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  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 07.05.24

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 07.05.24

    Bonjour à toutes et à tous, nous sommes le mardi 07 mai, et vous écoutez le flash quotidien des expatriés. Dans les titres : Baromètre ADFE plus que quelques jours – Comptes en banque, de moins en moins de possibilités – Bernard Pivot est mort 

    L’association ADFE a besoin de vous 

    Présenté sous la forme d’une consultation, le baromètre des expatriés attend vos réponses jusqu’au 15 mai 2024. L’objectif de l’association est de refléter le plus fidèlement possible ce qui représente le quotidien des Françaises et des Français hors de France avec l’ambition dans la continuité de ses engagements d’offrir des perspectives d’amélioration de la condition des Français établis à l’étranger.  Pour y participer direction Lesfrancais.press ou le site de l’ADFE.

    Baromètre ADFE 2024
    Baromètre ADFE 2024

    Résident hors de l’Union européenne ? La galère pour obtenir un compte bancaire français

    Jusqu’au 1er janvier 2024, les Français de l’étranger qui résidaient en dehors de l’Union européenne pouvaient compter sur des établissements comme Monabanq, N26 ou Révolut pour obtenir un compte bancaire français. Mais depuis quelques mois, c’est bien fini comme le rappelle le site spécialisé Détective-banques dans son comparatif annuel. Mais il existe tout de même une solution, une nouvelle banque en ligne portée par le groupe des Banques populaires et des Caisses d’Epargne, France Pay, à découvrir sur Lesfrancais.press ou directement sur le site France-pay.com.

    compte bancaire français
    compte bancaire français

    Les dictées orphelines 

    Il a fait aimer les livres et les écrivains à des millions de Français. Bernard Pivot, journaliste, lui-même écrivain, et ancien président de l’académie Goncourt vient de s’éteindre ce lundi à l’âge de 89 ans, à Neuilly-sur-Seine, a annoncé sa fille Cécile Pivot à l’AFP. Ce fils d’épiciers lyonnais né en mai 1935 et devenu journaliste, a commencé sa carrière au Progrès, avant de rejoindre le Figaro littéraire. Mais c’est au petit écran qu’il doit sa renommée avec les fameuses dictées. 

    C’est ainsi qu’on finit ce début de semaine, on se retrouve vendredi, après le long pont du 8 mai et du Jeudi de l’ascension. Pour ceux qui le peuvent, profitez bien de ces jours ! Belle journée à toutes et tous où que vous soyez !

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

  • Baromètre ADFE 2024 : date limite de participation au 15 mai

    Baromètre ADFE 2024 : date limite de participation au 15 mai

    L’ADFE est l’association des Français de l’étranger qui a été fondée le 20 mars 1980 à l’initiative d’une poignée de militants et de personnalités très proches de François Mitterrand, alors Premier secrétaire du Parti Socialiste. Tous les 2 ans, elle organise une étude. Dans cet article, nous invitons à participer au Baromètre ADFE 2024.

    Depuis, son réseau n’a fait que se développer complétant ainsi la scène associative des expatriés dominée, alors, par l’Union des Français de l’étranger (historiquement classée plutôt à droite). Ainsi c’est en s’appuyant sur ce réseau et animée par la volonté de mieux connaître et servir les Français de l’étranger, que l’ADFE a lancé en 2019 son baromètre. 

    L’édition 2024 du baromètre de l’ADFE a besoin de vous pour constituer un panel qui reflétera la diversité des Français de l’étranger. Présentée sous la forme consultation, celle-ci reste ouverte jusqu’au 15 mai 2024. L’objectif de l’association est de refléter le plus fidèlement possible ce qui représente le quotidien des Françaises et des Français hors de France avec l’ambition dans la continuité de ses engagements en tant qu’association Français du monde – ADFE d’offrir des perspectives d’amélioration de la condition des Français établis à l’étranger. 

    Des baromètres instructifs

    Forte du succès des deux éditions précédentes en 2019 et 2022, rassemblant à chaque occasion plus de 12 000 réponses, Français du monde – ADFE se penchera cette fois sur les liens que nos compatriotes établis à l’étranger maintiennent avec la France tout au long de leur expatriation. 

    Ce thème est né d’un constat. Les observateurs, comme la Chambre de commerce internationale, estiment que les Français sont 3,5 millions à vivre en dehors du territoire national alors qu’ils ne sont que 1,6 million d’inscrits au registre consulaire. Pourquoi ? Rupture avec la France ? Aversion à l’administration ? Peur des impôts ? Peur d’assumer son expatriation ? Vous pourrez dès le mois de mars vous connecter sur leur site directement ou via leurs réseaux sociaux et ainsi apporter votre voix, votre expérience à cette enquête. 

    En 2019, nous avions appris que les trois grandes priorités de nos compatriotes étaient : 

    – La retraite (47% en 2019),

    – La santé (17% en 2019),

    L’éducation (12% en 2019).

