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  • 22 consuls voient leur nomination compromise.. par le Conseil d’Etat

    22 consuls voient leur nomination compromise.. par le Conseil d’Etat

    En annulant un décret d’août 2018, qui permettait au gouvernement de nommer les titulaires de 22 postes de consul, le Conseil d’État annule la nomination de l’écrivain Philippe Besson, proche d’Emmanuel Macron.

    Le Conseil d’État a annulé un décret d’août 2018 qui permettait notamment la nomination de l’écrivain Philippe Besson, ami d’Emmanuel et Brigitte Macron, au poste de consul général à Los Angeles.

    Le décret du 3 août 2018 est annulé en tant qu’il ajoute à la liste des emplois supérieurs pour lesquels la nomination est laissée à la décision du gouvernement les emplois de consul général de France à Barcelone, Bombay, Boston, au Cap, à Djeddah, Dubaï, Edimbourg, Erbil, Francfort, Hong-Kong, Istanbul, Kyoto, Los Angeles, Marrakech, Milan, Munich, Québec, Saint-Pétersbourg, Sao Paulo, Shanghaï et Sydney », écrit la plus haute juridiction administrative dans l’article 1er de sa décision.

    Emmanuel Macron s’était défendu de tout « copinage ».

    Ces 22 postes étaient auparavant dévolus au personnel sous statut des agents diplomatiques et consulaires et la nomination d’un proche du président de la République, non diplomate, au poste prestigieux de Los Angeles avait suscité de vives critiques. Interrogé sur la question, Emmanuel Macron avait déclaré : « Il n’y a chez moi aucun copinage pour services rendus ».

    Un roman de Besson raconte l’ascension d’Emmanuel Macron. Réputé proche du couple présidentiel, Philippe Besson, également scénariste, est l’auteur d’une vingtaine de romans dont l’un, intitulé Un personnage de roman, narre la conquête de l’Élysée par Emmanuel Macron, dont il a suivi la campagne en tant que témoin privilégié. La CFDT avait réagi à la publication de ce décret, en date du 3 août, publié le 4, par un communiqué titré de la question : « Une réforme au service d’intérêts particuliers ? »

    L’éditeur de Philippe Besson, Julliard, avait fait savoir au mois de septembre qu’il attendrait l’issue du recours avant de se rendre dans la ville américaine pour prendre le poste qui avait, en son temps, été occupé par l’écrivain Romain Gary.

    La rédaction avec l’AFP

  • Renault veut-il acquérir Fiat-Chrysler ?

    Renault veut-il acquérir Fiat-Chrysler ?

    Selon le Financial Times, le constructeur français veut relancer « dès que possible » les discussions avec Nissan pour le projet de fusion, afin de rendre irréversible l’Alliance.

    Carlos Ghosn travaillait sur ce projet, c’est d’ailleurs pour cela que l’État français l’avait poussé à rempiler pour un nouveau mandat à la tête de Renault et de l’Alliance en 2018. Le processus a été stoppé net avec son arrestation en novembre dernier. Certains ont d’ailleurs lié les deux faits, les japonais étant soupçonnés d’avoir mis sur la touche Ghosn pour que la fusion ne se fasse pas.

    Jean-Dominique Sénard, nouveau président de Renault, va-t-il y arriver ? Il va devoir être très convaincant, car Hiroto Saikawa, l’actuel patron de Nissan, n’est toujours pas ouvert à l’idée de la fusion. Les japonais veulent toutefois mettre fin au déséquilibre entre les deux parties. Renault détient 43 % de Nissan, Nissan détient 15 % de Renault, mais sans droit de vote. Il y a quand même eu une première étape : la mise en place d’un nouveau conseil opérationnel de l’Alliance.

    Le Financial Times révèle que si la fusion aboutit, la société créée aimerait par la suite faire une acquisition afin d’être plus forte pour lutter avec Volkswagen et Nissan. Le quotidien économique indique que FCA (Fiat Chrysler Automobile) fait partie des cibles privilégiées ! Il cite des sources qui expliquent que Carlos Ghosn avait déjà approché le groupe italo-américain, mais le gouvernement français avait montré son opposition. Une telle acquisition donnerait naissance à un géant mondial de l’automobile, l’Alliance sous sa forme actuelle étant déjà numéro 1 en matière de ventes de voitures particulières.

