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  • Le budget de la sécurité sociale adopté à 13 voix

    Le budget de la sécurité sociale adopté à 13 voix

    Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a remporté son premier pari en faisant adopter ce mardi, sans majorité, le projet de budget de la Sécurité sociale à l’Assemblée. Après s’être assuré du soutien des socialistes, le texte a été adopté par les députés en début de soirée avec 247 voix pour et 234 contre. Le scrutin a été extrêmement serré sur la deuxième lecture du projet de loi, dans lequel le chef du gouvernement avait concédé la suspension de l’emblématique réforme des retraites. On fait le point pour les Français de l’étranger sur les mesures qui s’appliqueront dès le premier janvier 2026 dans l’hexagone.

    Une CSG toujours plus lourde

    Mauvaise nouvelle pour les Français de l’étranger qui résident hors de l’Union européenne et qui ont des revenus fiscalisés en France, la CSG va s’alourdir. La hausse sera de 1,4 point de la CSG et concernera les dividendes, les plus-values sur les actions, les comptes à terme, les revenus obligataires…

    Cette mesure concerne principalement les foyers les plus aisés ou ceux disposant d’un patrimoine important, car la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a assuré, en obtenant le vote d’un amendement déposé par le gouvernement, qu’aucun « petit épargnant » ne soit concerné par cette hausse de la CSG.

    L’amendement gouvernemental vise à maintenir à 9,2 % la CSG sur les revenus fonciers et plus-values immobilières, les revenus issus des contrats d’assurance de vie, les plans d’épargne logement (PEL) et les contrats d’épargne logement (CEL) ainsi que les plans d’épargne retraite (PER).

    La retraite à 62 ans

    La suspension de la réforme des retraites dans le budget de la Sécurité sociale avait été supprimée par le Sénat en première lecture. Mais la mesure a été réintroduite via des amendements identiques portés par le gouvernement, les socialistes, le RN, le groupe centriste Liot et quelques députés LR. Le député PS Jérôme Guedj a défendu une suspension qui permettra à 650 000 personnes de partir plus tôt à la retraite en 2026 et 2027.

    L’article suspend jusqu’à janvier 2028 la marche en avant vers les 64 ans, tout comme le relèvement du nombre de trimestres à cotiser. La génération née en 1964 partirait à 62 ans et 9 mois (comme la précédente) au lieu des 63 ans prévus par la réforme et partirait avec 170 trimestres cotisés au lieu de 171. Sauf nouvelle réforme, l’application de la réforme Borne reprendrait ensuite, avec un trimestre de décalage.

    Un congé supplémentaire de naissance

    L’Assemblée nationale a rétabli la création d’un congé de naissance à partir du 1er janvier 2026. Cette disposition s’ajoute aux congés maternité et paternité existants. Il avait été annoncé par Emmanuel Macron en janvier 2024 en vue d’un « réarmement démographique » face à la baisse de la natalité. Il aura une durée d’un ou deux mois, au choix du salarié, et pourra être fractionné en deux périodes d’un mois. Le montant de l’indemnisation sera fixé par décret, mais le gouvernement a indiqué qu’il serait de 70 % du salaire net le premier mois et 60 % le second.

    Congé supplémentaire naissance
    Image d’illustration © Adobe Stock

    Des arrêts maladies limités

    L’Assemblée nationale a voté la limitation de la durée des arrêts de travail, en fixant une durée maximum d’un mois pour une première prescription et de deux mois pour un renouvellement. Les médecins pourront toutefois déroger au plafond prévu « au regard de la situation du patient » et en le justifiant sur leur prescription.

    France Santé

    Les députés ont également rétabli la création d’un réseau « France Santé », mesure proposée par le Premier ministre Sébastien Lecornu pour améliorer l’accès aux soins, que le Sénat avait supprimée en dénonçant une coquille vide. Le locataire de Matignon avait annoncé en septembre le lancement de ces maisons France Santé. Le réseau doit notamment reposer sur des structures déjà existantes, comme des centres de santé (où exercent des médecins salariés) ou des maisons de santé (médecins libéraux).

    France Santé
    France Santé

    Ces structures pourraient recevoir le label « France Santé », ainsi qu’un forfait d’environ 50 000 euros, si elles respectent un cahier des charges « très souple », a fait valoir la ministre de la Santé Stéphanie Rist. Parmi ces critères : une ouverture au moins cinq jours par semaine, pas de dépassement d’honoraires, et la possibilité de fournir un rendez-vous dans les 48 heures si l’état de santé du patient le nécessite. Le gouvernement prévoit environ 150 millions d’euros pour le dispositif, Sébastien Lecornu ayant fixé l’objectif de 2 000 maisons France Santé « d’ici l’été 2026 » et 5 000 « d’ici 2027 »

  • Démographie et finances publiques : un rapport explosif

    Démographie et finances publiques : un rapport explosif

    La Cour des comptes vient de publier son rapport Démographie et finances publiques (disponible en fin de cet article). Le constat est sans détour : le vieillissement de la population va structurer durablement l’économie française et peser sur nos finances publiques. Ce défi n’est pas conjoncturel ; il accompagnera le pays pour les cinq prochaines décennies.

    Un basculement démographique désormais enclenché

    En vingt ans, la France a nettement vieilli. Les 65 ans et plus représentent aujourd’hui 21,8 % de la population, contre 16,3 % en 2005. Les moins de 20 ans, eux, diminuent. Cette tendance se poursuivra : en 2070, près d’un Français sur trois sera senior. Les plus de 75 ans progresseront de 7,3 à plus de 11 millions, tandis que la population en âge de travailler reculera de 38 à 34,6 millions.

    Le ratio de dépendance (rapport entre les 65 ans et plus et la population active potentielle)  reflète ce basculement : 25 % en 2000, 37 % en 2023, et sans doute autour de 45 à 50 % en 2040. À cela s’ajoute un fait symbolique : depuis 2025, le solde naturel est devenu négatif, avec davantage de décès que de naissances.

    Moins d’actifs, moins de croissance et des recettes publiques sous pression

    Une population active plus réduite pèse mécaniquement sur le potentiel de croissance. Le taux d’emploi progresse, mais la France reste légèrement en dessous de la moyenne européenne. Pour compenser la baisse du nombre d’actifs, il faudra agir sur tous les leviers : emploi des jeunes, maintien dans l’emploi des seniors, insertion durable des femmes, intégration professionnelle des immigrés, formation continue et montée en compétence.

    Le vieillissement influe aussi sur l’épargne. Les ménages âgés épargnent davantage et privilégient les placements sécurisés, ce qui facilite le financement public mais réduit les capitaux disponibles pour l’investissement productif.

    Moins d’actifs, c’est moins de cotisations sociales et moins de revenus liés au travail. Les seniors contribuent davantage via l’impôt sur le revenu et le patrimoine, mais l’équilibre n’est pas assurée pour autant. En 2019, les 20-39 ans consacraient 39 % de leurs revenus à la protection sociale, contre 25 % pour les plus de 65 ans. Le vieillissement accentuera cette asymétrie.

    France Métropolitaine : naissances, décès, solde naturel
    France Métropolitaine : naissances, décès, solde naturel ©Xerfi Canal sur X

    Des dépenses publiques durablement orientées à la hausse

    Les dépenses liées au vieillissement, (retraites, santé, dépendance) représentent déjà plus de 40 % de la dépense publique. Elles ont gagné 11 points en vingt-cinq ans. La Cour estime que, sans ajustement, les dépenses publiques pourraient dépasser 60 % du PIB en 2070. Maintenir le ratio actuel impliquerait, à l’inverse, une diminution des dépenses par habitant, ce qui signifierait un effort inédit.

    L’un des angles morts actuels reste la prise en charge de la perte d’autonomie des générations du baby-boom qui atteignent progressivement des âges où la dépendance devient plus fréquente.