    En 2022, la lecture des doléances exprimées dans le baromètre ADFE indiquait que les indices de bonne perception et la connaissance du travail mené par les décideurs publics (députéssénateursconseillers des Français de l’étranger…) et de l’État français étaient en nette dégradation. La fracture semblait donc s’élargir entre les non-résidents et ceux qui sont censés les défendre à Paris. 

    ©ADFE 2024

    Les Français de l’étranger, des citoyens plein de paradoxes ?

    L’ADFE a décidé cette année de s’attaquer aux paradoxes de la communauté des expatriés. Si attachés à la France dans leurs pays de résidence, au point d’être souvent les meilleurs ambassadeurs de notre culture et de nos valeurs, ils se détournent pourtant des outils démocratiques que la Nation a mis en place à leur destination. Un privilège que peu de communautés émigrées ont dans le monde. Mais peut-être comme le posait la sénatrice Hélène Conway-Mouret, dans le dernier podcast publié sur notre site, faut-il assumer que les expatriés forment désormais une réelle diaspora. 

    Ainsi, l’étude de l’ADFE a 3 objectifs :

    1-Explorer les liens que nos compatriotes établis à l’étranger entretiennent avec la France ;

    2-Comprendre leurs besoins ;

    3-Analyser leurs attentes en matière de politiques publiques

  • Résident hors de l’Union européenne ? La galère pour obtenir un compte bancaire français

    Résident hors de l’Union européenne ? La galère pour obtenir un compte bancaire français

    Jusqu’au 1er janvier 2024, les Français de l’étranger qui résidaient en dehors de l’Union européenne pouvaient compter sur des établissements comme Monabanq, N26 ou Révolut pour obtenir un compte bancaire français. Mais depuis quelques mois, c’est bien fini comme le rappelle le site spécialisé Détective-banques dans son comparatif annuel. Pour ceux en Europe, la vie est plus facile, déjà car leur compte local est éligible aux paiements SEPA, et qu’ils peuvent obtenir un IBAN FR via une des banques en ligne, en sus, ils ne voient pas forcément leur compte fermé lors de leur départ dans un autre pays de l’UE. Mais comment faire quand on réside en dehors de l’UE ?

    Conserver son compte bancaire en France

    La meilleure solution pour les expatriés français consiste à ne pas clôturer les comptes bancaires qu’ils détenaient en France avant leur départ. Pour cela, il faut bien anticiper son départ avec sa banque et intensifier la relation de confiance avec cette dernière.

    Si vous avez des crédits ou/et des placements, il est judicieux de ne pas les clôturer ainsi votre banque aura plus de difficulté à fermer vos comptes si des actifs ou des dettes y sont liées.

    Cependant, il faudra être très attentif à respecter les échéances, les déclarations et à transmettre vos quitus fiscaux chaque année. En effet, si les banques ferment les comptes des non-résidents c’est qu’elles peuvent être accusées de participer au blanchiment d’une fraude fiscale si leur client n’a pas respecté l’ensemble des procédures. Donc à défaut de confiance, le service fraude anticipera un risque et procédera à la fermeture de votre compte.

    Droit au compte bancaire

    Faire jouer le droit au compte

    Si les comptes ont déjà été clôturés, il est toujours possible de faire une demande pour ouvrir un compte en France en tant que non-résident auprès de la Banque de France au titre du droit au compte bancaire.

    Intitulée, le plus souvent, tout simplement, compte bancaire de non-résident, cette offre propose un compte bancaire duquel vous pouvez émettre ou recevoir des virements (SEPA, pour les SWIFT les coûts sont importants et toutes les banques ne proposent pas ce service). Ce compte sera accompagné bien sûr d’un accès en ligne et d’une carte bancaire. Alors qu’en France, les cartes à consultation systématique du solde ne sont pas la règle, ce type de carte Visa ou Mastercard vous sera imposé à un cout élevé (environ 13€ par mois). Il ne vous sera pas possible de contracter des crédits à la consommation ou de mettre en place une facilité bancaire. Mais vous pourrez gérer vos dépenses obligatoires en France comme celles du quotidien.

    Mais cette possibilité est souvent longue à mettre en place, si elle est gratuite en ce qui concerne le compte, il y a de nombreux frais appliqués de plein droit et à plein tarif sur les cartes, les retraits, les virements, etc.  En sus, cette procédure est plutôt réservée aux personnes en grande difficulté financière. Les personnes en charge au sein des banques de ce type de compte ne pourront pas réellement vous accompagner dans vos spécificités.  

    Agent bancaire, France Pay

    Nouvel acteur sur le marché, l’app France Pay. Celle-ci est un agent bancaire d’Xpollens, la filiale dédiée du groupe BPCE, réunissant les réseaux des Banques populaires et des Caisses d’Épargne en France. Mais qu’est-ce qu’un agent bancaire ?