    Un article du site

  • Le Parlement européen approuve la fin du changement d’heure saisonnier en 2021

    Le Parlement européen approuve la fin du changement d’heure saisonnier en 2021

    Les eurodéputés ont voté mardi 26 mars en faveur de la suppression du changement d’heure saisonnier, au printemps et en automne, à compter de 2021.

    Le projet législatif adopté par les députés européens par 410 voix (192 contre et 51 abstentions) et appelle les pays de l’Union européenne à se coordonner pour garantir que le fonctionnement du marché intérieur ne sera pas perturbé. Une demande reprise par le député des Républicains, Renaud Muselier.

    Les États membres de l’UE qui décident de garder l’heure d’été de façon permanente devront ajuster leurs montres une dernière fois le dernier dimanche de mars 2021, précise le projet de position du Parlement. Les pays qui préfèrent garder l’heure d’hiver pourraient procéder à un ultime changement d’heure le dernier dimanche d’octobre 2021.

    Le changement d’heure unifié en Europe depuis 1980

    En réponse à une initiative citoyenne, en février 2018, le Parlement européen avait appelé la Commission à évaluer la directive sur les dispositions relatives à l’heure d’été. Après une consultation nationale qui a reçu plus de 4,6 millions de réponses, dont 84 % étaient en faveur de la fin du changement d’heure, l’exécutif européen a présenté une proposition qui doit désormais faire l’objet d’un accord entre le Parlement et les ministres de l’UE.

    Un article de la rédaction avec l’AFP

  • Une ombre à Berlin sur la défense européenne

    Une ombre à Berlin sur la défense européenne

    Lors de la signature du Traité d’Aix la Chapelle en janvier dernier, l’heure était à l’optimiste concernant la création d’une Europe de la défense, dont l’embryon était nécessairement franco-allemand. Angela Merkel soulignait la nécessité d’une « approche commune », pour les programmes d’armement. Pourtant « l’approche commune » se heurte à des impératifs singuliers. Au point de provoquer une tribune, signée par l’Ambassadrice de France en Allemagne, Anne-Marie Descôtes, publiée par l’Institut Fédéral des Hautes Etudes de Sécurité à Berlin.

    « La question des exportations d’armes est souvent traitée comme une affaire intérieure en Allemagne, ce qui a de graves conséquences pour notre coopération bilatérale en matière de défense et pour le renforcement de la souveraineté de l’Europe » s’inquiète la diplomate. En effet, CDU et SPD, partenaires au gouvernement, n’ont pas les mêmes exigences concernant les exportations d’armes. L’affaire Kashoggi et l’embargo qui a suivi sur les exportations d’armes vers l’Arabie saoudite, illustrent les blocages possibles pour les industriels. Tout matériel exporté avec une pièce fabriquée en Allemagne doit attendre l’autorisation de l’Allemagne pour être envoyée à son destinataire. Ainsi les Eurofighter Typhoon britanniques sont-ils bloqués, comme les missiles Meteor français, vendus à l’aviation saoudienne mais fabriqués avec certains composants allemands.

    L’Ambassadrice de France explique que les restrictions allemandes s’imposent pour tous les pays et que cela crée une incertitude pour les pays clients, et donc les industriels.

    « Si cette tendance se confirmait, cela aurait des conséquences graves et durables sur notre capacité à rapprocher les entreprises et à mettre en œuvre des programmes communs » écrit l’Ambassadrice.  « A court terme, ajoute-t-elle,  l’autonomie de l’Europe et ses moyens de lutter contre les menaces et de défendre sa sécurité et ses intérêts peuvent être menacés. » Enfin, lance-t-elle « Les relations franco-allemandes sont en jeu ».

    A quoi pense-t-on: à l’avion du futur, -Système de combat aérien du futur (SCAF)-, le nouveau char de combat franco-allemand, le nouveau drone Malerpas. Tous  sont conçus comme des produits d’exportations. L’Ambassadrice avertit: « Si les exportations hors de l’UE sont bloquées par principe ou placées dans l’arbitraire des débats nationaux en cours dans l’un des pays partenaires, cela remet en question la viabilité à long terme de ces programmes. »

    Ce qui est en jeu, au delà de la coopération industrielle franco-allemande, c’est tout simplement la création de l’Europe de la défense. Car elle ne peut exister sans autonomie industrielle. Imagine-t-on que chaque pays exige la même chose que les Allemands ? Faudrait-il attendre le feu vert de chaque gouvernement ?

