bruno Le Maire s’est engagé à indexer, en revanche, le barème de l’impôt sur le revenu. Mécaniquement, cela permet de diminuer le montant réclamé voire de sortir des tranches imposables.
En sus, bonne nouvelle pour tous, il a été décidé de prolonger le bouclier tarifaire sur l’électricité, et ce, alors que l’électricité est encore très chère dans de nombreux pays européens.
Redresser les finances publiques
Si pour redresser les finances, les expatriés, qui peuvent comparer avec les autres pays, imaginaient plutôt une baisse de la masse salariale liée à l’État, la direction du budget a décidé de se concentrer sur la lutte contre la fraude fiscale. Pour cela, les députés ont renforcé les moyens de l’administration fiscale en matière de détection et de sanction de la fraude aux finances publiques et ils ont aussi alourdi les sanctions pour les fraudeurs. On ne le sait que trop, là, une fois de plus, les profils dits « internationaux » sont dans le viseur, que ce soit pour une entreprise ou un particulier.
D’ailleurs, pour les entreprises dont l’actionnaire est une autre société située dans un pays tiers, 2024 verra apparaître le fameux plancher de 15% d’impôts sur les bénéfices réalisés en France. Ce taux d’imposition minimum a été négocié au sein de l’OCDE puis a fait l’objet d’une règlementation européenne que la France retranscrit donc dans le budget 2024.
Soutenir les collectivités
Enfin, le gouvernent prend acte que la décentralisation a confié trop de charges à assumer aux collectivités sans pour autant leur permettre d’en avoir les moyens. Ainsi, dans l’objectif d’améliorer l’aménagement du territoire, il a été décidé de procéder à une augmentation de la dotation générale de fonctionnement aux collectivités de 220 M€.
Ce montant devrait, selon le gouvernement, permettre de compenser des pertes de recettes pour les collectivités résultant de la réforme de la taxe sur les logements vacants.
Notons aussi, alors que les crédits sont toujours plus difficiles à décrocher pour les collectivités territoriales, que les députés ont voté le prolongement et l’extension du prêt à taux zéro ainsi que la mise en place d’un plan de soutien au développement des territoires ruraux avec un zonage unique “France Ruralités Revitalisation”.
Les Français de l’étranger et les Finances françaises
Le budget dédié aux Français de l’étranger est réparti, pour simplifier, entre deux programmes : le 151 qui concerne l’action consulaire et le 185 qui lui, englobe tous les outils dédiés au rayonnement français à l’étranger.
Le programme 151 regroupe les moyens de l’action consulaire et d’assistance aux Français à l’étranger
En 2024, il verra ses crédits hors dépenses de personnel croître de 24 millions d’euros par rapport à 2023, soit une hausse de 17%, pour atteindre un montant de 165,2 millions d’euros. Précisons qu’en 2024, se tiendront les élections européennes, dont le coût de l’organisation à l’étranger est estimé à 6 millions d’euros. Pour les financer, le programme 151 bénéficiera d’une augmentation de 1,1 million d’euros de son enveloppe, laquelle sera complétée par un transfert de 4,4 millions d’euros en provenance du ministère de l’intérieur et des Outre-mer (en charge des élections au niveau national).
Autre grand point qui touche tous les Français, les crédits consacrés à l’accès des élèves Français au réseau scolaire de l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger (AEFE) et à la langue française, soit les bourses scolaires et les fameuses écoles associatives FLAM. Si le budget augmente de 14,8 millions d’euros par rapport à cette année en s’élevant à 120,5 millions d’euros en 2024, il reste bien en deçà des espérances de nos compatriotes. Le coût de la scolarité française, pourtant un droit pour chaque citoyen, reste toujours prohibitif, entraînant de fait une absence de mixité sociale dans les écoles, collèges et Lycées français à l’étranger. En sus, l’absence de contact avec l’Éducation nationale reste un frein pour l’adaptation des jeunes expatriés qui voudraient rentrer en France.
Pour rappel, cette enveloppe financera principalement les bourses scolaires des enfants Français dans le réseau de l’enseignement français à l’étranger.
Cette année, comme en 2023, une nouvelle ligne budgétaire dédiée aux élèves en situation de handicap est provisionnée à hauteur de 1,5 million d’euros. Enfin, 1 million d’euros financeront l’instauration du Pass éducation en langue française, annoncé par le président de la République, pour permettre aux enfants de nos compatriotes scolarisés localement qui en ont besoin, de se remettre à niveau en langue française. Ce nouvel outil est principalement destiné au financement des associations d’apprentissage du français pour les « tout petits » membres du réseau FLAM.