    Quels leviers pour agir ? Pour atténuer les effets du vieillissement, la Cour identifie plusieurs pistes :

    • renforcer la participation au marché du travail à tous les âges ;
    • fluidifier les parcours professionnels ;
    • améliorer les compétences et la productivité ;
    • attirer et retenir les talents internationaux ;
    • adapter l’organisation du travail et, si nécessaire, augmenter la durée d’activité ;
    • mieux anticiper la dépendance ;
    • envisager une politique nataliste plus volontariste, même si ses effets se matérialiseront à long terme.

    La Cour des comptes insiste enfin sur la nécessité d’une stratégie lisible afin d’éviter des tensions intergénérationnelles à mesure que les classes d’âge les plus nombreuses atteignent la retraite puis les âges élevés.

    Lire – Télécharger le rapport Démographie et finances publiques de la Cour des comptes

  • Les meilleurs Lycées Français de l’étranger 2025

    Les meilleurs Lycées Français de l’étranger 2025

    En 2024, Averroès e-learning publiait le premier palmarès des lycées français à l’étranger. Nous l’avions publié, Hong-Kong, Beyrouth et Londres trustaient les premières places. Cette année, Averroès e-learning a affiné sa méthodologie en accédant, avec le concours de l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Étranger (AEFE), aux résultats de 90% des établissements français de l’étranger homologués pour la terminale. Alors qui sont les meilleurs établissements du réseau de l’éducation française (EFE) de l’année 2025 ? On vous révèle tout !

    Méthodologie : l’indicateur de performance

    Pour ce palmarès 2025, Averroès e-learning a donc retenu des critères similaires à ceux de l’an passé et classé séparément les établissements présentant plus ou moins de 80 élèves au baccalauréat (la moyenne du nombre d’élèves par établissement est de 78).

    Ils ont par ailleurs calculé un indicateur de performance valorisant les taux de mention Très bien et Bien obtenues par les élèves de l’établissement.

    Cet indicateur est calculé comme suit :

    IP = 4* exp(mentions TB) + 2* exp(mentions B) + 100*(log(taux de réussite)+1)

    Comme nous l’indiquions plus haut, cette année, Averroès e-learning a pu collecter les résultats de 244 établissements sur les 281 relevant du calendrier Nord. Les données proviennent :

    • des établissements eux-mêmes,
    • des académies de rattachement,
    • des publications officielles sur les réseaux sociaux.

    Conformément aux critères du ministère de l’Éducation nationale, pour qu’un établissement figure dans notre classement, il faut qu’il ait présenté au moins 20 candidats à la session 2025 du baccalauréat.

    80% de mentions

    10 lycées répartis sur les cinq continents illustrent la qualité homogène et l’extraordinaire rayonnement du modèle éducatif français à l’étranger. Ils se distinguent par une proportion exceptionnelle de mentions Très Bien et Bien, toutes proches des 80%. Ainsi, 69,3% des 218 élèves du lycée Charles-de-Gaulle à Londres ont obtenu une mention Très bien, soit une moyenne supérieure ou égale à 16/20.

    Top 10 des établissements avec mention TB - 2025
    Top 10 des établissements avec mention TB – 2025 ©Averroès e-learning

    Si l’Europe y est surreprésentée, c’est simplement que notre continent concentre une quasi-majorité des expatriés et donc logiquement le plus grand nombre d’établissements français à l’étranger. On y décompte plus de 25 Lycées présentant plus de 80 élèves au baccalauréat 2025. Si le groupe scolaire Charles-de-Gaulle à Londres arrive en tête de classement, l’Espagne qui compte de très nombreux lycées français (souvent gérés par la Mission laïque française), occupe une place de choix avec les lycées de Barcelone, Madrid et Valence en 2ème, 3ème et 5ème position, suivis aux 12ème et 13ème place par les Lycées d’Alicante et d’Ibiza.

    Un réseau dense en Afrique et au Moyen-Orient

    Héritage historique qui résiste (pour l’instant) aux assauts de la désinformation russe, les Lycées français sont restés malgré le recul de notre influence et le départ des troupes françaises. Comme au Liban où La densité du réseau des lycées français y est exceptionnelle. On y dénombre près d’une quinzaine d’établissements.

    Mais c’est le lycée Louis Massignon d’Abu Dhabi qui se positionne en tête de la région avec près de 70% d’élèves obtenant une mention Bien ou Très bien. Il est suivi de deux établissements libanais : le Collège mariste Champville à Dick el-Mehdi et le Grand lycée Franco-Libanais de Beyrouth.

    Autre région du monde qui regroupe un très grand nombre d’établissements du réseau, l’Afrique. Les Lycées sont près de 50 à avoir présenté plus de 80 élèves au baccalauréat en juin 2025. Le Maroc, Madagascar ou la Tunisie se distinguent par le nombre d’établissements homologués et l’importance des cohortes de bacheliers.

    Les 5 établissements qui se positionnent en tête du Palmarès 2025 sont l’École Clairefontaine à Madagascar, le Lycée Regnault à Tanger, le Lycée Concordia au Caire, le Lycée Blaise Pascal à Abidjan et l’École Internationale de Carthage en Tunisie. La proportion d’élèves obtenant une mention Bien ou Très bien varie entre 54% et 68%.

    Peu de candidats aux Amériques comme en Asie

    Alors que les Français sont nombreux en Amérique du Nord, on ne compte qu’une petite dizaine d’établissements présentant en 2025 plus de 80 élèves au baccalauréat. L’attrait de l’éducation à la française est clairement en recul. Côté résultat, c’est le lycée Français de New-York qui se positionne à la 1ère place, suivi des deux établissements de Montréal, le Collège International Marie de France et le Collège Stanislas. Le lycée Louis Pasteur de Bogota arrive à la 4ème place avec 60% d’élèves obtenant une mention Bien ou Très bien au baccalauréat 2025.

    En Asie, seul l’International French School de Singapour a présenté plus de 80 élèves au baccalauréat. 44,3% des lycéens de terminale y ont obtenu une mention Très bien en juin 2025.

    AEFE, un réseau d’excellence

    En parcourant les résultats des candidats issus du réseau des établissements reconnus par l’AEFE, on ne peut que constater que les lycées français de l’étranger se démarquent par leurs bons résultats. Leur taux de réussite au bac s’élève à 98,3 % en 2025 contre 91,8 % pour le reste de l’Hexagone. Dans ces établissements, le taux de mention atteint les 82,6 % et la part de mention très bien monte à 26,4 %.

    Mais si les enfants des expatriés, dont les parents disposent des capacités financières pour couvrir les frais d’écolage, sont scolarisés dans ce réseau, il est important de noter que le réseau AEFE reste un outil de rayonnement culturel et diplomatique. En effet, 53 % des bacheliers du réseau de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger ne sont pas des francophones natifs.

    L’autre enseignement de l’étude d’Averroès e-learning, c’est que 65% des bacheliers décident de rejoindre l’enseignement supérieur français. Une bonne nouvelle pour nos universités qui continuent à attirer les talents du monde entier.

    Le classement d’Averroès e-learning

    Classement des lycées Français de l’étranger 2025
    Classement des lycées Français de l’étranger 2025 ©Le Figaro Etudiant
    Classement des lycées Français de l’étranger 2025
    Classement des lycées Français de l’étranger 2025 ©Le Figaro Etudiant
    Classement des lycées Français de l’étranger 2025
    Classement des lycées Français de l’étranger 2025 ©Le Figaro Etudiant
  • De Houston à Pékin, les Français de l’étranger ont répondu présent pour le Téléthon 2025

    De Houston à Pékin, les Français de l’étranger ont répondu présent pour le Téléthon 2025

    Les Français de l’étranger ont participé au Téléthon 2025, ce marathon télévisuel caritatif qui permet de collecter des fonds pour aider la recherche contre les maladies rares. Ça fait 11 ans que la section 99 a été fondée, animée par Marion Lovell Virte, celle-ci a vu, au fil des ans, les expatriés être de plus en plus nombreux à se mobiliser à travers le monde. Alors que l’édition 2025 s’est achevée ce dimanche 07 décembre, avec plus de 83 millions d’euros de dons, on fait un petit tour du monde des actions des Français de l’étranger pour ce rendez-vous annuel de la solidarité !