    Ce qui intrigue, au delà de la problématique soulevée par la diplomate, c’est le procédé employé. L’Ambassadrice n’écrit pas sans l’accord du gouvernement français. Celui-ci a suffisamment de liens avec l’Allemagne pour faire passer les messages directement. A moins que ce ne soit le gouvernement allemand qui ait suggéré à l’Ambassadrice de plaider sa cause. Ce qui signifie des débats intenses au sein de la coalition.

  • Lycées français de l’étranger : le salut via des fondations privées ?

    Lycées français de l’étranger : le salut via des fondations privées ?

    Un sujet a été largement débattu lors des Grands Débats organisés, souvent par les élus consulaires, chez les Français de l’étranger, c’est celui du coût des Lycées Français.  Une hausse de 2,8% des frais pour les parents au Lycée français international Louis Massignon à Casablanca, au Maroc, a mené il y a quelques jours certains parents à publier un courrier d’indignation.

    Les frais de scolarité varient énormément selon les établissements et selon les pays. Plus de 12 000€ par an, dès la maternelle et en hausse annoncée de 7%, dans l’établissement de Shanghai, plus de 22000€ au Lycée de Washington, 3500€ à Dakar…

    Le privé au secours des Lycées français ?

    Selon nos informations, une fondation des amis du Lycée Français de Madrid est en cours de création. Son objectif, dans un établissement très marqué par les clivages politiques et où les syndicats d’enseignants sont très revendicatifs, serait de compléter l’action et l’offre du Lycée français.

    Ce modèle, économique et idéologique, existe dans d’autres établissements dans le monde. C’est le cas par exemple du Lycée Français de Los Angeles. Il bénéficie d’un partenariat avec l’Agence pour l’Enseignement du Français à l’étranger (AEFE). Il fut, par ailleurs fondé par des particuliers et fonctionne comme une association à but non lucratif.

    L’AEFE cherche des alternatives économiques

    L’AEFE, elle-même, est consciente des enjeux et des difficultés. Elle ne souhaite pas, pour le moment, s’exprimer sur les conclusions du grand débat, et des réformes qui devraient être annoncées en juillet. Elle admet, en revanche, via une représentante que nous avons contactée, la nécessité de trouver un nouveau modèle économique.

    la nécessité de trouver un nouveau modèle économique selon l’AEFE

    C’est d’autant plus vrai que le Président de la République a annoncé son ambition de doubler le nombre d’élèves alors qu’une hausse des subventions à l’AEFE n’est pas prévue. Seul la hausse des frais de scolarité, où le recours à des partenaires privés, pourraient pallier ces difficultés.

    La cogestion au cœur des échanges

    Parmi les questions qui font globalement consensus parmi les parents d’élèves, il y a celle de la cogestion. Pour Stéphane Vojetta, parent d’élève à Madrid et par ailleurs suppléant de la députée LREM Samantha Cazebonne, c’est un enjeu important. Sans aller jusqu’à la participation aux ressources humaines, il estime que les associations de parents d’élèves devraient pouvoir être plus impliquées dans le processus de décisions concernant les aspects importants des Lycées Français. Citons par exemple les projets d’agrandissements. Une opinion qui fait plutôt consensus chez les parents d’élèves, et qui est reprise dans le rapport de Mme Cazebonne. Il fut évoquée dans d’autres régions du monde lors du grand débat.

    Co-gestion parents d’élèves / administration, participation du privé dans le développement, voici des pistes envisageables pour l’avenir de l’enseignement français à l’étranger. Un enseignement qui se doit d’être ambitieux.  Les objectifs présidentiels sont affichés et le nombre de locuteurs francophone est amené, dans les prochaines décennies, à augmenter fortement.

  • Européennes : la campagne enfin lancée

    Européennes : la campagne enfin lancée

    A deux mois du scrutin, et alors que l’Europe entière vit le feuilleton anxiogène du Brexit, la campagne des européennes semble enfin lancée.

    Marine Le Pen, qui en a finalement peu parlé lors de son grand oral à l’émission politique, et dont la formation ambitionne la première place, est désormais en campagne. Le RN, porté par le jeune, 23 ans, Jordan Bardella, milite, comme toujours, pour une Europe des nations, mais ne parle plus, et c’est une différence avec l’ère Philippot, d’une sortie de l’Euro où d’un frexit.