    Sous l’autorité de la licence bancaire de la banque qui accompagne l’agent, pour France Pay, le groupe BPCE, les services d’un agent bancaire comprennent pour l’essentiel les dépôts et retraits d’argent sur compte (y compris les opérations en espèces), ainsi que les opérations de gestion de ces comptes, la mise à disposition de moyens de paiements comme les cartes bancaires, le transfert de fonds, et bien entendu, l’exécution d’opérations de paiements (par carte, virement ou prélèvement).

    https://france-pay.com/

    Ainsi, la responsabilité est donc partagée entre l’agent prestataire de services de paiement et l’établissement mandataire, ici le groupe BPCE. Du fait de ce rôle d’intermédiaire, les agents prestataires de services de paiements n’ont pas besoin d’agrément, mais doivent en revanche être enregistrés auprès de l’organe de supervision du pays où ils exercent (ACPR pour la France). C’est sous ce statut qu’opère l’app France Pay en étant enregistré sous le numéro 733224 / 951706746 auprès de la Banque de France à côté de la Française des Jeux qui a, aussi, choisi, Xpollens, pour déployer ses comptes de paiement.

    Profitant de l’agilité de cette disposition, France Pay, a pu, avec le soutien d’Xpollens et de toute l’équipe en charge de la sécurisation des fonds, imaginer une solution simple et accessible à tous les Français quel que soit son pays de résidence. En effet, il suffit d’avoir une pièce d’identité française pour obtenir un compte en quelques minutes. Seul écueil, on ne peut pas payer les frais bancaires depuis une carte émise dans certains pays mais une solution est en cours de déploiement.

    Oui, vous avez bien lu, il va falloir payer des frais d’abonnement de 15 à 20€ par mois selon l’offre choisir. À une époque où les banques gratuites pullulent, cette disposition étonne. France Pay justifie ce coût par les particularités de traitement liées aux pays de résidence. En effet, pour garantir la sécurité de tous, les moyens de filtrage ont été renforcés, il a fallu aussi vérifier les numéros fiscaux (les fameux TIN) de tous les pays, mettre en place les canaux de communication avec le monde entier. C’est donc à ces conditions, qu’il sera possible pour les Français de l’étranger d’obtenir l’accès à l’environnement bancaire français.

    Mais à ce prix-là, France Pay propose de nombreux services, il est ainsi possible :

    • De transférer des fonds instantanément sur son compte français depuis l’autre bout du monde
    • De bénéficier de la détaxe sur ses achats en France
    • Aucun frais ne sera prélevé sur les opérations (paiement, retraits) en France
    • Accéder aux crédits immobiliers en France
    • S’assurer et mettre en place une prévoyance

    Et bientôt de nouveaux services devraient compléter l’offre comme la télémédecine ou la téléphonie avec une e-sim.

    Si vous désirez en bénéficier, vous avez jusqu’au 31 août pour profiter d’une remise de 20% en utilisant le code FPLFP01.

  • Vietnam : il y a 70 ans, la victoire de Diên Biên Phu

    Vietnam : il y a 70 ans, la victoire de Diên Biên Phu

    La France a été invitée pour la première fois au Vietnam pour la commémoration des 70 ans de la bataille de Dien Bien Phu, qui a scellé l’émergence du Vietnam comme nation indépendante et la fin de la présence française en Indochine.

    « Pour la première fois dans l’histoire, les Vietnamiens ont invité la France à cette commémoration, signe de la volonté de construire une relation pour l’avenir », a indiqué vendredi le ministère français des Armées. La France sera représentée par le ministre des Armées Sébastien Lecornu. « Il y a une volonté partagée de regarder de manière lucide et ouverte cette histoire de la guerre d’Indochine », a-t-on ajouté de même source.

    Un hommage distinct aux soldats français prévu

    La bataille a laissé en France le souvenir d’une humiliation militaire, tandis qu’elle demeure un symbole d’immense fierté pour l’Armée populaire du Vietnam. Après 56 jours de déluges d’obus et d’affrontements au corps à corps, la bataille avait pris fin le 7 mai 1954 par la chute du camp retranché français, écrasé par le général Giap qui gagna sa réputation de stratège en faisant pilonner les troupes coloniales par des canons, hissés par ses hommes en pièces détachées sur les collines surplombant la cuvette.

    Sébastien Lecornu, qui est parti samedi au Vietnam, se rendra, demain, mardi 07 mai 2024 « à la cérémonie vietnamienne, puis à l’hommage aux morts vietnamiens dans un cimetière militaire vietnamien », a précisé le ministère. Il rendra un hommage distinct aux soldats français, au mémorial français de Dien Bien Phu.