    83 504 259 euros

    Avant de se pencher sur les évènements organisés par nos compatriotes sur tous les continents, faisons le point sur l’édition 2025 du Téléthon. Et donc, au terme de cet événement caritatif annuel, en milieu de nuit, le compteur a affiché 83 504 259 euros, ont précisé les organisateurs dans un communiqué. La chanteuse Santa, marraine cette année, a contribué à faire grimper la cagnotte en signant un chèque d’un montant inédit de 99 999 euros lors du lancement du Téléthon vendredi, ont salué en direct les équipes de France Télévisions, dont les chaînes du service public étaient mobilisées durant 30 heures de direct.

    Comme chaque année, plus de 20 000 animations avaient été organisées dans de nombreuses villes de France ce week-end. Outre les collectes de terrain, les promesses de dons par téléphone, par Internet, un marathon de «gaming» et une tombola figuraient au menu.

    Montant des dons pour le Téléthon 2025
    Montant des dons pour le Téléthon 2025

    Pour rappel ces fonds permettent à l’AFM-Téléthon de financer notamment 40 essais cliniques chez l’homme pour 33 maladies (du sang, du foie, du muscle, de la vision, du système immunitaire…). Cependant l’association d’utilité publique ne peut pas financer tous les candidats médicaments des laboratoires soutenus par l’organisation. Or, les avancées pour les maladies rares peuvent aussi bénéficier ensuite à des pathologies fréquentes (cancer, DMLA, insuffisance cardiaque…). S’il fallait vous convaincre de participer à la solidarité nationale, car oui, il est encore possible de donner via le site de l’AFP-Téléthon.

    Lycéens, associations et citoyens mobilisés dans le monde entier

    Le Téléthon 2025 a une fois de plus démontré la puissance de la solidarité internationale, avec une mobilisation exceptionnelle des communautés françaises expatriées à travers le monde. De Pékin à Copenhague, en passant par Shanghai, Prague, Londres, et Houston, les initiatives se sont multipliées pour soutenir la recherche médicale et sensibiliser le public aux enjeux des maladies rares. Chaque ville a apporté sa touche unique, transformant cette campagne en un véritable mouvement planétaire, marqué par l’engagement, la créativité et la générosité.

    En Chine

    À Pékin, malgré un vent glacial, les participants ont bravé le froid pour une marche symbolique au Palais d’été, illustrant leur détermination à soutenir la cause. À Munich, une marche similaire a eu lieu, tandis qu’à Istanbul, un jeu de piste a été organisé, mêlant divertissement et collecte de fonds. Ces événements ont permis de rassembler des communautés entières autour d’une cause commune, tout en offrant des moments de convivialité et de partage.

    Le téléthon 2025 à Pékin
    Le téléthon 2025 à Pékin

    Shanghai a été le théâtre d’un événement particulièrement marquant : la BINGO NIGHT FEVER, organisée chez Paul Pairet. Plus de 210 personnes se sont réunies pour une soirée animée, en présence du Consul Général de France. Cet événement, soutenu par le Rotary Club Elysée et l’Union des Français de l’Étranger (UFE), a permis de collecter des fonds tout en renforçant les liens entre les expatriés. La présence des autorités consulaires a souligné l’importance de cette mobilisation, qui dépasse les frontières et unit les Français autour d’une cause humanitaire.

    En Europe

    Au Luxembourg, le lycée Vauban a été un acteur clé de cette semaine Téléthon. Les ventes de gâteaux et les activités sportives organisées tout au long de la semaine ont connu un franc succès, grâce à l’implication des élèves, des enseignants et des parents. Ces initiatives ont non seulement permis de récolter des fonds, mais aussi de sensibiliser les jeunes à l’importance de la solidarité et de la recherche médicale. Les enseignants, en particulier, se sont investis avec passion, montrant ainsi l’engagement de l’école dans la transmission des valeurs de générosité et d’entraide.

    Téléthon 2025 au Luxembourg
    Téléthon 2025 au Luxembourg

    À Prague, la vente de gâteaux a marqué le début des festivités. Cet événement, simple en apparence, a mobilisé un grand nombre de participants, qu’ils soient vendeurs, préparateurs ou acheteurs. Chaque gâteau vendu était une contribution à la recherche, et chaque donateur a apporté sa pierre à l’édifice. Cette initiative a rappelé que la solidarité peut prendre des formes variées, et que chaque geste, aussi modeste soit-il, compte dans la lutte contre les maladies rares.

    À Copenhague, l’Ambassade de France organisera un marché de Noël au Palais Thoth, le 11 décembre. Les visiteurs pourront se réchauffer autour d’un vin chaud, dont tous les fonds collectés seront reversés au Téléthon. Cet événement festif permettra de rassembler les expatriés dans une ambiance chaleureuse et conviviale, tout en soutenant une cause noble. Le marché de Noël sera l’occasion de célébrer la solidarité tout en profitant des traditions de fin d’année, montrant que la générosité peut s’allier à la joie et à la fête.

    Une semaine dédiée au Téléthon dans le réseau éducatif

    Un moment fort de cette édition a été la prise de parole de Jean-François Briand, directeur des Opérations et de l’Innovation Scientifique à l’AFM-Téléthon. Dans le cadre du partenariat entre le Réseau MlfMonde et le Téléthon, il a partagé son éclairage sur les enjeux de la recherche et de la sensibilisation auprès des élèves. « Sensibiliser les jeunes, c’est leur faire comprendre que la science est une force réelle, capable de changer des vies », a-t-il déclaré. Ses mots ont résonné comme un appel à l’action, soulignant le rôle crucial de l’école dans la diffusion des progrès scientifiques et dans la promotion de la solidarité envers les personnes touchées par la maladie. Cette intervention a rappelé que le Téléthon n’est pas seulement une collecte de fonds, mais aussi un mouvement éducatif et citoyen.

    Téléthon 2025 à Houston
    Téléthon 2025 à Houston

    La semaine Téléthon a également été marquée par des événements dans plusieurs autres villes. À Londres, le lycée Charles de Gaulle a organisé des activités variées, tandis qu’à Boston, l’école française et l’International School ont uni leurs forces pour soutenir la cause. À Houston, une conférence a été organisée à l’Awty International School, offrant un espace de discussion et de sensibilisation autour des maladies rares. Ces initiatives, bien que différentes dans leur forme, ont toutes contribué à renforcer la visibilité du Téléthon et à mobiliser les communautés locales.

    En somme, le Téléthon 2025 des expatriés a été une démonstration éclatante de la capacité des Français à l’étranger à se mobiliser pour une cause commune. Que ce soit à travers des marches, des jeux, des ventes de gâteaux, des conférences ou des marchés de Noël, chaque événement a été l’occasion de rassembler, de sensibiliser et de collecter des fonds pour la recherche médicale. Cette mobilisation internationale a montré que la solidarité n’a pas de frontières, et que, ensemble, les expatriés peuvent faire une différence significative dans la lutte contre les maladies rares.

  • Dubaï : le nouvel Eldorado pour la finance

    Dubaï : le nouvel Eldorado pour la finance

    Dans l’histoire, des villes ont toujours attiré des investisseurs, des artistes, des entrepreneurs, des personnes aisées au-delà de leur pays, de leur région. Les villes hanséatiques au XIIIe et XIVe siècle ont été à la fin du Moyen Âge au cœur de la renaissance des échanges commerciaux. Elles ont été aussi des espaces de liberté. Gênes et Bruges, à partir du XVe, ont repris le flambeau. À partir du XVIIe siècle, Genève et plus globalement la Suisse sont devenues des lieux prisés pour leur liberté et leur sécurité. Bien plus près de nous, Beyrouth, au Moyen-Orient, dans les années 1960/1970, avait acquis un statut de ville financière et de rencontre des cultures. En Asie, à partir des années 1980, Singapour a joué également un rôle d’aimant économique et financier. Depuis quelques années, Dubaï et les Émirats arabes unis sont devenus « the place to be » pour placer et sécuriser des capitaux.