    Une liste hétéroclite chez LREM et ses alliés

    Du côté des soutiens à Emmanuel Macron, les 30 premiers noms ont été dévoilés mardi 26 mars. Sans surprise, ce sera la désormais ex ministre Nathalie Loiseau qui conduira la liste. Pour cette proche d’Alain Juppé, passée par la présidence de l’ENA, ce sera le batême du feu électoral. Un challenge d’autant plus important que LREM et le Président de la République ont fait de cette élection un enjeu majeur.

    Parmi les colistiers de Mme Loiseau, la surprise vient de son numéro 2. Ce sera Pascal Canfin, ancien eurodéputé EELV, ancien ministre de François Hollande et ancien président de WWF France. Un profil résolument écolo donc, mais un ancien ministre qui démissionna car il considéra à l’époque que le nouveau Premier Ministre Manuel Valls n’était pas assez à gauche. Comment cohabitera-t-il avec 7 candidats du Modem de François Bayrou, la sénatrice Agir (centre-droit) Fabienne Keller et l’ancien directeur de campagne de M. Juppé Gilles Boyer ?

    LR en rodage, le PS en crise et LFI transparente

    Dans les rangs de l’opposition, Les Républicains semblent solidement ancrés à une troisième place forcément décevante, mais qui permettrait de sauver les meubles et les postes des eurodéputés sortant Nadine Morano, Brice Hortefeux, Arnaud Danjean et Geoffroy Didier.

    Le Parti Socialiste, lui, a dû se résoudre à une alliance avec le mouvement Place Publique de Raphaël Gluksmann. Une première pour cette formation qui pourrait, et ce serait inédit, ne pas franchir le seuil de 5% qui permet d’avoir des eurodéputés.

    La France Insoumise, quant à elle et alors qu’elle est habituellement dans des positions fortes sur l’Europe, patine dans les sondages et sa jeune tête de liste Manon Aubry ne semble pas imprimer dans les médias et dans l’opinion.

    Un débat à Bruxelles co-organisé par lesfrancais.press le 2 avril

    Nous avons décidé, en partenariat avec la French Radio et EURACTIV, de nous associer à ces questions et organisons, mardi 2 avril, un débat sur cette problématique et les questions pour les Français de l’étranger. Toutes les principales formations politiques ont accepté notre invitation et citons parmi les participants la présence de Nicolas Bay pour le RN, de l’eurodéputée sortante Karima Delli pour EELV, ou encore de la présidente de la fédération des Français de l’étranger du PS et de Laurence Saillet pour LR.

    Le débat sera retransmis en direct sur La French Radio, n’hésitez pas à vous connecter !

  • Partir étudier en Chine : Entre paperasse, grandeur et émerveillement

    Partir étudier en Chine : Entre paperasse, grandeur et émerveillement

    A l’occasion de la visite d’Etat de Xi Jinping, retour d’expérience de Quentin Dussart, ancien étudiant Français en Chine.

    Partir en Chine est déjà une aventure en soit, mais y partir pour étudier peut s’avérer parfois kafkaïen. Petit retour en arrière : après avoir terminé mon stage de fin d’étude, je voulais me confronter à une nouvelle culture. Si durant mes études j’avais déjà pu vivre en Belgique et en Espagne, mon souhait était cette fois de découvrir l’Asie, et la Chine en particulier.

    Il y a, dans l’imaginaire collectif, plus d’aspects de la Chine qui peuvent vous rebuter que vous attirer et pourtant, par sa place dans le monde et son histoire, je voulais voir et juger par moi-même ce pays mystérieux. J’ai ainsi décidé de partir étudier le mandarin pendant 6 mois, non pas dans l’une des grandes villes prisées des touristes mais bien dans une ville moyenne, côtière et face à Taiwan, Xiamen dans le Fujian.

    Xiamen, une des plus belles villes de Chine

    Xiamen est réputée pour être l’une des plus belles villes de Chine, sa côte est aménagée pour laisser place à de magnifiques plages et la qualité de vie y est très bonne. Sa position centrale entre Canton et Hong Kong d’un côté et Shanghai de l’autre en fait une ville particulièrement stratégique malgré sa petite taille, de « seulement » 4 millions d’habitants. Xiamen dispose également de l’une des meilleures universités du pays et ses cours de mandarin pour étrangers sont très réputés.