    Le ministre vietnamien de la Défense, Phan Van Giang (droite) accueille le ministre français des Armées, Sébastien Lecornu. ©VNA/CVN

    Les combats avaient démarré le 13 mars 1954, opposant quelque 15 000 militaires Français (dont beaucoup originaires de l’empire colonial) aux 50 000 résistants viet minh du général Vo Nguyên Giap.

    La bataille avait fait 3 000 morts ou disparus côté français, jusqu’à 10 000 côté vietnamien. Le 21 juillet 1954, les accords de Genève entérinaient la défaite française et la partition du pays, prélude à l’engagement américain dans la guerre du Vietnam.

    Les relations bilatérales sont aujourd’hui détendues, en dépit notamment des atteintes aux droits de l’Homme et arrestations d’opposants dont est régulièrement accusé le régime communiste.

    Des dépouilles de soldats français récemment rapatriées

    Paris a récemment rapatrié les dépouilles de six soldats tombés à Dien Bien Phu, « signalées à l’ambassade de France au Vietnam en 2012, 2021 et 2022 », selon le ministère des Armées. Des délais témoignant de la sensibilité persistante du sujet au sein du régime.

    Sébastien Lecornu s’est entretenu, aujourd’hui, lundi 06 mai avec son homologue Phan Van Giang et le Premier ministre Pham Minh Chinh. Paris voulant développer sa coopération stratégique avec Hanoï, sur le modèle de celle tissée en particulier avec l’Indonésie et les Philippines, sur fond de tensions avec la Chine en Asie-Pacifique.

    Les trois pays, comme d’autres puissances régionales, conservent avec Pékin de vifs désaccords frontaliers. La Chine affirme avoir été la première nation à découvrir et nommer les îles de la mer de Chine méridionale, par laquelle transite une grande partie du commerce entre l’Asie et le reste du monde. Elle revendique la quasi-totalité de la zone maritime.

    Regarder le reportage de TV5MONDE

  • Chine, Europe, États-Unis : les limites du combat commercial 

    Chine, Europe, États-Unis : les limites du combat commercial 

    Depuis plusieurs années, la Chine a développé ses capacités de production, dans les secteurs de l’automobile, des batteries et de la sidérurgie. Ces capacités sont d’autant plus importantes que la demande intérieure est étale. Ces capacités importantes incitent les entreprises chinoises à exporter notamment en Europe et aux États-Unis. Cette conquête de parts de marché s’effectue au moment même où les pays de l’OCDE tentent de se ré-industrialiser. Ces derniers sont de plus en plus tentés d’instituer des barrières protectionnistes afin de protéger leur industrie. 

    La Chine est confrontée à une situation d’excès de capacité de production industrielle en lien avec l’affaiblissement de la demande interne. Dans les années 2010, les gouvernements chinois ont parié sur le développement de celle-ci pour compenser la stagnation des exportations. La crise immobilière et le vieillissement démographique conduisent à une faible progression de la demande intérieure. Cette dernière est stable depuis 2020. Entre 2010 et 2023, la demande intérieure en produits manufacturiers a doublé quand la production a triplé. L’excédent de production a pour conséquence une diminution des prix des produits industriels sur le marché intérieur chinois. La baisse, dépasse 1 % en rythme annuel.

    Surproduction chinoise 

    L’écart croissant entre demande intérieure et production risque d’augmenter dans les prochaines années en raison du maintien d’un fort taux d’investissement (hors immobilier). L’investissement hors construction est en hausse de 8 % en rythme annuel au début de l’année 2024. L’investissement en machines et équipements progresse même de près de 20 %. 

    Dans ces conditions, les entreprises chinoises tentent par tous les moyens d’accroître leurs exportations de biens. Celles-ci à destination de l’Union européenne atteignent 500 milliards de dollars en rythme annuel fin 2023, contre 400 milliards de dollars fin 2019. 

    Les pays occidentaux sont amenés à protéger leur marché intérieur en multipliant les droits de douane ou les quotas. L’Union européenne essaie ainsi de limiter les importations de batteries et de voitures électriques, de cellules photovoltaïques et des éoliennes. Les États-Unis ont décidé d’accroître les droits de douane sur l’acier. Les Occidentaux accusent les entreprises chinoises de bénéficier d’aides publiques et de procéder à du dumping. L’Europe comme les États-Unis sont sur la défensive en recourant à des mesures traditionnellement mises en œuvre par les pays émergents ou en développement.

    Europe–US-and-China

    Les limites du protectionisme 

    L’économie européenne est confrontée à un écart de coûts salariaux avec la Chine de 25 %. La productivité permettait jusqu’à maintenant de compenser cet écart mais elle a tendance à baisser en zone euro depuis 2017. Pour les secteurs à forte intensité technologique, la Chine a des niveaux de productivité proches de ceux de l’Europe. L’instauration de droits de douane en Europe comme aux États-Unis aboutit à augmenter les prix de vente et à pénaliser les consommateurs et la croissance. Elle risque de ralentir la diffusion du progrès technique et d’accroître un peu plus les niveaux de prix entre la Chine et les pays de l’OCDE. 