    Dubaï, la nouvelle place au cœur de la finance mondiale

    En moins de cinquante ans, Dubaï est passé d’un port marchand régional à l’un des nœuds financiers les plus dynamiques du monde. Elle est ainsi la première place du Moyen-Orient devant Bahreïn et Riyad. Le virage financier a été décidé dans les années 1990 puis consolidé avec la création du Dubaï International Financial Centre (DIFC) en 2004, zone financière extraterritoriale opérant sous un droit anglo-saxon, indépendante du système juridique local.

    Dubaï bénéficie d’un régime politique stable entretenant les meilleures relations possibles avec les États-Unis, l’Europe, la Chine et aussi la Russie. Dubaï est reconnu pour un niveau de sécurité intérieure élevé et pour sa faible criminalité. Le régime fiscal est compétitif avec l’absence d’impôt sur le revenu, un impôt sur les sociétés modéré (9 %) et une exonération totale dans la zone DIFC. Grâce à ses atouts, Dubaï accueille les fortunes du Golfe, les élites indiennes, pakistanaises et africaines, les familles russes ou chinoises et de plus en plus les familles européennes. La confidentialité, la stabilité juridique du DIFC et l’absence d’impôt favorisent cette croissance. Selon Henley & Partners, un cabinet de conseil en immigration britannique, les Émirats seront la première destination des grandes fortunes en 2025, avec 9 800 arrivées anticipées, cumulant 63 milliards de dollars d’actifs. C’est plus que les États-Unis (7 500 pour 43,7 milliards), la Suisse (3 000 totalisant 16,8 milliards) et très loin devant Singapour et Hong Kong. Plus de 130 500 millionnaires se sont déjà installés aux Émirats, dont 81 000 à Dubaï. Parmi eux, 28 milliardaires, soit une hausse de 98 % en dix ans. Dubaï devrait supplanter Paris avec ses 160 100 millionnaires et 22 milliardaires. Les grandes familles privilégient Dubaï car elles peuvent facilement s’y installer. La réglementation y est plus souple qu’à Genève, Singapour ou Hong Kong. En outre, la ville offre toutes les commodités qu’attendent les personnes aisées (services haut de gamme, système de santé performant, loisirs, centres commerciaux, boutiques de luxe). L’aéroport international permet de se rendre dans toutes les capitales du monde en utilisant notamment Emirates, figurant parmi les meilleures compagnies du monde.

    Le défi de la finance islamique

    Dubaï ambitionne d’être la capitale mondiale de la finance islamique, en concurrence avec Kuala Lumpur. Les autorités entendent également faire de leur ville un centre d’accueil des fintechs afin de développer le marché des crypto-actifs. De nombreux acteurs de la crypto quittent Hong Kong ou Londres pour s’y implanter. Plus de 8 000 établissements financiers sont présents à Dubaï au sein du DIFC, employant 48 000 collaborateurs. Vingt-sept des 29 banques systémiques mondiales y ont établi des bureaux, dont cinq des plus grandes banques chinoises, tandis que JP Morgan, Goldman Sachs ou encore HSBC et BlackRock ont notamment choisi la ville du golfe Persique. En dix ans, la taille des actifs bancaires a augmenté de 200 %, à 240 milliards de dollars. Le DIFC est également devenu un véritable hub de réassurance pour l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Asie du Sud. Cependant, Dubaï n’est pas sans faiblesses. Son essor rapide, de nature spéculative, l’expose à des corrections, que ce soit sur le plan financier ou immobilier. Le marché financier est peu profond, avec peu d’entreprises locales cotées. Le risque de réputation demeure avec les problèmes de blanchiment et de capitaux non transparents. Le GAFI avait placé les Émirats un temps sous surveillance avec une inscription sur la liste grise 2022–2024. Depuis, cette inscription a été levée, mais la menace demeure. Le ministère de l’Intérieur des Émirats a déclaré avoir traité 521 affaires de blanchiment d’argent ces dernières années, en collaboration avec des organismes internationaux. Plus d’un milliard de dollars ont été saisis. Pour se distinguer des purs paradis offshore, Dubaï a instauré en 2023 une faible taxe sur les entreprises, en plus d’une TVA de 5 %. Aujourd’hui, être qualifié de paradis fiscal n’est pas porteur en premier lieu pour les grandes fortunes.

    L'essor de la finance Islamique
    L’essor de la finance Islamique

    Dubaï n’a pas vocation à remplacer New York ou Londres, mais elle s’impose comme une place financière internationale de premier plan, au même titre que Singapour. Au niveau des places financières, Dubaï occupe déjà la 11e place, Paris étant 18e.

    L’ascension de Dubaï repose sur une stratégie mêlant stabilité politique, innovation juridique et ouverture internationale. Si la cité du Golfe demeure exposée à certains risques structurels, elle n’en continue pas moins d’attirer talents et capitaux à un rythme inédit. Elle s’affirme désormais comme un maillon incontournable de la géographie financière du XXIe siècle.

  • 40 ans au service des autres – Hervé SEROL

    40 ans au service des autres – Hervé SEROL

    A la veille des élections consulaires de mai 2026, Hervé SEROL, Président du Conseil consulaire des Français des Émirats arabes unis et d’Oman, livre une interview vérité dans l’édito des Mousquetaires qu’il copublie avec Gilles Grima, conseiller à l’AFE pour l’Asie et le Moyen-Orient, et Guillaume Nassif, élu au conseil consulaire d’Abou Dabi. On partage avec vous des extraits de cet échange, marqué par l’émotion, puisqu’’Hervé SEROL, après 40 ans au service des Français de l’étranger, du cœur de l’Afrique aux rivages du golfe persique, annonce ne pas se représenter. En fin d’article, vous pouvez télécharger le numéro de décembre des « Mousquetaires »

    Alors que s’ouvre ce 10 décembre, le 6ème Sommet Économique France-Pays Arabes à Paris, cette interview d’Hervé SEROL est l’occasion de découvrir la vie de nos compatriotes dans l’Émirat en s’éloignant des clichés.

    Une de l'édition de décembre 2025 du magazine "Les Mousquetaires"
    Une de l’édition de décembre 2025 du magazine « Les Mousquetaires »

    Au crépuscule d’une vie publique de 40 ans….

    Les Mousquetaires : Hervé SEROL, Président du conseil consulaire Français pour les UAE et Oman : qui êtes-vous ?

    Hervé SEROL : Se définir est souvent complexe d’autant que la discrétion fait partie de mon ADN ; Ce sont souvent les autres qui parlent le mieux de moi …. Ou pas.

    Les Mousquetaires : On vous connait peu, aucune donnée sur votre vie privée, vos activités ce qui alimente les conversations dans les diners mondains, que pouvez-vous nous dire ?

    Hervé SEROL : Effectivement je ne m’étends pas sur ma vie privée et ma vie professionnelle. En bon Auvergnat, restons discret !

    Les Mousquetaires : Si vous deviez alors vous définir en quelques mots ?

    Hervé SEROL : Fidélité, loyauté, amitiés, amoureux de la France, éternel optimiste… discret et « Libre et de bonne Moeurs » 😉 Passionné par nature ; adrénalinomane… On me dit généreux…. Intuitif…. Stratège (rires)

    Les Mousquetaires : Quel est votre premier souvenir lié à votre engagement public ou politique ?