    C’est avec ces informations, et sans beaucoup plus, que je me suis lancé dans les démarches pour étudier en Chine. Tout d’abord, il faut savoir que la Chine garde une politique très restrictive dans l’accueil des étrangers et qu’il est particulièrement difficile de rester en Chine plus d’un mois sans raison valable. C’est ainsi, qu’après avoir trouvé une école de mandarin et avoir été accepté, je me suis rendu au consulat pour faire valider mon visa. Raté ! La Chine n’autorise que les écoles publiques à vous délivrer le formulaire JW202, véritable sésame pour étudier en Chine. Rebelotte donc pour trouver une université publique cette fois, à moins d’un mois de la rentrée afin d’obtenir les papiers nécessaires pour étudier en Chine.

    Des campus au milieu de nul part

    Mon choix se tourne donc finalement vers l’université de Xiamen qui m’offre l’opportunité de venir apprendre le mandarin durant 1 semestre. A moi l’université historique et somptueuse en bord de mer. Enfin, pas tout à fait. En effet, depuis des années, le gouvernement chinois a décidé de resserrer un peu les boulons sur ses étudiants. Exit donc les universités en centre-ville et place maintenant à de gigantesques complexes universitaires à 20 km de la ville. La raison : éviter toute distraction pour les étudiants chinois. Contrairement à ce que nous pourrions penser, beaucoup de jeunes Chinois aiment faire la fête et se retrouvent régulièrement en boite de nuit en pleine semaine. Conscient de ce « problème », les autorités ont donc fait construire ces immenses complexes au milieu de nulle part avec peu de logements aux alentours obligeant donc les étudiants à dormir et manger sur le campus.

    Etudier 6 mois en Chine c’est aussi accepter de n’avoir qu’une seule entrée sur son visa. Il vous est impossible de sortir de Chine et ce y compris pour Hong Kong, Taiwan et Macao. Un tampon de votre université validé par la police locale peut vous accorder exceptionnellement une sortie mais pas plus.

    Les universités chinoises compétitives sur le marché international

    Parmi les étudiants étrangers sur le campus, peu sont européens, et on trouve régulièrement des nationalités des pays limitrophes plus pauvres en quête de réussite chez le voisin chinois. Mais c’est aussi surtout une présence très forte d’étudiants africains. La raison est triple : Premièrement, les universités y sont réputées de très bonne qualité et beaucoup moins chères que leurs homologues occidentales. Deuxièmement, le marché de l’emploi en Chine ne connaît pas la crise et un apprentissage accéléré du mandarin vous ouvre les portes d’une réussite professionnelle encore particulièrement difficile à atteindre en Afrique. Enfin, la présence chinoise en Afrique offre également des opportunités pour les locaux ayant appréhendés la culture et la langue chinoise.

    La vie sur le campus est très agréable, les campus bénéficient d’installations sportives absolument époustouflantes, terrains de baskets, de football, courts de tennis et même piscine. Le sport est un vrai vecteur social et il suffit de se balader dans le campus après les cours pour s’en rendre compte. Dans le cas de Xiamen, le campus disposait en plus de ces installations sportives son propre parcours de golf et son lac lui permettant la pratique du kayak ou du paddle. Gigantesque.

    Un matériel dernier cri

    Mais au-delà du sport, ce qui frappe le plus, c’est la modernité des universités chinoises. Le matériel est ici de dernier cri avec des ordinateurs et du matériel pédagogique mis à disposition, de quoi faire pâlir nombre d’universités publiques en France. Les universités chinoises disposent d’un budget très conséquent permettant l’animation des campus de façon régulière et impressionnante avec des jeux, des sorties scolaires, des tournois sportifs ou même des concerts avec les stars locales.

    Partir étudier en Chine est in fine une aventure en soit mais à partir du moment où vous rentrez dans les cases, la Chine vous accueille les bras grands ouverts. Il est important de ne pas se décourager par les différentes étapes vous permettant enfin d’étudier en Chine. Le pays est effectivement hyper bureaucratisé mais est également paradoxalement hyper moderne. Il est évident que comme pour une bonne partie des aspects du développement d’un pays, au niveau des études, la Chine est a minima au niveau au mieux largement en avance sur nos universités.