Pour finir, un autre point à retenir du budget 2024 de l’administration consulaire concerne les crédits alloués à son fonctionnement ainsi qu’à sa modernisation. Ces derniers augmentent de 2,8 millions d’euros. Pour Catherine Colonna, cet effort a été mis en place « afin d’améliorer la qualité des services rendus aux Français de l’étranger, notamment grâce à la poursuite du déploiement du service France consulaire, du vote électronique et de la finalisation du registre d’état civil électronique (RECE). »
Le programme 185 : l’influence française dans le monde
En 2024, la dotation du programme 185 hors dépenses de personnel va bénéficier d’un coup de pouce important de plus de 50 millions d’euros par rapport à 2023, s’établissant à 721,2 millions d’euros, soit une hausse de 8%.
Cette politique d’influence se structurera en 2024 autour de deux grands axes : d’une part, le développement d’un nouveau partenariat culturel et solidaire avec le continent africain ; d’autre part, la consolidation de l’attractivité française dans les autres pays prioritaires, notamment dans la zone indo-pacifique.
Pour réussir ses objectifs, Catherine Colonna a porté un budget renforçant le réseau culturel. Ainsi, les dotations aux établissements à autonomie financière, principalement les Instituts français et les Instituts français de recherche à l’étranger, augmentent de 8,2 millions d’euros par rapport à 2023.
De même, les crédits alloués au réseau des Alliances françaises progressent de 1,5 million d’euros, soit une hausse de 20,8%. Un effort particulier sera porté à la sécurisation de leurs bâtiments, leur transformation numérique et le renforcement de leur attractivité.
Enfin, une hausse des crédits d’intervention de 24,3 millions d’euros, soit une progression de 60 % ciblant en priorité les postes, permettra d’offrir de nouvelles marges d’action au réseau culturel et de coopération sur les géographies prioritaires. Cette enveloppe pourra aussi être utilisée pour renforcer le soutien aux industries culturelles et créatives ou pour financer de nouveaux campus ou des résidences d’artistes.
Pour finir, soulignons que dans un contexte de compétition internationale accrue, la politique d’attractivité étudiante fait l’objet d’un investissement important, afin de maintenir le rang de la France. Les crédits alloués aux bourses pour les étudiants étrangers en France seront portés, en 2024, à 70 millions d’euros, soit une augmentation de 6 millions par rapport à 2023. De même, une augmentation de 2 millions d’euros, soit une hausse de 15%, est prévue pour les échanges d’expertise et scientifiques, qui contribuent à la politique d’attractivité de la France.
Bonjour à tous, bienvenu dans le flash quotidien des Français de l’étranger, nous sommes le 13 décembre et nous parlons aujourd’hui du vote définitif du budget national, pas de baisse des taux pour la BCE, la loi immigration reviendra en commission paritaire.
Les Français de l’étranger pris en compte dans le budget national
En 2024, le programme dédié à l’administration consulaire augmentera, de manière inédite depuis 2005, de plus de 13% par rapport à 2023. Les crédits consacrés aux contributions internationales et aux opérations de maintien de la paix représentent 2/3 des crédits du programme 105, soit 927,6 millions d’euros. Tous les détails dans notre article sur le site Lesfrancais.press.
Les taux directeurs resteront hauts en Europe
La Banque centrale européenne (BCE) devrait maintenir demain, jeudi 14 décembre, ses taux d’intérêt à leur niveau record, alors que le recul de l’inflation, plus rapide que prévu, alimente les spéculations sur le moment qu’elle choisira pour relâcher la pression.
Siège de la BCE, à Francfort (Allemagne). (Crédits : Reuters)
Le gouvernement cherche un consensus pour la loi immigration
Ce mardi 12 décembre, l’exécutif a annoncé la voie choisie pour trancher l’avenir du projet de loi immigration, au lendemain d’une motion de rejet assenée par l’Assemblée nationale. Une commission mixte paritaire devra décider « au plus vite » de l’avenir du texte. Regroupant 7 députés et 7 sénateurs, la commission aura la tâche d’aboutir à une version commune du projet de loi. Une fois la commission formée, deux scénarios peuvent se dessiner. Premier scénario: ses membres réussissent à se mettre d’accord sur un texte. Celui-ci est donc soumis séparément aux députés et aux sénateurs pour un vote. Autre hypothèse, une CPM non-conclusive, dans le cas où les parlementaires n’arriveraient pas à se mettre d’accord sur un texte unique. Dans ce cas-là, le texte doit repartir à l’Assemblée nationale. Un retour à la case départ. Dans le cas du projet de loi immigration, alors que le gouvernement a déjà été sanctionné d’une motion de rejet, ce scénario serait gênant.
C’est tout pour aujourd’hui, passez une belle journée où que vous soyez !