    Hervé SEROL : Nous sommes au milieu des années 80 ; en peu de temps je rencontre Jacques Chirac et Yves Nicolin ; le premier aura un destin exceptionnel ; le second sera conseiller général, puis député, maire, président de l’agglo…Président de SOS orphelinat du monde. À partir de 1986 je décide de m’engager et d’être « sur le terrain », tract, affiches, réunions, débats… parfois quelques moments « chauds »…

    Les Mousquetaires : Quelle est l’image ou le lieu qui vous ramène immédiatement à votre enfance ou à vos racines ?

    Hervé SEROL : Mes racines, j’y suis très attaché ! Ne jamais oublier d’où l’on vient ! J’ai grandi dans une superbe famille, maman Directrice d’école et secrétaire de mairie (souvent les 2 métiers allaient de pair) dans un village de 364 habitants ; je suis rentré à l’école dans le ventre de maman, puis les « études » le soir à l’école « avec les grands »… une scolarité où être le fils de la Directrice nécessite une rigueur et une envie, voir une obligation de se surpasser et de réussir. Il fallait être le premier… Papa a eu plusieurs vies, homme « très secret », travailleur et au grand cœur…. Mes parents ont consacré leur vie aux autres ; nous habitions un logement de fonction entre l’école et la mairie ; combien de fois maman passait de la cuisine à la mairie( une porte les séparait) tôt le matin avant que les habitants partent au travail ou tard le soir… parfois 6h du matin… ou 21H le soir pour un acte d’état civil, un papier, une information cadastrale, une aide…. Tout cela était normal… j’ai baigné dans cette ambiance de village « gaulois » où chacun sait pouvoir compter les uns sur les autres…. Où le chasseur offre du gibier, le paysan des saucissons juste « pour faire plaisir » et partager….

    J’ai des tonnes de souvenirs de ces superbes moments avec mes parents et ma sœur au village, des moments simples, paisibles durant lesquels les voisins se parlaient, on était solidaire, on avait la fête des Classe ( et oui clin d’œil à Ilhami !), le sou des écoles, la pétanque, les mariages, les naissances, les communions, les veillées, les cochons qu’on tuait dans les fermes (officiellement c’est fini ! ), les fête patronales, les commémorations civiles et militaires ; les enterrements aussi…. Je pense souvent à tous ces moments ; était-ce mieux avant ? Probablement…. Générosité, sécurité, solidarité…. Sans réseaux sociaux…. De ces années, j’ai appris à connaitre et comprendre les autres, j’ai appris à aider, à écouter, à me dépasser, j’ai appris l’obstination et surtout j’ai appris à apprendre ! C’était la normalité du village…. On était curieux de tout, sans jalousie. Des rencontres exceptionnelles avec des gens simples, des anciens qui avaient fait 39/45, des résistants, des anciens d’Algérie et d’Indochine, des Catholiques, des musulmans, des juifs, des protestants, des athées, des communistes, des harkis, etc. Tous empreint d’une certaine humilité, certes avec des divergences mais on était tous là et ensemble quand il fallait ! Une belle approche des valeurs de la vie ! On était sérieux sans se prendre au sérieux ! Un peu « les copains » d’abord de Brassens !

    Les Mousquetaires : Que garder vous de ces valeurs ?

    Hervé SEROL : Une relation importante au service public, à l’entraide…. J’ai fait une carrière professionnelle au sein du service dit « public »…. Des débuts dans l’associatif à 15 ans, dans la vie publique…. C’est certainement dû à cela. Je garde aussi ce « besoin d’être ensemble », ces grandes tables improvisées qui se décident au dernier moment, ce besoin de partage, cette envie de se faire croiser « à table » des gens qui ne se seraient jamais croiser, cette envie d’aider. Ce besoin de partager avec des amis sans tenir compte de « leur grade et qualité »… Ma table est toujours ouverte et que ce soit aux UAE, en France ou ailleurs, j’aime se faire retrouver des gens qui se parlent sans savoir qui est l’autre ; parfois un copain du village avec un grand patron ou un politique important…. Et là, la magie opère !

    Les Mousquetaires : On vous dit généreux…

    Hervé SEROL : A ma table, à la maison, j’aime faire plaisir et puis ce côté Auvergnat de la peur de manquer et surtout de rassembler ! J’aide aussi un certain nombre d’associations en France et en Afrique…

    Les Mousquetaires : Lesquelles ?

    Hervé SEROL : Le FELE ( Fond d’entraide de la Légion Étrangère) à Puyloubier, des associations Militaires et civils, nos églises… des compatriotes dans le besoin. (silence)

    Hervé SEROL, le 17 février 2025 au salon Gulfood à Dubaï ©HS
    Hervé SEROL, le 17 février 2025 au salon Gulfood à Dubaï ©HS

    Hervé SEROL au fil des ans

    Les Mousquetaires : Quel a été le moment le plus gratifiant de votre carrière en tant qu’élu des Français de l’étranger ?

    Hervé SEROL : Lorsque l’on est élu, on nous appelle souvent en cas de problème et ce à toute heure (rarement quand tout va bien !); faut-il attendre réellement de la gratitude ? Garder des contacts « à postériori », recevoir un « merci »… Chaque action menée est une victoire et ce, quelle qu’en soit l’issue !

    Les Mousquetaires : Quel défi ou obstacle avez-vous dû surmonter dans votre rôle, et comment l’avez-vous vécu ?

    Hervé SEROL : J’ai eu la chance d’être élu en Afrique (centrale, australe et orientale) et aux UAE et Oman ; donc une vision et une expérience avérée de l’expatriation et du mandat d’élu. Les problèmes sont souvent la non-préparation de nos compatriotes à s’expatrier, pensant par exemple que l’Afrique Francophone c’est « comme France », que les UAE c’est l’Eldorado ; découvrant que le coût de la vie est parfois élevé avec des frais de scolarité, d’assurance santé, le fait de ne plus pouvoir percevoir des aides « françaises » (CAF, etc…) On fait de la pédagogie, de la bobologie… Parfois on gère des situations plus complexes sur lesquelles l’administration n’a pas de solution miracle malgré des notes d’information sur les sites web des consulats. Un vrai sujet : le positionnement avec « le poste diplomatique » ? Parfois considéré comme des concurrents (les élus n’interviennent pas dans la Diplomatie et les relations bilatérales !) Parfois comme « tolérés » … et pas forcément invité à chaque évènement. Une question d’Homme et de relation et peut-être d’égo. La cour de maternelle n’est jamais loin. Mais c’est la vie… J’ai coutume de dire que nous sommes des élus de proximité représentant les Français, disposant d’un réseau et un ancrage local important tant au niveau de la communauté Française que des autorités et du tissu local, les élus restent souvent plus longtemps que les fonctionnaires présents pour 3 ans. J’ai eu la chance de travailler avec des diplomates de très grandes valeurs, en poste à l’étranger ou « en centrale » qui faisaient confiance aux élus et avec lesquels il y avait des échanges quasi hebdomadaires. Ces « diplo » avaient tout à fait compris ce que nous pourrions faire pour la Maison France. Une vraie « team France » avant l’heure.

    Les Mousquetaires : Gardez-vous des liens avec eux ?

    Hervé SEROL : Oui forcément ! Des gens bien qui, je pense, étaient vraiment faits pour ce métier dans la diplomatie, un job choisi et pas subit ! Et puis il y a les EDL (emploi de droit local) qui ne sont pas sous le feu des projecteurs mais qui sont les forces vives et la mémoire de nos « postes diplomatiques » ; je souhaite vraiment leur dire merci et leur exprimer ma gratitude ; sans eux, la machine marcherait certainement moins bien !

    Les Mousquetaires : Y a-t-il une rencontre ou une collaboration qui a marqué votre parcours ?