    Quentin Dussart

  • Echange avec Olivier Cadic, anglophile et sénateur des Français de l’Etranger, sur le Brexit

    Echange avec Olivier Cadic, anglophile et sénateur des Français de l’Etranger, sur le Brexit

    Rencontre avec Olivier Cadic, Sénateur UDI des Français de l’étranger, Membre de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des forces armées,  Vice-président de la Délégation sénatoriale aux Entreprises (DSAE), Président du groupe d’études et contact France-République populaire démocratique de Corée, Membre du groupe de suivi du Retrait du Royaume-Uni et de la Refondation de l’UE, Membre du groupe de suivi des accords de Défense de Lancaster House

     

     

     

    Lesfrancais.press : Monsieur le Sénateur, vous êtes particulièrement sensible au destin des français du Royaume-Uni, en effet vous y avez vécu et entrepris. Ce samedi 23 Vous avez participé à la gigantesque manifestation anti-Brexit qui s’est déroulée à Londres. Comment voyez-vous la suite du feuilleton du Brexit et quels sont les sentiments qui emplissent les Français du Royaume-Uni en ces heures historiques ?

    Olivier Cadic : Il faut distinguer les situations pour les Français du Royaume-Uni. Le gouvernement britannique a assuréque la situation ne va pas changer et qu’ilspourront rester dans le pays. Ceux qui sont résidentsdepuis plus de 5 ans et qui justifientde leur situation sans difficulté sont rassurés. En revanche, ceux qui sont ici dans des situations plus précaires sont inquiets. Ils ont de plus en plus de difficultés à trouver un travail ou àse loger par exemple, alors que des garanties importantes sont souvent exigées. Par ailleurs, le procédé pour obtenir le statut de résidentpermanent se fait via une application, sur smartphone, et ce n’est pas forcément évident, notamment pour les personnes âgées. Une charity « Settled » a été lancée pour les aider.

    En ce qui concerne le Brexit et les prochaines étapes, il serait faux de parler de l’éventualité d’un no deal par accident. Si les britanniques décident le 12 avril, nouvelle date fixée, de ne pas rester dans l’Unionet ne pas organiser les élections européennes, ce sera leur choix.

    J’ai pour ma part toujours pensé que le Brexit ne se fera pas. Tout scénario de sortie serait négatif en termes de conséquences pour le Royaume-Uni, je n’arrive toujourspas à y croire. Je constate à cet égard que Theresa May a annoncé à 103 reprises que la sortie se ferait le 29 mars et nous constatons que cela ne sera pas le cas.

    Lesfrancais.press : Evoquons également l’Assemblée des Français de l’étranger qui s’est réunie récemment. Y a été évoqué notamment le retour du vote électronique pour les élections consulaires et législatives, vous y êtes favorable?

    J’ai toujours été favorable au vote électronique pour les Français de l’étranger, y compris pour les élections présidentielles.C’est utile notamment dans les circonscriptions de grande taille oùil est difficile de se rendre dans les bureaux de vote. En charge des questions de cybercriminalité au Sénat, j’ai conscience des risques d’attaques cyber pour perturber les élections. Mais il est indispensable que le vote électronique soit maintenu pourles élections consulaires afin d’évaluer la robustesse de notre dispositif.

    Serez-vous candidat à votre réélection au Sénat ? Et le cas échéant dans quelle éventuelle coalition ?

    Il est prématuré d’envisager des alliances éventuelles possibles, mais en revanche en effet je souhaite continuer le travail que j’ai entrepriset me présenter pour un nouveau mandat en effet.

    Et quelles seraient pour vous les priorités concernant les Français de l’étranger, les dossiers que vous souhaitez défendre ?

    En 2014, lors de mon élection, j’avais listé 31 défis pour les français de l’étranger et pour moi une priorité toujours d’actualité, et ce n’est pas assez dit, c’est que tousles Français parlent français. Ce n’est pas le cas pour les générations qui naissent à l’étranger.Il faut faire de la maîtrisede notre langue une priorité. Cela nécessite de nous mobiliser. Pour le reste, les rapportsdes députées Genetet et Cazebonne ontexcellemment couvert nos problématiques de mobilité internationale et d’enseignement.

    Pour y répondre, je crois profondément qu’il faut améliorer la façon de faire la loi. Les ministères travaillent trop en silo.Cela ne me parait pas non plusefficace d’avoir des lois passées par une majorité qui s’appuie uniquementsur une base électoralesomme toute assez réduite. J’ai proposé dans un rapport de nous inspirer de cequi se passe aux Pays-Bas ou en Allemagne par exemple, un process qui tend plus vers la recherche du consensus.