    Le choix des sanctions bilatérales a pour conséquence de générer une spirale protectionniste qui nuit aux échanges internationaux et donc à la croissance. 

    En cas de dumping avéré de la Chine, l’Union européenne comme les États-Unis auraient tout avantage à jouer la carte du multilatéralisme et de l’Organisation Mondiale du Commerce. En multipliant les mesures protectionnistes, les pays occidentaux suscitent l’hostilité croissante des pays du Sud qui se voient privés de débouchés commerciaux.

  • Avec l’arrivée de Xi Jinping à Paris, la diplomatie économique franco-chinoise sur une ligne de crête

    Avec l’arrivée de Xi Jinping à Paris, la diplomatie économique franco-chinoise sur une ligne de crête

    La France s’apprête à accueillir Xi Jinping pour le premier voyage officiel du président chinois en Europe depuis 2019. Alors que le déficit commercial de Paris vis-à-vis de Pékin n’a jamais été aussi important, l’exécutif doit jongler entre la nécessité d’une politique de fermeté économique vis-à-vis de la Chine et sa volonté d’attirer de nouveaux capitaux.

    Cela sera « une visite très politique », prévient sans détour l’Élysée.

    À quelques jours de l’arrivée dimanche (5 mai) de Xi Jinping, pour une escale de 48 heures dans l’Hexagone, personne au sein de l’exécutif français n’ignore l’importance de la rencontre : alors que la guerre en Ukraine fait toujours rage et qu’une enquête antisubventions – poussée en coulisse par Paris – a été lancée par la Commission européenne contre les véhicules électriques chinois, les relations franco-chinoises ne sont pas au beau fixe.

    La visite est d’autant plus cruciale que la France tente depuis une dizaine d’années d’attirer des investissements chinois dans des secteurs de pointe comme l’automobile, tout en plaidant pour plus de « réciprocité » dans les échanges économiques entre les deux pays.

    « Le Président de la République, depuis ses premiers échanges avec le président XI Jinping, a défendu une position très claire consistant à améliorer l’accès des entreprises françaises au marché chinois et à obtenir ce que l’on appelle des ‘conditions de concurrence’ », souligne l’Élysée.

    Une concurrence plus égale donc, qui passe par le « renforce[ment] des instruments de défense commerciale, pour avoir une plus grande crédibilité dans les discussions avec les autorités chinoises », estime l’entourage du chef de l’État, qui sera accompagné pour l’occasion par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

    Un déficit commercial « bien installé »

    L’économie française est intrinsèquement liée à celle de la Chine. Les chiffres du ministère de l’Économie font état en 2022 d’une augmentation de plus de 20 % des importations chinoises par rapport à l’année précédente – une tendance qui s’explique principalement par la reprise de la consommation des ménages après deux ans de pandémie.

    Mais cette relation est loin d’être équilibrée : Paris accusait un déficit commercial de 53,6 milliards d’euros vis-à-vis de Pékin en 2023 – soit plus qu’avec tout autre de ses partenaires économiques – alors que celui-ci élevait « seulement » à 40 milliards d’euros en 2022.

    « Le déficit commercial est bien installé », confirme Elvire Fabry, chercheuse à l’Institut Jacques Delors. En tête du peloton des importations : les machines industrielles, mais aussi le textile, les métaux raffinés et les produits chimiques.

    Dans le sens des exportations, « nos intérêts offensifs sont concentrés sur quelques secteurs, comme l’aéronautique et le luxe », ajoute-t-elle. Les turbines à gaz et les alcools tirent aussi leur épingle du jeu.

    Au niveau européen, les investissements directs chinois n’ont cessé de se réduire ces huit dernières années, pour atteindre 7,9 milliards d’euros en 2022, dont 1,3 milliard vers la France, selon les données de 2022 du centre de recherche allemand Mercator Institute for China Studies (METRICS). Ces derniers se concentrent en Allemagne, en France, au Royaume-Uni et en Hongrie.

    Plus de la moitié des investissements chinois en Europe ciblent par ailleurs le secteur de l’automobile. Délaissant les rachats d’entreprises et les fusions-acquisitions, Pékin fait le choix depuis quelques années de construire de nouvelles usines, notamment pour sa production de véhicules électriques.

    Un partenariat entre le leader français du combustible nucléaire Orano et XTC New Energy, spécialiste dans la fabrication de cathodes à base de lithium pour les batteries de véhicules électriques, a ainsi été conclu et trois usines devraient entrer en production d’ici 2026 dans le département du Nord.

    ©PHOTO LUDOVIC MARIN, AGENCE FRANCE-PRESSE

    « Derisking »

    Comment faire du commerce avec le géant économique qu’est la Chine ? Courtiser Pékin, au risque de s’affranchir complètement de règles internationales que les Chinois ont tendance à ne pas appliquer ?  Ou imposer des règles drastiques de réciprocité, qui pourraient rendre l’accès aux capacités d’innovation chinoises plus complexes que jamais ?