    Hervé SEROL : Il y en a plusieurs…. Le président Chirac bien sûr et mon ami Alain MARSAUD, vieux camarade, magistrat, fondateur du parquet antiterroriste, député et surtout mon ami, mon confident ! J’ai coutume de dire « qu’on a ri et pleuré ensemble » et nous avons mené des actions « sensibles » qui nous ont soudées de manière indéfectible ! Il y a des « hautes personnalités » Française et étrangères devenues amis « fidèles et sincères »…

    Hervé SEROL avec Christian Prouteau, préfet et fondateur du GIGN à Dubaï en novembre 2023
    Hervé SEROL avec Christian Prouteau, préfet et fondateur du GIGN à Dubaï en novembre 2023

    Hervé SEROL, l’homme derrière l’engagement

    Les Mousquetaires : Si vous deviez résumer votre philosophie de vie en une phrase, quelle serait-elle ?

    Hervé SEROL : Dans mes bureaux j’ai cette phrase qui m’est chère et qui interpelle les visiteurs :«Je suis fidèle à mes amis au point d’en oublier mes convictions » et puis « qui ose gagne ! ». Comprenne qui voudra.

    Les Mousquetaires : Ora et Labora ? Vous croyez en Dieu ?

    Hervé SEROL : Oui ! Mais pour moi le spirituel est personnel et sacré ! J’ai la chance d’avoir des amis de toutes les religions et j’organise des repas à la maison en respectant les croyances et spécificités des uns et des autres ; les échanges sont passionnants ! Un clin d’œil à mon ami Antoine de Romanet, au Padre Boudereaux…à Jean Marie Luc Brun, à Raim C., à Hassen B.….

    Les Mousquetaires : Comment envisagez-vous cette nouvelle étape de votre vie après votre carrière publique ?

    Hervé SEROL : J’ai la chance, ou le défaut, d’être très légèrement excessif et hyperactif (rires)… les activités ne manquent pas et les journées sont toujours trop courtes. Les projets actuels avancent bien et d’autres verront le jour début 2026. Encore des voyages et des rencontres à prévoir…

    Les Mousquetaires : Quel message souhaiteriez-vous laisser aux Français de l’étranger que vous avez représentés ?

    Hervé SEROL : J’ai été là pour vous et merci de la confiance apportée, J’ai souvent été le réceptacle de moments de vie parfois « compliqués » ; j’ai essayé d’être à la hauteur et j’ai fait de mon mieux pour les autres, croyez-le.

    Découvrez toute l’interview d’Hervé SEROL dans le magazine « L’édito des Mousquetaires »

  • Initiatives Expats : le Cercle Français d’Affaires de Côte d’Ivoire mise sur l’écologie

    Initiatives Expats : le Cercle Français d’Affaires de Côte d’Ivoire mise sur l’écologie

    Pour ce nouvel épisode d’« Initiatives Expats », cap sur Abidjan où nous retrouvons deux acteurs clés de la communauté française en Côte d’Ivoire : Serge Lecomte, vice‑président du Cercle Français d’Affaires de Côte d’Ivoire (CFACI), et Candice Ndizeye, sa déléguée générale. Ensemble, ils racontent leur parcours d’expatriés, mais aussi l’action de leur structure, devenue un repère pour les entreprises et les Français installés dans le pays. Outre les activités habituelles du Cercle, cette année l’accent a été davantage porté sur l’écologie.

    Écouter le podcast avec Serge Lecomte et Candice Ndizeye

    La CFACI : le RDV des expatriés français et des entreprises

    Arrivé il y a presque quatre décennies, Serge Lecomte raconte avoir atterri à Abidjan en lisant le journal : « j’habitais en Bretagne, à Rennes, et je suis arrivé ici par une petite annonce dans Ouest France. J’ai atterri à Abidjan par hasard (…)  Je ne suis jamais reparti » nous confie-t-il. Quant à Candice, arrivée en Côte d’Ivoire avec ses parents, elle a ensuite vécu quelques années ailleurs avant de revenir à Abidjan pour y rejoindre son conjoint.

    « À la CFACI, notre cible, ce sont vraiment les PME-PMI »

    Serge Lecomte, Vice-Président Cercle Français d’Affaires de Côte d’Ivoire

    Tous deux se sont finalement retrouvés au sein du Cercle Français d’Affaires de Côte d’Ivoire. Créé en 2013, le CFACI rassemblait à l’origine une petite dizaine d’entrepreneurs, pour certains d’origine française, qui ne parvenaient pas à trouver les interlocuteurs adéquats pour leurs démarches commerciales, industrielles ou de services en Côte d’Ivoire. Depuis, cette structure développe une réelle solidarité inter-entreprises et, même si le réseau n’est pas réservé qu’aux entités françaises, « notre cible, ce sont vraiment les PME-PMI », nous explique Serge.

    Les engagements du Cercle Français d’Affaires de Côte d’Ivoire

    Pour répondre aux attentes de ses membres, le CFACI propose divers services : formation, networking, permanences juridiques, fiscales, avec également un volet concernant l’emploi, via Abid’Job. Ce programme a d’ailleurs obtenu les années précédentes une aide du STAFE, le dispositif de soutien au tissu associatif des Français à l’étranger. « Ça a tellement bien marché que nous avons obtenu ce financement trois années d’affilée », nous explique le Vice-président à notre micro.

    Journée de sensibilisation Impact écologie - Cercle Français d'Affaires en Côte d'Ivoire
    Journée de sensibilisation Impact écologie – Cercle Français d’Affaires en Côte d’Ivoire

    Cette année, le Cercle a misé sur la protection de l’environnement avec le Projet Impact Écologie. Co-financée par le STAFE, cette initiative répond à « un énorme besoin » souligne Serge. En ciblant les écoles françaises, c’est donc tout un programme qui est prévu, avec trois temps forts : la sensibilisation, la mise en place de bacs de tri sélectif dans les écoles et le suivi des bonnes pratiques, comme le détaille Candice au cours de ce podcast.

    « Le STAFE, c’est la seule subvention dont on bénéficie (…)
    ça nous est très utile et cela nous aide aussi pour notre image »

    Serge Lecomte, Vice-Président Cercle Français d’Affaires de Côte d’Ivoire

    L’action a démarré le 21 novembre 2025 et se poursuivra jusqu’en avril 2026. Pour Serge, cette subvention du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères est essentielle :« C’est la seule subvention dont on bénéficie (…) ça nous est très utile et cela nous aide aussi pour notre image. » « Malheureusement », poursuit-il, « nous n’avons pas pu présenter de projet pour 2026 puisque celui-ci est en cours et ne sera pas fini à fin 2025 ». Partie remise pour CFACI « On a déjà des idées pour 2027 », nous assure notre invité.

    Vivre et s’installer en Côte d’Ivoire : les conseils

    En conclusion, nous avons interrogé nos deux interlocuteurs du jour, Candice et Serge, sur ce qu’il faut absolument savoir avant de venir s’installer en Côte d’Ivoire ? Et ainsi quels conseils très pratiques ils donneraient à des Françaises et des Français qui envisagent de venir habiter à Abidjan ? Serge apporte alors un regard franc sur les réalités du pays :« Quelqu’un qui vient s’installer en famille, c’est un peu plus compliqué… les écoles coûtent très cher, la santé aussi. ».

    Evènement rencontre d'Affaires du Cercle Français d'Affaires en Côte d'Ivoire
    Evènement rencontre d’Affaires du Cercle Français d’Affaires en Côte d’Ivoire

    Il recommande ainsi de venir d’abord en repérage :« je conseille aux personnes qui veulent venir de faire un tour, tâter le terrain avant de s’y installer. » Tout en précisant « en célibataire, si on n’a pas de contraintes, il n’y a pas de soucis ». En guise de carte postale, Serge se projette vers sa retraite qu’il souhaite « prendre du côté de San Pedro avec les plus belles plages de Côte d’Ivoire », en dehors de la capitale ivoirienne.

    Candice parle aussi d’un « pays magnifique » et nous invite à « venir le parcourir », et si on peut suggère-t-elle « de ne pas rester qu’à Abidjan, aller dans d’autres zones (…) Vraiment, il y a des sites et des endroits vraiment magnifiques à voir ». 