     

     

  • Toutânkhamon, le trésor du Pharaon – L’exposition du siècle à Paris

    Toutânkhamon, le trésor du Pharaon – L’exposition du siècle à Paris

    Toutânkhamon, le trésor du Pharaon, c’est le nom de l’exposition magnifique qui s’installe à la Grande Halle de la Villette du 23 mars au 15 septembre 2019. On remonte le temps à la découverte du Pharaon maudit. Toutânkhamon, le trésor du Pharaon, tel est le nom de l’exposition qui va s’installer à partir du 23 mars au 15 septembre 2019 à la Grande Halle de la Villette.

    Organisée par le Ministère des Antiquités Egyptiennes et bien évidemment avec le concours du Musée du Louvre, cette exposition, qui se veut immersive, réunit plus de 150 objets originaux tirés directement du tombeau de Toutânkhamon.

    Cette expo est une véritable invitation au voyage et à la découverte. Rien que l’évocation du patronyme de ce Pharaon nous plonge dans un désert de sable et nous fait miroiter des pyramides, des sarcophages, des momies et des trésors cachés.

    En effet, si le règne de ce pharaon fut court et peu glorieux, le mystère qui entoure son nom vient de la découverte de son tombeau et du fabuleux trésor qu’il recèle, par l’archéologue britannique Howard Carter le 4 novembre 1922. Ce dernier ayant décrit sa découverte en ces termes : « Lorsque mes yeux s’habituèrent à la lumière, les détails de la pièce émergèrent lentement de la pénombre, des animaux étranges, des statues et de l’or, partout le scintillement de l’or. »

    Près de 100 ans après la découverte de ce tombeau, Paris consacre donc une exposition à Toutânkamon. On y dénombre plus de 150 pièces dont 60 objets qui quittent l’Egypte pour la première fois. Parmi eux : cercueils et sarcophages ornés de pierres précieuses telles que le lapis-lazuli, des vases ornés de hiéroglyphes ou encore quelques-uns des jouets et souvenirs du pharaon enfant qui l’ont accompagné lors de son inhumation.

    Pour les Égyptiens de l’antiquité, la mort était considérée comme le début d’une nouvelle vie, mais cette renaissance n’était possible que si le corps du défunt était préservé avec des rites appropriés et entouré d’objets funéraires pour l’accompagner dans ce périlleux voyage. Quoi qu’il en soit, ces objets, exposés à Paris du 23 mars au 15 septembre 2019 continuent de perpétuer la mémoire du pharaon et son immortalité.

    Parmi les pièces à découvrir, on retrouve :

    • Naos en bois doré présentant des scènes de Toutankhamon et Ankhésenamon
      L’un des objets les plus fascinants mis au jour dans la tombe de Toutânkhamon, ce petit naos en bois doré porte un décor mettant en scène l’intimité du couple royal formé par Toutânkhamon et son épouse.
      Ces thèmes à première vue domestiques mettent en fait l’accent sur le rôle de la reine Ankhesenamon envers son époux, notamment son action « vivifiante », ici-bas (avec des allusions au couronnement) et dans l’au-delà.

    • Cercueil miniature canope à l’effigie de Toutankhamon
      Lors de la momification, les viscères étaient traités séparément du corps. Ils étaient embaumés, oints d’onguents et de résines, puis enveloppés de bandelettes de lin, avant d’être placés dans des récipients dits « canopes ». Ces derniers, des vases le plus souvent, voire comme chez Toutânkhamon des cercueils miniatures, étaient au nombre de quatre. Ils étaient placés dans un coffre en calcite, chacune des cavités destinées aux cercueils-canopes du roi étant fermée par un couvercle à l’effigie de Toutânkhamon.
      Le cercueil miniature ici présenté était réservé au foie, organe placé sous la protection de la déesse Isis et d’un génie anthropomorphe prénommé Amset.
    • Statue à l’effigie du roi montant la garde
      Cette spectaculaire statue de ka à taille réelle et à l’effigie de Toutânkhamon marque son passage de la nuit noire de l’au-delà à sa renaissance à l’aube.  La peau noire symbolise la fertilité du Nil et sa promesse éternelle de résurrection. L’or, qui renvoie au soleil et constitue la chair des dieux, représente la divinité de Toutânkhamon. La coiffe royale némès du gardien représente Rê-Khépri, le dieu-soleil, à l’aube. Une autre statue presque identique à celle-ci portait un khat, symbole de la nuit.  Ces deux statues gardaient la tombe du roi et font partie des exemples les meilleurs et les plus complets de ce type d’objets retrouvés à ce jour.
      Cette statue quitte l’Égypte pour la première fois.