    L’approche française, dans la droite lignée de celle de la Commission européenne, se résume en un mot : « derisking ».

    « L’enjeu du ‘derisking’, c’est de réduire les dépendances excessives [de l’Europe vis-à-vis de la Chine] », continue Mme Fabry, qui se veut réaliste. « Mais nous sommes dans une situation où nous dépendons de plus en plus de la capacité d’innovation chinoise à court terme – dans les technologies vertes, l’intelligence artificielle et les supercalculateurs ».

    L’investissement direct chinois reste donc un outil crucial pour permettre un transfert de savoir-faire et pour renforcer les capacités d’innovation française et européenne, estime la chercheuse.

    Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire est le premier à vouloir rassurer les Chinois : le terme de « derisking » « ne signifie pas que la Chine constitue un risque », martelait-il lors d’un voyage officiel en Chine en juillet dernier.

    « Nous souhaitons que la Chine investisse en France dans les véhicules électriques. Dans la transition climatique, il y a une place pour l’investissement chinois, ce qui nous permet de renforcer nos relations économiques et d’accélérer l’action contre le réchauffement climatique », ajoutait-il.

    Partenaire de choix mais « rival systémique »

    En lien étroit avec ses homologues européens, la France renforce dans le même temps son arsenal juridique pour mieux faire face à une Chine jugée chaque jour un peu plus prédatrice.

    « Aujourd’hui, nous devons avoir sur le plan commercial avec la Chine un comportement respectueux, mais de défense de nos intérêts, de réciprocité et de sécurité nationale », affirmait jeudi (2 mai) le président français dans une interview accordée au magazine anglo-saxon The Economist.

    L’UE parle quant à elle de la Chine comme d’un « partenaire propice aux coopérations, un compétiteur économique et un rival systémique » – et la Commission s’est dotée tout au long de la dernière mandature de capacités d’enquêtes et de contrôle des investissements étrangers pour plus adéquatement faire face à Pékin.

    C’est ainsi qu’en septembre 2023 et pour la première fois de son histoire, la Commission européenne ouvrait une enquête antisubventions contre les voitures électriques chinoises. Une deuxième enquête sur la filière photovoltaïque vient aussi d’être lancée.

    L’été dernier, Bruno Le Maire annonçait vouloir étendre le filtrage des investissements étrangers à la filière des métaux critiques et stratégiques, dont la Chine a un contrôle presque total. Pékin a riposté au mois de janvier dernier en ouvrant une enquête sur la production de Cognac.

    « Sur tous les sujets défensifs, la France a joué un rôle moteur », analyse Mathieu Duchâtel, directeur des études internationales à l’Institut Montaigne. Selon le chercheur, rendre le pays attractif aux capitaux chinois tout en tenant un discours offensif est le signe que la France développe une « vision affirmée sur des sujets de sécurité internationale, et en particulier sur l’Ukraine », contrairement à d’autres États européens, notamment l’Allemagne, dont la stratégie vis-à-vis de Pékin est caractérisée par une certaine « mollesse ».

    La visite d’État du président Xi Jinping devrait donc permettre de clarifier l’attitude que Paris souhaite adopter vis-à-vis de la Chine dans les années à venir. Avec, en toile de fond, la possible réélection de Donald Trump à la présidence des États-Unis en novembre, et le risque d’une guerre économique sino-américaine.

    « L’Europe et la France feront face à un choix stratégique : celui d’un alignement transatlantique, ou au contraire du maintien de l’accès de la Chine au marché unique européen », estime Mathieu Duchâtel. « Quoi qu’il en soit, nous entrerons dans un monde nouveau ».

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 06.05.24

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 06.05.24

    Bonjour, à tous, nous nous retrouvons pour une semaine spéciale avec seulement 3 éditions du fait des jours fériés du 08 mai qui célèbre la victoire contre les Nazis en Europe et de celui du Jeudi de l’Ascension qui, pour une fois n’est pas coutume, s’enchaîne. Dans les titres du flash quotidien des expatriés du 06 mai 2024 : Droit de vote des Français en danger à Madagascar – La France : un pays qui attire les investisseurs – L’arrivée de Xi Jinping en France 

    L’administration ferme des bureaux de vote à Madagascar 

    Nos compatriotes de Madagascar viennent de nous signaler une véritable « non-assistance à électeur en danger ». Inscrits sur les listes consulaires et résidents dans les régions de Fianarantsoa et de Tuléar, ils vont devoir parcourir plus de 11 heures aller-retour par route pour les premiers et quasi 24 heures pour les seconds pour … déposer leur bulletin dans l’urne des élections européennes. Une situation que l’administration justifie par « Faute de participants aux dernières élections ». Une décision illégale que compte contester le Président du conseil Jean-Hervé Fraslin. Tous les détails sur Lesfrancais.press et la French Radio Hong-Kong. 