    Entre accompagnement des entreprises, soutien aux Français de Côte d’Ivoire et engagement sur l’écologie, le CFACI montre qu’un réseau d’affaires peut avoir un impact bien au‑delà du monde économique. Serge Lecomte et Candice Ndizeye incarnent cette dynamique avec le Cercle Français d’Affaires. Un épisode d’« Initiatives Expats » qui met en lumière les actions concrètes et tournées vers les autres de nos compatriotes établis hors de France.


    Informations sur Cercle Français d’Affaires de Côte d’Ivoire ici

  • Les recettes de Noël du monde de l’année 2025

    Les recettes de Noël du monde de l’année 2025

    Comme chaque année, on fait le tour des traditions qu’on rencontre dans le monde pour le fameux repas du 24 ou du 25 décembre. Alors quelles sont les recettes de Noël du monde de l’année 2025 ? Lesfrancais.press vous en présente 4 ! Mais vous pouvez retrouver plus de 30 recettes sur notre site.

    Afrique : l’himbasha, la recette de Noël d’Éthiopie

    Noël en janvier. En Éthiopie, le calendrier n’est pas le même qu’en Europe. Et la naissance de Jésus est célébrée le 7 janvier, et non le 25 décembre. La période avant Noël commence par un jeûne de 40 jours (ni lait, ni viande…). Puis, après la messe de Noël, les enfants apportent « l’himbasha » (le pain de Noël) à leurs parents pour qu’ils les bénissent et leur offrent un cadeau.

    Ingrédients pour 4 personnes :

    • 250 g de farine
    • 1/2 cuillerée à café de sel
    • 120 ml de lait tiède
    • 25 g de sucre
    • 1 œuf
    • 2 sachets de levure de boulanger
    • 30 g de beurre très mou
    1. Dans un saladier, mélange le lait, le sucre, l’œuf et la levure. Ajoute la farine et le sel, et pétris bien à la main.
    2. Ajoute le beurre et pétris 10 minutes jusqu’à obtenir une pâte lisse. Fais une boule et laisse reposer 1 heure dans le saladier couvert d’un film.
    3. Tape sur la pâte avec ton poing. Saupoudre la table de farine et étale la pâte au rouleau pour faire une galette épaisse de 2 cm.
    4. Pose la galette sur une plaque couverte de papier cuisson. Laisse-la reposer 15 minutes. Étale du lait tiède dessus. Cuis 20 minutes au four à 180 °C (therm. 6).
    « L’himbasha », le pain de Noël en Ethiopie
    « L’himbasha », le pain de Noël en Ethiopie

    Europe : les minces pies du Royaume-Uni

    Également appelée Christmas pies, ces tartelettes sucrées sont traditionnellement servies lors du repas de Noël. Elles sont ici préparées avec des pommes, des agrumes, des amandes, des raisins secs et des épices.

    Ingrédients pour 6 personnes 

    • 1 pomme
    • 1/2 orange (zeste + jus)
    • 1/2 citron (zeste + jus)
    • 1 œuf
    • 180 g de beurre
    • 300 g de farine
    • 105 g de sucre blond
    • 100 g d’amandes émondées
    • 50 g de raisins secs
    • 2 clous de girofle écrasés
    • 1 pincée de muscade
    • 1 pincée de gingembre
    • 1 pincée de sel
    • Sucre glace
    1.  Mélangez la farine avec le beurre, ajoutez 80 g de sucre, l’œuf et le sel. Mélangez jusqu’à l’obtention d’une boule de pâte homogène. Réservez au frais au moins 2 heures.
    2. Pelez et épépinez la pomme, coupez-la en tout petits cubes. Faites gonfler les raisins dans l’eau chaude et égouttez-les. Concassez grossièrement les amandes. Mettez le tout dans une casserole avec les zestes et le jus des agrumes, les épices et le sucre restant. Faites cuire à tout petit feu environ 20 minutes. Laissez refroidir.
    3. Préchauffez le four à 180 °C. Abaissez la pâte sur 4 ou 5 mm, découpez des disques à l’aide d’un emporte-pièce de 8 cm de diamètre dans la moitié de la pâte. Foncez chaque cercle dans des moules à muffin en silicone. Garnissez le fond de chaque tartelette de 2 cuillerées de la préparation.
    4. À l’aide d’un emporte-pièce, découpez des étoiles du même diamètre que les tartelettes dans la pâte restante. Déposez-les sur les tartelettes et enfournez pour environ 20 minutes.
    1. Préchauffez le four à 180 °C. Abaissez la pâte sur 4 ou 5 mm, découpez des disques à l’aide d’un emporte-pièce de 8 cm de diamètre dans la moitié de la pâte. Foncez chaque cercle dans des moules à muffin en silicone. Garnissez le fond de chaque tartelette de 2 cuillerées de la préparation.
    2. À l’aide d’un emporte-pièce, découpez des étoiles du même diamètre que les tartelettes dans la pâte restante. Déposez-les sur les tartelettes et enfournez pour environ 20 minutes.
    Les minces pies du Royaume-Uni
    Les minces pies du Royaume-Uni

    Europe : la soupe avgolémono, la recette de Noël de Grèce

    Une longue journée… Le 24 décembre, les enfants grecs chantent des chants de Noël de maison en maison. Puis la famille dîne légèrement, d’une soupe par exemple. Tout le monde se couche tôt pour assister à la messe, qui commence à 4 heures du matin et se termine juste avant le lever du soleil. Après seulement, c’est l’heure de la fête !

    Ingrédients pour 4 personnes

    • 1,5 litre de bouillon de volaille
    • 2 œufs
    • 6 cuillerées à soupe de riz cru
    • 2 citrons
    • du sel et du poivre
    1. Porte le bouillon à ébullition dans une casserole. Verse le riz en pluie et fais-le cuire jusqu’à ce qu’il soit tendre.
    2. Presse les citrons. Dans un bol, bats les œufs avec le jus de citron. Verse une louche de bouillon tiède
    3. Baisse le feu sous le riz. Verse le bol dans la casserole et mélange pour faire épaissir la soupe. Sale, poivre et sers bien chaud !
    La soupe avgolémono, la recette de Noël de Grèce
    La soupe avgolémono, la recette de Noël de Grèce

    Océanie : le pavlova aux fruits exotiques d’Australie

    Nommé ainsi en l’honneur d’une ballerine russe, le dessert australien se pare ici de mangue, fruits de la passion, physalis et carambole dans cette recette de pavlova aux fruits exotiques. Une idée qui mettra du soleil dans vos menus hivernaux ou votre repas de Noël !

    Ingrédients pour 8 personnes 

    • 1 mangue
    • 2 fruits de la passion
    • 6 physalis
    • 1 carambole
    • 1/2 citron vert (jus)
    • 4 blancs d’œufs à température ambiante
    • 20 cl de crème liquide entière
    • 160 g de mascarpone
    • 220 g de sucre glace
    • 10 g de Maïzena
    • 5 cuil. à soupe de noix de coco râpée
    • 1 gousse de vanille
    • 1 cuil. à soupe de vinaigre de vin rouge
    1. Préchauffez le four à 160 °C. Au batteur, montez les blancs en neige ferme puis incorporez peu à peu le sucre glace tout en continuant de battre pour bien l’intégrer. Fouettez le vinaigre avec la Maïzena puis incorporez-les tout en continuant de battre pendant 3 minutes. Versez 4 cuillerées à soupe de noix de coco et mélangez délicatement à la spatule en soulevant la préparation.
    2. Sur une feuille de papier cuisson, dessinez un cercle de 20 cm de diamètre. Placez la feuille sur une plaque à four et versez la meringue dans le cercle pour former un dôme régulier. Dessinez des volutes sur le dessus pour créer du volume. Enfournez pour 1 h 30 en baissant tout de suite le four à 110 °C.
    3. Laissez complètement refroidir la meringue. Versez la crème dans la cuve du batteur et entreposez le tout au congélateur pendant 5 minutes. Fendez la gousse de vanille et récupérez les graines. Montez la crème en chantilly ferme avec le mascarpone puis incorporez la vanille. Réservez au frais.
    4. Pelez et coupez la mangue en dés, tranchez finement la carambole, citronnez-la, et dénudez les physalis en plaçant la « cage » au-dessus du fruit. Récupérez la pulpe et les graines des fruits de la Passion.
    5. Au dernier moment, placez la meringue sur un plat, garnissez-la de chantilly et parsemez de mangue. Piquez de tranches de carambole, arrangez les physalis et arrosez de pulpe de Passion. Saupoudrez de noix de coco restante et servez sans attendre.
    Le pavlova aux fruits exotiques d’Australie
    Le pavlova aux fruits exotiques d’Australie
  • Le marché de Noël solidaire de l’Entraide Française de Madrid