    • Lit funéraire en bois doré
      Ce lit cérémoniel en ébène recouvert de feuilles d’or fut probablement construit pour les funérailles de Toutânkhamon. Pour assurer la sécurité du pharaon et éloigner les forces maléfiques déterminées à lui nuire, des figures divines sont gravées sur le pied de lit : Bès, le dieu protecteur des nouveau-nés, et Taouret, la déesse hippopotame, veillent sur le repos du roi.
      Selon les croyances égyptiennes, les défunts n’étaient qu’endormis. Au moment de leur renaissance, ils s’éveillaient. Pour les vivants, le sommeil était un état proche de la mort. Les dieux parlaient aux dormeurs et les cauchemars de ces derniers étaient la preuve de leur vulnérabilité par rapport aux forces surnaturelles du mal. Le fait de s’éveiller chaque jour était une forme de renaissance.

    Une exposition temporaire que l’on espère complémentaire avec la célèbre galerie égyptienne du Musée du Louvre pour en apprendre encore plus sur l’histoire de nos ancêtres et de l’humanité en général.

    Rendez-vous donc jusqu’en septembre 2019 à la Grande Halle de La Villette.

     

  • Brexit : l’inquiétude des Français du Royaume-Uni

    Brexit : l’inquiétude des Français du Royaume-Uni

    Un million de personnes, selon les organisateurs, des centaines de milliers en tout cas, venus de toute la Grande-Bretagne, se sont réunis à Londres ce samedi 23 mars pour dire leur opposition au Brexit.

    « Nous demandons un vote populaire », « Quitter l’UE ne marchera pas », « Révoquons l’article 50 (du Traité de Lisbonne, qui régit la sortie d’un pays de l’UE) » furent parmi les revendications.

    Une inquiétude, et une colère qui reflètent l’état d’esprit d’une partie de la population alors que le Premier Ministre Theresa May cherche, et pour le moment échoue, à trouver un équilibre entre les exigences de son Parlement et celles des 27 qui s’en tiennent à l’accord trouvé. Un accord qui donne lieu à un nouveau calendrier : jusqu’au 12 avril pour adopter l’accord et si c’est le cas jusqu’au 23 mai, quelques jours avant les élections européennes, pour coordonner la sortie.

    Les Français du Royaume-Uni concernés, et impliqués

    Credits FB Olivier Cadic

    Parmi les personnes présentes lors de cette manifestation anti-Brexit, citons Olivier Cadic (Sénateur des Français de l’Etranger) mais aussi de M. Olivier Bertin. Elu Consulaire Français du Royaume-Uni et par ailleurs co-fondateur de l’école bilingue « les petites étoiles ».

    Olivier Bertin a trouvé en particulier que cette manifestation, massive et multiculturelle, était un bon exemple de civisme par rapport notamment au mouvement des Gilets Jaunes. L’élu consulaire qu’il est et l’entrepreneur croit à la capacité du Royaume-Uni à rebondir. Ils ont d’ailleurs décidé de créer une deuxième école bilingue. M. Bertin n’est cependant pas naïf et met en avant le carriérisme de certains politiques britanniques dans le feuilleton du Brexit.

    Les expats entre naturalisation, visas, et départ

    Les Français du Royaume-Uni sont extrêmement nombreux. Londres est régulièrement citée comme la 7ème ville française. Parmi les expats, citons notamment le cas d’Olivier, qui travaille depuis deux ans dans une chaine célèbre de pâtisseries à Londres : « Je ne suis pas sûr d’avoir un avenir en Angleterre, le Brexit a attisé les tensions et étant depuis peu ici, je ne pense pas que je pourrais bénéficier du statut de résidant permanent ».

    Le statut de résidant permanent est encore incertain mais il devrait en tout cas être octroyé automatiquement aux citoyens de l’UE présents depuis au moins 5 ans. C’est le cas de Bernard, trader dans une grande banque française au sein de la City : « le Brexit ne changera pas mon statut, en revanche, il peut avoir des conséquences sur la place de Londres comme cité financière mondiale et sur ce point je demeure très inquiet ».

    Les Français du Royaume-Uni sont donc très impliqués, et les déclarations qui ajoutent à l’incertitude, ne sont pas pour les rassurer. Les prochains jours pourraient apporter des éléments de réponse.

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