    Madagascar

    La France, premier pays pour les investisseurs internationaux en Europe

    Et de 5, ça fait 5 ans que la France arrive en tête du classement du cabinet EY. Pilotée par Roland Lescure, ministre de l’industrie, élu en 2017 et 2022 comme député des Français d’Amérique du Nord et par Franck Riester, le ministre des Français de l’étranger et de l’attractivité, la politique de réindustrialisation semble porter ses fruits. Cependant, la création d’emplois reste toujours inférieure aux investissements réalisés dans les autres pays. Tous les détails sur Lesfrancais.press.

    investisseurs en Europe

    Une arrivée particulièrement scrutée.

    Le président chinois Xi Jinping est arrivé ce dimanche 5 mai à Paris pour une visite d’État se tenant dans le cadre de son premier déplacement officiel en Europe depuis 2019. Pendant ce séjour, qui doit durer deux jours, il rencontrera son homologue français Emmanuel Macron pour évoquer à la fois des questions commerciales et géopolitiques, notamment la recherche d’une résolution de la guerre en Ukraine, alors que Pékin continue d’apporter son soutien à Moscou.

    ©PHOTO LUDOVIC MARIN, AGENCE FRANCE-PRESSE / Image d’archive

    C’est tout pour ce lundi, on se retrouve demain. Passez une belle journée où que vous soyez ! 

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

  • Vive le pétrole de schiste américain ?

    Vive le pétrole de schiste américain ?

    Faut-il sauver le monde ou sauver la planète ? À partir d’images satellites, des analystes[1] ont établi que le plateau pétrolifère entre le Texas et l’Arizona, le bassin permien, d’où est puisé le quart de la production de pétrole américaine, se serait enfoncé de plus de vingt centimètres en dix ans. Le nombre de tremblements de terre d’une magnitude supérieure à 2,5 est passé de 42 en 2017 à 671 en 2022. En cause, l’exploitation du pétrole de schiste américain qui déstabilise les sols avec la fracturation hydraulique, puisqu’il s’agit d’infiltrer des masses d’eau sous pression, mêlées d’agents chimiques, dans le sous-sol.

    Sage hypocrisie.

    A priori, une monstruosité écologique, comme toute mine. Les Européens ont interdit l’exploitation du gaz et du pétrole de schiste, la France a même interdit son repérage. Sage hypocrisie. Car l’Europe en consomme des tonnes, ce qui la sauve, elle, et en grande partie le monde.

    Les partisans du gaz de schiste disent que son développement réduit l’utilisation du charbon et les émissions de CO². Le charbon représente encore 40% des émissions de CO² dans le monde, un nouveau record de consommation (8.5 Milliards de tonnes) a été atteint l’an dernier. Quant au pétrole, il se porte bien, selon l’OPEP : le pic de consommation sera atteint l’an prochain, avec 105M de barils par jour dans le monde. Ensuite il devrait baisser.

    Pourquoi le cours du pétrole ne monte-t-il pas plus haut ?  Pourquoi le prix du gaz, qui avait été multiplié par dix lors du déclenchement de la guerre d’Ukraine est-il redescendu ? Grâce au pétrole et au gaz de schiste américain.

    Les Pays de « l’OPEP + » (c’est-à-dire avec la Russie) réduisent la production comme ils le peuvent. Mais leur part de marché mondial est descendue à 50%. Les États-Unis sont le premier producteur mondial depuis 2014. (17% de la production mondiale de pétrole devant l’Arabie saoudite et la Russie ; 23% de celle du gaz, devant la Russie). En 2006, leur taux de dépendance énergétique était de 30%. Aujourd’hui, Ils sont exportateurs net. Quand on cherche des explications au décalage économique entre l’Europe et les États-Unis, la réponse est là.

    L’économie américaine a crû de 60%, celle de la zone Euro de 30%. La réponse est là.

    Depuis 2002, la Zone Euro a connu une croissance annuelle moyenne de 1,2% contre plus de 2% aux États-Unis. L’économie américaine a crû de 60%, celle de la zone Euro de 30%. Le miracle américain, c’est le schiste. C’est lui qui soutient la croissance, l’emploi, le dollar, le financement des start-up,  la constitution des géants de l’économie digitale, la recherche, et les dépenses militaires.

    Cela ne concerne pas que l’économie américaine, qui est la première du monde, qui donne le tempo des autres; cela modifie le grand jeu mondial, le prix de l’énergie, les guerres.