    Le marché de Noël solidaire de l’Entraide Française de Madrid

    Les associations d’« Entraide » ou de bienveillance sont au cœur de la solidarité des Français de l’étranger. Actuellement, elles fonctionnent sur des petits budgets construits autour d’évènements et avec la générosité de ces membres. Elles disposent aussi, sous conditions, d’une petite enveloppe de subsides versés par l’État français. En 2025, elles furent 86 à se partager 1,3 millions d’euros. Si par hasard, l’amendement voté à l’Assemblée nationale en novembre et porté par Karim Ben Cheikh, elles pourront compter sur une participation plus importante des Français expatriés et qui payeraient encore des impôts en France. Mais en attendant, une éventuelle défiscalisation des dons, les associations se débrouillent comme elles peuvent. Et certains font preuve d’originalité comme l’Entraide Française de Madrid qui vous invite le 14 décembre à son marché de Noël solidaire.

    Un marché, une boutique, votre solidarité

    Comme chaque année, l’Entraide Française de Madrid invite la communauté francophone à participer à son grand rendez-vous solidaire de fin d’année. L’édition 2025 du Marché de Noël se tiendra le dimanche 14 décembre, de 10h à 20h, à l’Hôtel NH Eurobuilding (C/ Padre Damián 23, métro Cuzco).

    Et comme l’association l’indique sur son site, c’est l’évènement qui permet à l’association d’apporter assistance à nos compatriotes en difficulté à l’étranger, ici à Madrid et plus globalement en Espagne.

    « Le Marché de Noël est essentiel à l’équilibre de nos finances, puisqu’il contribue pour près d’un tiers à la couverture des aides économiques que nous distribuons aux familles sous forme de prestations diverses. »

    L’Entraide de Madrid sur son site

    Sur place, vous pourrez découvrir des stands dédiés aux produits gourmands et typiques de la France. Au menu : Champagne, foie gras et spécialités de canard de Selectos de Castilla, huîtres Geay tout droit arrivées de La Tremblade, caviar, produits d’épicerie fine (La Belle-Îloise, Francis Mer, Olala), spécialités d’Alsace et une sélection exclusive de vins français. En plus, certains fournisseurs proposeront aussi des livraisons. Et pour garder toute la fraîcheur du produit, les huîtres seront, elles, disponibles les 24 et 31 décembre à la Salle Blanche de Castille (Calle de Padilla 9, quartier de Salamanca).

    Pour une meilleure autonomie des associations

    Si les activités comme le marché solidaire de Noël sont un classique du financement des associations, elles restent sous financées. Pourquoi car le budget public dédié aux « OLES », comme on nomme ces organismes de solidarité dans le jargon administration, n’a pas augmenté alors que le nombre d’expatriés français a largement augmenté en 20 ans. Le fait de pouvoir déduire ses dons des impôts français ou locaux (parfois les associations se font agréées par les autorités locales ouvrant le droit, quand cela existe, à une défiscalisation au moins partielle) pourraient changer la donne.

    Assemblée des jeunes de l'association Entraide de Madrid
    Assemblée des jeunes de l’association Entraide de Madrid ©EM

    Mais pour l’instant, il faut faire avec les moyens du bord, actuellement, se clôture la campagne d’appel à projets de l’administration consulaire. Si vous, en tant que dirigeants d’une association de ce type, n’avez pas encore entamé la démarche, il vous reste quelques jours.


    Découvrez la Campagne de soutien aux associations 2026 ici

  • Christophe Gleizes condamné à 7 ans de prison en Algérie

    Christophe Gleizes condamné à 7 ans de prison en Algérie

    La justice algérienne a confirmé ce mercredi 03 décembre la condamnation à sept ans de prison pour « apologie du terrorisme » de Christophe Gleizes, emprisonné depuis juin.

    Un tribunal sévère

    Le tribunal de Tizi-Ouzou n’a fait preuve d’aucune clémence, à l’égard du journaliste français Christophe Gleizes, qui comparaissait ce mercredi 3 décembre en appel. Il était accusé d’«apologie du terrorisme» et de «possession de publications dans un but de propagande nuisant à l’intérêt national». Il avait été arrêté en 2024, alors qu’il réalisait une série de sujets autour du football en Kabylie, puis condamné un an plus tard à sept années de prison. Une peine maintenue en appel. Pour Hasni Abidi, directeur du Centre d’études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen à Genève et spécialiste de l’Algérie, ce jugement n’est pas une fatalité.

    Vers une grâce ?

    Boualem Sansal a assuré ce jeudi 04 décembre au micro de RTL que le cauchemar du journaliste prendra bientôt fin. Il a décrit sa réaction en apprenant la confirmation de la peine et s’est dit «effondré», «parce que l’État algérien n’avait pas besoin de poursuivre dans cet acharnement et il aurait pu le condamner à six mois de prison, et il sortirait aujourd’hui même».

    «Et en même temps je suis heureux car après quelques coups de téléphone par-ci par-là, j’ai compris que la grâce allait venir très rapidement », ajoute l’écrivain. « Il va sortir dans une semaine, deux semaines, il va être gracié », promet-il. « Pour moi c’était un compagnon de malheur », explique Boualem Sansal à propos de Christophe Gleizes. « Nous n’étions pas dans la même prison mais dans la même situation ». Ému, il assure que s’il le voyait, il lui dirait : « Christophe, viens que je t’embrasse ». Boualem Sansal, empli d’espoir, évoque même la possibilité de sortir « un texte commun » sur leurs expériences respectives dans les geôles algériennes.

    Boualem Sansal sur le plateau du 20h de France 2 le dimanche suivant son retour en France.
    Boualem Sansal sur le plateau du 20h de France 2 le dimanche suivant son retour en France. © France 2

    Mobilisation en France

    « C’est une affaire judiciaire, mais qui est évidemment politique et diplomatique », a souligné Emmanuel Daoud, l’avocat français du journaliste, sur Franceinfo. « Les parents de Christophe Gleizes appellent le gouvernement français, le président, Emmanuel Macron, toutes les autorités qui peuvent avoir une influence à agir avec efficacité », a-t-il ajouté.

    Christophe Gleizes veut « continuer à se battre », a-t-il encore assuré, « c’est son état d’esprit ». Emmanuel Daoud a estimé que son client avait été « condamné sur du vide, sur du creux ». « Ce déni de justice est un déni de dignité, a-t-il fait valoir. Je considère que c’est un théâtre des ombres, qu’il y a des marionnettistes et que c’est une parodie de justice. »

    Christophe Gleizes a huit jours pour décider s’il se pourvoit ou non en cassation. « Nous allons réfléchir » à cette possibilité, a affirmé l’avocat, qui doit échanger avec M. Gleizes dans la matinée. Affirmant sa volonté de « réagir juridiquement », il a également évoqué la possibilité « de déposer un recours en grâce ou, vraisemblablement, faire les deux ».

    Maxime Gleizes, frère cadet du journaliste, a appelé au micro de France Inter à une grâce présidentielle, estimant qu’elle représentait « la possibilité de liberté la plus proche »

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