    L’économie américaine profite d’une énergie moins chère que l’Europe ou la Chine, grâce au gaz de schiste, essentiellement consommé sur place, en raison de la difficulté du transport. D’autre part, la production américaine pèse sur les prix mondiaux : pour briser l’essor du pétrole de schiste, entre 2015 et 2020, Russie et Arabie ont augmenté la production pour faire passer le prix du baril sous le seuil de rentabilité des puits de pétrole américains. De nombreux puits ferment. Avec la crise du covid, les prix s’effondrent à moins de 30$ le baril. 

    Avec la relance post-covid, et la guerre d’Ukraine, les prix s’envolent. Les puits rouvrent. Les améliorations techniques de l’exploitation du pétrole de schiste font descendre le seuil d’exploitation à moins de 50$ le baril. Et les sanctions européennes, contre la Russie ouvrent une perspective à long terme pour le gaz américain, qui arrive à fournir l’Europe.

    Sans le gaz américain, l’Europe serait en crise énergétique permanente ; le monde aussi.

    Sans le gaz américain, l’Europe serait en crise énergétique permanente ; le monde aussi. Personne ne pourrait empêcher la réouverture de mines de charbon. À moins de céder à la Russie, ce qui ne l’empêcherait pas de s’installer un rapport de force et de chantage permanent, énergétique et militaire.

    Les Européens, et le monde, sont ainsi sous la dépendance, plus ou moins bienveillante, des hydrocarbures américains. Mieux vaut la concurrence des fournisseurs que le monopole de l’OPEP plus Russie.

    Mais la bienveillance peut ne pas durer. Les Etats pétroliers, les « Energy states » votent « Républicain » (Texas, Louisiane, Nouveau Mexique, Nord Dakota, Alaska, Colorado, Oklahoma), leur influence dans le pays est à la mesure de leur richesse. On comprend les électeurs : Le ciel ne leur est pas tombé sur la tête, la richesse est venue du sol. Aucune ville n’a été rasée. Et puis la Californie démocrate aussi est construite sur un volcan. Si elle avait du pétrole elle voterait Trump. Le CO² du Texas n’est pas pire que celui de Sibérie ou d’Iran. L’incompréhensible succès de Trump ne s’explique pas que par le pétrole, mais aussi par le pétrole, d’autant plus radicalement que les démocrates se radicalisent.

    Si la terre bouge, le monde bouge aussi. Les guerres ont repoussé l’angoisse écologique d’un cran. Le nucléaire est revenu en force. La transition écologique reste sous la menace des prix de l’énergie, et des déséquilibres mondiaux.

    Avec le pétrole et le gaz de schiste, les États-Unis maintiennent les prix du pétrole dans une fourchette acceptable pour l’économie mondiale, la leur. Le pétrole ne doit pas être trop bas, pour les puits du bassin permien. Ni trop haut, pour ne pas alimenter l’inflation mondiale et perturber la croissance.

    La transition écologique reste sous la menace des prix de l’énergie, et des déséquilibres mondiaux.

    Le schiste américain maintient un équilibre précaire. Qui permet la guerre, mais pas la guerre totale. Il brise peu à peu la Russie, cantonne la Chine, maintient l’Arabie. Sans le pétrole et le gaz américain; les prix de l’énergie seraient insupportables pour la majorité des habitants de la planète : Europe, Inde, Chine, japon, pays pauvres non pétroliers. Et les pays pétroliers seraient des proies. Étrange malédiction du pétrole : Venezuela, Libye, Irak, qu’adviendrait-il du Kazakhstan si le pétrole flambait ? Les guerres se multiplieraient.

    Or la guerre de haute intensité, c’est la destruction nucléaire. Celle de basse intensité, ce sont les razzias, la faim, l’esclavage, comme cela se passe au Soudan et en République Démocratique du Congo. En ce moment. Dans l’indifférence. Un quart de la population de la RDC, par la guerre  est menacé par la faim. Pour sauver la planète, commencer par sauver le monde. Éviter la misère, la guerre et la faim. La guerre et la faim, c’est un couple.

    À l’évidence l’exploitation du gaz de schiste est condamnable du point de vue écologique. Localement. Mondialement, c’est autre chose. L’Europe aurait très froid. Le monde très chaud.

    Gagner l’indépendance énergétique.

    L’Europe a bien compris que, de même que rester dépendant des Américains pour sa défense est dangereux, rester dépendant des hydrocarbures, qu’elles soient russes, américaines, ou arabes l’est tout autant. D’où l’impératif de la transition énergétique, tout autant écologique que politique. Il faut gagner l’indépendance énergétique. Le gaz de schiste américain finance une économie qui doit réussir la transition écologique.

    L’Europe doit se passer des hydrocarbures. L’humanité s’en guérir. Cela prend du temps, et de l’argent. C’est aussi facile que de se passer de sucre. Essayez, vous verrez. On y arrive : commencez par ne plus sucrer le café. Et mangez des fruits. Locaux.

    Laurent Dominati


    [1] Source : https://www.b3insight.com/permian-basin-produced-water-disposal/

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